Dossier d'archives · Dordogne
Un village de laboureurs (cultivateurs) déjà nommé « Caqueroussy » en 1668, resté deux ou trois ménages pendant deux siècles et demi, sous une cour du cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) à laquelle s'accolent aujourd'hui trois granges repérées pour devenir des logements. On y suit sur trois cents ans les mêmes quelques familles — Lavignie, Bouyna, Tauva, Carbonnel, Chort, Lacombe — sans jamais y trouver de seigneur ni de maison noble : seulement des laboureurs, des métayers (exploitants qui partagent la récolte avec le propriétaire), un maçon et une couturière, dont le nom du lieu hésite sans fin entre « Caque- » et « Cave- ».
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Caveroussie se trouve au sud de la vallée de la Louyre et du Moulin Bessou, au nord-est de La Ruffie. Le chemin de Caveroussie dessert un groupe compact de maisons et de dépendances ; les photographies aériennes y montrent des pièces agricoles ouvertes, bordées de bois et de haies. Le Moulin Bessou est un lieu distinct : les actes montrent des liens de voisinage et de parrainage (être parrain ou marraine au baptême) avec ses habitants, mais ne font pas de Caveroussie un moulin. Plan IGN, photos aériennes
Le lieu habité et le lieu-dit cadastral ne se confondent pas. Le relevé cadastral contemporain attribue au nom CAVEROUSSIE environ 33,07 hectares, en section D, répartis sur 60 parcelles : un périmètre qui inclut des terres et des bois loin des habitations, à ne confondre ni avec une propriété unique, ni avec les limites d'une exploitation ancienne.
Les qualifications attestées varient selon le document : village en 1668, métérie en 1791, maison isolée dans la rubrique du recensement de 1841, écart puis hameau chez Gourgues en 1873 — qui range pourtant sous cette dernière étiquette deux ménages, en 1841, sous « maison isolée ». Ce sont des usages de rédacteurs, pas un statut juridique uniforme.Vocabulaire des sources, non un rang
Deux séries se disputent le nom : Caque-/Cague-/Quaque-, qui domine longtemps dans les actes, et Cave-/Cava-, visible dès le XVIIIe siècle, sur les cartes et sur le cadastre de 1824. Ce n'est donc pas un changement administratif survenu d'un coup au XIXe siècle : le registre donne Caveroussi dès le 9 août 1768, tandis que Caqueroussie se rencontre encore au début du XXe siècle.
La finale varie tout autant : -oussi, -oussy, -oussie, -ouci, -ouzi [?], avec parfois un t, un f apparent, ou une suite de lettres douteuse dans la cursive. En 1758, l'original montre des s longs — Caguerouſſi — que la transcription avait lus « Caguerouffi » : une habitude d'écriture, pas une prononciation avec f. Lu sur l'original, s longs identifiés
Le Dictionnaire topographique de Gourgues (1873) porte deux entrées : « Caquerouci », écart de Saint-Félix-de-Villadeix, page 54 ; « Caveroussy », hameau de Saint-Félix-la-Linde — une autre commune —, page 59. La seconde notice renvoie à A. Jud., les annonces judiciaires, sans date ni référence exploitable : une piste de vente judiciaire antérieure à 1873, encore sans vendeur ni acquéreur ni prix.
Étymologie : non établie. Aucune explication propre à ce nom n'a été retrouvée dans les sources consultées. Les graphies tardives ne suffisent pas à choisir entre un nom de personne, une formation occitane ou une désignation du terrain ; aucun développement sur une « cave », une « roche » ou une couleur ne peut être donné comme acquis.Recherche à poursuivre en 48 J 63
La pièce la plus prometteuse est 48 J 63, dans le fonds du château de la Gaubertie. L'inventaire place sous « Métairies (d'Antonne à Saint-Front-d'Alemps) », article globalement daté 1630-1880, la rubrique « Saint-Félix-de-Villadeix. Rabard et Caqueroussie (1630-1669). » Cette analyse figure dans l'inventaire en ligne des AD24 ; les originaux ne sont pas numérisés dans le dossier disponible.Inventaire lu, originaux non lus
La distinction est décisive : 1630 est la borne de la rubrique commune aux deux métairies, Rabard et Caqueroussie, pas encore la date d'un acte de Caveroussie identifié. Le classement sous une seule cote ne démontre pas davantage que les deux biens avaient alors le même propriétaire. L'alliance de Jeanne de la Gaubertie avec Guillaume de Rochon, sieur (titre porté par un notable) de Saint-Félix, et une institution d'héritier en 1675 sont signalées dans le même fonds (48 J 2, 13, 26) : elles peuvent expliquer l'entrée de papiers de Saint-Félix dans ce chartrier, mais leur rapport exact avec Caveroussie reste à établir — Guillaume de Rochon ne peut pas être inscrit comme propriétaire de cette métairie sur ce seul rapprochement.
Aucune charte médiévale nommant sûrement ce lieu n'a été trouvée dans les matériaux consultés. Le cadre est celui de la châtellenie puis baronnie de Montclar, dont relève toute la paroisse (circonscription ancienne, devenue la commune) de Saint-Félix ; aucun terrier ni hommage propre à Caveroussie n'a ici été lu, et rien n'indique un repaire noble, une chapelle, un château ou un souterrain à cet emplacement. L'absence de document identifié dans cette enquête n'est pas une preuve d'absence ancienne.
Le 29 juillet 1668, Jeanne Lareynie [?] (lecture incertaine), âgée de quinze jours, est baptisée. Son père, laboureur — le prénom se lit Symon [?] —, et sa mère Jeanne Petit habitent le « village de Caqueroussy » dans la présente paroisse. Le nom du lieu est plus sûr que plusieurs identités, très pâles sur l'original ; c'est la plus ancienne mention précisément datée et lue directement sur l'original, qui prouve un village habité et une famille de laboureur — sans révéler le propriétaire de la terre. L'acte se lit plutôt « Lareynie » (lecture encore incertaine) ; ce serait alors le nom de la famille Lareynie attestée à Caqueroussy en 1693.
À partir de 1671, Antoine/Toni Lavinie, laboureur, et Jeanne Marcie/Mercié/Mercier forment le ménage le mieux suivi : huit enfants leur sont attribués entre 1671 et 1689, sous les graphies Lavinie, Laveynie, Lavgnie, Larvenie, Larrenie. Ces laboureurs sont reliés à des familles de Lalande, Berthier, La Pouleille et Lapeyrouse. Le mariage de Jean Lavinie de Bertie avec Jeanne de Leros de Langlade, le 11 février 1676, donne un lien plus fort : Toni Lavinie de Caveroussie y est expressément nommé son frère. L'acte est bien du 11 février : le mot se lit « fevrier », nettement distinct du « Janvier » des actes du haut de la page ; l'acte se place d'ailleurs entre des actes du 16 janvier et du 16 février 1676. Sa suite se trouve deux vues plus loin (le registre comporte une vue en double prise). Lu sur l'original
Le 1er décembre 1693, la sépulture de Jeanne Mercieu [?], 55 ans, nomme Thony Lareynie son mari et Guinot Lareynie son fils, tous deux laboureurs à Caqueroussy — une parenté explicite sur deux générations. À côté, les Lambert forment un autre réseau : Pierre Lambert, dit Lantijou [?], charpentier puis laboureur, Gilles Lambert et Marie Lafaye, dont le fils est baptisé en 1673. La sépulture de Marguerite Vosset/Rousset [?], en 1674, lui donne environ quatre-vingt-dix ans — l'original portant « huictante dix », et non quatre-vingts. La présence agricole n'exclut pas l'artisanat : Claude Perrot, laboureur, est dit « tonnier » en 1685 ; en 1688, une veuve du lieu épouse le meunier Jean Chadourne, dont le moulin n'est pas nommé — ce mariage ne localise aucun moulin à Caveroussie.
Les registres conservés ne permettent pas une continuité familiale sûre entre 1707 et 1743 : les baptêmes de 1707 (Delanez–Dauna, Boyssel–Gous) sont les derniers actes bien datés avant une lacune de trente-six ans. Les lacunes du registre doivent être distinguées d'un abandon du lieu — aucun abandon n'est démontré.
En 1743, Pierre Tridas et Léonarde Virol habitent Caveroussie. Le couple Étienne Chort–Marguerite Rey y est suivi par trois filles entre 1745 et 1755, avec des parrains venus de La Veissière (Clermont), de Lapeyrouse, de Castang (Saint-Marcel) et de Langlade — rien ne prouve que les Chort du XIXe siècle en descendent. Jean Fromentière et Catherine Reymondie, attestés de 1747 à 1761, ont six enfants nommés ; leurs parrains les relient aux moulins voisins — de R[…] et Rabard — sans qu'aucune maîtrise de moulin ne soit démontrée pour le ménage.
Le dernier quart du siècle montre plusieurs couples successifs — Perrot–Aubard, Beney–Lafaye, Gizat–Vincent, Maury–Pizat, Chort–Vincent, Jammet–Rey — sans qu'on puisse dire combien de logements étaient occupés en même temps. Enfin, le 5 octobre 1791, le curé enterre Pierre Rouchou [?], 20 ans, décédé à la « métérie de caqueroussi » après avoir reçu les sacrements : le mot est lu sur l'original. Il atteste une désignation agricole du lieu ; le jeune homme n'est appelé ni métayer ni propriétaire.Lu sur l'original
La Révolution ne fait pas disparaître le lieu des actes : Jean Jammet et Jeanne Rey, déjà parents en 1792, ont une autre fille en 1794. Au début du XIXe siècle, le patronyme Jeanbouyna — réduit à Bouyna, ou transcrit Jeanbouygnat, Jeanbouynac, Bournat — revient de façon répétée. En 1815, Élie Lavergne est explicitement laboureur métayer à Caveroussie ; il devient en 1821 beau-père de Jean Farge, installé à Rabard : un lien familial vers Rabard, sans filiation démontrée avec les Lavignie du XVIIe siècle.
La naissance de Catherine est déclarée le 5 mars 1815 pour le 4 mars, fille de Léonard Jean Bournat [?] et Pétronille Coutaud [?]. Or son mariage du 14 février 1832 lui donne pour parents Antoine et Catherine Coutaud, avec une naissance datée du 3 mars ; son décès en 1875 reprend encore Antoine et Catherine Couleaud. Les écarts portent sur les prénoms et sur le jour, non sur la seule orthographe : les trois états du dossier sont conservés côte à côte.Identités à ne pas harmoniser sans preuve
Le mariage de Catherine Jeanbouyna et Jean Caubat [?] relie en 1832 une jeune femme de Caveroussie à un cultivateur de La Pelondie, Saint-Marcel ; les actes ultérieurs écrivent surtout Tauva, Taura, Taurat, parfois Caura. En 1841, les Bouyna–Coutan–Touva sont recensés non pas à Caveroussie mais au Sirié, à quelque distance : leur fille Marie Tauva naît au Sirié le 11 février 1842, acte confirmé. Or son mariage de 1869 lui attribue au contraire Caveroussie comme lieu de naissance — une contradiction entre les deux actes, réelle, et conservée sans arbitrage.Deux actes, deux lieux de naissance
Le retour d'un ménage Tauva–Bouyna à Caveroussie est attesté en 1845. En 1851, la famille se regroupe autour de Léonard Bouyna, 61 ans, propriétaire cultivateur, avec Catherine Coutou, leur gendre Jean Tauva, son épouse Marie Bouyna et quatre enfants. Le second ménage du village est alors celui de Pierre Rolland, métayer — le recensement ne dit pas de qui il tient la terre. La liste nominative de 1851 compte quinze personnes nommées en deux ménages ; la page de récapitulation du même registre en additionne dix-sept : une discordance interne, visible par simple addition des deux tableaux, laissée sans arbitrage. Discordance constatée sur les deux pages
Deux mariages de 1855 ouvrent d'autres branches. Le 18 septembre, Jean Carbonnel, de La Blénie, épouse Catherine Tauva, née à Tiregand (Saint-Marcel) ; leur contrat est reçu le 21 août 1855 par Me Labat, à Beauregard. En 1872, le recensement dénombre à Caveroussie quatre maisons, quatre ménages, seize personnes : les Faure, les Carbonnel, les Chort, et un petit ménage formé de Jean Tauva, cordonnier, et Anne Lambert.
Le 4 février 1869, Pierre Chord, 26 ans, maçon de Saint-Julien-de-Crempse, épouse Marie Tauva, 26 ans, cultivatrice, native — dit l'acte — de « Caqueroussie » ; c'est cet acte qui contredit la naissance au Sirié de 1842. Leur contrat est passé le 23 janvier 1869 devant Me Boisserie, à Bergerac. Les alliances des Carbonnel se précisent ensuite : le 2 mars 1878, Catherine Carbonnel épouse Joseph Blancher, maçon de Castang (contrat du 7 février 1878, Me Larobertie, Sainte-Alvère) ; le 27 octobre 1880, Marie Carbonnel, fille de Pierre et de Catherine Tauva, épouse Mathieu Lacombe, cultivateur né à Bassac, Beauregard — contrat du 5 octobre 1880 devant Me Le Bœuf, à Beauregard. Lu sur l'original, contrats datés
Le recensement de 1881 confirme la cohabitation Lacombe–Carbonnel : Mathieu Lacombe est gendre du chef Jean Carbonnel. En 1899, Jean Carbonnel, 70 ans, propriétaire cultivateur, veuf de Catherine Tauva, meurt au lieu ; la succession à l'intérieur du ménage est visible, mais la transmission juridique des parcelles n'a pas encore été lue. Une fille, Meynille, naît le 7 septembre 1888 : le prénom « Hypsille [?] » d'un index de naissance est corrigé d'après la marge et le corps de l'acte — le mariage et la signature de 1906 confirment Meynille. Prénom corrigé
Le 15 décembre 1906, Meynille Lacombe, dix-huit ans, fille de Mathieu Lacombe et de Marie Carbonnel, propriétaires cultivateurs à Caveroussie, épouse Jean Lachaize, cultivateur de Pressignac. Le contrat date du 6 décembre 1906, devant Me Pazat, à Lanquais — sa cote de minutes n'a pas encore été retrouvée. En 1921, le ménage regroupe Mathieu et Marie Lacombe, leur fille et leur gendre Lachaize, et deux petites-filles : trois générations sous un même toit, encore visibles en 1926.Lu sur l'original, signatures nettes
Les Chort/Chord associent agriculture et maçonnerie : le 16 avril 1900, Pierre Chord fils, maçon, épouse Jeanne Jouhannau. Son père, Pierre Chord, meurt le 30 avril 1908 ; l'acte de décès lui attribue par erreur les parents de son épouse, Jean Tauva et Catherine Bouyna, au lieu des siens propres — une anomalie de l'original, très probablement une confusion avec les beaux-parents dans la rédaction de l'acte, non une erreur de lecture de ce dossier.Anomalie de l'acte original
Les Faure, puis leurs gendres Labouroux et Raynaud, et les Faucher, cantonnier puis ménage de six personnes en 1946, occupent le troisième ménage du village au XXe siècle. En 1946, la liste nominative donne trois maisons, trois ménages, onze habitants : Faucher, la veuve Lachaize (née Meynille Lacombe) et la veuve Chort. Une fiche volante, datée du 15 février 1951 et intercalée dans le même registre, inscrit Caverousse : 3 maisons, 3 ménages, 10 habitants — mais elle annonce en tête reprendre le recensement de mars 1946 : ce n'est pas un nouveau dénombrement de 1951, simplement une discordance avec les onze de la liste nominative.Discordance conservée
Sur la section D, 2e feuille (3 P3 4624), le nom Caveroussie est écrit à l'est d'un groupe compact. Un long corps orienté est-ouest ferme le nord — deux parties colorées accolées, la partie orientale présentant un décrochement — et deux emprises plus petites se trouvent à l'ouest et au sud de la cour, qui porte le numéro 248. On peut ainsi compter quatre masses colorées, sans en tirer quatre logements ni quatre propriétaires.Lecture de plan, pas un dénombrement de logements
Cassini figure un lieu habité sous le nom Caverousy [?], au voisinage de « la Ruffy ». Belleyme, planche 22, porte Caquerouzi [?], avec un petit signe bâti au sud de Bessou. La carte d'État-major, couche 1820-1866, donne Caver[o]ussie près de plusieurs petits rectangles carmin : un groupe resserré dans un paysage de champs et de bois, sans qu'un comptage précis de maisons soit fiable sur ce dessin.
Vingt-huit ans après la première mission aérienne conservée pour la commune, la couche 1950-1965 montre le noyau central maintenu, des parcelles agricoles étroites et une desserte déjà en place. La couche 1965-1980 garde le même secteur bâti, avec des pièces agricoles agrandies. L'orthophotographie récente (photo aérienne) distingue le noyau ancien d'une construction séparée à l'est, desserte ramifiée, bois et haies en périphérie — sans qu'aucune de ces images ne soit datée avec précision au-delà du nom de sa couche.Vols non datés précisément
Le document du PLUi-H consacre trois fiches à Caveroussie, qui localisent et photographient trois constructions repérées pour un changement de destination vers le logement — une grange sur la parcelle D 0209 (fiche CDSFV20), un hangar sur D 0216 (CDSFV21), une grange sur D 0375 (CDSFV22). Ce repérage ne prouve ni une autorisation individuelle déjà délivrée, ni la réalisation des travaux.Repérage, pas une autorisation
Fiches réalisées le 6 novembre 2024 ; attribution CC Bastides Dordogne-Périgord / Citadia Conseil, fonds cartographiques DGFIP © 2022 / IGN.
Les nombres ci-dessous viennent des rubriques du lieu, non d'une interpolation entre naissances et décès. Les années absentes ne signifient ni disparition du lieu ni population nulle ; 1836 reste un rattachement probable, le registre ne donnant pas les noms des villages cette année-là.
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Composition et réserve |
|---|---|---|---|---|
| 1841 | — | 2 | 11 | Large–Anglond et servante : 3 · Aubard–Beney : 8 |
| 1846 | 2 | 2 | 13 | Bouyna–Coutau–Taura : 7 · Rolland–Marty : 6 |
| 1851 | 2 | 2 | 15 nommés | Rolland : 7 · Bouyna–Tauva : 8 ; récapitulation : 17 |
| 1856 | 2 | 2 | 12 | Tauva–Bouyna–Carbonnel : 7 · Fréri : 5 |
| 1861 | 2 | 2 | 14 | Tauva–Bouynat–Carbonnel : 8 · Gagnou : 6 |
| 1866 | 2 | 2 | 13 | Carbonnel : 7 · Caunat/Taunat [?] : 6 |
| 1872 | 4 | 4 | 16 | Faure : 5 · Carbonnel : 4 · Chort : 5 · Tauva–Lambert : 2 |
| 1876 | 3 | 3 | 13 | Faure : 4 · Carbonnel : 4 · Chort : 5 |
| 1881 | 3 | 3 | 13 | Carbonnel–Lacombe : 4 · Chort : 5 · Faure : 4 |
| 1891 | 3 | 3 | 12 | Faure : 3 · Carbonnel–Lacombe : 5 · Chort : 4 |
| 1901 | 3 | 3 | 9 | Trois ménages de 3 ; « Labatut » lu dans la colonne prénom de Chort, à ne pas confondre avec une nouvelle lignée |
| 1921 | 3 | 3 | 14 | Labouroux : 4 · Lacombe–Lachaize : 6 · Chort : 4 |
| 1926 | 3 | 3 | 14 | Faucher : 4 · Chort : 4 · Lacombe–Lachaize : 6 |
| 1931 | 3 | 3 | 16 | Faucher : 7 · Lacombe–Lachaize : 5 · Chort : 4 |
| 1936 | 3 | 3 | 9 | Chort : 3 · Lachaize : 4 · Raynal : 2 |
| 1946 | 3 | 3 | 11 | Faucher : 6 · veuve Lachaize : 3 · veuve Chort : 2 |
Dans les listes effectivement disponibles, le lieu oscille entre 9 et 16 personnes de 1841 à 1946, avec généralement deux puis trois ménages, et une pointe à quatre en 1872. Ces variations tiennent à la composition des foyers autant qu'à l'occupation du bâti : 1931 et 1936 donnent tous deux trois maisons, mais seize puis neuf habitants — on ne peut pas traduire mécaniquement une baisse de population en disparition de constructions. Les recensements 1886, 1896, 1906 et 1911 ne sont pas représentés dans le dossier livré ; aucun chiffre n'a été inventé pour combler ces intervalles.Recensements manquants, non comblés
Caveroussie demeure un lieu habité, desservi par le chemin du même nom. Le nom est identique sur le plan IGN, les fiches du PLUi-H et le cadastre actuel ; le bâti résidentiel coexiste avec des dépendances agricoles en pierre ou en bois, des espaces ouverts et des boisements périphériques. L'extraction géographique de septembre 2026 dénombre, sur le périmètre cadastral du lieu-dit, 11 emprises en dur et 3 légères au cadastre, contre 13 bâtiments dans la BD TOPO, pour environ 1 189 m² d'emprise totale — des objets de bases de données, définis et mis à jour différemment, ni un recensement de personnes ni un dénombrement certain de maisons occupées.
Dans le zonage du PLUi-H, le périmètre de 33,07 ha se partage entre zone naturelle, environ 17,28 ha, et zone agricole, environ 15,79 ha. Les croisements environnementaux placent environ 12,85 ha du lieu-dit dans la ZNIEFF de type 1 n° 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas ». Le registre parcellaire graphique 2024 y relève environ 1,18 ha déclarés, dont 0,94 ha de luzerne. Deux établissements individuels fermés, datés 1995-2004 et 2003-2007, sont signalés dans l'extraction SIRENE fournie — sans constituer un inventaire exhaustif des activités actuelles.Résultats d'extraction, pas un relevé de terrain
Le dossier repose sur 175 actes sélectionnés dans les relevés des registres établis pour cette étude — 76 actes paroissiaux et 99 actes d'état civil —, sur dix-sept millésimes de recensement, deux relevés du cadastre 1824, trois notices cartographiques historiques et les extraits aériens, IGN et LiDAR. Aucune qualité de « sieur de Caveroussie » n'y a été repérée. Ce qui manque encore tient dans quelques cartons que personne n'a numérisés.
Château de la Gaubertie, rubrique « Rabard et Caqueroussie, 1630-1669 » : quel acte nomme le lieu avant 1668 ? Qui possède, qui exploite, quels confronts, quelles redevances ? Inventaire lu, originaux non lus.
État de sections et matrice (registre des propriétaires) ouverte en 1826 : propriétaire, nature et contenance des parcelles D 247-250 de 1824, identification de la cour 248.
Matrices bâties de 1882 et 1910-1955, matrice non bâtie 1914-1955 : relier les maisons aux Carbonnel, Chort, Faure et Lacombe, dater les constructions et transformations.
Minutes et répertoires de Me Labat, Beauregard, 1854-1855 : contrat du 21 août 1855, Carbonnel–Tauva.
Minutes de Me Boisserie, Bergerac, 1869 : contrat du 23 janvier 1869, Chord–Tauva ; situation de Marie Tauva et de Catherine Bouyna.
Minutes et répertoire de Me Larobertie, Sainte-Alvère, 1878 : contrat du 7 février 1878, Blancher–Carbonnel.
Minutes et répertoire de Me Le Bœuf, Beauregard, 1880 : contrat du 5 octobre 1880, Lacombe–Carbonnel ; transmission des droits au profit du couple.
Minutes de Me Le Bœuf, 1900 : contrat du 10 avril 1900, Chord–Jouhannau.
Le contrat du 6 décembre 1906, Lachaize–Lacombe, devant Me Pazat : l'inventaire retrouvé pour cette étude s'arrête aux articles 1895-1900 ; rechercher le versement complémentaire.
Absents du dossier livré ; les exemplaires communaux, s'ils subsistent, combleraient les quatre intervalles.