Dossier d'archives · Dordogne

Castang
en Villadeix

Neuf parcelles de prés au bord du ruisseau de Barbeyrol, au pied du Cirier — et un piège pour qui les confond avec le village voisin du même nom. Un « Castang » habité existe bien tout près, mais de l'autre côté de l'eau, en commune de Saint-Marcel-du-Périgord : quatorze mentions d'archives, de 1670 à 1843, s'y rapportent sans ambiguïté. Sur la rive de Saint-Félix, le nom n'apparaît que sur le cadastre actuel, jamais sur celui de 1824 : une bande de terres restée, aussi loin qu'on la suive, sans maison et sans histoire nominative propre.

44,90949° N — 0,68045° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, parcelles 320-328, 5,35 ha Non bâti
1670-1674Castaingvillage « paroisse de St Marcel », 5 E 409/1
1695 · 1757-1770Castangmême village, 5 E 409/2-3
1744-1754Castan / Castantvariantes du même village
v. 1770le CastangBelleyme, planche 22, rive sud du ruisseau
1797castan« commune de St Marcel », état civil
2016 →CASTANGcadastre actuel, parcelles D 320-328 de Saint-Félix
Le siteDeux Castang, une rivière

Un nom, une commune de plus

Le lieu-dit cadastral « CASTANG » de Saint-Félix-de-Villadeix est une bande de terres allongée dans le fond de vallée, entre le ruisseau de Barbeyrol et le bas du versant du Cirier. Le cadastre actuel y compte neuf parcelles, D 320 à D 328, pour une surface recalculée de 5,3523 ha. Aucun bâtiment cadastral n'y figure dans les données consultées : ce sont des terres, pas un écart habité identifié par l'enquête. Cadastre Etalab, calcul personnel

À environ 704 mètres au sud-sud-ouest, de l'autre côté du ruisseau, se trouve un second objet cadastral et IGN portant exactement le même nom : le village habité de Castang, classé par l'IGN « Lieu-dit habité », qui relève d'une commune distincte, Saint-Marcel-du-Périgord (24445). Les deux communes possèdent chacune leur propre polygone « CASTANG », confirmé par le cadastre comme par l'IGN. Saint-Marcel figure toujours comme commune à part entière au Code officiel géographique de l'INSEE en 2026 : rien ne permet de dire qu'elle aurait un jour cédé ce territoire à Saint-Félix. IGN BD TOPO, INSEE COG 2026

Carte annotée montrant deux points nommés Castang : en rouge, les terres cadastrales de Saint-Félix-de-Villadeix au nord du ruisseau ; au sud, le village habité de Castang, en commune de Saint-Marcel-du-Périgord, à environ 700 mètres.
Deux localisations à distinguer. En rouge, les terres « CASTANG » de Saint-Félix ; au sud, le village habité de Castang, à Saint-Marcel-du-Périgord. Carte composée à partir des données IGN et du cadastre Etalab, nord en haut.

C'est cette distinction qui organise toute la présente notice. Le partage d'un même nom de part et d'autre de la limite communale pourrait signaler une relation foncière ancienne — un seul domaine, coupé en deux par la rivière, ou des terres du village exploitées sur l'autre rive. Aucune pièce consultée ne l'établit : la communauté du nom n'est pas une preuve de communauté de propriété. Une quinzaine d'actes parfois rattachés à ce lieu-dit concernent en réalité, sans exception démontrable, le village de Saint-Marcel ; ils sont conservés ici comme tels, avec la mention ext:Saint-Marcel-du-Périgord, et non comme une histoire habitée des terres de Saint-Félix. Rapprochement géographique, propriété non démontrée

Schéma des neuf parcelles cadastrales actuelles D 320 à D 328 du lieu-dit Castang, en bande le long du ruisseau, sans bâtiment.
Les neuf parcelles actuelles, D 320-328, environ 5,35 ha. Aucun bâtiment cadastral dans le lieu-dit. Ces numéros sont ceux du cadastre rénové, non ceux de 1824.
Le nomChastaigneraie ou hasard

Une orthographe sûre, une étymologie plausible, une date qui échappe

Pour le territoire de Saint-Félix, la seule forme directement localisée avec certitude est « CASTANG », telle qu'elle figure dans le cadastre numérique actuel. Les champs de cet objet portent une création au 20 octobre 2016 : cela date l'objet informatique, pas la naissance du toponyme (nom de lieu). Le plan de 1824 ne nomme Castang nulle part dans le secteur reconnu — un silence qui ne prouve rien en soi, mais qui prive la notice de tout point d'ancrage antérieur au XXIe siècle pour ces terres précises. Cadastre actuel · plan de 1824

Les formes Castaing, Castan, Castant et Castang des XVIIe-XIXe siècles sont, elles, bien attestées — mais toutes dans des actes qui situent explicitement le village en paroisse (circonscription ancienne, devenue la commune) puis commune de Saint-Marcel. Le nom Grand-Castang, relevé par ailleurs, doit rester un avertissement d'homonymie parmi d'autres, non une variante normalisée de ce lieu-ci.

Le rapprochement avec la famille occitane de mots issus du latin castanea, le châtaignier, est plausible : Robert Geuljans a étudié cette famille lexicale et ses emplois toponymiques. Mais il ne démontre l'origine d'aucun Castang en particulier. On ne peut donc affirmer ni qu'une châtaigneraie occupait ces prés, ni qu'un lien quelconque unit le nom à « p. de Castaneto », un débiteur de la paroisse de Saint-Félix mentionné en 1371 — une coïncidence de racine latine, pas une identification. Étymologie de la famille du mot, pas de ce lieu précis

1371Un nom d'homme, pas de lieu

« p. de Castaneto », de la paroisse de Saint-Félix

Le registre du notaire de Montclar, Arnaud Lacot, analysé au XIXe siècle par l'abbé Lespine, contient un acte du lundi après la Fête-Dieu 1371 : une obligation qui lie un certain « p. de Castaneto », de la paroisse de Saint-Félix, à Guillaume de Campnhaco, qualifié de damoiseau. Le texte ne contient ni « sieur de Castang », ni description d'un domaine, ni parcelle à localiser ; l'initiale « p. » ne doit pas être développée silencieusement en un prénom.

Extrait manuscrit du fonds Lespine, folio 129 verso, mentionnant « p. de Castaneto » de la paroisse de Saint-Félix dans une obligation de 1371 envers Guillaume de Campnhaco.
BnF, collection Périgord 52, fol. 129v (Gallica btv1b10035023g, vue 133). « po de castaneto », le « ſ » est un s long, confirmé par comparaison avec d'autres occurrences du même folio.

La qualification de « damoiseau » (l'abréviation « Deau », développée D[amois]eau) appartient au prêteur, Guillaume de Campnhaco — non au débiteur. Une troisième occurrence de la même abréviation, appliquée nommément au même homme sur le même folio (« Guillaume de Campnhaco, Deau de Montclar »), le confirme sans ambiguïté. La qualité noble n'est donc, en tout état de cause, pas celle de « p. de Castaneto ».

L'identification de ce nom de personne avec les terres cadastrales actuelles reste une pure hypothèse, à deux niveaux : que le débiteur ait été appelé d'après un lieu nommé Castaneto/Castang, et que ce lieu soit celui de Saint-Félix plutôt que le village voisin. Aucun élément du texte ne permet de trancher. De même, l'entrée de 1203 imprimée par Gourgues — « Chastanh » — concerne explicitement, dans sa propre notice, les hameaux « Castang (Grand et Petit) » de la commune de Saint-Marcel, rattachés à des rentes dues au seigneur de Taillefer et à une dépendance du prieuré de Guillegorse : rien n'autorise à la reporter sur le lieu-dit de Saint-Félix. Deux hypothèses non tranchées

Page imprimée du Dictionnaire topographique de Gourgues (1873), entrée Castang Grand et Petit, hameaux de la commune de Saint-Marcel, avec la forme Chastanh en 1203.
Gourgues, 1873, p. 56. « CASTANG (GRAND et PETIT), h. cne de Saint-Marcel. — Chastanh, 1203 (rentes dues au seigneur de Taillefer). — Dép. du prieuré de Guillegorse. » L'acte médiéval cité n'a pas été retrouvé.
1668-1792Le village d'à côté

Quatorze actes, un seul village — et ce n'est pas celui-ci

Les registres paroissiaux de Saint-Félix, consultés pour les mentions de ce nom, livrent quatorze occurrences entre 1670 et 1770. Treize désignent explicitement, en toutes lettres, la « paroisse » puis la « commune de Saint-Marcel » ; la quatorzième, un acte du 26 avril 1752, ne laisse lire qu'un nom tronqué par la reliure, « cast[…] », sans la certitude qu'il faille le restituer en Castang. Le fait que ces personnes apparaissent comme parrains, marraines (ceux qui tiennent l'enfant au baptême), conjoints ou défunts dans les registres de Saint-Félix ne les domicilie pas dans cette paroisse : elles y viennent en visite, pour un mariage ou une sépulture, depuis le village voisin. Quatorze actes lus sur l'original

La mention la plus ancienne assurée est un double mariage du 31 août 1670 : Marie Maignac de Castaing épouse Léonard Falgueyrou, du moulin Besse ; le même jour, son frère Pierre Maignac, de « Castaing paroisse de St Marcel », épouse Marie Falgueyrou, du même moulin. C'est un réseau familial entre le village de Saint-Marcel et le moulin Bessou de Saint-Félix — pas une succession de propriétaires sur la bande de terres appelée aujourd'hui Castang.

Acte de mariage manuscrit du 31 août 1670 : Pierre Maignac, du village de Castaing, paroisse de Saint-Marcel, épouse Marie Falgueyrou.
AD Dordogne, 5 E 409/1, v131 G. « …Pierre Maignac, agé de 22 ans, laboureur, fils de […] Maignac, habitant du village de Castaing paroisse de St Marcel… » — l'un des deux mariages croisés du même jour.

Un an plus tard, le 4 octobre 1671, Marie Lacoste, femme de Gaudy Fageton, travailleur à bras, est dite marraine, « habitants du village de Castaing paroisse de St Marcel ». D'autres occurrences suivent jusqu'en 1770 — Chusel-Lauat, Tamarelle, Rey, Moulinier, Fontagrive, Chadourne, Durestal — avec des liens vers Caveroque, le Pigat, Caveroussie, Pommegal, les Quatremailles et le Cirier, sans qu'une filiation continue entre ces porteurs de noms soit démontrée.

Acte de baptême manuscrit du 4 octobre 1671 mentionnant Marie Lacoste, femme de Gaudy Fageton, habitants du village de Castaing, paroisse de Saint-Marcel, comme marraine.
AD Dordogne, 5 E 409/1, v188 G. « …marraine Marie Lacoste, femme de Gaudy Fageton, travailleur à bras, habitants du village de Castaing paroisse de St Marcel… »

Au XVIIIe siècle, la carte de Belleyme représente des vignes sur le versant méridional du Cirier et place « le Castang » au sud du ruisseau — dans le village, donc, pas sur la rive nord de Saint-Félix. Une graphie qui, à basse résolution, peut se lire « le Callang » par confusion de ligature ; comparée à l'index toponymique de la planche et à la graphie identique de « Gros Castang » un peu plus au sud sur la même feuille, la lecture « le Castang » est confirmée. Lu sur la planche, formes comparées

Extrait de la carte de Belleyme, planche 22, montrant le Castang au sud d'un ruisseau et des rangs de vignes sur le versant nord voisin.
Belleyme, planche 22 (AD24, 1 Fi Dordogne 13/22), seconde moitié du XVIIIe siècle. « le Castang » dessiné au sud du ruisseau ; vignes sur le versant nord. Traits de repérage colorés ajoutés par nous.
Révolution · XIXe s.Un cloutier, des migrants

De Castang aux Granges : un déplacement, pas une installation

Le 14 février 1797 (26 pluviôse an V), Antoinette Saugère, 25 ans, fille de Martin Saugère, cloutier, et de Marguerite Cluzel, épouse Pierre Couleau, du Sirié. Le domicile de la famille Saugère est « à castan commune de St Marcel ». Ce métier artisanal appartient à l'histoire du village voisin, non à celle des terres de Saint-Félix.

Acte de mariage manuscrit de 1797 mentionnant Martin Saugère, cloutier, et Marguerite Cluzel, demeurant à castan, commune de Saint-Marcel.
AD Dordogne, 5 E 409/4, mariages an V-an VI, vue 6 G. « …fille légitime de Martin Saugère exerçant sa profession de cloutier et de Marguerite Cluzel conjoints demeurants à castan commune de St Marcel… »

Le plan cadastral de 1824 confirme, du côté de Saint-Félix, un fond de vallée découpé en parcelles étroites au bord du ruisseau, sans aucun bâtiment dans le secteur reconnu — et sans que le nom Castang y soit inscrit nulle part. Les propriétaires, les natures de culture et la correspondance avec les numéros rénovés D 320-328 restent inconnus tant que l'état de sections et les matrices (registres cadastraux des propriétaires) n'auront pas été consultés en salle. Lu sur le plan

Extrait du plan cadastral de 1824, section D du Cirier, montrant un fond de vallée découpé en parcelles étroites, sans bâtiment, à la limite de la commune de Saint-Marcel.
AD Dordogne, 3 P 3 4624, section D du Cirier, deuxième division, 1824, levé par Lacoste. Secteur sud-ouest, à la limite de Saint-Marcel : aucun bâtiment, aucun nom Castang.

Les mariages de Pierre Ferrié, en 1840 puis en 1843, montrent un déplacement depuis Castang de Saint-Marcel vers le village des Granges, à Saint-Félix — jamais l'inverse, et jamais une installation à Castang côté Saint-Félix. Les deux actes divergent sur le prénom du père du marié (Jean en 1840, Pierre en 1843) et sur la date de son décès (13 novembre 1839 contre 13 novembre 1832, même jour et mois). L'acte de 1843 précise que l'époux est veuf et cite l'acte de décès de sa première femme : un remariage du même homme, plausible, plutôt qu'un doublon de transcription — mais la filiation exacte reste à trancher sur les registres de Saint-Marcel, non par harmonisation des deux textes. Identité entre les deux actes : plausible, non prouvée

Acte de mariage manuscrit de 1840 distinguant la naissance de Pierre Ferrié à Castang, commune de Saint-Marcel, et son domicile au village des Granges, commune de Saint-Félix.
AD Dordogne, 5 E 409/8, mariages 1840, vue 7, acte 5, 27 octobre 1840. « …Pierre Ferrié […] cultivateur, né au village de Castang commune de Saint-Marcel, domicilié au village des Granges commune de Saint-Félix… »
ChronologieToutes les mentions relevées

Du village voisin au lieu cadastral, forme par forme

La colonne « portée » sépare systématiquement le village de Saint-Marcel des terres de Saint-Félix. Aucune ligne de ce tableau ne doit être lue comme une attestation du parcellaire actuel sans cette réserve.

DateFormeSourcePortée
1203
(rapporté 1873)
ChastanhGourgues, p. 56Hameaux de Saint-Marcel selon l'auteur ; acte non vu SEC
1371p. de CastanetoLespine, fol. 129vNom de personne, paroisse de Saint-Félix ; lien avec le lieu non établi HYP
13 avr. 1670Castaing5 E 409/1, v119 D / v121 GParoisse lue « St Maurice » [?] (lecture incertaine) ; rattachement suspendu
31 août 1670Castaing5 E 409/1, v129 D / v131 GSaint-Marcel ; double mariage Maignac LU
1671-1674Castaing5 E 409/1, v188 G, v192 G, v278 D, v296 GDomiciles à Saint-Marcel LU
27 nov. 1695Castang5 E 409/2, v331 DSaint-Marcel LU
12 nov. 1738castang [?]5 E 409/2, v393 GDéfunte de Saint-Marcel, inhumée à Saint-Félix
1744-1754Castan / Castant5 E 409/3, v22 G, v108 G-D, v138 G, v140 GVillage de Saint-Marcel LU
1757-1770Castang5 E 409/3, v168 G, v260 G, v318 DSaint-Marcel LU
XVIIIe s.le CastangBelleyme, planche 22Village au sud du ruisseau LU
14 fév. 1797castan5 E 409/4, R4 v06 G« commune de St Marcel », famille Saugère LU
1824— absent —3 P 3 4624, section D2Aucun nom inscrit dans le secteur LU
XIXe s.CastangIGN, état-majorMaisons au sud, hors Saint-Félix LU
1840 · 1843Castang5 E 409/8-9, actes 5Naissance de Pierre Ferrié, Saint-Marcel ; domicile aux Granges LU
2016 →CASTANGCadastre Etalab, 24405Attestation certaine sur les terres de Saint-Félix ; ancienneté réelle inconnue LU

D'autres mentions, repérées entre 1672 et 1878 dans des index, désignent toutes le même village de Saint-Marcel ; elles n'ont pas toutes été lues sur l'image du registre et ne sont donc pas retenues ici comme lues sur l'original.

Le bâti1824 → 2026

Rien à bâtir, six documents qui le confirment

Sur les trois orthophotographies (photos aériennes) disponibles — la couche aérienne IGN 1950-1965, 1965-1980 et l'orthophotographie actuelle — le fond de vallée nord se présente comme une bande ouverte, sans toit visible dans le contour cadastral reporté. La date exacte de chaque prise de vue n'est pas fournie par les seuls extraits consultés ; on ne les présente donc pas comme des clichés certains de 1950 ou de 1965. Le plan d'eau visible au sud du ruisseau, sur la vue actuelle, est extérieur au polygone de Saint-Félix. Trois millésimes comparés

Photographie aérienne IGN de 1950-1965 montrant une prairie ouverte sans bâtiment dans le contour du lieu-dit Castang.
IGN, 1950-1965. Prairie ouverte ; aucun toit dans le contour reporté.
Photographie aérienne IGN de 1965-1980 montrant la même bande de prés, avec un versant partiellement embroussaillé.
IGN, 1965-1980. Même organisation ; versant partiellement embroussaillé.
Extrait de la carte d'état-major du XIXe siècle montrant les maisons du village de Castang au sud du ruisseau, hors du fond de vallée de Saint-Félix.
Carte d'état-major, IGN, XIXe siècle. Les maisons de Castang sont au sud du ruisseau ; le fond de vallée de Saint-Félix ne porte pas de maison. Date propre à la minute non déterminée.
Orthophotographie actuelle montrant des prairies bordées de bois le long du ruisseau, sans bâtiment dans le lieu-dit Castang.
Orthophotographie actuelle et cadastre 2026. Prairies, bordures boisées ; aucun bâtiment cadastral à l'intérieur du contour. Le millésime exact du vol n'est pas établi.

L'extrait LiDAR HD (relevé laser du relief) permet de lire le coteau et le fond de vallée sans qu'aucune structure archéologique ne s'y distingue avec certitude. Les feuilles de cadastre rénové de 1956 disponibles ne couvrent que les sections A et C ; elles ne documentent donc pas cette partie de la section D. Aucun vestige identifié, pas une preuve d'absence

Relief LiDAR HD du fond de vallée et du coteau du Cirier, avec le contour du lieu-dit Castang reporté, sans structure archéologique identifiée.
LiDAR HD, extrait local. Lecture du relief, sans attribution de vestige.
HabitantsCe qu'on ne peut pas écrire

Aucun ménage, aucun exploitant nommé pour ce terrain

Aucun ménage n'est localisé avec certitude sur le terrain actuel avant 1824 ; « p. de Castaneto » ne constitue en rien une chaîne de propriétaires. De 1824 à 1913, les tables consultées n'identifient aucun ménage « Castang » de Saint-Félix — mais l'état de sections (63 P 1716) et la matrice (63 P 704), seules pièces capables de trancher, n'ont pas encore été consultées. De 1914 à 1955, les photographies disponibles restent compatibles avec des terres non habitées ; les matrices non bâties 63 P 1547/1-2 restent également à consulter. Aujourd'hui, aucun bâtiment ne figure dans le polygone cadastral, et le registre parcellaire graphique n'identifie ni exploitant ni propriétaire nommément.

Les dix-sept fichiers annuels de recensement, de 1836 à 1946, ont été examinés : aucun ne rattache un ménage à castang. Ce n'est pas un effectif nul mesuré, seulement l'absence du lieu dans le relevé de recensement de chaque année ; en 1846, par exemple, « castang » figure explicitement parmi les lieux-dits, sans ménage rattaché. Dix-sept recensements sans mention

Un domicile au Cirier ou à Castang de Saint-Marcel n'établit pas qui cultivait les neuf parcelles. Aucune répartition entre maîtres, métayers, colons ou domestiques n'est donc proposée pour ce lieu ; ce silence documentaire est le constat le plus honnête que permettent les sources réunies ici.

Aujourd'huiPrairie et zonage

4,50 hectares de prairie, une zone agricole protégée

Le Registre parcellaire graphique 2024 classe environ 4,50 ha du lieu-dit en prairie permanente, code PPH — 0,0193 ha et 4,4810 ha de deux objets distincts, recalculés en Lambert-93. Le plan local d'urbanisme intercommunal, document daté du 26 novembre 2024, place environ 5,095 ha en zone Atvb, agricole protégée, et 0,257 ha en zone N, naturelle et forestière ; une couche « zone humide » y intersecte environ 5,03 ha, avec des haies et ripisylves signalées à préserver. Données originales, calcul personnel

Carte de contrôle superposant le zonage agricole protégé du PLUi 2024 et les parcelles de prairie permanente du Registre parcellaire graphique 2024 sur le lieu-dit Castang.
RPG 2024 et PLUi 2024, carte de contrôle dérivée des données originales. Représentation calculée, pas un extrait signé du règlement.

Le lieu intersecte enfin, sur environ 13 % de sa surface, la ZNIEFF de type I n° 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » — un calcul tiré du relevé environnemental, non refait ici. Aucun nom de propriétaire ou d'exploitant contemporain n'est publié ici, et aucune visite sur place n'a été effectuée.

Et maintenantOù chercher

Ce que seuls l'état de sections et la matrice peuvent trancher

La voie la plus directe vers une première attestation du nom sur les terres de Saint-Félix passe par les deux pièces cadastrales du XIXe siècle qui n'ont pas encore été consultées en salle. Elles seules diraient si les anciennes parcelles du fond de vallée D2 portaient déjà, avant 1824, un nom apparenté à Castang.

À consulter en salle

  • AD24, 63 P 1716

    État de sections A à E, sans date : relever les noms de lieux, propriétaires, contenances et natures de culture des anciennes parcelles du fond de vallée D2. La pièce la plus susceptible de livrer une première attestation.

  • AD24, 63 P 704

    Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes repérés dans l'état de sections, mutations, folios d'entrée et de sortie, propriétaires éventuellement domiciliés au village voisin.

  • AD24, 63 P 1547/1-2

    Non-bâti, 1914-1955 : poursuivre la chaîne des propriétaires et vérifier d'éventuels regroupements ou divisions de parcelles.

  • AD24, 63 P 2192
    63 P 1547/3

    Propriétés bâties, 1882 et 1910-1955 : vérifier une éventuelle maison ou dépendance mentionnée par une mutation. Ces registres ne préjugent en rien d'un bâti à Castang.

  • AD24, 3 P 3 4624
    3 P 3 4623

    Plans de 1824, sections D2 et D1 (déjà numérisés) : raccorder les parcelles identifiées par les registres au plan ancien, une fois le tableau de correspondance retrouvé.

  • 3 J 5

    Fonds cité par l'inventaire pour « Grand-Castang », avec d'autres communes : à vérifier, sans certitude qu'il concerne ce Castang-ci.

  • AD24, Saint-Marcel

    Naissances de septembre 1822 et décès paternels de 1832 et 1839, pour trancher la filiation exacte de Pierre Ferrié entre les deux actes de 1840 et 1843.