Dossier d'archives · Dordogne
Un village de crête au nord-est du bourg, connu depuis un baptême de janvier 1669 où son nom s'écrit encore « Constans ». Tisserands, menuisiers, tailleurs et un notaire royal s'y succèdent sous l'Ancien Régime ; puis une maison de propriétaires-maires, les Perrot, et une lignée de Carbonel-Carbonnel qu'on peut suivre sans rupture de 1816 à 1946. Après un long déclin démographique — de trente habitants en 1861 à six en 1946 — le hameau, longtemps à l'abandon selon ses nouveaux propriétaires, est restauré et agrandi à la fin des années 1980 en résidence de tourisme, fonction qu'il garde aujourd'hui.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Le point de repère du lieu-dit place Constant à 44,94559° N, 0,69306° E, dans la partie nord-est de la commune, à proximité immédiate de La Peyrouse. L'IGN emploie aujourd'hui « Village de Constant » ; le lieu-dit cadastral porte « CONSTANT ». Le plan actuel distingue la rue des Vignobles, à l'intérieur du bâti, et le chemin de Constant, au sud. Lu sur le Plan IGN
Le site occupe un replat élevé, avec des terres ouvertes à l'ouest et au nord-est et des pentes boisées surtout à l'est et au sud ; un chemin ancien le traverse selon une direction générale nord-sud. Cette organisation se retrouve sur le cadastre de 1824 (plan cadastral napoléonien), sur l'état-major et sur les photographies aériennes successives — les aménagements touristiques récents en ont depuis considérablement développé la surface bâtie. Aucune mesure d'altitude précise n'a été retenue dans les pièces réunies pour ce dossier ; il ne faut pas en inventer une.
Brugière, vers 1884, situe Constant à trois kilomètres au nord-est du bourg et lui donne six maisons : un relevé descriptif de son temps, ni une mesure routière moderne ni un recensement nominatif. Lu sur le manuscrit
Le statut qui ressort des actes est celui d'un village accueillant plusieurs exploitations et métiers, ainsi qu'une maison de propriétaires — les Perrot — au XIXe siècle. Aucun document examiné ne permet de qualifier Constant de repaire noble, de seigneurie autonome, de château ou de moulin : la présence d'un « sieur » (titre donné aux notables), d'un notaire royal ou d'un maire n'est pas, à elle seule, un titre seigneurial.Aucun titre foncier propre retrouvé
La plus ancienne mention localisée avec assurance figure dans le baptême de Martial Faure, le 6 janvier 1669 : ses parents, Jean Faure, tisserand, et Marie de Bizac, sont dits habitants de « Constans », écrit à deux reprises sur l'acte. L'identification à Constant est très probable — continuité des familles Faure et Lambert, formes ultérieures — sans être écrite noir sur blanc dans l'acte lui-même. Identification très probable, non formellement écrite
L'acte dit que Martial est « né depuis le 26 xbre dernier » (« xbre » est l'abréviation de décembre) : il est donc né le 26 décembre 1668. Cette abréviation tombe sur la marge droite du folio, que le cliché d'archives signale comme « TRES ENDOMMAGE » ; la lecture « xbre », comme celle de « Constans » aux deux endroits où le nom apparaît, est pourtant confirmée. La date du baptême lui-même (6 janvier 1669) est nette.
Les actes suivants oscillent entre Constans, Costans, Constans, Constant, Coustant, Coustan, avec des écritures où n/u ou le groupe st sont mal distingués. À la fin de l'Ancien Régime et au XIXe siècle, Constant et Coustant désignent le même village ; le registre de 1851 écrit encore « Coustant ». Relevés paroissiaux et civils
Cassini et Belleyme donnent Conſtant, avec un s long : il ne faut pas y lire « Conflant ». Sur l'état-major, le début Cos… est lisible mais la fin reste difficile ; une lecture « Cos[t]al » a été proposée par un relevé, sans être une preuve suffisante pour l'imposer comme forme ancienne certaine. Lecture de l'état-major incertaine
Gourgues imprime en 1873 : « Constancie (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde », puis « Ten. de las Constancias, 1730 (Acte not.) » — article lu sur l'image de la page 85. Le rapprochement avec Constant est séduisant par la ressemblance des noms, mais ni la localisation précise ni l'acte notarié de 1730 n'ont été retrouvés ni consultés : cette mention est donc conservée sous `?:La Constancie`, une piste distincte et non une preuve d'ancienneté supplémentaire pour Constant. Identité avec Constant non démontrée
Jean-Claude Dugros cite explicitement Constant à Saint-Félix-de-Villadeix dans sa chronique des noms de lieux du 7 octobre 2022, consacrée aux noms de personnes devenus lieux-dits ; son analyse oriente vers un nom de personne exprimant l'appartenance, sur le modèle de Berthier, Rabard ou Rounat dans la même commune. C'est une explication linguistique plausible ; aucune pièce du dossier ne nomme le premier possesseur appelé Constant ni la date à laquelle son nom aurait été donné au lieu.Explication linguistique, sans acte fondateur
Aucune mention antérieure à 1668 n'est établie pour Constant dans les pièces réunies : les dates médiévales concernant Montclar ou Caveroque, dans la même paroisse, ne peuvent pas lui être transférées. La paroisse de Saint-Félix relève du cadre de la châtellenie puis baronnie de Montclar, mais aucun terrier (registre des droits d'un seigneur), hommage ou reconnaissance identifié à ce jour ne donne la dépendance foncière propre de Constant, ses redevances ou ses limites anciennes.
Une filiation complète apparaît dès 1675 : Marie Lambert, environ 72 ans, meurt le 25 août dans la maison du village et est enterrée le lendemain ; Guilhaume Faure, laboureur, et Pierre Faure, maréchal, sont explicitement qualifiés de ses fils. Lu sur l'original
Les registres montrent au moins deux foyers Faure distincts à démêler — Jean Faure × Anne Lacombe d'un côté, Peyrot/Pierre Faure × Léone Lacombe de l'autre — avec la même réutilisation des prénoms Jean et Pierre qui impose de garder chaque acte daté plutôt que de fabriquer une biographie unique. Autour d'eux travaillent des Lambert (menuisiers, sur plusieurs générations, de 1670 à 1792), des Tridat (tailleurs, dès 1672), des Castaing et Delmagie (cloutiers/clavetiers, dans les années 1680).Registres examinés
Le 2 décembre 1755, le curé complète les cérémonies du baptême de Marguerite Chaumon, née la veille, fille de Pierre Chaumon et Léonarde Lambert, habitants de Constant. Sur la page en regard, il inscrit le même jour la sépulture de Léonarde, environ vingt-cinq ans, « decedée immediatement apres ses couches », après avoir reçu l'extrême-onction. L'enfant est née le 1er décembre ; le 2 est la date des cérémonies et de l'inhumation, pas nécessairement celle du décès. Lu sur l'original, double page
Le 16 août 1761, au baptême de Louise Faure, le parrain est « Sr Jean Chevalier notaire royal », habitant le même village de Constant que les parents ; la marraine, Louise Durestal, et le témoin sont du bourg voisin de Saint-Marcel. Le titre professionnel et le domicile ont été lus directement : l'acte n'écrit à aucun moment « sieur de Constant ».Lu sur l'original
En 1773, le relevé donne Hélie Chevalier âgé de quatre-vingt-dix ans ; le 20 décembre 1784, « Sr Pierre Chevalier », environ quatre-vingts ans, meurt au village écrit Coustan. Ces âges sont des estimations déclarées ; aucun acte ne donne ici la filiation exacte des trois hommes ni l'inventaire de leurs biens — l'alliance Chevalier-Perrot suggérée par un parrainage de 1751 à La Pouleille mériterait une recherche notariale propre.Filiation Chevalier non résolue
Les baptêmes et sépultures se poursuivent sans interruption jusqu'en 1792. Le 6 novembre 1791, un Jean Carbonel, fils de Jean Carbonel et Jeanne Talliaud, est baptisé à Constant : il ne faut pas le confondre avec le Jean Carbonel qui épousera Marguerite Laubisse en 1816, né le 21 mai 1791 de parents différents — l'homonymie n'a été levée qu'en relisant l'acte de mariage de 1816. Deux Jean Carbonel de 1791, homonymie levée par le mariage
Pierre Perrod et Jeane Pourquery se marient le 26 octobre 1774 ; ni domicile ni filiation ne figurent dans cet acte, mais les baptêmes suivants les placent à La Pouleille, où Pierre est plus tard dit praticien (homme de loi). Leur fils Jérôme, futur maire de Constant, y naît le 23 février 1793, déclaré le 24 par un autre Jérôme Perrot, praticien — le déclarant n'est pas le père, et le prénom se répète dans la famille.Lu sur les actes
La première implantation Perrot à Constant directement lue sur un acte est celle de mai 1806 : Jérôme Perrot, 86 ans, y meurt le 2 mai, et le lendemain Pierre Perrot, environ 55 ans, résidant au même lieu, déclare le décès — sans que le lien de père à fils entre les deux hommes soit écrit dans l'acte. Pierre meurt à son tour le 18 avril 1812 dans sa maison écrite Coutan, déclaration datée du 19 (jour de la déclaration, non du décès).Lu sur les originaux
La veuve, Jeanne Pourquery, conserve la maisonnée. Le mariage du 5 juin 1824 décrit Marie Prévot, trente-deux ans, comme servante à gage chez la dame veuve Perrot au lieu de Coustant. Jeanne meurt le 21 décembre 1837, à quatre-vingt-six ans, explicitement dite propriétaire, veuve de Pierre Perrot.Lu sur les actes
En 1846, la maison de Jérôme Perrot, propriétaire et maire, compte trois personnes : lui, Jeanne Laval, cinquante-cinq ans, servante, et Pierre Rouchon, vingt-six ans, domestique — deux qualités distinctes que le registre lui-même sépare. En 1861, Jérôme, soixante-huit ans, est entouré de trois domestiques successifs : Marie Brugière, Jean Claveille et Pierre Fontaine.Lu sur les recensements
Le 13 août 1867, Jérôme Perrot, soixante-quatorze ans, propriétaire sans profession, meurt à Constant. L'acte donne ses parents, Pierre Perrot et Jeanne Pourquery, et sa naissance à La Pouleille ; les déclarants, Guillaume Grellety, adjoint de Langlade, et Jean Malaure de Constant, sont dits voisins mais non parents. Sa succession — à qui passe la maison — reste la pièce décisive à rechercher : aucun acte de vente n'a été retrouvé dans ce dossier. Devenir du bien Perrot après 1867 non établi
Le 12 février 1816, Jean Carbonel, maçon, vit encore chez ses parents à La Cabane ; l'acte de mariage précise qu'il a servi dans l'artillerie et détient un congé de réforme délivré à Metz le 31 août 1814. Né le 21 mai 1791, fils de Jean Carbonel et Catherine Colis, il épouse Marguerite Laubisse, alors servante à Cantelaube (Saint-Maurice), née le 29 juillet 1789, fille de Jacques Laubisse et Léonarde Chaverou.
C'est un second acte, le 13 décembre 1816, qui situe pour la première fois le couple à Constant : leur fille Catherine y naît, déclaration du lendemain. L'installation du couple à Constant se place donc entre février et décembre 1816, sous réserve d'un séjour intermédiaire non documenté ; Catherine meurt treize jours plus tard.Deux actes qui concordent
Le fils François, qui poursuivra la lignée, naît le 2 novembre 1818 — non le 4, date de la seule déclaration — sous la forme écrite Couttant, la même que celle de la naissance de Catherine en 1816 (même clerc, même village). En 1846, Jean, environ cinquante-six ans, est encore maçon ; les relevés de 1851 le qualifient de propriétaire cultivateur, évolution de statut dont la date et le mode d'acquisition des terres restent inconnus.
Le 7 avril 1853, François Carbonnel, trente-quatre ans, cultivateur né et domicilié à Constant, épouse Isabeau Lambert, vingt-deux ans, du village de Rounat, fille de Pierre Lambert et Jeanne Chaveroche. L'acte cite un acte respectueux du 27 septembre précédent et un contrat de mariage du 28 mars 1853 reçu par Joseph Reynier, notaire à Sainte-Alvère — minute aujourd'hui localisée sous la cote AD24, 3 E 21709. Lu sur l'acte ; cote du contrat trouvée dans l'inventaire
François meurt le 15 avril 1874, à cinquante-cinq ans ; l'acte confirme son épouse Isabeau Lambert et ses parents Jean Carbonel et Marguerite Laubisse. La veuve, appelée tantôt Isabeau, tantôt Élisabeth ou Marie selon les pièces, dirige ensuite le ménage avec ses enfants : la filiation commune rattache ces variantes à une seule et même femme, jusqu'à son décès le 24 juin 1916, qui donne sa naissance à Ronat le 22 mars 1831.Variantes de prénom expliquées par les actes
L'aîné du couple, né vers 1854, est appelé Pierre à la naissance de son propre fils en 1883, mais François dans plusieurs recensements et mariages ultérieurs ; son épouse est nommée Marie Darnige/Darnis. Le plus jeune Pierre, né vers 1859, maçon, constitue une branche distincte. Valéry Carbonnel, né à Constant le 11 décembre 1896, épouse Marguerite Malaure, née aux Quatre-Mailles le 27 mars 1894, le 31 mai 1920 : cet acte établit fermement leurs deux années de naissance, qui permettent de corriger les années 1846 et 1874 portées à leur sujet dans le recensement de 1946.Lu sur l'acte ; recensement de 1946 corrigé
Pierre Teillet, venu de Rouna, épouse Jeanne Delmazel en 1809 ; devenu veuf, il se remarie avec Marie Prévot le 5 juin 1824 — elle-même servante chez la veuve Perrot au moment de ce second mariage. En 1846, la maison Teillet compte cinq personnes, dont une servante et un domestique de dix-sept ans ; la famille quitte ensuite Constant, avec des enfants dispersés vers les Quatre-Mailles, La Peyrouse et La Pouleille dans les années 1880.Lu sur l'acte ; suite d'après le relevé
Un Gabriel Fourné, trente-cinq ans, meurt à Coustant le 1er mars 1830, fils de Gabriel Fourné et Françoise Chantal. En 1846, le ménage porte le nom d'un autre Gabriel Fournet, propriétaire, avec pour compagne de maison Françoise Reynier, quarante ans, explicitement inscrite comme sa belle-sœur — et non son épouse : la filiation concordante avec le défunt de 1830 rend ce Gabriel très probablement le frère de celui-ci, sans nouveau mariage établi. Deux frères Fournet, non un couple
Le fils de Pierre et Marie Malaure, Jean Malaure, né à Constant le 26 août 1839, épouse le 12 février 1863 Catherine Claveille, née à Caveroque, orpheline domiciliée à Constant et déjà recensée comme servante chez les Malaure en 1861. Le mariage est autorisé par un conseil de famille tenu devant le juge de paix de Lalinde le 4 février 1863, avec un contrat du 8 février reçu par Pierre Jules Larobertie à Sainte-Alvère (AD24, 3 E 21719). Lu sur l'acte ; cote du contrat trouvée
À la fin du siècle, d'autres familles occupent les maisons libérées : les Meyzie, déjà connus au hameau voisin de Berthier, dont le fils Jean, tailleur de pierres, épouse en septembre 1894 Marie Breton, veuve Brunetaud, du Placial ; les Dumolet, dont une fille épouse un Carbonnel de La Palut à ne pas confondre avec la branche de Constant ; les Loste, attestés jusqu'à la mort d'Antoine le 13 avril 1908. La circulation entre hameaux voisins — Berthier, Le Placial, La Palut — est documentée par les actes, non supposée.Actes civils et recensements croisés
Le plan de référence est la section B, dite La Peyrouze, deuxième feuille, cote 3 P 3 4620, levée en 1824 à l'échelle 1:2 500. Le comptage visuel y donne onze masses teintées en rose, réparties en deux groupes — un groupe nord à l'ouest du chemin, un groupe sud près d'un carrefour — plus deux petits contours non teintés vers la parcelle 694. Il faut parler de masses dessinées, non de onze maisons d'habitation : une construction peut réunir plusieurs corps, une dépendance peut être séparée du logement, et seule la matrice cadastrale (registre des propriétaires et des biens imposés) donnerait les natures fiscales.Lu sur le plan
L'état-major, couche IGN 1820-1866, montre les mêmes deux groupes reliés par un chemin, sur un replat encadré de pentes hachurées ; la position concorde avec le cadastre, mais l'inscription du nom y reste difficile à lire avec certitude.
Les données contemporaines emploient des unités de compte différentes, qu'il ne faut pas confondre : le lieu-dit cadastral couvre environ 38,9 hectares en section B, avec 98 parcelles et 34 objets bâtis en dur, quand la BD TOPO en relève 47 dans le même périmètre, et que la résidence de tourisme compte 60 unités d'hébergement. Ce ne sont pas les étapes d'une même série : on ne peut pas écrire qu'on serait passé « de onze à soixante maisons anciennes ». Décomptes de bases différentes, à ne pas additionner
Le tableau privilégie les inscriptions nominatives, en indiquant les désaccords avec les récapitulatifs. Les années absentes sont des lacunes des documents conservés, pas des années où Constant aurait été désert.
| Année | Maisons | Ménages | Personnes | Cote et niveau de preuve |
|---|---|---|---|---|
| 1841 | non indiquées | 6 | 26 | 6 MI 22, p03 G-D D'après un relevé des registres |
| 1846 | 6 | 6 | 23 | 6 MI 34, p13 G Lu sur l'original |
| 1851 | 5 | 5 | 20 (liste) / 19 (récap.) | 6 MI 56, p17-18/23 écart conservé |
| 1856 | 6 | 6 | 24 | 6 MI 72, p13 G D'après un relevé des registres |
| 1861 | 7 | 7 | 30 | 6 MI 85, p08 D-p09 G Lu sur l'original |
| 1872 | 6 | 6 | 27 | 6 MI 106, p03 G-D D'après un relevé des registres |
| 1876 | 3 | 3 | 16 | 6 MI 118, p07 D Lu sur l'original |
| 1881 | 5 | 5 | 23 | 6 MI 131, p05 G D'après un relevé des registres |
| 1901 | 5 récap. / 4 occupées | 4 | 18 | 6 MI 161, p04 D'après un relevé des registres |
| 1921 | 3 | 3 | 14 | 6 M 358, p04 D-p05 G D'après un relevé des registres |
| 1926 | 3 | 3 | 14 | 6 M 378, p03 D Lu sur l'original |
| 1936 | 3 | 3 | 11 | 6 M 422, p03 D Lu sur l'original |
| 1946 | 2 occupées / 5 récap. | 2 | 6 | 106 W 71, p01 D/p07 G Lu sur l'original |
| 1951 (fiche) | 2 | 2 | 7* | 106 W 71, p04 — *établie « d'après » 1946, pas un nouveau recensement |
Le maximum documenté et localisé sûrement est de trente habitants en 1861. Le village conserve encore vingt-sept personnes en 1872, n'en compte plus que seize en 1876, puis remonte à vingt-trois en 1881 : la diminution n'est donc pas une pente continue, mais une série de à-coups liés au renouvellement des ménages.Chiffres comparés
Une feuille volante signée le 15 février 1951 attribue à Constant deux maisons, deux ménages et sept habitants. Son titre précise qu'elle est établie « d'après le recensement de mars 1946 » : elle n'atteste donc pas sept résidents recensés en 1951, et sa divergence avec les six inscriptions nominatives de 1946 reste non résolue à ce jour.
La société SNC Constant (SIREN 341024016) est créée juridiquement le 20 mars 1987, selon l'API publique Recherche d'entreprises. L'opérateur britannique Holiday Property Bond (HPB) situe la restauration du hameau en 1988 dans sa propre chronologie ; le parcours départemental Dorie place l'inauguration en 1989. Ces présentations évoquent un hameau laissé à l'abandon plus de trente ans avant la restauration — un récit rétrospectif de l'opérateur, qui ne fournit ni la date exacte du dernier départ ni les dossiers de travaux. Récit rétrospectif de l'opérateur, non un acte d'acquisition
En septembre 2020, l'ATD24 décrit, dans une étude de parcours santé accessible, soixante résidences de tourisme aménagées autour d'un hameau ancien, avec des liaisons piétonnes vers le foyer voisin de La Peyrouse et une parcelle boisée communale. Lu sur le document
En 2026, le fichier officiel Atout France donne à la Résidence Constant trois étoiles, un classement du 16 décembre 2022, soixante unités d'habitation et une capacité de 226 personnes. Ces 226 places sont une capacité touristique, non une population permanente, et ne prolongent en rien la série des recensements anciens du village. Le cadastre et le RPG 2024 (registre des parcelles agricoles déclarées) relèvent par ailleurs, sur le même lieu-dit, environ 11,7 hectares encore déclarés à usage agricole.Fichier officiel consulté
Les registres paroissiaux et l'état civil ont fourni les jalons nominatifs ; ce qui manque tient surtout dans les matrices cadastrales et les minutes notariales déjà repérées mais non consultées.
Matrice cadastrale de 1826 : identifier chaque parcelle du bâti (591-592, 689, 693-695, 697-698, 703) par propriétaire et nature fiscale ; distinguer maisons et dépendances des « onze masses roses » de 1824.
Comptes du bâti en 1882 et 1914-1955 : suivre le changement des années 1867-1881 et les derniers propriétaires agricoles avant la reconversion touristique.
Joseph Reynier, Sainte-Alvère : le contrat de mariage du 28 mars 1853, Carbonnel × Lambert — apports, dot et clauses de transmission.
Pierre Jules Larobertie, Sainte-Alvère : le contrat du 8 février 1863, Malaure × Claveille — droits de l'orpheline et biens propres du ménage.
Tables des successions du bureau de Lalinde (Perrot 1812/1837/1867, Carbonnel 1874/1916) et des vendeurs/acquéreurs : la chaîne des mutations, en particulier après 1867 et dans les années 1980.
Dossiers d'acquisition, permis et plans de travaux vers 1987-1989 : quels bâtiments ont été conservés, reconstruits ou ajoutés, et par qui.
Fonds de Gourgues : le certificat de civisme de Pierre Perrot, 14 avril 1793, mairie de Saint-Félix — identité et domicile de ce Pierre Perrot restent à confirmer.
Retrouver l'acte d'origine de « Ten. de las Constancias » pour établir ou écarter l'équivalence avec Constant.
Une lecture corrigée. Le nom du village dans le baptême du 6 janvier 1669 avait d'abord été lu « Corstans » ; l'image donne « Constans », le n de l'écriture du curé de Bager ayant la forme d'un r. La forme rejoint ainsi directement le nom actuel. Lu sur l'image
Les formes du nom. Corrigée : la naissance de François Carbonel, déclarée le 4 novembre 1818, porte « Couttant » et non « Coustant » : le mot a deux jambages réunis par une même barre (« tt »), sans le ſ long que le même clerc trace par ailleurs sur la page pour « sexe » ou « susdit » ; c'est la forme déjà retenue pour la naissance de Catherine Carbonel en 1816 (même clerc, même village). Deux incertitudes sont levées : les actes de mai 1806 et d'avril 1812 écrivent « Coutan » (deux fois chacun). Restent incertaines la fin de « Cos[t]al[?] » sur l'état-major et le « Coustant » du recensement de 1851. Lu sur les images