Dossier d'archives · Dordogne

Monrepas
en Villadeix

Un petit nom de la carte, au bord de la route et tout près de La Farguette. En 1824, le géomètre dessine déjà une construction dans ce voisinage, mais ne lui donne aucun nom. Les photographies aériennes racontent ensuite les champs, les bois et les maisons qui s’étendent autour. L’histoire du site se laisse entrevoir ; celle du mot « Monrepas » reste à retrouver.

44,93110° N — 0,67321° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · La Farguette-Sud Altitude au point IGN ≈ 174 m
2026 · consultationMonrepasPlan IGN et BD TOPO
Sans date établieMon Repasvariante du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, sans pièce ancienne retrouvée

Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix

Le siteAu bord de la route

À quatre-vingt-dix mètres de La Farguette

Sur le Plan IGN, Monrepas se lit juste au sud-ouest de la Farguette, près de la route de la Motte Castrale. Les deux points de référence sont séparés d’environ 90 mètres. L’IGN donne une altitude de 174 m au point de Monrepas ; les coordonnées désignent un repère cartographique, sans délimiter une propriété.Données IGN

Plan IGN du secteur : Monrepas au bord de la route de la Motte Castrale, au sud-ouest du libellé la Farguette, avec maisons, chemins et bois voisins.
Deux noms voisins. Le Plan IGN écrit « Monrepas » près du groupe bâti de bord de route. Au cadastre, son point appartient au lieu-dit LA FARGUETTE-SUD.

La BD TOPO classe Monrepas comme « Lieu-dit habité », avec un nom au statut « Collecté ». Le cadastre ne lui donne toutefois aucun lieu-dit distinct, et les recensements consultés ne lui attribuent aucune rubrique propre. Ces documents parlent de choses différentes : un nom utilisé aujourd’hui, un découpage cadastral et des habitants autrefois comptés sous certains noms.

Le nomUn sens à retrouver

Une appellation sans acte de naissance

Monrepas, en un mot, est la forme portée sur la carte contemporaine. Mon Repas, en deux mots, figure dans le répertoire des lieux-dits, mais aucune pièce ancienne ne permet ici de dater cette variante. L’origine du nom demeure inconnue.Non établie

On peut y reconnaître les mots français « mon repas » ; cela n’explique ni qui les aurait choisis ni ce qu’ils désignaient. Aucune forme occitane ancienne, aucune auberge ou halte liée au nom n’a été documentée. Il reste à retrouver le premier acte, le premier plan ou le souvenir local qui nomme précisément ce terrain ou cette maison.

Gourgues n’apporte pas cette pièce : la recherche dans son dictionnaire de 1873, index compris, est négative. Sur l’image de la page 204, les entrées passent de Monrany à Monribot, puis Monrival, sans Monrepas. Le silence d’un dictionnaire ne date pas la naissance d’un nom.Lu sur l’imprimé

1824Le premier dessin précis

Une construction que le plan ne nomme pas

Le tableau d’assemblage porte une date nette : « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 ». La feuille détaillée est la section E, deuxième division, dite de Caveroque, levée par le géomètre Lacoste. Dans le secteur actuel de Monrepas et de La Farguette, elle dessine un bâtiment allongé, teinté de carmin, immédiatement à l’ouest d’une fourche de chemins.Plans lus

Plan cadastral de 1824, section E2 : bâtiment carmin sans toponyme auprès du numéro 498, parcelle 497 à l’ouest, 499 au nord-est, et chemins à la bifurcation.
AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E2. Ensemble 498, avec 497 à l’ouest et 499 au nord-est. Le bâtiment n’est pas nommé. Date du cadastre lue sur le cartouche du tableau d’assemblage, 3 P 3 4616.

Le numéro 498 est inscrit près de la construction ; 497 désigne la grande parcelle à l’ouest et 499 celle qui borde le chemin montant. Au nord passe la « route de Bergerac à Brives ». Cette disposition rapproche le bâtiment du noyau ancien de La Farguette, par sa position. Aucun mot sur le plan ne permet de l’appeler Monrepas.Localisation probable

Le plan donne une forme et des numéros. Il ne dit pas qui possède ces biens ni si le bâtiment est un logis ou une dépendance. L’état de sections et les matrices devront reprendre l’enquête à ces numéros, sans supposer que leurs limites coïncident avec celles du nom moderne.

Les cartes à plus petite échelle

Extrait de la carte de Cassini autour du secteur actuel de Monrepas : grand chemin en diagonale et relief hachuré, sans inscription Monrepas.
Cassini, XVIIIe siècle. Aucun libellé Monrepas dans l’extrait. Le millésime précis de ce tirage n’est pas établi ici.
Minute d’état-major du secteur de La Farguette : petit signe bâti rouge près d’une fourche de chemins, relief hachuré et absence de nom Monrepas.
État-major, XIXe siècle. Petit signe bâti carmin près de la fourche. Couche IGN 1820–1866 ; date du levé local non déterminée.

Ni Cassini ni la minute d’état-major ne livrent une forme ancienne de Monrepas dans ce secteur. Leurs décalages de position imposent toutefois de regarder le voisinage : l’absence d’un symbole au point de repère exact du lieu-dit ne prouve pas que le terrain ait toujours été vide.

XXe–XXIe s.Le paysage photographié

Des champs autour d’un groupe de toits

La vue de la couche 1950–1965 montre un petit ensemble bâti au nord de la route, des champs divisés et des bois, notamment au sud-ouest. Sur celle de 1965–1980, le groupe reste reconnaissable et les espaces agricoles dominent encore les abords. Les fourchettes sont celles des produits IGN : les dates exactes des clichés n’ont pas été identifiées.Images lues

Photographie aérienne historique en noir et blanc : groupe de bâtiments au bord de la route, champs en parcelles et bois au sud-ouest, dans le secteur de Monrepas et La Farguette.
IGN, couche 1950–1965. Le groupe de toits, les arbres et les divisions des champs. Nord en haut.
Photographie aérienne de la couche IGN 1965–1980 : groupe bâti en bord de route, grandes surfaces agricoles autour et quelques constructions à l’est.
IGN, couche 1965–1980. Même cadrage. Les terrains au nord du noyau ancien sont encore largement ouverts.

L’image récente montre davantage de maisons, de jardins et d’accès au nord et au nord-est du groupe ancien. Des terres ouvertes subsistent à l’ouest et au sud, bordées de bois. C’est l’évolution visible du secteur Monrepas–La Farguette ; ces photographies sans légende ne disent pas depuis quand le mot Monrepas y est employé.

Orthophotographie récente du secteur de Monrepas : maisons et jardins au nord-est du groupe ancien, champs à l’ouest et au sud, bois en périphérie.
Orthophotographie (photo aérienne) IGN récente, consultée en 2026. Millésime précis non identifié. Les maisons du voisinage ne sont pas toutes attribuables au seul nom Monrepas.
Les preuvesCe que l’on peut dater

Le site ancien, le nom contemporain

DateSourceRésultat et portée
18243 P 3 4616
3 P 3 4626
Un bâtiment sans nom dans le voisinage ; aucune attestation écrite de Monrepas.
1873Gourgues, p. 204Recherche négative ; place alphabétique lue sur l’imprimé.
1950–1980Deux couches aériennes IGNLe secteur est photographié avec son bâti et ses terres ; le nom n’est pas daté par ces vues.
2026Plan IGN · BD TOPOMonrepas, « Lieu-dit habité », statut « Collecté » : attestation contemporaine.

La recherche dans les relevés des registres paroissiaux et de l’état civil établis pour cette étude — 10 003 actes relevés — n’a trouvé aucune occurrence du nom ni des variantes. Les séries de recensements préparées pour 1836–1946 ne donnent pas de rubrique Monrepas identifiée. Ce sont des résultats de relevés, sans nouvelle lecture intégrale des registres. Aucune famille ancienne n’est donc attribuée ici au lieu.Absence dans les documents étudiés

À poursuivreDes parcelles au nom

Retrouver ce qui s’appelait Monrepas

La prochaine recherche doit partir du plan : relever les propriétaires et les noms de terres, puis suivre les changements de parcelles. Les cotes ci-dessous figurent dans l’inventaire cadastral, pages 131–132 ; les volumes restent à consulter.

À consulter en salle

  • 63 P 1716

    État de sections A à E, sans date à l’inventaire : anciennes parcelles E 497–500, 528 et 530. Chercher les noms, propriétaires et natures ; établir la correspondance avec le point moderne.

  • 63 P 704

    Matrice cadastrale (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les folios et les mutations retrouvés grâce à l’état de sections.

  • 63 P 2192
    63 P 1547/1–3

    Bâti : 1882, puis 1910–1955 ; non bâti : 1914–1955. Reconstituer les constructions et les divisions sans confondre leur date avec celle du nom.

  • Mairie · IGN

    Plans d’adressage et documents de collecte des noms de lieux, références à identifier : déterminer si Monrepas désignait d’abord une maison, une propriété ou une terre.