Dossier d'archives · Dordogne
Une petite maison de part et d'autre de la route de Bergerac à Brives, dont l'histoire certaine commence en 1851 avec un couple de journaliers (ouvriers payés à la journée) venus des Quatremailles. Un baptême de 1690 en garde peut-être — sans qu'on puisse le prouver — une trace bien plus ancienne. Entre les deux : deux ménages sous un même toit en 1866, une maison vide en 1901, puis les Lagarde et les Grellety jusqu'au mitan du XXe siècle.
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Le point de repère du lieu-dit se situe à 44,93936° N, 0,68791° E. Le nom couvre aujourd'hui deux secteurs cadastraux, Le Brodas-Nord (section B, 8,49 ha, 15 parcelles, deux bâtiments en dur) et Le Brodas-Sud (section C, 11,13 ha, 9 parcelles, un bâtiment), de part et d'autre de la route. Le noyau bâti principal est au nord ; une petite dépendance se trouve au sud. Les terres ouvertes occupent surtout l'ouest du site, les bois bordant les constructions vers le nord et l'est. C'est un habitat dispersé à vocation agricole, non un village aggloméré. Source secondaire : cadastre Etalab
La route figure déjà sur le plan cadastral de 1824, sous la désignation de route de Bergerac à Brives. L'appellation actuelle, « Voie Romaine », est une adresse contemporaine et ne suffit pas à démontrer l'origine antique de cette voie, ni celle de la maison. Le voisinage à retenir est celui de La Tuilière, de Constant et de La Pouleille ; Les Quatremailles, à l'est, est le village d'origine du premier ménage certain.
La première forme lue avec certitude est « Le Broda », en 1851. La finale en -t, « Brodat », domine ensuite les recensements de 1856 à 1901 et se retrouve dans les actes de décès de 1883, 1887 et 1910. Les listes de 1926 à 1946 donnent « Le Brodas », forme retenue par l'IGN et par le cadastre contemporain. On relève aussi « Bradat » dans le récapitulatif de 1856 — une occurrence isolée, distincte du « Brodat » lu directement sur la liste nominative. Lu sur les originaux, 1851–1946
Aucune explication publiée du nom n'a été trouvée dans le matériau local ni dans les recherches complémentaires : ni Gourgues, ni les tables thématiques ne portent d'entrée « Brodas » ou « Brodat ». Les rapprochements avec des mots occitans, ou avec d'autres « Brodas » de la région, seraient prématurés tant que les formes anciennes sûres ne remontent ici qu'au XIXe siècle. Étymologie non établie
Le 15 mars 1690 est baptisée Jeanne, née la veille, fille de François Triol et d'une mère dont le nom reste incertain, « du village des [Brodas ?] » (un point d'interrogation entre crochets signale une lecture incertaine). Le parrain serait un travailleur du même lieu ; la marraine, après une rature, une veuve résidant dans une autre paroisse dont le nom n'est pas établi. Ce sont des lectures provisoires, pas une généalogie acquise.
Le baptême et la mention d'un village sont bien lisibles, mais l'orthographe du nom n'est pas assurée. Le mot occupe, entre « Village de » et « paroisse », un espace plus large que ne le voudrait « Brodas » seul — il pourrait inclure la formule suivante, « de cette », en écriture liée et très compressée, un phénomène observé ailleurs sur la même page. L'image des Archives départementales, plafonnée à 2 500 pixels de large, n'offre pas de définition supérieure. Une lecture alternative, « les Brandes » — un autre lieu du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, mais à plus de 2,6 km, hors du voisinage des autres lieux cités sur la même vue — a été envisagée sans être plus convaincante. Ni confirmé ni réfuté
Aucun acte supplémentaire de 1668-1792 n'a permis de suivre cette famille au Brodas de façon sûre. Aucun titre « sieur du Brodas » (titre donné à un propriétaire de rang) n'a été rencontré. Le cadastre de 1824 ne porte pas davantage de nom : dans le secteur approximatif correspondant au noyau actuel, aucun bâtiment rouge n'a été identifié sur les deux feuilles voisines, B2 au nord de la route et C1 au sud, et aucun libellé « Brodas » n'y figure. Cassini n'individualise pas d'habitat ici ; Belleyme représente un petit rectangle noir sans nom dans le secteur Brodas-Tuilière, à une distance qui ne permet pas de l'attribuer avec certitude. Recalage approximatif, non une preuve d'absence
La convergence des silences cartographiques avec la première mention certaine de 1851 suggère une individualisation de l'habitat au XIXe siècle, sans autoriser à dater précisément une fondation ni à exclure un bâtiment antérieur simplement omis des plans.
Jérôme Malaure appartient à une famille des Quatremailles. Son mariage, le 10 février 1841, le présente âgé de 28 ans, militaire congédié devenu cultivateur, né et domicilié aux Quatremailles, fils de Pierre Malaure et de Jeanne Rochon — l'acte cite sa naissance au 10 mars 1813. Il épouse Marie Lambert dite Jeanneton, cultivatrice de 33 ans, née et domiciliée à Lapoulielle, fille des défunts Raymond Lambert et Élisabeth Charaygnac ; l'acte cite sa naissance au 2 octobre 1808. Aucun des deux époux ne signe. Lu sur l'original
La famille est encore aux Quatremailles en 1841 et 1846. Deux enfants du couple y sont relevés : François, né le 21 janvier 1842, mort le 26 décembre 1843 à 23 mois, puis Pierre, né le 25 octobre 1846, mort le 27 février 1848 à 17 mois. L'acte de ce dernier décès, dressé le lendemain, nomme ses parents « Jérôme Malaure et Jeanne Lambert, cultivateurs domiciliés aux Quatremailles » : c'est le dernier domicile certain du couple avant son apparition au Brodas. Lu sur l'original
L'arrivée au Brodas se place donc après le 27 février 1848 et au plus tard au recensement de 1851, sous réserve qu'il s'agisse bien du même couple — identification ici très forte par les noms, le mariage et la succession des listes, mais non appuyée sur un acte de vente ou de succession retrouvé. Rapprochement très probable, non un acte de propriété
En 1851, Jérôme Malaure est journalier ; Marie Lambert est désignée comme sa femme, avec un renvoi de profession. Une maison, un ménage, deux personnes sont inscrits sous « Le Broda » — première mention certaine du lieu. Le formulaire ne comporte pas de colonne d'âge : les âges ne sont donc pas « illisibles », mais simplement absents de ce recensement-là.
Le ménage se retrouve en 1856, 1861, 1866, 1872, 1876 et 1881, désormais sous la forme « Brodat ». Jérôme est cultivateur ; son épouse est tantôt Marie, tantôt Jeanne — le mariage de 1841, où elle est dite « Jeanneton », rend cette alternance intelligible. En 1881 apparaît la qualification « propriétaire cultivateur » : une indication sociale importante, mais qui ne donne ni la date d'achat, ni l'étendue du bien.
Les âges recensés deviennent incohérents : en 1881, Jérôme est donné pour 70 ans et Jeanne pour 80 ans, alors que leurs naissances citées au mariage de 1841 seraient 1813 et 1808. Le dossier conserve les nombres écrits dans les listes plutôt que de les lisser. Aucun enfant du couple n'est présent dans les ménages du Brodas relevés entre 1851 et 1881.
Jérôme meurt au « lieu du Brodat » le 25 septembre 1883, à 17 heures, à 70 ans, cultivateur né aux Quatremailles, époux de Marie Lambert, fils des défunts Pierre Malaure et Jeanne Rouchon. Les déclarants sont deux voisins de La Pouleille, tous deux nommés Pierre Lambert — un tonnelier de 41 ans, un cultivateur de 37 ans — expressément dits non parents du défunt. Lu sur l'original
Le 24 février 1887, à 21 heures, meurt au Brodat une femme dite Marguerite Lambert, 83 ans, sans profession, native de la commune, veuve de Jérôme Malaure, fille de Jean Lambert et de Pétronille Guillier. L'indication du mari et du lieu rend très probable un lien avec le ménage suivi depuis 1851 ; pourtant, ni le prénom (Marguerite, et non Marie ou Jeanne) ni les parents ne correspondent à ceux de Marie dite Jeanneton, fille de Raymond Lambert et d'Élisabeth Charaygnac, au mariage de 1841. Les deux actes se lisent sans ambiguïté ; il manque une pièce (mariage, acte de naissance) pour trancher entre erreur déclarative, homonymie ou second mariage, et ce dossier ne publie donc pas une identité fusionnée « Marie-Jeanne-Marguerite Lambert » comme si elle était démontrée.
Le recensement de 1866 ajoute, après les Malaure, une deuxième maison et un deuxième ménage : Marthe Barrière, veuve, 62 ans, sans profession, et Barthélemy Saliz [?], 26 ans, qualifié de « son fils adoptif ». Le lieu compte ainsi quatre habitants dans deux maisons, maximum observé au XIXe siècle dans les listes retrouvées. La qualification familiale est celle du recenseur ; aucun acte d'adoption n'a été consulté. Lu sur l'original
La liste de 1861 place auparavant à Rounat une Marthe Barrière, 58 ans, avec Barthélemy, 21 ans, dont le patronyme est lu « Salin » — un déplacement de Rounat au Brodat entre les deux recensements est donc probable, malgré de légers écarts d'orthographe et d'âge. Continuité probable, non démontrée pour tout le foyer
En 1872, les Malaure redeviennent le seul ménage individualisé, dans une seule maison recensée. Cette disparition statistique ne prouve ni démolition, ni vente, ni décès : les actes expliquant le départ de Marthe et de Barthélemy n'ont pas été retrouvés.
La liste de 1886 n'est pas disponible. En 1891, le Brodat n'est pas individualisé dans la liste ni dans le récapitulatif — un silence qui n'équivaut pas à une population nulle. Le point ferme suivant est 1901 : le récapitulatif inscrit une maison à Brodat, sans ménage ni individu dans les colonnes correspondantes. Lu sur l'original
C'est une vacance à la date du recensement, pas la preuve d'un abandon continu depuis 1887. Aucun acte de vente ou de succession ne relie, dans les pièces disponibles, la disparition des Malaure à l'arrivée ultérieure des Lagarde.
Le 31 juillet 1910, à 18 heures, Marie Foulquier meurt au Brodat : elle atteste donc que le lieu est de nouveau habité, sans indiquer quand l'occupation a repris. L'acte la dit cultivatrice, 64 ans, née à Pézuls, fille des défunts Jean Foulquier et Marie Conte, épouse de Jean Lagarde, 62 ans — mariés à Sainte-Foy-de-Longas. Cet âge situe la naissance de ce Jean Lagarde-là vers 1848 : un écart de génération net avec le déclarant, gendre de la défunte, Jean Lagarde, 46 ans, domestique au village de Lapeyrouse — ni son fils, ni son mari — et surtout avec le Jean Lagarde né en 1864 des listes de 1926 à 1936. Ce sont donc bien trois mentions distinctes, à ne pas fusionner.
L'âge du mari se lit « soixante-deux » (et non « soixante-douze »), sans ambiguïté, sur le mot manuscrit. À 62 ans en 1910, ce Jean Lagarde reste donc distinct du gendre de 46 ans et du Jean Lagarde né en 1864.
À Constant en 1921, un ménage réunit Jean Lagarde, né en 1864 à Saint-Laurent-des-Bâtons, ses enfants Raoul (1898) et Yvonne (1901), nés à Sainte-Foy-de-Longas, et un oncle, Baptiste, né en 1846 à Grand-Castang. Le prénom et l'origine de l'épouse sont difficiles à lire et ne correspondent pas exactement à ceux de Marie, 1872 à Saint-Félix, des listes suivantes — un problème que le dossier conserve sans le résoudre. Continuité Jean-Yvonne très probable
En 1926, Jean Lagarde, né en 1864 à Saint-Laurent-des-Bâtons, et Marie, née en 1872 à Saint-Félix, occupent seuls une maison au « Brodas » ; Jean, cultivateur, porte la mention « patron ». Si le raccord avec Constant est exact, le déplacement au Brodas est intervenu entre 1921 et 1926.
Le couple est encore seul en 1931. L'année de naissance de Jean se lit 1864 (et non « 1862 ») : le dernier chiffre est un 6 à boucle fermée nette, comme dans les listes de 1926 et de 1936. Il n'y a donc pas de discordance entre 1926, 1931 et 1936.
En 1936, le ménage a doublé : Jean Lagarde (1864), Marie (1872), Henri Grellety (1896), gendre, né à Saint-Laurent-des-Bâtons, et Yvonne Grellety (1901), fille, née à Sainte-Foy-de-Longas. Tous quatre sont cultivateurs et Français ; les liens « gendre » et « fille » sont écrits dans le registre.
En 1946, Marie Lagarde, veuve, née en 1872, est désormais cheffe du ménage. Avec elle vivent son gendre François Grelletty, né en 1896, sa fille Yvonne Grelletty, née en 1901, et un domestique cultivateur né en 1922 dont le nom n'est pas publié. Le veuvage de Marie situe la mort de Jean avant 1946 ; compte tenu de sa présence en 1936, l'intervalle 1936-1946 est probable, mais l'acte de décès reste à retrouver.
Henri en 1936, François en 1946 : même année de naissance, même origine, même épouse et même place de gendre rendent probable la continuité du même homme ; le registre de 1946 porte bien « François », sans double prénom. Une erreur de recenseur ou un prénom d'usage est possible ; ce dossier ne transforme pas cette possibilité en certitude. Identité Henri/François non tranchée
La recherche complémentaire a retrouvé la fiche de François Grellety, classe 1916, matricule 1226 au bureau de Bergerac : né le 5 septembre 1896 à Saint-Laurent-des-Bâtons, cultivateur, fils de Jean Grellety et d'Anne Besse. Les mêmes année et commune de naissance en font un candidat très plausible pour le gendre du Brodas, sans qu'aucune mention de mariage avec Yvonne ni du Brodas ne figure sur la fiche. Elle porte des campagnes de la Grande Guerre, une citation du 5 janvier 1919, la croix de guerre avec étoile de bronze, un domicile à Saint-Marcel en 1929 puis à Saint-Félix-de-Villadeix vers 1930, un rappel en 1940 et une libération de captivité le 3 septembre 1940. Rattachement au ménage non confirmé
Une autre fiche Grellety de la même classe, matricule 206, concernant un homonyme né à Bergerac, a été écartée.
La fiche matricule 122, classe 1915 à Bergerac, concerne Baptiste Lagarde, né le 26 novembre 1895 à Sainte-Foy-de-Longas, cultivateur, fils de Jean Lagarde et de Marie Libersac, tous domiciliés à Saint-Félix-de-Villadeix. Incorporé au 123e régiment d'infanterie en décembre 1914, passé au 65e en octobre 1915, il est tué le 6 août 1916 au bois Fumin, devant Verdun. La concordance des prénoms des parents (Jean Lagarde, Marie Libersac) renforce la piste familiale des Lagarde du Brodas ; ni la fiche militaire ni l'acte de transcription ne donnent Le Brodas comme domicile de Baptiste, qui ne peut donc pas être présenté comme un habitant certain du lieu. Lien familial probable, domicile non prouvé
Le plan de 1956, mis à jour pour cette date, porte le libellé « LE BRODAS - SUD » et plusieurs numéros de parcelles ; un petit contour bâti possible, sous un coin de feuille replié, reste de lecture incertaine et n'est pas compté comme une habitation prouvée.
Les orthophotographies historiques de l'IGN montrent, aux deux périodes couvertes, la même organisation générale : un bâtiment principal au nord de la route, une dépendance au sud. Les noms de fichiers « 1950 » et « 1965 » désignent des couches de dates 1950-1965 et 1965-1980, non des prises de vue datées avec précision.
Les deux constructions visibles de part et d'autre de la route ne peuvent pas être assimilées, sans preuve, aux deux maisons habitées de 1866 : une dépendance agricole n'est pas nécessairement une habitation, et la liste de population ne donne pas de plan.
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source et statut |
|---|---|---|---|---|
| 1851 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 56, p20 |
| 1856 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 72, p12D |
| 1861 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 85, p10D |
| 1866 | 2 | 2 | 4 | 6 MI 96, p12D-p13G |
| 1872 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 106, p10D |
| 1876 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 118, p10D |
| 1881 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 131, p10D |
| 1891 | n. i. | n. i. | n. i. | 6 MI 150, non individualisé |
| 1901 | 1 | 0 | 0 | 6 MI 161, p11G ; maison sans occupants |
| 1921 | n. i. | n. i. | n. i. | 6 M 358 ; famille Lagarde probablement à Constant |
| 1926 | 1 | 1 | 2 | 6 M 378, p03D |
| 1931 | 1 | 1 | 2 | 6 M 402, p03G |
| 1936 | 1 | 1 | 4 | 6 M 422, p03D |
| 1946 | 1 | 1 | 4 | 106 W 71, p02G |
n. i. : lieu non individualisé dans les listes de cette année. Un zéro n'est employé qu'en 1901, où la maison figure explicitement sans occupants. Les années non disponibles (1836-1846, 1886, 1896, 1906, 1911) ne figurent pas dans ce tableau.
Le relevé spatial du 23 septembre 2026 distingue, sous le même nom, deux secteurs :
| Secteur | Section | Surface | Parcelles | Bâtiments en dur |
|---|---|---|---|---|
| Le Brodas-Nord | B | 8,49 ha | 15 | 2 |
| Le Brodas-Sud | C | 11,13 ha | 9 | 1 |
| Total | B et C | 19,62 ha | 24 | 3 |
Deux adresses de la Base adresse nationale relèvent du Brodas-Nord : 95 et 397, route de la Voie Romaine. Le point de repère du lieu-dit correspond à l'adresse 397 et à la parcelle B 603. La BD TOPO compte, sur l'ensemble des deux polygones, trois bâtiments d'une emprise totale d'environ 266 m², dont deux classés résidentiels ; elle renseigne deux logements. Aucun propriétaire ni occupant actuel n'est identifié ici. Source secondaire
Le registre parcellaire graphique 2024 fait apparaître 7,34 ha déclarés à usage agricole dans les deux secteurs : 4,21 ha de prairie permanente et 3,13 ha de sorgho. Le zonage du PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le secteur entre environ 10,24 ha en zone N et 9,38 ha en zone A, le point du lieu étant en zone A.
Un fait d'équipement est précisément localisé et daté : dans son bilan des investissements de 2015, publié en janvier 2016, la commune signale que des fuites répétées ont conduit au déplacement de la canalisation d'eau desservant « Le Brodas/Constant », travaux réalisés par l'entreprise Montastier et financés par le syndicat d'eau potable. Cette mention prouve une intervention sur le réseau, pas la date de son installation initiale. Lu dans le bulletin municipal
Aucun monument ou objet patrimonial spécifiquement attribué au Brodas n'a été identifié dans les bases consultées ; ce constat ne signifie pas que le lieu soit dépourvu de bâti ancien ou d'intérêt. Un établissement individuel actif dans les transports, créé fin janvier 2026, y est enregistré par le répertoire des entreprises ; son existence administrative seule est retenue.
Le Brodas est solidement documenté comme lieu habité à partir de 1851, avec un ménage Malaure venu des Quatremailles. L'établissement compte exceptionnellement deux ménages en 1866, est recensé sans habitants en 1901, puis accueille au XXe siècle la famille Lagarde et le ménage de sa fille Yvonne Grellety. Une lecture ancienne proposée pour 1690 demeure incertaine : elle est conservée comme piste, sans servir à fabriquer deux siècles de continuité.
Aucune chaîne successorale n'est démontrée entre Malaure, Lagarde et Grellety. L'occupation par des familles successives et les liens de parenté déclarés dans les recensements ne remplacent pas des actes de propriété. La deuxième maison de 1866, la date de construction du noyau, l'identité de la veuve de 1887 et les mariages des générations Lagarde-Grellety restent les principales questions ouvertes.
Sur les quinze faits clés du dossier, treize sont confirmés sans changement et deux lectures ont été corrigées (l'âge de Jean Lagarde en 1910, son année de naissance en 1931) ; le nom de 1690, lui, reste sans verdict possible à la résolution d'image disponible.
Matrices des propriétés bâties et non bâties, 1826 et 1882 : rechercher Malaure, dater une éventuelle construction, distinguer propriétaire et occupant.
Matrices non bâti et bâti, 1910-1955 : suivre les comptes Lagarde et Grellety, la deuxième maison ou dépendance, les mutations de la première moitié du XXe siècle.
État de sections A à E, sans date : noms de terres et propriétaires du secteur B2/C1, report sur le cadastre rénové.
Tables des successions et absences, mutations par décès du bureau de Lalinde : héritiers de Jérôme Malaure (1883) et de Marguerite Lambert (1887).
Acquéreurs et vendeurs, actes civils publics, baux : installation des Malaure entre 1848 et 1851.
Contrats de mariage de Lalinde : mariages de Marie Fourquier/Foulquier avec François Libersac puis Jean Lagarde, et de Marie Libersac avec Jean Lagarde le jeune.
Mariage d'Yvonne Lagarde et d'un Grellety avant 1936 ; décès de Jean Lagarde entre 1936 et 1946 : ces actes résoudraient l'écart Henri/François.
Baptême du 15 mars 1690 : exemplaire matériel ou double communal à localiser pour trancher la graphie du village.