Dossier d'archives · Dordogne

Perrel
en Villadeix

Six parcelles sans maison, dans un vallon au sud de Saint-Félix — et, huit cents mètres plus loin, un vrai village du même nom, mais dans une autre paroisse. Depuis 1678, les registres de Saint-Félix parlent sans cesse d'habitants « de Perrel » : ce sont ceux de Saint-Marcel. Ce dossier suit les deux fils sans les mêler, et corrige au passage une lecture de 1775 qui avait pris un d pour un l.

44°54′43″ N — 0°41′15″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, parcelles D 295-D 300, ≈ 2,45 ha Sans bâtiment cadastré
1583, cité en 1873Perelpré cité par Gourgues, village de Saint-Marcel
1678Perelregistre de Saint-Félix, habitant extérieur
1683Perrelvillage de Saint-Marcel, orthographe nette
1775Peved= Peret (lecture corrigée)
1824Perelchemin, cadastre de Saint-Félix
1825PEREL · Pérelsection et hameau, cadastre de Saint-Marcel
1873 · 1960 →Perrel / PerelGourgues ; lettre de 1960 ; cadastre actuel
Le siteDeux Perrel, un vallon

Des terres sans maison, un village voisin qui porte le même nom

Le point de repère du lieu-dit est 44,91183 N ; 0,68746 E. Le polygone cadastral PERREL, section D, réunit six parcelles — D 295 à D 300 — dans le vallon du ruisseau de Barbeyrol, entre des terres ouvertes et un versant boisé au nord, au sud-est du Cirier. Sa surface géométrique, recalculée en Lambert-93, est de 2,4528 ha, soit environ 2,45 ha ; ce n'est pas une contenance juridique, la somme des contenances attributaires des six parcelles étant différente (2,674 ha). Aucun bâtiment cadastral ne l'intersecte. Données cadastrales

Au sud-sud-ouest, à environ 871 mètres de distance entre les centres des deux objets, l'IGN identifie Pérel comme un lieu-dit habité de Saint-Marcel-du-Périgord (INSEE 24445). Le cadastre de cette commune porte en outre Pérel-Ouest et Pérel-Est. Ce sont deux emplacements distincts qui coexistent aujourd'hui : les terres de Saint-Félix ne se confondent pas avec le village de Saint-Marcel, même si les deux portent, à une lettre près, le même nom.

Carte IGN montrant deux emplacements distincts : en rouge, les terres PERREL de Saint-Félix-de-Villadeix au nord ; au sud, séparé par un vallon, le village Pérel de Saint-Marcel-du-Périgord.
Deux Perrel. En rouge, les terres cadastrales de Saint-Félix ; au sud, à travers le vallon du ruisseau de Barbeyrol, le village bâti de Pérel, commune de Saint-Marcel-du-Périgord. Fond Plan IGN v2 ; contours ajoutés d'après le cadastre Etalab.
Orthophotographie contemporaine du lieu-dit Perrel : contour rouge du lieu-dit actuel autour de six parcelles agricoles en bordure d'un vallon boisé, sans aucun bâtiment visible.
Les six parcelles, aujourd'hui. Contour rouge : le lieu-dit cadastral PERREL, D 295-D 300 ; contour orange : les parcelles. Aucun bâtiment n'apparaît à l'intérieur du périmètre sur la photo aérienne (orthophotographie) contemporaine.

Le statut démontré pour ce lieu est donc un lieu-dit cadastral de terres, non une maison noble, une métairie ou un village identifié. Une relation foncière ancienne avec le village voisin est plausible — un même nom, un vallon partagé — mais aucune pièce consultée n'en fournit la preuve. Origine du nom des terres : hypothèse

Le nomUne orthographe flottante

Peret, Perrel, Peyrel, Perret : la même incertitude depuis 1678

La série documentaire du village de Saint-Marcel comporte Perel en 1678 (« Peret » n'est pas entièrement exclu), Perrel en 1683, Peyrel [?] (le [?] signale une lecture incertaine) en 1687, Perret [?] en 1688, puis Perrel/perrel en 1694-1695 et de nombreuses formes Perel/perel au XVIIIe siècle. Le cadastre de Saint-Marcel de 1825 emploie PEREL dans l'intitulé de section et Pérel auprès de l'habitat. Les formes Perrel, Perel et Pirel [?] se lisent dans l'état civil du XIXe siècle ; Gourgues imprime Perrel en 1873, une lettre de 1960 porte Perel. Pour les terres de Saint-Félix, la seule forme assurée est PERREL, celle du cadastre contemporain — ses attributs numériques portent une création du 20 octobre 2016, mais ce sont des dates informatiques, qui ne datent en rien le nom de lieu lui-même.

Une proposition linguistique publiée range Perrel parmi les diminutifs occitans du prénom Pierre, sous la forme Peirèl — mais elle vise expressément le village de Saint-Marcel-du-Périgord ; l'étendre au nom des terres de Saint-Félix suppose que les deux noms de lieu partagent une même origine, ce qui n'est pas démontré. Étymologie : hypothèse pour les terres

À propos d'une lecture de 1775

Le 9 mars 1775, François Faucon, sieur (monsieur) de Laborie, bourgeois, est parrain d'un baptême de Lapouleille ; lui et la marraine Marie Grelety sont dits habitants d'un lieu de la paroisse Saint-Marcel. On y avait d'abord lu « perel [?] », mais le mot écrit est « Peved » : le d final est net et bouclé, comme dans « Demoiselle » sur la même page.

Ce curé note souvent le t final par un d (juilled, perrod) : « Peved » se déchiffre donc Peret, forme voisine de celle de 1678, et non « Perel » ou « Perrel ». Le titre de Faucon reste sieur de Laborie, non de Perrel.

Acte de baptême manuscrit du 9 mars 1775 mentionnant François Faucon, sieur de Laborie, bourgeois, habitant du lieu de Peved, paroisse Saint-Marcel.
AD Dordogne, 5 E 409/3, vue 368 G, 9 mars 1775. « …parrain Monsieur François Faucon Sieur de Laborie bourgeois et habitant du lieu de Peved paroisse St Marcel, marraine Demoiselle Marie Grelety aussi habitante de Peved susdite paroisse… » Le d final se déchiffre en t, soit « Peret ».
Avant 1668Un pré, une chapelle

1583 : un pré à Perel cité par Gourgues, non retrouvé aux sources

La plus ancienne date attachée au nom, 1583, n'est connue que par une source secondaire. Gourgues donne à l'entrée Sainte-Catherine une ancienne chapelle dont dépendait un pré situé à Perel, commune de Saint-Marcel, et renvoie à un « Acte not. » de 1583. Ni notaire, ni jour, ni cote de minute ne sont fournis ; l'acte lui-même n'a pas été retrouvé. Source secondaire, acte non retrouvé

Page imprimée du Dictionnaire topographique de Gourgues, 1873, entrée Sainte-Catherine, mentionnant un pré à Perel, commune de Saint-Marcel, cité dans un acte notarié de 1583.
Gourgues, 1873, p. 286. « SAINTE-CATHERINE, anc. chapelle dont relevait un pré, à Perel, cne de Saint-Marcel. — 1583 (Acte not.). »

La phrase situe le pré, non nécessairement la chapelle, à Perel ; elle ne permet ni de placer une chapelle Sainte-Catherine sur les six parcelles de Saint-Félix, ni d'assimiler ce pré aux terres étudiées ici. Aucun acte médiéval localisé à ce Perrel n'a par ailleurs été retrouvé, et la dépendance seigneuriale particulière des six parcelles reste inconnue : le cadre général de la châtellenie de Montclar ne suffit pas à identifier leur seigneur direct, et aucun terrier ou accensement portant ce nom n'a été lu.

1668–1792Des voisins de Saint-Marcel

« Habitant du village de Perrel, paroisse de Saint-Marcel »

Ce que les registres de Saint-Félix donnent, ce sont des relations avec des habitants du village voisin — parrains, marraines, témoins — jamais des propriétaires ou habitants des six parcelles elles-mêmes. Le 20 mars 1678, David Hugo, laboureur (cultivateur) du village de Perel, paroisse de Saint-Marcel, est parrain de Félix Lartignac, enfant de La Cabane. L'acte écrit « Perel », avec une finale en l, ce qui conforte le rattachement à Perrel ; « Peret » n'est pas entièrement exclu. La paroisse (la circonscription religieuse, ici Saint-Marcel) est nette.

Acte de baptême manuscrit du 20 mars 1678 : David Hugo, laboureur, habitant du village de Perel, paroisse de Saint-Marcel, parrain d'un enfant de La Cabane.
AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 438 G, 20 mars 1678. « …parrain David Hugo, laboureur, habitant du village de p[…]t paroisse de St Marc[el]… » Première mention de ce village voisin dans les registres de Saint-Félix.

Cinq ans plus tard, l'orthographe du nom est nette. Le 1er mars 1683, Jeanne Lambert, âgée de neuf jours, est enterrée à Saint-Félix après être morte la veille au village de Perrel, paroisse de Saint-Marcel ; son père Jean Lambert et son oncle Élie Ginest [?], tous deux laboureurs de ce village, assistent à l'inhumation sans savoir signer. Perrel et Saint-Marcel, lecture nette

Acte de sépulture manuscrit du 1er mars 1683 : Jeanne Lambert, neuf jours, décédée au village de Perrel, paroisse de Saint-Marcel ; assistance de son père Jean Lambert et de son oncle Élie Ginest, laboureurs de Perrel.
AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 075 G, 1er mars 1683. « …laquelle deceda le vingt-huictieme du mois de […] jour d'hier au village de Perrel parroisse de St Marcel au convoy duquel ont assisté Jean Lambert Laboureur pere de lad. deffuncte et Elie Ginest Laboureur oncle de lad. defuncte habitans du village de Perrel… »

Entre 1687 et 1695, les registres relevés pour cette étude font apparaître d'autres habitants du même village : le tailleur Raimond Favareille, le laboureur Pierre Mazau — frère de Françoise Mazau, épouse Tamarelle au Sirier — encore parrain du fils de sa sœur en 1695. Le 20 octobre 1744, Pierre Chors, de perel paroisse de St marcel, épouse Valérie [?] Farguyres de Leymarie ; une Valérie Fargueyres, marraine depuis Perel l'année suivante, en est très probablement la même personne, sans que l'acte ne le dise en toutes lettres.

Sur les cartes du XVIIIe siècle, Belleyme donne un signe de hameau net et le nom Perrel au sud du ruisseau, côté Saint-Marcel ; la carte de Cassini porte aussi le nom, mais son placement sur les hachures ne permet ni de l'assigner aux six parcelles actuelles, ni de conclure à un terroir nécessairement inhabité — Belleyme, lui, figure sans ambiguïté un habitat.

Extrait de la carte de Belleyme, feuille 22 : le toponyme imprimé Perrel avec un semis de petits signes de bâti, au sud d'une limite de paroisse marquée Saint-Marcel.
Belleyme, feuille 22 (exemplaire Université Bordeaux Montaigne). Le nom « Perrel » et son semis de signes de hameau, au sud de la limite de paroisse portant « St Mar[cel] ». Levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
1824–1825Deux cadastres, deux communes

Un chemin nommé « Perel » côté Saint-Félix, une section « PEREL » côté Saint-Marcel

Les deux cadastres napoléoniens (plans cadastraux de 1824 et 1825), levés à un an d'écart, distinguent nettement les deux lieux. En 1824, sur la feuille E 2 de Saint-Félix, le mot Perel est inscrit le long d'un chemin, entre les parcelles 599 et 599 bis ; aucune construction n'est représentée au point d'inscription — ce n'est pas la localisation d'une maison, mais la légende d'un itinéraire (« Chemin de Perel à La Pouleille »).

Détail du cadastre de Saint-Félix-de-Villadeix de 1824, feuille E2 : le mot Perel écrit le long du tracé rouge d'un chemin, sans bâtiment associé.
AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E 2, 1824. « Perel » le long d'un chemin rehaussé en rouge, entre les parcelles 599 et 599 bis — destination d'un itinéraire, non emplacement d'une maison.

En 1825, les plans de Saint-Marcel lèvent une section C dite de PEREL et représentent l'habitat Pérel, avec ses bâtiments ; la limite nord de cette section porte en toutes lettres la mention « COMMUNE DE St FÉLIX-DE-VILLADEIX ». Les deux cadastres contemporains distinguent donc explicitement les deux communes : ils n'étayent en rien l'explication, parfois reprise par des répertoires, selon laquelle Saint-Marcel aurait ensuite été réunie à Saint-Félix.

Plan d'assemblage du cadastre de Saint-Marcel de 1825, section C dite de Perel : cartouche mentionnant la section, hameau Pérel figuré avec ses bâtiments, et la limite nord portant la mention commune de Saint-Félix-de-Villadeix.
AD Dordogne, 3 P 3 4990, section C 1, Saint-Marcel, 1825. Cartouche « Commune de St Marcel, Section C dite de 1re PEREL » ; le hameau Pérel, en rose, près de la limite occidentale ; « COMMUNE DE St FÉLIX-DE-VILLADEIX » le long de la limite nord.
1841–1872Une famille qui circule

De Lapoulielle à Perrel, du Cirié à Perrel : des allers-retours entre deux communes

L'acte du 25 mai 1841 est particulièrement clair sur la distinction des deux lieux : Jean Lachaud, cultivateur et veuf, a demeuré à Lapoulielle, commune de Saint-Félix, puis « depuis quelque temps » au village de Perrel, commune de Saint-Marcel. Il épouse Jeanne Lambert dite Cadette. C'est le déplacement d'un homme entre deux lieux, non un changement de commune du même lieu. Les âges déclarés dans l'acte sont incompatibles avec les dates de naissance qu'il cite lui-même — une discordance réelle, que ce dossier signale sans la résoudre arbitrairement. Âges discordants, non résolus

Acte de mariage manuscrit du 25 mai 1841 : Jean Lachaud, domicilié au village de Lapoulielle commune de Saint-Félix et depuis quelque temps au village de Perrel commune de Saint-Marcel, épouse Jeanne Lambert dite Cadette.
AD Dordogne, 5 E 409/8, mariages 1841, vue 9, acte 6, 25 mai 1841. « …domicilié au village de Lapoulielle commune de Saint-Félix et depuis quelque temps au village de Perrel commune de Saint-Marcel, veuf… »

Une famille de cultivateurs peut être suivie plus précisément à travers plusieurs générations : Hilaire Gautier et Marie Tamarelle, mariés en 1824, ont au moins deux fils dont les actes de mariage les disent nés à Perrel/Perel, Saint-Marcel — Jean, le 5 septembre 1837, et Antoine, le 1er novembre 1840. Les actes de 1860 et 1865 les donnent ensuite au Cirié, à Saint-Félix ; Marie Tamarelle meurt à Cavigne en 1858, Hilaire est dit habitant du Cirié dès 1859 et y meurt en 1868. Le recensement de 1861 fixe le ménage à ce moment précis : au Cirié, Hilaire Gonthier, veuf, 68 ans, cultivateur ; son fils Jean, 38 ans ; Marguerite Ferrié, femme de Jean, 39 ans ; leurs enfants Marie, 9 ans, et Jean, un mois ; un autre fils du chef, 20 ans.

Extrait du recensement de 1861 : ménage d'Hilaire Gonthier, veuf, 68 ans, cultivateur, au Cirié, avec son fils Jean, sa belle-fille Marguerite Ferrié, leurs deux enfants et un autre fils.
AD Dordogne, 6 MI 85, p. 06 G, p. 11, lignes 15-20, recensement de 1861. Le ménage d'Hilaire Gonthier au Cirié — une famille originaire du village de Perrel, Saint-Marcel, mais qui ne doit pas être comptée à Perrel elle-même. Le fils Jean, 38 ans, n'est pas le Jean né en 1837 : deux générations à ne pas confondre.

Ce croisement distingue deux Jean et propose une continuité sur trois générations, d'Hilaire à sa petite-fille Marie Gauthier, née à Perrel en 1872 et mariée à Pierre Boussenot la même année. Le terme « cultivateur » ne permet pas de choisir entre propriétaire exploitant, fermier, métayer (qui partage la récolte avec le propriétaire) ou journalier (ouvrier payé à la journée) ; aucun titre foncier ne relie cette famille, ni aucune autre, aux parcelles D 295-D 300.

1873–1960Le hameau, pas les terres

Gourgues classe Perrel dans Saint-Marcel ; une lettre de 1960 confirme l'adresse

En 1873, Gourgues consacre au village une entrée sans ambiguïté :

Page imprimée du Dictionnaire topographique de Gourgues, 1873, supplément, entrée Perrel : hameau de la commune de Saint-Marcel.
Gourgues, 1873, p. 363, supplément. « PERREL, h. cne de Saint-Marcel. »

Près d'un siècle plus tard, le 22 novembre 1960, une lettre conservée dans un dossier de la Légion d'honneur porte une adresse Perel, St Marcel du Périgord, Dordogne — la orthographe à un seul r. Cette adresse confirme la persistance du village extérieur ; elle ne situe aucun ménage dans les terres de Saint-Félix.

Trois lignes manuscrites formant une adresse : Perel, Saint-Marcel du Périgord, Dordogne, sur une lettre de 1960.
Archives nationales, base Léonore, notice 7879, dossier 19800035/627/72533, lettre du 22 novembre 1960, vue 6. « Perel / St Marcel du Périgord / Dordogne. »

Aucune incendie, vente, mort de guerre, activité industrielle ou événement du XXe siècle spécifiquement localisé aux six parcelles de Saint-Félix n'a été établi — une limite des sources consultées, non l'affirmation qu'il ne s'y est rien passé.

Aujourd'huiDes terres agricoles

Aucune construction depuis au moins 1950

Les mosaïques aériennes IGN des couches 1950-1965 et 1965-1980, comme l'orthophotographie contemporaine, ne montrent, dans le contour cadastral actuel du lieu-dit, que des surfaces ouvertes et cultivées, une bordure boisée et un cours d'eau ; aucune construction n'y est repérable. Le cadastre confirme : 0 bâtiment en dur, 0 bâtiment léger dans le polygone. Constat contemporain — ce n'est pas la preuve d'une absence de bâti à toutes les époques.

Extrait aérien IGN de la couche 1950-1965 : le vallon du lieu-dit Perrel avec son contour cadastral actuel reporté, des surfaces ouvertes et boisées le long d'un cours d'eau, aucun bâtiment repérable.
IGN, couche ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965. Contour Etalab actuel ajouté (rouge). Surfaces ouvertes et boisées le long du ruisseau ; aucune silhouette de bâtiment identifiable.

Le nom demeure cadastral, sur les seules terres de Saint-Félix, alors que le plan IGN nomme le village Pérel, plus au sud, dans la commune voisine. Le RPG 2024 donne 1,79 ha de surfaces agricoles déclarées à l'intérieur du lieu-dit, l'orge d'hiver (≈ 0,75 ha) et la prairie permanente (≈ 0,42 ha) étant les usages les plus représentés ; le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le polygone entre zone Atvb (1,84 ha) et N (0,61 ha), et relève environ 1,86 ha de zone humide et 495 m de haies ou ripisylves protégées. Ces mesures décrivent un intérêt agricole et écologique contemporain ; elles ne prouvent ni ancienneté de culture, ni localisation de la chapelle citée par Gourgues en 1583.

Et maintenantOù chercher

La priorité : la chaîne des parcelles de Saint-Félix, avant toute généalogie du village voisin

L'essentiel du travail accompli ici a consisté à séparer deux lieux qu'un même nom rapproche dangereusement. Ce qui reste à faire porte sur les six parcelles elles-mêmes, dont aucune chaîne de propriétaires n'a encore été reconstituée.

À consulter en salle

  • 63 P 1716

    État de sections A à E de Saint-Félix, sans date : repérer le vallon en section D, toutes les formes Perel/Perrel et les parcelles correspondantes — première inscription cadastrale du nom, nature des terres, numéros anciens et propriétaires à l'ouverture.

  • 63 P 704

    Matrice cadastrale (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes trouvés dans l'état de sections et leurs renvois — propriétaires, mutations, lien éventuel avec des habitants ou domaines de Saint-Marcel.

  • 63 P 1547/1
    63 P 1547/2

    Matrices non bâties, 1914-1955 : prolongement de la chaîne foncière, usages et concordances.

  • 63 P 1547/3

    Matrice bâtie, 1910-1955 : vérification d'une éventuelle entrée bâtie, sans présumer qu'il en existe à Perrel.

  • E suppl. 770, GG 1

    Saint-Michel-de-Villadeix, BMS (registres de baptêmes, mariages et sépultures) 1745-1764 : retrouver le mariage du sieur Étienne Gontier de Laveyssière, du lieu de Perrel, paroisse de Saint-Marcel, avec Marie Grellety-Dumaine — date exacte, formulation des qualités et résidence. Cote actuelle à demander, l'imprimé n'en donnant qu'une ancienne référence.