Dossier d'archives · Dordogne
Un petit écart d'artisans, attesté pour la première fois en 1866 : des maçons venus de Lapalu, un cantonnier communal, une famille de charrons dont le fils meurt peut-être à la guerre de 1939-1945. Aucune maison n'y est figurée en 1824 ; aucun acte médiéval, aucun titre seigneurial ne s'y rattache. C'est l'histoire d'un lieu tardif, modeste, et pourtant continûment habité pendant plus d'un siècle et demi.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
La Croix Rouge se trouve au nord-ouest du bourg de Saint-Félix, vers 44,9301 N ; 0,6786 E. Le point de repère retenu pour ce lieu-dit marque la position du nom de lieu — il est distinct du carrefour qui porte effectivement une croix, situé environ 280 à 290 mètres plus au sud-est. L'écart occupe le secteur triangulaire compris entre La Farguette, La Pouleille et les Quatre Mailles. Le réseau des chemins y dessine un triangle assez net : une voie oblique, aujourd'hui route de la Motte Castrale, un chemin vers l'est en direction de La Pouleille, et une liaison transversale au nord, aujourd'hui passage de la Croix Rouge. Cadastre, IGN, BAN
L'emprise cadastrale actuelle nommée « LA CROIX ROUGE » mesure environ 3,78 hectares, en section E, et recoupe onze parcelles : E 354, 355, 356, 357, 358, 359, 646, 692, 693, 835 et 836. Ce périmètre fiscal ne définit ni un domaine historique unique ni l'étendue exacte des hameaux décrits par les recensements : le nom d'usage déborde parfois les limites cadastrales, et le point OpenStreetMap « La Croix Rouge » se trouve même placé dans le lieu-dit cadastral voisin, LA FARGUETTE-SUD.
La qualification la mieux étayée par le dossier est celle d'un petit écart habité par des artisans, avec une activité agricole associée selon les périodes. Aucune pièce rattachée avec certitude à La Croix Rouge ne l'identifie comme maison noble, repaire, moulin ou métairie (ferme) tenue par des colons (paysans qui exploitent une terre contre une part de la récolte). Les mots « lieu », « village » et « hameau » qu'emploient les documents ne correspondent pas à trois statuts juridiques successifs — ce sont des façons de dire la même chose.
Le nom lui-même ne pose pas de problème de lecture : c'est une croix qualifiée de rouge. Aucune autre forme ancienne du site n'a été identifiée — il ne faut pas lui transférer les mentions de La Farguette ou des Quatre Mailles au seul motif de leur proximité. Ce qui manque, en revanche, c'est tout ce qui expliquerait le qualificatif : la couleur d'une ancienne croix et la date de son implantation ne sont pas établies, et aucun texte étymologique savant propre à ce lieu n'a été trouvé. Origine du nom non établie
Une croix de chemin est bien enregistrée par les données actuelles, à 44,92809 ; 0,68074 selon l'IGN et à 44,9279832 ; 0,6807895 selon le nœud OpenStreetMap 6796850028 — un écart d'environ 12,5 mètres entre les deux points, qui désignent très probablement le même objet. Ils sont à environ 280 et 292 mètres du point de repère du lieu-dit. Le bulletin municipal de janvier 2009 inscrit, parmi les travaux réalisés en 2008 : « Croix en bois (croisement de la Croix Rouge) », pour 335 €. La dépense atteste une intervention concernant une croix en bois ; elle ne dit pas s'il s'agit d'une première pose, d'un remplacement ou d'une réparation. Original numérique consulté
Entre le point de repère du lieu-dit et la croix OpenStreetMap, la distance est d'environ 280 à 292 mètres selon qu'on prend le point IGN ou le nœud OSM, et non 150 m. Aucun cliché de terrain de la croix actuelle n'a été obtenu.
Aucune mention médiévale ou antérieure à 1668 n'est attribuable avec sûreté à La Croix Rouge dans les documents médiévaux et seigneuriaux et les inventaires consultés. Aucun titre « sieur de la Croix Rouge » (titre de courtoisie des notables) n'a été trouvé. L'appartenance de Saint-Félix au cadre de la châtellenie puis baronnie de Montclar ne suffit pas à reconstituer une tenure (mode de possession d'une terre) particulière de ce site : aucun accensement (concession de terre contre redevance), hommage, terrier ou censier (registres des droits dus à un seigneur) consulté ne décrit ces terres sous ce nom. Les accensements médiévaux de Caveroque, en 1370, concernent un autre lieu et ne doivent pas être utilisés pour vieillir celui-ci. Absence dans les sources consultées, pas preuve d'inexistence
Les registres paroissiaux 5 E 409/1 à 3, pour les années conservées entre 1668 et 1792, ne livrent aucun acte sous ce nom. Ces registres présentent des lacunes chronologiques : cette observation n'équivaut pas à une recherche dans un registre continu de cent vingt-cinq années. Aucun habitant des XVIIe-XVIIIe siècles ne peut être rattaché nominativement à La Croix Rouge à partir des éléments réunis.
L'extrait de Cassini ne porte ni le nom ni un signe d'habitation ou de croix à l'emplacement approximatif du site. La carte de Belleyme, feuille 22, relève également l'absence du nom et d'une croix ; le recadrage conservé montre La Pouleille et La Farguette, déjà figurés. Ces petites échelles et les incertitudes de calage interdisent d'en déduire l'absence de toute fréquentation, culture ou ancienne croix à cette période.
Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) est le premier document qui permette de regarder le site à l'échelle parcellaire. Dans le triangle de chemins qui correspond au secteur actuel, les numéros 513, 514, 515 et 516 ne portent aucun bâtiment colorié. La construction rouge figurée au nord-ouest appartient au groupe de La Farguette, vers le numéro 498 : elle ne doit pas être comptée comme une maison de La Croix Rouge. Aucun nom du lieu n'a pu être déchiffré sur ce secteur de la feuille, et une annotation ténue anciennement envisagée comme « Cr[oix ?] » sur le tableau d'assemblage n'a pas pu être validée ni datée : elle n'est pas retenue comme attestation de 1824. Lu sur l'original, 3 P 3 4626
Le maçon qui apparaît à La Croix Rouge en 1866 a une histoire familiale communale déjà ancienne. Le 10 janvier 1843, Pierre Barjou, 30 ans, maçon, domicilié à Lapalu, épouse Félicité Marthe Garraud, 28 ans, née à Villamblard et domiciliée à La Pouleille. Leur fils Bernard naît à Lapalu le 9 juin 1844, un second fils, Pierre, le 14 mars 1851. Huit jours après cette seconde naissance, le 22 mars 1851, Marthe Garraud meurt à Lapalu, à 35 ans ; aucune cause médicale n'est indiquée. Pierre se remarie le 5 octobre 1854 avec Antoinette Valeton, 49 ans, cultivatrice, née à Lamonzie-Montastruc — elle devient la belle-mère de Bernard et du jeune Pierre. Lu sur les originaux
L'acte de mariage du 5 octobre 1854 (5 E 409/10, mariages 1854, vue 6) dit que le contrat a été « passé le onze Septembre dernier » : c'est donc le 11 septembre 1854, devant Me Reynier, notaire à Sainte-Alvère. Ce contrat lui-même n'a pas été consulté.
Les recensements antérieurs confirment cette implantation : Pierre, Félicité, Bernard et Anne Delbos sont à La Palut en 1846 ; en 1856, le chef de famille est prénommé Jean dans la liste, avec Antoinette et les deux garçons. En 1861, la lecture est nette : Pierre Barjou, 51 ans, maçon ; Antoinette Valeton, 55 ans ; Bernard, 16 ans ; Pierre, 10 ans, sous « Lapalue ».
En 1866, les quatre mêmes membres de la famille sont inscrits à « Croix Rouge » : Burjou [= Barjou très probable] Pierre, 56 ans, maçon chef de ménage ; sa femme Valetou [?/Valeton] Antoinette (« [?] » marque une lecture incertaine), 60 ans ; Bernard Barjou, 21 ans, fils aîné ; Pierre Barjou, 15 ans, frère du précédent. C'est la première mention certaine du lieu retrouvée dans cette recherche. Le déménagement de cette famille est donc borné par les dénombrements 1861-1866 ; on ignore s'ils ont fait construire, acheté ou loué leur nouvelle habitation. Première attestation, lue sur les recensements
Le père Pierre Barjou meurt sur place le 16 juillet 1869, à onze heures du matin, à 57 ans. Bernard, 24 ans, maçon au même lieu, déclare le décès de son père. L'année suivante, Bernard intervient comme voisin non parent lors du décès d'un nourrisson à La Farguette — son propre domicile reste bien La Croix-Rouge ; il faut distinguer ces deux lieux voisins dans l'acte de 1870. Lu sur l'original
En 1872, la veuve Antoinette Valeton dirige un ménage de quatre personnes. Bernard, 27 ans, et Pierre, 21 ans, sont tous deux maçons ; un Pierre Teillet, 15 ans, est inscrit comme ouvrier maçon, sans parenté précisée — première présence documentée d'un jeune ouvrier extérieur au noyau familial. Le registre appelle les deux Barjou « son neveu », alors que le mariage de 1854 établit leur relation de beaux-fils avec Antoinette : cette discordance ne doit pas créer une fausse filiation. Discordance de parenté conservée
Bernard fonde à son tour un ménage avec Anne Roussely, appelée aussi Anna. Leur union est attestée au plus tard à la naissance de leur fils Pierre, le 28 août 1874 ; une fille, Marie, naît le 11 décembre 1876. Antoinette Valeton meurt au lieu le 1er juin 1876, à 70 ans. Le recensement de cette même année réunit Bernard, Anne, leur fils Pierre et Félix Barjou, 25 ans, maçon, frère du chef de ménage — l'âge et la parenté suggèrent que Félix est le jeune Pierre né en 1851, rapprochement qui reste signalé comme tel. Identification Pierre/Félix probable
En 1881, le ménage recensé est celui de Félix Barjou, 30 ans, « propriétaire maçon », avec Marie Falgueyret, 29 ans, cultivatrice, et leur fille Marie, 11 mois. Or la naissance d'une Marie Barjou, dix jours plus tôt, le 10 janvier de la même année, nomme les parents Pierre Barjou, 30 ans, et Virginie Falgueyret, 29 ans. La concordance des âges, du nom de famille maternel, du métier et du lieu rend l'identité des deux couples très probable ; elle ne permet pas de faire disparaître les prénoms divergents. Bernard et Anne ne figurent pas dans cette rubrique de 1881. Identification des couples, prénoms divergents
La notice du chanoine Brugière, à la fin du XIXe siècle, inscrit « la Croix Rouge 1/2 », puis le chiffre 2 dans la colonne finale du tableau des lieux. Cette colonne correspond apparemment au nombre de maisons, par comparaison avec les autres entrées ; « 1/2 » est vraisemblablement une distance au bourg, sans N lisible après la fraction. L'indication de deux maisons diverge de l'unique maison des dénombrements de 1876, 1881 et 1891 : une annexe, un périmètre différent ou une erreur de compilation sont possibles, sans arbitrage documentaire disponible. Deux maisons chez Brugière, une seule aux recensements
En 1887, Bernard Barjou, maçon de 42 ans, déclare la mort d'Anne Chaverou, 83 ans, veuve de Pierre Roussely, domiciliée à La Croix Rouge. Le nom de famille du mari défunt évoque la famille de l'épouse de Bernard, mais l'acte ne suffit pas à établir leur lien exact — il ne faut pas en faire automatiquement la mère ou la grand-mère d'Anne Roussely. En 1891, les personnes inscrites sont Pierre Barjou, 46 ans, maçon ; Anna Roussely, 34 ans, propriétaire cultivatrice ; Jérémie, 16 ans, maçon ; Félicie, 14 ans, propriétaire cultivatrice. Les âges et le couple Roussely rapprochent fortement ce ménage de celui de Bernard : Jérémie correspondrait au Pierre né en 1874, Félicie à la Marie née en 1876 — identifications probables, non des doubles prénoms officiellement prouvés.
Le 18 avril 1894, à sept heures du soir, Jules Ferroul [?], 23 ans, maçon célibataire, meurt à La Croix Rouge. Il est né à Saint-Félix mais domicilié au chef-lieu de Saint-Martin-des-Combes. Ses déclarants sont Pierre Mouyna, forgeron au bourg de Saint-Félix, son cousin, et Guillaume Grellety, garde particulier à Langlade, son oncle. Le décès ne permet donc pas de le compter comme habitant permanent du lieu. Aucune cause de mort n'est indiquée, et rien ne permet d'affirmer un accident de chantier. Cause de décès inconnue
Une rédaction au 19 avril avec erreur du nom de mois est très probable ; elle demeure une correction interprétative, non une lecture.
Le 10 février 1900, Marie Barjou, 23 ans, tailleuse de robes, domiciliée avec ses parents Bernard, maçon, et Anne Roussely, cultivatrice, à La Croix Rouge, épouse Joseph Guinard, 27 ans, forgeron, domicilié à Lapouleille. Leur contrat de mariage a été passé le 23 janvier 1900 devant Me Le Bœuf, notaire à Beauregard — le texte de ce contrat reste à consulter, sans qu'aucune preuve d'un transfert de la maison n'en découle. Lu sur l'original
En 1901, Bernard, 56 ans, Anna, 45 ans, et leur fils Pierre, 26 ans, demeurent encore à La Croix Rouge. Les deux hommes sont maçons. Pour le fils, la colonne de l'employeur porte « Barjou père » : le travail du fils dans l'activité paternelle est ici explicitement attesté — une précision plus solide qu'une simple déduction tirée de métiers identiques. Lien professionnel explicite
Le 2 mai 1902, Pierre Barjou, 27 ans, né et domicilié à La Croix-Rouge, épouse Marie Dondard, 23 ans, de Lapouleille. Le 7 octobre 1903, leur fils Éloi naît à Lapouleille, où le couple est désormais domicilié et qualifié de propriétaires cultivateurs. Le changement de domicile est ainsi borné par mai 1902-octobre 1903 ; aucune vente de La Croix Rouge n'est documentée.
Entre-temps, un décès enregistré le 10 juin 1903 porte le nom de « Pierre Barjou », 59 ans, époux d'Anne Roussely, à La Croix rouge. Pierre est écrit dans l'acte, dans la marge et dans la table annuelle : ce n'est pas une faute de transcription moderne. L'épouse et l'âge correspondent très fortement à Bernard, né en 1844, qui figure sous ce prénom en 1901-1902. On retiendra donc : décès probable de Bernard sous le prénom Pierre, avec réserve d'identité — ce n'est ni le père mort en 1869, ni le jeune Pierre marié en 1902 et devenu père à Lapouleille en 1903. Identité au décès de 1903 non prouvée
La descendance se suit ensuite hors du lieu, à La Pouleille : les recensements de 1901 et 1921 nomment le couple Guinard Ernest et Félicie, alors que le mariage portait Joseph et Marie ; une Anne Barjou, née en 1852 selon la liste de 1921, y est enregistrée comme belle-mère — très probablement Anne Roussely. En 1936, Pierre y est encore maçon patron auprès d'Éloi, cultivateur. Ces suites montrent une continuité familiale dans la commune, non une extinction des Barjou avec leur départ de La Croix Rouge.
Une autre famille est attestée dès 1905 : Marie Chadourne, 25 ans, née à Fouleix, épouse de Jean Lionnet, 32 ans, meurt le 8 mai, à dix heures du matin, à La Croix Rouge, où elle demeure. Le 12 décembre 1907, Jean Lionnet, cantonnier communal (ouvrier chargé de l'entretien des chemins), demeure toujours au lieu et épouse Élisabeth Marcou, 27 ans, domiciliée à La Pouleille ; il est né le 27 juin 1873 à Sainte-Foy-de-Longas. L'acte rappelle le décès de Marie Chadourne le 8 mai 1905, ce qui établit fermement le lien entre les deux actes. La présence de ce ménage succède chronologiquement à celle des Barjou, mais aucun acte n'établit un achat ou une location de leur maison par Lionnet. Concordance entre les deux actes établie
Le 22 mai 1908, un Jules Lyonnet [?], signant apparemment Lionnet, cantonnier communal à La Croix Rouge, est témoin d'un mariage. Un Jules Lionnet, cantonnier, apparaît ensuite à Combe Lugon en 1910. Le métier et le nom rendent le rapprochement avec Jean plausible, mais le prénom divergent empêche de transformer ces pièces en date certaine de son déménagement. Rapprochement Jean/Jules non tranché
En 1921, Jean Peyronnie, né en 1873 à Clermont-de-Beauregard, est charron patron à La Brugère, avec son épouse Angèle, née en 1877 à Fouleix. Le 25 septembre 1922, une naissance survient à La Croix Rouge au domicile de Jean Peyrony, 49 ans, dont le métier est écrit « charon ». La mère, Marie Peyrony, 19 ans, servante, demeure au même lieu. Le déplacement du charron Jean de La Brugère à La Croix Rouge est très fortement étayé entre 1921 et septembre 1922. Déménagement borné avec précision
Les dénombrements de 1926, 1931 et 1936 montrent un atelier familial : Jean, charron patron, et son fils Évariste, né en 1901 à Clermont-de-Beauregard, exercent le même métier. En 1926, la colonne de l'employeur d'Évariste renvoie à « Peyronny ». Une belle-fille est couturière patronne en 1931 et 1936 ; son identité demande une réserve, entre Gabrielle née en 1903 (liste de 1931) et Jeanne Juliette née en 1905 (liste de 1936).
En 1936, la liste (6 M 422, p. 02 gauche bas) porte Jeanne Juliette, née en 1905 ; celle de 1931 donne Gabrielle, née en 1903. Un changement d'épouse, plusieurs prénoms ou une erreur de la personne chargée du recensement sont possibles ; aucun mariage n'a permis de trancher.
La fiche Peyronnie Évariste (fiche matricule militaire), AD24 02R1172, bureau de Bergerac, classe 1921, matricule 931, donne une naissance le 17 septembre 1901 à Clermont-de-Beauregard, la profession de charron et un domicile à Saint-Félix-de-Villadeix — ce domicile précis vient des recensements, la fiche elle-même ne nomme pas La Croix Rouge. Elle indique une incorporation au 504e régiment de chars de combat à compter du 5 avril 1921, un retour dans ses foyers le 30 mai 1923 avec certificat de bonne conduite, puis plusieurs affectations de réserve. Identité très probable avec le charron de La Croix Rouge
La fiche (02R1172, vue 559) porte « le 18 mai 1927 » pour l'affectation au 50e régiment d'infanterie, et non en mars : le tracé du mois est identique à celui de « 15 mai 1926 » et de « 30 mai 1923 » sur la même fiche.
Rappelé le 1er septembre 1939, il rejoint le 612e régiment de pionniers le 4 septembre. Aucune date de décès, captivité ou circonstance de mort n'est portée dans les rubriques consultées de la fiche matricule elle-même.
Le monument aux morts de Saint-Félix porte « PEYRONNY Evariste » dans la partie 1939-1945. L'identification au charron de La Croix Rouge est très probable, mais l'inscription seule ne prouve ni sa date de mort, ni le lieu, ni les circonstances. Aucun dossier nominatif de décès ou de reconnaissance administrative n'a été retrouvé dans cette recherche. Date, lieu et circonstances de la mort non établis
En 1946, la liste ne conserve à La Croix Rouge que Jean Peyronny, né en 1873, et Jeanne, née en 1877 [?], tous deux dits cultivateurs — un ménage de deux personnes. Le fils, la belle-fille et le petit-enfant des listes d'avant-guerre n'y figurent plus. Une absence au recensement ne suffit pas, à elle seule, à établir un décès ou sa cause.
Une fiche volante signée le 15 février 1951, conservée avec ce dénombrement, donne pour « Croix Rouge (la) » une maison, un ménage et un habitant. Son en-tête dit pourtant qu'elle est établie d'après le recensement de mars 1946. De nombreux chiffres de la fiche diffèrent de la liste nominative : une actualisation municipale est possible. On ne peut cependant ni la baptiser « recensement de 1951 », ni dater avec elle le départ ou la mort d'un des deux époux. Pas un recensement autonome
Les documents exploités ne permettent pas de donner une succession nominative sûre des occupants après cette génération. Le suivi récent est limité au bâti, au nom des voies et aux décisions publiques.
Les photographies aériennes historiques permettent de suivre le noyau bâti depuis le milieu du XXe siècle. Les noms de fichiers « ortho1950 » et « ortho1965 » sont trompeurs si on les transforme en dates de clichés : les couches WMS IGN utilisées sont en réalité ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965 et ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1965-1980, des fourchettes, pas des millésimes précis. Dates exactes des missions à rechercher
Le bâtiment allongé des premières photographies pourrait être celui des ménages anciens, ou son successeur sur la même emprise. Aucun chaînage parcellaire et aucune matrice cadastrale (registre des propriétaires et des biens imposés) ne permettent encore de l'affirmer. L'installation des Barjou entre 1861 et 1866 n'est pas une preuve qu'ils ont construit eux-mêmes leur maison.
| Document / période | Observation propre au site | Portée et limite |
|---|---|---|
| 1824 | Zéro bâtiment figuré dans le triangle des anciennes parcelles E 513-516 ; chemins déjà en place | Cadastre 3 P 3 4626 ; ne donne pas la nature fiscale des sols sans l'état de sections |
| État-major | Croisement de chemins, sans nom ni maison repérée | Date exacte du levé local non établie |
| 1866-1901 | Une maison et un ménage dans chacun des six dénombrements disponibles | Les recensements ne dessinent pas les bâtiments et ne comptent pas nécessairement les dépendances |
| Brugière | Nom et chiffres « 1/2 », « 2 » dans le tableau des lieux | Deux maisons selon l'interprétation de la colonne ; différence avec les recensements non résolue |
| 1926-1946 | Toujours une maison au dénombrement | Ne prouve pas l'identité physique inchangée de la construction de 1866 |
| 1950-1965 | Noyau bâti allongé près de la voie oblique ; espaces cultivés autour | La résolution ne permet pas un comptage cadastral sûr des annexes |
| 1965-1980 | Le noyau reste reconnaissable ; constructions supplémentaires aux abords | Certaines sont hors du lieu-dit cadastral actuel |
| 2026 | Maisons détachées, jardins et dépendances le long des voies ; champs encore ouverts à l'est | Observation à distance, sans visite des intérieurs |
| Extraction 2026 | Cadastre : 6 constructions en dur et 2 légères ; BD TOPO : 6 objets bâtiments, ≈ 462 m², 3 logements renseignés | Les deux bases n'ont pas les mêmes objets ni les mêmes règles de décompte |
Les données BD TOPO associent des dates indicatives 1880, 1975 et 2007 à certains objets ; ce ne sont pas des actes de construction, et « 1880 » ne doit pas être donné comme naissance de l'écart, habité dès 1866. Dates BD TOPO indicatives, non des actes
Une case « non individualisé » ne signifie pas zéro habitant : le lieu peut être regroupé avec un voisin ou ne pas encore servir de rubrique. Le nombre de maisons recensées ne doit pas être comparé sans précaution au nombre actuel de polygones bâtis.
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1836-1861 | — | — | non individualisé | Les Barjou sont encore à La Palut / Lapalue |
| 1866 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 96, p12D |
| 1872 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 106, p10D |
| 1876 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 118, p10D |
| 1881 | 1 | 1 | 3 | 6 MI 131, p10G-D |
| 1886 | — | — | non disponible | Liste absente des documents réunis |
| 1891 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 150, p10D |
| 1896 | — | — | non disponible | Liste absente des documents réunis |
| 1901 | 1 | 1 | 3 | 6 MI 161, p09G-D |
| 1906-1911 | — | — | non disponible | Listes absentes des documents réunis |
| 1921 | — | — | non individualisé | Peyronnie encore à La Brugère, 6 M 358 |
| 1926 | 1 | 1 | 4 | 6 M 378, p04D |
| 1931 | 1 | 1 | 5 | 6 M 402, p05D |
| 1936 | 1 | 1 | 5 | 6 M 422, p02G |
| 1946 | 1 | 1 | 2 | 106 W 71, p02G |
Document distinct, 15 février 1951 : la fiche volante de 106 W 71, p04, porte 1 / 1 / 1, sous un en-tête renvoyant au recensement de mars 1946. Elle reste hors de la série ci-dessus, en raison de sa nature et de sa discordance avec l'original de 1946. Aucune population actuelle par lieu-dit n'a été établie.
Le nom reste vivant au cadastre, dans la cartographie IGN et dans l'adressage communal. Les exports du 23 septembre 2026 rattachent des adresses au passage de la Croix Rouge et à la route de la Motte Castrale. Aucun occupant actuel n'est nommé dans ce dossier.
Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 prévoit, par l'OAP SFV1 (orientation d'aménagement et de programmation), un secteur d'habitat reliant les Quatre Mailles et La Croix Rouge. La fiche porte 4,5 ha, dont 2,3 ha en zone U et 2,2 ha en zone AU, et environ 26 logements au total : une dizaine en U et seize en AU, répartis entre douze en phase 1 et quatre en phase 2. Elle prévoit notamment de retravailler la voie vers les Quatre Mailles, de mutualiser des accès et de préserver certaines haies. Ce périmètre de projet, principalement à l'est du chemin de La Pouleille, n'est pas le lieu-dit cadastral de 3,78 ha. Le document n'atteste pas la réalisation des logements. Chiffres lus sur le document original
Le croisement spatial des données contemporaines répartit le lieu-dit cadastral entre environ 3,14 ha de zone A, 0,62 ha de UC et 0,01 ha de N, valeurs arrondies — les données du document de 2024, non une attestation juridique à la parcelle au jour d'un futur projet.
La forme de l'urbanisation a fait l'objet d'une observation pendant l'élaboration du PLUi-H : la DDT recommandait de recentrer les extensions, tandis que la réponse du maître d'ouvrage conservait le potentiel situé entre deux parcelles déjà construites, au motif qu'il complétait un hameau déjà linéaire — un jalon de l'histoire récente de son aménagement, distinct du programme de l'OAP elle-même.
Aucun acte de mutation ou dossier de travaux de la maison ancienne n'a été consulté : la succession des ménages recensés n'est pas une succession de propriétaires prouvée. Les qualifications explicites de « propriétaire maçon » en 1881 et « propriétaire cultivatrice » en 1891 fournissent un indice de propriété chez les Barjou, sans numéro de parcelle, ni superficie, ni titre. Une visite du carrefour et un relevé architectural extérieur — matériaux et assemblages de la croix, organisation des dépendances, reprises du bâti — compléteraient ces dossiers ; ils n'ont pas été réalisés ici.
État de sections A à E : nature, contenance, nom de quartier et propriétaire des anciennes E 513-516, puis parcelles voisines si le repérage doit être ajusté.
Première matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes des propriétaires de ces parcelles avant 1866 ; rechercher Barjou/Burjou/Barjau, Valeton.
Matrice des propriétés bâties, 1882 : compte de la maison de La Croix Rouge, passage éventuel entre branches Barjou, contrôle de l'indication de Brugière.
Matrice des propriétés bâties, 1910-1955 : propriétaires réels pendant les occupations Lionnet, puis Peyronny/Peyronnie ; cases d'entrée/sortie et démolitions/constructions.
Matrices non bâties, 1914-1955, folios 1-400 puis 401-475 : chaînage des comptes, superficie des propriétés, terres attachées à la maison.
Le contrat de mariage du 11 septembre 1854 devant Me Reynier (mariage Barjou-Valeton) : aucune cote de minute certaine n'a été trouvée.
Le contrat de mariage du 23 janvier 1900 devant Me Le Bœuf (mariage Guinard-Barjou), et les successions de Pierre Barjou (1869), Antoinette Valeton (1876) et Pierre/Bernard Barjou (1903).
Bureau de l'enregistrement de Lalinde : actes civils publics et sous seing privé, mutations par décès, tables acquéreurs/vendeurs, contrats de mariage, testaments, successions, baux — sous-séries à explorer, pas d'articles déjà identifiés.
Hypothèques de Bergerac, pour chercher des transcriptions une fois les titulaires identifiés par les matrices.
Acte de naissance d'Évariste Peyronnie, 17 septembre 1901 : nom maternel exact et mentions marginales de mariage ou de décès.
Table matricule, vue 32/41, pour compléter le parcours d'Évariste Peyronnie et chercher une éventuelle pièce de décès.
Nature des travaux de la croix en 2008 (délibération, facture) ; éventuels doubles des recensements de 1886, 1896, 1906, 1911 ; statut exact de la fiche de 1951.