Dossier d'archives · Dordogne
Un petit nom de la carte, au bord de la route et tout près de La Farguette. En 1824, le géomètre dessine déjà une construction dans ce voisinage, mais ne lui donne aucun nom. Les photographies aériennes racontent ensuite les champs, les bois et les maisons qui s’étendent autour. L’histoire du site se laisse entrevoir ; celle du mot « Monrepas » reste à retrouver.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Sur le Plan IGN, Monrepas se lit juste au sud-ouest de la Farguette, près de la route de la Motte Castrale. Les deux points de référence sont séparés d’environ 90 mètres. L’IGN donne une altitude de 174 m au point de Monrepas ; les coordonnées désignent un repère cartographique, sans délimiter une propriété.Données IGN
La BD TOPO classe Monrepas comme « Lieu-dit habité », avec un nom au statut « Collecté ». Le cadastre ne lui donne toutefois aucun lieu-dit distinct, et les recensements consultés ne lui attribuent aucune rubrique propre. Ces documents parlent de choses différentes : un nom utilisé aujourd’hui, un découpage cadastral et des habitants autrefois comptés sous certains noms.
Monrepas, en un mot, est la forme portée sur la carte contemporaine. Mon Repas, en deux mots, figure dans le répertoire des lieux-dits, mais aucune pièce ancienne ne permet ici de dater cette variante. L’origine du nom demeure inconnue.Non établie
On peut y reconnaître les mots français « mon repas » ; cela n’explique ni qui les aurait choisis ni ce qu’ils désignaient. Aucune forme occitane ancienne, aucune auberge ou halte liée au nom n’a été documentée. Il reste à retrouver le premier acte, le premier plan ou le souvenir local qui nomme précisément ce terrain ou cette maison.
Gourgues n’apporte pas cette pièce : la recherche dans son dictionnaire de 1873, index compris, est négative. Sur l’image de la page 204, les entrées passent de Monrany à Monribot, puis Monrival, sans Monrepas. Le silence d’un dictionnaire ne date pas la naissance d’un nom.Lu sur l’imprimé
Le tableau d’assemblage porte une date nette : « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 ». La feuille détaillée est la section E, deuxième division, dite de Caveroque, levée par le géomètre Lacoste. Dans le secteur actuel de Monrepas et de La Farguette, elle dessine un bâtiment allongé, teinté de carmin, immédiatement à l’ouest d’une fourche de chemins.Plans lus
Le numéro 498 est inscrit près de la construction ; 497 désigne la grande parcelle à l’ouest et 499 celle qui borde le chemin montant. Au nord passe la « route de Bergerac à Brives ». Cette disposition rapproche le bâtiment du noyau ancien de La Farguette, par sa position. Aucun mot sur le plan ne permet de l’appeler Monrepas.Localisation probable
Le plan donne une forme et des numéros. Il ne dit pas qui possède ces biens ni si le bâtiment est un logis ou une dépendance. L’état de sections et les matrices devront reprendre l’enquête à ces numéros, sans supposer que leurs limites coïncident avec celles du nom moderne.
Ni Cassini ni la minute d’état-major ne livrent une forme ancienne de Monrepas dans ce secteur. Leurs décalages de position imposent toutefois de regarder le voisinage : l’absence d’un symbole au point de repère exact du lieu-dit ne prouve pas que le terrain ait toujours été vide.
La vue de la couche 1950–1965 montre un petit ensemble bâti au nord de la route, des champs divisés et des bois, notamment au sud-ouest. Sur celle de 1965–1980, le groupe reste reconnaissable et les espaces agricoles dominent encore les abords. Les fourchettes sont celles des produits IGN : les dates exactes des clichés n’ont pas été identifiées.Images lues
L’image récente montre davantage de maisons, de jardins et d’accès au nord et au nord-est du groupe ancien. Des terres ouvertes subsistent à l’ouest et au sud, bordées de bois. C’est l’évolution visible du secteur Monrepas–La Farguette ; ces photographies sans légende ne disent pas depuis quand le mot Monrepas y est employé.
| Date | Source | Résultat et portée |
|---|---|---|
| 1824 | 3 P 3 4616 3 P 3 4626 | Un bâtiment sans nom dans le voisinage ; aucune attestation écrite de Monrepas. |
| 1873 | Gourgues, p. 204 | Recherche négative ; place alphabétique lue sur l’imprimé. |
| 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Le secteur est photographié avec son bâti et ses terres ; le nom n’est pas daté par ces vues. |
| 2026 | Plan IGN · BD TOPO | Monrepas, « Lieu-dit habité », statut « Collecté » : attestation contemporaine. |
La recherche dans les relevés des registres paroissiaux et de l’état civil établis pour cette étude — 10 003 actes relevés — n’a trouvé aucune occurrence du nom ni des variantes. Les séries de recensements préparées pour 1836–1946 ne donnent pas de rubrique Monrepas identifiée. Ce sont des résultats de relevés, sans nouvelle lecture intégrale des registres. Aucune famille ancienne n’est donc attribuée ici au lieu.Absence dans les documents étudiés
La prochaine recherche doit partir du plan : relever les propriétaires et les noms de terres, puis suivre les changements de parcelles. Les cotes ci-dessous figurent dans l’inventaire cadastral, pages 131–132 ; les volumes restent à consulter.
État de sections A à E, sans date à l’inventaire : anciennes parcelles E 497–500, 528 et 530. Chercher les noms, propriétaires et natures ; établir la correspondance avec le point moderne.
Matrice cadastrale (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les folios et les mutations retrouvés grâce à l’état de sections.
Bâti : 1882, puis 1910–1955 ; non bâti : 1914–1955. Reconstituer les constructions et les divisions sans confondre leur date avec celle du nom.
Plans d’adressage et documents de collecte des noms de lieux, références à identifier : déterminer si Monrepas désignait d’abord une maison, une propriété ou une terre.