Dossier d'archives · Dordogne
Sous Leymarie, les Combes occupent un fond de vallée traversé par la Louyre. Le plan de 1824 y dessine une rivière sinueuse et de petites parcelles, sans bâtiment dans le secteur. Les photographies montrent ensuite de grandes pièces agricoles autour d'un chenal plus rectiligne. Une mention de « Las Combas » en 1341 pourrait allonger cette histoire, mais son rattachement au lieu reste à établir.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Le lieu-dit cadastral s'étend au sud-ouest du bourg, de part et d'autre de la Louyre. Au nord, son contour suit le pied du versant de Leymarie ; au sud-est, il longe la route de la Vallée, au-dessous de Paput. Le chemin de Leymarie traverse son extrémité occidentale. Le nom désigne ici un ensemble de terres : 19,10 hectares en section D, regroupant 48 parcelles dans l'extraction cadastrale consultée. Le point de repère du lieu-dit se situe à environ 85 mètres d'altitude ; cette mesure ponctuelle ne vaut pas pour tout le périmètre. Cadastre · IGN
Dans les relevés des registres paroissiaux et de l'état civil établis pour cette étude, aucun acte ne permet d'installer ici une famille avec sûreté. Le relevé des recensements ne rattache aucun ménage à ce nom. Ce résultat décrit l'état des recherches : il ne démontre pas que les Combes n'ont jamais été habitées.
Le nom correspond à l'occitan comba, « vallon », au pluriel combas. Le tableau des noms de lieux de l'ouvrage Opération Village : Vailhourles, p. 15, donne précisément Las Combas pour « vallons, dépressions ». C'est une comparaison linguistique, prise ailleurs en pays occitan. Aux Combes de Saint-Félix, le sens convient au terrain bas que traverse la rivière ; il ne fournit pas, à lui seul, une date d'apparition du nom. Sens documenté
La piste la plus ancienne vient du Dictionnaire topographique de la Dordogne de Gourgues. L'entrée de la page 83 de l'édition de 1873 porte :
« Combes (Les), cne de Saint-Félix ? — Las Combas, 1341 (Périg. M. H. 1). » Gourgues, 1873, p. 83 · Gallica, bpt6k39292s, vue 176
Deux réserves se cumulent : 1341 est une date rapportée par une source secondaire, et Gourgues hésite sur la commune. Son article ne précise ni propriétaire, ni maison, ni terre voisine citée permettant de reconnaître les terres actuelles. On conserve donc Las Combas comme candidat médiéval, sans en faire une première attestation certaine des Combes de Saint-Félix-de-Villadeix. La référence abrégée « Périg. M. H. 1 » reste à résoudre en cote et en folio. Attribution incertaine
Une autre piste reste suspendue : dans 5 E 409/2, vue 276, page gauche, un mariage de janvier 1693 laisse lire un fragment « des Combes [?] » (le signe [?] marque une lecture incertaine). Le feuillet est déchiré et le contexte manque. Ce fragment ne permet pas de distinguer un lieu-dit d'une fin de nom paroissial ; il n'est pas retenu comme mention du lieu.
Le premier document qui montre ce terrain en détail est la section D, première division, dite du Cirier, levée par Lacoste au 1/2 500 : AD Dordogne, 3 P 3 4623. Elle appartient au cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), dont le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, porte la date du 10 août 1824. La feuille D1 elle-même ne porte pas d'année complète.
Le cours de la Louire multiplie les boucles. Des parcelles longues et étroites se pressent sur sa rive nord ; d'autres épousent les méandres. Un chemin borde le fond de vallée au sud-est. Dans le secteur correspondant aux Combes actuelles, aucune emprise bâtie carmin n'est figurée. Lu sur le plan
Le nom « Les Combes » n'est pas inscrit sur cette feuille. Le rapprochement repose sur la rivière, les chemins et le calage géographique, non sur une légende ancienne. Le dessin ne permet pas davantage d'attribuer les terres à un propriétaire ni de choisir entre pré, labour et autre nature fiscale. Ces précisions sont à chercher dans l'état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle).
La carte d'état-major confirme l'organisation du relief autour de la rivière. Cassini, également examinée, ne fournit pas de nom « Les Combes » dans le cadrage. Le silence de ces cartes générales apporte peu sur l'ancienneté d'un nom de terres.
Sur l'image de la couche IGN 1950–1965, la Louyre serpente encore entre des surfaces ouvertes ponctuées d'arbres. De petites limites végétales compartimentent le fond de vallée. L'image de la couche 1965–1980 montre des pièces agricoles plus vastes et un alignement riverain beaucoup plus rectiligne. Images comparées
La comparaison documente une simplification du dessin agricole et une modification du tracé visible de la rivière. Elle suggère un aménagement du chenal, mais ne permet d'en fixer ni la date exacte, ni le maître d'ouvrage, ni la nature des travaux. Travaux à documenter
Le registre parcellaire graphique de 2024, recoupé avec le contour cadastral des Combes, documente environ 15,63 hectares : 12,76 hectares de maïs, 2,24 de prairie permanente et 0,63 de bande tampon. Ce sont des surfaces déclarées pour ce millésime, pas un inventaire de chaque usage sur les 19,10 hectares du lieu-dit. Déclarations agricoles 2024
Le cadastre contemporain représente aussi deux emprises bâties, une en dur et une légère. Leur présence ne renseigne pas le nombre d'habitants. Les données consultées ne permettent pas de reconstituer une population propre aux Combes.
| Date | Document | Ce qu'il établit |
|---|---|---|
| 1341 | Gourgues, 1873, p. 83 | Las Combas : mention rapportée ; attribution à Saint-Félix interrogative. À identifier |
| 1824 | AD24, 3 P 3 4623, D1 | Terrain reconnu par sa position ; parcelles et méandres, sans bâti figuré dans le secteur ; nom absent. Lu sur le plan |
| 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Transformation du paysage visible ; date des clichés et des travaux non établie. Images vues |
| 2024 | RPG, IGN–ASP | Maïs, prairie permanente et bande tampon dans le contour actuel. Donnée primaire |
| 2026 | Cadastre DGFiP–Etalab | « LES COMBES » : nom et périmètre. Donnée primaire |
L'état de sections A à E, sans date, puis la matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires) : retrouver le nom des Combes, les propriétaires et les natures de culture. Partir du secteur D1, notamment des parcelles 20 à 25, puis étendre aux parcelles riveraines. Les numéros modernes ne doivent pas être transposés automatiquement.
Propriétés non bâties, 1914–1955, puis bâties, 1910–1955 : suivre les mutations des parcelles identifiées et rechercher l'apparition des constructions. Cotes données par l'inventaire, p. 131 ; registres non consultés.
Faire identifier la référence manuscrite de Gourgues et retrouver la pièce de 1341. Les confronts et la paroisse doivent décider de son rattachement. Aucune cote moderne ni aucun folio n'est ici assuré.
Rechercher les dossiers de travaux sur la Louyre et les documents de modification du parcellaire. Les confronter aux clichés IGN datés pour expliquer le redressement visible du cours d'eau.