Dossier d'archives · Dordogne

La Tuilière
en Villadeix

Un écart de bois et de clairière, au nord de la commune, à la lisière du domaine de Lapeyrouse. Le nom dit un four à tuiles dont personne, ici, n'a jamais laissé le souvenir d'un métier : cent trente ans de journaliers (ouvriers payés à la journée), de laboureurs (paysans) et de métayers (cultivateurs qui partagent les récoltes avec le propriétaire) — jamais un tuilier — occupent seuls une maison qui n'a pas changé de place depuis le plan de 1824. Le fil s'arrête net après 1936, le temps que la forêt referme la clairière ; il reprend en 2024 avec un projet touristique resté sur le papier.

44,94184° N — 0,68951° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, ≈ 17,75 ha, 13 parcelles Cadastre actuel « LA THUILLIÈRE » · IGN « la Tuilière »
1794Latuileriepremière mention sûre
1798–1809la tuilerie / tuillerie de Lapeyrousele lien géographique avec Lapeyrouse, répété huit fois
1824La Thuillièrecadastre, section B2
1834–1887la Tuillière / Latuillèreétat civil, orthographes flottantes
1893la Thuilièrenaissance Bierne
2026la Tuilière / LA THUILLIÈREIGN / cadastre actuel, toujours divergents
Le siteUne clairière boisée

Entre Narbonne, Le Brodas et Lapeyrouse

La Tuilière est un écart agricole du nord de la commune, aujourd'hui enveloppé de bois. Le point de repère du lieu-dit — 44,94184° N, 0,68951° E — place à vol d'oiseau la ferme de Narbonne à environ 300 m au nord, Le Brodas à 300 m au sud-ouest, Lapeyrouse à 460 m au nord-ouest, Constant à 500 m au nord-est et Cantegrel à 580 m au sud-est. Ce sont des distances calculées entre points de repérage, ni des distances routières, ni des limites de propriété — mais la proximité de Lapeyrouse correspond bien à ce que disent les actes anciens. Point de repère du lieu-dit

Plan IGN du secteur de La Tuilière, situé entre la ferme de Narbonne au nord, Le Brodas au sud-ouest et la route de la Voie Romaine.
Situation actuelle (IGN, plan v2). L'accès est rattaché, dans la base d'adresses, à la route de la Voie Romaine — un nom qui ne prouve rien de l'ancienneté du tracé.

Le statut le mieux documenté est celui d'une petite exploitation agricole, une maison recensée avec ses dépendances. Ses habitants sont, selon les époques, journaliers, laboureurs, cultivateurs, puis expressément métayers. Aucun acte exploité ne lui donne un statut de maison noble ou de seigneurie, et aucun propriétaire successif du fonds n'est identifié par un titre foncier dans ce dossier. Chaîne de propriété non établie

Orthophotographie récente de La Tuilière : un petit noyau bâti presque entièrement enveloppé par la forêt.
Aujourd'hui (IGN, orthophotographie (photo aérienne) récente). Le bâti tient toujours dans une clairière étroite ; la forêt a nettement gagné depuis le milieu du XXe siècle.
Le nomUn four sans mémoire

« Teulièra » : le lieu où l'on cuisait la tuile — mais quand ?

Le nom appartient très vraisemblablement à la famille de l'occitan teulièra, lieu de fabrication des tuiles ou des briques. Pèire Casado rapproche explicitement teuliere, teulieyra et teulieyre de ce mot dans son recueil lexicographique (p. 200) ; ses exemples viennent d'autres communes et n'y datent pas cet établissement périgourdin. Le TLFi rattache de son côté tuilerie à tuile. Application au site : hypothèse

Le nom est un indice fort d'une ancienne activité de cuisson — il ne fixe ni la date d'ouverture d'un four, ni sa durée, ni le nom de son exploitant. Aucun des habitants localisés ici avec certitude, du XVIIIe au XXe siècle, n'y est jamais désigné comme tuilier. Une activité saisonnière associée à l'agriculture reste possible, mais n'est démontrée par aucun acte lu pour ce dossier.

Deux pistes anciennes, trop incertaines pour dater le lieu

Le 8 octobre 1678, on enterre à Saint-Félix Louis Chabanac, vingt mois, fils de Guilhem Chabanac, tuillier (fabricant de tuiles), dont le cousin germain Jean Chabanac est aussi tuillier ; tous habitent « la tuilliere de Lapolelie », la tuilerie de La Pouleille, village situé à environ 890 m d'ici. Est-ce la même que La Tuilière ? Peut-être : le nom peut désigner une tuilerie placée au village, ou une tuilerie appartenant au domaine de La Pouleille, ailleurs sur ses terres. Aucun document lu ne permet de trancher ; 1678 n'est donc pas retenu comme première date de La Tuilière. Identification non établie

La carte de Cassini (feuille 71, Bergerac) porte dans le même secteur « Tuilerie de Cartegrel », mais le signe est placé plus à l'est, vers Cantegrel, et rien ne prouve qu'il s'agisse de La Tuilière de Lapeyrouse : la date de 1766 donnée pour cette feuille n'est donc pas retenue comme première mention du lieu. Identification non établie

Extrait de la carte de Cassini, feuille de Bergerac, portant le libellé Tuilerie de Cartegret ou Cartegrel, à proximité de la Peyrouse et de la Cabane.
Cassini, feuille 71. « Tuilerie de Cartegre[t/l] », entre « Peyrouse » et « la Cabane » : un rapprochement séduisant, resté non prouvé.

« La Teulière » figure parmi les variantes de recherche du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude ; aucune attestation datée de cette forme précise n'a été trouvée dans les documents exploités pour ce dossier.

1668–1792Le grand silence

Aucun acte identifié avec certitude avant la Révolution

Les trois registres paroissiaux de Saint-Félix, 1668-1680, 1681-1741, 1743-1792, ne contiennent aucun acte identifié de façon sûre à La Tuilière. Cela n'établit pas que le lieu était inhabité : un habitant peut être désigné par Lapeyrouse, par Cantegrel, ou par un nom aujourd'hui disparu, et les registres conservés comportent des lacunes.

Aucune mention médiévale n'est attribuable avec sûreté à ce site. Aucun accensement, terrier, hommage ou titre seigneurial n'a été retrouvé sous ce nom ; l'accensement (concession de terre contre redevance) bien connu de Caveroque en 1370 concerne un autre lieu et ne date pas La Tuilière. La paroisse relevait du cadre seigneurial de Montclar, mais ce contexte territorial ne désigne pas le seigneur direct de cette parcelle. Une origine médiévale du nom ou de l'atelier reste, à ce stade, une hypothèse sans attestation. Rien avant 1794

1794–1825Journaliers et Lambert

28 août 1794 : Elisabet Lambert, journalière, « demeurant à Latuilerie »

C'est, dans ce dossier, la première attestation sûre du lieu : une sage-femme déclare la naissance de Marie Gauville à Lapoulelie, et parmi les témoins figure Elisabet Lambert. Le fait concerne son domicile ; la naissance elle-même a lieu ailleurs.

Acte manuscrit du 28 août 1794 mentionnant Elisabet Lambert, journalière, demeurant à Latuilerie, témoin d'une naissance à Lapoulelie.
AD24, 5 E 409/4, naissances an II, vue 31 D, supplément f° 7. « …Elisabet Lambert, journalière, demeurant à Latuilerie… »

Trois ans plus tard, en décembre 1797, une Helizabeth Lambert, 22 ans, fille de feu Jean Lambert, journalier, et de Marguerite Lambert, y est domiciliée avec sa famille et épouse Jean Lambert, 25 ans, du Vignial. Son identité avec la témoin de 1794 est possible, non garantie par une filiation écrite.

Le 22 mai 1798, sous la forme devenue caractéristique « la tuilerie de Lapeyrouse », Marguerite Lambert, 33 ans, journalière, épouse Pierre « jauerjat » (Javerjat), journalier, dont la famille est de Caveroque. L'acte donne au marié « trente sept ans » et à l'épouse « trente trois ans ».

Acte de mariage manuscrit du 22 mai 1798 entre Pierre Javerjat et Marguerite Lambert, domiciliée à la tuilerie de Lapeyrouse.
5 E 409/4, mariages an VI, vue 5 D. « …pierre jauerjat agé de trente sept ans […] marguerite Lambert agée de trente trois ans […] demeurant a la tuilerie de Lapeyrouse. »

Deux enfants du couple sont documentés ici : Helizabeth, née le 8 mai 1800, et Jean, né le 26 mars 1802, dont l'acte répète « la tuillerie de Lapeyrouse ». Une Marguerite Lambert de 64 ans, née à Coustan, meurt en juillet 1802, également domiciliée au lieu — sans qu'on puisse l'assimiler sans explication à la jeune épouse de 1798. Un troisième couple, Bernard Lambert, laboureur, et Philippe Nardou, y a une fille Marguerite en novembre 1803 ; ce couple est par ailleurs documenté à Garissade avant et après ce passage.

Acte de naissance manuscrit du 27 mars 1802 de Jean Javerjat, la tuillerie de Lapeyrouse.
5 E 409/4, naissances an X, vue 7 D. Naissance de Jean, fils de Pierre journalier, « la tuillerie de Lapeyrouse ».

1809–1814 : les Grelety, laboureurs puis métayers

François Grelety et Marie Besse — mariés en 1808, lui de Lapeyrouse, elle du Girard — ont trois fils au lieu : un garçon sans prénom noté en 1809, Jean en janvier 1812, un second François en 1814. L'acte de 1812 qualifie expressément François de laboureur métayer — la première mention de métayage attachée au lieu dans ce dossier.

Acte de naissance manuscrit du 23 janvier 1812 : Jean Grelety, fils de François Grelety, laboureur métayer à la tuillerie.
5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1812, vue 3 D. « …François Grelety, laboureur métayer, demeurant à la tuillerie… »

1824–1825 : les Carbonnel, puis les Blanchè

Le 1er mars 1824, Jeanne Carbonnel, 22 ans, née à Grand-Castang, réside à la Tuillière avec ses parents Antoine Carbonnel (53 ans) et Marie Paviau (50 ans) ; elle épouse Pierre Blanchès, 18 ans, de Lalinde. Le jeune ménage s'établit au lieu, où naît leur fille Marguerite le 22 août 1825 — trois générations documentées sans qu'aucune dot foncière ne soit précisée.

Suite de l'acte de mariage du 1er mars 1824 entre Pierre Blanchès et Jeanne Carbonnel, dont les parents Antoine Carbonnel et Marie Paviau demeurent à la Tuillière.
5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1824, vue 15 G (suite de v13 D). Antoine Carbonnel et Marie Paviau, cultivateurs à la Tuillière, parents de l'épouse.
1824Le cadastre

Quatre emprises bâties, deux formes en eau — et un nom déjà avec un h

Sur la section B, deuxième feuille, le nom « La Thuillière » accompagne un ensemble de quatre emprises bâties : deux groupées autour de la parcelle 730, encadrant une cour, avec au nord la parcelle 731 figurée en jardin ou enclos ; deux autres, petites et isolées, plus à l'ouest, vers les numéros 752 et 753. Au sud du groupe principal, deux formes fermées colorées comme des surfaces en eau — mares ou bassins possibles, sans qu'on puisse les baptiser fosses d'extraction d'argile ou bassins de décantation.

Extrait du plan cadastral de 1824, section B2, montrant La Thuillière : quatre emprises bâties autour des parcelles 730 à 753, et deux figures colorées en eau au sud du groupe principal.
AD24, 3 P 3 4620, section B2. Deux bâtiments accolés à la parcelle 730, deux petites emprises isolées vers 752-753, deux formes en eau au sud. Lu sur l'original

Les quatre emprises ne représentent pas quatre foyers : la carte distingue des constructions, les recensements comptent des ménages. Une maison avec plusieurs dépendances convient au profil des listes du XIXe siècle, sans que la distinction habitation/grange/étable soit inscrite sur ce plan.

1829–1866Une maison, un ménage

Les Longis, puis trente-sept ans de Faure–Domenge à Fardet–Teillet

En novembre 1829, Fronton Longis, laboureur de 45 ans, domicilié au lieu, va déclarer à Berthier le décès d'un enfant Gontier — un témoin, pas un habitant de Berthier. Le mariage du 17 septembre 1839 établit la génération suivante avec solidité : Léonard Longis, 25 ans, né à Cantegreil, demeure à la Tuillière avec ses parents Front Longis et Anne Chassain, cultivateurs ; il épouse Catherine Angeli, des Granges, fille d'Élie Angeli et de Claire Prévot.

Suite de l'acte de mariage du 17 septembre 1839 entre Léonard Longis, domicilié à la Tuillière avec ses parents, et Catherine Angeli.
5 E 409/8, mariages 1839, vue 9 G (suite de v08 D). Léonard Longis, domicilié à la Tuillière avec Front Longis et Anne Chassain, ses père et mère.

Le recensement de 1841 qualifie explicitement le lieu de « maison isolée » : Pierre Faure, cultivateur, y vit avec Catherine Domenge et deux fils prénommés Jean. En 1846, un troisième fils Pierre et Martial Domenge, 73 ans, aïeul des enfants, portent le ménage à six personnes — le maximum observé dans ce dossier.

Extrait du recensement de 1841 : La Tuilière, maison isolée, ménage Faure-Domenge de quatre personnes.
1841 (6 Mi 22, p04 G). « La Tuilière (maison isolée) », ménage 30.
Extrait du recensement de 1846 : six personnes du ménage Faure-Domenge à Latuilière, dont Martial Domenge, aïeul.
1846 (6 Mi 34, p12 G). Pierre Faure, Catherine Domenge, trois fils, Martial Domenge « aïeul des enfants ».

Le ménage quitte le lieu au plus tard en novembre 1848 : Martial Domenge meurt le 11, à Narbonne — le hameau voisin de Saint-Félix, non la ville de l'Aude —, et Pierre Faure, son gendre, y est déjà domicilié comme déclarant.

Acte de décès du 13 novembre 1848 de Martial Domenge, mort à Narbonne, déclaré par son gendre Pierre Faure, domicilié au même lieu.
5 E 409/9, décès 1848, vue 6 D, n° 11. Martial Domenge, mort le 11 « audit lieu de Narbonne » ; Pierre Faure, gendre, « domicilié audit lieu de Narbonne ».

Une succession de ménages occupe ensuite la maison : Jean Cassaigne, métayer, en 1851 ; Antoine Fontaine et Pétronille Pelon en 1856 ; Jean Fardet et Marie Teillet, avec leur fils Pierre et une servante, Marie Carbonnel, 28 ans, en 1861 — puis les trois seuls Fardet–Teillet en 1866. Aucun de ces instantanés ne dit la cause des départs ni la date des nouveaux baux.

Extrait du recensement de 1861 : Jean Fardet, Marie Teillet, leur fils Pierre et leur servante Marie Carbonnel, à Latuilière.
1861 (6 Mi 85, p10 D, lignes 11-14). Jean Fardet, cultivateur, 41 ans ; Marie Teillet, 43 ans ; Pierre, 11 ans ; Marie Carbonnel, servante, 28 ans.
1870–1893Cinq familles, une maison

Fonsegrive, Besse, Russac, Chantegreil, Bierne : le tournant du métayage

Pierre Fonsegrive et Françoise Fontat sont établis au lieu à partir de 1870. En 1876, c'est le père de Pierre, Antoine Fonsegrive, veuf de 66 ans, qui est chef d'un ménage de cinq personnes sur trois générations : lui, son fils, sa belle-fille, deux petites-filles.

Extrait du recensement de 1876 : Antoine Fonsegrive veuf, son fils Pierre, Françoise Fontat et leurs deux filles, à Latuillère.
1876 (6 Mi 118, p10 G, lignes 15-19). Antoine Fonsegrive, 66 ans, chef ; Pierre, 31 ans, son fils ; Françoise Fontat, 32 ans ; Françoise et Marie, 6 et 3 ans.

En juin 1879 naît Jeanne Besse, fille de Jean Besse, cultivateur, et d'Anne Roque — une famille qui n'apparaît dans aucun des recensements encadrants. En 1881, Pierre Russac, cultivateur métayer de 43 ans, occupe le lieu avec Marie Teillet, leur fille Aline et Féline Russac, 21 ans, dite fille du chef — une composition qui suggère, sans le prouver, une famille recomposée. En août 1887, un nouveau couple, Jean Chantegreil et Marie Prévot, tous deux cultivateurs, y a une fille, Jeanne.

Le 10 février 1893, l'acte le plus explicite du dossier sur le statut social du lieu : à la naissance d'Augusta Bierne, ses deux parents, Jean Bierne et Marie Béney, sont qualifiés « tous deux cultivateurs métayers, domiciliés ensemble audit lieu de la Thuilière ».

Acte de naissance du 10 février 1893 d'Augusta Bierne, dont les parents Jean Bierne et Marie Béney sont cultivateurs métayers à la Thuilière.
5 E 409/14, naissances 1893, vue 5 G, n° 2. « …Bierne Jean […] et de Marie Béney […] tous deux cultivateurs métayers, domiciliés ensemble audit lieu de la Thuilière. »
1936–2026La clairière se referme

Une dernière habitante, puis un projet resté sur le papier

La série du XXe siècle est discontinue à l'échelle du lieu : aucune rubrique identifiée en 1901, 1921, 1926 ou 1931. Une absence d'intitulé n'est pas un effectif nul — le logement peut être vide, ou ses habitants comptés sous un autre village.

En 1936, une rubrique distincte donne une maison, un ménage, une habitante : Marie Labrousse, née en 1878 à Saint-Félix, chef de ménage, domestique agricole. La colonne du patron porte « Courteix » — l'employeur déclaré, pas nécessairement le propriétaire de sa maison. Rien, dans cet acte, ne documente d'activité tuilière.

Extrait du recensement de 1936 : Marie Labrousse, née en 1878 à Saint-Félix, domestique agricole, seule habitante de La Tuilière, patron Courteix.
6 M 422, r1936/p03.jpg D, vue 4/9. « La Tuilière » : Marie Labrousse, née 1878, domestique agricole ; patron Courteix.

Les photographies aériennes des couches 1950–1965 et 1965–1980 montrent toujours un petit groupe bâti au même emplacement, desservi par un passage venant du nord, dans une clairière entre des masses boisées. Aucun document exploité ne permet de dater une cessation d'activité agricole ni une dernière résidence permanente.

Photographie aérienne historique de La Tuilière, couche 1950-1965 : un groupe bâti isolé dans une clairière entre des bois.
IGN, couche 1950-1965. Le groupe bâti, isolé, dans une clairière — le nom du fichier abrège une plage de couverture, pas la date exacte du cliché.

2024 : un secteur de tourisme au bord des bois, sans projet décrit

Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal), approuvé le 26 novembre 2024, comporte une fiche STECAL n° 30 (secteur à part, constructible dans une zone agricole ou naturelle), réalisée le 8 novembre, pour un secteur de 0,5 hectare destiné au tourisme et aux loisirs, dans les bois au nord-est de La Tuilière. La rubrique décrivant le projet y est entièrement vide.

Fiche du PLUi-H 2024, secteur STECAL numéro 30, 0,5 hectare, type tourisme et loisir, au nord-est de La Tuilière, rubrique projet vide.
PLUi-H, fiche STECAL n° 30, p. 17 du PDF. Surface 0,5 ha, type « Tourisme / Loisir », encadré « Le projet : » laissé en blanc. Projet non réalisé à ce jour

La synthèse des avis de mai 2024 conserve, à la ligne 237, un avis défavorable de la Chambre d'agriculture à ce secteur, au motif du mitage et du risque d'incendie de forêt. Ni cet avis ni la fiche de novembre ne prouvent qu'un hébergement touristique soit aujourd'hui construit ou exploité au lieu-dit.

Et maintenantOù chercher

Retrouver le propriétaire, et le four

Quatre questions restent ouvertes : qui possédait le lieu, quel rapport juridique l'unissait à Lapeyrouse, où se trouvait le four supposé, quand l'activité artisanale a cessé — si elle a jamais existé sous cette forme. Aucune n'a de réponse dans les registres paroissiaux et l'état civil.

À consulter en salle

  • 63 P 1716
    63 P 704

    État de sections de Saint-Félix et matrice ouverte en 1826 (registre cadastral) : propriétaires, nature et contenance des anciennes parcelles B 729-732 et 751-755, en particulier 730, 731, 752 et 753 ; chercher les mots maison, four, tuilerie, mare, fosse.

  • 105 J

    Fonds du domaine de Lapeyrouse à Saint-Félix-de-Villadeix, XVIe-XXe siècles : baux, comptes de métayage, plans, correspondance sous les graphies Tuilière, Thuillière, Tuillerie, Teulière et Cartegrel.

  • 63 P 2192
    63 P 1547

    Matrices bâties de 1882 et de 1910-1955, non bâties de 1914-1955 : identifier la maison et ses propriétaires pendant les occupations Fonsegrive, Russac, Chantegreil et Bierne, et dater les transformations fiscales du bâti.

  • 421 Q · 176-183 Q

    Baux du bureau de Lalinde, mutations par décès, tables des acquéreurs et vendeurs, contrats de mariage, testaments, successions : relier une mutation cadastrale à une vente ou un partage, une fois un propriétaire identifié.

  • 1001 Q

    Conservation des hypothèques de Bergerac : inscriptions et transcriptions de ventes, désignations complètes des immeubles.

  • II C 1332-1370
    II C 299, 301

    Contrôle des actes de Montclard (1732-1791) et tables de partages (1751-1790) : chercher une tuilerie de Lapeyrouse ou Cantegrel, puis retrouver la minute notariale correspondante.

  • 3 E 8665-8696

    Minutes du notaire Perrot à Saint-Georges (1748-1792) : baux et ventes signalés par le contrôle des actes.

  • Me Le Bœuf, 1876
    Me Laterrière, 1894

    Contrats de mariage à Beauregard et à Mouleydier : compléter les lignées Fardet-Teillet et Fonsegrive-Fontat, et vérifier si des biens du lieu figurent dans les apports.