Dossier d'archives · Dordogne
Un village de dix maisons et trente-neuf habitants en 1846, tombé à deux personnes en 1926 : laboureurs (cultivateurs), tisserands, un tuilier (fabricant de tuiles) au XVIIe siècle, puis tailleurs de pierre, maçons, charrons et un forgeron. C'est aussi le lieu de naissance et la résidence, pendant plus de quarante ans, du maire Pierre Édouard Longis, et le lieu de naissance de Louis Lareine, mort de blessures de guerre en Italie en 1918. Deux lectures fautives d'actes du XVIIe siècle — un « u » qui n'existe pas, un « de Davant » qui n'existe pas non plus — sont corrigées dans cette page.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Rouna occupe la partie nord-ouest de la commune, sur un replat au sud d'un petit vallon, à une poignée de minutes à pied de trois autres écarts : Belair immédiatement au nord-ouest (environ 210 m à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits), Lalande à l'est-nord-est (440 m) et La Blénie au sud-ouest (510 m) ; La Brugère ferme l'horizon au nord. Ces distances sont des mesures entre repères, non des limites de propriété ou des distances routières. Calcul sur les points de repère des lieux-dits
Le plan cadastral de 1824 rattache le nom de Rouna à une fontaine et à son ruisseau ; le plan IGN actuel nomme la Ruchelle le cours d'eau qui descend du vallon au nord. Faire correspondre exactement le tracé ancien et l'hydrographie actuelle demanderait un calage plus fin que le seul rapprochement des noms — ni la source, ni son aménagement, ni ses droits d'usage anciens ne sont documentés dans les documents consultés.Équivalence des noms de cours d'eau non démontrée
Le mot village, employé sans interruption par les curés puis par les officiers d'état civil, désigne ici un groupe de foyers de cultivateurs et d'artisans — pas un domaine noble. Aucun acte des documents consultés n'établit une maison noble, un repaire, une seigneurie autonome ou un « sieur de Rouna », à la différence de ce qu'on trouve pour d'autres écarts de la commune. Des habitants sont propriétaires au XIXe siècle, mais le recensement de 1851 montre côte à côte des propriétaires cultivateurs, des maçons et des journaliers (ouvriers payés à la journée) : rien qui ressemble à un domaine unique.Absence de titre : constat limité aux documents consultés
Les formes rona [?], Ronac, Rounat, Roanat, Rouna, puis ROUNA désignent le même lieu dès lors que le contexte paroissial, les ménages et les cartes permettent le rapprochement. La chute ou le rétablissement d'une consonne finale ne constitue pas une succession de changements de nom officiels : c'est la main de chaque scribe qui varie. (Le signe [?] marque une lecture incertaine.)
L'étymologie reste non établie. Aucune étude repérée de Dauzat-Rostaing, Nègre ou Geuljans n'identifie ce Rouna en particulier ; l'existence de mots occitans ou de patronymes ressemblants n'autorise ni à inventer un fondateur « Rounat », ni à déduire une origine gallo-romaine de la seule terminaison -ac d'un acte du XVIIe siècle. Gourgues donne une attestation datée, pas une étymologie.Étymologie non établie
Les actes du 19 et du 21 septembre 1669 (baptême et sépulture, 5 E 409/1, vue 86) et celui du
5 juin 1672 (vue 214 D), tous de la main du curé Jean de Baget, écrivent
Rounac Ronac : le « o » et le « n » s'enchaînent sans lettre intercalée. Le « r »
minuscule de ce scribe, petite forme pointue, imite un « v » ouvert, ce qui explique qu'on ait pu lire « Rounac ».
Rouna reste bien le même lieu : « Ronac » n'est qu'une forme écrite de plus dans une série qui va de « rona » en 1668 à « Rouna » aujourd'hui.Lu sur l'original
Le 6 octobre 1686 (5 E 409/2, vue 162), Marie Mau — femme de François Lambert — est domiciliée
« … du village de Rounat de Roanat de cette paroisse … » : deux formes écrites successives
du même nom de lieu, et non un qualificatif. Une lecture ancienne avait compris « Rounat de Davant »,
ce qui suggérait une subdivision du hameau (un « devant » face à un « derrière »).
Aucune lettre du second mot ne correspond à un « d » ni à un « v » : l'hypothèse d'une subdivision est donc abandonnée, faute d'appui documentaire. Lu sur l'original
La table retient les jalons interprétables. La concordance complète conserve près de quatre cents mentions de formes écrites tirées des registres et de l'état civil, doublons de prises de vue inclus : un chiffre de notices, pas d'événements distincts.
| Date | Forme | Mention | Source |
|---|---|---|---|
| 7 oct. 1668 | « rona [?] » | Marraine d'un enfant de Lalande ; première attestation, très probable | 5 E 409/1, v 40-41 |
| 19 sept. 1669 | Ronac | Baptême de Pierre Lambert, fils de François Lambert et Catherine Coste | 5 E 409/1, v 86 |
| 21 sept. 1669 | Ronac | Sépulture du même enfant, huit jours | 5 E 409/1, v 86 |
| 5 juin 1672 | Ronac | François Lambert, « tuillier », témoin au mariage de sa sœur | 5 E 409/1, v 214 D |
| 12 sept. 1684 | Ronac | Remariage de François Lambert avec Marie Maud | 5 E 409/2, v 118 |
| 6 oct. 1686 | Rounat / Roanat | Marie Mau, femme de François Lambert (deux formes écrites, non « de Davant ») | 5 E 409/2, v 162 |
| 1746 | Rouna | Acte notarié cité sans référence par Gourgues, non retrouvé | Gourgues 1873, p 277 |
| 22 juil. 1786 | Rouna | Baptême de Pierre Telliet, fils de Pierre Telliet et Marguerite Guillien | 5 E 409/3, v 512 G |
| 13 avr. 1793 | « lieu de Rounat » | Déclaration de naissance de Jeanne Longis | 5 E 409/4, naissances an II, vue 10 G |
| 3 nov. 1804 | Rounat | Jeanne Bizat, veuve Missègue, épouse Barthélemy Peyton | 5 E 409/5, v 04 G |
| 1824 | Rouna ; « fontaine de Rouna » | Hameau et cours d'eau, plan cadastral | 3 P 3 4616-4618 |
| 1846 | Rounat | 39 personnes, 10 maisons, 10 ménages | 6 MI 22, p 07 D-p 08 G |
| 1er oct. 1862 | Rounat | Naissance de Pierre Longis, futur maire Pierre Édouard | Léonore 237382, vue 6 |
| Vers 1884 | Rounat | Cinq maisons selon Brugière | Notice Brugière, p 3 |
| 29 fév. 1892 | Rounat | Naissance de Louis Lareine | 5 E 409/13, N1892 acte 1 |
| 16 juin 1918 | — | Mort en Italie de Louis Lareine, transcrite le 4 décembre | 5 E 409/16, D1918 acte 9 |
| 1926 | Rounat | Deux habitants dans un seul ménage | 6 M 378, p 04 G |
| 5 déc. 1926 | — | Réception de Longis, chevalier de la Légion d'honneur | Léonore 237382, vue 5 |
| 1946 | Rounat | Deux ménages, quatre habitants | 106 W 71, p 03 D |
| 19 fév. 2016 | Rouna | Décision sur l'extension d'un verger de châtaigniers | DREAL, dossier 2016-0070 |
| 26 nov. 2024 | Rouna | Grange A0347, code CDSFV04, liste PLUi-H | PLUi-H, p 20 |
Le 7 octobre 1668, le baptême d'un enfant Bizat, dont les parents demeurent à Lalande, cite une marraine du « village de rona [?] » — le nom de cette femme est trop effacé pour être restitué, mais c'est une attestation très probable de Rouna, la plus ancienne connue. Les actes des 19 et 21 septembre 1669 offrent, eux, une lecture certaine : Pierre, fils de François Lambert, laboureur, et Catherine Coste, du village de Ronac, est baptisé le 19, après une naissance le 13 ; il meurt le lendemain de son baptême et est enterré le 21, âgé de huit jours. Lu sur l'original
François Lambert apparaît comme « tuillier » le 5 juin 1672, au mariage de sa sœur, tout en demeurant à Ronac. C'est l'attestation d'un artisan du village ; elle ne localise pas une tuilerie sur ses terres, et aucun bail ou inventaire d'atelier ne permet de la décrire davantage. Sa première femme, Catherine (dont le nom est transcrit Coste puis Conte), meurt en juillet 1684 ; le 12 septembre 1684, à 46 ans, il épouse Marie Maud, 45 ans, originaire de la Périère. Lu sur l'original
Un autre Lambert, Jean, dit Cousi / Consi [?], tisserand, épouse Jeanne Bizat ; leurs enfants meurent en bas âge à plusieurs reprises entre 1670 et 1673, ce qui impose de distinguer les homonymes. Les Aubard, Aubaud, Auboard forment un autre groupe ancien : Pierre, témoin en 1669, est boucher ; des alliances avec les Delcos, Prévost, Chauveniat et Biza dessinent, entre 1680 et 1690, un réseau familial probable, sans qu'on puisse attribuer tous ces individus à un seul couple souche.Filiations entre homonymes non toutes établies
La série paroissiale est discontinue après 1707. À partir de 1738, le couple Léonard Teillet — Marie Greil (formes Fuiller, Teiller, Telliet, Grel) est l'un des mieux suivis, avec six baptêmes entre 1738 et 1756 ; Marie Greil meurt en 1788 à 75 ans, Léonard en 1792 à environ 80 ans. Les Bizat sont attestés avec Louis Bizat et Jeanne Lagarde, dont la fille Jeanne, née en 1765, correspond très probablement à la future épouse de Pierre Missègue puis de Barthélemy Peytou — le remariage de 1804 nomme ces parents, mais avec une année de naissance incohérente (1735), qu'il ne faut pas réécrire dans la transcription.Rapprochement solide, année divergente conservée
Le 22 juillet 1786, le baptême de Pierre, fils de Pierre Telliet et Marguerite Guillien, « du village de Rouna », montre la famille toujours en place à la veille de la Révolution. Le lien entre les Teillet et les Longis ne s'éclaircira que bien plus tard, en 1838 : au mariage de Margueritte Longis, Pierre Teillet père est dit son frère utérin (de même mère) — une même mère pour les deux lignées, sans que cela transforme automatiquement tous les Teillet et tous les Longis du village en une fratrie certaine.Lu sur l'original
D'autres couples jalonnent le village avant la Révolution : Antoine Aubard et Jeanne Durestal, Raymond Monceau et Marie Bonamy, Jean Delcros et Marguerite (ou Françoise) Delmas, Pierre Aubard et Marie Langlade. Marc Gaudy et Françoise Priat s'y installent à la même époque ; Marc, venu de la paroisse de Vern, y meurt en janvier 1798.Lu dans un relevé seulement
Pierre Missègue, tailleur de pierre, et Jeanne Bizat ont des enfants à partir de 1789 ; Pierre meurt en 1802, et sa veuve se remarie le 3 novembre 1804 avec Barthélemy Peyton, veuf, métayer (qui cultive une terre contre une part de récolte) de Pomegal — le domicile de la mariée est alors Rounat. Le 5 août 1823, leur fils Jean Missègue, tailleur de pierre né à Rounat, épouse Antoinette Doyen ; trois de leurs fils, tous prénommés Pierre, sont nés entre 1824 et 1830. En 1846, les trois frères, âgés de 22, 18 et 15 ans, sont réunis dans un même ménage et tous inscrits comme maçons — une organisation familiale du travail directement lisible dans le recensement.Lu dans le recensement
Le 25 janvier 1832, Pierre Peytou, tailleur de pierre né et domicilié à Rouna, fils de Barthélemy Peytou et Jeanne Bizat, épouse une femme dont le prénom et le nom se lisent difficilement (Clémentine ou Armande Dumond [?]), venue de la Grande Borie de Saint-Georges. Leur fille Clémentine Peytou, née à Rouna le 7 avril 1833, épouse Jean Rouchon, de Lapeyrouse, le 10 octobre 1848 ; le père de la mariée est expressément maçon. En 1851, le recensement réunit Pierre Peytou, maçon et propriétaire, sa femme, sa fille Clémentine, son gendre Jean Rouchon et leur petite Anne — cinq personnes d'un même ménage, nommément retrouvées dans la liste nominative. Lu dans l'acte et le recensement
Le 20 août 1867, leur fille Anne Rouchon épouse Pierre Lafaye, forgeron, originaire du Pigat. L'acte renvoie à un contrat du 5 août 1867 passé devant Me Larobertie, notaire à Sainte-Alvère — des minutes aujourd'hui identifiées (3 E 21723) mais non encore ouvertes, qui pourraient préciser apports et clauses de résidence sans qu'on puisse, à ce stade, en déduire une transmission de maison ou de forge.Contrat identifié, non consulté
Le recensement de 1881 place le ménage Lafaye, sous le prénom erroné « Gervais » (l'état civil dit Pierre), avec sa femme Anne Rouchon et sa belle-mère Clémentine Peytou, dans un bloc commun à Rounat et Bélair. Le ménage disparaît de la liste de 1891 sans qu'aucune vente n'ait été retrouvée pour dater son départ.
Au début du XIXe siècle, un autre Lambert, Pierre, dit Garrigou, cultivateur, meurt en 1858 ; son fils, né en 1828, devient charron. La fille de ce dernier, Anne Lambert, née en 1869, est tailleuse de robes lorsqu'elle épouse Jean Ludovic Coste, tailleur, le 18 octobre 1890 — un métier féminin nommément attesté. Une continuité patronymique avec les Lambert du XVIIe siècle est possible ; les générations intermédiaires ne permettent pas de l'affirmer comme une lignée ininterrompue depuis 1669.Continuité possible, non démontrée
Les actes révolutionnaires nomment Fronton Longis et Marguerite Guillien à Rounat, avec plusieurs enfants entre 1793 et 1807. La lignée se déplace ensuite à Constant : décès de Fronton en 1818, mariage d'une fille en 1825, naissance d'Antoine Longis le 8 janvier 1836, fils de Pierre Longis et Marie Verrouil, tous deux domiciliés à Constant. Le mariage de Margueritte Longis avec Antoine Chadourne, le 15 octobre 1838, relie de nouveau les deux hameaux : la mariée, née à Rouna, demeure à Constant avec sa mère, et c'est cet acte qui établit la parenté utérine avec Pierre Teillet.
Pierre Longis et Marie Verrouil sont de retour à Rouna dès la liste de 1841 ; Pierre y est propriétaire en 1846. Leur fils Antoine épouse Marie (ou Jeanne) Chouri. Leur fils, Pierre Édouard Longis, naît le 1er octobre 1862 à Rounat : l'extrait officiel conservé dans son dossier de Légion d'honneur nomme Antoine, 26 ans, et Marie Chouri, 23 ans — les actes postérieurs et les recensements donneront plutôt Jeanne.Lu sur l'original
Le dossier de Légion d'honneur apporte une source administrative directe et indépendante des registres locaux : conseiller municipal depuis 1888, maire depuis 1892, Pierre Édouard Longis est proposé à la décoration en 1926, nommé chevalier par décret du 9 juillet, et reçu le 5 décembre 1926 par le député Georges Faugère.Lu sur l'original
Sa résidence à Rouna est attestée indépendamment de la décoration : la naissance de sa fille Antoinette, le 6 février 1897, le domicilie « village de Rounat », comme son épouse Léonie Borde. En 1926, le ménage du maire est le seul recensé au village : deux personnes, une maison. La presse le donne encore élu en 1919, 1925 et 1929 ; le recensement de 1936 le maintient à Rouna avec Léonie.Liste exhaustive des mandats à établir en mairie
Louis Lareine naît le 29 février 1892, à quatre heures du soir, au village de Rounat, de Charles Lareine, 27 ans, et Marie Rabier, 19 ans, cultivateurs domiciliés au lieu. La date, bissextile, est lisible sans ambiguïté sur l'acte et se retrouve dans la transcription militaire de son décès.Lu sur l'original
La transcription reçue à Saint-Félix le 4 décembre 1918 rapporte sa mort le 16 juin 1918 à 18 h 15, à Montecchio Maggiore, en Italie, à l'ambulance 227, des suites de blessures de guerre. L'acte le dit soldat de première classe, au 108e régiment d'infanterie, 5e compagnie. Le relevé de Mémoire des hommes donne, lui, le 29 mars 1892 et « deuxième classe » : ces divergences sont signalées sans qu'on ait revu la fiche militaire elle-même — le fait sûr reste la naissance à Rouna, confirmée par deux actes civils.Actes civils
Le sommet observé dans les listes exploitées est 1846 avec 39 personnes, dix maisons et dix ménages — sans qu'il s'agisse forcément du maximum historique du village. Le passage à huit personnes en 1891, puis à deux en 1926, marque une forte réduction, documentée par les actes (décès, remariages, départs) sans qu'aucun document n'attribue toute l'évolution à une cause unique.
| Année | Maisons | Ménages | Personnes | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1841 | — | 8 | 29 | 6 MI 22, p 07 G-D |
| 1846 | 10 | 10 | 39 | 6 MI 22, p 07 D-p 08 G |
| 1851 | 7 | 7 | 26 (24 au récapitulatif) | 6 MI 22, p 11 G |
| 1861 | 7 | 8 | 22 | 6 MI 22, p 03 G-D |
| 1872 | 5 | 5 | 18 | 6 MI 22, p 05 D-p 06 G |
| 1881 | 4 | 4 | 16 (Rounat et Bélair réunis) | 6 MI 22, p 06 G |
| 1891 | 3 | 3 | 8 | 6 MI 150, p 07-08 |
| 1901 | 2 | 2 | 7 | 6 MI 161, p 06 |
| 1926 | 1 | 1 | 2 | 6 M 378, p 04 G |
| 1946 | 2 | 2 | 4 | 106 W 71, p 03 D |
Le bloc de 1836 est une reconstitution rétrospective, non un total inscrit comme tel dans le registre ; les années 1886, 1896 et 1906 sont absentes du dossier exploité, et 1911 manque pour le canton. Le total de quatre habitants parfois cité pour 1951 n'a pas pu être relocalisé dans les fichiers consultés : il est exclu de cette série.Série incomplète, jalons exclus signalés
La feuille A2 de la section de La Vernelle, cote 3 P 3 4618, porte le nom Rouna. Le noyau est formé de sept ensembles bâtis disjoints ; si l'on compte séparément les trois divisions de la longue construction du nord, on obtient neuf unités graphiques — une différence de mode de comptage, non deux états successifs. Un polygone bâti n'indique à lui seul ni une maison habitée ni un foyer.Comptage non tranché au pixel près
Le dessin montre un ensemble en U au sud, une longue construction divisée au nord, un bâtiment en retour d'équerre à l'ouest, un petit bâti au centre, et deux constructions à l'est de taille inégale. Des surfaces colorées près du noyau peuvent figurer de l'eau ou un aménagement humide ; sans légende ni observation de terrain, elles ne peuvent être baptisées lavoir, vivier ou étang.
Vers 1884, Brugière compte cinq maisons à « Rounat », à deux kilomètres et demi au nord-ouest du bourg — un chiffre d'observation, pas une statistique cadastrale.
Sur Belleyme, à la fin du XVIIIe siècle, un symbole de hameau est nommé, mais l'initiale hésite selon les exemplaires entre Bounat [?] et Rounat [?] : le lieu est identifié par sa position, non par une lecture assurée de la première lettre.Initiale incertaine
Une concordance parcelle par parcelle entre le cadastre de 1824, la rénovation (dont la feuille couvrante manque parmi les plans de 1956 obtenus) et le plan actuel reste à établir : le rapprochement visuel entre les états successifs suggère des continuités, mais ne date pas les maçonneries actuelles.
Les données géographiques identifient le lieu-dit cadastral ROUNA, section A, sur environ 19,88 hectares, avec 67 parcelles. La BD TOPO le qualifie de lieu-dit habité, avec des adresses relevant de la route des Étangs ; elle y compte douze objets bâtis pour une emprise totale d'environ 1 018 m², dont trois d'usage résidentiel — un chiffre de classification, pas un nombre de maisons habitées ou de ménages.Classifications non superposables
L'agriculture demeure visible : le RPG 2024 (registre parcellaire graphique) déclare environ 7,81 ha de surfaces agricoles dans le lieu-dit, dont 3,36 ha de châtaigniers, 3,32 ha de prairie permanente et 1,12 ha de culture pérenne à forte biomasse. Un document précis éclaire la châtaigneraie : la décision préfectorale du 19 février 2016, dossier 2016-0070, concerne le défrichement projeté de 8 880 m², parcelles A328, A329, A397 et A442p, pour étendre un verger contigu de châtaigniers à fruits — l'administration renonce à une étude d'impact. Le texte décrit un projet et une décision procédurale ; il ne prouve pas à lui seul que les travaux ont été réalisés.Lu sur l'original
Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal), dans sa version du 26 novembre 2024, repère à Rouna une grange, parcelle A0347, code CDSFV04, dans sa liste des bâtiments susceptibles de changement de destination — une inscription qui ne constitue pas la preuve d'une transformation réalisée.
Le dictionnaire de Gourgues (1873) situe l'attestation la plus tardive de son fichier, un acte notarié de 1746 sans notaire ni cote — plus récent que les mentions paroissiales, et resté introuvable dans la collection Lespine aux Archives nationales.Acte non localisé
Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés très largement pour les familles et les jalons cités ; ce qui manque tient surtout aux matrices cadastrales et à quelques minutes notariales déjà identifiées mais non ouvertes.
État de sections A à E : relever toutes les parcelles autour du nom Rouna sur A2, puis leurs propriétaires et natures — distinguer maisons, bâtiments ruraux, cours et jardins ; contrôler les numéros du plan.
Matrice bâtie et non bâtie, 1826 : première chaîne de propriété par parcelle, avec les liens possibles vers Lambert, Missègue, Peytou et Longis.
Minutes de Pierre Jules Larobertie, notaire à Sainte-Alvère : le contrat du 5 août 1867, Lafaye-Rouchon — apports, dot et éventuelle transmission immobilière.
Répertoire Larobertie et double judiciaire, pour localiser d'autres actes des mêmes familles.
Matrice bâtie de 1882 : passage du bâti de 1824 aux maisons de la fin du XIXe siècle, démolitions et constructions nouvelles.
Matrices non bâties (1914-1955) et bâtie (1910-1955) : évolution des terres des Longis et des autres propriétaires pendant le recul démographique.
Le contrat du 15 octobre 1890, Coste-Lambert, devant Me Lebœuf : dot et situation de la tailleuse de robes Anne Lambert.
Collection du vicomte de Gourgues : c'est là que devrait se trouver, s'il existe encore, l'acte notarié de 1746 cité sans notaire ni cote.
Délibérations et élections municipales de 1888, 1892 et 1935 : début, réélections et fin exacte du mandat de Pierre Édouard Longis.
Fiche matricule de Louis Lareine (2R, matricule de recrutement 1040 signalé par Mémoire des hommes) : trancher les divergences de date et de grade sans confondre ce matricule avec le matricule au corps 4594.
La recherche en ligne ne propose que les feuilles A1 et C1 de 1956 pour la commune, qui ne couvrent pas Rouna : le chaînon manquant entre 1824 et le cadastre actuel reste à demander.