Dossier d'archives · Dordogne

Château de
Lamoute

Un tertre ovalaire cerné d'un fossé, au nord de Caveroque — nommé « Tumulus » sur la carte d'état-major, puis « Château de la Motte » par un abbé en 1945, enfin « Château de Lamoute » au cadastre. Aucun titre médiéval ne le nomme ; un praticien (homme de loi) de La Pouleille signe pourtant « Lamothe » dès 1680, sans qu'on puisse prouver le lien. Entre les deux, deux siècles de silence, un plan de 1824 sans bâtiment, et depuis 2014 un sentier qui mène jusqu'au fossé.

44,92898 N — 0,66225 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, 39 parcelles, 23,95 ha Motte ≈ 45 × 40 m, fossé 5-6 m
XIXe s.Tumuluscarte d'état-major, couche 1820-1866
1945Château de la MotteBSHAP (bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord), signalement de l'abbé Chaumette
1963Château de la MotheBSHAP, signalement de M. Bierne
2020Château de LamouteCCBDP (communauté de communes), délibération du 24 novembre
Aujourd'huiCHÂTEAU DE LAMOUTEcadastre actuel · IGN : « Motte Féodale »
Le siteUne motte, un fossé

Un tertre à 200 mètres au nord du point de repère du lieu-dit

Le lieu-dit cadastral « CHÂTEAU DE LAMOUTE » s'étend au nord de Caveroque et de La Palue, en bordure méridionale d'un grand chemin ancien. Mais la motte elle-même se trouve vers 44,92898 N ; 0,66225 E — à environ 200 mètres au nord du point de repère du lieu-dit, placé au milieu des terres du lieu-dit (44,92719 ; 0,66206). C'est un écart qui explique pourquoi certains relevés centrés sur le seul point médian n'ont pas repéré le tertre. État-major et plan IGN, coordonnées BD TOPO

La butte est ovalaire, bordée d'un fossé visible sur l'imagerie récente comme sur l'ombrage du modèle numérique de terrain LiDAR (relevé laser du relief). Une description locale lui donne environ 45 sur 40 mètres, et 5 à 6 mètres entre le fond du fossé et le sommet : ce sont des estimations publiées, pas un levé topographique réalisé pour ce dossier.

Orthophotographie récente de l'IGN montrant la motte dégagée et enherbée, entourée d'un chemin, avec un bois au sud ; date de prise de vue non fournie par le service.
La motte dégagée, au nord du lieu-dit cadastral, près du carrefour. Bois au sud ; pourtour arboré ; pas de maison au sommet. IGN, photographie aérienne (orthophotographie) récente, date de cliché non fournie par le service de cartes en ligne.
Ombrage du modèle numérique de terrain LiDAR de l'IGN montrant le relief ovalaire de la motte et la dépression périphérique de son fossé.
Ombrage LiDAR HD, MNT de l'IGN. Le relief ovalaire du tertre et la dépression périphérique du fossé sont lisibles ; ni datation, ni détection de murs enterrés ou de souterrains. Date du levé non déterminée.

L'emprise cadastrale portant le nom est beaucoup plus vaste que la motte : 23,95 hectares, 39 parcelles, toutes en section E, et aucun bâtiment cadastral en dur ou léger. La parcelle actuelle E 0084 porte le repère patrimonial près du tertre. Ces chiffres décrivent le lieu-dit cadastral d'aujourd'hui, pas l'étendue d'un château médiéval ni celle d'une propriété unique. Cadastre Etalab, IGN, GPU, extraction de septembre 2026

Extrait du plan IGN portant la mention Motte Féodale au nord de Caveroque et de La Palue.
Plan IGN : la « Motte Féodale », au nord de Caveroque et de La Palue.
Le nomMotte, mais lequel ?

Trois « Mothe » chez Gourgues — et aucune sûrement ici

Le rapprochement de Lamoute avec la motte, au sens du tertre fortifié, est cohérent avec les appellations successives du site et avec la forme du terrain. C'est une explication vraisemblable du nom de lieu, pas une étymologie démontrée par une série médiévale de formes : aucun acte ancien ne nomme ce site précisément, et l'on ne propose donc ni étymon reconstruit ni date de formation du nom.Rapprochement plausible, non démontré

Le Dictionnaire topographique d'Alexis de Gourgues (1873) contient trois entrées qui portent un nom voisin, sans qu'aucune ne se laisse identifier avec certitude au site actuel :

Forme exacteDate rapportéeSource consultéeCe que l'on peut retenir
« Ten. de la Mothe Vigueyral »1562Gourgues, p. 340, art. Vigeral, d'après un acte notariéMention ancienne réelle dans l'imprimé ; rattachement à Lamoute non démontré.
« Mothe-Ferrière (La) »1667Gourgues, supplément, p. 360, commune de Saint-Félix, d'après un acte notariéUn lieu ainsi nommé existait dans la paroisse ; pas localisé au tertre par la notice.
« Castel-la-Mote »1873 (sans date ancienne)Gourgues, p. 57, à la Pouleille, commune de Saint-FélixCandidat intéressant par le nom et la proximité ; aucune équivalence certaine.
Page imprimée du dictionnaire de Gourgues, 1873, entrée Vigeral mentionnant la Mothe Vigueyral en 1562.
Gourgues, 1873, p. 340. « Ten. de la Mothe Vigueyral », 1562.
Page imprimée du supplément de Gourgues mentionnant la Mothe-Ferrière en 1667, commune de Saint-Félix-de-la-Linde.
Gourgues, supplément, p. 360. « Mothe-Ferrière (La) », 1667.
Page imprimée du dictionnaire de Gourgues mentionnant Castel-la-Mote, lieu-dit à la Pouleille, commune de Saint-Félix.
Gourgues, 1873, p. 57. « Castel-la-Mote », lieu-dit à la Pouleille.

Ces trois entrées restent, dans ce dossier, ?:la Mothe Vigueyral, ?:Mothe-Ferrière et ?:Castel-la-Mote — des pistes, pas des variantes datées de Lamoute. Les dates 1562 et 1667 ne peuvent pas servir d'acte de naissance au site : la base documentaire assurée du tertre commence par le cadastre de 1824.

Avant 1668Une motte, sans date

Motte castrale probable, datation ouverte

La morphologie du tertre et de son fossé, son inventaire parmi les structures fortifiées médiévales par Yves Laborie et les observations publiées par Gilles Delluc fondent son interprétation comme motte castrale (tertre fortifié) — mieux étayée que les étiquettes « tumulus » ou « oppidum » héritées des cartes. Cela n'apporte ni stratigraphie, ni datation absolue, ni plan du château disparu.Laborie 1990 ; Delluc 2017

Un récit local place les mottes de la région au Xe siècle ; le sentier pédagogique du village retient les environs de l'an mil. Ces propositions ne s'appuient, dans les documents examinés, sur aucun mobilier daté ni résultat de fouille propre à Lamoute : la date de construction doit rester ouverte. Aucun document ne prouve ici une sépulture mégalithique, un oppidum gaulois, une attaque normande, un incendie ou un souterrain. Datations non validées

Un récit local propose que la motte ait surveillé l'axe ancien Bergerac-Brive et dépendu du castrum de Montclar — plausible dans le cadre seigneurial de la paroisse, restée sous la châtellenie puis la baronnie de Montclar jusqu'en 1789 — mais sans date, cote ni transcription contrôlable à l'appui. Le seigneur fondateur et le détenteur médiéval du site ne sont pas identifiés. Une prospection de tracé vers Mouleydier, en 2021, part encore du tertre comme repère de terrain ; elle ne le fouille pas et ne le date pas.

1668-1792Le sieur de Lamothe

Jean Malmontaigne, sieur de Lamothe, habitant de La Pouleille

En juillet 1680 — le quantième du jour reste incertain, voir ci-dessous — Jean Malmontagne, dit « sieur de Lamothe » (titre d'usage devant un nom de domaine), intervient comme parrain (il présente l'enfant) dans un baptême. Le curé le qualifie de praticien, indique son domicile à La Pouleille, et sa signature porte « Lamothe ». C'est la plus ancienne mention personnelle retrouvée du nom dans les registres de la paroisse. AD24, 5 E 409/1, v. 486

Acte manuscrit de juillet 1680 très endommagé, où Jean Malmontagne, praticien de La Pouleille, signe Lamothe.
AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 486, juillet 1680. Page cotée « TRES ENDOMMAGE » par les AD24 : mois et année assurés par la position dans le registre, quantième du jour non garanti malgré un agrandissement ×5 à ×8. Signature « Lamothe », qualité de praticien et domicile à La Pouleille confirmés.

Un acte d'avril 1682, au jour mutilé, distingue expressément deux Jean Malmontaigne : le parrain, chirurgien de Périgueux, et celui qui le représente, sieur de Lamothe (même titre d'usage), habitant La Pouleille. Le chirurgien n'est pas, dans cet acte, qualifié de sieur de Lamothe : il faut séparer ces deux identités, que des notices généalogiques ont pu rapprocher trop vite. 5 E 409/2, v. 46

Acte manuscrit d'avril 1682 distinguant deux Jean Malmontaigne, l'un chirurgien de Périgueux, l'autre sieur de Lamothe le représentant.
5 E 409/2, vue 46, avril 1682. « led Sr de Lamothe » représente le chirurgien de Périgueux, son homonyme : deux hommes, non un seul.

Le titre se répète le 20 septembre 1682, le 3 janvier 1683, le 3 octobre 1683 et le 17 février 1684 : ces parrainages et témoignages mettent l'homme en relation avec des familles de La Vernelle, de Rabard et de Monclor, mais le domicilient toujours à La Pouleille. Aucun de ces actes n'atteste ni maison habitée à Lamoute, ni exploitation agricole du tertre. Le 29 août 1694, Judith Malmontagne, environ 65 ans, est inhumée à La Pouleilhe ; Jean Malmontagne, sieur de Lamothe, y est expressément dit son neveu — la parenté la plus nette établie pour cet homme. 5 E 409/2, v. 308

Acte de sépulture manuscrit du 29 août 1694 de Judith Malmontagne, avec la mention de son neveu Jean Malmontagne sieur de Lamothe.
5 E 409/2, vue 308, 29 août 1694. « Jean Malmontagne sr de Lamothe […] nepveu de lad. deffuncte, ht dud. la Pouleilhe. »

Le nom réapparaît encore le 30 septembre 1690 (patronyme pâli, lecture incertaine) et le 5 juin 1705, sans prénom ni titre. Sur vingt-cinq ans, du praticien de 1680 au nom seul de 1705, rien ne révèle de doublon ni de télescopage de générations — mais rien ne prouve non plus, dans ces actes, une maison à Lamoute même : l'homme habite La Pouleille du premier au dernier acte qui le nomme.

Trois pistes foncières qu'il faut garder séparées

Trois dossiers différents mentionnent un fief ou un titre voisin du nom, sans qu'aucun ne rejoigne sûrement les autres ni le site actuel :

PisteCe que dit la sourceLimite
RochonHélie-Guillaume de Rochon de Lapeyrouse, dit seigneur de « la Mothe »/« la Motte » vers 1668-1675 (Saint-Saud, 1942).Fief non localisé par le livre ; carrière militaire hors de la paroisse.
FavareilleTestament du 26 juin 1689 : legs à Jean Favareille de Caveroque, Ravard et du « fief de Lamothe-Ferrière » (Roux, 1911).Acte original non consulté ; fief non localisé par confronts.
Malmontaigne / LassaigneProcès (1689-1693) de Jean Malmontaigne, sieur de « La Mothe », contre Raymond de Rochon ; succession en 1734 de sa fille présumée, Françoise, veuve Lassaigne.Objet foncier du procès inconnu ; filiation et transmission de Lamoute non démontrées.
Page imprimée de 1911 résumant le testament de 1689 léguant à Jean Favareille les métairies de Caveroque et Ravard et le fief de Lamothe-Ferrière.
Émile Roux, BSHAP, 1911, p. 352, note 1. « …la métairie de Caveroque, et celle de Ravard, et le fief de Lamothe-Ferrière, le tout situé dans la paroisse de St-Félix-de-Villadeix. » Imprimé lu ; testament original non consulté.
Page d'inventaire imprimé des AD24 mentionnant le registre B 1026, procès de Jean Malmontaigne sieur de La Mothe contre Raymond de Rochon.
Inventaire AD24, série B, p. 482, art. B 1026*. Procès de Jean Malmontaigne, sieur de « La Mothe », contre Raymond de Rochon, sieur de Saint-Félix, 1689-1693. Analyse lue ; registre lui-même non consulté.

Ces trois pistes peuvent se rejoindre par des droits de nature différente, ou concerner plusieurs lieux homonymes : les documents disponibles ne permettent pas de choisir. Aucune vente, aucun partage, aucun mariage transférant sûrement le site actuel n'est établi pour la fin de l'Ancien Régime.

1824Un plan sans château

Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) ne nomme rien, et ne bâtit rien

Aucun acte d'état civil de 1793-1922 n'est rattaché à Lamoute dans les documents consultés. Cela ne démontre pas une absence de fréquentation du lieu : les événements d'un éventuel exploitant pouvaient être enregistrés sous son domicile à La Palue, Caveroque ou ailleurs.

Le cadastre de 1824 est le premier document parcellaire localisé consulté pour ce site. Sur la feuille E1, le secteur de la motte ne porte ni nom de château, ni masse bâtie. Une station du canevas, marquée « N » et cerclée en rouge, est placée dans ce secteur, près du chemin — un signe d'arpentage, non un plan de tour ou de donjon. AD24, 3 P 3 4625, E1

Plan cadastral de 1824, section E1, montrant le secteur de la motte sans aucun bâtiment figuré, avec le signal de canevas N cerclé de rouge.
AD Dordogne, 3 P 3 4625, section E, feuille 1, 1824. Aucun symbole de bâtiment n'entoure le signal « N » : le secteur est figuré vierge de construction.

Ce que dit vraiment le plan

Le n° 19 ne désigne pas toute la motte : il désigne la bande de terrain au nord du signal, et non une parcelle qui l'engloberait. Le signal se trouve au sud de cette bande et à l'est du n° 18. La continuité des limites suggère son inclusion dans la grande parcelle 63, plus à l'est, mais ce rattachement reste à confirmer par l'état de sections.

Rattachement à la parcelle 63 : hypothèse à confirmer

Détail du plan cadastral de 1824 autour du signal N : le numéro 19 désigne la bande de terrain au nord du signal, le numéro 18 est à l'ouest, la parcelle 63 apparaît plus au sud-est.
Détail autour du signal N. Le n° 19 est la bande étroite au nord du signal ; 18 est à l'ouest ; 63 apparaît plus au sud-est, sans limite continue démontrée jusqu'au signal sur cet extrait.

La carte d'état-major distingue ensuite le relief par le mot « Tumulus » et un petit symbole rayonnant, près du carrefour. C'est la première désignation cartographique explicite du tertre dans les documents consultés — un vocabulaire de relief, pas un diagnostic de tombe préhistorique. Les propriétaires et la nature fiscale des sols en 1824-1826 restent inconnus : il manque l'état de sections et la matrice cadastrale (registre des propriétaires) correspondants.

Extrait de la carte d'état-major du XIXe siècle portant la mention Tumulus et un symbole de relief à l'emplacement de la motte.
IGN, carte d'état-major, couche 1820-1866 ; date particulière de la feuille non vérifiée. « Tumulus », avec symbole de relief.
Orthophotographie ancienne de la couche 1950-1965 montrant une couverture arborée autour du tertre.
Couche IGN 1950-1965. Couverture arborée autour du tertre et sur une partie du terrain voisin ; aucun grand bâtiment discernable. Date exacte du cliché inconnue.
Orthophotographie ancienne de la couche 1965-1980 montrant une zone plus ouverte à l'est du tertre, encore boisé.
Couche IGN 1965-1980. Une zone à l'est paraît plus ouverte ; le tertre reste boisé. Ne prouve pas à elle seule un abattage daté.
1945-1998Le dire des érudits

Une motte féodale, signalée trois fois au XXe siècle

En 1945, l'abbé G. Chaumette signale à la Société historique et archéologique du Périgord une motte féodale nommée « Château de la Motte », à environ un kilomètre de La Pouleille, dans l'angle de l'ancienne route de Montclar à Saint-Laurent-des-Bâtons et du chemin de Liorac. La description permet de reconnaître le site actuel : c'est la première attestation retrouvée qui associe clairement un nom de château à cette localisation. BSHAP, t. LXXII, 1945, p. 142

Page imprimée du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord de 1945 signalant le Château de la Motte à Saint-Félix-de-Villadeix.
BSHAP, t. LXXII, 1945, p. 142. Signalement de l'abbé G. Chaumette.

En 1963, M. Bierne, de Sainte-Foy-de-Longa, décrit au « Château de la Mothe » un grand tertre bordé de fossés, couvert de châtaigniers et d'ajoncs, voisin d'un tronçon de voie qu'il tient pour romaine. Ce témoignage documente bien l'état boisé du site avant son dégagement. Le bulletin emploie encore le mot « tumulus ».

Page imprimée du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord de 1963 décrivant le Château de la Mothe, tertre boisé bordé de fossés.
BSHAP, t. XC, 1963, p. 59. Signalement de M. Bierne.

En 1990, l'inventaire d'Yves Laborie range Saint-Félix-de-Villadeix parmi les mottes du Périgord (n° 12). En 1998, Jean-Pierre Bitard maintient une hésitation entre motte castrale et tumulus funéraire pour le relief au nord de Caveroque — l'histoire d'une interprétation, pas la découverte d'une tombe. En 1996, un récit local rapporte un dégagement de la couverture végétale ; le site pédagogique du sentier attribue plus largement à la commune des travaux de déboisement dans les années 1990.Date de 1996 : récit local, sans pièce de travaux retrouvée

Extrait imprimé d'une brochure locale, La Motte castrale, rapportant le dégagement du site en 1996.
R. Simonet, La Motte castrale, s.d., p. 3. Récit local du dégagement.
Depuis 2014Patrimoine et promenade

Un fossé dégagé, un sentier, une préemption sans achat

Le 28 octobre 2014, le tableau des fonds de concours de la communauté de communes inscrit un projet d'aménagement de la motte féodale au titre du petit patrimoine : 20 000 € HT de travaux, 6 000 € de fonds de concours. Ce sont les montants présentés au conseil, pas un décompte final des dépenses réellement payées. CCBDP, compte rendu du 28 octobre 2014, p. 11

Tableau imprimé du compte rendu du conseil communautaire du 28 octobre 2014, inscrivant l'aménagement de la motte féodale pour 20 000 euros HT de travaux et 6 000 euros de fonds de concours.
CCBDP, compte rendu du 28 octobre 2014, p. 11. Tableau des fonds de concours.

En 2016, des photographies montrent la butte dégagée, son fossé et un panneau réalisé par des élèves d'un lycée agricole de Périgueux. En 2017, la motte est intégrée à un sentier d'interprétation de 3,5 km, avec une dizaine de stations consacrées au paysage et à l'histoire. La visite donne accès à un relief conservé et à une médiation historique, pas à un château encore debout.

Coordonnées erronées dans une notice de 2016

Le BSHAP de 2016 imprime, pour ce site, 44°56′09,28″ N, 0°40′07,04″ E, soit environ 44,935911 ; 0,668622. Ce point est à environ 920 mètres au nord-est de la motte telle que l'identifient l'IGN et les photographies. C'est une erreur de localisation dans la notice imprimée, et non la preuve d'une seconde motte à ces coordonnées.

Page imprimée du bulletin de 2016 donnant des coordonnées géographiques pour le site, erronées d'environ 920 mètres par rapport à la motte identifiée.
BSHAP, t. CXLIII, 2016, p. 266. Coordonnées imprimées, inexactes (voir l'encadré ci-dessus).

Le 24 novembre 2020, la CCBDP étend un périmètre de préemption dans le cadre d'un projet de développement économique et agricole communal, et autorise la délégation de son exercice au maire. Cinq parcelles — E 0051, E 0053, E 0057, E 0061 et E 0063 — sont explicitement énumérées sous « Château de Lamoute » parmi les propriétés non bâties. Elles ne comprennent pas E 0084, le repère du tertre. Le document ne prouve ni l'achat de la motte à cette date, ni un changement effectif de propriétaire de ces cinq parcelles. Extension de périmètre, pas un acte de vente

Extrait recadré du compte rendu du conseil communautaire du 24 novembre 2020 énumérant cinq parcelles non bâties du Château de Lamoute soumises à une extension de périmètre de préemption.
CCBDP, compte rendu du 24 novembre 2020, p. 13. Recadrage sans noms de particuliers.

En 2021, une prospection de terrain reprend la motte comme point de départ pour rechercher le tracé d'une voie ancienne vers Mouleydier : un compte rendu de repérage, pas une fouille du site. Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 (plan local d'urbanisme intercommunal) classe environ 23,90 ha du lieu-dit en zone N et 0,05 ha en zone A, avec un point de patrimoine bâti ou paysager sur la parcelle E 0084 — un repérage urbanistique, à ne pas présenter comme un classement au titre des monuments historiques.

Page imprimée d'un compte rendu archéologique de 2021 mentionnant la motte du Château comme repère de prospection d'une voie ancienne.
E. Hiriart et C. Chevillot, DAHP 36, millésime 2021, p. 74. Compte rendu de prospection de terrain ; ne date pas le tertre.
Et maintenantOù chercher

Ce qu'il reste à établir

Le tertre est bien décrit depuis 1945, mais rien ne relie encore de façon sûre le titre « sieur de Lamothe », porté à La Pouleille dès 1680, à la propriété de ce terrain-ci — ni ne date sa construction. La chaîne des propriétaires entre 1824 et le XXe siècle reste, elle aussi, à reconstituer.

À consulter en salle

  • 63 P 1716
    63 P 704

    État de sections et matrice de 1826 : nature de culture, nom de pièce et propriétaire des anciennes parcelles E 18, 19 et 63 ; résoudre l'emplacement fiscal du signal N.

  • 63 P 1547/1
    63 P 1547/2

    Matrices non bâties, 1914-1955 : reconstituer la chaîne des propriétaires et la concordance vers le parcellaire actuel.

  • B 1026*

    Registre de procès, 3 août 1689-17 avril 1693 : retrouver la procédure Jean Malmontaigne, sieur de La Mothe, contre Raymond de Rochon ; objet du litige, titres produits, confronts.

  • 2 E 703-1
    2 E 703-2

    Fonds Favareille de la Coussetête, achats-échanges (1631-1690) et baux (1658-1694) : chercher Lamothe-Ferrière et les confronts de Caveroque/Ravard.

  • AN, AB/XIX/3410-3461
    dossier 59

    Requête du 24 mars 1734 contre Françoise Malmontaigne, veuve Lassaigne : identifier son père et le patrimoine litigieux.

  • AN, 109 AP

    Fonds de Gourgues : chercher les relevés ou originaux de « Mothe Vigueyral » (1562) et « Mothe-Ferrière » (1667).

  • BnF, Périgord 159

    Contrôler le contrat du 25 juin 1675 et une éventuelle localisation du titre d'Hélie-Guillaume de Rochon.

  • Mairie / CCBDP

    Archives non cotées : travaux de dégagement de 1996 ; projet et paiements de 2014 ; aménagements de 2016-2017 ; suites foncières de la délibération de 2020.

  • SRA Nouvelle-Aquitaine

    Carte archéologique et dossier de site « Château de Lamoute » : topographie, prospections, datations, anciennes photographies.