Dossier d'archives · Dordogne
Un repaire cité en 1494 par une compilation du XIXe siècle, une métairie (ferme exploitée à moitié fruits) tenue par des laboureurs (cultivateurs) dès 1669, un « sieur de Larbonne » qui, en 1685, habite en réalité à Bertier : le nom migre sur deux siècles et demi entre Larbone, Narbonne et Larbonie, sans que la ferme ne bouge — elle, du moins, reste attenante à Lapeyrouse. Trois registres paroissiaux et onze recensements consultés distinguent aujourd'hui deux lieux que le même nom a fini par confondre : la ferme habitée, et un bois à 1,37 km de là où une motte médiévale dort sans date.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude rattache à Larbonie deux emplacements qu'il faut distinguer. Le point habité correspond à « la Ferme de Narbonne », à 44,94451 N, 0,68874 E, au sud-est du château de Lapeyrouse. Le lieu-dit cadastral actuel LARBONIE désigne des terres situées environ 1,37 km à l'ouest-sud-ouest, dans une autre section. Le rattachement des deux objets au même identifiant sert la recherche ; il ne démontre ni leur ancienne unité foncière, ni un déplacement de l'habitat.Continuité entre les deux emplacements non démontrée
La localisation de la ferme près de Lapeyrouse est solidement ancrée dans un acte : le 30 septembre 1827, l'officier d'état civil enregistre deux naissances survenues la veille « au lieu de Larboune attenant au village de Lapeyrouse ». En 1867, un acte de mariage porte d'abord Lapeyrouse, puis corrige ce domicile en Larbonne dans un renvoi marginal. Ces documents expliquent que des habitants aient pu être désignés par l'un ou l'autre nom, sans que chaque variation constitue un déménagement. Lu sur l'original : AD24, 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 22 ; 5 E 409/11, mariages 1867, vue 7
L'habitat est agricole : une métairie explicitement en 1672, un métayer (cultivateur qui partage la récolte avec le propriétaire) en 1807, une maison isolée au recensement de 1841. Les actes emploient aussi « lieu » ou « village » ; ces mots ne mesurent pas à eux seuls le nombre de maisons. Le titre « sieur de Larbonne », porté par Joseph de Rouchon en 1685-1686, atteste une désignation domaniale (« sieur » : titre donné à un propriétaire de rang) ; il ne prouve pas qu'il habite ici — en 1685, il demeure expressément au village de Bertier.
Gourgues publie en 1873 une attestation de 1494, sous deux formes : « Fons, repayrium voc. Narbonae » dans le dictionnaire, puis « Repayrium voc. Darbonne » au supplément. Il ajoute dans ce dernier « Comba de la fon Darbonne », sans lui attribuer séparément une date. L'entrée principale est intitulée Narbone et signale aussi une reconnaissance de 1770.Compilation du XIXe s. ; originaux non vus
L'imprimé donne d'abord « Saint-Félix-de-Villefranche », puis le supplément « Saint-Félix-de-la-Linde ». La correction interne permet de rattacher la notice à Saint-Félix-de-Villadeix ; il ne faut pas reproduire « Villefranche » comme une ancienne appellation certaine de la commune.
Aux XVIIe-XIXe siècles se rencontrent Larbone, Larbonne, Larbonie, Larboune, Narbone, Narbonne, Narbonnie, avec quelques lectures Laubone/Laubonie où r et u sont difficiles à distinguer. Narbonne est ancien : Joseph de Rouchon signe sous cette forme en 1685-1686, et elle est sans ambiguïté employée dans les actes de 1738. Il serait donc faux d'en faire une transformation récente de Larbonie. Formes attestées sur les originaux
Étymologie non résolue. La forme écrite Darbonne peut inviter à rechercher une construction « d'Arbonne », mais une segmentation graphique n'est pas une démonstration étymologique. Aucune origine latine, gauloise, anthroponymique ou liée à la ville de Narbonne n'est retenue ici comme un fait établi.Hypothèse, non démontrée
1494 est la plus ancienne mention écrite actuellement repérée, mais par une compilation du XIXe siècle. Gourgues renvoie d'une part à « Liv. N. », d'autre part à la « coll. de Lenquais ». Le mot repayrium autorise à parler d'un repaire mentionné par Gourgues ; il ne suffit pas à restituer un château, une enceinte ou une maison forte sur les bâtiments conservés. La présence de fons et de fon rattache ces formes textuelles à une fontaine ou source, mais aucune fontaine actuelle n'est identifiée avec certitude à celle du texte.
Le Livre noir conservé sous la cote AD24 2 E 1806-22, couvrant 1409-1511, est une piste matérielle : l'IRHT le décrit comme un recueil de titres de propriété de biens en Bergeracois, de 136 feuillets, microfilmé sous MF 17439. Son identification avec le « Liv. N. » utilisé pour cette notice doit cependant être vérifiée ; les abréviations anciennes ne suffisent pas. Identification du « Liv. N. » à vérifier
Le cadre communal relève historiquement de Montclar, mais les preuves réunies ne donnent aucune reconnaissance directe de Larbonie envers Montclar, ni la quotité d'une rente, ni le nom d'un tenant en 1494. La reconnaissance de 1770 signalée par Gourgues reste à retrouver.
Une anse d'amphore vinicole italique Dressel Ib, découverte en 2011 lors d'une plantation de châtaigniers à « Larbonnie », est signalée par E. Hiriart et C. Chevillot. Les auteurs ne déterminent pas si elle provient d'un habitat ou d'une trouvaille isolée : « Une visite sur place ne m'a pas permis de savoir s'il s'agit d'un site plus important ou d'une découverte isolée car le terrain n'est pas cultivé ». Cette découverte ne date donc pas l'origine de la ferme. DAHP 36 (2021), p. 73
Le bilan archéologique régional de 2015 décrit à « Larbonie » ou « Planta Rouge » une structure fossoyée d'environ 30 m de côté, interprétée comme une motte médiévale, avec talus, possible basse-cour et fondations d'un bâtiment. Des traces d'extraction de minerai de fer sont également signalées. L'auteur précise l'absence de mobilier de surface permettant de dater la structure. Ni la date du site, ni son emplacement sur la ferme actuelle, ni son identité avec le repaire de 1494 ne sont établis par cette publication. BSR Aquitaine 2015, p. 79, opération 26530
La première attestation paroissiale retrouvée est le baptême d'Anne Coustilhe, le 14 avril 1669, née le 8 : son père Givon/Guyon [?] (« [?] » : lecture incertaine) est laboureur et sa mère Anne Filissas. L'orthographe du domicile se lit de préférence « a Larbone » (« Laubone » n'est pas entièrement exclu) — la main du vicaire Jean Rougier confond régulièrement r et un v/u ouvert. L'inhumation du 26 mai 1669 renforce l'identification : la même enfant, âgée de sept semaines, est morte la veille dans la maison de « Larbore [Larbone ?] » ; son oncle Arnaud Coustilgie, laboureur, y est nettement rattaché : « habitant aux Larbonnie ». Lu sur l'original : 5 E 409/1, v070 et v072 L'acte écrit « Anne Coustilhe » (même orthographe pour son père) et, pour le domicile, « a Larbone ».
Le 10 septembre 1672, le mariage de Guilhem Clusel avec Guilhaume Coustilhe situe le père du marié, Jean, à la « mestairie de Larbone ». Le père et le fils sont dits laboureurs — le mot « métayer » n'est pas dans l'acte.Lu sur l'original : 5 E 409/1, v224 L'acte écrit « Clusel » (et non « Chasel ») ; « mestairie de Larbone » est maintenu (le « s » reste probable).
Le 21 août 1685, Joseph de Rouchon, sieur de Larbonne, assiste à un mariage et est
domicilié au village de Bertier ; sa signature se lit « narbonne
delapeyrouse ». L'acte porte « Le vingtvnieme jour du mois d'aoust mil six cent huitante cinq » : la boucle unique ne peut correspondre à « troisiesme », et l'acte suivant, daté du 28 août, écrit bien « vingthuictieme » avec ses huit lettres. La date est donc 23 août 21 août 1685.
Le 25 novembre 1686, il est à nouveau qualifié de sieur de Larbonne, comme frère de Françoise Rouchon, demoiselle de Bellegarde. Le père de celle-ci est Jacques de Rochon, sieur de Lapeyrouze, et non Antoine — la page est très endommagée, mais la boucle du « q » de Jacques y est incompatible avec « Antoine ». Joseph signe alors « Narbonne de Lapeyrouze ». Ces deux actes établissent un usage familial du nom et son lien avec les Rochon de Lapeyrouse ; ils ne datent pas une acquisition. Lu sur l'original : 5 E 409/2, v166
Les cultivateurs Rouches/Rouchon/Rouchos et les Roux/Rouge qui vivent à Larbonne ne doivent pas être confondus avec ces titulaires sur la seule proximité des noms. Le mariage de Pierre Rouches en 1680 nomme Léonard Roux son parâtre et Jean Rouches son frère : c'est un lien familial explicite, distinct d'une généalogie nobiliaire.Noms identiques : personnes à ne pas confondre
Le tableau des familles et l'annexe des actes conservent les présences successives jusqu'à 1790 : les Lafon (1738-1745), les Tridat/Fridas à partir de 1749, puis les Chassaigne–Lambert, Laubissé–Lentignat, Langlade–Chevalier, Gueyraud–Perbos, Camberou–Miadet, Besse–Bartelome, Bretou–Besse, puis Gred–Sagette. Ce sont des fenêtres documentaires, souvent courtes, qui ne permettent pas de dater précisément chaque entrée ou sortie ; les professions rencontrées comprennent laboureurs, tisserands, un tailleur et des travailleurs de terre.
En 1790, Pierre Gred naît à la métairie de Larbone, fils de Jean et de Pétronille Sagette. Le 28 juillet 1795, l'état civil enregistre à la métairie le décès d'une Pétronille Sagette/Lagette [?], trente ans, native de Saint-Marcel — un rapprochement plausible, non certain.
Le 13 mai 1805, Jean Javerzac, domestique de vingt-neuf ans à Lapeyrouse, épouse Anne Campagnac, dix-neuf ans, métayère avec ses parents au même lieu. Son père est Antoine ; son frère utérin Pierre Langlade est témoin.
Deux ans plus tard, le 28 décembre 1807, Antoine Campagnat, soixante ans, meurt comme « meteyer a Larbonne ». L'acte donne : « …sont comparus Pierre Lanxade, laboureur, demeurant à Larbonne, et Pierre Rouffet, domestique, demeurant à Lapeyrouse, lesquels nous ont déclaré qu'Antoine Campagnot […], âgé de soixante ans, métayer à Larbonne, est décédé ce jour d'huy à une heure du matin. » Lu sur l'original : 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1807, vue 17
Le lien entre cet Antoine et Antoinette Champagnac est particulièrement sûr : son mariage du 24 février 1824 cite le décès paternel, à Larbonne, le 28 décembre 1807. Antoinette, cultivatrice de trente-quatre ans, demeure alors avec sa mère Marguerite Péricord, soixante-dix ans, à Larbonne ; elle épouse Jean Délage, de la Crabouille à Saint-Martin-des-Combes. Campagnat et Champagnac désignent donc ici le même père — l'acte lui-même cite explicitement la date du 28 décembre 1807.Deux actes concordants
Jean et Anne Javerzac sont ensuite rattachés à Larbonne lors des naissances de Jeanne en juin 1809 et de Jean en juillet 1815 ; un petit Jean Javerzac meurt en septembre 1816 à quatorze mois. La parenté entre Anne (mariée en 1805) et Antoinette (mariée en 1824) est très probable, mais la mère d'Anne paraît nommée Marguerite Allior [?], ce qui interdit de dresser sans réserve une fratrie complète.Filiation Anne / Antoinette probable, non certaine
Les deux Jean Virol, jumeaux, naissent le 29 septembre 1827, l'un à dix-sept heures, l'autre à dix-huit heures. Leur grand-père, Jean Virol, soixante-dix ans, déclare les naissances le lendemain. L'acte porte : « …né le vingt-neuf à cinq heures du soir au lieu de Larboune, attenant au village de Lapeyrouze, présente commune, fils de Jean Virol et de Marie [Mounia ?], domiciliés au susdit lieu de Larboune… ». Deux décès d'enfants du même couple sont enregistrés les 10 et 22 octobre ; les âges annoncés ne concordent pas exactement avec les naissances de septembre — une discordance des actes, conservée sans être recalculée.Lu sur l'original : 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 22 et v24
Entre 1833 et 1841 se succèdent les couples Carbonel–Noumbou [?], Privat–Combarel/Camarel, et le ménage de huit personnes d'Antoine Grelleti et Jeanne Chevolie. Une naissance de 1838 nomme le père Pierre Greleti, et non Antoine, avec la même Jeanne Chevalier pour mère : la ressemblance des couples ne permet pas d'effacer cette contradiction. Contradiction Antoine/Pierre non résolue
Le recensement de 1846 donne Jean Chadourne, son épouse Magdelaine Demourant, et un jeune homme dit « frère consanguin » à vingt-quatre ans ; le mariage du 28 juillet 1846 puis le décès de Jean, le 12 mars 1847, le disent au contraire fils, sous le prénom Pierre. Le recensement et l'état civil diffèrent donc sur le prénom et la parenté du jeune adulte ; aucune correction silencieuse n'est faite ici.
Le ménage Pierre Faure–Catherine Domenge est recensé à La Tuilière en 1841 et 1846 ; le décès du père de Catherine « à Narbonne le 13 novembre 1848 » place cette famille au lieu avant le recensement de 1851, où elle forme un ménage de cinq personnes, Pierre étant expressément métayer. On la retrouve ensuite aux Granges en 1856 et 1861 : le déplacement est beaucoup mieux étayé que la seule lecture ambiguë du patronyme en 1851.
Les Libersac–Malaure sont à Larbonne en 1856 et 1861, entre un passage aux Quatremailles et à Cantegrel avant, et à Cavigne après. Les prénoms des enfants varient entre état civil et recensements ; les actes de filiation devront régler chaque équivalence.
La veuve Magdelaine Marti/Marty apparaît à Lapeyrouse en 1856, avec son fils Jean Laville et sa fille Marie. Le mariage de sa fille Martine, le 30 septembre 1862, situe déjà mère et fille à Larbone. Le 9 septembre 1867, Marty Laville, trente-trois ans, fils de feu Pierre Laville et de Magdelaine Marty, épouse Marie Chadourne, vingt ans, de Lavernelle : dans le corps de l'acte, « domicilié au village de Lapeyrouse » est rayé, avec un renvoi marginal « 1° Larbonne, approuvant le renvoi » ; sa mère est dite domiciliée « au dit village de Larbonne ».Lu sur l'original : 5 E 409/11, mariages 1867, vue 7
Marty est appelé Jean dans les recensements, et dans plusieurs actes de naissance des enfants — un rapprochement très probable (même épouse, même mère, mêmes âges), exposé ici comme une équivalence documentaire, non comme un second prénom officiellement établi. Le ménage comprend deux enfants en 1872, puis trois en 1876, et cohabite avec Magdelaine :
En 1881, les Laville sont recensés comme métayers à Lapeyrouse, tandis que Larbonne abrite alors un autre ménage, Jean Jammet–Anne Soulet. Entre les deux, Félix Russat et Jeanne Teillet sont expressément domiciliés au lieu lors de la naissance de Marie, le 20 juillet 1879 — un jalon qui montre pourquoi les seules listes quinquennales ne suffisent pas à identifier tous les occupants. Les mariages ultérieurs des enfants Laville, en 1890 et 1895, prolongent la lignée hors de Larbonie, sans prouver aucune propriété conservée sur place.
Le plan cadastral de 1824, section B2 (cote 3 P 3 4620), montre sur les parcelles 734-735 cinq emprises rouges : trois petites à l'ouest, un corps nord-sud à décrochement au nord-est, un grand corps oblique au sud-est. Une petite pièce d'eau est figurée en vert au sud ; les parcelles 733 et 736 sont voisines, l'accès se fait depuis le sud-ouest. Le groupe n'est pas nommé sur le plan ; son identification avec la ferme actuelle repose sur sa position. Cinq emprises ne signifient pas cinq logements. Numérotation exacte des parcelles à revérifier sur le feuillet complet
Le secteur cadastral actuel LARBONIE, en section A2 (cote 3 P 3 4618), ne montre aucune construction dans la zone attribuée par géoréférencement au lieu-dit actuel, autour de la grande parcelle 447 et de parcelles voisines : un secteur de terres, distinct de la ferme bâtie de la section B.Limites anciennes et actuelles : correspondance hypothétique
Sur Cassini, pas de nom ni de symbole distinct attribué à la ferme, le repère voisin étant Peyrouse. Sur l'état-major du XIXe siècle, des maisons sont figurées dans le prolongement du groupe de Lapeyrouse, sans inscription Larbonie/Narbonne — la généralisation cartographique ne permet pas un décompte fiable des bâtiments de la seule ferme.
Les onze rubriques positives du recensement sont lues sur les images. ND signifie « non déterminé pour Larbonie » : ce n'est jamais un zéro implicite.
| Année | Feux · hab. | Qui | Statut |
|---|---|---|---|
| 1836 | — · — | Pas de rubrique localisée : le registre ne porte pas les noms des lieux. | |
| 1841 | 1 · 8 | Antoine Grelleti–Jeanne Chevolie, cinq enfants Grelleti, un domestique. | « Maison isolée ». |
| 1846 | 1 · 5 | Jean Chadourne–Magdelaine Demourant, un fils, une servante. | Prénom/parenté du fils discordants avec l'état civil. |
| 1851 | 1 · 5 | Pierre Faure/Laure [?]–Catherine Domenge, trois fils. | Métayer explicite. |
| 1856 | 1 · 5 | François Libersac–Marie Malaure, deux enfants, une servante. | Avant : Quatremailles, Cantegrel. |
| 1861 | 1 · 5 | Libersac–Malaure, deux enfants et un neveu. | Après : Cavigne (le père). |
| 1866 | 1 · 4 | Magdelaine Marty, veuve, trois enfants Laville. | Prélude au mariage Marty Laville de 1867. |
| 1872 | 1 · 6 | Jean Laville–Marie Chadourne, deux enfants, mère et sœur du chef. | Trois générations cohabitent. |
| 1876 | 1 · 6 | Laville–Chadourne, trois enfants et Magdelaine Marty. | Composition confirmée à l'acte de naissance. |
| 1881 | 1 · 2 | Jean Jammet–Anne Soulet. | Les Laville sont alors recensés à part, sous Lapeyrouse. |
| 1891 · 1901 · 1921 · 1926 | — | Pas de rubrique isolée dans la liste ; absence ne signifie pas zéro habitant. | |
| 1931 | 1 · 5 | Joseph et Marthe Vidal, domestiques, trois enfants. | Sous « Narbonne ». |
| 1936 | 1 · 4 | Giovanni et Stella De Grandis, deux enfants. | Chef domestique, employeur « Courteix » (directeur de l'école de Lapeyrouse). |
| 1946 | — | Pas de rubrique isolée : absence ne prouve pas une ferme vide. | |
La série positive décrit une seule maisonnée agricole à chaque date, avec un maximum observé de huit personnes en 1841. Le chiffre de deux personnes en 1881 ne démontre pas une diminution régulière : les limites de désignation Larbonne/Lapeyrouse et les longues lacunes interdisent une courbe continue.Onze listes lues sur les images
En 1936, la fiche du ménage De Grandis porte : « De Grandis Giovanni », né en Italie en 1886, domestique ; sa femme est Stella, et non « Nelly ». Les parents et leur fils apprenti sont inscrits italiens ; la fille née en France est inscrite française. Le chef de ménage a Courteix pour employeur — nom du directeur de l'école de Lapeyrouse dans la même liste : le document atteste un lien de travail avec cet établissement, il ne dit pas que Courteix possède la ferme. Les enfants ne sont pas nommés dans ce dossier, conformément à la règle sur les personnes récentes.Lu sur l'original : AD24, 6 M 422, p03 droite
Aucune liste propre à Larbonie n'a été isolée dans le recensement de 1946. Cela ne permet pas de conclure à une ferme vide : une incorporation à Lapeyrouse ou une autre désignation reste possible. Vers 1884, le chanoine Brugière compte à Larbonne, dans sa notice de la paroisse, une maison à 2½ km du bourg — un renseignement descriptif concordant avec les listes voisines, non un recensement supplémentaire.
L'orthophotographie historique, couche 1950-1965, montre trois principaux corps de toiture organisant une cour, avec un verger régulier au sud et des terres ouvertes à l'ouest ; le fichier est nommé « ortho 1950 », mais la date exacte du cliché n'est pas documentée dans l'extrait disponible.
Les trois corps restent reconnaissables sur la couche 1965-1980, avec une organisation agricole des abords et des plantations visibles. Sur l'orthophotographie récente et le plan IGN, le nom de lieu « la Ferme de Narbonne » apparaît, avec trois corps principaux autour de la cour, un verger au sud, une lisière boisée et un vallon vers l'est.
La disposition orientale de 1824 reste compatible avec deux des corps visibles aujourd'hui, mais la conservation des mêmes murs n'est pas démontrée. Le petit ensemble occidental a été réorganisé entre le plan cadastral et les premières vues aériennes disponibles. Pour dater démolitions, réunions et reconstructions, il faudrait les matrices cadastrales (registres des propriétaires successifs) et une lecture du bâti sur place — non entreprises ici.Continuité matérielle des corps : hypothèse
Le château et les constructions de Lapeyrouse forment un groupe voisin, distinct. Les 25 bâtiments dans un rayon de 250 m donnés par une base de données actuelle englobent cet entourage et ne constituent pas le nombre de bâtiments de Larbonie. Les feuilles cadastrales de 1956 disponibles pour la commune ne documentent pas la ferme en section B : aucun plan de la ferme daté de 1956 n'a donc été utilisé ici.
Les données téléchargées en septembre 2026 conservent « la Ferme de Narbonne » comme lieu habité de l'IGN, dans le polygone cadastral LAPEYROUZE-EST ; la voie porte le nom Chemin de Narbonne. L'orthophotographie montre toujours le petit groupe agricole et ses abords. Elle ne permet pas d'affirmer combien de logements sont occupés, quelle est l'activité effective des bâtiments, ni qui en est propriétaire.
Le secteur cadastral distinct LARBONIE, repéré autour de 44,94058 N, 0,67225 E, couvre dans l'extraction cadastrale 19,29 hectares, 15 parcelles de section A, sans bâtiment cadastral. Le RPG 2024 y déclare 4,40 hectares de châtaigniers ; le PLUi-H l'affecte en zone N dans le relevé disponible. Ce sont des renseignements sur les terres, pas la superficie démontrée du domaine historique de la ferme.
Une activité rattachée par son adresse au Chemin de Narbonne peut relever de Lapeyrouse. L'établissement associatif figurant dans le répertoire SIRENE est d'ailleurs géolocalisé sous Lapeyrouse : il n'est pas présenté ici comme une affectation prouvée de la ferme. Aucun particulier actuel n'est nommé.Rattachement de l'activité à vérifier
Plusieurs points restent délibérément ouverts, plutôt que résolus par supposition : l'attestation de 1494 est indirecte (les pages de Gourgues ont été consultées, pas les originaux médiévaux qu'il cite) ; le lieu historique (la ferme près de Lapeyrouse), le bois cadastral à l'ouest et la structure archéologique Larbonie/Planta Rouge ne sont pas fusionnés, faute de plan ancien qui les relie ; le titre de « sieur de Larbonne » porté par Joseph de Rouchon en 1685-1686 ne fournit ni prix ni date d'acquisition ; les noms de familles Clusel/Chastel, Roux/Rouge, Rouches/Rouchon, Fridas/Tridat, Laubissé/Laubitte restent des équivalences à confirmer acte par acte ; les âges des actes de décès d'octobre 1827 sont incompatibles avec les naissances jumelles de septembre, sans que l'on recorrige les actes en inventant des dates.
Une analyse publiée par Matagrin en 1856 invoque des biens « de Narbonne ou de Lapeyrouse » dans un prétendu testament vers 1500 ; les sources nobiliaires consultées signalent que ces titres sont récusés par Saint-Saud et Chaix d'Est-Ange. Ils ne sont utilisés ici ni pour vieillir la lignée, ni pour établir une ancienne propriété.Titre généalogique récusé, non retenu
État des sections A à E et matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : relever B 734-735 et les abords 733/736 (nature, propriétaire, contenance, folio de matrice), puis vérifier séparément A 447 et ses divisions pour les terres Larbonie. Point de départ de la chaîne de propriété.
Matrice bâtie 1882, matrices bâtie 1910-1955 et non-bâtie 1914-1955 : suivre les mutations par renvois de folios, constructions nouvelles et démolitions, jusqu'à la correspondance avec les parcelles actuelles.
Livre noir, 1409-1511 : identifier le repaire Narbonae/Darbonne de 1494, lire les confronts, tenanciers, seigneurs et droits ; vérifier d'abord que ce volume correspond bien au « Liv. N. » de Gourgues.
Minutes de Pierre Jules Larobertie à Sainte-Alvère, 1867 : rechercher le contrat du 15 septembre 1867 de Marie Laville et Jean Lagarde, cité au mariage civil du 9 octobre ; relever dot, apports, biens et domiciles.
Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791, et tables de partages : repérer reconnaissances, baux, ventes et partages sous Larbone/Narbonne et Rochon ; retrouver la reconnaissance de 1770 citée par Gourgues.
Minutes Perrot à Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : chercher les exploitants successifs du XVIIIe siècle et les Rochon de Lapeyrouse.
Répertoire de Me Bézenac Eymeric à Saint-Félix, an XIV-1822 : chercher baux, inventaire ou succession d'Antoine Campagnat, mort le 28 décembre 1807, et contrats des Javerzac et Campagnac.
Archives nationales, fonds Gourgues : retrouver la fiche ou pièce utilisée pour le supplément p. 360, et identifier la « collection de Lenquais ».
Dossier de la prospection 2015, documentation Chevillot, secteur Larbonie/Planta Rouge : obtenir la localisation et le plan de la structure décrite, puis les comparer aux deux secteurs cadastraux.
Reprendre les limites des rubriques et les ménages de Lapeyrouse en 1891, 1901, 1921, 1926, 1946, pour rechercher un éventuel regroupement de la ferme.