ATLAS DE VILLADEIX — texte intégral du site https://lieuxdit.quentinadt.com Histoire des 84 lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix (Dordogne), d'après les archives. Version du 06/11/2026. Chaque page commence par une ligne « === PAGE adresse — titre === ». Signes : [?] = lecture incertaine ; les cotes (ex. AD24, 5 E 409/1, v. 454) renvoient aux Archives départementales de la Dordogne. Pour interroger ce texte avec un assistant : collez-le, posez votre question, et demandez de citer l'adresse de la page d'où vient chaque information. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/ — Atlas de Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Atlas de Villadeix Les 84 lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix, un dossier d'archives par lieu : qui y a vécu, depuis quand le nom est attesté, ce que les plans, les registres et les recensements en disent. Elles s'appuient sur les registres paroissiaux et d'état civil, les recensements, le plan cadastral de 1824 et les cartes anciennes, presque tous consultables en ligne aux Archives de la Dordogne. Pour les signes et les mots anciens, voir Comment lire ces pages. Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) · 1 688 ha 47 lieux habités, moulins ou châteaux · 37 noms de terres et de bois Dossiers publiés : 84 / 84 La carteCliquer sur un nom Une paroisse de crêtes et de combes, entre Caudeau et Louyre Le fond de carte est le cadastre d'aujourd'hui : chaque parcelle de teinte claire est un lieu-dit cadastral, héritier direct des sections du plan de 1824. Les points rouges sont les lieux où une habitation est attestée, aujourd'hui ou autrefois — bourg, hameaux, moulins, maisons nobles. Les bois, terres et combes où personne n'est connu pour avoir vécu ne sont pas sur la carte : ils sont réunis dans la liste juste en dessous. lieu habité, aujourd'hui ou autrefois Sans habitant25 lieux Bois, terres et combes : des noms sans maison Ces lieux-dits ont été étudiés comme les autres, mais aucune source ne montre qu'on y ait habité : ce sont des noms de bois, de champs, de combes ou de points du paysage. Leur dossier reste consultable. Bois de Bourisse — Un bois au nord de Rabard, traversé par la route de la Motte Castrale, avec une clairière et un étang ; aucun habitant attesté. Les Brandes — Un bois sur le coteau au sud-est de Caveroussie, probablement une ancienne lande ; aucun habitant connu. Le Cambout — Une bande de champs et de prés au bord de la Louyre, jusqu'au lavoir et au pont ; un seul bâtiment récent, sans logement connu ; aucun habitant attesté. Castang — Des prés au bord du ruisseau de Barbeyrol, au pied du Cirier ; aucun habitant attesté de ce côté. Le village habité de Castang est de l'autre côté du ruisseau, à Saint-Marcel-du-Périgord. Château de Lamoute — La butte d'un ancien château fort entourée d'un fossé, au nord de Caveroque ; aucune maison ni aucun habitant n'est attesté dans les archives. Combe Noire — Un bois entre Lalande et Langlade, bordé de quelques champs ; aucun habitant attesté. Combe de Lalinde — Un petit vallon boisé à l'est de Caveroussie, qui descend vers la Louyre ; aucun habitant attesté. Les Combes — Des champs et des prés au fond de la vallée de la Louyre, sous Leymarie ; aucun habitant connu. Le Fontagnal — Des bois et quelques champs au nord-ouest du bourg, entre La Forêt et Le Prapalou ; un bâtiment agricole, aucun habitant attesté. La Forétie — Un ancien bois, devenu des champs et des prés, au nord de la route de la Voie Romaine ; aucun habitant attesté. La Forêt — Un grand bois à l'est de La Vernelle ; aucun habitant attesté (le « village de la Forêt » cité en 1828 se trouve à Saint-Michel-de-Villadeix). Les Gauilles — Des prés humides au fond de la vallée, là où le ruisseau de Barbeyrol rejoint la Louyre ; aucun habitant connu. Leyssartade — Des prés au bord du ruisseau de Barbeyrol ; le village habité du même nom est juste en face, sur la commune de Saint-Marcel. Paput — Un bois sur le coteau au sud de la commune, au-dessus du ruisseau de Barbeyrol ; aucun habitant attesté. Perrel — Quelques champs dans le vallon du Barbeyrol, au sud-est du Cirier ; aucune maison. Le hameau habité de Pérel, tout proche, est sur la commune de Saint-Marcel. Plantarougé — Un bois au sud de Rouna ; aucun habitant attesté. Le Planège — Un bois à l'ouest de la commune, entre le Lac Noir et la limite de Saint-Georges-de-Montclard ; aucun habitant connu. Pont Mauréli — Des terres au bord de la Louyre, à l'est du bourg, autour d'un passage sur la rivière et d'une source captée pour l'eau potable ; aucune maison ni habitant attesté. Roquegude — Un coteau de champs et de bois au-dessus de la Louyre, près du moulin de Rabard ; aucun habitant attesté. Le Trou du Loup — Des terres au sud de La Vernelle, autrefois boisées, aujourd'hui en vergers de châtaigniers avec des hangars agricoles ; aucun habitant connu. Une habitation possible, mais pas prouvée Pour ces lieux, un document laisse penser qu'on y a vécu, sans permettre de l'affirmer. Les Garennes — Des bois et des prés au sud de Rabard ; un acte de 1690 semble y faire habiter un couple de laboureurs, mais le mot est difficile à lire. Le Juge — Des bois et des terres au bord du Barbeyrol ; le village habité du Juge est de l'autre côté du ruisseau, à Saint-Marcel-du-Périgord. Deux actes de 1793-1794 placent pourtant des familles « au Juge » de Saint-Félix, sans qu'on sache où était leur maison. Le Lac Noir — Un bois avec une ancienne mare, au sud-est de La Vernelle ; seul un petit bâtiment récent y figure, sans habitant connu. Monrepas — Un nom de la carte au bord de la route, tout près de La Farguette ; le secteur est habité, mais aucune maison n'est rattachée avec certitude à ce nom. Les Salignas — Un bois à l'est des Quatre Mailles ; un « hameau de Salignac » est cité en 1651, sans preuve qu'il se trouvait à cet endroit. Les familles1 117 noms Qui a vécu où : les familles de Saint-Félix Les dossiers citent 1 117 noms de famille. L'index permet de les trier et de les filtrer : par nombre de lieux-dits, par période, par durée de présence. Il existe aussi dans l'autre sens, lieu par lieu. Index des noms et statistiques · Familles lieu par lieu · Les familles présentes le plus longtemps Les plus longtemps présentes, d'après les registres et les recensements : Lambert — 39 lieux-dits, 1668–1946 Faure — 14 lieux-dits, 1669–1946 Besse — 12 lieux-dits, 1669–1946 Chadourne — 23 lieux-dits, 1668–1922 Gontier — 17 lieux-dits, 1668–1922 Chort — 19 lieux-dits, 1670–1946 Les lieux84 dossiers Lieu par lieu Première mention : la plus ancienne forme datée retrouvée, d'après le dictionnaire de Gourgues (1873), ou d'après le premier acte des registres qui nomme le lieu — la date de fondation d'un hameau est presque toujours antérieure. Ménages : nombre de ménages recensés au lieu en 1841, 1901 et 1936 (listes nominatives, AD Dordogne, série 6 M). Lieu | Nature | Première mention | 1841 | 1901 | 1936 | Dossier | Belair | Hameau | 1737 reg. paroissial | 2 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Berthier | Hameau | 1483 Gourgues | 3 | 2 | 1 | Ouvrir le dossier | La Blénie | Hameau | 1668 reg. paroissial | 7 | 3 | — | Ouvrir le dossier | Bois de Bourisse | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Les Bories | Ancien habitat | 1692 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Bourg (Saint-Félix) | Bourg | 1382 Gourgues | 10 | 22 | 16 | Ouvrir le dossier | La Bouyguette | Ancien hameau | 1673 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Les Brandes | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Brodas | Hameau | 1690 reg. paroissial | — | 0 | 1 | Ouvrir le dossier | La Brugère | Hameau | 1669 reg. paroissial | 2 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | La Cabane | Hameau | 1668 reg. paroissial | 7 | 3 | — | Ouvrir le dossier | Le Caillavet (Caillavel chez Gourgues) † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Cambout | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Cantecocu | Hameau | 1756 reg. paroissial | 1 | 1 | — | Ouvrir le dossier | Cantegrel | Hameau | 1660 Gourgues | 1 | — | — | Ouvrir le dossier | Castang | Terres, bois | 1671 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Caveroque | Hameau | 1668 reg. paroissial | 6 | 5 | 3 | Ouvrir le dossier | Caveroussie | Hameau | 1668 reg. paroissial | 2 | 3 | 3 | Ouvrir le dossier | Cavigne | Hameau | 1656 Gourgues | 4 | 5 | 2 | Ouvrir le dossier | Château de Lamoute | Motte féodale | 1682 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Chêne | Hameau | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Cirier | Hameau | 1669 reg. paroissial | 6 | 3 | 1 | Ouvrir le dossier | Combe de Lalinde | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Combe de Lugon | Hameau | 1869 état civil | — | 4 | 3 | Ouvrir le dossier | La Combe du Rat | Hameau | 1760 Gourgues | — | — | — | Ouvrir le dossier | Combe Noire | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Les Combes | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Constant | Hameau | 1669 reg. paroissial | 6 | 4 | 3 | Ouvrir le dossier | La Coste † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Coutures † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Croix Rouge | Hameau | 1869 état civil | — | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | La Farguette | Hameau | 1669 reg. paroissial | 1 | 2 | 2 | Ouvrir le dossier | Font-Bonne † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Fontagnal | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Forétie | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Forêt | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Les Garennes | Terres, bois | 1690 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Garissade | Hameau | 1670 reg. paroissial | 2 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Les Gauilles | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Girard | Hameau | 1668 reg. paroissial | 2 | 3 | 1 | Ouvrir le dossier | Les Granges | Hameau | 1668 reg. paroissial | 5 | 3 | 2 | Ouvrir le dossier | Le Juge | Terres, bois | 1671 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Lac Noir | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Laindarie — fausse piste | Fausse lecture | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Lalande | Hameau | 1668 reg. paroissial | 6 | 3 | 3 | Ouvrir le dossier | Langlade | Hameau | 1668 reg. paroissial | 9 | 7 | 4 | Ouvrir le dossier | Lapeyrouse (domaine, La Peyrouse) | Hameau | 1452 Gourgues | 7 | 3 | 2 | Ouvrir le dossier | Larbonie / Larbonne (Ferme de Narbonne) | Hameau | 1494 Gourgues | 1 | — | 1 | Ouvrir le dossier | Leymarie | Hameau | 1668 reg. paroissial | 4 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Leyssartade | Terres, bois | 1672 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Monrepas | Nom de carte | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Moulin Bessou | Moulin | 1668 reg. paroissial | 2 | 2 | 2 | Ouvrir le dossier | Moulin Blanchard | Moulin | 1671 reg. paroissial | 1 | — | 1 | Ouvrir le dossier | Moulin de la Gargoute † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Moulin de Lapeyrouse | Moulin | 1671 reg. paroissial | 2 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | La Palut | Hameau | 1668 reg. paroissial | 4 | 2 | 1 | Ouvrir le dossier | Paput | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Perrel | Terres, bois | 1744 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Pigat | Hameau | 1669 reg. paroissial | 4 | 4 | 3 | Ouvrir le dossier | Le Pissou de Lapeyrouse [?] † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Placial | Hameau | 1876 état civil | — | 1 | — | Ouvrir le dossier | Les Plans | Hameau | 1680 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Plantarougé | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Planège | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Pommégal | Hameau | 1668 reg. paroissial | 3 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Pont Mauréli | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Pouleille | Hameau | 1668 reg. paroissial | 13 | 12 | 5 | Ouvrir le dossier | La Pradie (La Pralie [?]) † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Prapalou | Hameau | 1686 reg. paroissial | — | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Les Quatre Mailles | Hameau | 1660 Gourgues | 8 | 5 | 4 | Ouvrir le dossier | Rabard (moulin et métairie) | Hameau | 1668 reg. paroissial | 7 | 4 | 2 | Ouvrir le dossier | Roquegude | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Rouna | Hameau | 1668 reg. paroissial | 8 | 2 | 2 | Ouvrir le dossier | La Ruffie | Hameau | 1690 reg. paroissial | 1 | 1 | 1 | Ouvrir le dossier | Les Salignas | Terres, bois | 1651 Gourgues | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Sourde | Maisons récentes | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Sourial | Hameau | 1684 reg. paroissial | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Tertre du Pigeon | Maison récente | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Le Trou du Loup | Terres, bois | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Tuilière | Hameau | 1794 état civil | 1 | — | 1 | Ouvrir le dossier | Tumulus signalé près de Lamoute — voir Château de Lamoute | Autre nom | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Valette | Hameau | 1668 reg. paroissial | 3 | 2 | 1 | Ouvrir le dossier | La Vernelle (château) | Hameau | 1668 reg. paroissial | 3 | 3 | 2 | Ouvrir le dossier | Le Vignal de Lapeyrouse † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | La Viguerie (La Vigueyrie, Mothe Vigueyral) † (emplacement inconnu) | Lieu disparu | — | — | — | — | Ouvrir le dossier | Les sourcesCe qui a été lu Les documents consultés Tous les registres, recensements et plans de la commune ont été lus, et chaque acte, chaque ménage, chaque maison a été rattaché au lieu qu'il concerne. Les chiffres ci-dessous donnent la mesure de cet ensemble. 5 361actes paroissiaux 1668-1792 4 642actes d'état civil 1793-1922 17recensements 1836-1946 13feuilles cadastrales 1824-1956 3cartes anciennes 252articles de presse 5 E 409/1-3Registres paroissiaux de Saint-Félix, 1668-1792 (1 494 vues), lus page à page. 5 E 409/4-16État civil, 1793-1922 (3 409 vues) : naissances, mariages, décès. 6 MListes nominatives de 1836 à 1946 ; 1886, 1896, 1906 et 1911 manquent aux archives. 3 P 3 4616-4626Plan cadastral de 1824 (tableau d'assemblage et dix feuilles), plans de 1956. 1 Fi · IGNCassini (levés 1762-1766), Belleyme (feuille 22), État-major au 1/40 000, photographies aériennes 1950-1980, LiDAR. ImprimésGourgues, Dictionnaire topographique (1873), 104 articles ; notice manuscrite du chanoine Brugière (v. 1884) ; cahier de doléances de 1789 ; presse numérisée de Gallica ; cartes postales 60 Fi ; fonds Lespine (BnF). === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/belair/ — Belair en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Belair en Villadeix Une petite exploitation isolée au nord-ouest de la paroisse (aujourd'hui la commune), dont le nom — déjà écrit « belair » en 1757 — traverse trois siècles de laboureurs (paysans qui cultivent la terre) et de métayers (qui exploitent la terre d'un propriétaire contre une part de la récolte) : les Villate et les Peytou du XVIIIe siècle, les Priat-Marcou-Mouyna qui s'y succèdent pendant près de cinquante ans, un père de famille mort pour la France en 1918, puis les Matasse et les Delbert du XXe siècle. Aucun acte de vente n'a été retrouvé ; aucun seigneur particulier n'y est nommé. Ce que les documents donnent, ce sont des habitants — et un hameau qu'il a fallu retirer d'un recensement où il n'avait jamais eu sa place. 44°56′43″ N — 0°39′48″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section A, 14 parcelles, ≈ 6,50 ha Voisins : Rouna, La Blénie, Lalande Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1737 [?]…belle / …bellermarge endommagée ; attribution hypothétique ([?] = lecture incertaine) 1743bellerpremière mention certaine, sépulture du 4 août 1757belairla forme moderne existe déjà au XVIIIe s. 1792meterie de belerseule qualification fonctionnelle connue 1824Belaircadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), section A2 1841 →Belair, Bel Airrecensements et état civil, orthographes alternées En bref Belair est une petite ferme isolée, au nord-ouest de la commune. Son nom apparaît dans les registres dès 1743 sous la forme « beller », et dès 1757 sous la forme moderne « belair » ; un acte de 1792 parle d'une « meterie de beler ». On y trouve d'abord des laboureurs comme les Villate, puis les Peytou, et de 1841 aux années 1870 la famille Priat-Marcou-Mouyna. André Frédéric Marc, mort pour la France en 1918, était domicilié au hameau ; au XXe siècle y vivent les Matasse puis les Delbert, et un décès est encore enregistré à Bel Air en 2011. Une mention de 1737 reste incertaine, aucun acte de vente n'a été retrouvé et aucun seigneur n'est nommé : on connaît les habitants, pas la chaîne des propriétaires. Le siteUn replat isolé Une ferme entre Rouna, La Blénie et Lalande Belair se trouve dans la partie nord-ouest de la commune, au point de référence 44,94516 N ; 0,66322 E. Le plan IGN montre la Ruchelle au nord et un accès au groupe bâti depuis la route des Étangs au sud. L'orthophotographie (photo aérienne) situe les bâtiments au contact de terrains ouverts et de bois ; le relevé LiDAR (relevé laser du relief) montre un replat dominant le vallon. Ces observations ne datent ni l'occupation ni les terrassements visibles aujourd'hui. Observations sur la forme du terrain, non datées Belair sur le plan IGN. Le lieu-dit voisine Rouna, La Blénie et Lalande. Il faut distinguer ce Belair d'un homonyme situé à environ 2,8 km au nord-est, dans le secteur de Saint-Maurice. Le Bellevue de Saint-Maurice, domicile de Françoise Giri en 1808, est expressément extérieur à Saint-Félix ; la notice de Brugière pour Clermont-de-Beauregard mentionne elle aussi un Belair, mais au nord-est, sans lien avec le présent lieu. Le périmètre cadastral actuel intitulé BELAIR couvre environ 6,50 ha et quatorze parcelles de la section A (380, 382 à 386, 388, 389, 400 à 404, 430). Ce périmètre administratif n'est pas une reconstitution de l'étendue de la métairie ancienne et ne désigne pas nécessairement une propriété unique. Quel statut ? Le dossier permet de parler de lieu habité, de métairie, puis d'exploitation agricole isolée. Le recensement de 1841 emploie précisément « Belair (maison isolée) » — il y distingue pourtant deux ménages. Le nombre de ménages, celui des maisons et celui des emprises cadastrales ne sont donc pas interchangeables. Aucun acte consulté ne donne de titre de « sieur de Belair », ne qualifie le lieu de repaire noble, ni n'en nomme le seigneur particulier ; aucun bail ancien ni acte de vente n'a été retrouvé. Les personnes présentées ici sont donc des habitants ou exploitants, sauf qualification expresse de propriétaire — laquelle ne fournit pas à elle seule le périmètre de leurs biens. 1841, 6 MI 22 p07G ; 1792, 5 E 409/3 v585 Le nomDéjà « belair » en 1757 Un nom transparent, une date plus ancienne qu'attendue Le lieu est documenté avant son orthographe administrative actuelle. Un baptême du 27 août 1737 [?] nomme un lieu abîmé en marge de page, lu « …belle » ou « …beller » — un candidat, retenu avec prudence. La première mention pleinement lisible est la sépulture du 4 août 1743 : Helis Chantegriel [?], environ soixante-cinq ans, meurt « au lieu de beller ». Le 28 janvier 1757, l'acte de sépulture de Marie Favard écrit « belair » sans ambiguïté : la forme moderne existe donc déjà au milieu du XVIIIe siècle, bien avant qu'on ne l'attendrait d'un simple effet de l'orthographe du XIXe. 5 E 409/3 v010 et v166, lu sur l'original 4 août 1743. « […] morte au lieu de Beller pnte paroisse […] » — la première attestation certaine retrouvée pour Belair. Entre 1783 et 1790, plusieurs actes portent des formes écrites plus incertaines — « bleu », « belou », « beleu » — dont l'identification à Belair reste au cas par cas, jamais automatique. L'acte du 21 février 1792 qualifie le lieu de « meterie de beler » à la mort de Jeane Delmon : c'est la seule qualification fonctionnelle connue avant le XIXe siècle, sans mention ni de bailleur ni de propriétaire. 21 février 1792. « […] décédée à la meterie de beler […] » : un statut d'exploitation, pas une preuve de noblesse. Une étymologie plausible, non démontrée L'expression française « maison en bel air » existait au XVIIIe siècle : le Dictionnaire de Trévoux de 1771, à l'article AIR, l'explique par une situation dégagée et des vues libres — une comparaison plausible pour un habitat en position découverte. Elle ne prouve ni l'origine précise du nom local, ni sa date de création, ni l'intention d'un propriétaire. Aucune étymologie propre à ce Belair n'a été trouvée dans Dauzat-Rostaing, Nègre ou Geuljans ; les formes écrites « Beler » et « Beleir » ne suffisent pas à établir un étymon occitan distinct. Rapprochement, non démontré Gourgues ne donne, dans ses quatre articles « Belair » de la page 17 de son Dictionnaire topographique, aucune notice sur Saint-Félix-de-Villadeix : ces articles concernent Cadouin, Carsac-Villefranche-de-Lonchapt, Champagnac et Reillac-et-Champnier. La vente nationale de 1791 qu'il mentionne est celle du Belair de Cadouin — elle doit rester exclue de ce dossier. 1737-1792Villate, Peytou, Chort Des ménages de laboureurs, une population mobile Le premier noyau connu est celui de Thony Villate, laboureur, et Anne Hugon : leur fils Jaques (1737 [?]), leur fille Jeanne (5 septembre 1743, née la veille « du lieu de beller »), puis Léonard (1745) et Marguerite (1747, avec un père écrit « Estienne » — variation non résolue). Le parrain (qui présente l'enfant au baptême) de Jeanne, Pierre Hugon, maître menuisier de Vignete (paroisse de Saint-Marcel), et sa marraine Jeanne Poumeau, de La Poulilie, inscrivent ce ménage dans un réseau qui déborde la paroisse. 5 E 409/3 v010 D, lu sur l'original 5 septembre 1743. Baptême de Jeanne Villate — parrain de Vignete (Saint-Marcel), marraine de La Poulilie. Les décennies suivantes révèlent une population plus mobile qu'une généalogie à une seule famille ne le laisserait croire : Delbos-Chauveron (1749), Chantegreil (sépulture 1749), Perrot-Aubard (mariage 1760), Perrot-Fonfroide (1766-1769), Guillen-Bizat (1767-1770), Durestal (1765) — des ménages attestés ponctuellement par un baptême, un témoignage ou un décès, sans parenté générale démontrée entre eux. Peytou et Chort, des lignées suivies jusqu'à la Révolution Le 24 mai 1771, Barthélémy Peitou est baptisé, fils de Pierre Peitou et Marie Pinau ; son parrain et sa marraine, également prénommés Barthélémy et Marie Peitou, sont dits frère et sœur de l'enfant — il existe donc deux frères Barthélémy dans le même acte. Côté Chort : Étienne Chort et Jeanne Guy ont une fille Marie en 1777 ; celle-ci, née le 5 août 1788 d'une seconde union d'Étienne avec Marie Barès/Banès, épouse Jean Baptiste Galbert en 1808 et sera domiciliée à Belair avec sa mère — le raccord le plus solidement établi de toute cette période. Liens de parenté reconstitués, avec réserves sur les prénoms et les âges L'acte du 21 février 1792 (« meterie de beler ») clôt cette première phase documentée : ni bailleur ni propriétaire n'y sont nommés, seulement une exploitation et ses habitants. 1793-1841Continuités et départs Peytou métayer, puis des ménages qui se succèdent Le 25 juillet 1808, Pierre Peytou, né à Saint-Sauveur en 1763, habitant Belair, épouse Françoise Giri, servante à gages à Bellevue (commune de Saint-Maurice, donc explicitement hors paroisse). Le 13 juillet 1810, leur fils Barthélémy naît à Belair : le père y est écrit « laboureur métayer » — la qualification la plus nette de statut d'exploitant que donnent les documents consultés pour ce début de siècle. 5 E 409/5, naissances 1810, v08 G, lu sur l'original 13 juillet 1810. « […] pierre peytou, laboureur métayer demeurant à Belair présente commune […] » Le même 17 novembre 1808, Marie Chort épouse Jean Baptiste Galbert, tisserand originaire du Lot : Belair accueille ainsi, à côté des laboureurs, un ménage lié au travail du textile. Puis se succèdent, sans lien de propriété démontré entre eux, les familles Cacas/Jacob (1817-1819), Lafilia-Lafon (naissance de Jeanne le 6 juin 1829, décès d'Anne Lafon en 1834), Beney-Lambert (1835) et Carbonnel-Reversade (1836-1838). Le fils Peytou né en 1810 quitte Belair : en 1840 il est tisserand à Lalande, puis aubergiste au bourg. En 1841, le recensement individualise « Belair (maison isolée) » et y compte neuf personnes en deux ménages : les Rousseli (cultivateur, épouse, deux enfants, servante) et les Priat (Jean Priat cultivateur, Jeanne Gaillarel/Gaillard, deux filles). C'est ce second ménage qui inaugure la lignée la mieux documentée du siècle. 6 MI 22 p07G, lu sur l'original 1843-1880Priat, Marcou, Mouyna Trois générations, une détention, un départ Le 2 octobre 1843, Jeanne Priat, demeurant à Belair avec ses parents Jean Priat et Jeanne Gaillard, épouse Antoine Marcou, des Granges, originaire de Baneuil. Le couple a une fille Jeanne (1844) puis un fils Jean (1846). Le 18 octobre 1849, Jeanne Priat met au monde des jumeaux, Jean et Jeanne ; le lendemain, le grand-père Jean Priat déclare les naissances seul, car Antoine Marcou est alors « détenu dans la maison d'arrêt de Périgueux ». 5 E 409/9, naissances 1849 v07, lu sur l'original 19 octobre 1849. Naissance des jumeaux Marcou, déclarée par le grand-père en l'absence du père, « détenu maintenant dans la maison d'arrêt de Périgueux ». Le registre d'écrou : délits politiques, puis acquittement Le registre 2 Y 109, écrou 143, décrit Antoine Marcou, trente-neuf ans, cultivateur, né à Baneuil, fils de feu Antoine et de Jeanne Maga — une filiation qui correspond exactement à celle du mariage de 1843. Entré à la maison de justice de Périgueux le 15 août 1849 pour « divers délits politiques », il en sort le 27 octobre 1849, expressément « en vertu de son acquittement ». Le renvoi de l'écrou conduit à un arrêt de la chambre des mises en accusation de Bordeaux du 18 juillet 1849 : Marcou figure parmi dix-huit personnes renvoyées devant les assises pour les troubles électoraux du 13 mai 1849 à Liorac — interruption d'un scrutin cantonal, irruption dans la salle de vote, violences. Ce texte rapporte l'accusation collective, non des faits individuellement reconnus ; l'acquittement reste la conclusion judiciaire portée par le registre. 2 Y 109, fol. 48 et 40-41, lu sur l'original Écrou 143, 2 Y 109. Entrée le 15 août, sortie le 27 octobre « en vertu de son acquittement » ; signalement : 1,610 m, cheveux et sourcils châtains, visage ovale, teint brun. Antoine Marcou meurt à Belair le 18 juillet 1852. Sa veuve Jeanne Priat reste à la tête du ménage — sept personnes en 1851, où son père Jean Priat est qualifié de métayer — jusqu'à ce que sa fille Jeanne Marcou épouse Pierre Mouyna, de Labrugère, le 14 avril 1863. Ce que dit vraiment l'acte de 1863 L'acte de mariage de 1863 désigne le père de la mariée comme « feu Antoine Marcou », comme les actes de 1843 et 1852. On avait cru y lire « feu Jean Marcou » : c'était une confusion avec le père du marié, « Jean », cité deux lignes plus haut dans le même acte. Le couple Mouyna a six enfants à Belair entre 1864 et 1877, dont des jumelles nées le 10 décembre 1877. Leur départ pour Labrugère intervient entre décembre 1877 et le 25 juillet 1880, date à laquelle naît leur fille Léoncie — et non « Léonie » : un « c » distinct sépare le « n » de la finale « ie ». Le ménage reste ensuite dans la commune, à Labrugère. Prénom corrigé ; 5 E 409/12, v03 D 1881-1892Piel, puis Marcou « Rounat et Bélair » : un total, pas une répartition En 1881, la rubrique manuscrite regroupe « Rounat et Bélair » en un seul bloc de quatre maisons, quatre ménages et seize personnes. Rien dans le registre ne permet de répartir ces quatre ménages entre les deux lieux ; le dernier, celui de Louis Piel, métayer, et Clémentine Chadourne, est proposé pour Belair par sa position en fin de bloc — une hypothèse, non une certitude, et les trois ménages précédents (Longis, Lambert, Lafaye) pourraient tout aussi bien en relever. 6 MI 131 p06G ; attribution hypothétique En 1891, en revanche, la liste individualise Belair sans ambiguïté : Maurice Marcou, trente-sept ans, métayer, son épouse Marie Chaverou, leur fille, une nièce et la mère du chef. Ce Marcou, fils de Jean Lafon Marcou et Marie Maury, originaire du chef-lieu de Saint-Marcel, ne doit pas être confondu avec la lignée Antoine Marcou-Jeanne Priat : deux généalogies Marcou distinctes se croisent à Belair à un demi-siècle d'écart. Leur départ est antérieur au recensement de 1901, où un autre ménage apparaît. 1901-1919Une correction, une guerre Le ménage de 1901 n'était pas à Belair On a longtemps placé à Belair, en 1901, un ménage de trois personnes — André Marc, trente-sept ans, « propriétaire exploitant », son épouse Anna Coin et leur fils Frédéric. C'est une erreur. Erreur corrigée Un ménage qui n'était pas à Belair La rubrique de hameau du recensement de 1901 (6 MI 161, f° 121) porte Belair — en réalité « Pommeregal », un hameau distinct. Aucune nouvelle rubrique n'apparaît entre celle-ci et le ménage précédent ; la récapitulation communale de 1946 (106 W 71) liste d'ailleurs Belair et Pommeregal comme deux entrées séparées de sa nomenclature des hameaux. Ce ménage doit donc être retiré de la population de Belair : il relève de Pommegal, hors du périmètre de ce dossier. La présence de cette famille à Belair n'est établie avec certitude qu'à partir du décès du père en 1914 (ci-dessous). Ce qui s'est passé entre 1901 et 1914 — translation du ménage, double tenure — n'est pas documenté et ne doit pas être supposé. Le décès de Marc-André Frédéric, propriétaire né à Campsegret en 1863, « en son domicile à Bel Air », le 3 octobre 1914, est donc la première attestation certaine de cette famille à Belair. Son fils, André Frédéric Marc, cavalier de deuxième classe au 5e régiment de cuirassiers à pied, meurt « Mort pour la France » à Saint-Mihiel le 26 septembre 1918. Une addition du 18 juillet 1919 précise qu'il était célibataire et domicilié en dernier lieu au hameau de Belair : le lien avec le lieu ne repose donc pas seulement sur la résidence de ses parents. 5 E 409/16, décès 1919 n° 11, v05, lu sur l'original Addition du 18 juillet 1919. « […] domicilié en dernier lieu à Saint-Félix de Villadeix, hameau de Belair (Dordogne) […] » Le 23 septembre 1919, un autre ménage, celui de Jacques Aubard, propriétaire agriculteur, et Eva Bourg, marie leur fille Marthe : leur passage à Belair est bref dans les pièces disponibles, et aucune vente André-Aubard n'est démontrée. 1921-2011Matasse, Delbert Une succession familiale, sans acte de propriété En 1921, le ménage est celui de Pierre Matasse, propriétaire cultivateur, avec son épouse Marie et leur fille Marie-Antoinette. En 1926, le chef devient Georges Delbert, cultivateur patron, époux d'Antoinette ; les Matasse y sont inscrits comme beau-père et belle-mère. La continuité familiale par le mariage est certaine au niveau du recensement ; le transfert de propriété par dot, donation ou succession reste, lui, à établir par acte. 6 M 378 p05G, lu sur l'original 1926, 6 M 378 p05G. Georges Delbert, cultivateur patron ; Pierre et Marie Matasse, beau-père et belle-mère. Les listes de 1931 et 1936 donnent six personnes : Georges, Antoinette, une fille et un fils, et les deux parents Matasse. En 1946, Belair compte toujours six personnes, mais la composition a changé : le couple exploitant, leur fille avec son mari, leur fils et la belle-mère âgée — le beau-père ne figure plus, sans que son décès soit daté. Le feuillet daté du 15 février 1951 reprend expressément les chiffres du recensement de mars 1946 : ce n'est pas une nouvelle observation de population. La continuité du patronyme se prolonge jusqu'à une source municipale récente : le bulletin de janvier 2012 annonce, parmi les décès de 2011, une Marie Delbert, veuve Dommart, à Bel Air, le 6 décembre — vraisemblablement la fille du ménage recensé, née en 1924. Cela n'établit pas une résidence ininterrompue de 1926 à 2011. Aucun événement de guerre 1939-1945, incendie, vente publique ou fait archéologique propre à Belair n'a par ailleurs été confirmé par une pièce consultée. Rapprochement nominatif, non démontré Le bâti1824 à aujourd'hui Quatre emprises en 1824, sans propriétaire nommé La deuxième feuille de la section A, levée en 1824, écrit Belair et représente quatre emprises bâties : un corps allongé nord-est/sud-ouest, deux petites annexes au sud, et un bâtiment carré isolé au nord-est, près d'une station de levé. Ces quatre emprises ne sont pas quatre maisons d'habitation ; le petit carré ne suffit pas à démontrer l'existence d'un pigeonnier. Aucun nom de propriétaire n'est porté sur ce détail du plan. 3 P 3 4618, section A2, lu sur l'original Cadastre de 1824, section A2. Quatre emprises carmin autour du numéro 280 ; aucun propriétaire nommé sur ce détail. Les cartes anciennes La feuille 22 de Belleyme porte clairement Belair, au nord de Rounat et à l'ouest de Lalande. La notice de cet exemplaire donne une plage éditoriale 1785-1840, qui ne peut être convertie en une année précise de levé du hameau : cette carte n'est donc pas utilisée pour avancer la première attestation au-delà des actes de 1743. Fourchette de dates de la carte, pas une date de relevé Belleyme, feuille 22 (AD24, 1 Fi Dordogne 13/22 ; Université Bordeaux Montaigne, notice 245992). Belair, Rounat, Lalande. Carte d'état-major (couche 1820-1866) : persistance cartographique du noyau. Cassini : symbole d'habitat sans nom lisible ; rattachement géographique seulement. Photographies aériennes et état actuel La couche datée 1950-1965 montre le groupe de bâtiments, son accès par le sud, un parcellaire de petites pièces et des plantations régulières évoquant un verger au nord-est. La couche 1965-1980 permet de reconnaître la même implantation générale. Les noms de fichiers « ortho1950 » et « ortho1965 » ne garantissent pas des vols assurément datés de ces années précises : ce sont des couches pluriannuelles. Dates approximatives des photos Couche aérienne 1950-1965. Organisation de la ferme et petites pièces. Couche aérienne 1965-1980. État ultérieur de la même implantation. Sur l'orthophotographie récente, les pièces ouvertes sont plus grandes et les lisières boisées plus fournies. Le LiDAR rend visible le relief du replat et du vallon, sans qu'aucune structure archéologique ou souterraine n'y soit identifiable de façon démontrable. Orthophotographie récente. Date de prise de vue non vérifiée. LiDAR HD. Relief du replat et du vallon ; aucune structure identifiée. Le PLUi-H de 2024 : une grange et un séchoir Le document d'urbanisme approuvé en 2024 identifie deux bâtiments à Belair, parcelle A0384, avec la destination envisagée Logement : une grange, CDSFV06, et un séchoir, CDSFV07, ce dernier photographié avec des parois de bois et une toiture de tuiles. Ce repérage est une possibilité de changement de destination inscrite au document, non la preuve d'un permis accordé ou de travaux réalisés ; il ne fournit pas de date de construction. Possibilité prévue au plan d'urbanisme, non réalisée Fiche CDSFV06 (grange), A0384, PLUi-H 2024. Fiche CDSFV07 (séchoir), A0384, PLUi-H 2024. L'extraction cadastrale contemporaine dénombre six emprises en dur dans BELAIR ; la BD TOPO y individualise cinq bâtiments, totalisant environ 561 m² d'emprise. Ces chiffres ne constituent pas une série directement comparable aux quatre emprises de 1824 : les méthodes de découpage diffèrent. PopulationDe 1836 à 1951 Neuf habitants au maximum, en 1841 Le tableau ci-dessous réunit les effectifs de la rubrique localisée « Belair », sauf les deux lignes explicitement hypothétiques ou groupées. Un tiret signifie que la colonne n'est pas fournie par le formulaire ou que le lieu n'est pas individualisé — non que l'effectif soit nul. Année | Maisons | Ménages | Personnes | Composition / réserve | 1841 | — | 2 | 9 | Rousseli (5) et Priat (4) 6 MI 22 p07G | 1846 | 1 | 1 | 5 | Jean Priat, Antoine Marcou, Jeanne Priat, une fille | 1851 | 1 | 1 | 7 | Jean Priat, métayer ; trois générations réunies | 1856-1876 | 1 | 1 | 6-8 | Veuve Priat, puis Mouyna-Marcou, tante et domestique | 1881 | 4 [?] | 4 [?] | 16 | « Rounat et Bélair », total des deux lieux non attribuable seul | 1891 | 1 | 1 | 5 | Maurice Marcou, métayer ; épouse, fille, nièce, mère | 1901 | — | — | — | Ménage André/Marc — supprimé, relève de Pommegal erreur corrigée | 1921 | 1 | 1 | 3 | Pierre Matasse, propriétaire cultivateur, et sa famille | 1926 | 1 | 1 | 5 | Georges Delbert, cultivateur patron ; beaux-parents Matasse | 1931-1936 | 1 | 1 | 6 | Couple Delbert, fille, fils, deux parents Matasse | 1946 / 1951 | 1 | 1 | 6 | Couple Delbert, fille et gendre, fils, belle-mère 1951 = reprise du chiffre de 1946 | Le maximum individualisé est donc neuf habitants en 1841, dans deux ménages. Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne sont pas renseignées par les listes communales disponibles ; l'absence de ligne ne signifie pas que Belair était vide. Ce que l'on peut dire de la propriété Les qualifications les plus nettes sont métayer pour Pierre Peytou en 1810, Jean Priat en 1851, Louis Piel en 1881 [?] et Maurice Marcou en 1891 ; propriétaire pour Marc-André Frédéric en 1914, propriétaire agriculteur pour Jacques Aubard en 1919, propriétaire cultivateur pour Pierre Matasse en 1921. Elles montrent une évolution des statuts déclarés des habitants, sans permettre de nommer le propriétaire bailleur de 1810 ou de 1891, ni de dater le passage de la métairie à la propriété exploitante. Aucune transmission par vente, donation ou succession n'est établie par un acte patrimonial : les successions Priat-Marcou-Mouyna et Matasse-Delbert sont familiales et résidentielles, pas des héritages fonciers démontrés. Aujourd'huiZone agricole Un lieu-dit toujours habité, une identité des propriétaires non publiée Dans les données publiques extraites en septembre 2026, Belair reste un lieu-dit habité, identifié par le cadastre, l'IGN et la Base Adresse Nationale, avec desserte par la route des Étangs. Les identités des propriétaires ou occupants actuels ne sont pas publiées ici. Le document d'urbanisme de 2024 place le point de référence en zone A (agricole). L'enveloppe cadastrale comprend aussi des secteurs Ntvb et Atvb, des haies et ripisylves et une petite zone humide identifiée au document. Le Registre parcellaire graphique 2024 y recense environ 0,44 ha déclarés, en prairie permanente et culture pérenne à forte biomasse — un relevé qui ne mesure ni toute la surface agricole utilisée, ni l'activité économique complète du lieu. Aucune notice patrimoniale spécifiquement attachée à Belair n'a été identifiée dans les exports Mérimée/Inventaire consultés. Cette absence ne signifie pas absence d'intérêt architectural : une visite, l'examen des maçonneries et les dossiers cadastraux restent nécessaires pour dater les corps de ferme. Aucune notice patrimoniale identifiée Liste du PLUi-H, p. 20. Les deux lignes concernant Belair, A0384. Et maintenantOù chercher Passer des habitants aux propriétaires Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été consultés pour Belair ; ce qui manque pour transformer une liste d'habitants en une chaîne de propriétaires tient dans quelques cotes précises du répertoire cadastral de la sous-série 63 P, déjà repérées mais non encore consultées. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections (sans date) et matrice de 1826 : nature et propriétaires des parcelles de Belair au premier cadastre, premier compte du domaine. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties de 1882 : maison de Belair, propriétaire bailleur des métayers Piel et Marcou, reconstructions ou changements de compte. 63 P 1547/1-3Matrices non bâtie (1914-1955) et bâtie (1910-1955) : biens des familles André/Marc, Aubard, Matasse, Delbert ; année fiscale de construction ou de démolition. 2 U 191Cour d'assises de la Dordogne, minute du procès des troubles électoraux de Liorac d'octobre 1849 : interrogatoires, verdict, décision de remise en liberté d'Antoine Marcou. Cote citée par une source secondaire, contenu original non encore vérifié. 3 E, Me Le BœufContrat du 6 janvier 1880 à Beauregard, François Maurice Marcou-Marie Chaverou : apports, résidence, éventuel bien à Belair. Cote de minute non identifiée. 3 E, Me Laterrière [?]Contrat du 22 septembre 1919 à Mouleydier, Marthe Aubard-Gaston Laugrand : origine des biens des Aubard. Cote non identifiée. 179-180 Q · 183 Q · 1001 QTables du bureau de Lalinde, successions et hypothèques de Bergerac : orientations pour les mutations, volumes exacts à déterminer après identification des personnes. Matricule 652, classe 1910Registre matricule de Marc/Marc-André, bureau de Bergerac : parcours militaire complet du soldat mort à Saint-Mihiel en 1918. Cote du volume non identifiée. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/berthier/ — Berthier en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Berthier en Villadeix Six siècles et demi d'un hameau de crête : d'un Guillaume de Bertiers investi d'une terre en 1372 aux noyers plantés en 2023, en passant par les laboureurs (cultivateurs) Dansergues de 1669, les sieurs (propriétaires notables) de Lapeyrouse des années 1680 et une famille qui, pendant cent cinquante ans, s'est appelée du nom du lieu. Trois registres paroissiaux et dix-sept recensements examinés — et une date fausse, imprimée depuis 1873, qu'il a fallu défaire. 44°55′55″ N — 0°41′57″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C, ≈ 47 parcelles, 28,1 ha Altitude du hameau 174-177 m 1372de Bertiersnom d'homme, « de St Félix » 1630Bertier« La Ribeyrolle de Bertier », acte notarié 1669du Bertier« habitans du village du Bertier » — et sans interruption jusqu'en 1680 1734du Berthié« Jean Gonthié du Berthié » — le nom du lieu devenu surnom v. 1770 · 1789 · 1824BertierBelleyme, cahier de doléances, cadastre 1841 →Berthierrecensements ; déjà sur la carte d’état-major, alors que la carte de 1956 revient à « Bertier » En bref Le nom de Berthier est celui d'un homme : un Guillaume de Bertiers, de Saint-Félix, reçoit une terre en 1372, ce qui reste la plus ancienne mention du nom dans la paroisse. Le hameau lui-même est attesté avec certitude en 1630 (« La Ribeyrolle de Bertier »), puis par les registres paroissiaux à partir de 1669 : des laboureurs, un boucher, des tisserands. Dans les années 1680, des sieurs de Lapeyrouse y habitent ; de 1766 à 1887, la famille Gontier, qui porte le nom du lieu, en est propriétaire, et le bien passe par les filles jusqu'aux Garrigue. Ensuite, le hameau n'est plus qu'une métairie que l'on se repasse, jusqu'aux noyers plantés dans les années 2020. Une date de 1453, imprimée depuis 1873, est une erreur de lecture, et une mention de 1483 concerne très probablement un autre Bertier. Reste incertain le lien exact entre Guillaume de 1372 et le hameau, ainsi que la manière dont le bien est sorti de la famille Gontier. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUne croupe sans eau Trois groupes de maisons sur 185 mètres de crête Berthier est à deux kilomètres au nord-est du bourg de Saint-Félix, sur le replat sommital d'une croupe calcaire orientée nord-sud, large d'à peine 250 mètres. Le hameau est à 174-177 m. À l'ouest, le versant tombe en 250 mètres jusqu'à une combe à 128 m — quarante-huit mètres plus bas, raide et boisé. À l'est, la pente est plus douce (146 m). Au nord, la croupe remonte vers La Cabane (183 m) ; au sud elle s'effile vers Gaprissade — « Garissade » sur toutes les cartes anciennes — puis vers la Louyre, à 940 mètres. Cavigne est à 600 m au sud-ouest, Cantegrel à 700 m au nord-ouest. Le bâti n'a jamais quitté cette ligne. Du plan cadastral de 1824 (le « cadastre napoléonien ») aux photographies aériennes de 2024, il tient en trois groupes échelonnés le long du chemin de crête — l'actuel Chemin Berthier — toujours du côté est du chemin : une maison au nord (aujourd'hui n° 611), un groupe central (n° 697 et 831, avec les hangars), une maison au sud (n° 855). Il n'y a pas d'eau sur la crête. Ni ruisseau, ni mare, ni fontaine figurée sur aucun plan. La seule eau proche est la « source de Berthier » (point d'eau BSS001YQRK du BRGM), à 230 m à l'ouest-nord-ouest et quarante mètres en contrebas : une résurgence du karst campanien, inventoriée aussi comme cavité naturelle. Le LiDAR (relevé laser du relief) montre plusieurs chemins creux qui descendent du hameau vers elle. Habiter Berthier, pendant des siècles, a voulu dire remonter l'eau. Relevé LiDAR · BRGM Le lieu-dit cadastral (trait rouge) sur le relief LiDAR de l'IGN. Le bâti, en rouge, est groupé au nord de la croupe ; les deux retenues collinaires du vallon ouest (en bleu) datent d'après 1980. Cultures déclarées en 2024, source et cavités recensées par le BRGM. Le sous-sol est un calcaire bioclastique jaune du Campanien supérieur, karstifié : dix-sept cavités sont recensées dans un rayon de deux kilomètres, dont les cluzeaux (souterrains aménagés médiévaux) de Cavigne et de La Cabane, chacun à 700 m, et les grottes de La Cabane, à 360 m. À 1,8 km au nord-ouest s'étend l'agglomération gauloise de La Peyrouse, découverte en 2014. Rien de tout cela n'est à Berthier : le LiDAR n'y montre ni enclos fossile, ni terrasse ancienne, ni plate-forme de bâtiment disparu hors des trois emplacements connus. Le nomEt une erreur à défaire Un nom d'homme — et pas celui du maréchal Bertier est un nom de baptême germanique, Berht-hari (« brillant » + « armée »), latinisé Bertharius, devenu nom de famille. Ici il sert de nom de lieu tel quel, sans suffixe : le lieu s'appelle « Bertier » comme on dirait « chez Bertier ». La commune en aligne toute une série du même type — Le Girard, Constant, Rabard, Rounat, Bessou. Le h est une coquetterie graphique du XIXe siècle : les recenseurs l'adoptent dès 1841 et la carte d'état-major l'écrit déjà, tandis que la carte de 1956 revient à Bertier : les deux orthographes ont longtemps coexisté. Étymologie établie OpenStreetMap rattache aujourd'hui le « Chemin Berthier » au maréchal d'Empire Louis-Alexandre Berthier (étiquette ajoutée par un contributeur en 2025). C'est une fausse étymologie par homonymie : le nom est porté par un homme de la paroisse (l'ancêtre de la commune) près de quatre siècles avant la naissance du maréchal (1753). Une date corrigée Le Dictionnaire topographique de la Dordogne du vicomte de Gourgues (1873), seule source imprimée à donner des formes anciennes du nom, est cité en ligne avec « Bertiera, 1453 » et « 1636 » ; sur l'image de la page 22, l'entrée dit en réalité : « BERTIER, h. cne de Saint-Félix-de-Villadeix. — Bertiers, 1483 (Lesp. 82, p. 30). — La Ribeyrolle de Bertier, 1630 (Acte not.). » Gourgues, 1873, p. 22 — Gallica bpt6k39292s, vue 115 Gourgues se trompe de volume : sa propre table dit que le tome 82 du fonds Lespine couvre 1300-1335. L'acte de 1483 est au tome 84, folio 30 ; il est numérisé, et il ne parle probablement pas de ce Berthier-ci (voir plus bas). Gourgues, 1873, p. 22. L'entrée suivante, « Bertieux, lieu-dit, cne de Saint-Laurent-des-Bâtons », est l'homonyme qui brouille toute la question. Trois homonymes à tenir à distance Le Moulin Bertier, sur le Caudeau, entre Saint-Michel-de-Villadeix et Saint-Laurent-des-Bâtons, à 5,7 km au nord-est : hameau et moulin déjà sur la carte de Belleyme, « sieurs de Bertier » (famille Renier) au cahier de doléances de Saint-Laurent en 1789. Les Berthier de Bergerac, bourgeois et marchands protestants (dont Isaac-Alexandre, né en 1638, fondateur de Berthierville au Québec) : toutes les occurrences « Berthier » des inventaires judiciaires des Archives de la Dordogne les concernent. Les comtes de Bertier, seigneurs de Groléjac en Sarladais. Aucun lien attesté avec le hameau. 1365–1483Sous Montclar 1372 : Guillaume de Bertiers, de Saint-Félix En 1365, le fouage du Prince Noir compte 89 feux à Sancti Felicis et range la paroisse dans la châtellenie de Montclar (aujourd'hui Saint-Georges-de-Montclard), avec sept autres. Elle y restera jusqu'en 1789 : seigneurs de Mouleydier, puis Estissac au XVe siècle, puis ducs de La Rochefoucauld. Au nord-est commence une autre terre, celle des Pons de Saint-Maurice ; à l'est, Saint-Marcel relève de Clérans. Des années 1369-1375 subsistait, dans les papiers de la vicomté de Turenne, le petit registre d'Arnaud de Lacot, notaire de Montclar. L'abbé Lespine l'a vu à Paris, à l'hôtel de Soubise, et l'a analysé ; l'original n'a pas été retrouvé depuis. On y voit le seigneur de Montclar accenser lui-même des tenures à des gens de Saint-Félix — le mainement de Cavarupe (Caveroque) à Gérald de la Palus en 1370 — et deux hommes, l'un de Saint-Laurent, l'autre de Saint-Félix, se reconnaître débiteurs de trente francs d'or envers le damoiseau Hélie Pons pour la rançon d'Étienne Audebert, « qui captus fuerat per Anglicos, morantes apud Montanhacum » — la garnison anglaise de Montagnac. Et ceci : BnF, ms. Périgord 52, fol. 130 r° (Gallica btv1b10035023g, vue 134). « 1372. mercr. fête de St Mémoire, investiture accordée par noble Dame Cecilia d'Estissaco, Dna de Monteclaro, à Guill. de Bertiers, de St Félix, pour une terre psse de grand Castang. » C'est, à ce jour, la plus ancienne attestation du nom attachée à la paroisse. Lu sur l'original Lespine ne donne que « mercredi de la fête de Saint-Mémoire, 1372 » — ni jour ni mois chiffrés. R. Amiet situe la Saint-Mémoire périgourdine au 26 mai dans son étude du calendrier diocésain de 1548-1559 ; or le 26 mai 1372 (calendrier julien) tombe bien un mercredi. L'accord est fort, mais il repose sur un calendrier postérieur d'un siècle et demi et ne remplace pas une date chiffrée dans l'original : il faut donc écrire « très probablement le mercredi 26 mai 1372 », comme restitution, non comme une date lue telle quelle.Date restituée d'après Amiet, 1988, p. 125 Guillaume n'est dit ni noble ni damoiseau, à la différence des Campnhac ou des Pons du même registre : c'est un tenancier, qui acquiert une terre à Grand-Castang, à 5,5 km au sud-est, et que la dame foncière met en possession. Il faut prendre la mention pour ce qu'elle est : un nom de personne. Mais le registre a une habitude qui compte. Les paroissiens de Saint-Félix y portent le nom de leur écart : Gérald de la Palus (La Palut), P. de Castaneto (Castang), Hélie de la Espinassa. Guillaume de Bertiers s'y range naturellement : la lecture la plus économique est que le mas « des Bertier » existait déjà sous ce nom en 1372, et qu'il en venait. L'analyse de Lespine ne le dit pas en toutes lettres ; seul l'original latin, s'il reparaît aux Archives nationales, le dirait. Lien avec le hameau : très probable, non écrit 1483 : « versus Bertiers » — très probablement l'autre L'acte que cite Gourgues est un parchemin original : le 30 janvier 1483 (ancien style), à Saint-Laurent-des-Bâtons, le prêtre Jean Grel reconnaît tenir de noble Charles de Pons, seigneur de Saint-Maurice, le maynement de Sengeyrac, paroisse de Saint-Michel-de-Villadeix, pour quatre sous tournois et deux quartes de froment, mesure de Bergerac. « Bertiers » n'y figure que dans les confronts, comme destination d'un chemin : BnF, ms. Périgord 84, fol. 30 (Gallica btv1b100361270, vue 77) : « …cum itinere quo itur de Sancto Michaele versus Bertiers et versus Sainct Chauvit… » Un chemin qui part du bourg de Saint-Michel, un bien situé dans cette paroisse, un autre confront nommé Lo Passet quand la carte de Belleyme place un « Passadou » à côté du Moulin Bertier, un acte passé à Saint-Laurent : tout désigne le Bertier du Caudeau, à 2,4 km de Saint-Michel, plutôt que celui de Saint-Félix, à plus de six. La géométrie le confirme : depuis Saint-Michel, le Moulin Bertier et Saint-Avit-de-Vialard — le Sainct Chauvit de l'acte — sont sur un même axe est-sud-est, à quinze degrés près ; le Berthier de Saint-Félix est à angle droit de cet axe, deux paroisses plus loin. Gourgues, qui ne connaissait à Saint-Laurent qu'un « Bertieux » sans moulin, a rattaché la mention au seul Bertier de son fichier. Parmi les témoins de l'acte, un Petrus Gontier, prêtre de Saint-Laurent : le patronyme est déjà dans le pays.Attribution écartée à 85-90 % L'homonyme sur Belleyme : « Mlin Bertier », « Bertier » et « le Passadou », au sud-est de St Michel de Villadeix. 1669–1792Le village de Bertier Des laboureurs, un boucher, des tisserands — et, à côté, une maison de maître 1630. « La Ribeyrolle de Bertier » : c'est la première mention qui désigne sûrement ce lieu-ci. Ribeiròla, en occitan, est un petit fond de vallon, un pré de bas-fond — ici, sans grand risque, la combe de la source. Gourgues l'a tirée d'un registre de notaire de sa collection personnelle, au château de Lanquais ; l'acte n'a pas été retrouvé (ses papiers sont aux Archives nationales, 109 AP).Acte non localisé 17 septembre 1669. Les registres paroissiaux de Saint-Félix commencent en 1668, et le curé Jean de Baget a la bonne habitude de nommer le village de chacun. Dès la deuxième année conservée, Bertier apparaît — et c'est aujourd'hui la plus ancienne preuve que le lieu est habité : AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 84. « Le 17 jour du mois de 7bre 1669 a esté baptisé […] par moy Jean de Baget curé dud. St Félix […] Géraud Dansergues, aagé de six jours, fils de Pierre Dansergues laboureur et de Marguerite Lambert ses père et mère, habitans du village du Bertier […] parrain Géraud Dansergues tisserand, habitant dud. village du Bertier. » L'enfant meurt un mois plus tard, « dans sa maison du village du Bertier ». Les mêmes années donnent tout un voisinage, et l'on peut suivre les mêmes hommes d'un acte à l'autre. Pierre Coste dit Jauvette, laboureur, est dit « habitant du village du Bertier » en septembre et en novembre 1669. En 1670, Pierre Dansergues n'est plus laboureur mais boucher. En 1671, deux Dansergues, chacun dit « fils de Pierre », se marient coup sur coup — les actes ne nomment pas leur mère : Jean, vingt ans, laboureur, le 12 avril ; Guyon [?] (lecture incertaine), trente ans, veuf, laboureur, le 2 juin — tous deux « du village de Bertier ». Ce même Guyon est tisserand quand il tient un enfant sur les fonts en novembre 1672, et sa femme Delphine Gaurel est encore dite « habitante du village du Bertier » en octobre 1673. En février 1676, c'est un autre métier à tisser qui apparaît : Jean Lavinie, laboureur de vingt-deux ans, se marie ; il habite « le village du Bertie » avec son père, tisserand. En août de la même année, on enterre un homme d'environ quatre-vingts ans, Pierre G…dal [?] (nom mal lisible), de la paroisse de Saint-Hilaire en Limousin, mort dans la nuit à Bertier ; deux amis l'accompagnent au cimetière, Jean Lavinie, laboureur du village, et Léonard Fardet, maréchal de Lapouleille. L'acte écrit son âge « huictante ans », forme méridionale de quatre-vingts. Lu sur les originaux Et le 20 novembre 1678, c'est un Coste, laboureur, marié à Marie Lavignie, qu'on trouve « habitans de Bertie », avec pour parrain (celui qui présente l'enfant au baptême) un Lavignie tisserant « habitant dud. Bertie » — la même maison, dix ans plus tard. Les deux familles se sont alliées : Marie Lavignie a épousé un Coste, et le tisserand Mérigot Lavignie est le grand-père des petits Coste qu'on porte au cimetière. Les trois registres paroissiaux de la paroisse — 1668-1680, 1681-1741, 1743-1792, soit près de quinze cents vues — ont été lus en entier. La mention de septembre 1669 est bien la première où le nom apparaît, les pages antérieures n'en portant aucune trace. Ensuite, il revient sans discontinuer jusqu'à la Révolution. Registres lus en entier 1680-1686 : les sieurs de Lapeyrouse habitent Bertier Le 25 février 1680, le curé baptise une petite fille de La Cabane. La marraine est « Izabeau Roumegoy, fille de Jaques Roumegos sieur de Lapeyrouze, habitant du village de Bertier ». Le titre pourrait se confondre avec le hameau de Lapouleille, que le même curé écrit « Lapoletgie » deux pages plus loin ; les deux écritures, mises côte à côte sur l'original, se séparent nettement. Ce n'est pas un cas isolé. L'année précédente, en septembre 1681, on enterre à Bertie une « damoiselle » de cinquante ans — un titre que ce registre ne donne qu'aux femmes de familles bourgeoises ou nobles. En août 1685, un témoin de mariage est « Joseph de Rochon, sieur de Larbonne, habitant dud. village du Bertier » : il est l'un des deux seuls signataires de l'acte, et il signe « Larbonne de la Peyrouse ». En novembre 1686, un autre « sieur de Lapeyrouze, habitant du village de Bertier » figure au mariage de Françoise de Rochon, demoiselle de Bellegarde, fille de feu Jacques de Rochon, sieur de Lapeyrouse. Entre les deux, le 8 avril 1682, une convention sur la chapelle Saint-Nicolas — conservée dans les archives privées de Lavernelle et publiée en 1983 — domicilie expressément « ledit Sieur de Lapeyrouse du lieu de Bertier » : Jacques de Rouchon, écuyer, y agit aussi pour les enfants de son fils défunt, François de Rouchon, écuyer, sieur de Bellegarde. C'est la seule pièce imprimée, hors Gourgues et Brugière, qui nomme le hameau. Édition savante ; original privé non consulté 8 avril 1682 — Maxime de Lapeyrouse, « La chapelle Saint-Nicolas à Saint-Félix-de-Villadeix », BSHAP, CX, 1983, p. 73. « …habitant ledit Sieur de Lapeyrouse du lieu de Bertier, paroisse et jurisdiction susdites de Monclard… » 12 mai 1688 (5 E 409/2, v201). « …a esté inhumée dans la chapelle St Nicolas damoiselle Marguerite Rochon, âgée d'environ vingt-cinq ans… » Deux jours plus tôt, le 10 mai, Jean Rochon, sieur de la Faye, environ quinze ans, avait reçu la même sépulture ; aucun lien de fraternité ni cause commune de décès n'est écrit dans les deux actes. Autrement dit : dans les années 1680, la maison de maître de Bertier est occupée par la famille qui porte le nom du domaine noble voisin, à deux kilomètres de là — ces Rochon de Lapeyrouse qu'on retrouvera maires de la commune sous la Restauration, et que le chanoine Brugière rangera parmi les familles notables éteintes. Le patronyme de 1680 se lit « Roumegos » et non « Rochon » : ou bien deux familles ont porté successivement le même titre, ou bien la plume du curé a trahi l'une des deux lectures.Patronyme de 1680 discuté Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu à Bertier, dès le XVIIe siècle, une maison qui n'était pas celle d'un laboureur. On la retrouve ensuite par intermittence pendant deux siècles : la demoiselle Chambon enterrée dans l'église en 1774, le « Monsieur » sans nom de 1782, les Gontier « sieurs de Bertier » de 1766 à 1887.Lu sur les originaux 5 E 409/1, vue 461. Baptême d'Eymeric Coste — le prénom que porteront encore les Gontier de Bertier au XIXe siècle. Le village dans les registres Voici, dans l'ordre, ce que les registres disent du hameau. Le curé nomme le village de chacun ; Bertier y revient régulièrement, sans jamais compter plus de deux ou trois ménages à la fois. Le nom s'écrit du Bertier, au bertier, au village du bertier, au lieu du bertier — toujours avec l'article, comme on dit « à la Cabane ». Date | Acte | Qui, à Bertier | 1669-1671 | baptêmes, sépultures, mariages | Pierre Dansergues, laboureur puis boucher, et Marguerite Lambert ; Jean, Guyon [?] et Pierre, fils d'un Pierre Dansergues (leur mère n'est pas nommée) · Pierre Coste dit Jauvette, laboureur, puis « travailleur à bras » · Jean Coste, laboureur | 1672-1678 | idem | Guyon Dansergues, devenu tisserand, et sa femme Delphine, morte au village vers 60 ans · Pierre Darsigue, tisserand, et sa fille Marguerite · Léger puis Jacques Coste, laboureurs, mariés à Marie Lavignie · Mérigot Lavignie, tisserand, et ses fils Jean, laboureur, et Bernard | 29 janv. 1680 | mariage | Guyonne Sauve, 23 ans, « habitante du village de Bertie » | 25 fév. 1680 | baptême | Jaques Roumegos, sieur de Lapeyrouze, « habitant du village de Bertier », et sa fille Izabeau | 26 sept. 1681 | sépulture | une « damoiselle » de 50 ans, morte à Bertie | 30 sept. 1681 27 juin 1682 | mariages | deux jeunes femmes « habitantes du Bertie » : Jeanne Gadouine, 22 ans · une Calvet, 22 ans, « n'estant soubz la puissance de personne » | 1682-1683 | baptême, sépulture | Jean Delsmagien, laboureur, et Jeanne Chadourne, « tous du village de Bertie » · Jean Marteilhe, environ 55 ans, mort au village | 17 déc. 1684 | baptême | Jean Dumoulin, laboureur, et Marie Mauri, « habitants du village de Bertier » | 23 août 1685 25 nov. 1686 | mariages | Joseph de Rochon, sieur de Larbonne, « habitant dud. village du Bertier », qui signe « Larbonne de la Peyrouse » · un sieur de Lapeyrouze du même village | 10 et 12 mai 1688 | sépultures | Jean Rochon, sieur de la Faye, ≈15 ans, puis Marguerite Rochon, damoiselle de Bertier, ≈25 ans, tous deux inhumés dans la chapelle Saint-Nicolas | 1686-1688 | baptêmes, mariage | la famille Azerinère (Peyre, Raymond, Marguerite), laboureurs, et Guilhaume Chauteguielz, venu de Lapouleille s'installer chez sa femme ; une « Raulière de Bertier » est nommée | mai-juin 1688 | trois sépultures | en vingt-trois jours : Magdelaine Azemire, 15 ans ; une femme de 25 ans ; Jean Azemire dit Monque, laboureur, environ 50 ans — son fils Jean et son gendre Guillaume Chantegreil habitent aussi Bertier | 23 oct. 1689 | baptême | Elie Falcon, « travailleur de terre », habitant du village du Bertier | 1er sept. 1692 | sépulture | Jeanne Beaussani, 80 ans, morte au lieu du Bertier ; son fils Giraud Peyrot, laboureur, y habite | mars-avril 1707 | baptêmes | Léonard et Jean Falgueyret, au village de Bertie | 2 fév. 1734 28 sept. 1738 | baptêmes | Jean Gonthié dit « du Berthié » et sa femme Chambon, « habitans du lieu du Berthié » ; parrain Pierre Gonthié, sieur, oncle de l'enfant | 12 sept. 1745 | baptême | Jean Besse et Marie Fontagnieu, « habitants au bertier » ; marraine Jeanne Besse, « du susd. village du bertier » | 16 mai 1750 | sépulture | Gabrielle Favareilles, « morte au lieu de bertier » après avoir reçu les sacrements | 1er sept. 1752 | sépulture | Jean Vilate, « décédé presque subitement au village du bertier », environ 45 ans | 30 mars 1757 | baptême | Antoine Delcros, parrain, « habitant au bertier » | 23 fév. 1761 | baptême | Jean Croc et Françoise Belle, « habitans au bertier » ; leur fils Bertrand | 3 oct. 1762 | baptême | Françoise Belle, marraine, « habitante au bertier présente paroisse » | 28 déc. 1762 | sépulture | Marguerite Lafaye, « décédée au bertier », environ 65 ans | 24 oct. 1763 | baptême | Antoine Millard et Jeanne Roux, « habitans au lieu du bertier » ; leur fils Guillaume | 17 mai 1767 | baptême | Jean Delcros et Françoise Besse, « habitans au lieu du bertier » ; leur fils Pierre | 9 oct. 1774 | sépulture | demoiselle Marguerite Chambon, environ 72 ans, « décédée au village de Bertier », enterrée dans l'église | 8 oct. 1782 | sépulture | un « Monsieur » d'environ 80 ans, « décédé au village de bertier » — le curé a laissé le nom en blanc | 31 mai 1784 15 mars 1786 | baptêmes | Jean Gauvel et Marie Durestal, « du village de Bertier » | 6 juin 1787 | sépulture | Pierre Gause, à Bertier | 29 janv. 1793 | décès | le nouveau-né de Pierre Gontier, tailleur d'habits, chez son beau-père Antoine Milliat, maçon, « demeurant à Bertier » | Trois choses s'y lisent. D'abord une continuité de familles : les Besse en 1745, une Françoise Besse mariée à un Delcros en 1767, des Delcros encore en 1757 et 1764 — et un Pierre Delcros sera recensé à Berthier en 1856. Surtout, la Marie Duvestal de 1784 porte le patronyme que les recenseurs écriront Durestal, Jurestal ou Juvestal quand ils trouveront cette famille métayère à Berthier de 1841 à 1856 : elle y est donc depuis deux générations au moins. 12 septembre 1745 (5 E 409/3, vue 32). « …fils legitime à jean besse et à marie fontagnieu ses pere et mere habitants au bertier p[rése]nte p[aroi]sse. » 1er septembre 1752 (vue 110). « …a été enterré jean vilate decedé presque subitement au village du bertier, agé d'environ quarante cinq ans. » Ensuite, une anomalie — que la suite de ce dossier résoudra. Le 9 octobre 1774, on enterre dans l'église, privilège réservé aux notables, une demoiselle Marguerite Chambon, morte à Bertier à environ 72 ans. Le titre et le lieu de sépulture disent une personne de condition ; retenons le nom, on va le retrouver. 9 octobre 1774 (vue 364). « …a été enterrée dans l'église demoiselle marguerite chambon âgée d'environ soixante douze ans décédée au village de bertier après y avoir receu les sacremants. » 1734 : « Jean Gonthié du Berthié » Le dernier volume des registres livre la pièce manquante. Le 2 février 1734, puis le 28 septembre 1738, le curé Vallade baptise deux filles de « Jean Gonthié du Berthié » et de sa femme, une Chambon, « habitans du lieu du Berthié ». Le parrain est chaque fois Pierre Gonthié, sieur — d'un lieu que l'encre rend indéchiffrable — et l'acte de 1738 le dit expressément oncle de la baptisée. 28 septembre 1738 (5 E 409/2, vue 391). « …a esté baptisée marie gontié […] fille naturelle et légitime de jean gontier et de mar[guerite] chambon, habitans du lieu de Berthié pnte paroisse. A esté parrein pierre gontier sieur […] oncle et tante à la baptisée. » En bas, la signature de la marraine : « Marie Gontie ». Deux conséquences. D'abord, les Gontier sont à Berthier dès 1734, cinquante-cinq ans avant le cahier de doléances, et le curé leur accole déjà le nom du lieu comme un surnom : « Gonthié du Berthié ». Ensuite — et c'est l'anomalie de 1774 qui se résout — cette femme Chambon donne son nom à la demoiselle Marguerite Chambon qu'on enterre dans l'église quarante ans plus tard, morte au village de Bertier à environ soixante-douze ans. Ce n'était pas une inconnue de passage : c'était la maîtresse de maison.Identification très probable Le « Monsieur » d'environ quatre-vingts ans qu'on enterre en 1782, et dont le curé a laissé le nom en blanc, serait alors son mari, né comme elle vers 1702 et mort huit ans après elle. C'est une reconstitution, non une preuve — mais elle rend compte de tous les actes. Hypothèse 1766 : « sieur de Bertier » À la génération suivante, le titre est fixé. Le 9 août 1766, le curé baptise Jean Gontier, né quatre jours plus tôt, « fils legitime à jean gontier sr de bertier et à françoise martine demoiselle du bertier ses père et mère, habitans au bertier ». Trois ans plus tard, pour la petite Anne, le curé écrit la même chose en plus solennel : 22 mars 1769 (5 E 409/3, vue 310). « …fille legitime à mr jean gontier Sr du bertier et à françoise martine demoiselle du bertier, ses père et mère habitans au lieu du bertier. A esté parrein monsieur françois boyer… » Les qualités — maître, sieur, demoiselle, monsieur — détonnent au milieu d'un registre de laboureurs illettrés. La marraine, « demoiselle Jeanne Martine », est la seule personne de l'acte de 1766 à savoir signer. Le plus ancien porteur connu du nom du lieu n'est donc pas le Léonard Gontier de 1789 : vingt-trois ans plus tôt, il existe un « sieur de Bertier » — un homme qui tire son nom de sa terre, comme les Bonfils de Lavernelle ou les Favareille de Caveroque. Et l'enfant baptisé ce 9 août 1766 est exactement celui dont l'acte de décès, en 1825, dira qu'il avait cinquante-neuf ans, qu'il était « fils légitime de Jean Gontier et de Françoise Martine » et qu'il était né « à Berthier » : les deux actes se recouvrent trait pour trait, à cinquante-neuf ans d'intervalle.Deux actes concordants V. 1766-1780. Cassini ne nomme pas le lieu, mais grave un petit signe de hameau anonyme exactement là, entre « la Cabane » et « Garissade ». Belleyme écrit « Bertier » et lui donne le signe conventionnel du hameau — le même qu'à La Cabane et Cavigne — quand Garissade et Cantegrel n'ont droit qu'à celui de la maison isolée. Aucun chemin n'y mène sur la carte ; des bois couvrent le nord-est. Cassini, feuille 71, v. 1766. Pas de nom, mais un signe de hameau sur la croupe entre la Cabane et Garissade. Belleyme, planche 22. « Bertier », signe de hameau ; « Garissade », simple maison. 8 mars 1789. Dans la maison curiale, devant le juge de la baronnie de Montclar, treize « bourgeois et principaux habitans » rédigent le cahier de doléances d'une paroisse de 170 feux. Parmi eux, Léonard Gontier. Ses voisins signent du nom de leur domaine — Lavernelle pour Bonfils, Cavaroque pour Favareille. Lui signe : AD Dordogne, 6 C 12. À gauche : « gontier de bertier ». Bertier a donc, à la veille de la Révolution, un maître bourgeois qui en porte le nom. Lu sur l'original Le cahier qu'il signe réclame un impôt unique « réparti sur toutes personnes sans distinction d'état ni condition », des états provinciaux, les mêmes privilèges pour les habitants des campagnes que pour ceux des villes, et la remise en état des chemins — sept articles, aucun ne concerne le hameau. Les Gontier sont une vieille famille de la paroisse, mais il faut y regarder de près. Le « Gontier notaire à Saint-Félix » de l'inventaire des archives (cote J 702, 1678-1699) est Estienne Gontier, notaire royal — et il réside à La Valette, à l'autre bout de la commune : les registres le montrent parrain en 1673 et 1678 « habitant du village de Lavalete ». Un siècle plus tard, en 1746, c'est encore à La Valette qu'on enterre « Estienne Gontier sieur de Leymarie », 83 ans, et en 1747 que meurent deux « bordiers du sieur Gontier ». La famille est donc établie de longue date dans la paroisse, avec des notaires, un avocat juge de Clérans et deux curés — mais rien ne la rattache encore à Bertier avant 1789.Lien à établir 1824Le premier plan Sept bâtiments, dont trois sont encore debout Le plan cadastral, « terminé sur le terrain le 10 août 1824 », est le premier document qui dessine Bertier maison par maison (feuille C2, levée par le géomètre Delord, au 1/2 500). Il montre sept emprises bâties en trois groupes, sans cour fermée, étirées sur 190 mètres : AD Dordogne, 3 P 3 4622. Au nord, la parcelle 558 (un bâtiment de 17 × 8 m). Au centre, la 554 (un long bâtiment de 19 × 8 m au bord du chemin, un petit carré de 7 m). Au sud, les 473 et 474 : une grange de 15 × 10 m, un logis de 21 × 9 m qui porte le signal de triangulation « Y », une annexe, une aile en L. Annotations de 2026. Le plan a été recalé sur le cadastre actuel (écart résiduel : 1 à 5 m). Verdict : trois bâtiments de 1824 subsistent au même emplacement et dans la même orientation — la maison nord (aujourd'hui C 642, n° 611), la grange de la parcelle 473 (C 729, n° 831, allongée vers le nord) et le logis au signal « Y » avec son annexe (C 670, n° 855), dont l'emprise se superpose presque trait pour trait. Deux ont disparu avant 1950 : le long bâtiment du bord du chemin et l'aile sud-ouest du logis. Le corps en L du n° 697 est postérieur à 1824 et antérieur à 1950. Plans superposés Le plan de 1824 sur la photographie aérienne actuelle. En rouge, les bâtiments de 1824 ; les chemins ouest, est et transversal n'ont pas bougé. Ce que le plan ne dit pas : à qui tout cela appartient, et ce qui est maison, grange ou étable. Ces réponses sont dans l'état de sections et la matrice de 1826 (le registre des propriétaires ; AD24, 63 P 1716 et 63 P 704), qui ne sont pas numérisés. La grande parcelle ouverte n° 472, au cœur du groupe sud, a l'allure d'un couderc — l'espace commun d'un village — mais seul l'état de sections le dira. 1766–1887Les Gontier Un siècle et demi, et un bien qui passe par les filles L'état civil permet de reconstituer la famille qui possède Berthier de la Révolution au Second Empire — et d'expliquer comment le nom des propriétaires change deux fois sans que le bien sorte jamais de la famille. Le pivot est Jean Gontier. Son acte de décès, le 2 août 1825, est la pièce la plus nette de tout le dossier : AD Dordogne, 5 E 409/7, année 1825, vue 20. « Acte de décès du sieur Jean Gontier, âgé de cinquante neuf ans, propriétaire sans profession ayant son domicile sur son bien de Berthier, marié avec Marie Guillem, fils légitime de Jean Gontier et de Françoise Martine ; le lieu de naissance est à Berthier présente Commune. » Déclarants : Frontou Longis, 41 ans, cultivateur « domicilié au dit lieu de Berthier », et Jean Pons, du village de la Cabane. Trois faits d'un coup. Jean Gontier est né à Berthier — le registre paroissial donne même le jour : le 5 août 1766 ; son père s'appelait déjà Jean Gontier, « sieur de Bertier », et sa mère Françoise Martine, « demoiselle du Bertier » ; et le lieu est dit « son bien », c'est-à-dire sa propriété et non une tenure. Lu sur l'original Il épouse Marie Guillien, de Saint-Marcel, le 9 février 1792, à la fin du dernier registre paroissial : le mariage se fait « du consentement de M. Gontier, archiprêtre de Saint-Marcel » — encore un Gontier — et parmi les témoins un Léonard Gontier signe « Gontier père ». Quatre de leurs enfants naissent à Bertier : Jeanne en décembre 1796, Anne en 1799, Eymeric en 1803, Léonard en 1805. Cet homme-là fait toute la vie publique de la commune pendant vingt ans. La chaîne des officiers d'état civil le montre officier municipal en l'an IV, adjoint municipal en l'an VIII, puis adjoint au maire de 1812 à 1819 : c'est lui qui reçoit les naissances et les décès de ses voisins et qui signe « Gontier adjoint » au bas des registres. Signatures comparées Une réserve, qu'il faut garder en vue : ce Léonard Gontier qui signe « Gontier père » en 1792 est celui qui signait « gontier de bertier » trois ans plus tôt, et il vit encore à Bertier en juillet 1811, où il déclare un décès comme « Léonard Gontier, agriculteur demeurant à Bertier ». Or l'acte de baptême de 1766 comme l'acte de décès de 1825 donnent tous deux Jean pour père. Le plus probable est que « père » ait ici son sens ancien d'aîné, employé pour distinguer deux homonymes : Léonard serait alors un frère aîné, non le père. Deux hommes de la même maison portaient donc le nom du lieu.Lien de parenté non tranché Le mariage de 1816, qui fait entrer les Garrigue 3 octobre 1816 (5 E 409/6, vues 22-24), devant le maire Rochon de Lapeyrouse, « chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis » : Jean Garrigue, 18 ans, de la Thuilière de Courty, commune de Sainte-Foy-de-Longas, épouse Jeanne Gontier, 19 ans, « fille mineure de sieur Jean Gontier propriétaire demeurant au lieu de Bertier ». Le père signe ; la mariée ne sait pas signer. Cette Jeanne Gontier est la « Gonthier veuve Garrigue » que le recenseur trouvera chef de ménage à Berthier en 1856, avec ses deux fils prénommés Étienne. Elle meurt au hameau le 31 décembre 1861. Son fils Jean Garrigue, né en 1822 à Sainte-Foy-de-Longas, épouse en février 1857 Mélanie Anne Gonthier, née à Berthier le 22 mai 1831 — fille de Léonard Gontier, le frère cadet de sa mère. Autrement dit : les deux cousins germains se marient, et les deux moitiés de l'héritage Gontier se rejoignent. C'est le couple « Garrigue × Gonthier » que les recensements de 1861 à 1881 montrent propriétaire résident, avec domestiques. Actes lus sur les originaux Les autres enfants s'éloignent sans perdre le lien : Eymeric, l'aîné resté sur place, perd sa première femme Marthe Reynier à Berthier en 1838, se remarie en 1840 à Clermont-de-Beauregard avec Pétronille Malbec, et disparaît des listes après 1846 ; Léonard s'établit par mariage à Tirigan, commune de Saint-Marcel, dont il devient maire — mais sa fille naît à Berthier en 1831, preuve que la maison de famille reste le point d'attache. Jean-Étienne Garrigue meurt à Berthier le 5 juin 1878. Le recensement de 1881 montre ensuite deux ménages distincts au hameau : d'un côté la veuve Anne Gonthier, propriétaire, avec son fils Léonard-Élie ; de l'autre Jean Carsat, métayer (qui cultive la terre d'autrui contre une part de la récolte), sa femme Anne Rouchon, leurs enfants, et, en dernière ligne, « Gontier Françoise, veuve, 60 ans, mère du chef de ménage » — la mère de Carsat, donc : cette Françoise Gontier est une personne distincte de Marguerite Laveyrie, mère de la veuve Anne, qui vit encore et meurt au hameau le 2 novembre 1887, qualifiée de « métayère » dans l'acte qui déclare son décès.Recensement de 1881, lu sur l'original Recensement de 1881 (p. 08 gauche). Deux ménages voisins : la propriétaire Anne Gonthier et le métayer Jean Carsat, dont la mère se nomme bien Françoise Gontier. La veuve Anne Gontier ne « disparaît » pas des registres : le 13 août 1885, âgée de cinquante-quatre ans, née et domiciliée à Berthier, elle s'y remarie avec Jean Lagrange, soixante-treize ans, veuf, du chef-lieu de La Force. Un contrat a été reçu la veille par Me Labattut, notaire à Sainte-Alvère, et la célébration a lieu publiquement dans la demeure de l'épouse, portes ouvertes, parce que les infirmités de sa mère Marguerite Laveyrie l'empêchent de se rendre à la mairie.Acte de mariage lu sur l'original 13 août 1885 (5 E 409/13, M 1885, v07, acte 6). Remariage d'Anne Gontier, dans sa propre maison de Berthier. Ce remariage repousse d'au moins deux ans la présence d'Anne Gontier au hameau, et son contrat de mariage — non retrouvé — reste la meilleure piste pour dater la sortie du bien de la famille : ni le départ d'Anne, ni la cession de ses terres, ni le moment précis où Berthier passe entièrement au métayage ne sont établis par les actes consultés. Le recensement suivant décrit des occupants, pas une mutation de propriété.Départ et transmission non datés C'est sans doute l'extinction de cette lignée-là que vise le chanoine Brugière quand il range, vers 1885, « Berthier, à Berthier » parmi les familles notables éteintes de la paroisse. Aucune famille de ce patronyme n'est documentée à Saint-Félix ; en revanche une famille y a porté le nom du lieu pendant plus d'un siècle, de 1766 à 1887. L'identification est l'hypothèse la plus économique — elle n'est pas démontrée.Inférence 1836–1946Ceux qui ont vécu là D'un « village » de seize âmes à une métairie qu'on se repasse Dix-sept listes nominatives ont été lues sur les originaux. Quatre manquent pour de bon : le cahier de 1886 n'a jamais été relié dans le registre de la préfecture, celui de 1911 est perdu pour tout le canton, 1896 et 1906 ne sont pas conservés. En 1841, le recenseur qualifie Berthier de « village », quand Garissade, La Tuilière ou Cantegrel ne sont que « maison isolée ». Recensement de 1841 (AD24, 6 MI 22, vue 5). « Berthier (Village) » : Eymeric Gontier, propriétaire ; Pétronille Malbec ; Léonard ; Marie Gontier, « tante du précédent », propriétaire ; une servante ; puis les cultivateurs et la veuve Perrot. Année | Feux · hab. | Qui | Statut | 1836 | 2 ? · 6 ? | Eymeric Gontier, 33 ans, sa femme Marthe Reynier ?, sa tante Marie Gontier, 68 ans, une servante. Probablement Pierre Roussel et Anne Perrot. | Liste sans noms de hameaux : identification par recoupement avec 1841. | 1841 | 3 · 11 | Gontier (Eymeric, remarié à Pétronille Malbec, fils Léonard, tante Marie) · Durestal (écrit Jurestal : Pierre, Jeanne Javerzac, Marie, Jacques) · Anne Perrot, veuve, et Jean Meyzie. | Deux propriétaires, un cultivateur. | 1846 | 4 · 16 | Les mêmes, plus Pierre Roussely, sa femme et trois enfants, venus de Bélair. Une petite Jeanne Gontier, 2 ans. La tante Marie a disparu. | Maximum de maisons habitées : quatre. | 1851 | 3 · 11 | Anne Perrot, « propriétaire cultivatrice », et son petit-fils Jean Meyzie · Durestal · Roussely. | Les Gontier sont partis. Durestal et Roussely sont dits métayers. | 1856 | 3 · 13 | Jean Meyzie, 27 ans, Marie Roubène, leur fils, la grand-mère Perrot · Jeanne Gonthier, veuve Garrigue, 59 ans, ses deux fils Étienne, une servante, un domestique · Pierre Delcros et les siens. | Une Gonthier revient, veuve et avec domesticité. | 1861 | 3 · 18 | Meyzie (5) · Marsaud Prévot, Marie Chadourne, fils, bru, deux filles · Jean Garrigue, propriétaire, Anne Gontier sa femme, deux fils, la grand-mère, deux domestiques. | Maximum de population : dix-huit. | 1866 | 2 · 13 | Meyzie (avec une servante) · Garrigue-Gonthier (trois fils, deux domestiques). | Les Prévot ont quitté la commune. | 1872 | 2 · 8 | Étienne Garrigue, né à Sainte-Foy-de-Longas, Anne Gonthier, Élie et Paul, trois domestiques (dont une enfant de l'hospice de Périgueux) · Jeanne Lafon, née à Trémolat, seule. | Les Meyzie sont partis. | 1876 | 1 · 7 | Garrigue-Gonthier, « propriétaire cultivateur », et un couple de domestiques de Fouleix avec leur nourrisson. | Un seul feu. | 1881 | 2 · 10 | Anne Gonthier, veuve, « propriétaire », et son fils Léonard-Élie · Jean Carsat ?, cultivateur métayer, sa femme, cinq enfants, sa mère Françoise Gontier. | Passage du faire-valoir direct au métayage. | 1886 | — | Liste perdue. | 1891 | 1 · 4 | Antoine Lionnet, métayer, sa femme, deux fils. | Plus aucun propriétaire sur place. Les Garrigue ont quitté la commune. | 1896 | — | Liste non conservée. | 1901 | 2 · 9 | Pierre Verrouil, 58 ans, « propriétaire exploitant », sa femme Marie, son frère Jean · Jean Marcou, colon (métayer), Françoise Maury, deux filles, un gendre, un petit-fils. | Nouveaux propriétaires, venus de Saint-Marcel. | 1906 · 1911 | — | Listes non conservées. | 1921 | 2 · 7 | Jean Verrouil, né en 1849, et sa belle-sœur Marie · Jean Meyzie, né en 1857 à Saint-Félix, Juliette Laporte, André, Louise, Marthe. | Le recenseur écrit « Bertier ». Un Meyzie est revenu, comme métayer. | 1926 | 2 · 8 | Jean Verrouil, 77 ans, seul · Meyzie sur trois générations (René, 1923 ; Georges, 1926). | Dernière liste à deux feux. | 1931 | 1 · 7 | Stanislas Butkiewicz, né en 1882, Marianne, quatre filles (la dernière née à Metz en 1922), un beau-frère. | Sept Polonais, tous « cultivateurs ». | 1936 | 1 · 4 | Yvan Jean Février, né à Limeuil en 1897, Marie, René, Yvette. | Arrivés après 1931, repartis avant 1946. | 1946 | 1 · 4 | Hector Bézenac, né en 1895, Marie, sa mère Julie, son neveu Roger Chassaigne. | Venus du hameau voisin de Constant. | Ce que la série raconte Une propriété bourgeoise qui se transmet par les femmes. Le « Gontier de Bertier » de 1789 a pour successeur Eymeric Gontier, propriétaire, né vers 1802, qui vit avec sa tante Marie, née vers 1768 et elle-même qualifiée de propriétaire. Il disparaît des listes entre 1846 et 1851 et ses maisons passent à des métayers. En 1856 reparaît une Gonthier : Jeanne, veuve Garrigue ; puis son fils, marié à une Anne Gontier « née dans la commune ». Les Garrigue-Gonthier tiennent Berthier en propriétaires résidents, avec deux ou trois domestiques, jusqu'au début des années 1880. La filiation exacte entre ces Gontier reste à confirmer. Filiation à confirmer Une petite propriété paysanne à côté de la grande. Anne Perrot, veuve, « propriétaire cultivatrice », puis son petit-fils Jean Meyzie : vingt-cinq ans de présence continue (1841-1866). Un Jean Meyzie né à Saint-Félix en 1857 — l'enfant de « onze mois » de 1856, selon toute apparence — revient à Berthier avant 1921, cette fois comme métayer. Puis le bail remplace la famille. Après 1881, plus personne ne reste : Lionnet — mort au village le 22 décembre 1896 —, Marcou, Meyzie, Butkiewicz, Février, Bézenac : une famille différente à chaque liste. Seuls les Verrouil font exception. Pierre, né à Lapeyrouse en 1843, meurt à Bertier le 20 octobre 1908 ; sa veuve Marie en 1925 ; son frère Jean, resté seul, le 8 janvier 1928, en laissant un testament dont la table des successions enregistre l'envoi en possession — sans nommer le légataire. C'est cette mort qui fait basculer Berthier dans le régime du propriétaire absent, où il restera. Les Polonais de 1931, dont une fille est née à Metz, repartent dès l'automne vers Monbos ; les Meyzie sont alors fermiers à Vicq. Les fermes voisines logent la même main-d'œuvre immigrée : des Italiens à La Cabane en 1931, d'autres Polonais en 1946. Ce que les listes ne disent pas. Entre 1883 et 1902 — la période où manquent justement deux recensements — plus de trois cents actes de naissance et de décès de la commune ont été lus un par un pour y chercher le mot « Berthier ». Il n'y apparaît que cinq fois, quand les hameaux voisins en fournissent des dizaines. Ce silence est en lui-même un fait : le hameau ne compte plus que deux feux, exactement comme l'écrit Brugière. Mais ces lectures livrent aussi des habitants qu'aucun recensement ne signale — Jean Marchandou, 75 ans, « domicilié au lieu de Berthier », mort le 25 février 1885, et la famille Chaussard, cultivateurs, qui y perd un nourrisson en 1868.Lecture intégrale Vers 1884, le chanoine Brugière, qui compile une notice sur chaque paroisse du diocèse, compte à « Berthier, 2 km NE » deux maisons, et range parmi les familles notables de Saint-Félix : Brugière, L'ancien et le nouveau Périgord, notice Saint-Félix de Villadeix (SHAP, fonds Pommarède). « …Perrot, au Cirier ; Berthier, à Berthier (éteinte) ; de Pourquerie, à Cavigne (éteinte)… » La lecture des registres permet d'y voir plus clair : aucune famille du patronyme Berthier n'est documentée dans la paroisse — un seul parrain, en 1674, porte un nom que l'on pourrait lire ainsi, mais l'encre ne permet pas de trancher entre plusieurs lectures, et il habite Les Granges, à l'autre bout de la commune. Ce que le chanoine enregistre est donc, selon toute vraisemblance, le souvenir d'une maison qui portait le nom du lieu : les Gontier, sieurs de Bertier de 1766 à 1887.Identification probable 1950–2026Vu du ciel Le bocage arasé, la source captée, les noyers Vingt-huit missions aériennes de l'IGN couvrent Berthier, du 27 juin 1950 au 2 août 2017. La première montre un paysage que le cadastre de 1824 aurait reconnu : les trois sites bâtis, un enclos bordé de haies épaisses et un bosquet à l'est du groupe central — reste du bois que la carte d'État-major figurait là vers 1845 —, des cultures en lanières sur la croupe, et tout le versant ouest en friche piquetée de buissons. La vigne, que la même carte d'État-major teintait en trois petites parcelles contre le hameau, a disparu. 27 juin 1950 (IGN, mission F 1736-1936, cliché 94). La plus ancienne photographie du lieu. Nord en haut. Entre juillet 1970 et août 1974, tout change d'un coup : l'enclos et le bosquet sont arasés, les haies intérieures disparaissent, une piste en lacet est ouverte jusqu'au fond de la combe ouest et la source y est captée. Un premier hangar apparaît au groupe central entre 1967 et 1979. Une association syndicale d'irrigation, l'ASL de Berthier, est créée en 1990 ; la première retenue collinaire du vallon est en eau avant 2000, la seconde est creusée vers 2021-2023. La grande parcelle du nord-est est plantée en noyers entre 1990 et 1996 ; le hangar de 770 m² date de 1996-2001, celui à toiture photovoltaïque de 2017-2021. Douze dates, 1950-2024. L'ouverture du paysage se lit entre la quatrième (1970) et la cinquième vignette (1974). Aujourd'hui Le lieu-dit cadastral mesure 28,60 ha en aire géométrique (contour numérique Etalab) ; les 46 parcelles dont le centre tombe dans ce contour totalisent, elles, 28,12 ha de contenance cadastrale, soit les « 28,1 ha » du cartouche ancien — deux mesures voisines mais distinctes, ni l'une ni l'autre superficie d'un domaine historique unique. Contrôle des fichiers Etalab, 2026 Dix bâtiments y sont cadastrés pour 1 620 m² au sol, aux trois emplacements de 1824. Une exploitation d'élevage puis céréalière (famille Thulliez, venue de la Somme) y est domiciliée à partir de 1995 et passe en agriculture biologique le 15 mai 2016 ; le hangar à toiture photovoltaïque de 110 kWc, propriété d'une société d'économie mixte départementale, est mis en service le 28 juin 2021. Le cœur du hameau est redécoupé en décembre 2022 ; la maison nord est vendue ce mois-là, et le 30 mai 2023 deux actes jumeaux transfèrent un domaine d'environ 62 hectares d'un seul tenant — Berthier, La Cabane, Garissade, Cavigne, Cantegrel — dont neuf dixièmes du lieu-dit, pour 354 695 €. La suite se lit dans les déclarations de cultures : 2,2 hectares de noyers en 2022, 11 en 2023, 14,7 en 2024, à côté d'une truffière de 1,2 ha déclarée depuis 2015. Le plan local d'urbanisme de 2024 classe Berthier en zone agricole et naturelle, et réserve 2,2 ha entre Berthier et La Cabane à un projet d'accueil touristique adossé à l'exploitation : camping sous les noyers, boutique de vente, guinguette près des étangs, espace aquatique et restauration devant le hangar photovoltaïque, logement des saisonniers à l'entrée de la propriété. L'avis de la commission départementale a été favorable sans réserve et l'enquête publique n'a suscité aucune observation ; à ce jour, aucun établissement de camping ni de restauration n'est immatriculé au lieu-dit. Projet non réalisé à ce jour Le même document d'urbanisme repère par ailleurs un hangar existant à Berthier, parcelle C0632, sous le code de fiche CDSFV18, avec pour destination projetée « Local activité ». La fiche, dressée par le bureau d'études Citadia Conseil le 6 novembre 2024, est un repérage dans le document d'urbanisme : elle ne prouve ni travaux réalisés, ni ouverture effective d'une activité.Repérage documentaire, pas un état des lieux PLUi-H, 6 novembre 2024 — fiche CDSFV18 : hangar de la parcelle C0632, destination projetée « Local activité ». LiDAR HD, 2024. Le replat bâti, le chemin de crête en léger déblai, et à l'ouest les entailles que les photographies datent d'après 1970 — des terrassements récents, non des vestiges. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus jusqu'à leur terme ; ce qui manque encore tient en quelques cartons que personne n'a numérisés. Aux Archives départementales de la Dordogne, une journée suffirait pour les trois premières cotes, qui donneraient la chaîne complète des propriétaires de 1824 à 1955 — et diraient enfin de qui les Gontier tenaient Berthier avant 1766. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : pour chaque parcelle de Bertier (nos 468-478 et 550-560, section C), le propriétaire, la nature — maison, grange, couderc, vigne — et toutes les mutations jusqu'en 1914. Dira qui, de Gontier ou de Perrot, tenait quoi, et datera les deux démolitions. 63 P 2192 63 P 1547Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : la vente des Garrigue, l'arrivée des Verrouil, le propriétaire absent des années 1930. J 702 2 E 703-24Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et « Famille Gontier, de Saint-Félix : bail et obligations » (1635-1709). Depuis quand les Gontier sont-ils « de Bertier » ? 2 E 1428-3Chartrier des Pons de Saint-Maurice : « biens à Cendrieux, Saint-Félix… 1402-1651 ». Reconnaissances féodales où Bertier peut apparaître en tenure ou en confront. 179 Q · 180 Q 1001 QTables des acquéreurs et vendeurs du bureau de Lalinde (dès 1808) et transcriptions des hypothèques de Bergerac : les actes de vente eux-mêmes, avec description des biens. 3 E (notaires)Pour l'acte de 1630 : Garrigue à Cendrieux (3 E 10070), Marcou à Vergt (3 E 5724), Fraschier à Lalinde (3 E 27445, en ligne). Pour le XVIIIe s. : Perrot à Saint-Georges-de-Montclard (3 E 8665-8696), François Gontier à Saint-Laurent-des-Bâtons (3 E 9423-9438), Bézenac (3 E 10126-10142). AN, 109 APAux Archives nationales, la collection du vicomte de Gourgues : c'est là que devrait se trouver le registre de notaire d'où vient « La Ribeyrolle de Bertier, 1630 ». 3 E (Sainte-Alvère)Le contrat de mariage du 5 novembre 1856, passé devant Me Reynier pour le mariage des cousins Garrigue-Gonthier : c'est la pièce qui décrit et partage la propriété de Berthier au moment décisif. À la même étude, le contrat du 11 août 1885 pour le remariage d'Anne Gontier avec Jean Lagrange (cote de minute non identifiée) : patrimoine de l'épouse, biens propres, dispositions successorales. 183 Q · 1001 QLa succession de Jean Verrouilh († 8 janvier 1928) : la table de Lalinde enregistre un testament et un envoi en possession par le tribunal de Bergerac le 4 février 1928, mais ne nomme pas le légataire — c'est lui le propriétaire absent des années 1930. MairieLes listes de recensement perdues à la préfecture (1886, 1896, 1906, 1911) existaient en double : l'exemplaire communal est peut-être encore en mairie, avec le registre d'immatriculation des étrangers de 1931. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/bois_de_bourisse/ — Bois de Bourisse en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Bois de Bourisse en Villadeix Au nord de Rabard, un bois traversé de chemins, une clairière et un étang composent le Bois de Bourisse. Le cadastre de 1824 (plan cadastral) dessine des parcelles sans bâtiment au cœur du site, mais n’y inscrit pas ce nom. Les photographies permettent ensuite de suivre l’ouverture d’une partie du couvert arboré. Le cadastre en fixe aujourd’hui le nom, dont l’origine reste à retrouver. 44,92915° N — 0,66867° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · 33 parcelles · 23,52 ha Altitude au point repère ≈ 177 m (IGN) 2024 · SOURCE SECONDAIREBOIS DE BOURISSE ET CAVEROadresse tronquée d’une fiche de permis 2026 · CONSULTATIONBOIS DE BOURISSElibellé du lieu-dit cadastral ; ancienneté du nom non établie En bref Le Bois de Bourisse est un bois au nord de Rabard, avec une clairière et un étang ; il couvre aujourd’hui 23,52 hectares et 33 parcelles. Le cadastre de 1824 y dessine des parcelles sans bâtiment, mais n’y inscrit pas le nom, et la carte d’État-major montre le secteur teinté comme un bois. Entre deux séries de photographies aériennes (1950–1965 puis 1965–1980), la clairière et l’étang apparaissent. Aucune forme ancienne du nom « Bourisse » n’a été retrouvée : son origine reste inconnue. Aucun ménage recensé n’y est rattaché. Un permis de 2024 est signalé par une source de seconde main, sans preuve que les travaux aient eu lieu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn nom de terres Le bois, ses ouvertures et sa limite La route de la Motte Castrale traverse le lieu-dit. Au sud de ses courbes, les arbres entourent une clairière ; un étang étroit s’allonge sur son côté oriental. Le contour cadastral comprend ces espaces ouverts aussi bien que le bois. Il couvre 23,52 hectares et 33 parcelles de section E, d’après les données DGFiP/Etalab. Cadastre Le périmètre actuel sur l’orthophotographie (photo aérienne) IGN. Contour cadastral ajouté pour cette notice. L’année de la prise de vue n’est pas établie ; il ne s’agit pas d’une photographie datée de 2026. Les bâtiments visibles au bas de l’image sont en dehors de cette limite. Aucun bâtiment cadastré ne l’intersecte dans les données cadastrales. Le relevé des recensements ne rattache aucun ménage recensé à ce nom : aucune histoire de famille résidente n’est donc établie ici. Cela ne renseigne pas, à soi seul, sur l’occupation du lieu à toutes les époques. Le point central de repère du lieu-dit se trouve à 176,5 mètres selon le service altimétrique IGN. Cette mesure ponctuelle ne vaut pas pour toute la surface. Le nomUne origine ouverte Que désigne « Bourisse » ? Le premier mot décrit le paysage. Le second reste une question. Aucune forme ancienne de « Bourisse » n’a été retrouvée dans les relevés des registres paroissiaux et de l’état civil interrogés, ni dans l’index du dictionnaire de Gourgues de 1873. « Bourisse » seul est une variante de recherche du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, sans attestation autonome retrouvée ici. Origine inconnue La recherche lexicale n’a fourni aucune étymologie occitane applicable à ce lieu et soutenue par des formes anciennes. Nom d’homme, ancien nom de terrain ou mot régional : les sources consultées ne permettent pas de choisir. L’absence du nom sur un plan ne date pas davantage sa naissance. 1824Le parcellaire Des parcelles dessinées, un nom absent La première division de la section E « dite de CAVEROQUE » est levée par le géomètre Lacoste. Le tableau d’assemblage date l’ensemble : « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 ». Ces mentions se lisent sur les images des 3 P 3 4625 et 3 P 3 4616, aux Archives départementales de la Dordogne. Lu sur l’image AD Dordogne, 3 P 3 4625, feuille E1. Partie centrale rapprochée du lieu actuel, autour des parcelles 36–47 et 54. Localisation approchée ; les limites actuelles ne sont pas reportées sur ce plan. Le géomètre dessine ici des parcelles irrégulières, de longues limites et des tracés en double trait. Ni « Bourisse » ni un bâtiment n’apparaissent dans ce secteur central. Les numéros anciens permettent de préparer la consultation des registres ; ils ne correspondent pas aux numéros actuels. La feuille n’indique pas explicitement la nature de ces terrains. Sans l’état de sections, on ne peut répartir les parcelles entre bois, taillis, friche ou culture, ni leur donner des propriétaires. L’absence d’arbres dessinés n’est pas une preuve de déboisement. XVIIIᵉ–XIXᵉ s.Les cartes Un secteur boisé sur l’État-major Cassini ne nomme pas Bourisse. Au sud de la grande route, dans le secteur approximatif, aucun arbre n’est figuré. L’échelle et le décalage de la carte interdisent d’en tirer une histoire du défrichement. Sur l’État-major, le secteur est en revanche teinté comme un bois, sans nom ni maison au point de repère. Cartes anciennes Cassini, série du XVIIIᵉ siècle. L’emplacement reste approximatif ; le millésime local n’est pas fixé ici. État-major, XIXᵉ siècle. Le « Tumulus » désigne un repère plus à l’ouest ; il n’atteste aucun vestige à Bourisse. 1950–1980Vu du ciel Une clairière et un étang dans le bois Le premier fond aérien montre une couverture arborée largement continue au sud de la route sinueuse. Sur le suivant, une clairière et un étang allongé apparaissent, tandis que le noyau boisé demeure entre la route et l’ouverture. C’est la transformation la plus nette documentée ici. Comparaison d’images IGN, couche 1950–1965. La grande ouverture et l’étang du cliché suivant ne sont pas visibles. IGN, couche 1965–1980. Clairière et étang sont visibles ; leur aménagement n’est pas daté à l’année. Ces périodes sont celles des couches photographiques IGN. Les noms courts des fichiers, « ortho1950 » et « ortho1965 », ne permettent pas d’attribuer les prises de vue à ces deux années précises. On constate un changement entre les images, sans pouvoir dater le chantier. 2024–2026Terres et démarches Le nom reste attaché aux parcelles Dans ce périmètre, le registre parcellaire graphique (déclarations des exploitants agricoles) de 2024 déclare 2,62 ha de jachère et 1,16 ha de surface agricole temporairement non exploitée. Ces 3,78 ha sont des surfaces déclarées pour ce millésime, pas une mesure du déboisement. Déclarations agricoles 2024 Plan IGN et contour DGFiP/Etalab. Le libellé et la limite du Bois de Bourisse sont ajoutés d’après la donnée cadastrale. Un permis signalé, une réalisation à vérifier Une fiche France Cadastre reprenant Sitadel affiche le permis PC 02440524D0003, MELVAN, à l’adresse « BOIS DE BOURISSE ET CAVERO ». Elle donne le 29 août 2024 comme date d’autorisation et 24 m² de locaux créés. Source de seconde main Repère | Ce que dit la fiche | Limite de la preuve | 2024 | MELVAN · nouvelle construction · destination déclarée « Bureaux » | Arrêté original et plans non consultés. | E 117 · 719 · 720 | E 719 et E 720 dans le Bois de Bourisse ; E 117 hors de son périmètre. | L’emprise précise du projet et son achèvement ne sont pas établis ici. | Ce signalement conserve une forme du nom. Il ne prouve pas que les travaux ont eu lieu. À poursuivreLes registres fonciers Retrouver le nom derrière les numéros La recherche dans les relevés disponibles — 5 361 lignes paroissiales et 4 642 lignes d’état civil — n’a livré aucune attestation retenue. Elle porte sur des transcriptions, non sur les originaux. Pour remonter l’histoire du bois, la piste décisive est désormais foncière. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E : partir des parcelles anciennes 36–47 et 54, contrôler le lieu-dit, la nature du sol, la contenance et les propriétaires. 63 P 704Matrice de 1826 : suivre les comptes des propriétaires identifiés et leurs mutations ; rechercher une mention de Bourisse absente du plan. 63 P 1547/1–2Propriétés non bâties, 1914–1955 : poursuivre les mutations. Demander aussi les tables de concordance avec le cadastre rénové, cote à déterminer. Mairie · urbanismeContrôler le permis PC 02440524D0003, ses plans et l’éventuel achèvement. Les actes anciens et titres privés seront à rechercher une fois les propriétaires connus. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/bourg/ — Le Bourg en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Bourg en Villadeix Autour de l'église Saint-Félix, de son cimetière et de la chapelle funéraire Saint-Nicolas, un noyau qui a porté cinq siècles de vie paroissiale avant de devenir chef-lieu communal : cardeurs (qui peignent la laine) et sergetiers (qui tissent la serge) du XVIIe siècle, sieur (titre porté par un notable) de Lavignerie et sa demoiselle marraine (qui présente l'enfant au baptême) venue de Bergerac, un tailleur de pierre espagnol fait prisonnier puis fixé comme artisan du bourg, des générations d'épiciers, de charrons (fabricants de charrettes) et de cordonniers, l'assemblée politique de 1789 réunie dans la maison curiale, et une auberge dont le nom traverse presque un siècle de recensements. Deux mille six cents notices paroissiales et près de deux mille actes d'état civil ont été examinés pour ne retenir que ce qui concerne réellement ce lieu — pas ce qui s'y rattache seulement parce que l'église en est le théâtre. 44,92429° N — 0,68280° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre LE BOURG-EST (10,79 ha, 52 parcelles) et LE BOURG-OUEST (1,86 ha, 19 parcelles) Sur une langue de terrain entre deux dépressions, au-dessus de la Louyre Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix XIIIe s. attribué copie XVIeSen Felispouillé (liste ancienne des églises du diocèse), « …ia de Sen felis » av. 1317, copie XVIeEcclesia Sti fælicissecond pouillé, collation de l'évêque 1365Paroch. Sti Felicisfouage (impôt par foyer), 89 feux (foyers), châtellenie de Montclar 1668–1685present bourgregistres paroissiaux 1789bourg de St felixprocès-verbal de l'assemblée 1824 · 1956S.t félix · LE BOURGplans cadastraux Aujourd'huiLE BOURG-EST LE BOURG-OUESTcadastre Etalab, commune 24405 En bref Le Bourg se groupe autour de l'église Saint-Félix, du cimetière et de la chapelle Saint-Nicolas, sur une langue de terrain au-dessus de la Louyre. La plus ancienne mention du nom vient d'un pouillé (liste des églises du diocèse) attribué au XIIIe siècle mais transmis par une copie du XVIe, et les registres paroissiaux parlent du « présent bourg » dès 1668. Au XVIIe siècle y vivent des laboureurs, des cardeurs et des sergetiers ; en 1789, l'assemblée de la communauté se réunit dans la maison curiale. Au XIXe siècle, le bourg compte des artisans, dont Pedro, un tailleur de pierre espagnol prisonnier de guerre, marié en 1812 et connu ensuite sous le nom de Rabador. On y recense 62 personnes en 1901, 38 en 1926 et 40 en 1946. Aujourd'hui, le bourg reste le centre de la commune, avec la mairie, l'école et l'agence postale ; l'histoire de propriété de chaque maison reste à établir. Le siteUn noyau de crête Deux quartiers, l'église, une eau en contrebas Le Bourg se groupe autour de l'église Saint-Félix, du cimetière et de la chapelle funéraire Saint-Nicolas, prolongé vers le nord par les équipements municipaux et scolaires. Le point de repère du lieu-dit, 44,92429° N — 0,68280° E, désigne le lieu, pas le périmètre d'une propriété. Le cadastre actuel distingue LE BOURG-EST et LE BOURG-OUEST, de part et d'autre de la voie principale. Le bâti occupe une langue de terrain entre deux dépressions, au-dessus de la Louyre au sud — une disposition que confirment le cadastre, les photographies aériennes et l'ombrage LiDAR (relevé laser du relief). Plans et relevés IGN Ombrage LiDAR IGN. Le modelé de l'éperon et des vallons ; aucune datation archéologique n'en est déduite. C'est un bourg paroissial, puis un chef-lieu communal, où coexistent habitations, petites exploitations, ateliers, commerces et bâtiments publics — pas un domaine à suite unique de propriétaires. Un titre « sieur de Saint-Félix », un banc d'église ou une sépulture privilégiée ne prouvent pas à eux seuls la propriété de toutes ses maisons. Plus de 4 500 notices paroissiales et d'état civil sont rattachées au lieu, mais beaucoup le sont seulement parce que l'église ou la maison commune est le théâtre de la cérémonie, ou parce qu'un artisan du bourg sert de témoin : la résidence explicite, les liens de famille et les fonctions exercées priment donc sur le simple rattachement. Carte d'état-major, XIXe siècle. Le noyau bâti, les voies et la vallée ; les prés en vert. Le nomSous deux vocables Saint-Félix de Villadeix — et la chapelle Saint-Nicolas La forme la plus ancienne rencontrée, « …ia de Sen felis », provient d'un pouillé dont le contenu est attribué au XIIIe siècle, mais transmis par une copie du XVIe siècle : il faut donc écrire « mention remontant au XIIIe siècle, transmise par une copie », pas « acte original du XIIIe siècle ». Un second pouillé, antérieur à 1317, porte Ecclesia Sti fælicis dans la rubrique de collation de l'évêque. Lu sur les copies numérisées BnF, Périgord 27, f. 7v (Gallica, vue 12). « …ia de Sen felis », entre « de Laurac » et « de Mondlard » ; le début du mot Ecclesia est perdu dans la marge. BnF, Périgord 88, f. 86 (vue 92). « Paroch. Sti Felicis pro iiijxx ix foc. » — 89 feux ; nombre de la paroisse entière, pas du seul bourg. Saint-Félix est un nom de saint devenu nom d'église et de paroisse ; le dossier liturgique est plus composite qu'une étymologie unique : Brugière décrit au retable un saint Félix mitré et à la triple croix, tout en notant la célébration paroissiale de sainte Marthe le 29 juillet — Gourgues donne également sainte Marthe comme patronne. Ces indications du XIXe siècle n'établissent ni la date de fondation ni l'identité certaine du dédicataire primitif. Saint patron incertain Le déterminant de Villadeix appartient à la géographie ecclésiastique ancienne : les pouillés placent l'église dans l'archiprêtré de Villadès, ensuite désigné aussi Saint-Marcel — rien n'autorise à en tirer l'existence d'une villa antique sous le bourg actuel. Le bourg, le présent bourg, mon bourg, le chef-lieu sont les désignations ordinaires des actes, sans périmètre cadastral constant ; à côté de l'église, la chapelle funéraire Saint-Nicolas, dans le cimetière, est un édifice distinct, dont l'attribution vers 1480 repose encore sur une note secondaire non reproduite. Avant 1668Chapelain et châtellenie Le chapelain de Saint-Félix, la châtellenie de Montclar En 1382-1383, un compte copié par Lespine cite le chapelain de Saint-Félix, sous l'abréviation Capp., dans l'archiprêtré de Saint-Marcel : la formule Eccl. Sancti Felicis, 1382 du dictionnaire de Gourgues est une présentation normalisée de cette documentation, pas une transcription diplomatique de l'image. Lu sur la copie Le fouage de 1365 range la paroisse de Saint-Félix dans la châtellenie de Montclar et lui attribue 89 feux — un nombre qui se rapporte à la paroisse entière : ce serait une erreur d'en faire la population des quelques maisons du bourg. La documentation de la fin du XVIIe siècle appartient toujours au diocèse de Périgueux, avec l'archiprêtré de Saint-Marcel ; la formule générale « Périgueux puis Sarlat » ne s'applique donc pas automatiquement à l'Ancien Régime de ce bourg. Un parchemin trouvé dans un mur, 1896 En 1896, pendant des réparations de l'église, un parchemin très effacé est découvert dans une cavité murale fermée par une planche. La Société historique et archéologique du Périgord en publie une première lecture : un mandement de l'évêque Raymond de Durfort au chapelain de Saint-Félix, relatif à l'absolution des frères de Langlade, daté de 1328 — une interprétation que le compte rendu qualifie lui-même de provisoire. Le parchemin portait un petit sceau rond de cire rouge « représentant un évêque vu à mi-corps, mitré et tenant la crosse ». C'est un témoignage singulier de conservation d'un document dans l'église, pas une date de construction du mur ni la preuve d'un événement militaire. Lecture de 1896 non confirmée par l'original BSHAP, t. 23, 1896, p. 104. Annonce de la découverte, avec la lecture datée de 1328, expressément provisoire ; le parchemin lui-même n'a pas été retrouvé pour ce dossier. Ce que Brugière, vers 1884, avait sauvé de deux volumes aujourd'hui à rechercher (1602-1634 et 1635-1670) permet de remonter deux générations avant les registres conservés : un vicaire enterré dans l'église en 1622, un lieutenant de plusieurs juridictions inhumé dans Saint-Nicolas du bourg en 1626, des Rochon, sieurs de La Vernelle et de Lapeyrouse, ensevelis dans la même chapelle jusqu'en 1645, et un banc attribué au duc de La Rochefoucauld dans l'église en 1663. Ce ne sont pas les actes originaux, mais des extraits transmis par sa notice. Extraits de seconde main, originaux non retrouvés 1668–1792Laboureurs et artisans Un habitat mêlé, autour de l'église Le registre de 1668 nomme des habitants du « présent bourg », sur des pages très effacées. Dans les années 1669-1689, les principaux groupes explicitement domiciliés ici sont les Faucon / Falcon, Lambert, Moureau / Mouriau, Lachieze, Desplatz et Montoulin, puis les Boyer — laboureurs (paysans qui cultivent la terre), cardeurs, sergetiers, aux côtés d'un marchand et de ses domestiques. « Laboureur », « marchand » ou « bourgeois » ne donnent pas le titre de la maison occupée. La sépulture du 20 septembre 1669 de Françoise Maufargeas [?] (lecture du nom incertaine), morte la veille au bourg vers 80 ans, désigne explicitement Pierre et Gabriel Falcon, laboureurs, comme ses fils. Le même mois, deux enfants Mouriau, Guilhone et Michel, sont inhumés le même jour — leurs parents, eux, ne sont pas nommés dans l'acte. Lu sur l'original AD24 5 E 409/1, vue 86, 20 septembre 1669. Françoise Maufargeas [?], morte au bourg ; Pierre et Gabriel Falcon explicitement ses fils. 5 E 409/2, vue 228, 1er et 11 novembre 1689. Marie Lambert, veuve Montoulin, épouse Jean Boyer ; le mot parâtre confirme la famille recomposée lors de l'inhumation du petit Thoni Montoulin, dans l'église. Les Lachieze, sieurs de Lavignerie Le 26 février 1685, le baptême de Marie Clere, née le 24, désigne son père Jean Lachieze, sieur de Lavignerie, et sa mère Suzanne Tounnet [?], comme habitants du présent bourg — la résidence est explicite et le titre lu sur l'image. Le parrain est maître Jean de Baget, prêtre et curé de la paroisse ; la marraine, demoiselle Marie Clere de Prioreau, est liée à Bergerac ; l'acte cite aussi Jean Moureau, sargeur (fabricant de serge), comme témoin. Lu sur l'original Lavignerie reste un nom de qualification non localisé : rien n'autorise à l'assimiler d'office à Cavigne, ni à en déduire une « maison noble » sur telle parcelle du bourg. AD24 5 E 409/2, vue 133, 26 février 1685. « …fille de Jean Lachieze sieur de Lavignerie et de Susanne Toannet [Tounnet ?] … du pnt bourg » ; parrain Jean de Baget, curé ; témoin Jean Moureau, sargeur. La convention du 8 avril 1682, passée au bourg dans la maison occupée par le curé Jean de Baget, confirme aux familles Rouchon des droits de sépulture dans Saint-Nicolas et prévoit un partage intérieur en trois parties ; le texte distingue les domiciles : le juge lié à La Pouleille, Jacques de Rouchon à Berthier, François à Lavernelle. Le bourg accueille ainsi une chapelle funéraire de familles dispersées dans la paroisse — à distinguer des sépultures dans l'église et de celles du cimetière. Édition lue, original non vu La visite canonique du 20 octobre 1688 nomme le curé Jean Phœbus Delboy, décrit le sanctuaire voûté, pavé et vitré, la nef assez grande mais sans pavement ni vitres, et note l'absence de véritable maison curiale. Les 133 feux et 580 communiants de la déclaration du 22 juillet 1692 sont encore ceux de toute la paroisse. Trois générations Léonat, 1761-1762 Le 16 septembre 1761, le curé Lasfaray marie le même jour deux couples, « tous habitants du présent bourg et du village de Leymarie » : François Léonat et Catherine Cassaigne d'une part, Jean Léonat et Marie Chort d'autre part. Au baptême de François, fils de Jean et Marie, le 31 mai 1762, François Léonat et Catherine Cassaigne sont explicitement dits « grand père et grand mère » de l'enfant : la lecture la plus économique est celle d'un père (veuf) remarié le jour même du mariage de son fils, Catherine Cassaigne n'étant grand-mère que par alliance. Interprétation, non écrite dans l'acte 5 E 409/3, vue 223, 31 mai 1762. Parents Jean Léonat et Marie Chort ; grands-parents François Léonat et Catherine Cassaigne — trois générations dans un seul acte. 1789L'assemblée politique La maison curiale, siège de la communauté Le 8 mars 1789, l'assemblée de la communauté se réunit, après convocation au son de la cloche, dans la « maison curialle du bourg de St felix », devant Pierre Fontaine, avocat au parlement et juge de la baronnie de Monclard. Le bourg fournit ainsi un lieu précis à la représentation politique de l'ensemble de la paroisse ; les 170 feux du procès-verbal concernent cette communauté entière, pas le seul bourg. Les députés désignés sont les avocats Bernard du Breil de Lacroze et Guillaume Lambert. Lu sur l'original, partie supérieure AD24 6 C 12, vue 3, 8 mars 1789. « …assemblés dans la maison curialle du bourg de St felix… », devant Pierre Fontaine, juge de la baronnie de Monclard. Les sept articles du cahier demandent une fiscalité commune, la suppression des corvées remplacées par un financement des chemins, un tarif moins arbitraire du contrôle des actes. Rien n'y désigne une rue précise du bourg. Les signatures « Lavernelle », « Cavaroque » et « de Bertier » nomment les notables de leurs domaines respectifs — elles ne prouvent pas qu'ils habitent tous le presbytère ou le bourg. Brugière relève ensuite la vente de l'ancien presbytère, bâtiments et jardin, le 3 thermidor an IV — 21 juillet 1796, à un dénommé Jean Milliarel [?] (la finale se lit plutôt « l », mais « Milliaret » reste possible), pour 2 702 francs. Mais l'adjudication originale n'a pas été retrouvée : c'est un changement de propriété rapporté par une source secondaire, non une chaîne foncière entièrement démontrée. Source de seconde main, original non retrouvé 1793–1901Un prisonnier espagnol, des artisans Pedro, de Naira, devenu Rabador du bourg Le 20 janvier 1812, devant Jean Gontier, adjoint au maire, Pedro — dont le patronyme se lit « Ro…ado (Ronado ?) » à la comparution et « Ronadon » à la conclusion — épouse Françoise Lafaye. Il est dit fils de Mathias et de Francisca Ginet, âgé de 25 ans, « né à Naira, ville d'Espagne, en l'année 1787 ». Il est explicitement prisonnier espagnol, tailleur de pierre demeurant alors à Sainte-Foy-de-Longas, et souhaite fixer son domicile en France ; l'autorisation du ministre de la Guerre est transmise par une lettre du général Despeaux du 1er décembre 1811. Lu sur l'original AD24 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1812, vues 2-3, 20 janvier 1812. Pedro, explicitement « prisonnier espagnol » ; Françoise Lafaye et son oncle paternel, Jean Lafaye dit Dussel, tisserand au bourg, sont nommés. Les formes Roneda, Ravador, Rabador se succèdent ensuite dans l'état civil. Le décès du 12 mai 1856 est déterminant : Pierre Rabador, 69 ans, maçon au chef-lieu, époux de Françoise Lafaye, fils de Mathias Rabador et Françoise Ginet, est né à « Naera », Vieille-Castille, Espagne. Le prénom francisé, l'épouse, les parents et l'âge — 25 ans en 1812, 69 ans en 1856, soit une naissance vers 1787 dans les deux actes — permettent le raccord avec le marié de 1812 malgré les déformations du nom. Identification par la filiation et l'âge AD24 5 E 409/10, décès 1856, vue 2, acte 3, 13 mai 1856. Décès de Pierre Rabador, maçon, la veille à 3 heures du matin, au chef-lieu. Le père est maçon dans plusieurs actes ; Françoise est aubergiste en 1835, et les deux parents sont dits aubergistes en 1837. Le 1er octobre 1856, Catherine Rabador, 19 ans, née et domiciliée au chef-lieu, épouse Géraud Chevalier, cordonnier, natif d'Apcher (Drugeac, Cantal), lui aussi domicilié au chef-lieu — une alliance directement prouvée entre une fille de l'ancien prisonnier et un artisan venu d'un autre département. 5 E 409/10, mariages 1856, vue 6, acte 5, 1er octobre 1856. Géraud Chevalier, cordonnier, 25 ans 11 mois, épouse Catherine Rabador, 19 ans, fille du défunt Pierre et de Françoise Lafaye. Charrons, forgerons et un instituteur Le 6 septembre 1821, Jean Bernardie, charron venu du Paradis à Creysse via La Pouleille, épouse Marie Fardet, fille d'Élie Fardet, taillandier (fabricant d'outils tranchants) mort au bourg en 1816. Leur fils, garçon charron, se marie en 1857 ; le décès du père en 1874 fournit une borne supplémentaire. Dans ce foyer, Marthe Fardet est aussi nourrice d'enfants de l'hospice de Bergerac. Le foyer Félix, forgerons selon les listes, illustre un changement de génération : au décès de François Félix, le 27 mai 1900, « sans profession », natif de Saint-Georges-de-Montclard, l'acte nomme explicitement Honoré Félix, instituteur public de 48 ans, son fils — corrigeant la parenté « frère » que donnait le recensement de 1891. Lien de parenté lu sur l'original 5 E 409/14, décès 1900, vue 3, acte 3, 27 mai 1900. François Félix, 82 ans, décédé au chef-lieu ; Honoré Félix, instituteur, est son fils, non son frère. L'arrivée de Pierre Mouynat, taillandier né à Liorac, est bien datée : à son mariage du 8 décembre 1874, il déclare résider depuis trois mois au chef-lieu. Le métier de la famille glisse ensuite vers la serrurerie : Hippolyte Mouyna et le neveu Paul Grellety sont serruriers dans la liste de 1901. Le 17 octobre 1865, l'instituteur Pierre Martin épouse Anne Malet, fille du maire Pierre Malet — la fonction municipale du père et l'établissement professionnel du gendre ne prouvent en rien que le maire possède l'école. XXe siècleAuberge et mémoire L'auberge Demoulin, la guerre, le monument En 1901, le bourg compte 62 personnes dans la liste nominative : desservant et servante, trois enseignants, une aubergiste, un cordonnier patron et son ouvrier, un serrurier et son neveu, deux menuisiers, un charpentier de moulin, un sabotier, une tailleuse d'habits, un négociant, des propriétaires-exploitants et deux colons (cultivateurs sur la terre d'autrui). Aucun épicier ni forgeron n'y est inscrit — contrairement à ce que suggère une lecture rapide des listes. Liste de 1901, lue sur l'original Un article du Bonhomme limousin du 16 avril 1916 situe une partie de cartes le 7 avril à l'auberge Demoulin, au bourg de Saint-Félix ; il rapporte qu'après leur départ, l'un des joueurs est tué près de Cavigne, où il vivait, et attribue le meurtre à un jeune homme du village voisin. L'article précise que le revolver avait été soustrait « au domicile de M. l'abbé Chavat, en retraite à Saint-Félix ». Pour l'histoire du bourg, il atteste surtout l'existence et le nom d'une auberge : le crime lui-même est localisé hors du bourg. Source de presse, récit non jugé Le Bonhomme limousin, 16 avril 1916, rubrique Dordogne/Bergerac, « Un assassin de 16 ans ». L'auberge Demoulin est nommée au bourg. Le cas le mieux documenté de la Grande Guerre est celui de Pierre Ange Verrouilh, né à Saint-Félix le 7 mai 1890, mort à son domicile du bourg le 14 septembre 1920 à 22 heures — deux ans après l'armistice. L'acte, dressé le lendemain, porte en marge « Mort pour la France », la mention d'une intoxication par ypérite (gaz de combat) et de la Croix de guerre. Lu sur l'original AD24 5 E 409/16, décès 1920, vue 5, acte 8. Pierre Ange Verrouilh, né au bourg en 1890, mort à son domicile en 1920 ; mention marginale de sa mort de guerre différée. La commémoration s'organise en deux temps, selon une étude publiée en 1999 : une plaque dans l'église est inaugurée le 24 mai 1920, sous le curé Crestou ; le conseil municipal décide un monument communal le 13 janvier 1946, devis de 60 000 francs, avec un objectif de souscription de 45 000 francs et un emprunt communal de 15 000 francs — un terrain est offert par Mlle Brachet, Dorillac est cité comme sculpteur. Les délibérations, la facture et la réception du monument restent à consulter en salle. Étude publiée, pièces communales non vues BSHAP 1999, t. 126, p. 120. La décision d'ériger un monument public en 1946 ; les 45 000 francs sont l'objectif de souscription, non le coût total. La population recensée du bourg passe de 62 en 1901 à 53 en 1921, puis 38 en 1926, 35 en 1931, 37 en 1936 et 40 en 1946 — une série qui décrit le périmètre suivi par les agents recenseurs, sans expliquer seule les causes du recul. En 1931, cinq membres d'un ménage sont explicitement dits italiens dans les lignes nominatives, alors que le récapitulatif de la même liste attribue 35 Français et aucun étranger au bourg — une contradiction interne du document. Contradiction confirmée sur l'original 1824 → aujourd'huiLe bâti Treize corps en 1824, dix-huit masses en 1956 Le noyau oriental est porté sur la feuille C1, AD24 3 P 3 4621 ; le bâti de l'autre côté de la limite de section, sur E2, 3 P 3 4626. Sur C1, le relevé individualise 13 corps bâtis, avec des conventions discutables pour les volumes contigus ; il comprend les édifices religieux et n'équivaut donc pas à 13 logements. Aucun nombre exact de maisons fiscales du bourg en 1824 ne peut être donné sans l'état de sections. Décompte incertain AD24 3 P 3 4621, section C1, 1824. Le bourg oriental : église au sud, cimetière marqué de croix au nord. La feuille C1, 3 P 3 11288, est une mise à jour pour 1956, pas un document de 1824 malgré son classement dans la même série. Elle inscrit LE BOURG et Place Publique, et compte 18 masses bâties continues — une rangée qui ne fait qu'une masse alors qu'elle comptait plusieurs corps séparés en 1824. On ne peut donc pas calculer une croissance de « 13 à 18 maisons » : les conventions de dessin diffèrent. Lu sur l'original AD24 3 P 3 11288, C1. Le Bourg et la Place Publique sur la feuille mise à jour pour 1956. Une étude de 2010 date de 1892 le remplacement du clocher-mur par un clocher-tour octogonal ; la visite de 1688 avait pourtant décrit sanctuaire et nef comme voûtés, ce qui suppose un examen architectural plutôt qu'une correction automatique de l'un des deux témoins. Saint-Nicolas est décrite ruinée au XIXe siècle, photographiée en juillet 1965, puis réparée en août 1973 — attribuée par la publication à la famille Bonfils-Lavernelle, sans qu'aucune filiation de propriété actuelle en soit tirée. Étude publiée, devis et plans non vus Le relevé cadastral du 23 septembre 2026 distingue LE BOURG-EST, environ 10,79 ha et 52 parcelles, et LE BOURG-OUEST, 1,86 ha et 19 parcelles ; le regroupement géométrique donne 40 objets bâtis « durs » et 12 « légers », quand la BD TOPO en donne 47, dans 21 bâtiments pour 23 logements — des définitions différentes, aucune n'étant un chiffre d'habitants ou de propriétaires. AD24 60 Fi 3381, édition Gindre, non datée. Vue générale depuis l'est, avec le clocher et le front des maisons. AD24 60 Fi 3384, édition Vve Gindre. La légende originale réunit « Écoles, Mairie et Poste », sans dater leur achèvement. Père Igor, Wikimedia Commons, 28 septembre 2008 (CC BY-SA 3.0). L'église et son clocher, à comparer aux cartes postales anciennes. Père Igor, Wikimedia Commons, 28 septembre 2008 (CC BY-SA 3.0). Le lavoir sur la Louyre ; la photographie ne date pas sa première construction. Père Igor, Wikimedia Commons, 28 septembre 2008 (CC BY-SA 4.0). La chapelle Saint-Nicolas dans le cimetière, restaurée en 1973 selon la publication de 1983. PopulationRecensement par recensement De 31 à 62 habitants, entre 1836 et 1946 Le tableau concerne le bourg, non la commune entière. Les « maisons » d'un recensement ne sont ni les corps bâtis du cadastre ni les logements de la BD TOPO ; les effectifs de 1836 reposent sur une localisation par hypothèse, le registre ne portant pas de noms de lieux à cet endroit. Année | Maisons | Ménages | Personnes | Contrôle | 1836 | non indiquées | 7 (hypothèse) | 31 (hypothèse) | Registre sans noms de lieux ; localisation par hypothèse | 1841 | — | 10 | 39 | 6 MI 22, p02D–p03G | 1846 | 14 | 14 | 62 | Accord avec récapitulatif | 1851 | 10 | 11 | 61 / 64 | Récapitulatif lui-même incohérent (totalise 62) | 1856 | 14 | 16 | 60 | — | 1861 | 16 | 16 | 54 | — | 1866 | 12 | 13 | 48 | — | 1872 | 14 | 14 | 62 | — | 1876 | 15 | 15 | 60 | — | 1881 | 16 | 17 | 59 | — | 1891 | 17 | 17 | 56 | — | 1901 | 20 / 21 | 20 / 22 | 62 | Liste lue sur l'original ; maison 20, individu 62 | 1921 | 17 | 18 | 53 | 6 M 358 | 1926 | 14 | 14 | 38 | — | 1931 | 15 | 15 | 35 | 5 Italiens omis du récapitulatif ; lu sur l'original | 1936 | 16 | 16 | 37 | 34 Français, 3 étrangers | 1946 | 13 / 20 | 13 | 40 | AD24 106 W 71 ; 34 Français, 6 étrangers | Un feuillet supplémentaire, daté du 15 février 1951 mais annoncé comme tiré du recensement de mars 1946, donne au chef-lieu 20 maisons, 13 ménages, 31 habitants — en contradiction avec les 40 de la liste nominative. Sa date de rédaction ne permet pas d'en faire un nouveau recensement autonome de 1951. Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne sont représentées par aucune liste du bourg exploitable dans les documents consultés ; pour 1911, l'image consultée porte explicitement « Commune manquante dans le registre pour cette année ». Les 89 feux de 1365, les 133 feux de 1692 et les 170 feux de 1789 sont exclus de ce tableau : unités et échelles différentes. Feuillet de 1951 non autonome Aujourd'huiUn centre encore actif Mairie, école, agence postale Le Bourg conserve ses fonctions de centre communal : mairie, école élémentaire publique, service postal et équipements collectifs. L'annuaire officiel de l'Éducation nationale situe l'école au Bourg et indique un service de restauration ; La Poste répertorie une agence communale en mairie, également au Bourg — d'après les sites officiels. L'église, Saint-Nicolas au cimetière, le lavoir et le monument aux morts structurent toujours la lecture patrimoniale du centre. Orthophotographie (photo aérienne) IGN récente. Noyau ancien, mairie-école et terrains de sports au nord ; date exacte du cliché non établie. Le nombre actuel d'habitants du seul Bourg n'est pas établi : la population INSEE de la commune entière, les adresses postales et les objets cadastraux ne permettent pas de le calculer. Les occupants et propriétaires privés contemporains ne sont pas nommés dans ce dossier. Et maintenantOù chercher Ce qu'il manque : la chaîne foncière Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus ; il manque surtout la chaîne foncière de chaque maison — propriétaires de 1824, entrées et sorties de matrice, héritages, ventes, baux et partages. Les résidences sont abondantes, mais ne disent pas quelles familles possèdent ou louent telle construction. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections A-E et matrice à partir de 1826 : propriétaire, nature fiscale, surface et compte de chaque parcelle du bourg ; résoudre les numéros C 199-219 et le groupe occidental E. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties à partir de 1882 : entrées, sorties, démolitions, constructions nouvelles, à rapprocher des maisons des recensements. 63 P 1547/1-3Non bâti 1914-1955 (folios 1-475) et bâti 1910-1955 : comptes et mutations, concordance entre 1824, la mise à jour de 1956 et les parcelles actuelles. 12 O 482Dossier communal 1836-1939 : église et presbytère (1837-1939), cimetière (1895), chemins (1864-1884), aliénations (1836-1864) — le chantier du clocher de 1892 s'y trouve peut-être. Q 550 n°331 Q 79 n°370Anciennes cotes citées par Brugière pour la vente du presbytère de 1796 ; concordance à demander, en gardant Q 139, Q 165, Q 171 et Q 176 comme pistes de reclassement à contrôler. 2 E 1528-4Bancs d'église, XVIIe siècle-1772, fonds Bonfils : acquisitions et procès autour des sépultures de Saint-Nicolas, notamment 1644-1666. 5 K 381Conseil de préfecture, construction d'école et vicinalité de Saint-Félix, 1866-1884 : marchés, litiges et paiements. 4 T 171*-174Registres d'appel des écoles de garçons (1883-1924), de filles (1920-1924), mixte (1924-1930) et cahiers (1937-1939) : classes, effectifs, passage à la mixité. B 2226, f. 164v B 132Déclaration de revenus de la cure (22 juillet 1692) et enquêtes 1612-1614 : relire les originaux pour compléter la liste des curés et contrôler l'identité d'Antoine Rochon/Rouchon. 24 U 34 · 24 U 36Répertoires notariaux de Me Bézenac (an XIV-1822) et Saint-Maurice (an VIII-XIII) : ventes, baux, contrats et partages des habitants du bourg. Mairie / AD24Registre des délibérations municipales, séance du 13 janvier 1946 : pièces comptables et correspondance du monument aux morts, terrain Brachet, souscription, sculpteur Dorillac. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/cantecocu/ — Cantecocu en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Cantecocu en Villadeix Une ferme isolée au bord d'une clairière, entre bois et chemin de La Valette : neuf actes paroissiaux lus de 1756 à 1791, quarante-neuf actes d'état civil, quinze recensements de 1841 à 1946 — et une ronde ininterrompue de métayers (qui exploitent la terre d'un propriétaire contre une part de la récolte), des Valetou et Moulinier du XVIIIe siècle aux Teillet, Javerzac, Lareine et Meyzie du XIXe, sans qu'aucun titre de propriété n'ait encore été retrouvé. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,91963° N — 0,65688° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, lieu-dit CANTE COCU, ≈ 13,80 ha, 22 parcelles Cote d'état-major 167 m (entre la ferme et La Valette) 1756Cantecouquebaptême Valetou, premier acte retrouvé 1776cante cocu« la borie appellée cante cocu » 1782cante coucu« la meterie de cante coucu » v. 1770-1790CantecocuCassini, Belleyme pl. 22 1824Cante Cocu.cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), feuille E1 v. 1884-1890Cante.CocuBrugière, une maison, 2½ km à l'ouest 1841 →Cantecocurecensements, orthographes fluctuantes selon les greffiers En bref Cantecocu est une ferme isolée du sud-ouest de la commune, à environ 2,1 km du bourg. La plus ancienne mention retrouvée est le baptême de Louise Valetou, le 30 septembre 1756, chez des habitants de « Cantecouque » ; un acte de 1774 parle de la « borie » et un autre de 1782 de la « meterie de cante coucu ». Des métayers s'y succèdent : Valetou, Moulinier, Dezanier et Aubard au XVIIIe siècle, puis Teillet (dix habitants en 1846), Javerzac, Lareine et Meyzie au XIXe. Le cadastre de 1824 y montre deux bâtiments, un long corps de ferme et une petite annexe. Aujourd'hui, le nom est repris par un gîte, « La Ferme Cante Cocu », rattaché au domaine de La Valette. Aucun titre de propriété n'a encore été retrouvé : on connaît les habitants, pas les propriétaires. Le siteAu bord d'une clairière Une ferme isolée, sans « sieur de Cantecocu » Cantecocu est une ferme isolée du sud-ouest de Saint-Félix-de-Villadeix, à environ 2,1 km du bourg, près de la limite avec Liorac-sur-Louyre. À vol d'oiseau, La Valette est à environ 300 m au sud-est, La Palut à 610 m au nord, Leymarie à 730 m au sud-est et Caveroque à 770 m au nord-est — des distances entre points de référence, non des longueurs d'itinéraire. Brugière, à la fin du XIXe siècle, lui donne une distance de 2½ km à l'ouest et une maison dans son tableau des villages, un chiffre compatible avec une distance routière approximative. Lu sur l'original et sur le plan IGN La ferme occupe le bord d'une clairière, entre espaces ouverts et bois ; le chemin qui la relie à La Valette reste un élément lisible du site sur les vues aériennes anciennes et récentes. Le statut documentaire est celui d'un lieu habité, puis d'une borie (en Périgord, petite exploitation agricole), d'une métairie (ferme exploitée par un métayer) et d'une maison isolée. Aucun acte consulté ne qualifie Cantecocu de repaire, de maison noble, de château ou de moulin ; aucun « sieur de Cantecocu » n'a été retrouvé — les habitants successifs ne forment donc pas une liste de seigneurs ni de propriétaires, mais de métayers et de cultivateurs. Cassini, seconde moitié du XVIIIe siècle. Cantecocu y figure déjà comme habitat isolé ; l'année exacte de cette édition reste à établir. Le nom« Là où chante le coucou » Cantecouque, cante cocu, Cante Cocu : une orthographe écrite à l'oreille Les formes anciennes conservent particulièrement bien le second élément : Cantecouque en 1756, cante cocu en 1776, cante coucu en 1782, Cantecoucu en 1798. Au XIXe siècle, les officiers d'état civil écrivent aussi Cantecogut, Cantequoqut, Cantecouqut, Cantecouque, Cantcoque, Canticocu et Cantecoucu — des orthographes de l'oreille et de la plume, qui ne prouvent ni déplacement ni changement d'établissement. Lu dans les actes L'explication par un composé occitan du type « chante + coucou », donc approximativement « là où chante le coucou », est plausible et documentée comme proposition étymologique. Robert Geuljans cite expressément le Cantecocu de Saint-Félix-de-Villadeix dans sa discussion des noms composés avec un nom d'oiseau et des effets de leur francisation — une explication linguistique, sans valeur de datation du site. Étymologie plausible, qui ne date pas le lieu Le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude fournit aussi Chantecocut, mais aucun document daté portant cette forme n'a été retrouvé : elle demeure une variante de recherche. Le cadastre de 1824 écrit « Cante Cocu. », le plan IGN « Cantecocu », le polygone cadastral actuel « CANTE COCU ». Belleyme, planche 22 (Université Bordeaux Montaigne, Belleyme-22), levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle, publiés avant 1792 selon la bibliographie. Cantecocu parmi ses voisins ; les graduations rouges sont des ajouts modernes. Avant 1756Un silence documentaire Rien avant 1756 — mais un silence n'est pas une preuve d'absence Aucune mention médiévale ou moderne antérieure à 1668 n'a été identifiée pour Cantecocu dans les documents consultés. Les attestations médiévales de Caveroque ou de La Peyrouse ne concernent pas automatiquement la ferme. Cette absence documentaire ne permet pas de conclure qu'elle n'existait pas. Saint-Félix appartient au cadre historique de Montclar, mais la dépendance foncière particulière de Cantecocu n'est pas établie : ni reconnaissance de rente, ni accensement, ni terrier nommant la ferme n'a été retrouvé. Il serait prématuré de la faire dépendre de La Valette, de Caveroque ou de La Peyrouse au seul motif de leur proximité ou de liens familiaux ; l'association commerciale actuelle à La Valette n'est pas la preuve d'une dépendance sous l'Ancien Régime. Rattachement seigneurial non établi 1756–1792Une borie, puis une métairie Les Valetou, les Moulinier, les Dezanier et les Aubard La plus ancienne mention actuellement retrouvée et lue est le baptême de Louise Valetou, le 30 septembre 1756 — née le 28 —, fille de Pierre Valetou et Jacquete Moulinier, habitants de Cantecouque. Le parrain (qui présente l'enfant au baptême) Jean Rossignol demeure au Coutous, paroisse de Cause-de-Clérans ; la marraine Louise Moulinier à Caveroque. Ce jalon date une attestation, non la création de la ferme. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 162 D. « Le 30 7bre 1756 a été baptisée Louise Valetou née le 28 du présent mois […] habitants au lieu de cantecouque […] parrein jean rossignol […] et marreine Louise moulinier habitante a caveroque. » En octobre 1760, une Catherine Valtou/Valton[?] (lecture incertaine du nom) meurt au lieu, dans un texte fortement brouillé ; le mariage du 31 mars 1761 unit Antoine Reynal, de la Tuillère (Saint-Cybard), et Anne Moulynier du lieu, Pierre Valtou étant témoin ; le 7 juin 1761, Marie Moulinier, habitante du lieu, fait baptiser son fils Jean, qualifié d'illégitime. Jacquete, Louise, Anne et Marie Moulinier dessinent un groupe de relations entre Cantecocu, Caveroque et La Valette, sans que leur appartenance à une même fratrie soit démontrée. Parenté non démontrée Le 17 mai 1774, Jeane Olivier, âgée d'environ 72 ans, est enterrée après être morte « à la borie de cantecuque[?] » : c'est la première qualification de borie retrouvée ici. Les témoins, longtemps lus « Jean [incertain] et Jean Lafaye », sont en fait deux hommes prénommés Jean, de même patronyme (voir l'encadré). À propos des témoins de 1774 Une lecture ancienne donnait « Jean [patronyme incertain] et Jean Lafaye » comme témoins de la sépulture. L'acte désigne en réalité deux témoins tous deux prénommés Jean, qui portent le même patronyme : « jean et autre jean [Sasaye/Lasaye ?] ». Un « Jean Sasaye » isolé, témoin en 1782 (v. 464 G, d'une autre main), confirme la lecture par un S. AD24, 5 E 409/3, vue 361 D (vue 360 = même acte, double prise de vue). « […] a été enterrée jeane olivier âgée d'environ soixante douze ans décédée à la borie de cantecuque […] ont été présents jean et autre jean [Sasaye/Lasaye ?] qui n'ont su signer. » Le 14 juillet 1776, le baptême de Marie Dezanier, fille de Hanry Dezanier et Toinette Lambert, situe les parents à « la borie appellée cante cocu ». Le mot décrit l'établissement agricole ; il ne suffit pas à attribuer au père un contrat de métayage que l'acte n'énonce pas. AD24, 5 E 409/3, vue 386 G. « […] a été baptisée Marie Dezanier fille légitime de Hanry Dezanier et de Toinette Lambert, de la borie appellée cante cocu. » Le 9 septembre 1782, le curé baptise Pierre Aubard, né la veille, fils de Jean Aubard et Anne Dezanier, domiciliés à « la meterie de cante coucu » — marraine une autre Anne Dezanier, expressément sœur de la mère. Cet acte établit directement le statut de métairie à cette date. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 464 G. « […] a été baptisé Pierre Aubard né hier fils légitime de Jean Aubard et d'Anne Dezanier, de la meterie de cante coucu ; a été parrein Pierre Aubard et marreine Anne Dezanier sœur de la mère. » Le 21 septembre 1791, Pierre Lavergne, fils d'Arnaud Lavergne et de Marie Caujera/Cauzera[?], est baptisé au village de « cante cocu » : un nouveau foyer, sans date d'entrée ni achat de la ferme établis. 1792–1834Prénoms instables Ravel, Barthelome, Beney, Teyssie : une longue chaîne d'homonymes prudents En septembre 1794, le registre lit Pierre Rauch/ravch[?], laboureur (paysan), et Marie Aubar à « Cantecogut ». En 1798, une Jeane Vauel, journalière (qui travaille à la journée) de 16 ans, fille de Pierre Vauel et Marie Aubard, domiciliés à la métairie de Cantecoucu, épouse Jean Barthalome, jeune laboureur originaire de Liorac ; son identité avec l'enfant baptisée à Caveroque en 1782 est très probable, sans être certaine. Les actes de 1800-1801 citent Pierre sous les formes Rauel, Vauxel ou Vauet[?] ; pourtant, en août 1801, le père d'un nouveau-né du même couple est noté Mathieu Barthelome : on ne confond pas pour autant Jean et Mathieu. Identités probables, non démontrées Jean Beney et Guilhelme Lambert sont attestés par la naissance d'une Marie en mai 1806 ; Jean est dit métayer en 1809, puis laboureur métayer en 1811. Le 15 janvier 1818, Jean Aubard, venu de La Pouleille, épouse Marie Beney, fille de Jean Beney et Guilhelme Lambert — une Marie née en 1798 selon l'acte, donc distincte de celle de 1806. Le 22 octobre 1818, leur fils Jean naît à Cantecocut : le père déclare la naissance, et le témoin Jean Beney, 42 ans, laboureur, est explicitement dit grand-père du nouveau-né. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, acte n° 40, 22 octobre 1818. « […] en présence de Jean Lafforye […] et de Jean Beney, laboureur, âgé de quarante-deux ans, grand-père du nouveau-né, demeurant au dit lieu de Cantecocut. » Le mariage du 14 février 1822 présente Élie Teyssie, né à la Croix de la Borie (Pressignac), fils de Raimond Teyssie et Marie Catal, tous à Cante Cocu ; en 1827, Marie Catal meurt à Canteloque/Cantecoque[?] (probablement Cantecocu) comme épouse de Joseph Tessier — alors que le mariage de 1822 nommait Raimond : une contradiction conservée sans être résolue. Un Antoine Teyssier, veuf de 67 ans, également natif de la Croix Laborie à Pressignac, se remarie à Cantecocu le 17 septembre 1833, ce qui invite à chercher une parenté sans la démontrer. Parenté Teyssie/Tessier à confirmer 1841–1861Les Teillet Une famille nombreuse, dix habitants en 1846, un tailleur à côté Le 17 février 1841, Pierre Teillet, 30 ans, né au Carpenet (Saint-Marcel), réside à Cantecocu avec sa mère ; il épouse Marguerite Caulou/Taulou[?], de Berthier. Le recensement de 1841 montre cinq personnes sous « Cantecocu (maison isolée) ». Le foyer se développe : en 1846, les Teillet forment sept personnes, et Jean Reversade, tailleur, son épouse et leur enfant constituent un second ménage — dix habitants et deux maisons, le maximum de la série. En 1851, une seule maison et un seul ménage regroupent neuf personnes ; Pierre Teillet est explicitement métayer. Recensements lus AD24, 6 MI 34, p. 14 G-D (pages 26-27 du registre). Sept Teillet et trois personnes dans le ménage du tailleur Reversade : dix habitants, deux maisons. Les actes donnent une Marie en 1842, deux naissances prénommées Pierre en 1846 et 1848, puis des Jean en 1854 et 1858 ; les recensements de 1856 et 1861 fournissent encore d'autres prénoms. Ces divergences sont conservées telles quelles : chaque source garde ses propres formes. Les Teillet sont encore recensés à Cantecocu en 1861, mais les Javerzac occupent le lieu en 1866 ; le mariage du 19 octobre 1869 d'un fils Pierre Teillet, né à Cantecocu en janvier 1846, situe alors ses parents à Laricardie, commune de Liorac — un déplacement documenté, sans preuve d'une vente de Cantecocu. AD24, 6 MI 85, p. 05 G (recensement de 1861). Les Javerzac-Prévot sont encore à La Palut, juste avant les Teillet de Cantecocu dans la liste : deux hameaux voisins sur la même page, à ne pas confondre. 1866–1896Javerzac, puis Lareine De La Palut à Cantecocu, puis trois générations et un remariage Le recensement de 1866 nomme Pierre Javerzac, 35 ans, cultivateur, Marie Prévot, 34 ans, leurs fils Jean et Pierre, et la tante Catherine, 85 ans ; le couple s'est marié en 1853, venant de La Palut. Leur installation à Cantecocu se place ainsi entre les recensements de 1861 et 1866. En 1871, Catherine Javerzac meurt au lieu, à 86 ans ; les recensements de 1872 et 1876 appellent le chef Jean, avec la même épouse — le prénom divergent (Pierre puis Jean) reste signalé sans être tranché. Identité Pierre/Jean Javerzac probable En 1881, six personnes habitent la ferme : Pierre Lareine, 60 ans, cultivateur métayer, Marie Malaure, 58 ans, leurs fils Joachim et Joseph, Catherine Rabier, 21 ans, et un nourrisson — trois générations sous un même toit. Pierre Lareine meurt en 1887, Marie Malaure en 1890. Le 17 juillet 1894, Charles Joseph Lareine, 40 ans, cultivateur métayer, époux de Catherine Rabier, meurt à Cante Cocu ; son frère Charles, 30 ans, du même lieu, fait la déclaration. Lu sur l'original AD24, 6 MI 131, p. 09 D (recensement de 1881). Pierre Lareine, cultivateur métayer, sa femme, leurs deux fils, une belle-fille et un nourrisson. AD24, 5 E 409/14, acte n° 9, 17 juillet 1894. « Charles Joseph Lareine, cultivateur métayer, âgé de quarante ans, domicilié au village de Cante Cocu […] décédé […] sur la déclaration à nous faite par Charles Lareine, âgé de trente ans, cultivateur, frère du décédé. » Ce même Charles — devenu Joachim Charles Lareine — épouse la veuve de son frère, Catherine Rabier, le 28 novembre 1896 ; il était lui-même veuf de Marie Rabier, morte à Cavigne le 31 janvier 1894, et les deux futurs époux habitent alors Cavigne, non Cantecocu. Le remariage de la veuve avec le frère du défunt et le déplacement à Cavigne sont donc prouvés, sans supposer une transmission de la ferme. AD24, 5 E 409/14, 28 novembre 1896 (début de l'acte). Joachim Charles Lareine, domicilié à Cavigne, fils des feus Pierre Lareine et Marie Malaure, veuf de Marie Rabier. 1896–1921Les Meyzie, puis d'autres De Constant à Cantecocu, puis Berthier La famille Jean Meyzie–Jeanne/Juliette Laporte est relevée à Constant pour plusieurs naissances entre 1882 et 1891. L'acte de mariage d'André Meyzie, en 1920, précise sa naissance à Cantecocu le 14 décembre 1896. Le 8 septembre 1898, Jean Meyzie, 72 ans, veuf de Marie Roubenne, meurt à Cante Cocu ; son fils Jean, 40 ans, domicilié sur place, déclare le décès — la coexistence de deux Jean, père et fils, est explicitement documentée. En 1901, le ménage compte sept personnes : Jean, 44 ans, cultivateur exploitant, Juliette Laporte, 42 ans, et cinq enfants. Lu sur l'original AD24, 6 MI 161, p. 09 G (recensement de 1901). Jean Meyzie, cultivateur exploitant, Juliette Laporte et cinq enfants. Le mariage d'André Meyzie avec Marthe Jeanne Teillet, le 18 septembre 1920, situe désormais ses parents à Berthier — un départ documenté, sans lien filiatif démontré avec les Teillet du milieu du siècle malgré la communauté de patronyme. En 1921, Cantecocu abrite Antoine Mouyna, Catherine Carbonnel et leur fils Antonin ; le mariage de leur fille Julia, le 6 février 1921, confirme le domicile familial. En 1926, le lieu ne compte plus que trois personnes (Justin et Jeanne Gauville et un enfant) ; en 1931, sept personnes du foyer Losthe[?]. Successions d'occupants attestées, sans vente retrouvée 1916–1928Deux natifs, loin de la ferme André Meyzie, blessé d'Orient ; Henri Lareine, cheminot La fiche militaire d'André Meyzie, classe 1916, matricule 564 à Bergerac, concorde avec son mariage : naissance du 14 décembre 1896, parents Jean Meyzie et Juliette Laporte, profession de cultivateur. Incorporé au 112e régiment d'artillerie lourde en août 1916, il rejoint l'armée d'Orient à partir du 23 mars 1918 et y subit une blessure par explosion de mine en août 1918 — la case porte le 29 août, une annotation ultérieure le 22 août : le mois est sûr, le jour reste discordant. Il est envoyé en congé illimité le 20 septembre 1919, titulaire de la Médaille de la Victoire. Fiche lue sur l'original AD24, 02R1121, Bergerac, classe 1916, matricule 564. Naissance à Cantecocu le 14 décembre 1896 ; 112e RAL, puis armée d'Orient ; blessure par mine, jour discordant entre deux annotations (22 ou 29 août 1918). Une fiche d'Henri Lareine, classe 1905, matricule 1392 à Bergerac, présente la même commune de naissance et les parents Joseph Lareine et Catherine Rabier, mais écrit 20 décembre 1885, contre 26 décembre dans l'acte civil — une identification très probable, avec cette réserve explicite. Après un service au 149e régiment d'infanterie, cet homme est enregistré homme d'équipe à la Compagnie du chemin de fer d'Orléans en novembre 1909, puis domicilié à Bordeaux en 1928 : un départ vers l'emploi ferroviaire, sans date précise du départ de Cantecocu. Identité très probable, écart de six jours Aucun combat, incendie, mort violente ou sinistre n'a été localisé avec certitude à Cantecocu dans les sources examinées. 1824Le bâti au cadastre Un long corps de ferme, une annexe, une cour La feuille E1, section de La Caveroque, cote 3 P 3 4625, porte le nom « Cante Cocu. ». Le plan montre deux emprises bâties distinctes : un long bâtiment approximativement nord-sud, dont la face orientale présente des décrochements, et un petit bâtiment carré au sud-est. Une cour notée 219 se trouve entre eux ; la parcelle 220 est à l'ouest, la 221 au nord et à l'est. Sans l'état de section et les matrices (registres cadastraux des propriétaires), on ignore encore quelle partie servait d'habitation, quelle partie était grange ou étable. Les deux maisons du recensement de 1846 ne doivent pas être identifiées automatiquement aux deux surfaces rouges de 1824 : habitation statistique et bâtiment cadastral ne sont pas des catégories identiques. Plan lu sur l'original AD24, 3 P 3 4625, section E, première feuille, 1824. « Cante Cocu. » : long bâtiment, petite annexe, cour 219 ; deux emprises ne signifient pas nécessairement deux logements. Vu du ciel1950–2026 Un noyau allongé qui persiste, un ensemble qui s'agrandit La carte d'état-major du XIXe siècle conserve « Cante Cocu » et un petit groupe rouge au bord des bois ; la cote 167, inscrite entre Cantecocu et La Valette, donne une altitude ponctuelle, non celle garantie du seuil de la ferme. Carte d'état-major, levée au XIXe siècle (minute dessinée et coloriée à la main, au 1/40 000 ; IGN). « Cante Cocu » au bord des bois ; le chiffre 167 indique l'altitude, 167 mètres, entre la ferme et La Valette. Le relief est rendu par des hachures, les maisons sont en rouge. Document examiné | Ce qui est visible | Ce que l'on peut conclure | IGN 1950-1965 | Long toit nord-sud au bord occidental de la clairière ; petites parcelles ouvertes à l'est et au sud ; La Valette au sud-est | Persistance d'un noyau allongé compatible avec celui de 1824 ; l'image seule ne prouve pas la conservation des maçonneries | IGN 1965-1980 | Long bâtiment et éléments adjacents ; clairière encore agricole ; limites de champs moins nombreuses | Continuité du site, évolution du parcellaire visible, pas de date exacte de travaux | Orthophoto (photo aérienne) récente (année de prise de vue non établie) | Ensemble beaucoup plus développé, grandes toitures au nord et à l'est, petits bâtiments au sud-est | Agrandissement manifeste depuis les vues anciennes ; datation fine à documenter | LiDAR HD (relevé laser du relief) | Chemins, talus, limites de clairières ; surfaces bâties interpolées dans le modèle de terrain | Appui à la lecture du relief ; aucune preuve autonome de souterrain ou de structure antique | IGN, ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965. Long toit nord-sud, petites parcelles ouvertes ; date de mission non identifiée. IGN, ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1965-1980. Continuité du noyau bâti ; parcellaire interne moins morcelé. Orthophotographie récente, IGN. Développement manifeste des bâtiments autour de l'ancien noyau ; année locale non fournie par l'extrait téléchargé. LiDAR HD, IGN, ombrage du modèle de terrain. Chemins et limites de clairière ; ce relief ne démontre pas un souterrain ou une occupation archéologique. Le présent : cadastre, PLUi-H et gîte rural L'extraction cadastrale donne au lieu-dit CANTE COCU environ 13,80 ha, 22 parcelles de section E, et sept objets bâtis — trois classés en dur et quatre légers. Ces nombres décrivent un découpage géographique, non sept maisons ou sept ménages. La fiche CDSFV26 du PLUi-H 2024 repère une grange de la parcelle E0310 avec destination « Logement » ; la liste la désigne curieusement sous « La Asalette », alors que le rattachement cadastral est CANTE COCU. La fiche repère une possibilité de changement de destination ; elle ne vaut pas constat d'exécution des travaux. Travaux non démontrés PLUi-H 2024, fiche CDSFV26, p. 352. Grange de la parcelle E0310 repérée pour destination Logement ; aucune réalisation des travaux n'est démontrée par cette fiche. Le nom est aujourd'hui porté par une activité d'accueil : le Domaine de La Valette commercialise « La Ferme Cante Cocu », un gîte annoncé pour quatre personnes, 80 m², à environ 200 m de la maison principale — des indications commerciales, non des mesures cadastrales ni une datation architecturale. Le relevé du registre agricole (RPG 2024) conserve un usage agricole, avec environ 5,35 ha déclarés dans le périmètre cadastral, essentiellement prairie permanente, surfaces pastorales et un verger. Le moment où Cantecocu a été réuni au domaine actuel de La Valette, et les changements de propriété du XXe siècle, restent à documenter par les titres et les matrices. Usage touristique annoncé, sans titre de propriété consulté Vers 1884Le témoignage de Brugière « Cante-Cocu, une maison, 2½ km à l'ouest » Le chanoine Brugière, qui compile vers 1884-1890 une notice sur chaque paroisse du diocèse, range Cantecocu dans son tableau des villages de Saint-Félix-de-Villadeix, avec sa distance au bourg et son nombre de maisons. Brugière, notice Saint-Félix-de-Villadeix, p. 3 (SHAP). « Cante-Cocu, distance 2½ km, ouest, une maison » — cohérent avec le statut de ferme isolée retrouvé dans les registres. Ce témoignage, écrit un siècle après le baptême de 1756, confirme la permanence d'un habitat modeste, à un seul feu, à la fin du XIXe siècle — une taille comparable à celle des recensements de 1872, 1876 ou 1926 (trois à quatre personnes), bien loin des dix habitants de 1846. Et maintenantOù chercher La lacune principale : aucun titre de propriété lu Aucun acte de vente, bail de métayage, partage ni matrice cadastrale de Cantecocu n'a été lu : c'est la lacune principale pour passer d'une histoire des habitants à une histoire complète des propriétaires. Pour les périodes antérieures à 1756, la recherche doit partir des propriétaires révélés par les matrices et remonter leurs titres ; une demande générale au seul nom de Cantecocu risque de manquer les actes enregistrés au nom d'un propriétaire ou d'un domaine. À consulter en salle 63 P 704 3 P 3 4625Matrice de 1826 et plan de la section E1 : retrouver l'article de la cour et du bâti E219, contrôler les parcelles 220-221, identifier le propriétaire imposé puis les mutations. 63 P 2192 63 P 1547 63 P 1716Matrices des propriétés bâties (1882, 1914-1955) et non bâties : suivre constructions, démolitions et propriétaires successifs ; établir la concordance du parcellaire ancien avec les divisions ultérieures. 3 E 11248Minutes de Me Barthélemy Casimir Labat (Beauregard), 1852-1853 : le contrat Javerzac-Prévot du 3 mai 1853, cité au mariage du 17 mai — biens apportés, domicile avant Cantecocu. 3 E 11256Minutes de Me Romain Le Bœuf (Beauregard), 1868-1869 : le contrat Teillet-Chadourne du 7 septembre 1869 — biens du couple, éventuel lien resté avec Cantecocu après le départ à Liorac. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Montclar, 1732-1791 : chercher baux, ventes, partages sous Cantecouque/Cantecoucu et les noms Valetou, Moulinier, Dezanier, Aubard, Lavergne. 12 O 482 E dépôt 1300Dossier communal 1836-1939 et délibérations 1838-1878 : chemin de Cantecocu, accès vers Liorac et La Valette, servitudes et réparations éventuelles. 5 E 446 · 5 E …Registres de Saint-Marcel (ascendances Teillet et Lareine), de Pressignac (Teyssie/Tessier) et de Liorac (Barthelome, Prévot, départ des Teillet) : communes identifiées, cotes précises encore à établir. Mairie / service instructeurDossiers de permis du 2 novembre 2016 (E307-E309), du 30 janvier 2025 (E711) et fiche CDSFV26 (E0310) : retrouver plans, décision et déclaration d'achèvement. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/cantegrel/ — Cantegrel en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Cantegrel en Villadeix Une « borie » puis une « métérie », toujours un seul ménage à la fois : de Jean dit Mouquet, laboureur (paysan qui cultive la terre) inconstant sous la plume du curé de Baget dans les années 1670, aux deux frères Monteil partis à la guerre depuis Le Fleix en passant par eux, dix recensements du XIXe siècle ne comptent jamais plus de six habitants pour cet écart au bout d'un chemin sans autre issue. Une tuilerie sur la carte de Cassini, trois grottes dans un inventaire géologique de 1964, et deux sœurs Prévot mariées à une heure d'intervalle en 1878 : le fil d'un lieu qui n'a jamais eu de maître connu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44°56′20″ N — 0°41′44″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre CANTEGREL, section C, 28 parcelles, ≈ 55,8 ha Habitants recensés de 3 à 6, un seul ménage à la fois, 1841-1891 1660Cantagreilhcité en 1873 par Gourgues ; acte notarié non retrouvé 1671Cantegreilspremier acte original retrouvé 1730Chante-Grelseconde citation de Gourgues, acte non retrouvé 1775la borie de Cantegrelbaptême Lambert, 5 E 409/3 1792la métérie de cantegrelbaptême Chambon, 5 E 409/3 1824Cantegrelplan cadastral, section C2 1841 →Cantegreil / Cantegrelrecensements et état civil, les deux orthographes alternent En bref Cantegrel est un petit écart agricole du sud-ouest de la commune, au bout d'un chemin sans autre issue. Son nom est cité en 1660 par Gourgues, d'après un acte qu'on n'a pas retrouvé ; le premier acte original est un baptême du 5 juillet 1671. Les actes parlent d'une « borie » en 1775 et d'une « métérie » en 1792, et les recensements du XIXe siècle ne comptent jamais plus d'un ménage ni de six habitants. Le plan de 1824 montre deux bâtiments, et la carte de Cassini une tuilerie. Deux frères Monteil, nés à Cantegrel en 1889 et 1892, sont partis à la guerre depuis Le Fleix. Aucun propriétaire n'est connu, et l'on ignore ce qu'est devenu le lieu après 1895. Le siteUn chemin sans autre issue Un écart au bout de son propre chemin Cantegrel est un petit écart agricole du sud-ouest de la commune, desservi par un chemin qui ne va nulle part au-delà : il descend depuis la route septentrionale et s'arrête aux bâtiments. Le point de repère du lieu-dit le place à 44,93901° N, 0,69570° E. La Cabane est proche à l'est ; les cartes anciennes situent aussi Berthier et Cavigne dans son voisinage immédiat.Point de repère · cartes Le relevé LiDAR (relevé laser du relief) de l'IGN montre un éperon ou un replat entre des versants plus encaissés, avec l'accès, quelques ruptures de pente et des aménagements superficiels — rien qui permette d'y lire un vestige archéologique daté ou un souterrain : les facettes d'un modèle numérique de relief ne sont pas des structures reconnues sur le terrain.Lecture du relief seulement LiDAR HD, IGN, extrait communal 2026. Le relief du site et ses ruptures de pente ; aucun vestige archéologique daté n'en est déduit. Le plan cadastral de 1824 montre deux bâtiments côte à côte ; les dix recensements nominatifs conservés pour le XIXe siècle ne donnent, chaque fois, qu'une seule maison et un seul ménage. Un bâtiment n'est pas un logement : les deux séries de sources comptent des choses différentes, et il ne faut pas les confondre.Cadastre 1824 · recensements 1841-1891 Le nomDeux citations sans acte « Cantagreilh, 1660 » — une citation, pas un acte consulté La mention la plus ancienne actuellement retrouvée est « Cantagreilh, 1660 », citée par Alexis de Gourgues à l'entrée Cante-Greil de son Dictionnaire topographique du département de la Dordogne (1873), p. 53. L'auteur renvoie seulement à un « Acte not. » : ni le notaire, ni la nature de l'acte, ni les parties, ni la cote ne sont donnés. C'est une attestation secondaire — lire l'imprimé de Gourgues ne transforme pas sa citation d'un acte perdu de vue en lecture de cet acte. La même compilation comporte, p. 66, une seconde entrée, Chante-Grel, datée de 1730, également d'après un acte non identifié.Citations de seconde main Gourgues, 1873, p. 53 (Gallica bpt6k39292s, vue 146), entrée « Cante-Greil ». Le premier original paroissial retrouvé et lu est le baptême de Marguerite, le 5 juillet, née le 29 juin, fille de Jean Dazem…[?] (lecture incertaine), laboureur, et Jeanne Lacour…[?], « habitans de Cantegreils présente paroisse ». L'acte est du 5 juillet 1671 : le mot « vn » (un) est écrit en tête de la deuxième ligne (« septante / vn »), comme dans trois actes de juin de la même page qui coupent la date au même endroit. Une date confirmée Une lecture ancienne hésitait entre 1670 et 1671 ; l'acte porte bien 1671, comme le montre le mot « vn » (un) de la deuxième ligne. AD24, 5 E 409/1, vue 178 D. « …habitans de Cantegreils pñ paroisse… » — le premier original retrouvé pour le lieu. Les formes sûres ou rapportées par des relevés antérieurs comprennent ensuite Cantegreils (1671-1674), Cantegreilz (1676), Cantigreilh (1678), Cantegreilh (1680-1681, 1692), Cantegrailh (1683), Cantegreil (1684 et très fréquemment ensuite), Chantagreil (1686), Cantagril (1748), Cantagreil (1752-1755), Cantegrel (1773, 1780, 1792, cadastre de 1824), Chantegreil (1825) et Cantegret (1806, lecture de seconde main). Quatre actes de 1688, très difficiles, portent Chaurignoul[?] et Chautraguoll[?] : leur rattachement à Cantegrel reste une hypothèse, non un fait établi.Rattachement de 1688 non assuré Étymologie, par comparaison seulement. Frank R. Hamlin, dans Toponymie de l'Hérault (2000), p. 79, entrée CANTAUSSEL, rapproche les Cantegril/Cantagrils de formes occitanes relatives au grillon, mais relève aussi un sens de terrain aride et pierreux pour certains lieux. « L'endroit où chantent les grillons » est donc une interprétation linguistique plausible, non démontrée spécifiquement pour ce lieu de Dordogne : aucune forme médiévale locale ne tranche.Comparaison linguistique, non locale 1671–1692Jean dit Mouquet Un laboureur dont le patronyme change sous chaque plume La première série familiale documentée est celle d'un Jean laboureur dont le patronyme varie considérablement selon les actes et selon les lectures : Dazem[ier][?], Dazenier[?], Daremie[?], Dagenier[?], voire « de Ramier ». Son épouse apparaît sous les formes Jeanne Lacoure[?], Lacoste, Lacour, Lacoust. La récurrence du couple, du lieu, et plus tard du surnom Moquet/Mouquet permet un rapprochement très probable entre ces mentions — sans autoriser une forme patronymique unique donnée comme une lecture certaine de tous les actes.Même famille probable, non certaine Marguerite, née le 29 juin 1671, meurt à dix jours le 8 juillet suivant. Magdeleine naît le 17 novembre 1672. Deux baptêmes de Jean se suivent en 1674 et 1676 ; celui de 1676 meurt à dix-sept jours. Arnaud est baptisé le 14 août 1678, né le 7 ; un nouveau Jean le 3 janvier 1681, né le 12 décembre précédent, dit fils de Jean Dagenier dit Moquet — la première apparition explicite du surnom. AD24, 5 E 409/2, vue 010 G. « …fils de Jean Dagenier dit Moquet laboureur… habitans de Cantegreilh presente parroisse. » Le 19 décembre 1678, l'inhumation de Pierre Dage[m/n]ies[?], environ soixante ans, nomme deux fils : Jean, laboureur de Cantegreilh, et Pierre, tisserand au Clauzel, paroisse Saint-Michel. C'est une piste de génération antérieure — pas une preuve que ce père possédait Cantegrel.Parenté et métiers lus sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 460 D. Sépulture de Pierre Dage[m/n]ies[?], environ soixante ans ; ses fils Jean, de Cantegreilh, et Pierre, tisserand au Clauzel. Le 13 octobre 1686, lors d'un baptême de la famille Chort à La Cabane, la marraine (qui présente l'enfant au baptême) est fille de Jean dit Mouquet, alors qualifié d'habitant de Bertier. Le passage du groupe familial de Cantegrel vers Berthier entre 1684 et 1686 est très probable ; aucune vente ni aucun bail ne l'explique encore.Déplacement Cantegrel → Berthier, hypothèse AD24, 5 E 409/2, vue 164. La marraine, fille de Jean dit Mouquet, « habitant de Bertier » — le groupe a quitté Cantegrel. D'autres habitants ne se laissent pas fondre dans cette lignée : les Chort/Chor et le surnom La Violette occupent une place importante entre 1685 et 1692, au contact de La Cabane, sans qu'aucun lien de parenté avec les Mouquet ne soit établi. Le 16 juin 1692 est baptisée Jeanne Faulcon, née la veille, fille d'Élie, « absent à l'armée », et de Marie Chort, à Cantegreilh. L'acte établit l'absence militaire du père ; il ne donne ni régiment, ni campagne, ni son sort.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, vue 263 G. « …fille d'Elie Faulcon absent à l'armée, et de Marie Chort, habitans du lieu de Cantegreilh. » Le parrain de ce baptême est Jean Lachieze, sieur (titre porté par un notable) de Font[o]ine[?] ; en mars 1688, un autre parrain avait été Estienne Gontier, sieur de Lavalette et notaire royal. Ces relations de parrainage inscrivent les habitants dans un réseau de voisinage et de notables ; elles ne prouvent aucun droit de propriété de ces parrains sur Cantegrel. 1743–1792Une exploitation, plusieurs couples De la « borie » de 1775 à la « métérie » de 1792 Après 1692, les documents consultés n'offrent pas de série résidentielle suivie avant 1743 : la citation de 1730 par Gourgues reste un jalon sans habitant nommé. Puis se succèdent, souvent sur deux ou trois ans seulement, plusieurs couples de laboureurs : Pierre Couland et Marie Coste en 1748-1749 ; Jean Delcros et Françoise Besse, dont des enfants naissent à Cantegrel en 1752 et 1755 avant que le couple ne se déplace vers Langlade puis Berthier ; Jean Besse et Marie Eymat, dont la fille Isabeau épouse en 1762 un Bernardie de Leymarie ; puis Jean Tridat et Jeanne Lugis[?]/Longis dans les années 1770.Actes lus sur l'original ou d'après un relevé des registres (détail dans le tableau des mentions) Le 17 avril 1775, Jean Lambert et Marie Barrier/Barjou[?] font baptiser Marguerite « à la borie de Cantegrel » (l'acte écrit « cantegvel ») ; une seconde fille, Marie, naît le 29 décembre 1776, (un seul baptême, et non deux). Jean Lambert, environ quarante ans, meurt en octobre 1778. AD24, 5 E 409/3, vue 370 G. « …de la borie de Cantegrel (écrit « cantegvel ») » — premier emploi retrouvé du mot borie pour le lieu. Pierre Peytrau et Marie Conte sont ensuite parents de Catherine en 1780 puis Pierre en 1782 ; un Pierre Peytrau adulte meurt « à la borie de Cantegreil » en juillet 1782. Arnaud Lavergne et Marie Barjin[?]/Barzau[?] font baptiser deux fils en 1784 et 1786. Aucun de ces couples n'est qualifié de propriétaire : les actes donnent des laboureurs, jamais un « sieur de Cantegrel ».Aucun titre de seigneurie retrouvé Enfin, Antoine Chambon naît le 1er août 1792 et est baptisé le lendemain. Ses parents, Jean Chambon et Marie Tamarelle, demeurent « à la métérie de cantegrel ». L'acte constitue une preuve directe du caractère agricole du lieu à la veille du passage à l'état civil laïque ; aucun élément ne rattache ce couple à une famille noble du Chambon.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 589 G. « …demeurants à la métérie de cantegrel » — dernier acte paroissial du lieu avant la Révolution. Sur les cartes du même siècle, Cassini figure une « Tuilerie de Cartegrel », avec un symbole près de la route et un autre plus au sud, sans que la carte ne montre si le four se trouvait dans la cour même de la ferme ni s'il appartenait au même propriétaire. Belleyme, feuille 22, donne Cantegrel comme maison isolée au sud de la grande route, avec La Cabane et Berthier nettement lisibles à proximité.Date de Cassini (1762-1766) donnée par un relevé, pas par la feuille elle-même Cassini, feuille 71. « Tuilerie de Cartegrel » — implantation précise du four et relation foncière avec la ferme non établies. Belleyme, feuille 22. Cantegrel, La Cabane, Berthier et Cavigne ; seconde moitié du XVIIIe siècle, levé local non précisément daté. 1795–1872Bonpontet, Libersac, Jurestal Un ménage à la fois, sur un demi-siècle de recensements Le décès du petit Jean Lassère, trois ans, est déclaré le 21 novembre 1795 (30 brumaire an IV) ; un Jérôme Merigie, laboureur d'environ quarante-cinq ans, meurt à Cantegret en 1806. En 1824, Jean Montel et Marie Malaure font enregistrer la naissance de Pétronille. Le 28 novembre 1825, le décès de Catherine Tribon[?], trois ans et sept mois, révèle un accueil d'enfant de l'hospice : trouvée à la boîte de l'hospice de Périgueux le 14 mai 1823, elle était confiée depuis le 1er octobre à Marie Malaure, femme de Jean Montet, à Chantegreil.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/7, NMD1825, vue 30 G, acte 42. L'enfant de l'hospice confiée à Marie Malaure, « à chantegreil ». Le 17 novembre 1840 naît Pierre Bonpontet, fils de Jean, quarante ans, et Marie Jurestal, trente-sept ans. Le recensement de 1841 qualifie le lieu de « maison isolée » et donne quatre habitants : le couple, une fille Marie et un garçon prénommé Jean — prénom qui devient Pierre dans la liste de 1846, une discordance laissée telle quelle.Discordance de prénom entre 1841 et 1846 AD24, 6 MI 22, recensement 1841, vue p03 D. « Cantegreil » qualifié de maison isolée : les quatre personnes du ménage Bonpontet-Jurestal. En 1851, un autre ménage occupe le lieu : François Libersac, expressément métayer (qui exploite la terre d'un propriétaire), Marie Malaure — une autre que celle de 1824-1825, la filiation de son mariage de 1841 l'établit sans ambiguïté —, leurs deux enfants et Marie Chevalier, bergère : cinq habitants, le maximum de la première moitié du siècle.Lu sur l'original AD24, 6 MI 56, recensement 1851, vue p20. François Libersac, métayer, Marie Malaure, deux enfants et une bergère : cinq habitants. En 1856 reparaissent les Bonpontet, puis en 1861 et 1866, Jacques Jurestal et Anne Libersac — sans qu'un lien de parenté avec les ménages précédents soit démontré par le seul nom. Marie Javerzac, quatre-vingt-trois ans en 1861 puis donnée comme mère du chef de ménage, meurt à Cantegrel le 7 novembre 1864, à quatre-vingt-sept ans, veuve de Pierre Jurestal, née aux Granges, fille d'Antoine Javerzac et Jeanne Charbonnier — une véritable liaison entre générations, non une simple ressemblance de noms.Parenté écrite dans l'acte AD24, 5 E 409/11, décès 1864, vue 03 G-D, acte 8. Marie Javerzac, 87 ans, « domiciliée au lieu de Cantegrel » ; acte sur deux pages, montage des deux moitiés. En 1872, le ménage Meyzie-Roubine — Jean, quarante-quatre ans, Marie Roubine, trente-neuf ans, et quatre enfants — atteint six habitants, le maximum documenté pour le lieu sur l'ensemble des dix listes de recensement.Lu sur l'original AD24, 6 MI 106, recensement 1872, vue p10 G. Jean Meyzie, Marie Roubine et quatre enfants : six habitants, maximum des dix recensements attribuables au lieu. 1876–1895Deux sœurs, une heure d'intervalle Prévot-Chantegreil : deux mariages le même matin En 1876, Pierre Cyprien et Jeanne Bonnet vivent à Cantegrel avec un fils ; leur fille Anne y naît en janvier 1877. L'année 1878 éclaire ensuite le réseau Prévot-Chantegreil : le 8 juin meurt sur place Anne Chantegreil, soixante-quatre ans, née à Saint-Georges-de-Monclard, veuve de Jacques Prévot — appelée Élisabeth dans les actes de mariage de ses filles, une discordance de prénom non résolue.Anne/Élisabeth, même personne, prénom discordant Le 22 octobre 1878, ses deux filles, nées à La Brugère et domiciliées à Cantegreil, se marient à une heure d'intervalle : Anne Prévot, vingt-deux ans, épouse Jean Carbonnel, de Lapalue, né à La Blénie ; Jeanne Prévot, dix-huit ans, épouse Antoine Loste, de Lapeyrouse, né à Sainte-Foy-de-Longas — assistée d'un tuteur, son père étant mort en 1875. Les deux contrats ont été passés la veille devant Me Larobertie, notaire à Sainte-Alvère : ils restent une priorité de recherche pour comprendre les biens apportés par les deux sœurs.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, mariages 1878, vue 19, actes 8 et 9. Suite du mariage Prévot-Carbonnel, contrat du 21 octobre chez Me Larobertie ; début du mariage Prévot-Loste à droite. En 1881, la liste donne Henri Carbonnel, métayer, Anne Prévot, une nièce Anne Teillet et une domestique. Le rapprochement avec le mariage de 1878 est très probable, mais Henri/Jean et Anne/Adrienne restent deux discordances non résolues.Identité très probable, prénoms discordants AD24, 6 MI 131, recensement 1881, vue p10 G. Henri Carbonnel, Anne Prévot, leur nièce et une domestique agricole. En juin 1889 naît Jean Monteil, fils de Jean Monteil et Louise Besse, cultivateurs. Les fils Louis (1892) et Georges (1895) suivent ; les actes qualifient alors le couple de cultivateurs métayers. Le recensement de 1891 donne toutefois une épouse « Fontille[?] Besse » et un fils « Albin » : les prénoms diffèrent légèrement de l'état civil, une réserve à garder.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/13, naissances 1889, vue 03 D, acte 8. Naissance de Jean Monteil, « au lieu de Cantegreil », de Jean Monteil et Louise Besse. 1914–1964Deux frères, une guerre, trois grottes Les frères Monteil, nés à Cantegrel, partis du Fleix Jean Monteil (1889-1914), né à Cantegreil le 17 juin 1889, est identifié sans se limiter à une homonymie : sa fiche matricule (registre militaire) donne la même date, la même commune, les mêmes parents. Au recrutement, la famille réside au Fleix ; Jean est cultivateur, incorporé au 9e régiment d'infanterie le 5 octobre 1910, rappelé le 3 août 1914. Son décès est fixé au 27 août 1914 par un jugement d'avril 1921, transcrit au Fleix le 30 avril 1921. Son lien avec Cantegrel est donc une naissance et un séjour d'enfance, non un domicile attesté lors de la mobilisation.Fiche matricule, naissance et filiation concordantes AD24, 2 R 1028, Bergerac, classe 1909, matricule 1166. Parents Jean et Louise Besse ; résidence au Fleix ; décès fixé au 27 août 1914 par jugement. Un mariage encore mal connu Une lecture ancienne donnait un mariage « à Saint-Félix le 27 septembre 1913 avec Jeanne Béneuf ». La mention marginale de l'acte de naissance de 1889, très cursive, ne porte aucun de ces éléments : elle se lit plutôt comme un acte du 22 octobre 1910, dans une mairie différente (peut-être « Breuil »), avec un nom d'épouse proche de « Gou[s]bonneau », transcrit à Bergerac. La fiche matricule laisse la case « Marié le » vide, alors qu'une veuve est mentionnée en 1915 : la date, le lieu et l'identité du conjoint restent à établir sur l'acte de mariage original. Son frère Louis Monteil (1892-1962), né à Cantegreil le 20 septembre 1892, cultivateur au Fleix, est incorporé au 126e régiment d'infanterie le 10 octobre 1913. Blessé les 10 septembre 1914 et 1er septembre 1916, cité à l'ordre du régiment le 17 mai 1917, il reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze. Démobilisé en 1919, rappelé en septembre 1939, il se marie le 16 septembre 1919 avec Marthe Suzanne Marcelin et meurt à La Force le 14 août 1962.Fiche matricule lue AD24, 2 R 1068, Bergerac, classe 1912, matricule 601. La fiche porte « blessé le 1er septembre 1916 » — non « le 4 ». Après 1895, les listes de recensement de 1901, 1921, 1926, 1931, 1936 et 1946 ne comportent plus de rubrique autonome Cantegrel. Il serait abusif d'en conclure une population nulle : regroupement sous un lieu voisin, vacance temporaire ou simple omission restent à départager. La chaîne des occupants entre les Monteil et l'époque contemporaine reste donc ouverte.Absence de rubrique, cause indéterminée En marge de cette histoire humaine, le BRGM répertorie trois grottes de Cantegrel dans son inventaire arrêté au 31 décembre 1964, rapport DS 66 A 45, p. 42 : numéros de fichier central 3964, 3965 et 3966, explicitement attribuées à Saint-Félix-de-Villadeix. Le tableau donne des coordonnées, mais aucune description archéologique — il documente le signalement des cavités, pas leur découverte ni leur fréquentation ancienne.Tableau imprimé lu BRGM, DS 66 A 45, p. 42, PDF vue 49. Trois grottes de Cantegrel dans l'inventaire arrêté au 31 décembre 1964. 1824–2026Deux bâtiments, deux siècles Le plan de 1824 et ce que le ciel en montre ensuite Le plan parcellaire de 1824, section C dite du Bourg, deuxième feuille, cote 3 P 3 4622, inscrit « Cantegrel. » et montre deux masses bâties carmin réunies à la parcelle 615 : une petite emprise presque carrée à l'ouest du chemin, une emprise longue orientée nord-sud à l'est. Le plan ne dit pas laquelle est le logis, laquelle une grange, et ne nomme aucun propriétaire.Lu sur le plan AD24, 3 P 3 4622, section C2, 1824. Deux emprises bâties réunies à la parcelle 615, de part et d'autre de l'accès. La carte d'état-major du XIXe siècle conserve deux petites masses bâties, avec un nom partiellement traversé par le dessin de la voie — l'identification par la position est sûre, la fin de l'étiquette ne l'est pas. IGN, carte d'état-major, série 1820-1866 ; année exacte de cette feuille non établie. Les photographies aériennes de la seconde moitié du XXe siècle montrent une cour et des masses bâties au bout de l'accès, une clairière étirée nord-sud, une pièce cultivée à l'ouest et du bois sur les flancs. Le changement d'orientation entre 1824 et ces vues rend probables des reconstructions importantes, sans qu'on puisse en donner le chantier, le maître d'ouvrage ou la date.Reconstructions probables, chantier inconnu IGN, ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965. La ferme et sa clairière ; date exacte du cliché inconnue, la couche regroupe quinze années. La BD TOPO porte pour son unique objet résidentiel une date d'apparition 1978, mais ce champ, issu de traitements de référentiel, n'est pas à lui seul un permis de construire ; le cadastre actuel compte deux emprises en dur, la BD TOPO n'en agrège qu'une.Donnée de référentiel, pas un acte de construction Aujourd'huiUn nom, pas un titre Un polygone de 55,8 hectares, une adresse associative disparue Le nom Cantegrel subsiste dans la cartographie IGN comme lieu-dit habité et dans le cadastre sous CANTEGREL. Le polygone cadastral (la surface qui porte ce nom) représente environ 55,82 hectares, comprenant 28 parcelles de section C — une aire portant un nom, pas la preuve d'une propriété unique ni de limites identiques à celles de la métairie ancienne. Le zonage du PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit environ 43,9 ha en zone naturelle (N) et 11,93 ha en zone agricole (A) sur ce polygone ; le registre agricole (RPG) de 2024 y relève 7,84 ha de cultures déclarées, dont 7,65 ha de sorgho.Données des référentiels du 23 septembre 2026 Une source secondaire récente signale que l'Association de documentation pour les ingénieurs de recherches et d'études (A.D.I.R.E.) avait Cantegrel comme adresse avant un transfert à Goudelin, déclaré le 10 janvier 2002. Cela établit une ancienne adresse déclarée, pas un laboratoire ni une occupation actuelle du lieu — et le fac-similé de l'annonce originale n'a pas pu être obtenu.Source secondaire, fac-similé non obtenu Trois homonymes à ne pas déplacer ici. Les fiches Géorisques des trois grottes de Cantegrel portent les mêmes coordonnées : ce ne sont pas trois points géolocalisés indépendamment. Le cluzeau de La Cabane, classé « ouvrage civil », tombe dans le polygone cadastral actuel CANTEGREL, à environ deux cents mètres du repère du hameau — mais son nom documentaire reste La Cabane, et un rattachement spatial moderne ne doit pas le rebaptiser. Enfin, le dolmen de Cantegrel cité dans plusieurs inventaires patrimoniaux appartient à Saint-Chamassy, non à Saint-Félix-de-Villadeix.Identifiants Géorisques Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Cinquante actes paroissiaux distincts et vingt-cinq actes d'état civil, ainsi que les dix recensements qui nomment Cantegrel, ont été lus sur les images. La chaîne des propriétaires, en revanche, n'a jamais été établie : aucune matrice cadastrale (registre des propriétaires), aucun terrier, aucune minute notariale des deux contrats de 1878 n'a encore été consultée. À consulter en salle 63 P 704 63 P 1716Matrice de 1826 et cadastre sans date : partir des parcelles C615 et C614 pour trouver propriétaires, contenances, folios et mutations. 63 P 2192 63 P 1547Matrices de 1882 et de 1914-1955 : suivre les mêmes folios et les augmentations ou diminutions du bâti jusqu'au XXe siècle. 3 E 21734 24 U 38Minutes de Me Pierre Jules Larobertie, notaire à Sainte-Alvère : les deux contrats du 21 octobre 1878, Anne Prévot-Jean Carbonnel et Jeanne Prévot-Antoine Loste, pour la dot, les apports et l'origine de propriété. AN, 109 APCollection et fonds de travail du vicomte de Gourgues : retrouver les actes portant « Cantagreilh 1660 » et « Chante-Grel 1730 ». J 702 2 E 703-24Titres concernant Gontier de Saint-Félix (1678-1699) : rechercher les familles Mouquet/Dagenier et Chort comme parties, témoins ou confronts. II C 1332-1370Bureau de Monclard, 1732-1791 : baux, inventaires après décès, ventes et partages des Couland, Delcros, Besse, Lambert, Peytrau, Lavergne, Chambon. 24 U 34 · 24 U 36Répertoires notariaux de Bézenac à Saint-Félix et Saint-Maurice : les ménages Lassère, Merigie, Longis, Ferrier et leurs bailleurs. 179 Q · 180 Q 183 QTables des acquéreurs et vendeurs et conservation des hypothèques de Bergerac/Lalinde : partir d'un propriétaire identifié par la matrice. Mairie du FleixMariage de Jean Monteil, Saint-Félix 27 septembre 1913 (date à vérifier), jugement transcrit au Fleix le 30 avril 1921 : préciser le nom réel de son épouse. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/castang/ — Castang en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Castang en Villadeix Neuf parcelles de prés au bord du ruisseau de Barbeyrol, au pied du Cirier — et un piège pour qui les confond avec le village voisin du même nom. Un « Castang » habité existe bien tout près, mais de l'autre côté de l'eau, en commune de Saint-Marcel-du-Périgord : quatorze mentions d'archives, de 1670 à 1843, s'y rapportent sans ambiguïté. Sur la rive de Saint-Félix, le nom n'apparaît que sur le cadastre actuel, jamais sur celui de 1824 : une bande de terres restée, aussi loin qu'on la suive, sans maison et sans histoire nominative propre. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,90949° N — 0,68045° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, parcelles 320-328, 5,35 ha Non bâti 1670-1674Castaingvillage « paroisse de St Marcel », 5 E 409/1 1695 · 1757-1770Castangmême village, 5 E 409/2-3 1744-1754Castan / Castantvariantes du même village v. 1770le CastangBelleyme, planche 22, rive sud du ruisseau 1797castan« commune de St Marcel », état civil 2016 →CASTANGcadastre actuel, parcelles D 320-328 de Saint-Félix En bref Le nom Castang désigne aujourd'hui neuf parcelles de prés au bord du ruisseau de Barbeyrol, sans aucune maison, sur la commune de Saint-Félix-de-Villadeix. Un village habité du même nom existe de l'autre côté du ruisseau, à Saint-Marcel-du-Périgord : c'est à lui que se rapportent les quatorze mentions d'archives de 1670 à 1843. Le plan cadastral de 1824 ne porte pas le nom sur la rive de Saint-Félix, et les photos aériennes n'y montrent aucun toit. Une mention de 1371 (« p. de Castaneto ») est celle d'un nom de personne, sans lien démontré avec ce lieu. Reste à savoir si ces terres portaient déjà ce nom avant 1824 : seuls des registres cadastraux non encore consultés pourraient le dire. Le siteDeux Castang, une rivière Un nom, une commune de plus Le lieu-dit cadastral « CASTANG » de Saint-Félix-de-Villadeix est une bande de terres allongée dans le fond de vallée, entre le ruisseau de Barbeyrol et le bas du versant du Cirier. Le cadastre actuel y compte neuf parcelles, D 320 à D 328, pour une surface recalculée de 5,3523 ha. Aucun bâtiment cadastral n'y figure dans les données consultées : ce sont des terres, pas un écart habité identifié par l'enquête. Cadastre Etalab, calcul personnel À environ 704 mètres au sud-sud-ouest, de l'autre côté du ruisseau, se trouve un second objet cadastral et IGN portant exactement le même nom : le village habité de Castang, classé par l'IGN « Lieu-dit habité », qui relève d'une commune distincte, Saint-Marcel-du-Périgord (24445). Les deux communes possèdent chacune leur propre polygone « CASTANG », confirmé par le cadastre comme par l'IGN. Saint-Marcel figure toujours comme commune à part entière au Code officiel géographique de l'INSEE en 2026 : rien ne permet de dire qu'elle aurait un jour cédé ce territoire à Saint-Félix. IGN BD TOPO, INSEE COG 2026 Deux localisations à distinguer. En rouge, les terres « CASTANG » de Saint-Félix ; au sud, le village habité de Castang, à Saint-Marcel-du-Périgord. Carte composée à partir des données IGN et du cadastre Etalab, nord en haut. C'est cette distinction qui organise toute la présente notice. Le partage d'un même nom de part et d'autre de la limite communale pourrait signaler une relation foncière ancienne — un seul domaine, coupé en deux par la rivière, ou des terres du village exploitées sur l'autre rive. Aucune pièce consultée ne l'établit : la communauté du nom n'est pas une preuve de communauté de propriété. Une quinzaine d'actes parfois rattachés à ce lieu-dit concernent en réalité, sans exception démontrable, le village de Saint-Marcel ; ils sont conservés ici comme tels, avec la mention ext:Saint-Marcel-du-Périgord, et non comme une histoire habitée des terres de Saint-Félix. Rapprochement géographique, propriété non démontrée Les neuf parcelles actuelles, D 320-328, environ 5,35 ha. Aucun bâtiment cadastral dans le lieu-dit. Ces numéros sont ceux du cadastre rénové, non ceux de 1824. Le nomChastaigneraie ou hasard Une orthographe sûre, une étymologie plausible, une date qui échappe Pour le territoire de Saint-Félix, la seule forme directement localisée avec certitude est « CASTANG », telle qu'elle figure dans le cadastre numérique actuel. Les champs de cet objet portent une création au 20 octobre 2016 : cela date l'objet informatique, pas la naissance du toponyme (nom de lieu). Le plan de 1824 ne nomme Castang nulle part dans le secteur reconnu — un silence qui ne prouve rien en soi, mais qui prive la notice de tout point d'ancrage antérieur au XXIe siècle pour ces terres précises. Cadastre actuel · plan de 1824 Les formes Castaing, Castan, Castant et Castang des XVIIe-XIXe siècles sont, elles, bien attestées — mais toutes dans des actes qui situent explicitement le village en paroisse (circonscription ancienne, devenue la commune) puis commune de Saint-Marcel. Le nom Grand-Castang, relevé par ailleurs, doit rester un avertissement d'homonymie parmi d'autres, non une variante normalisée de ce lieu-ci. Le rapprochement avec la famille occitane de mots issus du latin castanea, le châtaignier, est plausible : Robert Geuljans a étudié cette famille lexicale et ses emplois toponymiques. Mais il ne démontre l'origine d'aucun Castang en particulier. On ne peut donc affirmer ni qu'une châtaigneraie occupait ces prés, ni qu'un lien quelconque unit le nom à « p. de Castaneto », un débiteur de la paroisse de Saint-Félix mentionné en 1371 — une coïncidence de racine latine, pas une identification. Étymologie de la famille du mot, pas de ce lieu précis 1371Un nom d'homme, pas de lieu « p. de Castaneto », de la paroisse de Saint-Félix Le registre du notaire de Montclar, Arnaud Lacot, analysé au XIXe siècle par l'abbé Lespine, contient un acte du lundi après la Fête-Dieu 1371 : une obligation qui lie un certain « p. de Castaneto », de la paroisse de Saint-Félix, à Guillaume de Campnhaco, qualifié de damoiseau. Le texte ne contient ni « sieur de Castang », ni description d'un domaine, ni parcelle à localiser ; l'initiale « p. » ne doit pas être développée silencieusement en un prénom. BnF, collection Périgord 52, fol. 129v (Gallica btv1b10035023g, vue 133). « po de castaneto », le « ſ » est un s long, confirmé par comparaison avec d'autres occurrences du même folio. La qualification de « damoiseau » (l'abréviation « Deau », développée D[amois]eau) appartient au prêteur, Guillaume de Campnhaco — non au débiteur. Une troisième occurrence de la même abréviation, appliquée nommément au même homme sur le même folio (« Guillaume de Campnhaco, Deau de Montclar »), le confirme sans ambiguïté. La qualité noble n'est donc, en tout état de cause, pas celle de « p. de Castaneto ». L'identification de ce nom de personne avec les terres cadastrales actuelles reste une pure hypothèse, à deux niveaux : que le débiteur ait été appelé d'après un lieu nommé Castaneto/Castang, et que ce lieu soit celui de Saint-Félix plutôt que le village voisin. Aucun élément du texte ne permet de trancher. De même, l'entrée de 1203 imprimée par Gourgues — « Chastanh » — concerne explicitement, dans sa propre notice, les hameaux « Castang (Grand et Petit) » de la commune de Saint-Marcel, rattachés à des rentes dues au seigneur de Taillefer et à une dépendance du prieuré de Guillegorse : rien n'autorise à la reporter sur le lieu-dit de Saint-Félix. Deux hypothèses non tranchées Gourgues, 1873, p. 56. « CASTANG (GRAND et PETIT), h. cne de Saint-Marcel. — Chastanh, 1203 (rentes dues au seigneur de Taillefer). — Dép. du prieuré de Guillegorse. » L'acte médiéval cité n'a pas été retrouvé. 1668-1792Le village d'à côté Quatorze actes, un seul village — et ce n'est pas celui-ci Les registres paroissiaux de Saint-Félix, consultés pour les mentions de ce nom, livrent quatorze occurrences entre 1670 et 1770. Treize désignent explicitement, en toutes lettres, la « paroisse » puis la « commune de Saint-Marcel » ; la quatorzième, un acte du 26 avril 1752, ne laisse lire qu'un nom tronqué par la reliure, « cast[…] », sans la certitude qu'il faille le restituer en Castang. Le fait que ces personnes apparaissent comme parrains, marraines (ceux qui tiennent l'enfant au baptême), conjoints ou défunts dans les registres de Saint-Félix ne les domicilie pas dans cette paroisse : elles y viennent en visite, pour un mariage ou une sépulture, depuis le village voisin. Quatorze actes lus sur l'original La mention la plus ancienne assurée est un double mariage du 31 août 1670 : Marie Maignac de Castaing épouse Léonard Falgueyrou, du moulin Besse ; le même jour, son frère Pierre Maignac, de « Castaing paroisse de St Marcel », épouse Marie Falgueyrou, du même moulin. C'est un réseau familial entre le village de Saint-Marcel et le moulin Bessou de Saint-Félix — pas une succession de propriétaires sur la bande de terres appelée aujourd'hui Castang. AD Dordogne, 5 E 409/1, v131 G. « …Pierre Maignac, agé de 22 ans, laboureur, fils de […] Maignac, habitant du village de Castaing paroisse de St Marcel… » — l'un des deux mariages croisés du même jour. Un an plus tard, le 4 octobre 1671, Marie Lacoste, femme de Gaudy Fageton, travailleur à bras, est dite marraine, « habitants du village de Castaing paroisse de St Marcel ». D'autres occurrences suivent jusqu'en 1770 — Chusel-Lauat, Tamarelle, Rey, Moulinier, Fontagrive, Chadourne, Durestal — avec des liens vers Caveroque, le Pigat, Caveroussie, Pommegal, les Quatremailles et le Cirier, sans qu'une filiation continue entre ces porteurs de noms soit démontrée. AD Dordogne, 5 E 409/1, v188 G. « …marraine Marie Lacoste, femme de Gaudy Fageton, travailleur à bras, habitants du village de Castaing paroisse de St Marcel… » Au XVIIIe siècle, la carte de Belleyme représente des vignes sur le versant méridional du Cirier et place « le Castang » au sud du ruisseau — dans le village, donc, pas sur la rive nord de Saint-Félix. Une graphie qui, à basse résolution, peut se lire « le Callang » par confusion de ligature ; comparée à l'index toponymique de la planche et à la graphie identique de « Gros Castang » un peu plus au sud sur la même feuille, la lecture « le Castang » est confirmée. Lu sur la planche, formes comparées Belleyme, planche 22 (AD24, 1 Fi Dordogne 13/22), seconde moitié du XVIIIe siècle. « le Castang » dessiné au sud du ruisseau ; vignes sur le versant nord. Traits de repérage colorés ajoutés par nous. Révolution · XIXe s.Un cloutier, des migrants De Castang aux Granges : un déplacement, pas une installation Le 14 février 1797 (26 pluviôse an V), Antoinette Saugère, 25 ans, fille de Martin Saugère, cloutier, et de Marguerite Cluzel, épouse Pierre Couleau, du Sirié. Le domicile de la famille Saugère est « à castan commune de St Marcel ». Ce métier artisanal appartient à l'histoire du village voisin, non à celle des terres de Saint-Félix. AD Dordogne, 5 E 409/4, mariages an V-an VI, vue 6 G. « …fille légitime de Martin Saugère exerçant sa profession de cloutier et de Marguerite Cluzel conjoints demeurants à castan commune de St Marcel… » Le plan cadastral de 1824 confirme, du côté de Saint-Félix, un fond de vallée découpé en parcelles étroites au bord du ruisseau, sans aucun bâtiment dans le secteur reconnu — et sans que le nom Castang y soit inscrit nulle part. Les propriétaires, les natures de culture et la correspondance avec les numéros rénovés D 320-328 restent inconnus tant que l'état de sections et les matrices (registres cadastraux des propriétaires) n'auront pas été consultés en salle. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4624, section D du Cirier, deuxième division, 1824, levé par Lacoste. Secteur sud-ouest, à la limite de Saint-Marcel : aucun bâtiment, aucun nom Castang. Les mariages de Pierre Ferrié, en 1840 puis en 1843, montrent un déplacement depuis Castang de Saint-Marcel vers le village des Granges, à Saint-Félix — jamais l'inverse, et jamais une installation à Castang côté Saint-Félix. Les deux actes divergent sur le prénom du père du marié (Jean en 1840, Pierre en 1843) et sur la date de son décès (13 novembre 1839 contre 13 novembre 1832, même jour et mois). L'acte de 1843 précise que l'époux est veuf et cite l'acte de décès de sa première femme : un remariage du même homme, plausible, plutôt qu'un doublon de transcription — mais la filiation exacte reste à trancher sur les registres de Saint-Marcel, non par harmonisation des deux textes. Identité entre les deux actes : plausible, non prouvée AD Dordogne, 5 E 409/8, mariages 1840, vue 7, acte 5, 27 octobre 1840. « …Pierre Ferrié […] cultivateur, né au village de Castang commune de Saint-Marcel, domicilié au village des Granges commune de Saint-Félix… » ChronologieToutes les mentions relevées Du village voisin au lieu cadastral, forme par forme La colonne « portée » sépare systématiquement le village de Saint-Marcel des terres de Saint-Félix. Aucune ligne de ce tableau ne doit être lue comme une attestation du parcellaire actuel sans cette réserve. Date | Forme | Source | Portée | 1203 (rapporté 1873) | Chastanh | Gourgues, p. 56 | Hameaux de Saint-Marcel selon l'auteur ; acte non vu SEC | 1371 | p. de Castaneto | Lespine, fol. 129v | Nom de personne, paroisse de Saint-Félix ; lien avec le lieu non établi HYP | 13 avr. 1670 | Castaing | 5 E 409/1, v119 D / v121 G | Paroisse lue « St Maurice » [?] (lecture incertaine) ; rattachement suspendu | 31 août 1670 | Castaing | 5 E 409/1, v129 D / v131 G | Saint-Marcel ; double mariage Maignac LU | 1671-1674 | Castaing | 5 E 409/1, v188 G, v192 G, v278 D, v296 G | Domiciles à Saint-Marcel LU | 27 nov. 1695 | Castang | 5 E 409/2, v331 D | Saint-Marcel LU | 12 nov. 1738 | castang [?] | 5 E 409/2, v393 G | Défunte de Saint-Marcel, inhumée à Saint-Félix | 1744-1754 | Castan / Castant | 5 E 409/3, v22 G, v108 G-D, v138 G, v140 G | Village de Saint-Marcel LU | 1757-1770 | Castang | 5 E 409/3, v168 G, v260 G, v318 D | Saint-Marcel LU | XVIIIe s. | le Castang | Belleyme, planche 22 | Village au sud du ruisseau LU | 14 fév. 1797 | castan | 5 E 409/4, R4 v06 G | « commune de St Marcel », famille Saugère LU | 1824 | — absent — | 3 P 3 4624, section D2 | Aucun nom inscrit dans le secteur LU | XIXe s. | Castang | IGN, état-major | Maisons au sud, hors Saint-Félix LU | 1840 · 1843 | Castang | 5 E 409/8-9, actes 5 | Naissance de Pierre Ferrié, Saint-Marcel ; domicile aux Granges LU | 2016 → | CASTANG | Cadastre Etalab, 24405 | Attestation certaine sur les terres de Saint-Félix ; ancienneté réelle inconnue LU | D'autres mentions, repérées entre 1672 et 1878 dans des index, désignent toutes le même village de Saint-Marcel ; elles n'ont pas toutes été lues sur l'image du registre et ne sont donc pas retenues ici comme lues sur l'original. Le bâti1824 → 2026 Rien à bâtir, six documents qui le confirment Sur les trois orthophotographies (photos aériennes) disponibles — la couche aérienne IGN 1950-1965, 1965-1980 et l'orthophotographie actuelle — le fond de vallée nord se présente comme une bande ouverte, sans toit visible dans le contour cadastral reporté. La date exacte de chaque prise de vue n'est pas fournie par les seuls extraits consultés ; on ne les présente donc pas comme des clichés certains de 1950 ou de 1965. Le plan d'eau visible au sud du ruisseau, sur la vue actuelle, est extérieur au polygone de Saint-Félix. Trois millésimes comparés IGN, 1950-1965. Prairie ouverte ; aucun toit dans le contour reporté. IGN, 1965-1980. Même organisation ; versant partiellement embroussaillé. Carte d'état-major, IGN, XIXe siècle. Les maisons de Castang sont au sud du ruisseau ; le fond de vallée de Saint-Félix ne porte pas de maison. Date propre à la minute non déterminée. Orthophotographie actuelle et cadastre 2026. Prairies, bordures boisées ; aucun bâtiment cadastral à l'intérieur du contour. Le millésime exact du vol n'est pas établi. L'extrait LiDAR HD (relevé laser du relief) permet de lire le coteau et le fond de vallée sans qu'aucune structure archéologique ne s'y distingue avec certitude. Les feuilles de cadastre rénové de 1956 disponibles ne couvrent que les sections A et C ; elles ne documentent donc pas cette partie de la section D. Aucun vestige identifié, pas une preuve d'absence LiDAR HD, extrait local. Lecture du relief, sans attribution de vestige. HabitantsCe qu'on ne peut pas écrire Aucun ménage, aucun exploitant nommé pour ce terrain Aucun ménage n'est localisé avec certitude sur le terrain actuel avant 1824 ; « p. de Castaneto » ne constitue en rien une chaîne de propriétaires. De 1824 à 1913, les tables consultées n'identifient aucun ménage « Castang » de Saint-Félix — mais l'état de sections (63 P 1716) et la matrice (63 P 704), seules pièces capables de trancher, n'ont pas encore été consultées. De 1914 à 1955, les photographies disponibles restent compatibles avec des terres non habitées ; les matrices non bâties 63 P 1547/1-2 restent également à consulter. Aujourd'hui, aucun bâtiment ne figure dans le polygone cadastral, et le registre parcellaire graphique n'identifie ni exploitant ni propriétaire nommément. Les dix-sept fichiers annuels de recensement, de 1836 à 1946, ont été examinés : aucun ne rattache un ménage à castang. Ce n'est pas un effectif nul mesuré, seulement l'absence du lieu dans le relevé de recensement de chaque année ; en 1846, par exemple, « castang » figure explicitement parmi les lieux-dits, sans ménage rattaché. Dix-sept recensements sans mention Un domicile au Cirier ou à Castang de Saint-Marcel n'établit pas qui cultivait les neuf parcelles. Aucune répartition entre maîtres, métayers, colons ou domestiques n'est donc proposée pour ce lieu ; ce silence documentaire est le constat le plus honnête que permettent les sources réunies ici. Aujourd'huiPrairie et zonage 4,50 hectares de prairie, une zone agricole protégée Le Registre parcellaire graphique 2024 classe environ 4,50 ha du lieu-dit en prairie permanente, code PPH — 0,0193 ha et 4,4810 ha de deux objets distincts, recalculés en Lambert-93. Le plan local d'urbanisme intercommunal, document daté du 26 novembre 2024, place environ 5,095 ha en zone Atvb, agricole protégée, et 0,257 ha en zone N, naturelle et forestière ; une couche « zone humide » y intersecte environ 5,03 ha, avec des haies et ripisylves signalées à préserver. Données originales, calcul personnel RPG 2024 et PLUi 2024, carte de contrôle dérivée des données originales. Représentation calculée, pas un extrait signé du règlement. Le lieu intersecte enfin, sur environ 13 % de sa surface, la ZNIEFF de type I n° 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » — un calcul tiré du relevé environnemental, non refait ici. Aucun nom de propriétaire ou d'exploitant contemporain n'est publié ici, et aucune visite sur place n'a été effectuée. Et maintenantOù chercher Ce que seuls l'état de sections et la matrice peuvent trancher La voie la plus directe vers une première attestation du nom sur les terres de Saint-Félix passe par les deux pièces cadastrales du XIXe siècle qui n'ont pas encore été consultées en salle. Elles seules diraient si les anciennes parcelles du fond de vallée D2 portaient déjà, avant 1824, un nom apparenté à Castang. À consulter en salle AD24, 63 P 1716État de sections A à E, sans date : relever les noms de lieux, propriétaires, contenances et natures de culture des anciennes parcelles du fond de vallée D2. La pièce la plus susceptible de livrer une première attestation. AD24, 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes repérés dans l'état de sections, mutations, folios d'entrée et de sortie, propriétaires éventuellement domiciliés au village voisin. AD24, 63 P 1547/1-2Non-bâti, 1914-1955 : poursuivre la chaîne des propriétaires et vérifier d'éventuels regroupements ou divisions de parcelles. AD24, 63 P 2192 63 P 1547/3Propriétés bâties, 1882 et 1910-1955 : vérifier une éventuelle maison ou dépendance mentionnée par une mutation. Ces registres ne préjugent en rien d'un bâti à Castang. AD24, 3 P 3 4624 3 P 3 4623Plans de 1824, sections D2 et D1 (déjà numérisés) : raccorder les parcelles identifiées par les registres au plan ancien, une fois le tableau de correspondance retrouvé. 3 J 5Fonds cité par l'inventaire pour « Grand-Castang », avec d'autres communes : à vérifier, sans certitude qu'il concerne ce Castang-ci. AD24, Saint-MarcelNaissances de septembre 1822 et décès paternels de 1832 et 1839, pour trancher la filiation exacte de Pierre Ferrié entre les deux actes de 1840 et 1843. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/caveroque/ — Caveroque en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Caveroque en Villadeix Un mainement (domaine rural) accensé (concédé moyennant redevance) en 1370 par le seigneur de Montclar, puis un village de laboureurs (cultivateurs) et de tisserands où s'installe, dès la fin du XVIIe siècle, une famille de robe (gens de justice) — les Favareille, sieurs (notables) de Caveroque et de Rabard — jusqu'à leur « Maison Bourgeoise » de 1822. Trente-cinq habitants au pic de 1846, huit en 1946, dont un prisonnier de guerre allemand ; et une date de décès, août 1857, établie sur l'image même de l'acte. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,92343° N — 0,66503° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, lieu-dit CAVEROQUE, ≈ 46,1 ha, 134 parcelles Zone A du PLUi-H 2024 1370Cavorupe« mainement de Cavorupe », copie Lespine 1668-1670Caueroque, Cavarocque, Caverocquepremiers registres paroissiaux 1689-1749Caveroquetestament et registres, « sieur de Caveroque » 1752-1831Cavoroque, Cavaroquesignature ; décès Favareille 1822 · 1824Caverogueacte de décès ; cadastre 1861 →CaveroqueGourgues ; forme stabilisée jusqu'à aujourd'hui En bref La plus ancienne mention de Caveroque date de 1370 : le seigneur de Montclar concède à Gerald de la Palus le « mainement de Cavorupe ». Elle ne nous est connue que par une copie, et le lien avec le village de 1668 n'est pas démontré. Dès 1668, les registres paroissiaux décrivent un village de laboureurs et de tisserands. À partir de la fin du XVIIe siècle s'installe la famille Favareille, sieurs de Caveroque, dont la « Maison Bourgeoise » est citée en 1822. Le village compte 35 habitants en 1846, puis 8 en 1946. Reste à savoir, grâce aux registres cadastraux, quelle maison du plan de 1824 était cette maison bourgeoise. Le siteTrois objets à distinguer Un hameau, un domaine, un lieu-dit cadastral Caveroque est dans la partie occidentale de la commune, au point de référence 44,92343° N, 0,66503° E. Rabard est à l'est, La Palut vers l'ouest-sud-ouest ; La Valette et Leymarie appartiennent au même voisinage méridional. Les plans montrent un noyau de bâtiments groupés de part et d'autre d'une desserte qui se divise au nord, avec une dépression boisée et des prairies sur son côté occidental. Point de repère du lieu-dit ; plans IGN et cadastre Trois objets ne doivent pas être confondus. Le village habité, tel que le décrivent les actes : plusieurs maisons, plusieurs familles. Le domaine ou la métairie (ferme confiée à un exploitant) nommés par les actes notariés — la « métairie de Caveroque » du testament Favareille de 1689. Et le grand lieu-dit cadastral contemporain CAVEROQUE, qui couvre environ 46,10 hectares et déborde largement le noyau historique, jusqu'à englober dans les croisements automatiques des constructions proches de Rabard ou de La Sourde. Les statistiques modernes de bâtiments — 134 parcelles, 41 bâtiments selon la BD TOPO — ne peuvent donc pas être comparées directement aux maisons des recensements anciens. Croisement des polygones cadastraux et de la BD TOPO, septembre 2026 Dans les sources consultées, Caveroque est successivement un mainement dépendant du seigneur de Montclar, une métairie comprise dans un partage Favareille, un village de plusieurs familles, puis le siège d'une maison bourgeoise. Le titre de « sieur de Caveroque » est bien attesté ; aucun acte consulté ne qualifie cette demeure de château, de repaire noble ou de maison forte. Notabilité attestée, noblesse juridique non établie Le nomUne commune erronée chez Gourgues De « Cavo Rupe » à Caveroque — et une attribution à corriger Le mot latin donné par la source la plus ancienne est Cavorupe, littéralement « roche creuse ». Une comparaison avec les noms méridionaux Cavaroc/Cavarroc, qu'un généalogiste explique par un « roc creux », est envisageable ; elle reste une comparaison, pas une démonstration locale. On ne peut en déduire l'existence prouvée d'une grotte, d'un cluzeau ou d'un souterrain à Caveroque : aucune source propre au lieu ne l'atteste. Étymologie plausible, non démontrée localement Alexis de Gourgues publie la forme deux fois. En 1861 déjà, dans ses Noms anciens de lieux du département : « Maynamentum de Cavo rupe. — Caveroque. », sans commune ni date sur cette ligne. Gourgues, Noms anciens de lieux du département, 1861, p. 110. Gallica bpt6k1427059g, vue 122. Forme latine sans date propre. Ce que dit vraiment Gourgues En 1873, dans son Dictionnaire topographique de la Dordogne, Gourgues reprend la même forme latine mais situe l'entrée « Caveroque » à Liorac : « CAVEROQUE, h. cne de Liorac. — Maynam. de Cavo Rupe (Liv. Nof.). » Gourgues, 1873, p. 59 — Gallica bpt6k39292s, vue 152 Cette notice concerne très probablement notre lieu (même forme latine qu'en 1861, même renvoi au Livre nofragé), mais la commune « Liorac » est une erreur : aucune autre source, des registres paroissiaux au cadastre de 1824, ne place de Caveroque à Liorac. Cette erreur ne prouve ni changement de paroisse, ni date précise pour la forme Cavo Rupe ; le Livre nofragé (AD24, 2 E 626-1, microfilm IRHT MF 17078) reste à consulter pour retrouver la page et la date de l'acte. Gourgues, Dictionnaire topographique, 1873, p. 59. Gallica bpt6k39292s, vue 152. La commune « Liorac » n'est confirmée par aucune autre source. Les graphies (formes écrites) elles-mêmes ne varient guère : les registres du XVIIe siècle oscillent entre Caueroque, Cavarocque, Caverocque et Cauroque ; ceux du XVIIIe stabilisent surtout Caveroque et Cavaroque, avec la variante signée Cavoroque en 1752 et l'orthographe Caverogue à l'acte de 1822. Il ne faut pas traiter chaque graphie comme un changement officiel du nom. Lu sur les originaux, 5 E 409/1 à /12 1370Sous Montclar Un mainement accensé à Gerald de la Palus Au folio 128v du volume Périgord 52, l'abbé Lespine a noté un acte passé en 1370, le lundi après la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul — le 1er juillet 1370 en calendrier julien, une conversion moderne à distinguer de la formule liturgique écrite dans la copie. Il y analyse une « assence » faite par Berard de Monteleyderio, seigneur de Monclar, à Gerald de la Palus, de la paroisse (circonscription ancienne, devenue la commune) de Saint-Félix, du « mainement de Cavorupe ». Le rapprochement du nom, de la paroisse et de la seigneurie rend l'identification avec Caveroque très probable. BnF, Périgord 52, f. 128v (Gallica btv1b10035023g, vue 133). « 1370. Lundi après la fête des apôtres St Pierre et St Paul, assence faite par Berard de Monteleyderio, sgr de Monclar, à Gerald de la palus, de la psse de St Felix, du mainement de Cavorupe. » Lu sur la copie L'accensement indique une concession tenue sous redevance du seigneur de Montclar. Il établit l'existence du bien nommé ; il ne décrit ni un château, ni le nombre de maisons, ni les limites d'un village. Lespine travaillait d'après un registre d'Arnaud Lacot, notaire de Montclar, couvrant 1369-1375, alors conservé dans les papiers de Turenne à l'hôtel de Soubise ; l'original n'a pas été retrouvé depuis. La plus ancienne mention est donc une attestation médiévale transmise par une copie érudite, non une charte directement examinée. Il reste ensuite près de trois siècles sans continuité nominative établie entre Gerald de la Palus et les habitants des registres de 1668. Continuité entre le mainement de 1370 et le village de 1668 : non démontrée 1668–1689Le village de travail Laboureurs et tisserands, avant l'arrivée des Favareille Les registres paroissiaux de Saint-Félix commencent en 1668, et dès le 2 septembre 1668 un laboureur domicilié à Caveroque est parrain (celui qui tient l'enfant au baptême) d'un enfant du bourg. En 1669, les Lambert, Roussel et Blanchie apparaissent dans les parrainages et les convois funèbres. Marguerite Malmontaigne, environ quarante-huit ans, meurt « dans sa maison » à Caverocque à la fin de 1669. Ces actes présentent déjà plusieurs maisons et plusieurs parentèles ; ils ne décrivent pas une ferme unique peuplée d'une seule famille. Lu sur l'original, 5 E 409/1 Le textile revient souvent : les Delros, les Chort et des Blancher sont tisserands, d'autres Chort tailleurs, Élie Chadourne cordonnier en 1683. Deux sépultures donnent une profondeur générationnelle rare : le 12 novembre 1692, Pierre Blancher est enterré, âgé d'environ quatre-vingt-quinze ans — un âge déclaré, non une naissance démontrée vers 1597 —, ses fils Jean, laboureur, et Pierre, tisserand, habitant Caveroque ; le 27 mai 1693, Mondou Chort, soixante-sept ans, est enterré, ses fils Pierre, tisserand, et Raymond, tailleur, étant présents. Les alliances et les témoins relient déjà Caveroque à La Valette, Lapouleilhe, Langlade et Leymarie. Lu sur les originaux, 5 E 409/2 1689–1792Les Favareille « La métairie de Caveroque, et celle de Ravard » : le partage de 1689 L'érudit E. Roux rapporte, en 1911, le testament mutuel de Pierre Favareille, sieur de La Coustète, et d'Anne de Rouchon, passé le 26 juin 1689. Hélie y est institué héritier universel ; Jean reçoit la métairie de Caveroque, celle de Ravard et le fief de Lamothe-Ferrière, tous trois situés dans la paroisse de Saint-Félix-de-Villadeix. Guillaume reçoit d'autres biens, dont Cantelauve et le Moulin-Neuf ; Marc-Antoine, des dispositions financières. E. Roux, BSHAP XXXVIII, 1911, p. 352, note 1 (Gallica bpt6k34246d, vue 362). Testament analysé ; l'original n'a pas été retrouvé. Fac-similé imprimé Cette analyse explique pourquoi Caveroque et Rabard se retrouvent dans la même famille : elle ne signifie pas que tout le village lui appartient. Une autre note de Roux cite Jean Favareille, sieur de Caveroque, dans des quittances des Ursulines de Périgueux datées de 1705 à 1709. Roux, dans son étude de 1913, rattache ce Jean et son épouse Françoise Dubail à trois enfants : Marie, religieuse ursuline dite de Saint-Florent ; Élie, sieur de La Coustète ; et Barthélémy, sieur de Rabard, habitant Caveroque. La jonction entre le Jean légataire de 1689 et le Jean époux de Françoise Dubail est cohérente avec le titre et les biens, sans être établie par un acte notarié retrouvé. Rapprochement très probable, non prouvé par contrat Barthélémy Favareille, sieur de Rabard, et Henriette Chevalier Les registres paroissiaux permettent de quitter le seul récit érudit. Dès le 3 février 1744, Barthélémy Favareille, habitant Caveroque, porte les titres de sieur de Rabard et d'avocat en cour, puis d'avocat en parlement ; son épouse est Henriette Chevalier. AD24, 5 E 409/3, vue 16. Baptême d'Anne Favareille, le père « sieur de Rabard », habitant Caveroque. Lu sur l'original Le couple a au moins treize enfants baptisés entre 1744 et 1757, avec des parrains choisis dans la petite noblesse de robe voisine — Henry Valeton sieur de la Tissanderie, Jean Gontier avocat et juge de Clérans. Le 12 mai 1749, la petite Marie a pour parrain « Louis Favareille sieur de Caveroque » : sur l'acte, un prénom antérieur — Élie — est biffé avant « Louis ». 5 E 409/3, vue 63. « Élie » biffé, remplacé par « Louis Favareille sieur de Caveroque », parrain. Lu sur l'original Trois ans plus tard, le 4 novembre 1752, c'est Hélies Louys Favareille, frère de l'enfant baptisée, qui signe l'acte du nom du domaine : 5 E 409/3, vue 110. Signature « Hélies Favareille de Cavoroque ». Le Louis de 1749 n'est pas identifié d'office à cet Hélies Louys de 1752 : le nom du domaine sert de signature à plusieurs occasions, sans désigner nécessairement toujours le même homme. Identité personnelle non tranchée Le 2 février 1773, une Marie Favareille d'environ quarante ans, morte à Cavaroque, est inhumée « dans l'église, aux tombeaux de ses ancêtres » — un usage funéraire familial qui ne situe pas pour autant une chapelle privée à Caveroque. 5 E 409/3, vue 346D. « …a été enterrée dans l'église, aux tombeaux de ses ancêtres, demoiselle Marie Favareille… décédée au village de Cavaroque… » Lu sur l'original Barthélémy meurt à Cavaroque le 21 novembre 1781, âgé d'environ soixante-dix ans ; Henriette Chevalier meurt au même lieu le 1er novembre 1792 — et non à « Caveroussie » : le registre porte bien Cavaroque. Lu sur l'original À côté de cette maison notable, les Blancher et les Longis continuent d'habiter le village : Jean Blancher et Anne Pech ont au moins sept naissances relevées entre 1759 et 1777. 1789–1831Révolution et déclin Favareille Bernard Favareille de Caveroque, la Maison Bourgeoise, puis le silence Le procès-verbal de l'assemblée paroissiale du 8 mars 1789 nomme Bernard Favareille de Caveroque parmi les bourgeois et principaux habitants — un prénom qui ne doit pas être absorbé dans celui d'Élie Louis : l'identité entre les deux hommes n'est pas démontrée. AD24, 6 C 12, procès-verbal, vue 3. « …André André Lassaigne, Jean Amet de Bon fils, Léonard Gontier, Bernard Favareille de Caveroque, François Lambert… » Lu sur l'original Les actes de l'an II donnent ensuite un épisode familial particulièrement lourd chez les Blancher : Jeanne Telliet, propriétaire, meurt le 21 juin 1794 ; son mari Jean Blancher, trente-cinq ans, le 27 juin ; leur fille Antoinette, sept ans, le 6 juillet. Les deux actes de juin-juillet ne donnent aucune cause de décès — une simple formule notariale. AD24, 5 E 409/4, décès an II, v46-48. Jean Blancher, 35 ans, mort le 27 juin ; Antoinette Blancher, 7 ans, morte le 6 juillet — filiation Jean Blancher × Anne Pecht. Lu sur l'original Le fils survivant de ce couple, né en 1784, meurt à son tour à Caveroque en 1857 (voir plus bas). Chez les Favareille, Élie Louis, soixante-sept ans, fils de Barthélémy et d'Henriette Chevalier, meurt le 26 février 1807 « dans sa maison de Caveroque » ; Jean Blancher, propriétaire cultivateur, et un métayer interviennent comme voisins. 5 E 409/5, NMD1807, v02D-03G. « …mort dans sa maison de Caveroque… » Acte dressé le 27 février. Lu sur l'original Le 23 mai 1822, Pierre Favareille, propriétaire de quatre-vingts ans — sa filiation précise n'est pas donnée par l'acte, et il serait abusif de le présenter d'office comme l'un des fils baptisés en 1746 ou 1750 — meurt dans la « Maison Bourgeoise au lieu de Caverogue », l'acte étant dressé le lendemain. C'est le meilleur témoignage sur le statut résidentiel du bâtiment ; il ne fournit ni plan ni date de construction. 5 E 409/6, NMD1822, v16G-D, n° 23. « …demeurant dans la Maison Bourgeoise au lieu de Caverogue… décédé le vingt-trois du courant… » Lu sur l'original Enfin, le 14 novembre 1831, Marie Favareille, propriétaire célibataire de soixante-quatorze ans, fille de « Barthélemy Jean Favareille, avocat » et de « Marie Chevalier », meurt à Cavaroque. C'est la dernière résidence Favareille actuellement repérée au lieu dans les documents consultés — non la preuve d'une vente ou d'une extinction générale de la famille : aucun acte de mutation n'a été retrouvé. Dernière trace, sans preuve de vente 1824Le plan et le village Une grande cour, plusieurs groupes bâtis La feuille cadastrale E1 (cote 3 P 3 4625) représente un noyau assez serré, de part et d'autre d'une desserte approximativement nord-sud, avec plusieurs ensembles bâtis distincts : de petits groupes vers l'ouest (nos 314, 317, 318), un long corps rectangulaire au nord-est (327), et surtout, au sud-est, un ensemble à cour comptant plusieurs ailes, près du n° 321. AD24, 3 P 3 4625, section E1. Le nom « Caveroque » est porté sur ce noyau. Le numéro 321 (l'ensemble à cour, sud-est) est bien « 321 » et non « 324 ». Lu sur le plan La correspondance entre cette cour et la « maison bourgeoise » Favareille de 1822 est tentante par l'importance du groupe ; elle n'est pas démontrée. Il faudrait lire l'état de sections (AD24, 63 P 1716) et la matrice (registre des propriétaires) de 1826 (63 P 704), puis suivre les mutations. Le plan seul ne donne ni propriétaires, ni matériau des murs, ni datation de construction. Identification de la cour 321 avec la maison bourgeoise : hypothèse 1841–1857Neuf ménages, un village d'artisans Trente-cinq habitants en 1846 Le maximum de la série disponible est atteint en 1846 : 7 maisons, 7 ménages, 35 habitants. Le dénombrement a été fait ménage par ménage sur l'image : Blancher, Clavaille, Dreuil, Boussenot, Babier, Brivat, Bothe — sept foyers de laboureurs, journaliers (ouvriers payés à la journée) et propriétaires. AD24, 6 MI 34, p. 4D-5G. Sept ménages, sept maisons, trente-cinq personnes — dénombrement nominatif intégral. Lu et compté personne par personne Le village décroît ensuite presque sans interruption : 33 habitants en 1851 et 1856, 25 en 1872, 17 en 1891. Une continuité résidentielle se lit chez les Claveille : en 1841, Jean Clavaille est gendre d'Étienne Molière ; en 1872, un autre Jean Claveille est neveu de Jean Lintignac et vit dans son ménage ; après la mort de Lintignac en 1878, il en devient le chef. Ce faisceau suggère une transmission au sein de la parenté, sans dire si elle s'est faite par vente, donation ou héritage. Une date corrigée : août 1857 Jean Blancher, descendant du couple décimé en 1794, est mort en août 1857 et non le 4 mars 1857 : l'image de l'acte, agrandie sur le mot du mois, ne laisse aucune ambiguïté. « L'an mil huit cent cinquante-sept et le cinq du mois d'Août… Acte de décès de Jean Blancher, âgé de soixante-treize ans… domicilié au village de Caveroque… époux de Suzanne Lintignac, fils de feu Jean Blancher et Jeanne Teillet… décédé hier au dit village… » AD24, 5 E 409/10, D1857, v02G, acte n° 3 Jean Blancher est donc mort le 4 août 1857, acte dressé le 5 août ; son épouse est nommée Suzanne dans l'acte, Anne dans le recensement — une divergence conservée, non résolue. 5 E 409/10, D1857, v02G, n° 3. Le mot « Août » agrandi ne laisse place à aucune confusion avec « mars ». Lu sur l'original 1878–1884Deux mariages, un chemin Portes ouvertes chez les Malartigue, un chemin de cinq mètres Deux mariages sont célébrés au domicile des Malartigue, à Caveroque, en raison de la cécité du père de famille : Jeanne Malartigue épouse Baptiste Jean Mallet le 28 septembre 1878, puis sa sœur Marguerite épouse Jean Mallet le 1er septembre 1881. 5 E 409/12, M1881, n° 4. « …en la demeure des auteurs de l'épouse… toutes les portes de l'habitation étant ouvertes pour assurer la publicité du mariage… » Lu sur l'original La même décennie, un rapport du Conseil général de la Dordogne approuve, en 1884, le classement du chemin vicinal n° 12 et l'élargissement du vicinal n° 8 entre les villages de Rabard et de Cavaroque, sur une largeur de cinq mètres — une approbation de tracés, non un procès-verbal de réception des travaux. Conseil général de la Dordogne, Rapports et délibérations, 1884, p. 47 (Gallica bpt6k61254532, vue 421). Imprimé administratif, lu 1901–1946Contraction démographique De vingt-deux à huit habitants En 1901, cinq ménages réunissent encore vingt-deux personnes — Mallet, Claveille, Faure et Rebeyrotte prolongent les histoires du siècle précédent. Raymond Faure, né à La Blénie le 25 juin 1843, d'abord maçon puis facteur rural, meurt à Caveroque le 27 août 1915. Jean Claveille meurt le 18 avril 1916, né au même village le 29 mars 1839 ; Jean Rebeyrotte, propriétaire cultivateur, meurt le 4 février 1921 à soixante-huit ans. Le recensement de 1921 ne compte plus que treize habitants en trois ménages ; en 1926, deux ménages seulement — Rebeyrotte et Dominique. La liste nominative de 1946 porte huit personnes : quatre dans le ménage Dominique-Méridieu, trois Rébeyrotte, et un prisonnier de guerre allemand, né en 1925, qualifié de cultivateur et signalé « PG de l'Axe ». AD24, 106 W 71, p. 7. Récapitulatif par hameau : 3 maisons, 2 ménages, 8 individus, 7 Français, 1 étranger — recoupé avec la liste nominative (p. 3G). Le récapitulatif compte trois maisons quand la liste nominative n'en numérote que deux ; les huit personnes sont confirmées des deux côtés. Confirmé par recoupement Le hameau perd ainsi vingt-sept habitants entre 1846 et 1946, soit environ 77 % de son effectif de 1846 — une baisse non continue, avec des remontées en 1876 et 1901. La notice du chanoine Brugière, vers 1884, donne sept maisons à « Caverogue », à deux kilomètres à l'ouest du bourg — la distance, non le nombre de maisons, portant le chiffre « 2 » qu'une lecture rapide pourrait confondre avec l'effectif bâti. Sept maisons Brugière : proche mais non identique aux six de 1881 Le paysageCartes et vues aériennes Une implantation durable, un vallon boisé à l'ouest Belleyme, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, distingue clairement Cavaroque, Rabard et le Pigat par des signes de hameau — sans dénombrement réaliste des maisons. Carte de Belleyme, feuille 22, exemplaire UBM numérisé. Cavaroque, Rabard et Pigat, hameaux distincts. Carte ancienne Cassini, un peu plus tôt, place le même hameau avec ses propres conventions pour figurer un hameau — le décalage par rapport aux coordonnées modernes relève de sa précision cartographique, et ne démontre pas un déplacement du village. Carte de Cassini, feuille 71. Caveroque et Rabard, levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Carte ancienne Sur la couche aérienne IGN 1950-1965, le noyau ancien apparaît encore groupé, avec la grande cour au sud-est et des bâtiments allongés plus au nord ; le fichier ne donne pas la date exacte du vol. L'organisation autour de la cour se maintient jusqu'aux vues contemporaines, avec des constructions et surfaces aménagées supplémentaires au sud et au sud-ouest. IGN, orthophotographie historique (photo aérienne), couche 1950-1965. Millésime local du vol non établi. Datation de la couche large, pas du cliché précis Aujourd'huiPLUi-H 2024 Une grange repérée pour changement de destination Caveroque demeure un lieu habité, nommé dans la BD TOPO et la Base Adresse Nationale. Le polygone cadastral, de 46,10 hectares, comprend 134 parcelles de section E ; le RPG 2024 y identifie 15,69 hectares de prairie permanente, et le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 classe le cœur du hameau en zone A, agricole. Une grange de la parcelle E0191 fait l'objet d'une fiche de changement de destination, datée du 6 novembre 2024 — un repérage réglementaire, sans preuve que des travaux aient été réalisés. PLUi-H des Bastides Dordogne-Périgord, fiche CDSFV24, 6 novembre 2024. Grange de pierre, parcelle E0191, destination « Autre » dans le dossier de changement de destination. Fiche consultée PopulationDix-sept recensements De 15 à 35, puis de 35 à 8 habitants Les effectifs ci-dessous sont ceux des personnes rattachées à Caveroque dans les recensements, sans inclure automatiquement Rabard ou La Sourde. Une maison, un ménage et un logement fiscal restent des unités distinctes. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Cote et observation | 1836 | non établi | 5 | 15 ? | 6 MI 12, p10D — attribution hypothétique | 1841 | non établi | 6 | 31 | 6 MI 22, p13G-D | 1846 | 7 | 7 | 35 | 6 MI 34, p04D-05G — maximum de la série | 1851 | 8 | 8 | 33 | 6 MI 56, p06-07 | 1856 | 9 | 9 | 33 | 6 MI 72, p06G-D | 1861 | 9 | 9 | 32 | 6 MI 85, p04D-05G | 1866 | 8 | 9 | 27 | 6 MI 96, p03D-04G | 1872 | 7 | 7 | 25 | 6 MI 106, p04G-D | 1876 | 7 | 7 | 27 | 6 MI 118, p04D | 1881 | 6 | 6 | 23 | 6 MI 131, p04D-05G | 1891 | 5 | 5 | 17 | 6 MI 150, p05 | 1901 | 5 | 5 | 22 | 6 MI 161, p04-05 — reprise temporaire | 1921 | 3 | 3 | 13 | 6 M 358, p02D | 1926 | 2 | 2 | 12 | 6 M 378, p04G | 1931 | 2 | 2 | 9 | 6 M 402, p05G | 1936 | 3 | 3 | 9 | 6 M 422, p06G | 1946 | 2 / 3 | 2 | 8 | 106 W 71, p03G et p07 — divergence maisons | Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été lus pour les familles et les années citées ; ce qui manque tient surtout aux matrices cadastrales et aux minutes notariales, qui seules relieraient les numéros du plan de 1824 à des propriétaires nommés et dateraient la transmission du domaine Favareille. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : associer chaque numéro du plan E1 (314, 317, 318, 320-321, 324, 327) à un propriétaire ; déterminer quelle maison est la « Maison Bourgeoise » de 1822. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices bâties et non bâties, 1882 à 1955 : suivre les Malartigue, Mallet, Claveille et Rebeyrotte, et la divergence de deux ou trois maisons en 1946. 2 E 703 (Favareille de La Coussetête)Quarante-six articles, 1583-1732 : achats et échanges (703-1), baux (703-2), partages (703-5, testament de 1689), quittances (703-7). 2 E 626-1 MF 17078Le Livre nofragé : chercher la page « Cavo Rupe » citée par Gourgues, et sa date propre, restée introuvable dans l'inventaire. 3 E 21780 3 E 10062 · 10063Contrat de mariage Claveille-Caminade (1869) et des deux mariages Mallet-Malartigue (1878, 1881) : apports, biens, logement des parents. 179 Q · 180 Q 183 Q · 178 QTables des acquéreurs-vendeurs et de successions du bureau de Lalinde, à partir de 1808 : décès Favareille de 1822 et 1831, succession Lintignac en 1878, Malartigue en 1881. BnF, Périgord 52Retrouver la cote actuelle du registre médiéval original d'Arnaud Lacot (1369-1375), dont Lespine n'a laissé qu'une copie. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/caveroussie/ — Caveroussie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Caveroussie en Villadeix Un village de laboureurs (cultivateurs) déjà nommé « Caqueroussy » en 1668, resté deux ou trois ménages pendant deux siècles et demi, sous une cour du cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) à laquelle s'accolent aujourd'hui trois granges repérées pour devenir des logements. On y suit sur trois cents ans les mêmes quelques familles — Lavignie, Bouyna, Tauva, Carbonnel, Chort, Lacombe — sans jamais y trouver de seigneur ni de maison noble : seulement des laboureurs, des métayers (exploitants qui partagent la récolte avec le propriétaire), un maçon et une couturière, dont le nom du lieu hésite sans fin entre « Caque- » et « Cave- ». Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44°55′8″ N — 0°41′16″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, ≈ 60 parcelles, 33,07 ha 1668Caqueroussy« village de Caqueroussy », baptême 1676Caqu[e]rousse [?]nom de lieu en partie sous un timbre postal 1758Caguerouſſi« s longs » de l'original ; la transcription lisait « Caguerouffi » 1768 · 1774Caveroussi · Cauarousieregistre paroissial 1824Caveroussiecadastre napoléonien, section D2 1873Caquerouci / CaveroussyGourgues, deux notices — deux communes 2026Caveroussiecadastre, IGN, PLUi-H En bref Caveroussie apparaît pour la première fois en 1668, sous la forme « village de Caqueroussy », dans un acte de baptême : c'est la plus ancienne mention datée que nous ayons lue sur l'original. Un inventaire d'archives signale une rubrique « Rabard et Caqueroussie » pour 1630-1669, mais les originaux n'ont pas été lus. Pendant trois siècles, les mêmes quelques familles — laboureurs, métayers, un maçon, une couturière — y vivent à deux, trois ou quatre ménages, de 9 à 16 habitants entre 1841 et 1946, sans seigneur ni maison noble. Le nom hésite sans cesse entre « Caque- » et « Cave- », et son origine n'est pas établie. Aujourd'hui encore habité, le lieu compte trois dépendances (deux granges et un hangar) repérées en 2024 pour devenir des logements. Le siteEntre Louyre et Ruffie Un noyau serré au-dessus de la vallée de la Louyre Caveroussie se trouve au sud de la vallée de la Louyre et du Moulin Bessou, au nord-est de La Ruffie. Le chemin de Caveroussie dessert un groupe compact de maisons et de dépendances ; les photographies aériennes y montrent des pièces agricoles ouvertes, bordées de bois et de haies. Le Moulin Bessou est un lieu distinct : les actes montrent des liens de voisinage et de parrainage (être parrain ou marraine au baptême) avec ses habitants, mais ne font pas de Caveroussie un moulin. Plan IGN, photos aériennes Le lieu habité et le lieu-dit cadastral ne se confondent pas. Le relevé cadastral contemporain attribue au nom CAVEROUSSIE environ 33,07 hectares, en section D, répartis sur 60 parcelles : un périmètre qui inclut des terres et des bois loin des habitations, à ne confondre ni avec une propriété unique, ni avec les limites d'une exploitation ancienne. Les qualifications attestées varient selon le document : village en 1668, métérie en 1791, maison isolée dans la rubrique du recensement de 1841, écart puis hameau chez Gourgues en 1873 — qui range pourtant sous cette dernière étiquette deux ménages, en 1841, sous « maison isolée ». Ce sont des usages de rédacteurs, pas un statut juridique uniforme.Vocabulaire des sources, non un rang Le nomDeux séries, une énigme Caque- et Cave- : deux orthographes qui coexistent trois siècles Deux séries se disputent le nom : Caque-/Cague-/Quaque-, qui domine longtemps dans les actes, et Cave-/Cava-, visible dès le XVIIIe siècle, sur les cartes et sur le cadastre de 1824. Ce n'est donc pas un changement administratif survenu d'un coup au XIXe siècle : le registre donne Caveroussi dès le 9 août 1768, tandis que Caqueroussie se rencontre encore au début du XXe siècle. La finale varie tout autant : -oussi, -oussy, -oussie, -ouci, -ouzi [?], avec parfois un t, un f apparent, ou une suite de lettres douteuse dans la cursive. En 1758, l'original montre des s longs — Caguerouſſi — que la transcription avait lus « Caguerouffi » : une habitude d'écriture, pas une prononciation avec f. Lu sur l'original, s longs identifiés AD24, 5 E 409/1, v030 G, 29 juillet 1668. « …habitant en village de Caqueroussy présente paroisse… » — la plus ancienne mention précisément datée dans cette enquête. Gourgues a dédoublé le lieu Le Dictionnaire topographique de Gourgues (1873) porte deux entrées : « Caquerouci », écart de Saint-Félix-de-Villadeix, page 54 ; « Caveroussy », hameau de Saint-Félix-la-Linde — une autre commune —, page 59. La seconde notice renvoie à A. Jud., les annonces judiciaires, sans date ni référence exploitable : une piste de vente judiciaire antérieure à 1873, encore sans vendeur ni acquéreur ni prix. Gourgues, 1873, p. 54. « Caquerouci, éc[art] cne de Saint-Félix-de-Villadeix. » Gourgues, 1873, p. 59. « Caveroussy, h[ameau] cne de Saint-Félix-la-Linde (A. Jud.). » — un homonyme, une autre commune, à ne pas mêler à Caveroussie de Saint-Félix-de-Villadeix. Étymologie : non établie. Aucune explication propre à ce nom n'a été retrouvée dans les sources consultées. Les graphies tardives ne suffisent pas à choisir entre un nom de personne, une formation occitane ou une désignation du terrain ; aucun développement sur une « cave », une « roche » ou une couleur ne peut être donné comme acquis.Recherche à poursuivre en 48 J 63 Avant 1668Une piste, pas une preuve 1630 : une rubrique commune à deux métairies, pas une date pour Caveroussie La pièce la plus prometteuse est 48 J 63, dans le fonds du château de la Gaubertie. L'inventaire place sous « Métairies (d'Antonne à Saint-Front-d'Alemps) », article globalement daté 1630-1880, la rubrique « Saint-Félix-de-Villadeix. Rabard et Caqueroussie (1630-1669). » Cette analyse figure dans l'inventaire en ligne des AD24 ; les originaux ne sont pas numérisés dans le dossier disponible.Inventaire lu, originaux non lus La distinction est décisive : 1630 est la borne de la rubrique commune aux deux métairies, Rabard et Caqueroussie, pas encore la date d'un acte de Caveroussie identifié. Le classement sous une seule cote ne démontre pas davantage que les deux biens avaient alors le même propriétaire. L'alliance de Jeanne de la Gaubertie avec Guillaume de Rochon, sieur (titre porté par un notable) de Saint-Félix, et une institution d'héritier en 1675 sont signalées dans le même fonds (48 J 2, 13, 26) : elles peuvent expliquer l'entrée de papiers de Saint-Félix dans ce chartrier, mais leur rapport exact avec Caveroussie reste à établir — Guillaume de Rochon ne peut pas être inscrit comme propriétaire de cette métairie sur ce seul rapprochement. Aucune charte médiévale nommant sûrement ce lieu n'a été trouvée dans les matériaux consultés. Le cadre est celui de la châtellenie puis baronnie de Montclar, dont relève toute la paroisse (circonscription ancienne, devenue la commune) de Saint-Félix ; aucun terrier ni hommage propre à Caveroussie n'a ici été lu, et rien n'indique un repaire noble, une chapelle, un château ou un souterrain à cet emplacement. L'absence de document identifié dans cette enquête n'est pas une preuve d'absence ancienne. 1668–1707Lavignie, Lambert, Larrenie Un village de laboureurs, sans seigneur ni domaine Le 29 juillet 1668, Jeanne Lareynie [?] (lecture incertaine), âgée de quinze jours, est baptisée. Son père, laboureur — le prénom se lit Symon [?] —, et sa mère Jeanne Petit habitent le « village de Caqueroussy » dans la présente paroisse. Le nom du lieu est plus sûr que plusieurs identités, très pâles sur l'original ; c'est la plus ancienne mention précisément datée et lue directement sur l'original, qui prouve un village habité et une famille de laboureur — sans révéler le propriétaire de la terre. L'acte se lit plutôt « Lareynie » (lecture encore incertaine) ; ce serait alors le nom de la famille Lareynie attestée à Caqueroussy en 1693. À partir de 1671, Antoine/Toni Lavinie, laboureur, et Jeanne Marcie/Mercié/Mercier forment le ménage le mieux suivi : huit enfants leur sont attribués entre 1671 et 1689, sous les graphies Lavinie, Laveynie, Lavgnie, Larvenie, Larrenie. Ces laboureurs sont reliés à des familles de Lalande, Berthier, La Pouleille et Lapeyrouse. Le mariage de Jean Lavinie de Bertie avec Jeanne de Leros de Langlade, le 11 février 1676, donne un lien plus fort : Toni Lavinie de Caveroussie y est expressément nommé son frère. L'acte est bien du 11 février : le mot se lit « fevrier », nettement distinct du « Janvier » des actes du haut de la page ; l'acte se place d'ailleurs entre des actes du 16 janvier et du 16 février 1676. Sa suite se trouve deux vues plus loin (le registre comporte une vue en double prise). Lu sur l'original 5 E 409/1, v361 D, 11 février 1676. Le mot de tête de ligne se lit « onziesme » : la date du mariage de Jean Lavinie, de Bertie, avec Jeanne de Leros. 5 E 409/1, v363 G. « …Toni Lavinie laboureur son frère… habitant d[u] Caqu[…] » : le nom du village est en partie recouvert par le timbre de la Généralité de Bordeaux ; les lettres « Caqu- » restent visibles. Le 1er décembre 1693, la sépulture de Jeanne Mercieu [?], 55 ans, nomme Thony Lareynie son mari et Guinot Lareynie son fils, tous deux laboureurs à Caqueroussy — une parenté explicite sur deux générations. À côté, les Lambert forment un autre réseau : Pierre Lambert, dit Lantijou [?], charpentier puis laboureur, Gilles Lambert et Marie Lafaye, dont le fils est baptisé en 1673. La sépulture de Marguerite Vosset/Rousset [?], en 1674, lui donne environ quatre-vingt-dix ans — l'original portant « huictante dix », et non quatre-vingts. La présence agricole n'exclut pas l'artisanat : Claude Perrot, laboureur, est dit « tonnier » en 1685 ; en 1688, une veuve du lieu épouse le meunier Jean Chadourne, dont le moulin n'est pas nommé — ce mariage ne localise aucun moulin à Caveroussie. 5 E 409/2, v294 G, 1er décembre 1693. « …âgée de cinquante-cinq ans… au lieu de Caquerouffi… Thoni Lareynie mary de lad. défuncte, Guinot Lareynie fils de lad. défuncte, laboureurs habitants dud. lieu de Caquerouffi. » Les registres conservés ne permettent pas une continuité familiale sûre entre 1707 et 1743 : les baptêmes de 1707 (Delanez–Dauna, Boyssel–Gous) sont les derniers actes bien datés avant une lacune de trente-six ans. Les lacunes du registre doivent être distinguées d'un abandon du lieu — aucun abandon n'est démontré. 1743–1792Tridas, Chort, Fromentière Trois foyers, un mot pour la métairie En 1743, Pierre Tridas et Léonarde Virol habitent Caveroussie. Le couple Étienne Chort–Marguerite Rey y est suivi par trois filles entre 1745 et 1755, avec des parrains venus de La Veissière (Clermont), de Lapeyrouse, de Castang (Saint-Marcel) et de Langlade — rien ne prouve que les Chort du XIXe siècle en descendent. Jean Fromentière et Catherine Reymondie, attestés de 1747 à 1761, ont six enfants nommés ; leurs parrains les relient aux moulins voisins — de R[…] et Rabard — sans qu'aucune maîtrise de moulin ne soit démontrée pour le ménage. Le dernier quart du siècle montre plusieurs couples successifs — Perrot–Aubard, Beney–Lafaye, Gizat–Vincent, Maury–Pizat, Chort–Vincent, Jammet–Rey — sans qu'on puisse dire combien de logements étaient occupés en même temps. Enfin, le 5 octobre 1791, le curé enterre Pierre Rouchou [?], 20 ans, décédé à la « métérie de caqueroussi » après avoir reçu les sacrements : le mot est lu sur l'original. Il atteste une désignation agricole du lieu ; le jeune homme n'est appelé ni métayer ni propriétaire.Lu sur l'original 5 E 409/3, v575 D, 5 octobre 1791. « …décédé à la métérie de caqueroussi, après y avoir reçu les sacrements… » — la sépulture de Pierre Rouchou, vingt ans. 1793–1852Jeanbouyna, Aubard, Tauva Une famille qui traverse un siècle sous trois graphies La Révolution ne fait pas disparaître le lieu des actes : Jean Jammet et Jeanne Rey, déjà parents en 1792, ont une autre fille en 1794. Au début du XIXe siècle, le patronyme Jeanbouyna — réduit à Bouyna, ou transcrit Jeanbouygnat, Jeanbouynac, Bournat — revient de façon répétée. En 1815, Élie Lavergne est explicitement laboureur métayer à Caveroussie ; il devient en 1821 beau-père de Jean Farge, installé à Rabard : un lien familial vers Rabard, sans filiation démontrée avec les Lavignie du XVIIe siècle. La naissance de Catherine est déclarée le 5 mars 1815 pour le 4 mars, fille de Léonard Jean Bournat [?] et Pétronille Coutaud [?]. Or son mariage du 14 février 1832 lui donne pour parents Antoine et Catherine Coutaud, avec une naissance datée du 3 mars ; son décès en 1875 reprend encore Antoine et Catherine Couleaud. Les écarts portent sur les prénoms et sur le jour, non sur la seule orthographe : les trois états du dossier sont conservés côte à côte.Identités à ne pas harmoniser sans preuve Le mariage de Catherine Jeanbouyna et Jean Caubat [?] relie en 1832 une jeune femme de Caveroussie à un cultivateur de La Pelondie, Saint-Marcel ; les actes ultérieurs écrivent surtout Tauva, Taura, Taurat, parfois Caura. En 1841, les Bouyna–Coutan–Touva sont recensés non pas à Caveroussie mais au Sirié, à quelque distance : leur fille Marie Tauva naît au Sirié le 11 février 1842, acte confirmé. Or son mariage de 1869 lui attribue au contraire Caveroussie comme lieu de naissance — une contradiction entre les deux actes, réelle, et conservée sans arbitrage.Deux actes, deux lieux de naissance Le retour d'un ménage Tauva–Bouyna à Caveroussie est attesté en 1845. En 1851, la famille se regroupe autour de Léonard Bouyna, 61 ans, propriétaire cultivateur, avec Catherine Coutou, leur gendre Jean Tauva, son épouse Marie Bouyna et quatre enfants. Le second ménage du village est alors celui de Pierre Rolland, métayer — le recensement ne dit pas de qui il tient la terre. La liste nominative de 1851 compte quinze personnes nommées en deux ménages ; la page de récapitulation du même registre en additionne dix-sept : une discordance interne, visible par simple addition des deux tableaux, laissée sans arbitrage. Discordance constatée sur les deux pages Recensement de 1851, Saint-Félix-de-Villadeix, p. 05. Rubrique « Caqueroussi » : quinze personnes en deux ménages, Rolland et Bouyna ; la récapitulation de la page 23 annonce dix-sept. 1855–1899Carbonnel, Chort, Faure Trois à quatre ménages, des alliances documentées par leurs contrats Deux mariages de 1855 ouvrent d'autres branches. Le 18 septembre, Jean Carbonnel, de La Blénie, épouse Catherine Tauva, née à Tiregand (Saint-Marcel) ; leur contrat est reçu le 21 août 1855 par Me Labat, à Beauregard. En 1872, le recensement dénombre à Caveroussie quatre maisons, quatre ménages, seize personnes : les Faure, les Carbonnel, les Chort, et un petit ménage formé de Jean Tauva, cordonnier, et Anne Lambert. Le 4 février 1869, Pierre Chord, 26 ans, maçon de Saint-Julien-de-Crempse, épouse Marie Tauva, 26 ans, cultivatrice, native — dit l'acte — de « Caqueroussie » ; c'est cet acte qui contredit la naissance au Sirié de 1842. Leur contrat est passé le 23 janvier 1869 devant Me Boisserie, à Bergerac. Les alliances des Carbonnel se précisent ensuite : le 2 mars 1878, Catherine Carbonnel épouse Joseph Blancher, maçon de Castang (contrat du 7 février 1878, Me Larobertie, Sainte-Alvère) ; le 27 octobre 1880, Marie Carbonnel, fille de Pierre et de Catherine Tauva, épouse Mathieu Lacombe, cultivateur né à Bassac, Beauregard — contrat du 5 octobre 1880 devant Me Le Bœuf, à Beauregard. Lu sur l'original, contrats datés 5 E 409/12, mariages 1880, vue 8, 27 octobre 1880. Marie Carbonnel, fille de Pierre Carbonnel et Catherine Tauva, épouse Mathieu Lacombe ; contrat du 5 octobre devant Me Le Bœuf, à Beauregard. Le recensement de 1881 confirme la cohabitation Lacombe–Carbonnel : Mathieu Lacombe est gendre du chef Jean Carbonnel. En 1899, Jean Carbonnel, 70 ans, propriétaire cultivateur, veuf de Catherine Tauva, meurt au lieu ; la succession à l'intérieur du ménage est visible, mais la transmission juridique des parcelles n'a pas encore été lue. Une fille, Meynille, naît le 7 septembre 1888 : le prénom « Hypsille [?] » d'un index de naissance est corrigé d'après la marge et le corps de l'acte — le mariage et la signature de 1906 confirment Meynille. Prénom corrigé 1900–1951Lacombe-Lachaize, Faucher Trois générations sous un même toit, puis des veuves cultivatrices Le 15 décembre 1906, Meynille Lacombe, dix-huit ans, fille de Mathieu Lacombe et de Marie Carbonnel, propriétaires cultivateurs à Caveroussie, épouse Jean Lachaize, cultivateur de Pressignac. Le contrat date du 6 décembre 1906, devant Me Pazat, à Lanquais — sa cote de minutes n'a pas encore été retrouvée. En 1921, le ménage regroupe Mathieu et Marie Lacombe, leur fille et leur gendre Lachaize, et deux petites-filles : trois générations sous un même toit, encore visibles en 1926.Lu sur l'original, signatures nettes 5 E 409/15, mariages 1906, vue 5, 15 décembre 1906. Signatures de Meynille Lacombe et Jean Lachaize ; rappel du contrat du 6 décembre devant Me Pazat, à Lanquais. Les Chort/Chord associent agriculture et maçonnerie : le 16 avril 1900, Pierre Chord fils, maçon, épouse Jeanne Jouhannau. Son père, Pierre Chord, meurt le 30 avril 1908 ; l'acte de décès lui attribue par erreur les parents de son épouse, Jean Tauva et Catherine Bouyna, au lieu des siens propres — une anomalie de l'original, très probablement une confusion avec les beaux-parents dans la rédaction de l'acte, non une erreur de lecture de ce dossier.Anomalie de l'acte original Les Faure, puis leurs gendres Labouroux et Raynaud, et les Faucher, cantonnier puis ménage de six personnes en 1946, occupent le troisième ménage du village au XXe siècle. En 1946, la liste nominative donne trois maisons, trois ménages, onze habitants : Faucher, la veuve Lachaize (née Meynille Lacombe) et la veuve Chort. Une fiche volante, datée du 15 février 1951 et intercalée dans le même registre, inscrit Caverousse : 3 maisons, 3 ménages, 10 habitants — mais elle annonce en tête reprendre le recensement de mars 1946 : ce n'est pas un nouveau dénombrement de 1951, simplement une discordance avec les onze de la liste nominative.Discordance conservée 1824–2026La cour et trois granges Un noyau permanent, un parcellaire qui se transforme Sur la section D, 2e feuille (3 P3 4624), le nom Caveroussie est écrit à l'est d'un groupe compact. Un long corps orienté est-ouest ferme le nord — deux parties colorées accolées, la partie orientale présentant un décrochement — et deux emprises plus petites se trouvent à l'ouest et au sud de la cour, qui porte le numéro 248. On peut ainsi compter quatre masses colorées, sans en tirer quatre logements ni quatre propriétaires.Lecture de plan, pas un dénombrement de logements Cadastre napoléonien, section D2, 3 P3 4624, 1824. Long corps au nord, deux petites emprises à l'ouest et au sud, cour 248 : quatre masses colorées, sans équivalence automatique avec quatre logements. Cassini figure un lieu habité sous le nom Caverousy [?], au voisinage de « la Ruffy ». Belleyme, planche 22, porte Caquerouzi [?], avec un petit signe bâti au sud de Bessou. La carte d'État-major, couche 1820-1866, donne Caver[o]ussie près de plusieurs petits rectangles carmin : un groupe resserré dans un paysage de champs et de bois, sans qu'un comptage précis de maisons soit fiable sur ce dessin. Cassini, XVIIIe siècle (couche IGN, édition non déterminée). « Caverousy [?] », au-dessus de « la Ruffy ». Position schématique. Belleyme, planche 22. « Caquerouzi [?] » et « la Ruffie » ; avant-dernière lettre du premier nom incertaine. État-major, couche 1820-1866. Le petit groupe bâti de Caveroussie ; les hachures gênent la lecture précise du nom. Date du levé local non établie. Vingt-huit ans après la première mission aérienne conservée pour la commune, la couche 1950-1965 montre le noyau central maintenu, des parcelles agricoles étroites et une desserte déjà en place. La couche 1965-1980 garde le même secteur bâti, avec des pièces agricoles agrandies. L'orthophotographie récente (photo aérienne) distingue le noyau ancien d'une construction séparée à l'est, desserte ramifiée, bois et haies en périphérie — sans qu'aucune de ces images ne soit datée avec précision au-delà du nom de sa couche.Vols non datés précisément Couche 1950-1965. Noyau central maintenu, desserte visible. Couche 1965-1980. Même secteur bâti ; pièces agricoles agrandies. Orthophotographie récente. Noyau ancien et construction distincte à l'est. LiDAR HD (relevé laser du relief), rendu ombré. Relief et traces de desserte ; aucune attribution archéologique démontrée sur cette seule lecture. Trois dépendances repérées par le PLUi-H de 2024 Le document du PLUi-H consacre trois fiches à Caveroussie, qui localisent et photographient trois constructions repérées pour un changement de destination vers le logement — une grange sur la parcelle D 0209 (fiche CDSFV20), un hangar sur D 0216 (CDSFV21), une grange sur D 0375 (CDSFV22). Ce repérage ne prouve ni une autorisation individuelle déjà délivrée, ni la réalisation des travaux.Repérage, pas une autorisation CDSFV20, parcelle D 0209. Grange, dans le groupe du nord. CDSFV21, parcelle D 0216. « Hanger » [sic], hangar en bois. CDSFV22, parcelle D 0375. Grange maçonnée, portes sur cour. Fiches réalisées le 6 novembre 2024 ; attribution CC Bastides Dordogne-Périgord / Citadia Conseil, fonds cartographiques DGFIP © 2022 / IGN. RecensementsDe 9 à 17 habitants Deux maisons, puis trois, puis quatre, jamais davantage Les nombres ci-dessous viennent des rubriques du lieu, non d'une interpolation entre naissances et décès. Les années absentes ne signifient ni disparition du lieu ni population nulle ; 1836 reste un rattachement probable, le registre ne donnant pas les noms des villages cette année-là. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Composition et réserve | 1841 | — | 2 | 11 | Large–Anglond et servante : 3 · Aubard–Beney : 8 | 1846 | 2 | 2 | 13 | Bouyna–Coutau–Taura : 7 · Rolland–Marty : 6 | 1851 | 2 | 2 | 15 nommés | Rolland : 7 · Bouyna–Tauva : 8 ; récapitulation : 17 | 1856 | 2 | 2 | 12 | Tauva–Bouyna–Carbonnel : 7 · Fréri : 5 | 1861 | 2 | 2 | 14 | Tauva–Bouynat–Carbonnel : 8 · Gagnou : 6 | 1866 | 2 | 2 | 13 | Carbonnel : 7 · Caunat/Taunat [?] : 6 | 1872 | 4 | 4 | 16 | Faure : 5 · Carbonnel : 4 · Chort : 5 · Tauva–Lambert : 2 | 1876 | 3 | 3 | 13 | Faure : 4 · Carbonnel : 4 · Chort : 5 | 1881 | 3 | 3 | 13 | Carbonnel–Lacombe : 4 · Chort : 5 · Faure : 4 | 1891 | 3 | 3 | 12 | Faure : 3 · Carbonnel–Lacombe : 5 · Chort : 4 | 1901 | 3 | 3 | 9 | Trois ménages de 3 ; « Labatut » lu dans la colonne prénom de Chort, à ne pas confondre avec une nouvelle lignée | 1921 | 3 | 3 | 14 | Labouroux : 4 · Lacombe–Lachaize : 6 · Chort : 4 | 1926 | 3 | 3 | 14 | Faucher : 4 · Chort : 4 · Lacombe–Lachaize : 6 | 1931 | 3 | 3 | 16 | Faucher : 7 · Lacombe–Lachaize : 5 · Chort : 4 | 1936 | 3 | 3 | 9 | Chort : 3 · Lachaize : 4 · Raynal : 2 | 1946 | 3 | 3 | 11 | Faucher : 6 · veuve Lachaize : 3 · veuve Chort : 2 | Dans les listes effectivement disponibles, le lieu oscille entre 9 et 16 personnes de 1841 à 1946, avec généralement deux puis trois ménages, et une pointe à quatre en 1872. Ces variations tiennent à la composition des foyers autant qu'à l'occupation du bâti : 1931 et 1936 donnent tous deux trois maisons, mais seize puis neuf habitants — on ne peut pas traduire mécaniquement une baisse de population en disparition de constructions. Les recensements 1886, 1896, 1906 et 1911 ne sont pas représentés dans le dossier livré ; aucun chiffre n'a été inventé pour combler ces intervalles.Recensements manquants, non comblés Aujourd'hui33 hectares, une ZNIEFF Un lieu toujours habité, une zone naturelle remarquable qui déborde sur ses terres Caveroussie demeure un lieu habité, desservi par le chemin du même nom. Le nom est identique sur le plan IGN, les fiches du PLUi-H et le cadastre actuel ; le bâti résidentiel coexiste avec des dépendances agricoles en pierre ou en bois, des espaces ouverts et des boisements périphériques. L'extraction géographique de septembre 2026 dénombre, sur le périmètre cadastral du lieu-dit, 11 emprises en dur et 3 légères au cadastre, contre 13 bâtiments dans la BD TOPO, pour environ 1 189 m² d'emprise totale — des objets de bases de données, définis et mis à jour différemment, ni un recensement de personnes ni un dénombrement certain de maisons occupées. Dans le zonage du PLUi-H, le périmètre de 33,07 ha se partage entre zone naturelle, environ 17,28 ha, et zone agricole, environ 15,79 ha. Les croisements environnementaux placent environ 12,85 ha du lieu-dit dans la ZNIEFF de type 1 n° 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas ». Le registre parcellaire graphique 2024 y relève environ 1,18 ha déclarés, dont 0,94 ha de luzerne. Deux établissements individuels fermés, datés 1995-2004 et 2003-2007, sont signalés dans l'extraction SIRENE fournie — sans constituer un inventaire exhaustif des activités actuelles.Résultats d'extraction, pas un relevé de terrain Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Le dossier repose sur 175 actes sélectionnés dans les relevés des registres établis pour cette étude — 76 actes paroissiaux et 99 actes d'état civil —, sur dix-sept millésimes de recensement, deux relevés du cadastre 1824, trois notices cartographiques historiques et les extraits aériens, IGN et LiDAR. Aucune qualité de « sieur de Caveroussie » n'y a été repérée. Ce qui manque encore tient dans quelques cartons que personne n'a numérisés. À consulter en salle 48 J 63Château de la Gaubertie, rubrique « Rabard et Caqueroussie, 1630-1669 » : quel acte nomme le lieu avant 1668 ? Qui possède, qui exploite, quels confronts, quelles redevances ? Inventaire lu, originaux non lus. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice (registre des propriétaires) ouverte en 1826 : propriétaire, nature et contenance des parcelles D 247-250 de 1824, identification de la cour 248. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices bâties de 1882 et 1910-1955, matrice non bâtie 1914-1955 : relier les maisons aux Carbonnel, Chort, Faure et Lacombe, dater les constructions et transformations. 3 E 11249 3 E 8588 · 3 E 11233Minutes et répertoires de Me Labat, Beauregard, 1854-1855 : contrat du 21 août 1855, Carbonnel–Tauva. 3 E 13168 3 E 13169Minutes de Me Boisserie, Bergerac, 1869 : contrat du 23 janvier 1869, Chord–Tauva ; situation de Marie Tauva et de Catherine Bouyna. 3 E 21734 3 E 21717Minutes et répertoire de Me Larobertie, Sainte-Alvère, 1878 : contrat du 7 février 1878, Blancher–Carbonnel. 3 E 11265 3 E 11255Minutes et répertoire de Me Le Bœuf, Beauregard, 1880 : contrat du 5 octobre 1880, Lacombe–Carbonnel ; transmission des droits au profit du couple. 3 E 14857Minutes de Me Le Bœuf, 1900 : contrat du 10 avril 1900, Chord–Jouhannau. Étude de Lanquais (cote 1906 non identifiée)Le contrat du 6 décembre 1906, Lachaize–Lacombe, devant Me Pazat : l'inventaire retrouvé pour cette étude s'arrête aux articles 1895-1900 ; rechercher le versement complémentaire. Recensements communaux 1886 · 1896 · 1906 · 1911Absents du dossier livré ; les exemplaires communaux, s'ils subsistent, combleraient les quatre intervalles. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/cavigne/ — Cavigne en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Cavigne en Villadeix Un hameau de trois cours à l'est du bourg, connu depuis une attestation de 1656 rapportée par Gourgues et lu sans interruption dans les registres dès 1668. On y croise l'entourage de la marquise d'Estissac au XVIIe siècle, des sieurs (notables) de Boisserin qui y meurent au XVIIIe, un domaine de cinquante hectares mis aux enchères en 1898, et le meurtre d'un tisserand en 1916 qui vaut à son auteur, un adolescent de la paroisse (aujourd'hui la commune), la peine de mort puis les travaux forcés à perpétuité. Trois registres paroissiaux et treize microfilms de recensement ont été consultés pour ce lieu. 44,92945° N — 0,69252° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C, polygone « CAVIGNE », 92 parcelles, ≈ 65,86 ha Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1656CapvigniesGourgues, 1873, « Acte not. » — minute non retrouvée 1668Capvignesregistre paroissial, passage très endommagé 1669–1695Cavignesregistres paroissiaux, forme la plus courante au XVIIe s. 1692Cavigne« Demoisille de Cavigne » — forme moderne déjà fixée 1797Cauigneétat civil de l'an V, u pour v 1824 · 1904Cavignecadastre napoléonien (plan de 1824) ; chemin rural, sans accent 1956 →CAVIGNEcadastre remanié ; polygone cadastral actuel En bref La plus ancienne mention connue de Cavigne est « Capvignies », en 1656, rapportée par Gourgues sans que l'acte d'origine ait été retrouvé ; les registres paroissiaux citent le lieu sans interruption à partir de 1668. Au XVIIe siècle, on y croise l'entourage de la marquise d'Estissac, puis, au XVIIIe, des sieurs de Boisserin qui y meurent. Le hameau est un village de cultivateurs et d'artisans, qui compte 23 habitants en 1901. Un domaine de plus de cinquante hectares y est mis aux enchères en 1898, sans que l'on sache qui l'a acquis. En 1916, d'après la presse, le tisserand Germain Labrousse y est tué par un adolescent de la paroisse, Roger Mallet. Le statut du lieu reste incertain : aucun acte consulté ne prouve un château ou une seigneurie propre. Le siteEntre bois et vallon Un hameau à l'est-nord-est du bourg, sans seigneurie propre Cavigne est un hameau ancien, aujourd'hui encore bâti, à l'est-nord-est du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Le point de repère du lieu-dit est situé à 44,92945° N, 0,69252° E. Les vues cartographiques placent son noyau entre un versant boisé à l'ouest et un vallon à l'est ; le chemin dessert plusieurs groupes de bâtiments et de cours. Le chanoine Brugière le situe à un kilomètre au nord-est de l'église et lui attribue six maisons vers la fin du XIXe siècle.Point de repère, plans IGN, Brugière Le nom recouvre plusieurs réalités qu'il faut distinguer : le village des actes et des recensements ; un domaine de 50 ha 36 a 65 ca proposé à la vente en 1898 ; le polygone cadastral actuel « CAVIGNE », beaucoup plus large que les cours habitées, mesuré à 65,86 ha sur 92 parcelles par le relevé géographique contemporain. Ces trois superficies ne délimitent pas nécessairement la même propriété. Les sources décrivent un village de cultivateurs et d'artisans, comprenant aussi des résidences de notables et des exploitations confiées à des métayers (exploitants qui partagent la récolte avec le propriétaire). Le vocabulaire de « maison de maîtres » est attesté en 1898. Aucun acte consulté ne permet en revanche de qualifier l'ensemble du lieu de château, de repaire noble ou de seigneurie autonome : les titres de La Viguerie, Fonbonne ou Boisserin portés par certains habitants ne suffisent pas à définir un statut foncier collectif. Une Jeanne Lachèze est cependant appelée « demoiselle de Cavigne » en 1692, alors qu'elle réside au bourg — désignation attestée, sans qu'un fief distinct soit démontré. Statut du lieu non tranché Cavigne aujourd'hui, orthophotographie IGN (photo aérienne). Le noyau bâti occupe toujours l'emplacement des groupes de cours du cadastre de 1824 ; un étang allongé, absent des couches aériennes anciennes, s'est formé à l'est. Une ancienneté antérieure à 1656 reste possible du côté de l'archéologie souterraine, sans être établie. Une page en ligne signale deux souterrains à Cavigne, présentés comme médiévaux ; la base nationale des cavités contient de son côté un « cluzeau de Cavigne » (identifiant AQIAA0006774), ouvrage civil à orifice visible. Ni la date de creusement ni la fonction précise ne sont établies dans cette enquête, et le livre de référence cité par cette page n'a pas été consulté. Archéologie non vérifiée sur pièces Le nomUne attestation de 1656 « Capvignies, 1656 » — une mention à prendre pour ce qu'elle est La plus ancienne forme datée retrouvée est « Capvignies, 1656 », imprimée par Alexis de Gourgues. La date et la forme écrite (graphie) sont lisibles sur l'image de la page 59 de son Dictionnaire topographique du département de la Dordogne (1873).Imprimé lu sur l'original Gourgues, 1873, p. 59. « CAVIGNE, h. cne de Saint-Félix-de-Villadeix. — Capvignies, 1656 (Acte not.). » Son renvoi est seulement « Acte not. » : aucun nom de notaire, aucune cote, aucune nature d'acte précise. Il s'agit donc d'une attestation de 1656 rapportée par une source secondaire, pas d'un acte de 1656 retrouvé et lu dans cette enquête. La minute pourrait dormir dans la collection personnelle de Gourgues, aujourd'hui aux Archives nationales (109 AP) ; elle n'y a pas été identifiée. Le registre paroissial permet un premier contrôle direct en février 1668, sous la forme « Capvignes », sur un feuillet que le service d'archives a lui-même annoté « TRES ENDOMMAGE ». Le mot revient deux fois dans le passage, dans le développement du domicile d'un parrain ou d'une marraine (personnes qui tiennent l'enfant au baptême) ; le reste du texte demeure illisible même après agrandissement. Passage pâle ; identités réservées AD24, 5 E 409/1, vue 16, page gauche. Baptême du 12 février 1668 ; feuillet annoté « TRES ENDOMMAGE » par le service d'archives. Recadrage agrandi. On rencontre ensuite notamment Cavignes, Cavigne, ainsi que des écritures transcrites Cauignes/Cauigne. Le passage graphique de u à v relève souvent des habitudes du scripteur. Les lectures « Carigne » dans certains relevés révolutionnaires ne prouvent pas une prononciation différente : la forme du v ressemble au r dans cette main, comme le confirme le mot « Cultivatrice » sur la même ligne d'un acte de 1835. Comparaison graphique de la même main Étymologie : non établie. Aucun ouvrage étymologique consultable n'a fourni dans cette enquête une analyse propre à ce Cavigne. La terminaison évoque les vignes, et l'ancienne initiale Cap- mérite une enquête linguistique ; cela ne suffit pas à traduire le nom. La présence de souterrains ne justifie pas davantage une explication certaine par « cave ». On conservera les formes datées plutôt qu'une étymologie séduisante mais non démontrée.Pistes seulement 1668–1695L'entourage de Montclar Les Lachèze, greffiers de Montclar, et une marraine marquise Le lien avec la baronnie de Montclar est documenté par les personnes dès 1668-1669 : un greffier de sa juridiction réside à Cavigne et une dame de la maison du marquis d'Estissac se marie avec lui ; la marquise elle-même parraine leur enfant. Cela donne un lien social et institutionnel précis. Il manque encore une reconnaissance féodale ou un terrier identifiant les parcelles de Cavigne et leurs redevances. Brugière recopie un mariage de 1668 entre Jean Laquièze, sieur de la Viguerie, âgé de 19 ans, greffier de la juridiction de Montclard, et Cécile Catherine Orelli, âgée de 30 ans, « damoiselle » de Marie Françoise de Gellas, épouse du marquis d'Estissac. La vue 12 du registre est aujourd'hui extrêmement pâle ; des éléments du texte restent visibles, mais la transcription complète et les âges reposent sur Brugière.Original partiellement lisible Le 18 février 1669, le baptême de leur fils Anthoine, né le 22 janvier, est beaucoup plus lisible. Le père est Jean Lachieze, sieur de « La Viguarie » ; la mère est demoiselle Cécile Catherine Orelli. Le parrain, un autre Anthoine Lachieze, est syndic fabricateur de l'église, habitant Cavignes. La marraine est Marie Françoise de Gellas, épouse de François de La Rochefoucauld, marquis d'Estissac, Montclar et autres places, habitant le château de Montclar — mais elle est représentée au baptême par sa femme de chambre : l'acte ne dit pas qu'elle s'est déplacée à Saint-Félix.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 64. « …a esté tenu et représenté par Anne [Esquirol ?], femme de chambre de la dite dame, habitant au chasteau de Monclaud. » Un drame du travail est précisément documenté : le 18 février 1671, Pierre, dont le patronyme est effacé, âgé d'environ 23 ans, meurt accidentellement « en mettant à bas un arbre noyer ». Il est au service de Jean Lachieze, sieur de La Vigarie, de Cavignes. La nature de l'accident est lisible après agrandissement ; aucun nom de famille ne doit lui être restitué par conjecture.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 166. « …décédé par accident, l'ayant mettant abas un arbre noyer, estant au service de Jean Lachieze sr de la Vigairie, habitant du village de Cavignes. » Ce réseau n'est pas toute la famille : les registres distinguent notamment Antoine, chargé de la fabrique, et Jean, sieur de La Viguerie, ainsi que plusieurs domestiques attachés à la maison. On ne peut attribuer toutes les naissances portant le nom Lachèze à un unique couple. Les baptêmes de Jean (27 mars 1681) et de Jeanne (18 avril 1682) nomment encore un père sieur de La Vigueyrie de Cavignes ; en 1682 le parrain est Pierre du Cheyron, écuyer, seigneur de Saint-Vincent-sur-l'Isle, conseiller et secrétaire du roi — un réseau de sociabilité étendu, sans preuve d'un remariage unique. Le 16 juin 1692, Jeanne Lachieze apparaît expressément comme « Demoisille de Cavigne », marraine de Jeanne Faulcon de Cantegreil ; elle habite alors le bourg. Le parrain est Jean Lachieze, sieur de Fonbonne. Cette désignation attachée au lieu est réelle ; elle ne renseigne ni sa filiation ni l'étendue de ses droits.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, vue 263, gauche. « …marraine Jeanne Lachiette [sic] demoiselle de Cavigney tenant du bourg. » En 1695, Jean Lachaisse, sieur de Fonbonne, habitant Cavigne, est parrain de Catherine Ruau, fille de Pierre Gontier, laboureur mort à Cavigne en juin 1694, et de sa veuve Anne Roumagnère remariée le mois suivant à Jammes Ruau : une continuité de ménage par remariage, pas une preuve de transmission de propriété. 1668–1792Le village au-delà de la maison notable Laboureurs, tisserands et artisans, dès les années 1670 Le hameau n'est pas une résidence isolée entourée de seuls domestiques. Dès 1668-1680, les actes font apparaître des laboureurs, travailleurs à bras, tisserands et familles d'artisans : deux branches Laparre/Lapaure (Jean, tisserand, et Antoine, laboureur), les Meyzie/Mazie, les Dalis/Dalit et leurs alliés Pons, Andrieu et Guilhe, les Sautal/Sautat. Leur présence simultanée interdit de raconter l'histoire de Cavigne comme la succession d'une seule famille notable. La famille Chadourne est représentée par plusieurs hommes et plusieurs métiers, dont cordonnier et boucher ; les Chavagnac relient Cavigne à Saint-Marcel et aux Grafeuille, meuniers de Bessou. Ces déplacements, visibles dans les domiciles des mariés et des témoins, ne signalent pas nécessairement la vente d'une maison. Les Pourquery de Boisserin La documentation reprend plus abondamment au milieu du XVIIIe siècle. Une analyse d'archives fournit déjà, en 1745, la désignation « sieur Jean Pourquery de Boisserin fils, du lieu de Cavigne, paroisse de Saint-Félix de Villadeix » : François Sudraut, bourgeois de Bergerac, et sa mère portent plainte contre lui pour violences. Ce texte prouve une désignation domiciliaire dans un dossier de plainte ; ni le dénouement du procès ni la véracité des accusations ne sont établis ici.Plainte, non jugement Jeanne de La Cheze, qualifiée de demoiselle de Boisserin, est déjà marraine à Cavigne le 10 mars 1744, puis de nouveau le 28 mai 1746, sous la forme Lachèze. AD24, 5 E 409/3, vue 18. Jeanne de La Cheze, demoiselle de Boisserin, demeure à Cavigne et est marraine — vingt ans avant sa sépulture au même lieu. Martial Pourquery, sieur de Boisserin, mort à Cavigne vers 65 ans, est enterré le 18 mai 1760. Jeanne Lacheze, demoiselle de Boisserin, morte dans le même village vers 75 ans, est enterrée le 11 septembre 1762. Le rapprochement des noms et du titre suggère une alliance entre Lachèze et Pourquery. Les deux sépultures ne la formulent cependant pas : ni épouse, ni veuve, ni parenté n'y sont indiquées. On ne peut donc faire du mariage supposé le mécanisme certain du passage de Cavigne d'une famille à l'autre.Alliance non prouvée AD24, 5 E 409/3, vue 201, gauche. « …a été enterré Martial Pourquery Sr de Boisserin décédé au village de Cavigne […] âgé d'environ soixante cinq ans. » Jean Pourquery et Guilhelme/Guilloune Lafargue ont plusieurs enfants à Cavigne au cours des années 1753-1766. Henriette est enterrée dans les tombeaux de l'église en octobre 1761 ; la sépulture de demoiselle Guilielme Lafargue, le 12 juin 1775, confirme directement un enterrement dans l'église, après son décès à Cavigne vers 50 ans. En janvier 1766, un baptême de cette famille révèle Jean Angelaud, régent à Cavigne. Le mot désigne vraisemblablement un maître d'école ; il prouve une fonction et un domicile, sans localiser un bâtiment scolaire ni établir l'existence d'une école publique organisée au sens contemporain. Nature de l'enseignement non précisée AD24, 5 E 409/3, vue 268. « A esté parrain Maistre Jean Angelaud regent à Cavigne » — le jour exact du mois est noyé dans une tache d'encre. Plusieurs dossiers élargissent l'enquête sans constituer encore une histoire locale certaine : une accusation d'incendie en 1765-1766, des lettres en restitution obtenues en 1782 par Martial Pourquery de Boisserin, et un Martial Pourquery « quatrième », négociant au Cap-Français, présent à Bergerac en 1790 avec son père Jean — piste d'un parcours colonial non encore rattachée avec certitude aux enfants nés à Cavigne.Rattachements individuels non établis Les familles Dutard et Lambert, Guillen–Dezenieres, Gauville appartiennent au même tissu de cultivateurs du milieu du siècle. À la veille de la Révolution apparaissent notamment Guillaume Jammet et Marie Desjou, Pierre Rey et Pétronille Carbonel, et les familles Laffiliat/Lassiliat–Maury. Aucune vente révolutionnaire de Cavigne, aucun partage du domaine des Pourquery n'a été retrouvé parmi les documents consultés. 1793–1898Deymier, Gauville et la sage-femme Une sage-femme, deux frères Gauville, et un domaine mis en vente Le passage à l'état civil prolonge l'histoire des familles déjà présentes : Jammet, Desjou, Rey, Carbonel, Lambert. Une activité féminine apparaît explicitement : Marie Belvès, sage-femme demeurant à Cauigne, déclare une naissance le 15 fructidor an V, soit le 1er septembre 1797. Son décès est relevé le 25 nivôse an X (15 janvier 1802), à environ soixante-dix ans ; Guillaume Jammet est déclaré son gendre.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/4, N an V–VI, vue 20 droite, bas. « Marie Belvès exerçant la profession de sage-femme demeurant à Cavigne […] enfant né le quinze du courant à six heures du matin. » Les Deymier et les deux branches Gauville Félix Deymier et Jeanne Lambert sont attestés à Cavigne dès la naissance de Jean en 1801. Deux mariages successifs font entrer les Gauville de Lapouleille dans cette parenté. Le 22 janvier 1835, Jean Gauville, vingt-cinq ans, soldat en activité, fils de Jean Gauville et Marie Guinot, épouse Marie Deymier, fille de Félix et Jeanne Lambert, demeurant à Cavigne. Le 26 janvier 1836, un autre Jean Gauville, vingt-deux ans, né le 23 avril 1814 et fils du même couple, épouse Catherine Deymier, vingt ans, fille des mêmes parents. Les filiations des deux actes établissent deux frères épousant deux sœurs.Lu sur les originaux AD24, 5 E 409/8, M 1836, n° 2, vue 2 droite. Jean Gauville épouse Catherine Deymier, « fille de Félix Deymier et Jeanne Lambert cultivateurs domiciliés à Cavigne ». Ce que dit vraiment l'acte L'acte de 1836 dit que Catherine Deymier est domiciliée « à la Rafsigne, commune de Liorac » [lecture prudente, nom de lieu propre à cette commune voisine], et non « à Lapouleille » ; ses parents Félix Deymier et Jeanne Lambert résident bien à Cavigne. Lapouleille est le village de la famille du marié, Jean Gauville, cité quelques lignes plus haut dans le même acte, ce qui explique qu'on ait pu le lire pour elle. Le recensement de 1846 qualifie Félix Deymier de propriétaire, avec cinq personnes dans son ménage. Recensement de 1846 (AD24, 6 MI 34, p. 11 gauche, page 20). Cavigne : quatre ménages, vingt-neuf habitants ; Félix Deymier, propriétaire. Félix quitte ensuite le hameau et meurt le 1er février 1850 aux Quatremailles. Le premier Jean Gauville, devenu veuf, se remarie en 1850 ; son fils, charron né en 1835, meurt à Cavigne le 5 février 1912. La fille du second Jean Gauville et de Catherine Deymier, Marie, née à Cavigne en 1851, devient couturière et épouse le 4 juillet 1876 Louis Cabrillat, tisserand né à Bonnefille (Sainte-Alvère). Le couple poursuit la présence artisanale au village.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, M 1876, n° 5, vue 7. Louis Cabrillat, tisserand de vingt-cinq ans, épouse Marie Gauville, couturière, fille du second couple Gauville–Deymier. Propriétaires, métayers et travailleurs : une coexistence durable L'opposition entre « domaine » et « village » serait trompeuse. En 1851, les deux Jean Gauville sont notés journaliers (ouvriers payés à la journée) tandis que les chefs Jacoutet, Grelleti et Lafaye sont métayers. En 1881, la liste distingue trois ménages de propriétaires (Jean Gauville charron, Catherine Deymier cultivatrice, Jean Carbonnel cultivateur) et trois ménages de métayers (Méry, Rigoulet, Marcou dit Lafon). Le mot « propriétaire », seul, ne précise ni la surface possédée ni l'absence d'une activité salariée. Chez les Méry, Étienne et Anne Rabier ont pour fils Jean, né à Cavigne le 30 juillet 1879, à onze heures — un homme dont le parcours sera suivi jusqu'à sa mort dans la Somme en 1916 (voir plus bas).Lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, N 1879, n° 16, vue 7 droite. Naissance de Jean Méry, futur mort pour la France au nord de Lihons en 1916. Une vente de domaine documentée en 1898 L'annonce de La Petite Gironde du 18 décembre 1898, p. 4, est la pièce foncière la plus explicite retrouvée. Une vente judiciaire de biens de Marie Ducastaing, veuve Beneys, doit avoir lieu devant le tribunal civil de Bergerac le 21 décembre à midi. Cavigne constitue le troisième lot : une maison de maîtres, des maisons de colons (exploitants), granges, chais et étables, terres labourables, prés, bois et friches, pour 50 ha 36 a 65 ca, mise à prix 20 000 francs.Lu sur l'original La Petite Gironde, 18 décembre 1898, p. 4. Le troisième lot de la vente Ducastaing–Beneys : « situé en entier au lieu de Cavigne, commune de Saint-Félix-de-Lalinde. » Cette annonce décrit un ensemble comprenant plusieurs logements et plusieurs usages agricoles ; elle ne prouve pas que toutes les maisons recensées à Cavigne appartiennent à ce domaine, ne donne pas le nom des colons et ne désigne pas le bâtiment actuel qui serait la maison de maîtres. Surtout, le procès-verbal d'adjudication et le nom de l'acquéreur n'ont pas été retrouvés. Issue de la vente inconnue 1901–1946Le chemin, le meurtre, la guerre Vingt-trois habitants, un chemin rural — et un tisserand assassiné En 1901, Cavigne compte 23 personnes réparties en cinq ménages. Les maisons occupées portent les numéros 3 à 7 : le dernier numéro ne doit pas être pris pour un total de sept maisons. Outre les ménages Doyen, Gauville et Cabrillat, la liste comprend Lareine et Fonsegrive Berthin, époux de Virginie Coste.Recompté individu par individu Recensement de 1901 (AD24, 6 MI 161, p. 03 gauche). Cinq ménages, vingt-trois habitants, maisons 3 à 7. Un financement local est documenté : le 25 novembre 1904, la commission départementale alloue 100 francs au chemin rural de Cavigne, dans la répartition des subventions du budget de 1905. Le texte imprimé porte « Cavigne », sans accent circonflexe — et non « Câvigne ».Imprimé lu sur l'original Conseil général de Dordogne, rapports de 1905, p. 49. « Saint-Félix-de-Lalinde. — Chemin rural de Cavigne ......... 100 fr. » Le meurtre de Germain Labrousse en 1916 L'état civil établit que Germain Labrousse, tisserand, époux de Catherine Cabrillat, né à Veyrines-de-Vergt le 18 février 1867, meurt à Cavigne le 7 avril 1916, à vingt-trois heures. L'acte est dressé le 10 avril à dix-huit heures — c'est cette distinction entre mort et déclaration qui corrige les récits plaçant le décès au 10 avril.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/16, D 1916, n° 5, vue 3 droite–4 gauche. Mort le 7 avril à 23 h, acte dressé le 10 avril à 18 h. Les journaux rapportent ensuite le meurtre de ce tisserand à son domicile et la poursuite de Roger Mallet, adolescent cultivateur de la paroisse. La condamnation à mort est annoncée par Le Petit Parisien du 10 août 1916. La Charente du 9 octobre 1916, p. 2, rapporte que cette peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité. Ces articles constituent des témoignages contemporains ; l'arrêt et l'instruction n'ont pas été consultés.Article lu sur l'original La Charente, 9 octobre 1916, p. 2. « …avait tué son voisin, le sieur Labrousse, de Saint-Félix-de-Villadeix, pour le voler. » L'inventaire des recours en grâce des Archives nationales donne la référence BB/24/2121, dossier 4335 S16, au nom de Roger Mallet, né le 10 octobre 1898, cultivateur à Saint-Félix-de-Villadeix. La transcription de l'état civil de Saint-Martin-de-Ré donne la dernière date sûre : Roger Mallet meurt le 23 décembre 1916 à la Citadelle, à quatre heures du matin. L'acte ne dit pas de quoi il est mort ; il ne permet de parler ni d'exécution ni de voyage accompli vers un bagne colonial.Circonstances de la mort inconnues Jean Méry, né au village et mort dans la Somme Jean Méry, né à Cavigne le 30 juillet 1879, fils d'Étienne Méry et Anne Rabier, est décrit par sa fiche de recrutement (Bergerac, classe 1899, matricule 1463) comme métayer à Liorac, où résident aussi ses parents, puis domicilié à Pardaillan (Lot-et-Garonne) à partir de 1903. Elle porte sa blessure aux yeux par projection d'obus au Bois Étoilé le 20 juillet 1916, puis sa mort au nord de Lihons le 8 septembre 1916, avec inscription au tableau spécial de la médaille militaire et la Croix de guerre.Lu sur l'original AD24, 2 R 790, recrutement de Bergerac, classe 1899, matricule 1463. Jean Méry, né à Cavigne le 30 juillet 1879, mort pour la France dans la Somme. 1921-1946 : moins de ménages, de nouvelles familles Les recensements donnent douze personnes en 1921, réparties entre trois ménages. En 1931, un ménage de cinq personnes déclarées polonaises apparaît ; en 1936, un ménage de onze personnes, dont cinq notées italiennes et six françaises, coexiste avec les Doyen–Ferrier. Ces déclarations de nationalité doivent être conservées telles quelles : elles n'expliquent pas le mode d'acquisition de la nationalité française ni les dates d'arrivée. En 1946, la liste réunit douze habitants en trois ménages ; une fiche municipale du 15 février 1951, dont l'en-tête renvoie à 1946, donne ensuite trois maisons et dix habitants — une actualisation possible, non un recensement nominatif de 1951 démontré.Écart 1946–1951 non expliqué 1824–1956Le bâti, en plans Trois groupes de cours, du cadastre napoléonien au plan remanié La feuille C1, section du Bourg, datée de 1824, représente environ onze masses bâties dans le secteur du hameau, organisées en trois groupes de cours : la cour 339, la cour 329 et la cour 327. Ce comptage inclut des dépendances et dépend de la façon de séparer les corps contigus ; il ne signifie pas onze maisons habitées.Compte non recompté au chiffre près AD24, 3 P 3 4621, section C1, 1824. Trois groupes de cours bien distincts : la parcelle 339 au nord, un ensemble médian, et la parcelle 327 au sud-ouest. Le plan remanié de 1956 donne onze masses dans les groupes centraux, auxquelles s'ajoute un bâtiment isolé C55, soit douze dans le périmètre du relevé. Les cours y sont numérotées 43, 66 et 64. La comparaison visuelle suggère une permanence générale des trois groupes de 1824 ; aucun relevé architectural ni calage géométrique fin n'a été réalisé pour dater précisément les transformations entre les deux dates.Continuité par comparaison morphologique seulement AD24, 3 P 3 11288, section C1, 1956. « CAVIGNE » ; cours 43, 66, 64 et bâtiment isolé 55 ; douze masses dans le périmètre relevé. Sur la carte de Belleyme, le petit dessin près du mot « Cavigne » ressemble d'abord à un fanion ; à fort grossissement, la forme (boucle, hampes verticales rapprochées, cercle plein à la base) est plus composite qu'une simple queue de lettre cursive, posée sur un talus figuré comme les reliefs environnants. Sans catalogue des pictogrammes de Belleyme consulté dans cette enquête, il n'est pas possible de trancher entre une fioriture calligraphique et un petit symbole cartographique. Ce que l'on peut dire, dans un sens comme dans l'autre, c'est que ce dessin n'apporte pas de preuve de fief.Symbole non identifié avec certitude Belleyme, feuille 22, détail agrandi. Le motif sous le mot « Cavigne » : fioriture de plume ou petit symbole de carte, non identifié avec certitude dans cette enquête. Le relevé du cadastre contemporain donne quatorze emprises bâties, dont onze dites en dur et trois légères ; la BD TOPO en recense treize, pour environ 1 448 m² d'emprise. Les périmètres, dates et définitions de ces bases diffèrent de celles de 1824 et de 1956 : on ne peut pas en déduire un nombre de constructions nouvelles par simple soustraction. Aujourd'huiAgriculture et urbanisme Un lieu-dit toujours habité, entre plantes aromatiques et truffière Les données rassemblées en septembre 2026 continuent d'identifier Cavigne comme lieu-dit habité, desservi par le chemin de Cavigne. Le polygone cadastral « CAVIGNE », en section C, regroupe 92 parcelles et environ 65,86 ha — une emprise administrative qui inclut les terres et bois environnants, et n'est ni le contour du village ancien ni celui d'une propriété unique. Le RPG 2024 relève environ 35,10 ha de surfaces agricoles déclarées dans ce périmètre : plantes aromatiques (9,78 ha), prairie permanente (9,27 ha), luzerne (6,46 ha), truffière (5,38 ha), noyers (3,14 ha) et maïs (0,42 ha). Dans la version du PLUi-H approuvée le 26 novembre 2024, le même périmètre recoupe environ 40,36 ha de zone A, 20,64 ha de zone N et 4,86 ha d'Atvb. Deux granges de Cavigne figurent dans la liste des bâtiments repérés pour un changement de destination vers le logement : CDSFV13 (parcelle C0043) et CDSFV14 (parcelle C0486). Leur inscription est une information du document d'urbanisme, pas une preuve d'autorisation individuelle délivrée ou de travaux réalisés.Document consulté PLUi-H, document de prescriptions, p. 20. « CDSFV13, C0043, Cavigne, Grange » ; « CDSFV14, C0486, Cavigne, Grange. » Une délibération du 24 novembre 2020 inclut deux parcelles de Cavigne dans un périmètre de droit de préemption ; un avis municipal modifié le 11 août 2026 annonce la mise en vente de l'une d'elles avec des parcelles boisées voisines — sans que le résultat de cette vente ait été retrouvé. Le présent du lieu reste volontairement décrit par son bâti, ses usages et les documents publics : aucun propriétaire, habitant ou exploitant privé contemporain n'est identifié nominativement ici. Et maintenantOù chercher Ce qui reste à consulter en salle Les registres paroissiaux et une bonne part de l'état civil ont été lus ; ce qui manque tient surtout aux matrices cadastrales (registres des propriétaires) non numérisées, qui seules relieraient les groupes de cours de 1824 à des noms de propriétaires, et aux séries judiciaires qui donneraient l'issue des affaires Pourquery et Mallet. À consulter en salle AD24, 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice ouverte en 1826 : attribuer les parcelles C327-340 aux propriétaires, séparer maison, grange, cour, jardin et terres. AD24, 63 P 2192 63 P 1547/1–3Matrices bâties de 1882 et 1910-1955, non bâties 1914-1955 : suivre la vente Ducastaing–Beneys de 1898 et les mutations Doyen–Ferrier. Tribunal civil de Bergerac série U, article à identifierJugement, cahier des charges et procès-verbal de l'adjudication du 21 décembre 1898 pour le troisième lot Cavigne : origine de propriété, occupants, adjudicataire. AD24, 179 Q · 180 Q 1001 QTables des acquéreurs et vendeurs de Lalinde, hypothèques de Bergerac : partir de Ducastaing veuve Beneys, 1898, pour retrouver l'acquéreur. AD24, B 1929Lire la plainte Sudraut/Mirgaudou de 1745 contre Jean Pourquery de Boisserin fils ; vérifier domicile et issue de la procédure. AD24, B 1133 · B 576 B 1421 · B 1848Identifier les Pourquery, le lieu de l'incendie allégué (1765-1766) et la filiation du négociant au Cap-Français (1790). Archives nationales 109 APRetrouver l'acte notarié de 1656 donnant « Capvignies », dans la collection de Gourgues. AD24, J 702Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699) : contrats, inventaires, baux ou obligations des Lachèze, Gontier, Ruau et autres habitants de Cavigne. AN, BB/24/2121 dossier 4335 S16Recours en grâce de Roger Mallet après condamnation du 8 août 1916 ; décision du 30 septembre. Cote à contrôler sur le document d'archives. Cour d'assises de la Dordogne série U, 1916Jugement, instruction et éventuel plan des lieux de l'affaire Mallet–Labrousse ; confronter les divergences de la presse. MairieExemplaires communaux des recensements 1886, 1896, 1906 et 1911, absents des microfilms départementaux ; contrôler la fiche municipale de février 1951. Service régional de l'archéologie ; BRGMRelevés et localisation vérifiée du « cluzeau de Cavigne » (AQIAA0006774) et bibliographie des deux souterrains signalés. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/combe_de_lalinde/ — Combe de Lalinde en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Combe de Lalinde en Villadeix À l’est de Caveroussie, quatre parcelles boisées portent un nom de vallon. Sous les arbres, le relief descend vers la Louyre et les chemins traversent encore le versant. Le cadastre de 1824 dessine déjà ce terrain, mais n’y inscrit pas « Combe de Lalinde ». Aucune maison ni famille ne peut encore être attachée à ce nom : son histoire reste à chercher dans les archives des terres. 44,91989° N — 0,69305° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre D 198 à D 201 · 6,30 ha Altitude au point de repère ≈ 144 m 2026 · extraction cadastraleCOMBE DE LALINDESeule forme documentaire retenue ; aucune forme écrite ancienne établie. En bref « Combe de Lalinde » désigne quatre parcelles boisées (D 198 à D 201, 6,30 hectares), à l’est de Caveroussie, contre la limite de Saint-Marcel-du-Périgord. Le mot « combe » décrit le creux du terrain, qui descend vers la Louyre ; le complément « de Lalinde » reste inexpliqué. Le cadastre de 1824 dessine ces terres sans y inscrire le nom, les cartes de Belleyme et de Cassini ne le portent pas non plus, et aucune maison n’y figure. Aucun acte ni aucun ménage recensé ne peut lui être rattaché pour l’instant. Aujourd’hui, le PLUi de 2024 classe tout le périmètre en zone naturelle et forestière. Seul l’état de sections, avec la matrice, pourrait donner une première attestation ancienne. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn creux sous les arbres Quatre parcelles à la limite de Saint-Marcel Le lieu-dit se trouve au sud de la route de la Vallée, à l’est de Caveroussie, contre la limite de Saint-Marcel-du-Périgord. Son emprise cadastrale mesure 6,30 hectares et rassemble les parcelles D 198, 199, 200 et 201. Aucune emprise de bâtiment cadastré ne la recoupe. Ces données proviennent de l’extraction officielle DGFiP/Etalab.Cadastre Le périmètre actuel. Fond Plan IGN ; contour et parcelles DGFiP/Etalab ajoutés pour cette notice. Les 6,30 ha sont la surface géométrique du lieu-dit ; les contenances des parcelles totalisent, distinctement, 61 430 m². Le relief donne au nom son premier sens. Le modèle de terrain LiDAR (relevé laser du relief) révèle une dépression allongée, ouverte vers le nord et la vallée de la Louyre. Au point de repère, l’IGN donne 144 m, valeur arrondie ; ce n’est pas une altitude moyenne. Plusieurs chemins se dessinent sur le versant, sans que leur forme suffise à les dater.Images IGN lues Le terrain sous le couvert. IGN, LiDAR HD ; date locale d’acquisition non établie. Le contour rouge est actuel. Aucun de ces tracés n’est interprété ici comme un vestige daté. Le nomUn sens, une inconnue « Combe » décrit le relief ; « de Lalinde » reste à expliquer En occitan périgordin, coumbo, comba désigne une vallée. L’entrée « Combe » du lexique publié dans le Bulletin de la SHAP, 2011, p. 121, a été lue sur son fac-similé. Le mot convient bien au creux observé ici, mais son ancienneté dans la langue ne date pas le nom de ces terres.Source linguistique Le complément « de Lalinde » est moins assuré. Il pourrait renvoyer à la ville de Lalinde ; aucun acte consulté ne précise toutefois une relation de propriété ou de chemin. On ne connaît pas davantage de forme ancienne permettant de trancher. L’origine du complément demeure donc ouverte.Non établi XVIIIe siècleLe secteur, sans son nom Un bois voisin sur Belleyme La feuille 22 de Belleyme figure des arbres au sud de la route de la vallée, près de la limite orientale du secteur. Leur position demande de la prudence : la majeure partie du bois dessiné se trouve à l’est du report de la limite communale actuelle. Seule sa lisière occidentale touche le secteur recherché. Cette carte ne permet pas d’affirmer que les quatre parcelles actuelles étaient toutes boisées.Lu sur l'image Belleyme, feuille 22. Exemplaire Bordeaux Montaigne, Belleyme-22 ; levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle, date locale non établie. Recadrage de l’index cartographique : graduations et trait rouge sont des ajouts modernes, de position indicative. Ni cet extrait ni celui de Cassini, feuille 71, ne portent « Combe de Lalinde ». C’est une absence de libellé sur ces cartes, non la preuve que le nom n’était pas employé sur place. 1824Le dessin des terres Des contours, un chemin, aucun nom inscrit La deuxième division de la section D, dite du Cirier, montre le secteur à l’est du bâti de Caveroussie. On y lit notamment les numéros 237, 238, 239 et 240 ; un chemin oblique traverse le parcellaire. Aucune maison n’est figurée dans le secteur de Combe de Lalinde, et ce nom n’y est pas écrit. Le tableau d’assemblage date le plan communal : « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 ».Lu sur les originaux AD Dordogne, 3 P 3 4624, feuille D2. Recadrage du plan original. Date lue sur le tableau d’assemblage, 3 P 3 4616. Les numéros anciens sont des repères de recherche, sans équivalence automatique avec D 198 à D 201. Le plan ne donne ici ni propriétaire ni nature de culture. Une parcelle laissée sans teinte ne suffit pas à reconnaître une terre, un pré ou un bois. L’état de sections (registre des parcelles et de leurs propriétaires) doit encore fournir ces renseignements, ainsi que d’éventuels noms de cantons plus anciens que ceux du cadastre actuel. XIXe–XXIe sièclesLe couvert vu du ciel Un couvert ancien, devenu plus continu La minute d’état-major montre un versant hachuré, sans nom « Combe de Lalinde » ni maison identifiée à l’emplacement repéré. Le millésime local n’est pas établi : l’extrait appartient à la mosaïque des minutes 1820-1866. Son décalage par rapport au cadastre actuel empêche une lecture à la parcelle.Lu sur l'image IGN, minute d’état-major au 1/40 000. Série 1820-1866 ; date locale inconnue. Le secteur est recherché sous la grande inscription de Caveroussie ; les maisons des hameaux voisins ne lui sont pas attribuées. Les photographies des mosaïques 1950-1965 et 1965-1980 montrent déjà des arbres, mais aussi des plages ouvertes et des chemins nettement visibles. Sur la vue récente, le couvert paraît plus continu. Cette comparaison décrit une évolution visible ; elle ne date ni une plantation ni une coupe, et ne permet pas d’identifier les essences.Comparaison des images Mosaïque 1950-1965. IGN. La date exacte du cliché local n’est pas connue ; le contour rouge est celui d’aujourd’hui. Mosaïque 1965-1980. IGN. Même cadrage ; la fourchette du produit ne vaut pas datation précise du cliché. Le couvert récent. Orthophotographie (photo aérienne) IGN consultée ; millésime local non établi. Aucun bâtiment cadastré dans le périmètre (données DGFiP). Le PLUi de 2024 place tout le périmètre en zone N, naturelle et forestière : règlement graphique, feuille 36, version du 26 novembre 2024, d’après les données géographiques officielles. Ce classement documente cette version du plan ; il ne renseigne pas l’usage ancien des terres.Plan et données du cadastre Les textesCe qui manque encore Le nom attend sa première attestation ancienne La recherche dans les relevés d’archives n’a trouvé aucun acte attribuable à Combe de Lalinde. Le relevé des mentions du lieu ne lui rattache aucun ménage recensé. Ces résultats ne prouvent ni une absence ancienne d’habitants ni une absence d’exploitation : ils délimitent ce que les sources consultées permettent de raconter.Résultat de recherche Source | Recherche | Résultat et portée | Registres paroissiaux | 5 361 actes relevés | Aucune occurrence attribuable au lieu dans les relevés ; pas de nouvelle lecture intégrale des registres. | État civil | 4 642 actes relevés | Les rapprochements avec des lieux de Lalinde ou Combe de Lugon ont été écartés ; aucun acte retenu. | Gourgues · 1873 | 104 entrées | Aucune entrée au nom recherché ; les autres combes citées ne sont pas assimilées à celle-ci. | À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l’inventaire. Rechercher les noms, natures et propriétaires du secteur oriental de D2, autour des repères 237 à 243. 63 P 704Matrice de 1826 (registre des propriétaires) : suivre les comptes des propriétaires ainsi identifiés et les mutations des terres. 63 P 1547/1-2Propriétés non bâties, 1914-1955 : poursuivre la chaîne et demander les documents de rénovation reliant l’ancien plan à D 198–201. Cadastre · 3 EÉtablir la concordance parcellaire, puis rechercher les titres notariés et les confronts susceptibles d’expliquer « de Lalinde ». Aucun acte précis n’est encore identifié. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/combe_de_lugon/ — La Combe de Lugon en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Combe de Lugon en Villadeix Un petit écart de la vallée de la Louyre, absent du cadastre de 1824 et sans trace certaine avant 1869 — l'année où y naît, puis y meurt en un mois, le petit Antoine Banes, entouré d'un tailleur d'habits et d'un cantonnier. La suite est un siècle de boulangers : Bazès, Lacombe, Magat, Cassagne, Labrousse, Lamothe se succèdent au four, avant que restaurateurs, cordonnier et couturière ne prennent le relais entre les deux guerres. Et un nom qui, à y regarder de près, n'a pas toujours été « Lugon » : les tout premiers actes disent « Lugoy ». Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,91939° N — 0,68344° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre sections D et E, ≈ 13,15 ha, 33 parcelles Vallée de la Louyre, au sud du bourg 1869Lugoydeux actes d'état civil, finale en boucle descendante, non un « n » v. 1884combe de lugonBrugière, tableau des villages 1884Lugonacte de mariage Bazès–Ladgié, « n » plat 1902Lugoymariage Magat, retour de la finale en boucle 1905 →Lugondécès Rapha, puis recensements et matricules 1909-1911Combe-de-Lugongraphie avec traits d'union 1919Lugdon [?]lecture de seconde main, à vérifier 2020 →Combe de Lugon Nord/Sudcadastre, BAN, délibération communautaire En bref La Combe de Lugon est un petit écart de la vallée de la Louyre, au sud du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Il ne figure pas sur le plan cadastral de 1824 ; sa première mention datée est de 1869, avec la naissance puis le décès, un mois plus tard, du petit Antoine Banes, et trois foyers déjà installés. Dans ces actes, le nom s'écrit « Lugoy » et non « Lugon » : les deux formes ont coexisté jusqu'au début du XXe siècle. Pendant un siècle, des boulangers s'y succèdent (Bazès, Lacombe, Magat, Cassagne, Labrousse, Lamothe), puis viennent des restaurateurs, un cordonnier et une couturière entre les deux guerres. Le lieu est toujours habité aujourd'hui. On ne sait pas encore quand les premières maisons ont été bâties, ni qui les a fait construire. Le siteUn écart sans nom, avant 1869 Un habitat apparu entre le cadastre et 1869 La Combe de Lugon est un écart habité de la vallée de la Louyre, au sud du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Le point de repère du lieu-dit est 44,91939° N, 0,68344° E. Les maisons s'échelonnent le long de la route de la Vallée, principalement à l'ouest du carrefour avec la route venant du bourg et la route du Barbeyrol. Les terres ouvertes de la vallée s'étendent au nord ; jardins et versant boisé occupent le côté sud. Le Moulin Bessou, la Ruffie et la Bouyguette sont des voisinages immédiats, mais leurs habitants ne doivent pas être automatiquement agrégés à ceux de la Combe. Plan et photos aériennes (orthophotographies) IGN Le cadastre de 1824 (plan cadastral napoléonien) ne montre aucune masse bâtie dans le secteur du noyau actuel, ni de part ni d'autre du chemin, sur les feuilles D2 et E2 — les anciens numéros voisins sont notamment D 218-220, 224-225, et E 613-616. La Ruffie, elle, possède déjà son propre bâti plus au sud. Ce repérage s'appuie sur le chemin, la Louyre et les villages environnants ; il ne constitue pas une concordance parcellaire établie entre 1824 et le cadastre actuel. Cadastre de 1824, section E2 — rive nord du chemin, secteur du noyau actuel. Pas de nom de la Combe, pas de bâti. AD24, 3 P 3 4626. Cadastre de 1824, section D2 — rive sud du chemin. Le bâti visible plus au sud appartient à la Ruffie, un autre lieu. AD24, 3 P 3 4624. L'hypothèse la mieux étayée est donc celle d'un petit habitat constitué au XIXe siècle, après le levé de 1824 et avant juillet 1869. On ne connaît encore ni l'année des premières constructions, ni leurs commanditaires. Le nom a pu exister auparavant comme nom de terres : les plans et les actes retrouvés ne permettent pas de trancher. Hypothèse, non démontrée Le nomLugoy, puis Lugon Une finale ambiguë : « Lugoy », pas « Lugon » Le mot combe désigne une petite vallée encaissée ; le Dictionnaire de l'Académie le fait remonter au bas latin cumba, probablement d'origine celtique. Cette explication convient au relief, sans dater la création du nom de lieu. Lugon demeure inexpliqué : aucune forme médiévale ni attestation d'un possesseur éponyme n'a été établie. Étymologie de « Lugon » inconnue Ce que dit vraiment l'acte Les deux actes de 1869 (naissance et décès d'Antoine Banes, 5 E 409/11) écrivent « Lugoy » : la finale est une longue boucle sous la ligne, comme le « y » du même scribe, et non le petit « n » plat de ses autres mots. Le mariage de 1884, de la main d'un autre scribe, porte bien « Lugon », comme la naissance de 1892 et la fiche militaire de 1932 ; mais le mariage Magat du 30 juillet 1902 revient à « Lugoy », et le décès de Jean Rapha en 1905 dit « Lugon » à trois reprises. Les deux formes ont donc coexisté au début du XXe siècle, selon le scribe. 31 juillet 1869 — première mention datée du lieu. « …au lieu de la combe de Lugoy commune de Saint-félix… » La date « vingt-huit » a été biffée et remplacée par « trente-un » en renvoi approuvé. AD24, 5 E 409/11, N 1869 n°8, v05 D-v06 G. Les documents alternent ensuite les articles la/La, les minuscules et majuscules, et les traits d'union : « Combe-de-Lugon » en 1909-1911. « Lugdon » est la lecture donnée par un relevé de l'acte de décès de 1919 et reste à vérifier. La forme soudée « Lacombe-de-Lugon », signalée dans un résultat de recherche de presse de décembre 1924, n'est pas retenue comme forme écrite attestée sur l'imprimé. Une piste de 1792 : « marc delugon », témoin Le 13 juin 1792, un témoin est nommé « marc delugon », dans le mariage de Léonard Desbos et Marie Camberou. L'image confirme la lecture générale du nom, sans domicile ni formule « de la Combe ». Il s'agit d'une mention de personne ; rien ne permet de l'identifier à un habitant ou au propriétaire de notre écart. Cette occurrence ne recule donc pas la première mention certaine du lieu à 1792. Lien avec le lieu non démontré 13 juin 1792. Le témoin « marc delugon » au mariage Desbos-Camberou — une piste onomastique conservée, non une preuve d'occupation du lieu. AD24, 5 E 409/3, vue 587 G. 1869Trois foyers d'emblée Un cultivateur, un tailleur, un cantonnier Le 31 juillet 1869, Marc Banes, 38 ans, déclare Antoine, né le matin à la Combe de Lugon de son mariage avec Jeanne Soumeyrou, 34 ans. Les parents sont alors cultivateurs. Le nourrisson meurt le 25 août. Les deux voisins qui déclarent le décès le lendemain sont Pierre Reversade, tailleur d'habits, et Jean Ladgié, cantonnier : trois foyers ou noyaux familiaux sont ainsi rattachés au lieu dès 1869, même si le recensement de 1872 n'en regroupe que deux sous cette rubrique. Lu sur les originaux 26 août 1869. Décès d'Antoine Banes, un mois ; déclarants Pierre Reversade, tailleur d'habits, et Jean Ladgié, cantonnier, « voisins non parents » domiciliés au lieu. AD24, 5 E 409/11, D 1869 n°13, v06 G-D. Les Bannes viennent au moins pour partie de Lapalu : Anne Barnes y est née le 5 décembre 1862, de Marc Barnes, tisserand, et Jeanne Soumeyrou. Le métier de Marc devient commissionnaire dans les actes de 1872 et 1876 et dans les recensements. Un nouvel Antoine naît le 27 octobre 1872, puis Henri le 3 mars 1876. Pierre Reversade appartient à une famille de tailleurs implantée auparavant aux Quatre-Mailles ; sa fille Jeanne est née à Lapouleille en 1855. À la Combe, son épouse Jeanne Monteil, elle-même tailleuse, meurt le 7 mars 1876. Le 26 octobre, leur fille Jeanne épouse Pierre Pasquet, mercier à Cendrieux, contrat reçu le 13 octobre par Me Lafaye, notaire à Cendrieux. La famille Reversade n'est plus relevée à la Combe en 1881 ; la date et la cause de cette disparition demeurent inconnues. Jean Ladgié, originaire de Salviac dans le Lot, a épousé Marie Javerzac à Saint-Félix le 21 août 1862. En 1872, les quatre personnes du ménage figurent sous Labouyguette, bien que Jean soit déjà domicilié à la Combe dans l'acte de 1869. Dès 1876, la liste les rattache à la Combe. Décalage de délimitation, non daté 1884-1905Du cantonnier aux boulangers L'alliance Ladgié-Bazès, et le moulin voisin Le 8 janvier 1884, Jeanne Ladgié, couturière âgée de 17 ans et 11 mois, épouse Pierre Bazès, 23 ans, boulanger au Moulin Bessou, né et encore domicilié au Labouret, à Pressignac, fils de feu Jean Bazès et de Catherine Rapha. Les parents Ladgié demeurent à la Combe. Le contrat est du 24 décembre 1883, devant Me Larobertie à Sainte-Alvère. 8 janvier 1884. Mariage de Pierre Bazès, boulanger au Moulin Bessou, et Jeanne Ladgié, couturière à la Combe de Lugon. AD24, 5 E 409/13, M n°1, v01 D-v02. Le couple habite encore le Moulin Bessou lors de la naissance de Céline Jeanne, le 13 février 1886. Il est établi à la Combe le 27 janvier 1890, à la naissance de Berthe Marguerite. Le recensement de 1891 réunit les ménages Bazès et Ladgié dans la même maison numérotée 3 : une cohabitation familiale attestée, pas une mutation de propriété démontrée. Installation encadrée entre deux dates, non prouvée L'autre fille Ladgié, Marie, tailleuse de robes, épouse le 5 avril 1888 Barthélemy Firmin Dupuis, charpentier de moulin. Les alliances relient ainsi le foyer du cantonnier aux métiers de la farine et du pain, mais rien ne prouve que les différents moulins et boulangeries aient constitué une même entreprise. Rapha, Lacombe et le second boulanger En 1881, un troisième ménage est celui de Bertrand Rapha, 47 ans, propriétaire et marchand, avec Anna Laudu. Les listes de 1891 et 1901 donnent Jean Rapha ; l'identité du couple est très probable. L'acte de décès de Jean Rapha, le 10 mai 1905, nomme explicitement Pierre Bazès comme son neveu. Le 25 janvier 1890, Jean Lacombe, boulanger, et Jeanne Lachaize se marient, tous deux domiciliés à la Combe. Ils y ont Léo (1890), Alfred (1892), Ernest (1894) et Marie (1898). Jean meurt à 31 ans le 14 août 1899. En 1901, un enfant Lacombe de dix ans est recueilli chez les Rapha, dit « son neveu » : probablement Léo, qui épousera à Colombes en 1913 et mourra en 1965. Le 30 juillet 1902, David Antoine Magat, boulanger domicilié à la Combe — l'acte porte « la Combe de Lugoy » — épouse Marie Rougeoir, meunière née au Moulin Bessou, fille des meuniers Victor Rougeoir et Marie Pélou. C'est une deuxième alliance documentée entre la Combe et le moulin voisin. 24 mai 1892. Naissance de Pierre René Bazès, fils du boulanger Pierre Bazès et de Jeanne Ladgié, « au lieu de la Combe de Lugon ». Il sera lui-même boulanger. AD24, 5 E 409/13, N n°6, v03 D. 1900-1921Un petit centre de métiers Plusieurs fours à la fois, sans qu'on sache combien En novembre 1900, Jean Antoine Cassagne, boulanger, et Marguerite Roche ont un fils à la Combe. Le recensement de 1901 compte aussi le ménage Bazès et un ouvrier boulanger, Jean Antony, 22 ans : la présence simultanée de plusieurs travailleurs du pain est démontrée, sans dire combien de fours fonctionnent. C'est le maximum des listes disponibles : seize personnes en trois maisons et quatre ménages. Jean Ladgié meurt au lieu le 20 janvier 1906, encore qualifié de cantonnier, puis Marie Javerzac le 2 février 1908. Un autre cantonnier communal, Jean Lionnet, épouse Élisabeth Marcou en décembre 1907 et le couple est domicilié à la Combe en 1909 ; leur fille et Élisabeth meurent toutes deux à Lapouleille, chez les parents de celle-ci, en 1909. La descendance Bazès : une génération de front La descendance de Pierre Bazès et Jeanne Ladgié se suit sur plusieurs générations. Marie Héloïse, née en 1885, domestique et célibataire, meurt chez ses parents à la Combe le 16 mars 1914, à 29 ans. Berthe Marguerite, née en 1890, épouse en 1911 un facteur des postes ; la veuve Berthe Étienne, recensée seule à la Combe en 1946, en est très probablement cette fille revenue au lieu. Pierre René Bazès, né à la Combe le 24 mai 1892, boulanger selon sa fiche militaire, rejoint le 2e régiment d'infanterie coloniale et disparaît à Rossignol, en Belgique, le 22 août 1914. Le tribunal de Bergerac fixe judiciairement son décès à cette date le 2 juin 1920, avec la mention « Mort pour la France ». Naissance, fiche militaire et jugement lus sur les documents Fiche matricule. Pierre René Bazès, boulanger, matricule 1008 : disparu à Rossignol le 22 août 1914. AD24, 2 R 1069, classe 1912, Bergerac. Jugement du 2 juin 1920. Décès de Pierre René Bazès fixé au 22 août 1914, « Mort pour la France » ; transcription du 12 juin. AD24, 5 E 409/16, D 1920 n°6, v03 D-v04 G. Justin Fernand Bazès, né le 7 juin 1896, boulanger puis mécanicien patron, sert dans l'armée d'Orient (médaille d'Orient). En octobre 1921, lui et son épouse Hélène Marie Moureau sont tous deux boulangers domiciliés à la Combe. Ses adresses militaires le placent à Aubervilliers le 19 mai 1928, de nouveau à « St-Félix de Villadeix (Combe de Lugon) » le 14 novembre 1932, puis à Bordeaux le 17 août 1936. Fiche matricule, tableau des domiciles. Retour de Fernand Bazès à la Combe de Lugon le 14 novembre 1932, entre Aubervilliers (1928) et Bordeaux (1936). AD24, 2 R 1121, classe 1916, Bergerac, matricule 513, image 2. Joseph Bazès, né à la Combe le 28 mai 1899, boulanger, s'engage à Bergerac pour quatre ans le 15 octobre 1917, au 30e bataillon de chasseurs à pied. Il devient caporal le 31 août 1918 et reçoit une citation avec Croix de guerre à étoile de bronze le 26 septembre 1918. Fiche matricule. Joseph Bazès, boulanger, né à la Combe en 1899 : engagement volontaire, caporal, Croix de guerre à étoile de bronze. AD24, 2 R 1150, classe 1919, Bergerac, matricule 954. 1921-1936Boulangerie, restaurant, cordonnerie Un fait divers, et des métiers qui se succèdent La presse apporte un autre nom : Antoine Labrousse, boulanger à Combe-de-Lugon. Le 7 juin 1924, Le Progrès de Bergerac et de la Dordogne rapporte une enquête de la gendarmerie de Lalinde sur une tentative de cambriolage qui aurait eu lieu à son domicile le 25 mai. Le conditionnel appartient au journal : il ne s'agit pas d'un jugement établissant le délit. Fait rapporté au conditionnel, non jugé 7 juin 1924. « …chez Antoine Labrousse, boulanger à Combe-de-Lugon… » Une tentative de cambriolage, rapportée au conditionnel. BnF-Gallica, Le Progrès de Bergerac et de la Dordogne, p. 2, rubrique Lalinde. En 1926, un deuxième ménage boulanger est celui d'Élie Lamothe, patron, avec ses fils Georges et Roland, également boulangers — le recensement de 1921 les plaçait au Moulin de Rabard. À partir de 1931, Martial Hivert et Alexandrine sont recensés comme restaurateurs, et le demeurent en 1936 et en 1946. En 1936 apparaît le ménage Canonico : Marino, né en Italie en 1908, cordonnier, et Marie, née en Italie en 1912, couturière, avec leur fille née en 1933 ; le couple est noté italien. L'arrivée, les conditions d'installation et le départ de cette famille ne sont pas documentés ; elle n'apparaît plus dans la rubrique de 1946. 1946-1951Après-guerre Six habitants nominatifs, huit sur une feuille contradictoire En 1946, les six personnes de la liste se répartissent entre les Hivert, la veuve Berthe Étienne et le ménage d'un maçon avec son épouse et leur enfant, dont les identités ne sont pas reproduites ici. Le passage de la boulangerie à la restauration puis aux métiers du bâtiment décrit une succession de présences professionnelles ; aucune vente, fermeture ou transmission de fonds n'est établie. Une feuille volante signée à Saint-Félix-de-Villadeix le 15 février 1951, conservée dans le même ensemble, donne trois maisons, trois ménages et huit habitants à la Combe. Son en-tête indique expressément qu'elle est établie d'après le recensement de mars 1946. Ce chiffre diverge donc du décompte nominatif de six personnes ; il ne forme pas une observation démographique indépendante de 1951. Discordance non résolue Feuille du 15 février 1951, référée à mars 1946 : huit habitants, contre six dans la liste nominative de 1946 — une discordance, non une hausse démontrée. AD24, 106 W 71, p04, feuille volante. Le bâtiDe 1824 à aujourd'hui Trois couches d'images, un même ruban le long de la route Le nom désigne aujourd'hui deux ensembles cadastraux : COMBE DE LUGON-NORD, section E, environ 9,77 ha, et COMBE DE LUGON-SUD, section D, environ 3,38 ha. Ces surfaces comprennent champs, bois, jardins et bâtiments ; elles ne constituent ni un domaine historique démontré ni une unité de propriété. Aucun acte retrouvé ne lui donne le statut de maison noble, repaire, château ou ferme seigneuriale (métairie). Carte d'état-major, couche IGN 1820-1866. Pas de nom ni de maison individualisée au point repéré ; l'intervalle de la couche n'est pas une date précise du levé local. Orthophotographie, couche 1950-1965. Volumes bâtis en ruban de part et d'autre de la route ; parcelles ouvertes au nord, arbres et jardins au sud. Orthophotographie, couche 1965-1980. Même organisation ; longues toitures, cours et jardins plus nettement lisibles. Orthophotographie récente (acquisition non datée dans le dossier). Maintien du ruban bâti, annexes et cours ; boisement plus continu au sud-est que dans l'extrait précédent. Le fichier cadastral contemporain dénombre 13 emprises « en dur » et cinq légères, sur l'ensemble Nord et Sud. La BD TOPO donne 17 objets bâtiments et cinq logements dans son propre découpage — des nombres qui ne sont pas interchangeables : annexes, parties de bâtiments et constructions légères ne sont pas des maisons d'habitation supplémentaires. Vers 1884, le tableau de Brugière comptait deux maisons ; le recensement de 1881, trois. Brugière, vers 1884. Tableau des villages : « combe de lugon », distance « 1/2 », deux maisons — un décompte qui ne coïncide pas nécessairement avec les trois maisons du recensement de 1881. SHAP, fonds Pommarède, notice de Saint-Félix, p. 3 du PDF. Aujourd'huiUn lieu-dit habité Champs, projet de carrefour, et un puits et un tombeau non identifiés Le lieu demeure identifié comme lieu-dit habité par l'IGN. Les adresses se répartissent entre la route de la Vallée et la route du Barbeyrol. L'extraction cadastrale compte 33 parcelles, soit 20 au Nord et 13 au Sud, pour environ 13,15 ha. Le RPG 2024 décrit environ 7,80 ha de surfaces agricoles déclarées, principalement maïs, orge et avoine. Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 situe le lieu surtout en zones Atvb et N, avec une petite partie en A ; il repère une zone humide, des haies/ripisylves et l'emplacement réservé SFV02, « Aménagement du carrefour », au bénéfice de la commune. Plan de situation IGN. La Combe de Lugon et ses voisins immédiats : Moulin Bessou, la Ruffie, la Bouyguette. Deux objets patrimoniaux ponctuels sont repérés dans l'extraction du PLUi, vers les parcelles E 0475 et D 0330, mais sans intitulé. La BD TOPO localise à proximité immédiate respectivement un puits et un tombeau. La concordance spatiale suggère que les protections visent ces objets ; il ne s'agit pas d'une identification confirmée par une fiche patrimoniale descriptive. Leur datation et l'identité historique du tombeau restent inconnues. Concordance spatiale, non une fiche confirmée Relief ombré LiDAR (relevé laser du relief). Fond de vallée peu pentu, talus, chemins et versant sud. Aucune attribution archéologique par cette seule image : pas de cluzeau, souterrain ou vestige antique identifié. Les données économiques rassemblées indiquent des établissements de maçonnerie et de menuiserie domiciliés sous le nom du lieu à partir de 1998 ; les trois enregistrements extraits sont fermés administrativement en 2025-2026. Enfin, le nom cadastral Combe de Lugon Nord apparaît dans la décision communautaire du 24 novembre 2020, à propos de la parcelle E 0486, dans le périmètre du droit de préemption délégué au maire. La décision ne prouve ni acquisition de cette parcelle ni construction ultérieure. Et maintenantOù chercher Les matrices cadastrales, pour passer des habitants aux maisons À ce stade, les sources civiles rendent visible une continuité Ladgié-Bazès, mais ne démontrent pas le mode de transmission de leurs biens. La consultation des matrices (les registres des impôts fonciers, qui listent propriétaires et bâtiments) est le moyen le plus direct de passer de l'histoire des habitants à celle des maisons. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections A à E, sans date, et matrice bâtie et non bâtie de 1826 : nom ancien des terres au carrefour (anciens D 218-220, 224-225 et E 613-616), propriétaires initiaux, apparition des constructions après 1824. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : maisons et ateliers Reversade, Bannes, Ladgié, Rapha, Bazès, Lacombe ; dates fiscales de construction et transmissions. 63 P 1547/1-3Propriétés bâties (1910-1955) et non bâties (1914-1955) : boulangeries, restaurant, constructions et annexes ; concordance avec les emprises Nord/Sud actuelles. 176-183 Q 421 QBureau de Lalinde : actes civils publics, sous seing privé, tables acquéreurs/vendeurs, contrats de mariage, successions, baux — pour repérer ventes, locations commerciales et successions. Me Labat Me Lafaye Me LarobertieMinutes des notaires de Beauregard (1862), Cendrieux (1876) et Sainte-Alvère (1883, 1888, 1890) : contrats de mariage Ladgié-Javerzac, Pasquet-Reversade, Bazès-Ladgié, Dupuis-Ladgié, Lacombe-Lachaize. Trib. Bergerac 2 juin 1920Dossier de déclaration du décès de Pierre René Bazès, si le parcours militaire doit être détaillé au-delà de la transcription et du matricule. RC BergeracRegistre du commerce : titulaires successifs des boulangeries et du restaurant, fonds Labrousse/Lamothe/Hivert ; vérifier l'annonce de presse de décembre 1924. Archives comm.Voirie, numérotation, permis et matrices récentes : origines du carrefour, transformations des bâtiments, changements d'adresse. PLUi, E 0475 D 0330Notice patrimoniale et visite autorisée des objets repérés : identification historique du puits et du tombeau, inscriptions, datation. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/combe_du_rat/ — Combe du Rat en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Combe du Rat en Villadeix Sur le versant qui descend de la route de la Motte Castrale, la Combe du Rat conserve un nom de bois. En 1873, Gourgues la décrit comme un taillis « à la Pouleille » et renvoie à un acte de 1760, qui reste à retrouver. Le plan de 1824 dessine ici un parcellaire sans village nommé. Les photographies aériennes montrent ensuite des maisons en lisière, tandis que le bois occupe encore une grande partie du lieu. 44,92859° N — 0,67909° ECommune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405)Cadastre actuel section E · 42 parcelles · ≈ 12,74 haAltitude au point de repère ≈ 153 m (IGN) 1873 · référence à 1760Rat (Combe du)forme de la vedette imprimée de Gourgues ; graphie de l’acte non vérifiée Cadastre · relevé 2026COMBE DU RATnom du lieu-dit cadastral, commune 24405 IGN · consulté en 2026la Combe du RatPlan IGN et BD TOPO : lieu-dit habité En bref La Combe du Rat est un versant boisé au nord-ouest du bourg, au sud de La Croix Rouge. Sa plus ancienne mention connue vient d'un dictionnaire de 1873 : l'auteur, Gourgues, y décrit un taillis « à la Pouleille » et cite un acte de 1760, que personne n'a encore retrouvé. Le plan cadastral de 1824 montre ici des parcelles et des chemins, sans maison ni nom. Sur les photographies aériennes, une construction apparaît dans la couche 1965-1980, et des maisons bordent aujourd'hui la route de la Motte Castrale. Le sens de « Combe » (un vallon) est sûr ; l'origine de « Rat » reste inconnue. Aucun habitant n'a été trouvé dans les registres de 1668 à 1922, ce qui ne prouve pas que personne n'y ait vécu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteEntre route et vallon Un nom étendu au versant boisé La Combe du Rat se trouve au nord-ouest du bourg, au sud de La Croix Rouge. Le lieu-dit cadastral s’étend à l’ouest de la route de la Motte Castrale, jusqu’à la route du Girard sur une partie de sa limite occidentale. Son contour comprend le versant, des parcelles ouvertes et un fond de vallon. Le point de repère du lieu-dit est à environ 153 mètres d’altitude ; cette valeur n’est pas celle de tout le périmètre. Cartes et données IGN Le périmètre actuel. Plan IGN, fond consulté en septembre 2026 ; limite cadastrale Etalab ajoutée pour cette notice. Le nom placé sur la carte est un repère, et non une parcelle unique. Nord en haut. Le contour actuel couvre environ 12,74 hectares et 42 parcelles de section E, selon les données cadastrales relevées pour cette étude. Il sert à situer les observations récentes. Rien ne permet encore de lui donner exactement les limites du taillis (bois coupé régulièrement) mentionné au XVIIIe siècle. Limites anciennes inconnues Le nomLe vallon et l’inconnu « Combe » se comprend ; « Rat » reste à expliquer Le premier élément appartient au vocabulaire occitan du relief : comba, « vallon ». Le lexique historique de Pèire Casado donne combe comme forme francisée de ce mot, et traduit comba par « vallon » à l’entrée conbe (p. 67). Le creux visible sur le relief IGN rend cette lecture topographique cohérente ici. Voir le lexique, p. 67. Sens établi Pour « du Rat », les documents consultés ne permettent pas de trancher. Une référence à l’animal ou à un nom ou surnom de personne reste possible ; aucun propriétaire ainsi nommé n’a été identifié pour ce bois. Il serait prématuré de raconter l’une de ces explications comme l’origine du lieu. Origine non établie 1760 · 1873Une trace de taillis Gourgues : « taillis à la Pouleille » La mention la plus ancienne retrouvée est rapportée par une source postérieure. À la page 263 de son Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, publié en 1873, Gourgues écrit : « Rat (Combe du), taillis à la Pouleille, cne de Saint-Félix-de-la-Linde. — 1760 (Acte not.). »Gourgues, 1873, p. 263 · Gallica bpt6k39292s, vue 356 · imprimé lu sur l'image Page 263, édition de 1873. La date 1760 et les mots « taillis à la Pouleille » sont lisibles. L’entrée suivante concerne une autre commune : Sainte-Foy-de-Longa. Fac-similé de l’exemplaire de l’Université de Toronto, archive.org. Le mot taillis décrit un bois exploité par coupes et rejets. La localisation « à la Pouleille » rattache le nom à cet environnement foncier, au nord du lieu actuel ; elle ne fournit ni superficie ni propriétaire. Le nom communal employé par Gourgues, « Saint-Félix-de-la-Linde », et la proximité de La Pouleille permettent de rattacher très probablement cette entrée à notre Combe du Rat. Rapprochement très probable 1760 demeure une attestation indirecte. L’imprimé a été lu, mais pas l’acte notarié qu’il invoque. Gourgues ne donne ici ni notaire, ni jour, ni cote. On ne connaît donc ni l’objet de l’acte — vente, partage, bail ou autre — ni son orthographe exacte. La première forme directement lue est celle de la vedette publiée en 1873. Consulter la page de Gourgues. Acte à retrouver L’homonyme de Sainte-Foy Immédiatement au-dessous, Gourgues imprime une seconde entrée « Rat (Combe du) », localisée à « Sainte-Foy-de-Longa » et référencée « A. Jud. ». La date 1760 appartient à la première entrée seulement. Les documents de ces deux lieux doivent rester séparés. Deux entrées distinctes 1824 · XIXᵉ s.Le parcellaire, sans le nom Des terres dessinées, aucun village nommé Le tableau d’assemblage du cadastre (plan cadastral napoléonien de 1824) porte la date du 10 août 1824 (AD Dordogne, 3 P 3 4616). Le secteur de la Combe du Rat est à chercher sur la seconde feuille de la section E, dite de Caveroque, levée par Lacoste, géomètre : 3 P 3 4626. La comparaison des chemins permet de repérer le versant à l’ouest de l’actuelle route de la Motte Castrale. Titres du plan lus AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E2. Le chemin diagonal rejoint, à droite, la voie portant la destination « à La Pouleille ». Les numéros 517 à 520 servent de repères dans le secteur. Ils ne constituent pas une concordance complète avec les parcelles actuelles. Dans ce secteur, le plan montre des limites parcellaires et des chemins, sans emprise bâtie. Il n’y écrit pas « Combe du Rat ». Ce constat documente le paysage cadastré, pas une disparition du nom entre 1760 et 1873. La nature fiscale des parcelles — bois, terre, vigne, pré — et leurs propriétaires restent à lire dans l’état de sections et les matrices (registres des impôts fonciers). Lu sur le plan État-major, XIXe siècle, fond IGN. Le secteur recherché se situe au centre, au nord-ouest du bourg : ni nom « Combe du Rat » ni groupe de maisons identifiable à cet emplacement. Le calage des cartes anciennes reste approximatif. La fenêtre de Cassini examinée ne nomme pas davantage le lieu ; l’état-major représente le relief et les chemins sans y individualiser un hameau. Ces silences cartographiques conviennent à un nom de terres ou de bois. Ils ne suffisent pas à démontrer que personne n’a jamais vécu dans les environs. Absence peu probante Ce que les registres apportent — et n’apportent pas La recherche du nom et de ses variantes dans les registres a porté sur les registres paroissiaux (5 361 entrées) et l’état civil (4 642 entrées), pour les séries réunies de 1668 à 1922 : aucune occurrence pertinente n’a été trouvée. Aucun ménage n’est rattaché à ce lieu. La recherche porte sur le nom seul : les registres n’ont pas été lus en entier, et ce silence ne prouve pas qu’il n’y eut personne. Rien trouvé, recherche limitée XXᵉ–XXIᵉ s.Du bois aux lisières habitées Les maisons arrivent au bord de la route La couche aérienne IGN 1950–1965 montre un paysage encore très découpé : petites parcelles ouvertes près de la route, arbres isolés, lisières et bois dans la pente. La série de maisons visible aujourd’hui le long de la limite orientale n’y apparaît pas. Les contours rouges ajoutés aux trois vues suivantes sont ceux du cadastre actuel ; ils servent uniquement à comparer le même emplacement. Image examinée IGN, couche « 1950–1965 ». Le nom du fichier d’origine, ortho1950.jpg, ne donne pas l’année exacte du cliché. Aucun jour de vol n’est établi dans cette notice. Dans la couche 1965–1980, une construction et son accès sont visibles dans la partie nord du périmètre, près de la lisière. D’autres constructions apparaissent dans le voisinage de La Croix Rouge, hors du contour. Cette distinction évite de faire de tous les bâtiments de la photographie des maisons de la Combe du Rat. Comparaison des images IGN, couche « 1965–1980 ». Construction visible au nord du périmètre actuel. La plage chronologique de la couche ne permet pas de dater précisément cette implantation. Sur la photographie aérienne (orthophotographie) contemporaine consultée, les maisons s’échelonnent en bordure de la route de la Motte Castrale, au contact du bois. La BD TOPO de l’IGN classe désormais « la Combe du Rat » comme lieu-dit habité. Dans le contour cadastral, les données consultées recensent onze objets bâtis, dont cinq classés résidentiels, totalisant cinq logements renseignés. Ce décompte décrit une base géographique ; il ne donne pas le nombre d’habitants. Données contemporaines IGN, orthophotographie consultée en septembre 2026. La date de consultation ne constitue pas la date de prise de vue. Le bois demeure très présent, mais sa continuité avec le taillis décrit par Gourgues n’est pas démontrée parcelle par parcelle. Le changement documenté est donc celui d’un nom de taillis devenu aussi une adresse habitée. Les images permettent de suivre cette transformation du paysage ; seules les changements de propriétaire (mutations cadastrales) et les autorisations de construire permettraient d’en fixer les étapes maison par maison. À poursuivreRetrouver le bois de 1760 Les pièces qui manquent Repère | Niveau de preuve | Ce que l’on peut retenir | 1760 | Source secondaire | Date donnée par Gourgues pour un acte notarié non retrouvé. | 1824 | Plan original numérisé | Parcellaire sans bâti dans le secteur repéré ; aucun nom « Combe du Rat ». | 1873 | Imprimé lu | « Rat (Combe du) », taillis « à la Pouleille » ; homonyme distinct à Sainte-Foy. | 1950–1980 | Images et métadonnées IGN | Évolution du paysage entre deux couches historiques ; années exactes des clichés non établies. | Relevé 2026 | Sources géographiques | Nom cadastral conservé et habitat diffus attesté dans les données consultées. | À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l’inventaire : chercher le nom dans la section E, relever les propriétaires, les natures de culture et les contenances. Établir la correspondance entre le bois ancien et le périmètre actuel. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties de 1826 : partir des parcelles repérées sur E2, retrouver leurs comptes, puis suivre les mutations. Ne pas reporter directement les numéros actuels sur le plan ancien. 63 P 1547/1–3Matrices non bâties de 1914–1955 et bâties de 1910–1955 : prolonger la chaîne foncière. Pour l’habitat plus récent, consulter les documents cadastraux postérieurs et les dossiers d’urbanisme communaux. Acte de 1760Demander l’orientation vers les minutes notariales et les papiers utilisés par Gourgues, en donnant les deux clés « Combe du Rat » et « la Pouleille ». Notaire, cote et contenu restent inconnus. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/combe_noire/ — Combe Noire en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Combe Noire en Villadeix Entre Lalande et Langlade, Combe Noire conserve un nom de terre au milieu des bois. Gourgues le rattache à un acte notarié de 1670, sous la forme « Combe-Negre ». Le cadastre de 1824 dessine ici des parcelles et des chemins, sans nommer le lieu ni montrer de maison dans le secteur repéré. Les photographies aériennes permettent ensuite de suivre le bois, jusqu'au paysage récent. 44,94630° N — 0,67441° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B · 44 parcelles · 18,10 ha Altitude au point de repérage ≈ 154 m (IGN) 1670 · RAPPORTÉ EN 1873Combe-NegreGourgues, p. 82 ; acte notarié non retrouvé CADASTRE CONSULTÉ EN 2026COMBE NOIREforme du lieu-dit cadastral actuel En bref Combe Noire est un secteur de bois et de terres, entre Lalande et Langlade, au nord de la route des Étangs. Sa plus ancienne trace vient d'un dictionnaire de 1873 : Gourgues y signale « Combe-Negre » à Saint-Félix-de-Villadeix, d'après un acte notarié de 1670 que l'on n'a pas retrouvé. Le nom signifie très probablement « la combe sombre ». Sur le plan cadastral de 1824 comme sur les cartes anciennes, on voit des parcelles et des chemins, mais ni nom ni maison. Les photographies aériennes du XXe siècle montrent un bois central entouré de champs, et aucun bâtiment n'est cadastré aujourd'hui. On ignore encore qui possédait ces terres : il faudra chercher dans les archives foncières. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteEntre deux villages Dix-huit hectares de bois et de terres Le lieu s'étend au nord de la route des Étangs, entre Lalande à l'ouest et Langlade à l'est, au sud-ouest des Granges. Le plan IGN y montre surtout du bois, parcouru de chemins, avec des terres ouvertes sur ses marges. Les maisons voisines restent en dehors du périmètre de Combe Noire. Le cadastre numérique actuel (2026) rassemble ici 44 parcelles, B 301 à B 344, sur 18,10 hectares ; aucun bâtiment cadastré n'a été trouvé dans cette emprise. L'altitude calculée par l'IGN est d'environ 154 mètres au point de repérage, sans représenter toute l'amplitude du relief. Données IGN Le lieu-dit cadastral actuel. Fond IGN ; contour Etalab consulté le 29 septembre 2026, ajouté pour le repérage. Nord en haut. Ce périmètre ne restitue ni un domaine unique ni les limites d'un bien de 1670. Le nomUne combe sombre De « Combe-Negre » à Combe Noire L'occitan comba désigne une vallée ou une dépression de terrain. L'Institut occitan de l'Aveyron donne précisément Comba negra, transcrit « Combenègre », avec le sens « noire, sombre ». Le rapprochement avec la combe sombre est très probable. Cette source explique les mots ; elle ne constitue pas une attestation du lieu de Saint-Félix. Notice toponymique, p. 14, vue PDF 16. Très probable Un creux ombragé ou un couvert boisé pourraient expliquer l'adjectif. Aucun texte consulté ne permet de choisir. Les bois photographiés au XXe siècle ne prouvent pas leur présence lors de la formation du nom ; la date de son passage à la forme française Combe Noire reste elle aussi inconnue. 1670 · 1873Deux lignes imprimées Un acte signalé, encore à retrouver La plus ancienne indication datée retrouvée vient du Dictionnaire topographique de la Dordogne, publié par Gourgues en 1873. À la page 82, il écrit : « Combe-Negre, cne de Saint-Félix-de-Villadeix, 1670 (Acte not.). »Gourgues, 1873, p. 82, colonne droite · Gallica, vue 175 L'entrée, sur le fac-similé de 1873. La date est bien 1670. Le mot-titre de l'entrée ne porte pas d'accent sur « Negre ». L'entrée suivante, « Combe-Negre » elle aussi (et non « Combe-Negra »), appartient à Saint-Félix-Mortemart et concerne un autre lieu. L'imprimé est lisible ; l'acte de 1670 n'a pas été retrouvé. Gourgues ne donne ni notaire, ni parties, ni cote. Il ne dit pas davantage s'il s'agit d'un bois, d'un champ ou d'une maison. La commune et le sens du nom rendent l'identification à Combe Noire très probable ; les voisins de la parcelle cités dans l'acte (les confronts) permettraient de la confirmer. Source secondaire XVIIIe–XIXeLes cartes et le plan Des parcelles, des chemins, aucun hameau nommé Sur Cassini, les noms de la Lande, de Langlade et des Granges entourent le secteur. Combe Noire n'y est pas inscrit. La carte d'état-major garde elle aussi le nom des voisins et les hachures du relief, sans nommer la combe. Leur silence ne dément pas la mention de Gourgues : un nom de terre peut rester hors de cartes qui privilégient les lieux habités. Lu sur les images Cassini, feuille 71, XVIIIe siècle. Extrait IGN/BnF. La carte ancienne est décalée par rapport aux coordonnées actuelles : le repérage reste approximatif. État-major, XIXe siècle. Couche IGN 1820-1866 ; l'année de levé propre à cette minute n'est pas établie. 1824 : le terrain entre dans le détail La feuille B1, section B dite de la Peyrouze, du plan cadastral de 1824 (dit napoléonien), est plus précise. Au 1/2 500, elle dessine des pièces irrégulières et des bandes étroites, traversées ou bordées de chemins. On lit notamment les anciennes parcelles 155 à 159, puis 160 à 173 vers le nord et l'est. Le secteur repéré ne porte ni nom Combe Noire, ni bâtiment. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4619, feuille B1. Première division de la section « de la Peyrouze », levée par Roumagere. La date de 1824 est confirmée par la notice des Archives ; elle n'est pas inscrite dans le cartouche examiné. Repérage par position, sans limite ancienne certaine de Combe Noire. Le trait gris irrégulier qui longe un chemin à l'est n'est pas légendé. On ne peut donc pas en faire un ruisseau assuré, ni le vallon qui aurait donné son nom au lieu. Le plan ne dit pas non plus qui possède les parcelles ni ce qu'on y cultive : ces renseignements doivent être cherchés dans l'état de sections et les matrices (registres des impôts fonciers). Date | Document | Ce qu'il établit | 1670 / 1873 | Gourgues, p. 82 | « Combe-Negre », rattaché à Saint-Félix-de-Villadeix ; acte de 1670 connu par une source secondaire. | 1824 | 3 P 3 4619 · B1 | Parcelles et chemins, sans nom ni bâtiment dans le secteur repéré. | 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Bois central et terres ouvertes en bordure ; années exactes des deux clichés non identifiées. | 2026 | Cadastre Etalab consulté | COMBE NOIRE, 18,10 ha, 44 parcelles, aucun bâtiment cadastré. | XXe siècle →Vu du ciel Un bois qui demeure, des marges cultivées La première vue aérienne disponible montre déjà une masse boisée centrale, entourée de parcelles ouvertes. La vue suivante conserve cette disposition ; les lisières dessinent des avancées et des retraits entre les champs. Les photographies établissent une persistance du boisement entre les vues consultées, sans révéler toutes les coupes ou les repousses survenues entre elles. Couche IGN 1950-1965. Le bois est déjà visible. La fourchette est celle de la couche, non la date précise du cliché. Couche IGN 1965-1980. Même fenêtre de terrain, d'environ 700 mètres de côté ; année du cliché non identifiée. Aujourd'hui, un nom de terres L'orthophotographie (photo aérienne) récente présente encore le bois et ses clairières, entre les maisons des villages voisins. Le cadastre numérique conserve le nom de l'ensemble. Une partie demeure agricole : le RPG 2024 (registre des parcelles agricoles déclarées) donne 2,22 hectares déclarés en luzerne à l'intérieur du périmètre. C'est un état déclaré en 2024, sans préjuger de la culture présente en 2026. Images et données Orthophotographie IGN récente. Millésime de prise de vue non identifié dans le fichier fourni. Les maisons visibles sur les bords de l'image ne sont pas des habitations de Combe Noire. La suiteNommer les propriétaires Ce qui manque tient dans les archives foncières Les variantes du nom n'ont donné aucune occurrence dans les registres paroissiaux et d’état civil consultés — 10 003 actes examinés. Le relevé des sources ne fournit pas non plus de ménage recensé sous ce nom. Ce résultat porte sur les relevés disponibles ; il ne prouve pas que personne n'a jamais habité ces terres. Rien trouvé Aucune famille propriétaire ni transmission n'est établie. Les numéros anciens de B1 permettront de commencer cette histoire foncière, à condition de ne pas les confondre avec les B 301 à 344 actuels. Le nom cadastral de la section, « de la Peyrouze », ne suffit pas à attribuer Combe Noire aux maîtres de Lapeyrouse. À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections, A à E, sans date au répertoire. Partir des anciennes parcelles B 154-173 et de leurs voisines : nom du lieu, propriétaire, nature, contenance. Vérifier où Combe Noire est effectivement nommé. AD24 · 63 P 704Matrice de 1826. Suivre les propriétaires et les renvois de mutation ; établir la correspondance avec le cadastre actuel, sans la présumer. 63 P 1547/1-2Propriétés non bâties, 1914-1955. Retrouver transmissions et changements de nature. Ces cotes figurent dans l'inventaire, p. 131 ; les matrices restent à lire. AN · 109 AP Minutes à identifierRetrouver l'acte de 1670. Explorer les papiers de Gourgues et les minutes notariales de Dordogne. Le fonds Gourgues est une piste, sans certitude que l'acte y soit conservé ; il faut d'abord identifier le notaire et les parties. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/comment-lire/ — Comment lire ces pages === ← Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Comment lire ces pages Chaque page raconte l'histoire d'un lieu-dit de la commune à partir des documents d'archives. Voici les quelques conventions à connaître, et un petit lexique des mots anciens. MéthodeD'où viennent ces pages Une enquête dans les archives Ces pages ont été établies en 2026 à partir des registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures, 1668-1792), de l'état civil (1793-1922), des recensements (1836-1946), du plan cadastral de 1824, des cartes anciennes (Cassini, Belleyme, état-major) et de publications d'érudits du Périgord. Presque tous ces documents sont consultables gratuitement en ligne sur le site des Archives départementales de la Dordogne. La lecture des documents a été faite avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle, puis vérifiés sur les images des documents originaux. Les écritures anciennes sont souvent difficiles : malgré ces vérifications, des erreurs peuvent subsister. Si vous en repérez une, ou si vous possédez des papiers de famille, des photos ou des souvenirs sur un lieu, vos informations sont les bienvenues. ConventionsLes signes utilisés Les signes et les mentions « … » : les mots entre guillemets sont cités tels qu'ils sont écrits dans le document, avec l'orthographe de l'époque (« habitans », « parroisse », « aagé »). [?] : la lecture du mot qui précède est incertaine (écriture effacée, tachée ou ambiguë). […] : un passage manque ou n'a pas pu être lu. Étiquettes en fin de paragraphe : « Lu sur l'original » signifie que le passage a été lu sur l'image du document ; « Hypothèse » ou « Probable » signalent une interprétation qui n'est pas écrite telle quelle dans les sources. Références d'archives (en petits caractères) : elles permettent de retrouver le document. Par exemple « AD24, 5 E 409/3, vue 236 » se lit : Archives départementales de la Dordogne, registre coté 5 E 409/3 (registres de Saint-Félix-de-Villadeix), image n° 236 de la visionneuse en ligne. Les cotes « 3 P 3 » renvoient au cadastre de 1824, « 6 MI » et « 6 M » aux recensements. LexiqueMots anciens Petit lexique 7bre, 8bre, 9bre, xbre : septembre, octobre, novembre, décembre (abréviations de l'Ancien Régime ; « 7bre » n'est pas juillet). Septante, huictante, nonante : soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix. Borie : en Périgord, une exploitation agricole ou ferme (et parfois une petite construction de pierre). Métairie, métayer : exploitation tenue par un cultivateur qui partage la récolte avec le propriétaire. Colon (partiaire) : autre nom du métayer au XIXe siècle. Laboureur : paysan qui possède ou exploite des terres et un attelage ; journalier ou travailleur de terre : ouvrier agricole payé à la journée. Sieur de … : titre porté par un notable, souvent d'après le nom d'une terre ; il ne prouve pas qu'il y habite. Tènement : ensemble de terres tenues d'un seigneur sous une même redevance. Praticien : homme de loi (clerc, procureur) ; notaire royal : notaire de l'époque royale. Paroisse, commune : avant 1790, la paroisse était le cadre de la vie locale ; la commune lui a succédé. Cadastre napoléonien : premier plan cadastral, dressé à Saint-Félix-de-Villadeix en 1824, parcelle par parcelle. Matrice cadastrale : registre des propriétaires de chaque parcelle. Recensement : liste des habitants, maison par maison, établie tous les cinq ans environ depuis 1836. LiDAR : relevé laser du relief, qui révèle les bosses et les creux du sol même sous les arbres. Photographie aérienne (orthophotographie) : vue verticale de l'IGN, corrigée pour se superposer aux cartes. SourcesImages et documents Sources des images Archives départementales de la Dordogne (registres paroissiaux et d'état civil, plan cadastral de 1824, recensements, registres matricules militaires, cartes postales) ; Institut national de l'information géographique et forestière, IGN – Géoportail (carte de Cassini, carte d'état-major, photographies aériennes, relief LiDAR, plan IGN) ; Bibliothèque nationale de France – Gallica (journaux et ouvrages anciens) ; Société historique et archéologique du Périgord (bulletins) ; et les autres sources indiquées sous chaque image. VisitesCe qui est enregistré Journal des visites Comme la plupart des sites, celui-ci tient un journal technique : pour chaque page ou image demandée, il note la date, l'adresse de la page, l'adresse IP, le navigateur utilisé et la page d'où vient le visiteur. Ce journal sert uniquement à savoir quelles pages sont lues et comment les moteurs de recherche parcourent le site. Il n'utilise aucun cookie, n'est partagé avec personne et n'est pas conservé plus d'un an. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/constant/ — Constant en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Constant en Villadeix Un village de crête au nord-est du bourg, connu depuis un baptême de janvier 1669 où son nom s'écrit encore « Constans ». Tisserands, menuisiers, tailleurs et un notaire royal s'y succèdent sous l'Ancien Régime ; puis une maison de propriétaires-maires, les Perrot, et une lignée de Carbonel-Carbonnel qu'on peut suivre sans rupture de 1816 à 1946. Après un long déclin démographique — de trente habitants en 1861 à six en 1946 — le hameau, longtemps à l'abandon selon ses nouveaux propriétaires, est restauré et agrandi à la fin des années 1980 en résidence de tourisme, fonction qu'il garde aujourd'hui. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44°56′44″ N — 0°41′35″ E (44,94559 / 0,69306) Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, lieu-dit ≈ 38,9 ha, 98 parcelles Aujourd'hui résidence de tourisme classée *** 1669Constansbaptême de Martial Faure 1755Constantbaptême Chaumon et sépulture Lambert 1784Coustandécès du « Sr Pierre Chevalier » XVIIIe s.ConſtantCassini et Belleyme, planche 22, s long 1816-1818Couttantnaissances Carbonel, état civil (même orthographe aux deux actes) 1874 →Constantétat civil, cadastre et IGN actuels En bref Constant est un village de crête au nord-est du bourg. Sa première mention sûre est un baptême de janvier 1669, où le nom s'écrit encore « Constans » ; on y trouve ensuite des tisserands, des menuisiers, des tailleurs et un notaire royal. Au XIXe siècle vivent ici la famille Perrot, propriétaires et maires, puis la famille Carbonel/Carbonnel, que l'on suit de 1816 à 1946. Le village compte trente habitants en 1861 et six en 1946, puis le hameau est restauré à la fin des années 1980 et devient une résidence de tourisme, qu'il est toujours. Le premier possesseur du nom est inconnu, et aucun document ne permet d'y voir un château ou une seigneurie. Reste à retrouver, dans les archives foncières, ce que sont devenues les maisons après 1867. Le siteUn replat au nord-est Un carrefour de chemins, sans mesure d'altitude établie Le point de repère du lieu-dit place Constant à 44,94559° N, 0,69306° E, dans la partie nord-est de la commune, à proximité immédiate de La Peyrouse. L'IGN emploie aujourd'hui « Village de Constant » ; le lieu-dit cadastral porte « CONSTANT ». Le plan actuel distingue la rue des Vignobles, à l'intérieur du bâti, et le chemin de Constant, au sud. Lu sur le Plan IGN Le site occupe un replat élevé, avec des terres ouvertes à l'ouest et au nord-est et des pentes boisées surtout à l'est et au sud ; un chemin ancien le traverse selon une direction générale nord-sud. Cette organisation se retrouve sur le cadastre de 1824 (plan cadastral napoléonien), sur l'état-major et sur les photographies aériennes successives — les aménagements touristiques récents en ont depuis considérablement développé la surface bâtie. Aucune mesure d'altitude précise n'a été retenue dans les pièces réunies pour ce dossier ; il ne faut pas en inventer une. Constant aujourd'hui, photographie aérienne (orthophotographie) IGN (millésime de prise de vue non établi). Le noyau ancien restauré est enveloppé d'alignements d'hébergements, de bassins et de courts de tennis, construits pour l'essentiel après 1988. Brugière, vers 1884, situe Constant à trois kilomètres au nord-est du bourg et lui donne six maisons : un relevé descriptif de son temps, ni une mesure routière moderne ni un recensement nominatif. Lu sur le manuscrit Brugière, notice de Saint-Félix-de-Villadeix, vers 1884, reproduction SHAP p.3, ligne « Constant, 3 N.E., 6 [maisons] ». Le statut qui ressort des actes est celui d'un village accueillant plusieurs exploitations et métiers, ainsi qu'une maison de propriétaires — les Perrot — au XIXe siècle. Aucun document examiné ne permet de qualifier Constant de repaire noble, de seigneurie autonome, de château ou de moulin : la présence d'un « sieur » (titre donné aux notables), d'un notaire royal ou d'un maire n'est pas, à elle seule, un titre seigneurial.Aucun titre foncier propre retrouvé Le nomEt une marge endommagée « Constans », 1669 : la première mention, et sa date de naissance La plus ancienne mention localisée avec assurance figure dans le baptême de Martial Faure, le 6 janvier 1669 : ses parents, Jean Faure, tisserand, et Marie de Bizac, sont dits habitants de « Constans », écrit à deux reprises sur l'acte. L'identification à Constant est très probable — continuité des familles Faure et Lambert, formes ultérieures — sans être écrite noir sur blanc dans l'acte lui-même. Identification très probable, non formellement écrite AD24, 5 E 409/1, vue 58 G, 6 janvier 1669. Baptême de Martial Faure : parrain (qui présente l'enfant au baptême) Marsalou Faure, laboureur (cultivateur) ; marraine sa fille Catherine Faure ; témoin Jean Lachieze, sieur de la Vigarie, habitant de Cavigne (son titre ne concerne donc pas Constant). Ce que dit l'acte L'acte dit que Martial est « né depuis le 26 xbre dernier » (« xbre » est l'abréviation de décembre) : il est donc né le 26 décembre 1668. Cette abréviation tombe sur la marge droite du folio, que le cliché d'archives signale comme « TRES ENDOMMAGE » ; la lecture « xbre », comme celle de « Constans » aux deux endroits où le nom apparaît, est pourtant confirmée. La date du baptême lui-même (6 janvier 1669) est nette. Les actes suivants oscillent entre Constans, Costans, Constans, Constant, Coustant, Coustan, avec des écritures où n/u ou le groupe st sont mal distingués. À la fin de l'Ancien Régime et au XIXe siècle, Constant et Coustant désignent le même village ; le registre de 1851 écrit encore « Coustant ». Relevés paroissiaux et civils Cassini et Belleyme donnent Conſtant, avec un s long : il ne faut pas y lire « Conflant ». Sur l'état-major, le début Cos… est lisible mais la fin reste difficile ; une lecture « Cos[t]al » a été proposée par un relevé, sans être une preuve suffisante pour l'imposer comme forme ancienne certaine. Lecture de l'état-major incertaine Cassini, XVIIIe siècle (couche IGN). Le s long se lit « s », non « f ». Belleyme, planche 22. « Conſtant » et « La Peyrouze » ; le repérage rouge vient d'un relevé moderne, pas de la carte ancienne. La Constancie : une piste distincte, non démontrée Gourgues imprime en 1873 : « Constancie (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde », puis « Ten. de las Constancias, 1730 (Acte not.) » — article lu sur l'image de la page 85. Le rapprochement avec Constant est séduisant par la ressemblance des noms, mais ni la localisation précise ni l'acte notarié de 1730 n'ont été retrouvés ni consultés : cette mention est donc conservée sous `?:La Constancie`, une piste distincte et non une preuve d'ancienneté supplémentaire pour Constant. Identité avec Constant non démontrée Étymologie : un nom de personne, sans date Jean-Claude Dugros cite explicitement Constant à Saint-Félix-de-Villadeix dans sa chronique des noms de lieux du 7 octobre 2022, consacrée aux noms de personnes devenus lieux-dits ; son analyse oriente vers un nom de personne exprimant l'appartenance, sur le modèle de Berthier, Rabard ou Rounat dans la même commune. C'est une explication linguistique plausible ; aucune pièce du dossier ne nomme le premier possesseur appelé Constant ni la date à laquelle son nom aurait été donné au lieu.Explication linguistique, sans acte fondateur 1668–1792Un village de métiers Tisserands, menuisiers, tailleurs — et un notaire royal Aucune mention antérieure à 1668 n'est établie pour Constant dans les pièces réunies : les dates médiévales concernant Montclar ou Caveroque, dans la même paroisse, ne peuvent pas lui être transférées. La paroisse de Saint-Félix relève du cadre de la châtellenie puis baronnie de Montclar, mais aucun terrier (registre des droits d'un seigneur), hommage ou reconnaissance identifié à ce jour ne donne la dépendance foncière propre de Constant, ses redevances ou ses limites anciennes. Une filiation complète apparaît dès 1675 : Marie Lambert, environ 72 ans, meurt le 25 août dans la maison du village et est enterrée le lendemain ; Guilhaume Faure, laboureur, et Pierre Faure, maréchal, sont explicitement qualifiés de ses fils. Lu sur l'original Les registres montrent au moins deux foyers Faure distincts à démêler — Jean Faure × Anne Lacombe d'un côté, Peyrot/Pierre Faure × Léone Lacombe de l'autre — avec la même réutilisation des prénoms Jean et Pierre qui impose de garder chaque acte daté plutôt que de fabriquer une biographie unique. Autour d'eux travaillent des Lambert (menuisiers, sur plusieurs générations, de 1670 à 1792), des Tridat (tailleurs, dès 1672), des Castaing et Delmagie (cloutiers/clavetiers, dans les années 1680).Registres examinés Une mort après l'accouchement, datée au jour près Le 2 décembre 1755, le curé complète les cérémonies du baptême de Marguerite Chaumon, née la veille, fille de Pierre Chaumon et Léonarde Lambert, habitants de Constant. Sur la page en regard, il inscrit le même jour la sépulture de Léonarde, environ vingt-cinq ans, « decedée immediatement apres ses couches », après avoir reçu l'extrême-onction. L'enfant est née le 1er décembre ; le 2 est la date des cérémonies et de l'inhumation, pas nécessairement celle du décès. Lu sur l'original, double page AD24, 5 E 409/3, v152 G bas et D haut, 2 décembre 1755. À gauche, le baptême de l'enfant née la veille ; à droite, la sépulture de sa mère, en présence de François Chaumon, Pierre Guillen et Pierre Chaumon. Les Chevalier : notabilité et notariat, sans « seigneur de Constant » Le 16 août 1761, au baptême de Louise Faure, le parrain est « Sr Jean Chevalier notaire royal », habitant le même village de Constant que les parents ; la marraine, Louise Durestal, et le témoin sont du bourg voisin de Saint-Marcel. Le titre professionnel et le domicile ont été lus directement : l'acte n'écrit à aucun moment « sieur de Constant ».Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 215 G, 16 août 1761. Baptême de Louise Faure, fille d'Élie Faure et Louise Durestal ; parrain « Sr Jean Chevalier notaire royal habitant le susdit village ». En 1773, le relevé donne Hélie Chevalier âgé de quatre-vingt-dix ans ; le 20 décembre 1784, « Sr Pierre Chevalier », environ quatre-vingts ans, meurt au village écrit Coustan. Ces âges sont des estimations déclarées ; aucun acte ne donne ici la filiation exacte des trois hommes ni l'inventaire de leurs biens — l'alliance Chevalier-Perrot suggérée par un parrainage de 1751 à La Pouleille mériterait une recherche notariale propre.Filiation Chevalier non résolue Les baptêmes et sépultures se poursuivent sans interruption jusqu'en 1792. Le 6 novembre 1791, un Jean Carbonel, fils de Jean Carbonel et Jeanne Talliaud, est baptisé à Constant : il ne faut pas le confondre avec le Jean Carbonel qui épousera Marguerite Laubisse en 1816, né le 21 mai 1791 de parents différents — l'homonymie n'a été levée qu'en relisant l'acte de mariage de 1816. Deux Jean Carbonel de 1791, homonymie levée par le mariage 1793–1867Les Perrot, maison de notables De La Pouleille à Constant : une famille de propriétaires Pierre Perrod et Jeane Pourquery se marient le 26 octobre 1774 ; ni domicile ni filiation ne figurent dans cet acte, mais les baptêmes suivants les placent à La Pouleille, où Pierre est plus tard dit praticien (homme de loi). Leur fils Jérôme, futur maire de Constant, y naît le 23 février 1793, déclaré le 24 par un autre Jérôme Perrot, praticien — le déclarant n'est pas le père, et le prénom se répète dans la famille.Lu sur les actes La première implantation Perrot à Constant directement lue sur un acte est celle de mai 1806 : Jérôme Perrot, 86 ans, y meurt le 2 mai, et le lendemain Pierre Perrot, environ 55 ans, résidant au même lieu, déclare le décès — sans que le lien de père à fils entre les deux hommes soit écrit dans l'acte. Pierre meurt à son tour le 18 avril 1812 dans sa maison écrite Coutan, déclaration datée du 19 (jour de la déclaration, non du décès).Lu sur les originaux La veuve, Jeanne Pourquery, conserve la maisonnée. Le mariage du 5 juin 1824 décrit Marie Prévot, trente-deux ans, comme servante à gage chez la dame veuve Perrot au lieu de Coustant. Jeanne meurt le 21 décembre 1837, à quatre-vingt-six ans, explicitement dite propriétaire, veuve de Pierre Perrot.Lu sur les actes Un maire et ses domestiques successifs En 1846, la maison de Jérôme Perrot, propriétaire et maire, compte trois personnes : lui, Jeanne Laval, cinquante-cinq ans, servante, et Pierre Rouchon, vingt-six ans, domestique — deux qualités distinctes que le registre lui-même sépare. En 1861, Jérôme, soixante-huit ans, est entouré de trois domestiques successifs : Marie Brugière, Jean Claveille et Pierre Fontaine.Lu sur les recensements AD24, 6 MI 34, recensement de 1846, p13 G. Constant : vingt-trois personnes en six ménages et six maisons — Perrot, Malaure, Teillet, Fournet, Carbonnel, Fournier. Le 13 août 1867, Jérôme Perrot, soixante-quatorze ans, propriétaire sans profession, meurt à Constant. L'acte donne ses parents, Pierre Perrot et Jeanne Pourquery, et sa naissance à La Pouleille ; les déclarants, Guillaume Grellety, adjoint de Langlade, et Jean Malaure de Constant, sont dits voisins mais non parents. Sa succession — à qui passe la maison — reste la pièce décisive à rechercher : aucun acte de vente n'a été retrouvé dans ce dossier. Devenir du bien Perrot après 1867 non établi AD24, 5 E 409/11, décès n°9, 13 août 1867. Le maire de Constant ferme, avec cet acte, la biographie de la famille Perrot dans le village. 1816–1946Les Carbonel/Carbonnel Un maçon de La Cabane, une lignée sur cent trente ans Le 12 février 1816, Jean Carbonel, maçon, vit encore chez ses parents à La Cabane ; l'acte de mariage précise qu'il a servi dans l'artillerie et détient un congé de réforme délivré à Metz le 31 août 1814. Né le 21 mai 1791, fils de Jean Carbonel et Catherine Colis, il épouse Marguerite Laubisse, alors servante à Cantelaube (Saint-Maurice), née le 29 juillet 1789, fille de Jacques Laubisse et Léonarde Chaverou. AD24, 5 E 409/6, mariage du 12 février 1816. Jean Carbonel réside encore à La Cabane le jour de son mariage. C'est un second acte, le 13 décembre 1816, qui situe pour la première fois le couple à Constant : leur fille Catherine y naît, déclaration du lendemain. L'installation du couple à Constant se place donc entre février et décembre 1816, sous réserve d'un séjour intermédiaire non documenté ; Catherine meurt treize jours plus tard.Deux actes qui concordent AD24, 5 E 409/6, vue 25 G, naissance déclarée le 14 décembre 1816. « …demeurant à Couttant [?]… » : la première mention du couple au village. Le fils François, qui poursuivra la lignée, naît le 2 novembre 1818 — non le 4, date de la seule déclaration — sous la forme écrite Couttant, la même que celle de la naissance de Catherine en 1816 (même clerc, même village). En 1846, Jean, environ cinquante-six ans, est encore maçon ; les relevés de 1851 le qualifient de propriétaire cultivateur, évolution de statut dont la date et le mode d'acquisition des terres restent inconnus. 1853 : un contrat de mariage retrouvé Le 7 avril 1853, François Carbonnel, trente-quatre ans, cultivateur né et domicilié à Constant, épouse Isabeau Lambert, vingt-deux ans, du village de Rounat, fille de Pierre Lambert et Jeanne Chaveroche. L'acte cite un acte respectueux du 27 septembre précédent et un contrat de mariage du 28 mars 1853 reçu par Joseph Reynier, notaire à Sainte-Alvère — minute aujourd'hui localisée sous la cote AD24, 3 E 21709. Lu sur l'acte ; cote du contrat trouvée dans l'inventaire AD24, 5 E 409/10, mariage n°3, 7 avril 1853. La lecture de « Rounat », d'abord hésitante avec « Mounat », a été confirmée par l'agrandissement de l'initiale. François meurt le 15 avril 1874, à cinquante-cinq ans ; l'acte confirme son épouse Isabeau Lambert et ses parents Jean Carbonel et Marguerite Laubisse. La veuve, appelée tantôt Isabeau, tantôt Élisabeth ou Marie selon les pièces, dirige ensuite le ménage avec ses enfants : la filiation commune rattache ces variantes à une seule et même femme, jusqu'à son décès le 24 juin 1916, qui donne sa naissance à Ronat le 22 mars 1831.Variantes de prénom expliquées par les actes Deux Pierre, un Valéry, et un recensement de 1946 à corriger L'aîné du couple, né vers 1854, est appelé Pierre à la naissance de son propre fils en 1883, mais François dans plusieurs recensements et mariages ultérieurs ; son épouse est nommée Marie Darnige/Darnis. Le plus jeune Pierre, né vers 1859, maçon, constitue une branche distincte. Valéry Carbonnel, né à Constant le 11 décembre 1896, épouse Marguerite Malaure, née aux Quatre-Mailles le 27 mars 1894, le 31 mai 1920 : cet acte établit fermement leurs deux années de naissance, qui permettent de corriger les années 1846 et 1874 portées à leur sujet dans le recensement de 1946.Lu sur l'acte ; recensement de 1946 corrigé AD24, 5 E 409/16, mariage n°7, 31 mai 1920, suite. Les années 1896 et 1894 de cet acte contredisent les années 1846 et 1874 écrites en 1946 pour ce même couple. 1809–1908Autres foyers du village Teillet, Fournet, Malaure : trois trajectoires distinctes Pierre Teillet, venu de Rouna, épouse Jeanne Delmazel en 1809 ; devenu veuf, il se remarie avec Marie Prévot le 5 juin 1824 — elle-même servante chez la veuve Perrot au moment de ce second mariage. En 1846, la maison Teillet compte cinq personnes, dont une servante et un domestique de dix-sept ans ; la famille quitte ensuite Constant, avec des enfants dispersés vers les Quatre-Mailles, La Peyrouse et La Pouleille dans les années 1880.Lu sur l'acte ; suite d'après le relevé Un Gabriel Fourné, trente-cinq ans, meurt à Coustant le 1er mars 1830, fils de Gabriel Fourné et Françoise Chantal. En 1846, le ménage porte le nom d'un autre Gabriel Fournet, propriétaire, avec pour compagne de maison Françoise Reynier, quarante ans, explicitement inscrite comme sa belle-sœur — et non son épouse : la filiation concordante avec le défunt de 1830 rend ce Gabriel très probablement le frère de celui-ci, sans nouveau mariage établi. Deux frères Fournet, non un couple AD24, 6 MI 118, recensement de 1876, p07 D. Seize personnes, contre vingt-sept en 1872 : un renouvellement marqué de la population, coïncidant avec la mort des anciens chefs de foyer Perrot (1867) et Fournet (1872). Le fils de Pierre et Marie Malaure, Jean Malaure, né à Constant le 26 août 1839, épouse le 12 février 1863 Catherine Claveille, née à Caveroque, orpheline domiciliée à Constant et déjà recensée comme servante chez les Malaure en 1861. Le mariage est autorisé par un conseil de famille tenu devant le juge de paix de Lalinde le 4 février 1863, avec un contrat du 8 février reçu par Pierre Jules Larobertie à Sainte-Alvère (AD24, 3 E 21719). Lu sur l'acte ; cote du contrat trouvée AD24, 5 E 409/11, mariage n°2, 12 février 1863. Le passage de Catherine Claveille du service domestique à une alliance avec le fils de la maison se lit d'un recensement à l'autre. À la fin du siècle, d'autres familles occupent les maisons libérées : les Meyzie, déjà connus au hameau voisin de Berthier, dont le fils Jean, tailleur de pierres, épouse en septembre 1894 Marie Breton, veuve Brunetaud, du Placial ; les Dumolet, dont une fille épouse un Carbonnel de La Palut à ne pas confondre avec la branche de Constant ; les Loste, attestés jusqu'à la mort d'Antoine le 13 avril 1908. La circulation entre hameaux voisins — Berthier, Le Placial, La Palut — est documentée par les actes, non supposée.Actes civils et recensements croisés 1824–2026Le bâti et le paysage Onze masses roses en 1824, soixante logements aujourd'hui Le plan de référence est la section B, dite La Peyrouze, deuxième feuille, cote 3 P 3 4620, levée en 1824 à l'échelle 1:2 500. Le comptage visuel y donne onze masses teintées en rose, réparties en deux groupes — un groupe nord à l'ouest du chemin, un groupe sud près d'un carrefour — plus deux petits contours non teintés vers la parcelle 694. Il faut parler de masses dessinées, non de onze maisons d'habitation : une construction peut réunir plusieurs corps, une dépendance peut être séparée du logement, et seule la matrice cadastrale (registre des propriétaires et des biens imposés) donnerait les natures fiscales.Lu sur le plan AD24, 3 P 3 4620, section B, feuille B2, 1824. Deux groupes bâtis, des cours, une mare en goutte au carrefour et un bassin rectangulaire plus au sud. L'état-major, couche IGN 1820-1866, montre les mêmes deux groupes reliés par un chemin, sur un replat encadré de pentes hachurées ; la position concorde avec le cadastre, mais l'inscription du nom y reste difficile à lire avec certitude. État-major, couche historique IGN, 1820-1866. Deux groupes bâtis reliés par un chemin ; le nom, écrit « Cos[t]al[?] », reste d'une lecture incertaine. IGN, couche 1950-1965. Un noyau réduit, des parcelles agricoles bordées de haies ; aucun des grands alignements actuels n'existe encore. IGN, couche 1965-1980. Des toitures subsistent, en partie masquées par les arbres ; ni ruine ni disparition de toit n'est démontrée par cette seule comparaison. Les données contemporaines emploient des unités de compte différentes, qu'il ne faut pas confondre : le lieu-dit cadastral couvre environ 38,9 hectares en section B, avec 98 parcelles et 34 objets bâtis en dur, quand la BD TOPO en relève 47 dans le même périmètre, et que la résidence de tourisme compte 60 unités d'hébergement. Ce ne sont pas les étapes d'une même série : on ne peut pas écrire qu'on serait passé « de onze à soixante maisons anciennes ». Décomptes de bases différentes, à ne pas additionner 1841–1946Une population en tableau De trente habitants en 1861 à six en 1946 Le tableau privilégie les inscriptions nominatives, en indiquant les désaccords avec les récapitulatifs. Les années absentes sont des lacunes des documents conservés, pas des années où Constant aurait été désert. Année | Maisons | Ménages | Personnes | Cote et niveau de preuve | 1841 | non indiquées | 6 | 26 | 6 MI 22, p03 G-D D'après un relevé des registres | 1846 | 6 | 6 | 23 | 6 MI 34, p13 G Lu sur l'original | 1851 | 5 | 5 | 20 (liste) / 19 (récap.) | 6 MI 56, p17-18/23 écart conservé | 1856 | 6 | 6 | 24 | 6 MI 72, p13 G D'après un relevé des registres | 1861 | 7 | 7 | 30 | 6 MI 85, p08 D-p09 G Lu sur l'original | 1872 | 6 | 6 | 27 | 6 MI 106, p03 G-D D'après un relevé des registres | 1876 | 3 | 3 | 16 | 6 MI 118, p07 D Lu sur l'original | 1881 | 5 | 5 | 23 | 6 MI 131, p05 G D'après un relevé des registres | 1901 | 5 récap. / 4 occupées | 4 | 18 | 6 MI 161, p04 D'après un relevé des registres | 1921 | 3 | 3 | 14 | 6 M 358, p04 D-p05 G D'après un relevé des registres | 1926 | 3 | 3 | 14 | 6 M 378, p03 D Lu sur l'original | 1936 | 3 | 3 | 11 | 6 M 422, p03 D Lu sur l'original | 1946 | 2 occupées / 5 récap. | 2 | 6 | 106 W 71, p01 D/p07 G Lu sur l'original | 1951 (fiche) | 2 | 2 | 7* | 106 W 71, p04 — *établie « d'après » 1946, pas un nouveau recensement | Le maximum documenté et localisé sûrement est de trente habitants en 1861. Le village conserve encore vingt-sept personnes en 1872, n'en compte plus que seize en 1876, puis remonte à vingt-trois en 1881 : la diminution n'est donc pas une pente continue, mais une série de à-coups liés au renouvellement des ménages.Chiffres comparés AD24, 106 W 71, récapitulatif de 1946, p07 G. Cinq maisons au récapitulatif, mais seulement deux occupées dans la liste nominative : la maison Carbonnel et un foyer Maury de trois générations. Ce que dit vraiment cette feuille Une feuille volante signée le 15 février 1951 attribue à Constant deux maisons, deux ménages et sept habitants. Son titre précise qu'elle est établie « d'après le recensement de mars 1946 » : elle n'atteste donc pas sept résidents recensés en 1951, et sa divergence avec les six inscriptions nominatives de 1946 reste non résolue à ce jour. AD24, 106 W 71, p04. Le titre de la feuille, lu en entier, dit explicitement « d'après » 1946 : ce n'est pas un constat indépendant. 1987–2026Une résidence de tourisme D'un hameau agricole à un village de vacances La société SNC Constant (SIREN 341024016) est créée juridiquement le 20 mars 1987, selon l'API publique Recherche d'entreprises. L'opérateur britannique Holiday Property Bond (HPB) situe la restauration du hameau en 1988 dans sa propre chronologie ; le parcours départemental Dorie place l'inauguration en 1989. Ces présentations évoquent un hameau laissé à l'abandon plus de trente ans avant la restauration — un récit rétrospectif de l'opérateur, qui ne fournit ni la date exacte du dernier départ ni les dossiers de travaux. Récit rétrospectif de l'opérateur, non un acte d'acquisition En septembre 2020, l'ATD24 décrit, dans une étude de parcours santé accessible, soixante résidences de tourisme aménagées autour d'un hameau ancien, avec des liaisons piétonnes vers le foyer voisin de La Peyrouse et une parcelle boisée communale. Lu sur le document ATD24, Aménagement d'un parcours santé accessible à tous, septembre 2020, p.2. Un document de projet, qui ne prouve pas à lui seul que tous les aménagements envisagés ont été réalisés. En 2026, le fichier officiel Atout France donne à la Résidence Constant trois étoiles, un classement du 16 décembre 2022, soixante unités d'habitation et une capacité de 226 personnes. Ces 226 places sont une capacité touristique, non une population permanente, et ne prolongent en rien la série des recensements anciens du village. Le cadastre et le RPG 2024 (registre des parcelles agricoles déclarées) relèvent par ailleurs, sur le même lieu-dit, environ 11,7 hectares encore déclarés à usage agricole.Fichier officiel consulté Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut encore dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont fourni les jalons nominatifs ; ce qui manque tient surtout dans les matrices cadastrales et les minutes notariales déjà repérées mais non consultées. À consulter en salle 63 P 704 63 P 1716Matrice cadastrale de 1826 : identifier chaque parcelle du bâti (591-592, 689, 693-695, 697-698, 703) par propriétaire et nature fiscale ; distinguer maisons et dépendances des « onze masses roses » de 1824. 63 P 2192 63 P 1547Comptes du bâti en 1882 et 1914-1955 : suivre le changement des années 1867-1881 et les derniers propriétaires agricoles avant la reconversion touristique. 3 E 21709Joseph Reynier, Sainte-Alvère : le contrat de mariage du 28 mars 1853, Carbonnel × Lambert — apports, dot et clauses de transmission. 3 E 21719Pierre Jules Larobertie, Sainte-Alvère : le contrat du 8 février 1863, Malaure × Claveille — droits de l'orpheline et biens propres du ménage. 183 Q 179 Q · 180 QTables des successions du bureau de Lalinde (Perrot 1812/1837/1867, Carbonnel 1874/1916) et des vendeurs/acquéreurs : la chaîne des mutations, en particulier après 1867 et dans les années 1980. Archives communales et service instructeurDossiers d'acquisition, permis et plans de travaux vers 1987-1989 : quels bâtiments ont été conservés, reconstruits ou ajoutés, et par qui. 109 AP (AN)Fonds de Gourgues : le certificat de civisme de Pierre Perrot, 14 avril 1793, mairie de Saint-Félix — identité et domicile de ce Pierre Perrot restent à confirmer. Acte notarié de 1730 cité par GourguesRetrouver l'acte d'origine de « Ten. de las Constancias » pour établir ou écarter l'équivalence avec Constant. Une lecture corrigéeLe nom en 1669 Une lecture corrigée. Le nom du village dans le baptême du 6 janvier 1669 avait d'abord été lu « Corstans » ; l'image donne « Constans », le n de l'écriture du curé de Bager ayant la forme d'un r. La forme rejoint ainsi directement le nom actuel. Lu sur l'image Les formes du nomLectures incertaines Les formes du nom. Corrigée : la naissance de François Carbonel, déclarée le 4 novembre 1818, porte « Couttant » et non « Coustant » : le mot a deux jambages réunis par une même barre (« tt »), sans le ſ long que le même clerc trace par ailleurs sur la page pour « sexe » ou « susdit » ; c'est la forme déjà retenue pour la naissance de Catherine Carbonel en 1816 (même clerc, même village). Deux incertitudes sont levées : les actes de mai 1806 et d'avril 1812 écrivent « Coutan » (deux fois chacun). Restent incertaines la fin de « Cos[t]al[?] » sur l'état-major et le « Coustant » du recensement de 1851. Lu sur les images === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/croix_rouge/ — La Croix Rouge en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Croix Rouge en Villadeix Un petit écart d'artisans, attesté pour la première fois en 1866 : des maçons venus de Lapalu, un cantonnier communal, une famille de charrons dont le fils meurt peut-être à la guerre de 1939-1945. Aucune maison n'y est figurée en 1824 ; aucun acte médiéval, aucun titre seigneurial ne s'y rattache. C'est l'histoire d'un lieu tardif, modeste, et pourtant continûment habité pendant plus d'un siècle et demi. 44,9301 N — 0,6786 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, 11 parcelles, ≈ 3,78 ha Première attestation 1866 Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1866Croix Rougedénombrement de population 1869 · 1876 · 1907Croix rouge« lieu de la Croix rouge », état civil 1870 · 1902Croix-rouge / Croix-Rougeétat civil, avec trait d'union 1876Croixrouge6 MI 118, dénombrement, en un mot fin XIXe s.la Croix Rougenotice manuscrite du chanoine Brugière 2026La Croix Rougecadastre, IGN, adressage BAN En bref La Croix Rouge est un petit écart d'artisans au nord-ouest du bourg, entre La Farguette, La Pouleille et les Quatre Mailles. Le plan cadastral de 1824 n'y montre aucune maison ; la première mention certaine date de 1866, avec une famille de maçons, les Barjou, venue de Lapalu. Ensuite viennent un cantonnier communal, Jean Lionnet, présent dès 1905, puis une famille de charrons, les Peyronny, installés en 1922. Le fils charron, Évariste, figure sur le monument aux morts de la période 1939-1945, mais on ne sait ni quand ni comment il est mort. Aujourd'hui le nom reste sur les cartes et dans les adresses, et un projet d'habitat est prévu dans les environs, sans réalisation attestée. On ignore l'origine du nom (la couleur et la date de la croix) et qui possédait la maison. Le siteUn point entre trois écarts Un écart entre La Farguette, La Pouleille et les Quatre Mailles La Croix Rouge se trouve au nord-ouest du bourg de Saint-Félix, vers 44,9301 N ; 0,6786 E. Le point de repère retenu pour ce lieu-dit marque la position du nom de lieu — il est distinct du carrefour qui porte effectivement une croix, situé environ 280 à 290 mètres plus au sud-est. L'écart occupe le secteur triangulaire compris entre La Farguette, La Pouleille et les Quatre Mailles. Le réseau des chemins y dessine un triangle assez net : une voie oblique, aujourd'hui route de la Motte Castrale, un chemin vers l'est en direction de La Pouleille, et une liaison transversale au nord, aujourd'hui passage de la Croix Rouge. Cadastre, IGN, BAN Plan IGN. La Croix Rouge, ses voies et ses voisins immédiats. Le point du point de repère du lieu-dit est distinct du carrefour de la croix elle-même, plus au sud-est. L'emprise cadastrale actuelle nommée « LA CROIX ROUGE » mesure environ 3,78 hectares, en section E, et recoupe onze parcelles : E 354, 355, 356, 357, 358, 359, 646, 692, 693, 835 et 836. Ce périmètre fiscal ne définit ni un domaine historique unique ni l'étendue exacte des hameaux décrits par les recensements : le nom d'usage déborde parfois les limites cadastrales, et le point OpenStreetMap « La Croix Rouge » se trouve même placé dans le lieu-dit cadastral voisin, LA FARGUETTE-SUD. La qualification la mieux étayée par le dossier est celle d'un petit écart habité par des artisans, avec une activité agricole associée selon les périodes. Aucune pièce rattachée avec certitude à La Croix Rouge ne l'identifie comme maison noble, repaire, moulin ou métairie (ferme) tenue par des colons (paysans qui exploitent une terre contre une part de la récolte). Les mots « lieu », « village » et « hameau » qu'emploient les documents ne correspondent pas à trois statuts juridiques successifs — ce sont des façons de dire la même chose. Le nomUne croix qu'on ne date pas Le sens est clair ; l'origine ne l'est pas Le nom lui-même ne pose pas de problème de lecture : c'est une croix qualifiée de rouge. Aucune autre forme ancienne du site n'a été identifiée — il ne faut pas lui transférer les mentions de La Farguette ou des Quatre Mailles au seul motif de leur proximité. Ce qui manque, en revanche, c'est tout ce qui expliquerait le qualificatif : la couleur d'une ancienne croix et la date de son implantation ne sont pas établies, et aucun texte étymologique savant propre à ce lieu n'a été trouvé. Origine du nom non établie Une croix de chemin est bien enregistrée par les données actuelles, à 44,92809 ; 0,68074 selon l'IGN et à 44,9279832 ; 0,6807895 selon le nœud OpenStreetMap 6796850028 — un écart d'environ 12,5 mètres entre les deux points, qui désignent très probablement le même objet. Ils sont à environ 280 et 292 mètres du point de repère du lieu-dit. Le bulletin municipal de janvier 2009 inscrit, parmi les travaux réalisés en 2008 : « Croix en bois (croisement de la Croix Rouge) », pour 335 €. La dépense atteste une intervention concernant une croix en bois ; elle ne dit pas s'il s'agit d'une première pose, d'un remplacement ou d'une réparation. Original numérique consulté Une distance corrigée Entre le point de repère du lieu-dit et la croix OpenStreetMap, la distance est d'environ 280 à 292 mètres selon qu'on prend le point IGN ou le nœud OSM, et non 150 m. Aucun cliché de terrain de la croix actuelle n'a été obtenu. Avant 1866Un silence de deux siècles Rien au Moyen Âge, rien en 1824 Aucune mention médiévale ou antérieure à 1668 n'est attribuable avec sûreté à La Croix Rouge dans les documents médiévaux et seigneuriaux et les inventaires consultés. Aucun titre « sieur de la Croix Rouge » (titre de courtoisie des notables) n'a été trouvé. L'appartenance de Saint-Félix au cadre de la châtellenie puis baronnie de Montclar ne suffit pas à reconstituer une tenure (mode de possession d'une terre) particulière de ce site : aucun accensement (concession de terre contre redevance), hommage, terrier ou censier (registres des droits dus à un seigneur) consulté ne décrit ces terres sous ce nom. Les accensements médiévaux de Caveroque, en 1370, concernent un autre lieu et ne doivent pas être utilisés pour vieillir celui-ci. Absence dans les sources consultées, pas preuve d'inexistence Les registres paroissiaux 5 E 409/1 à 3, pour les années conservées entre 1668 et 1792, ne livrent aucun acte sous ce nom. Ces registres présentent des lacunes chronologiques : cette observation n'équivaut pas à une recherche dans un registre continu de cent vingt-cinq années. Aucun habitant des XVIIe-XVIIIe siècles ne peut être rattaché nominativement à La Croix Rouge à partir des éléments réunis. L'extrait de Cassini ne porte ni le nom ni un signe d'habitation ou de croix à l'emplacement approximatif du site. La carte de Belleyme, feuille 22, relève également l'absence du nom et d'une croix ; le recadrage conservé montre La Pouleille et La Farguette, déjà figurés. Ces petites échelles et les incertitudes de calage interdisent d'en déduire l'absence de toute fréquentation, culture ou ancienne croix à cette période. Cassini, seconde moitié du XVIIIe siècle. Aucun nom, aucun signe de croix ou de maison au site approximatif. Les localisations de cette carte restent approximatives. 1824 : un triangle de chemins, mais pas une maison Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) est le premier document qui permette de regarder le site à l'échelle parcellaire. Dans le triangle de chemins qui correspond au secteur actuel, les numéros 513, 514, 515 et 516 ne portent aucun bâtiment colorié. La construction rouge figurée au nord-ouest appartient au groupe de La Farguette, vers le numéro 498 : elle ne doit pas être comptée comme une maison de La Croix Rouge. Aucun nom du lieu n'a pu être déchiffré sur ce secteur de la feuille, et une annotation ténue anciennement envisagée comme « Cr[oix ?] » sur le tableau d'assemblage n'a pas pu être validée ni datée : elle n'est pas retenue comme attestation de 1824. Lu sur l'original, 3 P 3 4626 AD Dordogne, 3 P 3 4626, section E dite de Caveroque, 1824. Le triangle des parcelles E 513-516 est vide de bâti. La maison rouge, en haut à gauche, est à La Farguette. 1843–1866Les Barjou arrivent Des maçons de Lapalu s'installent entre 1861 et 1866 Le maçon qui apparaît à La Croix Rouge en 1866 a une histoire familiale communale déjà ancienne. Le 10 janvier 1843, Pierre Barjou, 30 ans, maçon, domicilié à Lapalu, épouse Félicité Marthe Garraud, 28 ans, née à Villamblard et domiciliée à La Pouleille. Leur fils Bernard naît à Lapalu le 9 juin 1844, un second fils, Pierre, le 14 mars 1851. Huit jours après cette seconde naissance, le 22 mars 1851, Marthe Garraud meurt à Lapalu, à 35 ans ; aucune cause médicale n'est indiquée. Pierre se remarie le 5 octobre 1854 avec Antoinette Valeton, 49 ans, cultivatrice, née à Lamonzie-Montastruc — elle devient la belle-mère de Bernard et du jeune Pierre. Lu sur les originaux Une date de contrat L'acte de mariage du 5 octobre 1854 (5 E 409/10, mariages 1854, vue 6) dit que le contrat a été « passé le onze Septembre dernier » : c'est donc le 11 septembre 1854, devant Me Reynier, notaire à Sainte-Alvère. Ce contrat lui-même n'a pas été consulté. Les recensements antérieurs confirment cette implantation : Pierre, Félicité, Bernard et Anne Delbos sont à La Palut en 1846 ; en 1856, le chef de famille est prénommé Jean dans la liste, avec Antoinette et les deux garçons. En 1861, la lecture est nette : Pierre Barjou, 51 ans, maçon ; Antoinette Valeton, 55 ans ; Bernard, 16 ans ; Pierre, 10 ans, sous « Lapalue ». AD Dordogne, 6 MI 85, dénombrement de 1861, p. 05 gauche, l. 9-12. Les Barjou habitent encore Lapalue, cinq ans avant leur installation à La Croix Rouge. En 1866, les quatre mêmes membres de la famille sont inscrits à « Croix Rouge » : Burjou [= Barjou très probable] Pierre, 56 ans, maçon chef de ménage ; sa femme Valetou [?/Valeton] Antoinette (« [?] » marque une lecture incertaine), 60 ans ; Bernard Barjou, 21 ans, fils aîné ; Pierre Barjou, 15 ans, frère du précédent. C'est la première mention certaine du lieu retrouvée dans cette recherche. Le déménagement de cette famille est donc borné par les dénombrements 1861-1866 ; on ignore s'ils ont fait construire, acheté ou loué leur nouvelle habitation. Première attestation, lue sur les recensements AD Dordogne, 6 MI 96, dénombrement de 1866, p. 12 droite, p. 22 du registre, l. 5-8. La première mention certaine de « Croix Rouge » : un ménage de quatre maçons Barjou. 1869–1891Trois générations de maçons Le père meurt sur place, les fils prennent la suite Le père Pierre Barjou meurt sur place le 16 juillet 1869, à onze heures du matin, à 57 ans. Bernard, 24 ans, maçon au même lieu, déclare le décès de son père. L'année suivante, Bernard intervient comme voisin non parent lors du décès d'un nourrisson à La Farguette — son propre domicile reste bien La Croix-Rouge ; il faut distinguer ces deux lieux voisins dans l'acte de 1870. Lu sur l'original AD Dordogne, 5 E 409/11, décès 1869, vue 6, acte 12. Le décès du fondateur de la maison Barjou à La Croix Rouge, deux ans à peine après son installation. En 1872, la veuve Antoinette Valeton dirige un ménage de quatre personnes. Bernard, 27 ans, et Pierre, 21 ans, sont tous deux maçons ; un Pierre Teillet, 15 ans, est inscrit comme ouvrier maçon, sans parenté précisée — première présence documentée d'un jeune ouvrier extérieur au noyau familial. Le registre appelle les deux Barjou « son neveu », alors que le mariage de 1854 établit leur relation de beaux-fils avec Antoinette : cette discordance ne doit pas créer une fausse filiation. Discordance de parenté conservée AD Dordogne, 6 MI 106, dénombrement de 1872, p. 10 droite. Le premier ouvrier maçon extérieur à la famille, chez la veuve Antoinette Valeton. Bernard fonde à son tour un ménage avec Anne Roussely, appelée aussi Anna. Leur union est attestée au plus tard à la naissance de leur fils Pierre, le 28 août 1874 ; une fille, Marie, naît le 11 décembre 1876. Antoinette Valeton meurt au lieu le 1er juin 1876, à 70 ans. Le recensement de cette même année réunit Bernard, Anne, leur fils Pierre et Félix Barjou, 25 ans, maçon, frère du chef de ménage — l'âge et la parenté suggèrent que Félix est le jeune Pierre né en 1851, rapprochement qui reste signalé comme tel. Identification Pierre/Félix probable AD Dordogne, 5 E 409/12, naissances 1874, vue 7, acte 14. Naissance de Pierre, fils de Bernard Barjou et d'Anne Roussely — la génération suivante à La Croix Rouge. En 1881, le ménage recensé est celui de Félix Barjou, 30 ans, « propriétaire maçon », avec Marie Falgueyret, 29 ans, cultivatrice, et leur fille Marie, 11 mois. Or la naissance d'une Marie Barjou, dix jours plus tôt, le 10 janvier de la même année, nomme les parents Pierre Barjou, 30 ans, et Virginie Falgueyret, 29 ans. La concordance des âges, du nom de famille maternel, du métier et du lieu rend l'identité des deux couples très probable ; elle ne permet pas de faire disparaître les prénoms divergents. Bernard et Anne ne figurent pas dans cette rubrique de 1881. Identification des couples, prénoms divergents AD Dordogne, 6 MI 131, dénombrement de 1881, p. 10 gauche bas et droite haut. Le seul ménage du dossier où le chef est dit « propriétaire ». La notice du chanoine Brugière, à la fin du XIXe siècle, inscrit « la Croix Rouge 1/2 », puis le chiffre 2 dans la colonne finale du tableau des lieux. Cette colonne correspond apparemment au nombre de maisons, par comparaison avec les autres entrées ; « 1/2 » est vraisemblablement une distance au bourg, sans N lisible après la fraction. L'indication de deux maisons diverge de l'unique maison des dénombrements de 1876, 1881 et 1891 : une annexe, un périmètre différent ou une erreur de compilation sont possibles, sans arbitrage documentaire disponible. Deux maisons chez Brugière, une seule aux recensements Chanoine Brugière, notice de Saint-Félix, SHAP/Fonds Pommarède, PDF p. 3. « la Croix Rouge 1/2 », puis 2 dans la colonne finale du tableau manuscrit. En 1887, Bernard Barjou, maçon de 42 ans, déclare la mort d'Anne Chaverou, 83 ans, veuve de Pierre Roussely, domiciliée à La Croix Rouge. Le nom de famille du mari défunt évoque la famille de l'épouse de Bernard, mais l'acte ne suffit pas à établir leur lien exact — il ne faut pas en faire automatiquement la mère ou la grand-mère d'Anne Roussely. En 1891, les personnes inscrites sont Pierre Barjou, 46 ans, maçon ; Anna Roussely, 34 ans, propriétaire cultivatrice ; Jérémie, 16 ans, maçon ; Félicie, 14 ans, propriétaire cultivatrice. Les âges et le couple Roussely rapprochent fortement ce ménage de celui de Bernard : Jérémie correspondrait au Pierre né en 1874, Félicie à la Marie née en 1876 — identifications probables, non des doubles prénoms officiellement prouvés. 1894Un décès sans cause Jules Ferroul, maçon de passage, meurt à 23 ans Le 18 avril 1894, à sept heures du soir, Jules Ferroul [?], 23 ans, maçon célibataire, meurt à La Croix Rouge. Il est né à Saint-Félix mais domicilié au chef-lieu de Saint-Martin-des-Combes. Ses déclarants sont Pierre Mouyna, forgeron au bourg de Saint-Félix, son cousin, et Guillaume Grellety, garde particulier à Langlade, son oncle. Le décès ne permet donc pas de le compter comme habitant permanent du lieu. Aucune cause de mort n'est indiquée, et rien ne permet d'affirmer un accident de chantier. Cause de décès inconnue AD Dordogne, 5 E 409/14, décès 1894, vue 3, acte 6. L'en-tête porte « dix-neuf février 1894 », mais le corps de l'acte date le décès du 18 avril, entre des actes d'avril et de mai. Une rédaction au 19 avril avec erreur du nom de mois est très probable ; elle demeure une correction interprétative, non une lecture. 1900–1903Le départ des enfants Marie, Pierre : deux mariages vers La Pouleille Le 10 février 1900, Marie Barjou, 23 ans, tailleuse de robes, domiciliée avec ses parents Bernard, maçon, et Anne Roussely, cultivatrice, à La Croix Rouge, épouse Joseph Guinard, 27 ans, forgeron, domicilié à Lapouleille. Leur contrat de mariage a été passé le 23 janvier 1900 devant Me Le Bœuf, notaire à Beauregard — le texte de ce contrat reste à consulter, sans qu'aucune preuve d'un transfert de la maison n'en découle. Lu sur l'original AD Dordogne, 5 E 409/14, mariages 1900, vue 1, acte 1. Marie Barjou quitte La Croix Rouge pour épouser un forgeron de Lapouleille. En 1901, Bernard, 56 ans, Anna, 45 ans, et leur fils Pierre, 26 ans, demeurent encore à La Croix Rouge. Les deux hommes sont maçons. Pour le fils, la colonne de l'employeur porte « Barjou père » : le travail du fils dans l'activité paternelle est ici explicitement attesté — une précision plus solide qu'une simple déduction tirée de métiers identiques. Lien professionnel explicite AD Dordogne, 6 MI 161, dénombrement de 1901, p. 09 gauche bas et droite haut. Le fils maçon travaille explicitement « pour Barjou père ». Le 2 mai 1902, Pierre Barjou, 27 ans, né et domicilié à La Croix-Rouge, épouse Marie Dondard, 23 ans, de Lapouleille. Le 7 octobre 1903, leur fils Éloi naît à Lapouleille, où le couple est désormais domicilié et qualifié de propriétaires cultivateurs. Le changement de domicile est ainsi borné par mai 1902-octobre 1903 ; aucune vente de La Croix Rouge n'est documentée. Entre-temps, un décès enregistré le 10 juin 1903 porte le nom de « Pierre Barjou », 59 ans, époux d'Anne Roussely, à La Croix rouge. Pierre est écrit dans l'acte, dans la marge et dans la table annuelle : ce n'est pas une faute de transcription moderne. L'épouse et l'âge correspondent très fortement à Bernard, né en 1844, qui figure sous ce prénom en 1901-1902. On retiendra donc : décès probable de Bernard sous le prénom Pierre, avec réserve d'identité — ce n'est ni le père mort en 1869, ni le jeune Pierre marié en 1902 et devenu père à Lapouleille en 1903. Identité au décès de 1903 non prouvée AD Dordogne, 5 E 409/15, décès 1903, vue 2, acte 3 et table. « Pierre » est écrit partout ; l'identité avec Bernard, né en 1844, reste une hypothèse forte. La descendance se suit ensuite hors du lieu, à La Pouleille : les recensements de 1901 et 1921 nomment le couple Guinard Ernest et Félicie, alors que le mariage portait Joseph et Marie ; une Anne Barjou, née en 1852 selon la liste de 1921, y est enregistrée comme belle-mère — très probablement Anne Roussely. En 1936, Pierre y est encore maçon patron auprès d'Éloi, cultivateur. Ces suites montrent une continuité familiale dans la commune, non une extinction des Barjou avec leur départ de La Croix Rouge. 1905–1910Une maison de cantonnier Les Lionnet succèdent aux Barjou Une autre famille est attestée dès 1905 : Marie Chadourne, 25 ans, née à Fouleix, épouse de Jean Lionnet, 32 ans, meurt le 8 mai, à dix heures du matin, à La Croix Rouge, où elle demeure. Le 12 décembre 1907, Jean Lionnet, cantonnier communal (ouvrier chargé de l'entretien des chemins), demeure toujours au lieu et épouse Élisabeth Marcou, 27 ans, domiciliée à La Pouleille ; il est né le 27 juin 1873 à Sainte-Foy-de-Longas. L'acte rappelle le décès de Marie Chadourne le 8 mai 1905, ce qui établit fermement le lien entre les deux actes. La présence de ce ménage succède chronologiquement à celle des Barjou, mais aucun acte n'établit un achat ou une location de leur maison par Lionnet. Concordance entre les deux actes établie AD Dordogne, 5 E 409/15, mariages 1907, vue 9. Jean Lionnet, cantonnier communal, se remarie « au lieu de la C[roix]-rouge » où il demeure depuis au moins 1905. Le 22 mai 1908, un Jules Lyonnet [?], signant apparemment Lionnet, cantonnier communal à La Croix Rouge, est témoin d'un mariage. Un Jules Lionnet, cantonnier, apparaît ensuite à Combe Lugon en 1910. Le métier et le nom rendent le rapprochement avec Jean plausible, mais le prénom divergent empêche de transformer ces pièces en date certaine de son déménagement. Rapprochement Jean/Jules non tranché 1921–1946Les Peyronny, charrons Un atelier familial, de père en fils En 1921, Jean Peyronnie, né en 1873 à Clermont-de-Beauregard, est charron patron à La Brugère, avec son épouse Angèle, née en 1877 à Fouleix. Le 25 septembre 1922, une naissance survient à La Croix Rouge au domicile de Jean Peyrony, 49 ans, dont le métier est écrit « charon ». La mère, Marie Peyrony, 19 ans, servante, demeure au même lieu. Le déplacement du charron Jean de La Brugère à La Croix Rouge est très fortement étayé entre 1921 et septembre 1922. Déménagement borné avec précision Les dénombrements de 1926, 1931 et 1936 montrent un atelier familial : Jean, charron patron, et son fils Évariste, né en 1901 à Clermont-de-Beauregard, exercent le même métier. En 1926, la colonne de l'employeur d'Évariste renvoie à « Peyronny ». Une belle-fille est couturière patronne en 1931 et 1936 ; son identité demande une réserve, entre Gabrielle née en 1903 (liste de 1931) et Jeanne Juliette née en 1905 (liste de 1936). Un prénom différent selon les listes En 1936, la liste (6 M 422, p. 02 gauche bas) porte Jeanne Juliette, née en 1905 ; celle de 1931 donne Gabrielle, née en 1903. Un changement d'épouse, plusieurs prénoms ou une erreur de la personne chargée du recensement sont possibles ; aucun mariage n'a permis de trancher. AD Dordogne, 6 M 378, dénombrement de 1926, p. 04 droite, p. 9. Jean, charron patron, et Évariste, charron employé « Peyronny » — deux générations au même établi. AD Dordogne, 6 M 422, dénombrement de 1936, p. 02 gauche bas. Deux charrons et une couturière patronne, Jeanne Juliette, née en 1905. Évariste, de la fiche matricule au monument La fiche Peyronnie Évariste (fiche matricule militaire), AD24 02R1172, bureau de Bergerac, classe 1921, matricule 931, donne une naissance le 17 septembre 1901 à Clermont-de-Beauregard, la profession de charron et un domicile à Saint-Félix-de-Villadeix — ce domicile précis vient des recensements, la fiche elle-même ne nomme pas La Croix Rouge. Elle indique une incorporation au 504e régiment de chars de combat à compter du 5 avril 1921, un retour dans ses foyers le 30 mai 1923 avec certificat de bonne conduite, puis plusieurs affectations de réserve. Identité très probable avec le charron de La Croix Rouge Une date lue sur l'original La fiche (02R1172, vue 559) porte « le 18 mai 1927 » pour l'affectation au 50e régiment d'infanterie, et non en mars : le tracé du mois est identique à celui de « 15 mai 1926 » et de « 30 mai 1923 » sur la même fiche. Rappelé le 1er septembre 1939, il rejoint le 612e régiment de pionniers le 4 septembre. Aucune date de décès, captivité ou circonstance de mort n'est portée dans les rubriques consultées de la fiche matricule elle-même. AD Dordogne, 02R1172, Bergerac, classe 1921, matricule 931, vue 559/651. Aucune mention de décès, blessure ou captivité n'y figure. Le monument aux morts de Saint-Félix porte « PEYRONNY Evariste » dans la partie 1939-1945. L'identification au charron de La Croix Rouge est très probable, mais l'inscription seule ne prouve ni sa date de mort, ni le lieu, ni les circonstances. Aucun dossier nominatif de décès ou de reconnaissance administrative n'a été retrouvé dans cette recherche. Date, lieu et circonstances de la mort non établis Monument aux morts de Saint-Félix-de-Villadeix. Crédit photographique MémorialGenWeb conservé sur l'image, image 566376. 1946 : un couple seul, une fiche qui trouble En 1946, la liste ne conserve à La Croix Rouge que Jean Peyronny, né en 1873, et Jeanne, née en 1877 [?], tous deux dits cultivateurs — un ménage de deux personnes. Le fils, la belle-fille et le petit-enfant des listes d'avant-guerre n'y figurent plus. Une absence au recensement ne suffit pas, à elle seule, à établir un décès ou sa cause. AD Dordogne, 106 W 71, dénombrement de 1946, p. 02 gauche. Le ménage se réduit à deux personnes ; la génération d'Évariste a disparu de la liste. Une fiche volante signée le 15 février 1951, conservée avec ce dénombrement, donne pour « Croix Rouge (la) » une maison, un ménage et un habitant. Son en-tête dit pourtant qu'elle est établie d'après le recensement de mars 1946. De nombreux chiffres de la fiche diffèrent de la liste nominative : une actualisation municipale est possible. On ne peut cependant ni la baptiser « recensement de 1951 », ni dater avec elle le départ ou la mort d'un des deux époux. Pas un recensement autonome AD Dordogne, 106 W 71, p. 04, fiche volante. Un seul habitant, contre deux sur la liste nominative de 1946 : discordance non résolue. Les documents exploités ne permettent pas de donner une succession nominative sûre des occupants après cette génération. Le suivi récent est limité au bâti, au nom des voies et aux décisions publiques. Le bâtiDe rien en 1824 à un hameau Une implantation tardive dans un ancien réseau de chemins Les photographies aériennes historiques permettent de suivre le noyau bâti depuis le milieu du XXe siècle. Les noms de fichiers « ortho1950 » et « ortho1965 » sont trompeurs si on les transforme en dates de clichés : les couches WMS IGN utilisées sont en réalité ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965 et ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1965-1980, des fourchettes, pas des millésimes précis. Dates exactes des missions à rechercher Couche 1950-1965. Un noyau bâti allongé près de la route oblique, dans la partie sud-est du triangle ; champs cultivés alentour. Couche 1965-1980. Le noyau précédent reste reconnaissable ; des constructions supplémentaires apparaissent aux abords occidentaux et septentrionaux. Le bâtiment allongé des premières photographies pourrait être celui des ménages anciens, ou son successeur sur la même emprise. Aucun chaînage parcellaire et aucune matrice cadastrale (registre des propriétaires et des biens imposés) ne permettent encore de l'affirmer. L'installation des Barjou entre 1861 et 1866 n'est pas une preuve qu'ils ont construit eux-mêmes leur maison. Document / période | Observation propre au site | Portée et limite | 1824 | Zéro bâtiment figuré dans le triangle des anciennes parcelles E 513-516 ; chemins déjà en place | Cadastre 3 P 3 4626 ; ne donne pas la nature fiscale des sols sans l'état de sections | État-major | Croisement de chemins, sans nom ni maison repérée | Date exacte du levé local non établie | 1866-1901 | Une maison et un ménage dans chacun des six dénombrements disponibles | Les recensements ne dessinent pas les bâtiments et ne comptent pas nécessairement les dépendances | Brugière | Nom et chiffres « 1/2 », « 2 » dans le tableau des lieux | Deux maisons selon l'interprétation de la colonne ; différence avec les recensements non résolue | 1926-1946 | Toujours une maison au dénombrement | Ne prouve pas l'identité physique inchangée de la construction de 1866 | 1950-1965 | Noyau bâti allongé près de la voie oblique ; espaces cultivés autour | La résolution ne permet pas un comptage cadastral sûr des annexes | 1965-1980 | Le noyau reste reconnaissable ; constructions supplémentaires aux abords | Certaines sont hors du lieu-dit cadastral actuel | 2026 | Maisons détachées, jardins et dépendances le long des voies ; champs encore ouverts à l'est | Observation à distance, sans visite des intérieurs | Extraction 2026 | Cadastre : 6 constructions en dur et 2 légères ; BD TOPO : 6 objets bâtiments, ≈ 462 m², 3 logements renseignés | Les deux bases n'ont pas les mêmes objets ni les mêmes règles de décompte | Orthophotographie (photo aérienne) actuelle, consultée en septembre 2026. Un secteur résidentiel peu dense, encore mêlé de champs et de jardins ; date de prise de vue exacte non renseignée. Les données BD TOPO associent des dates indicatives 1880, 1975 et 2007 à certains objets ; ce ne sont pas des actes de construction, et « 1880 » ne doit pas être donné comme naissance de l'écart, habité dès 1866. Dates BD TOPO indicatives, non des actes PopulationDix dénombrements Une maison, un ménage, entre trois et cinq habitants Une case « non individualisé » ne signifie pas zéro habitant : le lieu peut être regroupé avec un voisin ou ne pas encore servir de rubrique. Le nombre de maisons recensées ne doit pas être comparé sans précaution au nombre actuel de polygones bâtis. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source | 1836-1861 | — | — | non individualisé | Les Barjou sont encore à La Palut / Lapalue | 1866 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 96, p12D | 1872 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 106, p10D | 1876 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 118, p10D | 1881 | 1 | 1 | 3 | 6 MI 131, p10G-D | 1886 | — | — | non disponible | Liste absente des documents réunis | 1891 | 1 | 1 | 4 | 6 MI 150, p10D | 1896 | — | — | non disponible | Liste absente des documents réunis | 1901 | 1 | 1 | 3 | 6 MI 161, p09G-D | 1906-1911 | — | — | non disponible | Listes absentes des documents réunis | 1921 | — | — | non individualisé | Peyronnie encore à La Brugère, 6 M 358 | 1926 | 1 | 1 | 4 | 6 M 378, p04D | 1931 | 1 | 1 | 5 | 6 M 402, p05D | 1936 | 1 | 1 | 5 | 6 M 422, p02G | 1946 | 1 | 1 | 2 | 106 W 71, p02G | Document distinct, 15 février 1951 : la fiche volante de 106 W 71, p04, porte 1 / 1 / 1, sous un en-tête renvoyant au recensement de mars 1946. Elle reste hors de la série ci-dessus, en raison de sa nature et de sa discordance avec l'original de 1946. Aucune population actuelle par lieu-dit n'a été établie. Aujourd'huiLe projet de l'OAP SFV1 Un secteur d'habitat programmé, non réalisé Le nom reste vivant au cadastre, dans la cartographie IGN et dans l'adressage communal. Les exports du 23 septembre 2026 rattachent des adresses au passage de la Croix Rouge et à la route de la Motte Castrale. Aucun occupant actuel n'est nommé dans ce dossier. Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 prévoit, par l'OAP SFV1 (orientation d'aménagement et de programmation), un secteur d'habitat reliant les Quatre Mailles et La Croix Rouge. La fiche porte 4,5 ha, dont 2,3 ha en zone U et 2,2 ha en zone AU, et environ 26 logements au total : une dizaine en U et seize en AU, répartis entre douze en phase 1 et quatre en phase 2. Elle prévoit notamment de retravailler la voie vers les Quatre Mailles, de mutualiser des accès et de préserver certaines haies. Ce périmètre de projet, principalement à l'est du chemin de La Pouleille, n'est pas le lieu-dit cadastral de 3,78 ha. Le document n'atteste pas la réalisation des logements. Chiffres lus sur le document original PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024, OAP SFV1, p. 155. Un secteur programmé de 4,5 ha entre les Quatre Mailles et La Croix Rouge ; aucune réalisation attestée à ce jour. Le croisement spatial des données contemporaines répartit le lieu-dit cadastral entre environ 3,14 ha de zone A, 0,62 ha de UC et 0,01 ha de N, valeurs arrondies — les données du document de 2024, non une attestation juridique à la parcelle au jour d'un futur projet. La forme de l'urbanisation a fait l'objet d'une observation pendant l'élaboration du PLUi-H : la DDT recommandait de recentrer les extensions, tandis que la réponse du maître d'ouvrage conservait le potentiel situé entre deux parcelles déjà construites, au motif qu'il complétait un hameau déjà linéaire — un jalon de l'histoire récente de son aménagement, distinct du programme de l'OAP elle-même. Et maintenantOù chercher Les matrices cadastrales, pièce manquante Aucun acte de mutation ou dossier de travaux de la maison ancienne n'a été consulté : la succession des ménages recensés n'est pas une succession de propriétaires prouvée. Les qualifications explicites de « propriétaire maçon » en 1881 et « propriétaire cultivatrice » en 1891 fournissent un indice de propriété chez les Barjou, sans numéro de parcelle, ni superficie, ni titre. Une visite du carrefour et un relevé architectural extérieur — matériaux et assemblages de la croix, organisation des dépendances, reprises du bâti — compléteraient ces dossiers ; ils n'ont pas été réalisés ici. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E : nature, contenance, nom de quartier et propriétaire des anciennes E 513-516, puis parcelles voisines si le repérage doit être ajusté. 63 P 704Première matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes des propriétaires de ces parcelles avant 1866 ; rechercher Barjou/Burjou/Barjau, Valeton. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : compte de la maison de La Croix Rouge, passage éventuel entre branches Barjou, contrôle de l'indication de Brugière. 63 P 1547/3Matrice des propriétés bâties, 1910-1955 : propriétaires réels pendant les occupations Lionnet, puis Peyronny/Peyronnie ; cases d'entrée/sortie et démolitions/constructions. 63 P 1547/1-2Matrices non bâties, 1914-1955, folios 1-400 puis 401-475 : chaînage des comptes, superficie des propriétés, terres attachées à la maison. 3 E, Sainte-AlvèreLe contrat de mariage du 11 septembre 1854 devant Me Reynier (mariage Barjou-Valeton) : aucune cote de minute certaine n'a été trouvée. 3 E, BeauregardLe contrat de mariage du 23 janvier 1900 devant Me Le Bœuf (mariage Guinard-Barjou), et les successions de Pierre Barjou (1869), Antoinette Valeton (1876) et Pierre/Bernard Barjou (1903). 176 Q–183 Q, 421 QBureau de l'enregistrement de Lalinde : actes civils publics et sous seing privé, mutations par décès, tables acquéreurs/vendeurs, contrats de mariage, testaments, successions, baux — sous-séries à explorer, pas d'articles déjà identifiés. 1001 QHypothèques de Bergerac, pour chercher des transcriptions une fois les titulaires identifiés par les matrices. 5 E 122, Clermont-de-BeauregardActe de naissance d'Évariste Peyronnie, 17 septembre 1901 : nom maternel exact et mentions marginales de mariage ou de décès. 02R1174Table matricule, vue 32/41, pour compléter le parcours d'Évariste Peyronnie et chercher une éventuelle pièce de décès. MairieNature des travaux de la croix en 2008 (délibération, facture) ; éventuels doubles des recensements de 1886, 1896, 1906, 1911 ; statut exact de la fiche de 1951. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_coutures/ — Coutures en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Coutures en Villadeix Une seule mention connue : en 1866, le recenseur ouvre une rubrique « Coutures. » entre Croix Rouge et Moulin Blanchard, pour un ménage de trois personnes — un tailleur d'habits, sa femme, leur fille. Ni avant, ni après, le nom ne reparaît ; la maison même n'a jamais été localisée. Le fil du tailleur, suivi de 1861 à 1872, mène peut-être vers la Combe de Lugon — sans que les deux noms puissent être fondus en un seul lieu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Localisation non établie Attesté en 1866 seulement 1866Coutures.liste nominative, 6 MI 96, p12D 1866Coutières [?]récapitulatif p15G, écriture resserrée, non tranchée En bref En 1866, le recenseur de Saint-Félix-de-Villadeix note un nom de lieu, « Coutures. », pour une maison où vivent trois personnes : un tailleur d'habits, sa femme et leur fille. C'est la seule fois que ce nom apparaît dans les documents consultés, et l'on ne sait pas où se trouvait la maison. Le même tailleur, Pierre Reversade, se retrouve en 1861 aux Quatremailles, en 1869 et en 1872 à la Combe de Lugon : la maison de Coutures était peut-être là, mais rien ne le prouve. Un nom voisin, les Coutelières, cité par Gourgues en 1873, concerne une parcelle D 396 sans lien établi avec Coutures. Le mot « disparu » signifie ici que le nom a disparu des listes actuelles, pas que la maison a été détruite. 1866Un nom, trois personnes Une maison qu'on ne sait pas placer En 1866, le recenseur de Saint-Félix-de-Villadeix inscrit, entre les rubriques Croix Rouge et Moulin Blanchard, un nom de lieu écrit verticalement en marge : « Coutures. » Sous ce nom, trois lignes de la liste nominative portent un ménage entier — pas un simple terroir sans habitant. Lu sur l'original Nom écrit | Âge | Qualité ou relation écrite | Reversade Pierre | 44 | « tailleur d'habits », « chef de ménage » | Monteil Marie | 40 | « sa femme » | Reversade Marie | 11 | « leur fille » | AD24, 6 MI 96, p12D, page 22, lignes 9-11. Le ménage recensé sous « Coutures. » Le récapitulatif de la même page confirme une maison, un ménage pour cette ligne ; le nombre d'individus, dans la colonne la plus à droite, tombe dans l'ombre de la reliure et n'a pu être recompté séparément — mais les trois personnes de la liste nominative suffisent à l'établir. L'écriture y est plus serrée : on peut y lire aussi bien « Coutières » que « Coutures », sans trancher. Ce n'est donc pas une seconde attestation indépendante du nom. Lecture incertaine : Coutières AD24, 6 MI 96, p15G, récapitulatif. Une maison, un ménage ; le nom, ici, hésite entre deux lectures. Le document établit une occupation résidentielle et un métier. Il ne dit ni si Pierre Reversade est propriétaire, ni depuis quand la famille habite là, ni où se trouve la maison : aucune parcelle, coordonnée ou altitude ne peut lui être attribuée avec certitude. Le statut « disparu » retenu pour ce dossier concerne le nom, non retrouvé dans les nomenclatures contemporaines consultées — il ne démontre ni la démolition de la maison ni l'abandon du site. 1861–1872Un tailleur suivi à la trace Vers la Combe de Lugon, sans certitude Le même Pierre Reversade, tailleur d'habits, se retrouve dans trois autres documents, avant et après 1866. Son nom, son métier, le patronyme de son épouse et la progression d'âge de sa fille rendent le rapprochement très probable ; mais les deux « Marie » de 1861 et 1866 deviennent deux « Jeanne » en 1872, et l'âge de l'épouse ne progresse pas régulièrement d'un recensement à l'autre (31 ans en 1861, 40 en 1866, 36 en 1872). Date | Forme écrite du domicile | Ce qui est lu | Référence | 1861 | « Suite des Quatremailles » | Pierre Reversade, tailleur d'habits, 39 ans ; Marie Monteil, 31 ans ; Marie Reversade, 6 ans ; deux ouvriers tailleurs. | 6 MI 85, p07D, p.14, lignes 5-9 | 1866 | « Coutures. » | Le ménage de trois personnes décrit ci-dessus. | 6 MI 96, p12D et p15G | 1869 | « Combe de Lugon » | Pierre Reversade, 45 ans, tailleur d'habits, déclare un décès ; domicilié à la Combe de Lugon. | 5 E 409/11, décès, acte 13 | 1872 | « Suite de la Combe de Lugon » | Pierre Reversade, tailleur d'habits, 50 ans ; Jeanne Monteil, 36 ans ; Jeanne Reversade, 17 ans. | 6 MI 106, p10D, p.20 | 6 MI 85, p07D. La famille en 1861, cinq ans avant Coutures. 6 MI 106, p10D. La famille en 1872, sous « Suite de la Combe de Lugon ». AD24, 5 E 409/11, décès 1869, acte 13. Pierre Reversade, tailleur d'habits, domicilié « au dit lieu de la Combe de Lugon ». Cette suite de domiciles suggère une maison de la Combe de Lugon qui aurait pu porter le nom de Coutures. Elle ne démontre pas l'identité des lieux : un déménagement après 1866 reste possible, et l'ordre des rubriques du dénombrement ne fournit aucune position précise. Les deux noms ne sont donc pas fusionnés ici. Le nomUn homonyme à écarter Gourgues, le cadastre de 1824 — et les Coutelières, un nom voisin Aucune entrée « Coutures » de Gourgues (1873) n'est rattachée à Saint-Félix : les articles portant ce nom, page 91, concernent d'autres communes. Une entrée proche, page 90, mérite en revanche d'être conservée comme piste distincte, sans être confondue avec Coutures : « Coutelières (Tertre des), friche, sect. D, 396, cne de Saint-Félix-de-la-Linde (A. Jud.). » Gourgues, Dictionnaire topographique de la Dordogne, 1873, p. 90 Gourgues, 1873, p. 90. Le chiffre imprimé est 396, et non 896 comme le donne la lecture automatique du PDF consulté. La parcelle D 396 a été retrouvée sur la feuille D2 du cadastre de 1824 (plan cadastral ; 3 P 3 4624), au sud-est du Cirier. Son contour et son numéro sont visibles ; aucun bâtiment ni nom « Coutures » n'y est dessiné. Le lien entre cette parcelle et les Coutelières vient de Gourgues seul ; un lien avec Coutures n'est pas établi. Homonymie possible, non un même lieu AD24, 3 P 3 4624 (D2), parcelle 396. Sans bâti ni nom de lieu porté au plan. Le sens de « terres cultivées » — couture chez Pégorier, cotura en gascon — reste une piste linguistique plausible pour le nom du recensement, mais aucune forme ancienne locale n'en établit la filiation. Les treize relevés cadastraux consultés, les extractions des lieux-dits cadastraux et de la BD TOPO, ainsi que la recherche dans les relevés des registres paroissiaux (47) et de l'état civil (94), n'ont donné aucune autre occurrence du nom. À consulter en salle 63 P 704Matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires et de leurs terres) : chercher les comptes Reversade et Monteil, mutations et acquisitions du milieu du XIXe siècle. 63 P 1716Dossier cadastral signalé à l'inventaire ; contrôler la parcelle D 396 pour les Coutelières, sans l'attribuer d'avance à Coutures. Puis 63 P 2192 (1882) et 63 P 1547 (1914-1955) si une chaîne parcellaire se dessine. Listes 1861-72Exemplaires communaux et documents préparatoires des recensements de 1861, 1866 et 1872, pour préciser ou corriger le libellé de domicile. A. Jud.Retrouver l'annonce judiciaire citée par Gourgues pour le Tertre des Coutelières, afin de confirmer ou d'écarter un lien avec Coutures. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_font_bonne/ — Font-Bonne en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Font-Bonne en Villadeix De Font-Bonne, les documents ont gardé un nom de terre et, probablement, le titre d'un homme. Gourgues le décrit comme un tènement (ensemble de terres) de Saint-Félix, ancien fief de l'église de Saint-Front, attesté par un acte de 1760. Un « sieur de Fonbonne » apparaît déjà dans les registres du XVIIe siècle. Sa résidence à Cavigne est connue ; l'emplacement de la terre reste à retrouver. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre parcelles non identifiées Altitude indéterminée 1692fonbonne [?]titre du parrain ; lecture probable 1695Fonbonne« sieur de Fonbonne », habitant Cavignes 1760 · cité en 1873Font-Bonnetènement de Saint-Félix, selon Gourgues En bref Font-Bonne est un nom de terre dont on ne sait pas retrouver l'emplacement. Le dictionnaire de Gourgues (1873) le décrit comme un tènement de Saint-Félix (un ensemble de terres), cité dans un acte de 1760 et ancien fief de l'église de Saint-Front ; cet acte n'a pas été retrouvé. Plus tôt, en 1692 puis en 1695, les registres de baptêmes nomment un « sieur de Fonbonne », Jean Lachieze ou Lachaize, qui habite Cavigne : son titre est probablement celui de cette terre. Le cadastre de 1824 ne porte pas le nom. Le mot « disparu » signifie ici seulement que le nom n'a pas d'emplacement établi, pas que le lieu a été détruit. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le lieuUne terre à retrouver Trois lignes pour un ancien tènement La pièce qui rattache explicitement Font-Bonne à Saint-Félix tient en trois lignes du dictionnaire d'Alexis de Gourgues. À la page 124 de l'édition de 1873, l'auteur écrit : « Font-Bonne, cne de Saint-Félix-de-Villadeix, ténement. — 1760 (Acte not.). Anc. fief de l'église de Saint-Front. »Gourgues, 1873, p. 124 Gourgues, p. 124. La date et le rattachement communal sont lisibles. L'acte notarié cité n'a pas été retrouvé. Ténement désigne ici un ensemble foncier. Gourgues ne le qualifie pas de hameau et ne donne ni habitants, ni maisons, ni superficie. Il signale une ancienne dépendance envers Saint-Front, sans en dater l'origine ni en détailler les droits. 1760 est une attestation rapportée, pas la date de naissance du lieu. Source indirecte Le jour de l'acte, le nom du notaire et sa cote manquent. On ignore donc s'il s'agissait d'une vente, d'un bail ou d'une reconnaissance. Cette référence suffit à préserver un nom ; elle ne permet pas encore de le poser sur une carte. 1692–1695Un nom porté en titre Le sieur de Fonbonne habite Cavigne 16 juin 1692. Le curé Delboy baptise Jeanne Faulcon, née la veille, dont les parents habitent « Cantegreilh ». Le parrain (celui qui présente l'enfant au baptême) est Jean Lachieze, suivi d'un titre que l'on peut lire « Sr de fonbonne » (« sieur » : titre de courtoisie donné à un monsieur). Au-dessous, il signe « Lachieze ». La marraine, Jeanne Lachieze, est dite « Demoisille de Cavigne », mais réside au bourg. Le domicile du parrain n'est pas établi par cet acte. AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 263, gauche. Deuxième acte. La forme écrite « fonbonne » reste une lecture probable. L'écriture du curé conduit à retenir : lu « fonbonne », forme attendue « Fonbonne ». L'encre pâle conserve une part d'incertitude. Lecture probable 11 décembre 1695. Le nom devient plus net. Au baptême d'une petite Catherine, née le 7, le parrain est « Jean Lachaize sieur de Fonbonne hnt dud Cavignes ». Les parents habitent eux aussi « Cavignes ». Le curé distingue ainsi la désignation du sieur et son domicile : la résidence est à Cavigne ; l'acte ne situe pas Fonbonne. Lu sur l'original AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 330, droite. Troisième acte. La vue 331 est une seconde prise de la même page : un seul baptême, deux images. Ces deux actes rendent probable le rapprochement avec le Font-Bonne de Gourgues. Ils ne donnent ni les limites du bien, ni la preuve que les deux Jean sont le même homme, ni une chaîne de propriété. Le titre seul ne suffit pas davantage à établir une noblesse. Date | Mention | Niveau de preuve | 16 juin 1692 | fonbonne [?], titre de Jean Lachieze. 5 E 409/2, v. 263 G. | Lu sur l'original ; forme écrite probable ; identification probable. | 11 déc. 1695 | Fonbonne, titre de Jean Lachaize, habitant Cavignes. 5 E 409/2, v. 330–331 D. | Titre et domicile certains ; rattachement au tènement probable. | 1760 | Font-Bonne, tènement de Saint-Félix. Gourgues, 1873, p. 124. | Imprimé consulté ; acte de 1760 non consulté. | Le nomLa « bonne source » Un nom d'eau, sans source identifiée L'occitan font bona, « bonne source », fournit l'explication la plus vraisemblable. Hamlin donne expressément ce sens pour des Font-Bonne de l'Hérault, à la rubrique FONT, XXIV de son dictionnaire. C'est une comparaison linguistique, pas une attestation de notre lieu : elle ne permet d'identifier ici ni fontaine, ni captage. Hamlin, p. 163. Sens probable ici Le nom est partagé. La même page de Gourgues distingue plusieurs Font-Bonne de Dordogne, dont celui de Saint-Félix et une fontaine de Pressignac. Leurs histoires ne peuvent être réunies sur la seule ressemblance des noms. Gourgues, p. 124, colonne de gauche. Une série d'homonymes. L'indication de commune est indispensable pour attribuer chaque mention. 1824 → aujourd'huiLa limite des cartes Cavigne se dessine ; Font-Bonne reste à situer Le tableau d'assemblage (plan d'ensemble) du cadastre de 1824 porte la fin des opérations de terrain au 10 août 1824 (3 P 3 4616, date lue dans le cartouche). La recherche de Font-Bonne et de ses variantes dans les index du tableau et des dix feuilles parcellaires de 1824 n'a donné aucun résultat. Les deux index de feuilles de 1956 disponibles n'en donnent pas davantage. Ce constat porte sur les index ; les livres cadastraux restent à consulter. La feuille C1 nomme clairement « Cavigne. ». Elle montre ses bâtiments roses et ses chemins : c'est le village de résidence cité en 1695. Aucun de ces bâtiments n'est attribuable à Jean Lachaize, aucune de ces parcelles à Font-Bonne. AD Dordogne, 3 P 3 4621, section C, feuille 1. Cavigne en 1824. Ce détail éclaire le domicile du sieur ; il ne localise pas son titre. Le tableau d'assemblage et les aperçus consultés de Cassini et de l'État-major n'ont pas fourni de localisation sûre. Sans confronts anciens, choisir une source voisine ou une pièce de bois reviendrait à inventer un emplacement. Aujourd'hui Aucune correspondance sûre avec un nom cadastral actuel n'est établie. Il serait donc prématuré de décrire un paysage « de Font-Bonne », ses cultures ou ses maisons. Le nom demeure un lieu à retrouver dans les actes. IGN, fond contemporain conservé dans les ressources du projet. Repères de Cavigne et du bourg ; édition exacte du fond non certifiée. Font-Bonne n'est pas localisé sur cet extrait. Aucune mention d'état civil attribuable à ce Font-Bonne n'a été retrouvée dans les relevés consultés. Cela ne prouve pas que le lieu n'a jamais été habité. « Disparu » désigne ici un nom sans emplacement établi, non la destruction démontrée d'un village. Localisation ouverte La suiteRetrouver les confronts L'acte de 1760 est la pièce décisive Un chemin, un voisin, un ruisseau nommé dans cet acte pourraient rendre au tènement un emplacement. Les recherches suivantes visent cette identification ; leur résultat n'est pas acquis. À consulter en salle AD24 · 3 E cote à identifierRetrouver l'acte notarié de 1760 cité par Gourgues. Relever les confronts et les détenteurs, sous les orthographes Font-Bonne, Fonbonne et Fombonne. AD24 · série G Saint-FrontExaminer les terriers et titres fonciers concernant Saint-Félix. La piste vient de la mention d'ancien fief ; aucun article contenant Font-Bonne n'est encore identifié. AN · 109 AP/1–12Explorer la collection Alexis de Gourgues. Le fonds existe ; la présence de l'acte recherché reste à vérifier dans son inventaire et ses pièces. AD24 · 63 P 1716 63 P 704Lire l'état de sections A à E, sans date dans l'inventaire, et la matrice de 1826 (registre des propriétés). Chercher les noms secondaires des biens, puis les confronter au plan. Références repérées dans les inventaires ; registres non consultés. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_la_coste/ — La Coste en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Coste en Villadeix La Coste apparaît à l'occasion d'une sépulture, en avril 1684. Sur une page tachée, le prêtre parle d'un village de Saint-Félix, mais la lecture du nom reste incertaine. L'homme qui y meurt a soixante-dix ans ; deux neveux l'accompagnent au cimetière. Son lieu de décès n'a toujours pas trouvé de place assurée sur une carte. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre parcelle non identifiée Altitude indéterminée 9 AVRIL 1684la coste [?]« village » de « cette parroisse » · 5 E 409/2, vue 106 droite · lecture probable En bref La seule trace connue de La Coste est l'acte d'inhumation du 9 avril 1684 à Saint-Félix. Un homme de soixante-dix ans, Jean Ormier [?], est mort la veille « au village de la coste [?] » de cette paroisse ; deux neveux, un boucher et un meunier, l'accompagnent. La page est tachée et le nom du village, comme celui du défunt, reste une lecture probable mais incertaine. Le nom évoque peut-être une côte ou un coteau, sans que l'on sache lequel. Deux autres « La Coste » existent ailleurs (Saint-Georges en 1670, Saint-Martin-des-Combes chez Gourgues) et ne doivent pas être confondues avec celle-ci. Le village n'est retrouvé ni sur les cartes ni dans le cadastre de 1824 ; « disparu » veut dire seulement que le nom n'a pas de correspondant actuel identifié. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn emplacement perdu Un « village », sans parcelle retrouvée Le mot mérite d'être conservé : dans l'acte de 1684, La Coste est un « village ». Cette qualification et un décès sur place empêchent de réduire d'emblée le nom à celui d'un bois ou d'une terre sans habitants. Elles ne donnent toutefois ni le nombre de maisons, ni celui des familles. Le rattachement à Saint-Félix est explicite ; la lecture « la coste » demeure probable. Nom à confirmer Aucun emplacement n'est établi. Le classement parmi les lieux « disparus » signifie ici que le nom n'a pas de correspondant identifié dans le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude. Il ne prouve pas qu'un village aurait été détruit, et encore moins à quelle date. Le nom : la côte, le coteau Si la lecture est juste, La Coste se rapproche de l'occitan còsta, au sens de côte ou de coteau, attesté dans l'étude des noms de lieux de Pierre Casado. C'est une explication linguistique plausible. Elle ne désigne aucun versant précis de Saint-Félix, et la forme occitane n'a pas été retrouvée dans une pièce locale. Étymologie proposée 1684Un homme et deux neveux La ligne que le timbre n'a pas tout à fait cachée Le 9 avril 1684, le prêtre Delboy enregistre l'inhumation au cimetière de Saint-Félix de Jean Ormier [?] (le point d'interrogation signale une lecture incertaine ; l'acte écrit « Ormier », et non « Drivier »), donné pour soixante-dix ans. Il a reçu les sacrements et est mort « le iour dhier » : le décès remonte donc au 8 avril. Le lieu tient dans cette ligne : « au village de la coste [?] […] de cette parroisse »AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 106 droite, premier acte ; double prise vue 107. La sépulture du 9 avril 1684. 5 E 409/2, vue 106 droite. La date, l'âge et les liens de parenté se lisent ; le patronyme du défunt et le nom du village restent affectés d'un doute. La seconde prise du même feuillet permet de comparer les traits. Le mot lu coste a aussi été confronté au costé maternel écrit quelques lignes plus bas par la même main. La lecture reste vraisemblable, mais les taches et le bord du timbre commandent de garder le point d'interrogation. Lu sur l'original · nom probable Le nom et son rattachement paroissial. Vue 107, seconde photographie du même original : ce n'est pas une deuxième attestation. Date | Fait | Preuve | 8 avril 1684 | Décès de Jean Ormier [?] au village lu « la coste [?] ». | Date déduite de « hier » ; nom du lieu probable. | 9 avril 1684 | Sépulture à Saint-Félix ; âge déclaré : soixante-dix ans. | Date et âge lus sur l'original. | Même acte | Deux neveux du côté maternel, un boucher et un meunier. | Parenté et métiers lisibles ; patronymes incertains. | Au convoi viennent deux neveux : Jean, boucher, dont le domicile se lit probablement Lalinde, et Pierre, meunier au moulin Bessou, de la même paroisse. Tous deux déclarent ne pas savoir signer. Leurs patronymes sont trop incertains pour les fixer ici. Parenté et métiers lus Le lien avec Bessou est familial. Il ne place pas La Coste près du moulin. L'acte ne nomme ni les parents ni le conjoint du défunt ; il ne dit pas sa profession et ne le qualifie pas de propriétaire. Son âge ne permet pas non plus de faire remonter l'existence du village à sa naissance. 1670 · 1873Les homonymes Deux autres Coste, à tenir à distance Le 14 décembre 1670, un baptême du registre de Saint-Félix nomme déjà La Coste. Mais le domicile de la marraine (celle qui tient l'enfant au baptême) est expressément « du lieu de La Coste parroisse de St george ». Cette mention ne peut donc devenir, sans autre preuve, une attestation plus ancienne du village de Saint-Félix. Autre paroisse La Coste de Saint-Georges. AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 147 gauche, second acte. Aucune identité avec le lieu de 1684 n'est établie. En 1873, Gourgues donne à son tour une « Coste (La) » comme hameau de Saint-Martin-des-Combes. L'image de la page 86 confirme cette commune. Les dates anciennes des entrées voisines ne concernent pas Saint-Félix. Texte imprimé lu Gourgues, 1873, p. 86. Source secondaire : trois communes différentes, aucune ne désignant ici Saint-Félix-de-Villadeix. Les cartesJusqu'au cadastre de 1824 Un nom qui ne trouve pas son dessin Dans l'extrait communal de Cassini consulté, aucun libellé reconnu comme La Coste ne permet de situer le lieu. Aucun symbole anonyme ne lui est attribué. Le tableau d'assemblage cadastral (plan d'ensemble du cadastre de 1824) porte la date du 10 août 1824, lue dans son cartouche ; les index de ce tableau et des dix feuilles parcellaires n'ont pas relevé le nom. Localisation non établie Cassini, XVIIIe siècle. Vue d'ensemble fournie par l'IGN. Carte de recherche, sans localisation de La Coste. 1824, tableau d'assemblage. AD Dordogne, 3 P 3 4616. Ensemble des sections, sans point de localisation supposé. Cliquer pour agrandir. Cette absence empêche de proposer un recadrage parcellaire, un dénombrement du bâti ou une histoire des cultures propre à La Coste. Elle ne prouve pas que le village avait disparu avant 1824 : un nom peut manquer sur un plan et subsister dans l'état de sections. Les recherches dans les feuilles parcellaires reposent ici sur les index disponibles. Aujourd'hui La Coste reste sans correspondant identifié dans le répertoire des lieux-dits actuels. Les recherches dans les registres paroissiaux et l'état civil n'ont livré aucun deuxième acte attribuable avec confiance à ce lieu. Un habitat rebaptisé, un nom absorbé par un voisin ou une lecture à corriger restent possibles. Aucun de ces scénarios n'est démontré ; aucun terrain ni bâtiment actuel ne peut être désigné. La suiteConfirmer puis localiser Ce qu'un autre exemplaire pourrait changer La première recherche doit porter sur le mot lui-même. Un autre exemplaire de l'acte pourrait confirmer La Coste ou corriger la lecture ; un acte foncier donnerait ensuite les confronts qui manquent. À consulter en salle 5 E 409/2 E Dépôt 1299Demander la confrontation avec la collection communale signalée par l'inventaire. Vérifier l'existence d'un autre exemplaire de l'acte de 1684, distinct du feuillet photographié ; rechercher aussi un éventuel double numérisé. 63 P 1716 63 P 704État de sections A à E, puis matrice cadastrale (registre des propriétés) : chercher La Coste, Lacoste ou La Côte dans les désignations de parcelles. Aucun de ces volumes n'est encore une preuve du lieu. 3 E · notairesArticles à déterminer dans les résidences voisines : ventes, baux et partages donnant des confronts. Conserver plusieurs lectures possibles pour les noms du défunt et de ses neveux. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_la_pradie/ — La Pradie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Pradie en Villadeix Un laboureur (paysan qui travaille la terre) se marie, et le curé conserve le nom de son village : « la pralie » (une lecture ancienne donnait « lapradie »). Ce lieu appartient explicitement à la paroisse de Saint-Félix, mais son emplacement nous échappe. L'acte lui-même hésite dans le temps : il porte 1686 au milieu d'un cahier de 1695. Une seule mention, assez précise pour retrouver quelques proches, trop isolée pour désigner une maison sur la carte. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section et parcelles inconnues Altitude non déterminée 15 OCT. 1686 ÉCRIT · CAHIER 1695la pralie [lapradie ?]5 E 409/2, vue 328 D. Deux lectures d'un même mot, pas deux attestations. En bref La seule trace de La Pradie est un acte de mariage : Pierre Maigne, laboureur, qui épouse Jeanne Farges, veuve de Caveroque, est dit habitant du « village de la pralie », de la paroisse de Saint-Félix. Le nom est difficile à lire : on peut y voir « la pralie » ou « lapradie », et le « d » n'est pas net. La date est elle aussi curieuse, car l'acte porte le 15 octobre 1686 au milieu d'un registre de 1695. Le nom rappelle peut-être un pré (prat, prada en occitan), mais ce n'est qu'une hypothèse. Le village n'est retrouvé ni sur les cartes anciennes ni dans le cadastre de 1824 ; « disparu » veut dire seulement que son emplacement n'est pas établi. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le nomUn village à retrouver Un habitant, une paroisse, un nom incertain Pierre Maigne est dit « lab. hnt du village de la pralie [lapradie ?] pnt parroisse » : laboureur, habitant d'un village de la présente paroisse (circonscription de l'église, ancêtre de la commune ; le point d'interrogation entre crochets marque une lecture incertaine). Le domicile et le rattachement à Saint-Félix sont explicites. Le registre apporte ainsi une preuve d'habitation, sans donner le nombre de maisons ni celui des habitants. Lu sur l'original AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 328, page droite. La consonne après « lapra » reste ambiguë : d ou l. La vue 329, seconde photographie de la même page, ne lève pas le doute. La main du curé Delboy a été comparée aux mots sûrs de cette page : village, parroisse, mariage, gendre. La lecture reste la-pra-[d/l]-ie. L'acte se lit plutôt « la pralie » (une autre lecture donne « la palie »), sans « d » net ; « lapradie » est la graphie plus ancienne d'un répertoire. « La Pradie » reste le nom retenu pour cette page, avec « La Pralie » comme lecture préférée ; aucun lieu actuel n'est identifié avec assurance. Lecture réservée Le souvenir possible d'un pré Si l'on lit bien Pradie, le nom pourrait appartenir à la famille occitane de prat, prada, « pré, prairie ». Le glossaire de Pégorier donne prada parmi les synonymes de prat. Le rapprochement reste une hypothèse : cette source n'explique ni ce lieu précis ni sa terminaison en -ie, et ne permet de lui attribuer aucun pré particulier. Hypothèse IGN, Pégorier, p. 377. 1686 écritDans le cahier de 1695 Le mariage de Pierre Maigne et Jeanne Farges Après les fiançailles et trois publications des bans, Delboy marie Pierre Maigne à Jeanne Farges, veuve, habitante de Caveroque. La cérémonie se déroule dans l'église paroissiale de Saint-Félix. Autour d'eux, l'acte rassemble un neveu, un gendre et un homme du bourg. 5 E 409/2 · v. 328 D 5 E 409/2, vue 328 D, premier acte. Le document entier. L'épouse se lit ici « farges » ; un relevé ancien donnait « Forges ». Source | Personne | Lien et domicile | v. 328 D | Pierre Maigne | Époux, laboureur ; « la pralie [lapradie ?] », présente paroisse. | même acte | Jeanne Farges | Épouse, veuve ; « caveroque », présente paroisse. | même acte | Louis Guindre | Neveu de l'époux, travailleur ; « la marguerie », paroisse de Beauregard. | même acte | Jean Roux | Gendre de l'épouse, laboureur ; « la pouleilhe », La Pouleille. | même acte | Jean Moureau | « Sargeur », du présent bourg ; signe, ainsi que Delboy. Les autres déclarent ne pas savoir signer. | Ces liens donnent des pistes pour retrouver les familles. Ils ne situent pas La Pradie entre leurs domiciles : l'acte ne décrit aucun chemin, aucune limite de terre. Il ne dit pas davantage que Pierre Maigne est propriétaire. La date qu'il faut garder avec son doute Le curé écrit « Le quinzieme jour du mois doctobre mil six cent quatre vingt / six ». C'est bien le 15 octobre 1686 qui est porté, alors que les actes voisins sont de 1695. Sur la page en regard, un baptême commence par « Le 30 8bre 1695 », soit le 30 octobre. Les deux lectures sont nettes ; leur contradiction demeure. Dates lues sur l'original Vue 328 D. La date du mariage : « quatre vingt » en fin de ligne, puis « six ». Vue 328 G. Le contexte de 1695. Ce baptême ne mentionne pas La Pradie. Erreur de plume, inscription rétrospective : les deux explications restent possibles. On ne corrige donc pas silencieusement l'année en 1695. Et cet acte unique ne prouve pas une occupation continue entre 1686 et 1695. Année de l'événement incertaine Les cartesPas de parcelle identifiée Le nom échappe au plan Le tableau d'assemblage (plan d'ensemble du cadastre) de 1824 permet de retrouver Caveroque, La Pouleille et le bourg. Il ne fournit aucun emplacement assuré pour La Pradie. La recherche dans les treize tables des feuilles cadastrales disponibles — tableau, dix feuilles anciennes et deux feuilles de 1956 — ne donne pas ce nom. Les feuilles parcellaires n'ont pas été examinées ici : cette recherche négative ne démontre pas la disparition du village. Plan d'ensemble lu · tables des feuilles consultées AD24, 3 P 3 4616, 1824. Vue d'ensemble de la commune, recadrée sur le plan. Les lieux du mariage sont des repères ; La Pradie reste non localisée. Les extraits communaux de Cassini et de l'État-major examinés n'apportent pas de correspondance sûre. Sans emplacement, on ne peut suivre des bâtiments, attribuer une ruine ou raconter un changement de cultures. Cassini, extrait communal conservé dans le fonds cartographique IGN. Carte de comparaison, sans identification de La Pradie. Le silence de Gourgues et des répertoires Dans le dictionnaire de Gourgues, 1873, p. 250, la séquence des noms proches a été parcourue : aucune entrée Pradie ou Pralie n'y rattache un lieu à Saint-Félix. La recherche est également négative dans les 104 entrées du répertoire local. Les relevés des registres paroissiaux disponibles retrouvent l'unique mariage ; ceux de l'état civil ne donnent aucune occurrence attribuable au lieu. Ce sont les limites des documents consultés, pas la preuve que le nom n'a jamais été écrit ailleurs. Aujourd'huiUn nom sans emplacement « Disparu » reste un statut de recherche Le nom ne possède aucun correspondant identifié dans le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude. On conserve donc un lieu d'habitation de la paroisse, non localisé, à la lecture discutée. Son absence des répertoires récents ne fournit ni date d'abandon ni population nulle. Un changement de nom, l'effacement d'un habitat ou une lecture à reprendre restent des possibilités ouvertes. Localisation inconnue À poursuivreLes pièces décisives Retrouver la famille, puis ses terres À consulter en salle 5 E 409/2Revoir l'original du feuillet correspondant aux vues 328–329 : la consonne d/l, l'année et un éventuel autre exemplaire du mariage. 3 E · notairesRechercher contrat de mariage, bail ou partage de Pierre Maigne et Jeanne Farges, autour des deux années candidates. Un confront foncier permettrait de situer le lieu. Cote précise à déterminer. 63 P 1716 63 P 704État de sections et première matrice cadastrale (registre des propriétés) : chercher un nom proche omis du plan. Cotes repérées dans l'inventaire des archives ; contenu non consulté. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_la_viguerie/ — La Viguerie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Viguerie en Villadeix Un nom sans maison retrouvée. Gourgues signale, en 1873, un « tènement de la Mothe Vigueyral » (tènement : ensemble de terres) dès 1562 et un arpentement (mesure des terres) en 1770, sans jamais dire où. Entre les deux dates, les registres paroissiaux font vivre, de 1668 à 1695, un Jean Lachèze qui porte le titre de sieur (monsieur) de la Viguerie sans jamais y résider : on le trouve à Cavignes, puis à Leybisse en Saint-Marcel, puis au bourg de Saint-Félix. Une lecture ancienne avait fait naître, pour la fin de cette période, un second nom, « la Vignerie » ; ce n'était qu'une lettre mal lue. Le terrain lui-même reste introuvable : ni carte, ni cadastre, ni recensement ne lui sont aujourd'hui rattachés. Emplacement non localisé Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Titre attesté 1668-1695, registres 5 E 409/1-2 Mentions Gourgues 1562 et 1770 Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1562Mothe Vigueyral« Ten. de la Mothe Vigueyral », acte notarié cité par Gourgues 1668la Vigarie [?]greffier de Monclar, à Capvignes ; passage très pâle 1669-1682la ViguerieJean Lachèze, sieur, à Cavignes puis Leybisse 1684-1695la Viguerie / Vigueyrieau bourg ; lecture « la Vignerie » abandonnée 1770La Vigueyrie« Arpent. », Gourgues, arpentement non localisé 1873Vigeralentrée imprimée de Gourgues, rattachée à Saint-Félix-la-Linde En bref Le nom de La Viguerie n'a pas été relié à une maison précise. Le dictionnaire de Gourgues (1873) cite un tènement (ensemble de terres) de la « Mothe Vigueyral » en 1562 et un arpentement (mesure des terres) en 1770, sans dire où. Entre les deux, de 1668 à 1695, les registres paroissiaux montrent un Jean Lachèze qui porte le titre de sieur de la Viguerie : il habite Cavignes, puis Leybisse, puis le bourg de Saint-Félix, jamais le lieu lui-même. Une lettre mal lue avait fait croire à un second nom, « la Vignerie » ; c'était bien « la Viguerie ». Une demoiselle de Boisserin, de la même famille Lachèze, vit à Cavigne au XVIIIe siècle, mais aucune pièce ne prouve un lien avec La Viguerie. Ni les cartes, ni le cadastre de 1824, ni les recensements ne mentionnent le lieu : « disparu » veut dire seulement que son emplacement reste inconnu. Le nomSans maison retrouvée Un tènement en 1562, un arpentement en 1770 — et rien entre les deux La seule notice imprimée sur ce nom est celle d'Alexis de Gourgues, en 1873, sous l'entrée Vigeral, qu'il rattache à la commune de Saint-Félix-la-Linde — la forme ancienne de Saint-Félix-de-Villadeix. Il y rapproche deux mentions : « Ten. de la Mothe Vigueyral, 1562 (Acte not.) » et « La Vigueyrie, 1770 (Arpent.) ». C'est le seul fondement du rattachement communal de ce nom, et c'est peu : l'abréviation ne nomme ni détenteur, ni notaire, ni confronts (voisins qui bordent la terre), et aucun des deux actes originaux n'a été retrouvé à ce jour. Gourgues, lu sur l'image Gourgues, 1873, p. 340, entrée Vigeral. C'est le seul imprimé qui date ce nom avant les registres paroissiaux ; aucun des deux actes cités n'a été localisé. Le mot français viguerie appartient au vocabulaire de l'office et de la juridiction du viguier ; le TLFi le rattache à l'ancien provençal vegaria/viguaria. Ce rapprochement lexical est utile mais ne prouve rien ici : on ignore s'il s'agit d'un ancien bien attaché à un office, d'un nom de personne devenu nom de lieu, ou d'une autre formation. La Mothe de 1562 ne suffit pas non plus à faire de ce lieu une motte fortifiée — aucune description, aucun vestige archéologique localisé ne l'accompagne. Étymologie plausible, non démonstrative À ne pas confondre : la viguerie de Lalinde, juridiction mentionnée par ailleurs dans les qualités de Jean de Malmontaigne, et les diverses Vigerie/Vigueyrie d'autres communes du Périgord. Le nom de La Viguerie de Saint-Félix n'a, à ce stade, aucun lien démontré avec elles. 1668–1671Jean Lachèze, à Cavignes Un greffier de Monclar, sieur d'un lieu qu'il n'habite pas Le nom réapparaît vivant dès l'ouverture des registres paroissiaux de Saint-Félix, en 1668 — mais porté par un homme, pas par une maison. En avril, Jean Lachieze est dit greffier de Monclar, habitant Capvignes (Cavignes). Le titre, sur une page très endommagée, se lit au conditionnel « sr de la Vi[g]a/uerie [?] » (les crochets et le point d'interrogation marquent une lecture incertaine) ; les lectures suivantes, de 1668 à 1669, le confirment par convergence. Titre lu sous réserve en 1668 AD Dordogne, 5 E 409/1, v022 D-v024 G, 21 avril 1668. « …présent Jean Lac[h]ieze sr de la Vi[g]a/uerie [?], greffier de Monclar, habitant au village de Canignes… » Sépulture d'une damoiselle Isabel Lieutenant [?]. Sa femme porte les prénoms Cecille Catherine, aussi donnés Catherine Cecille. Le baptême du 13 avril 1670 la fait lire « Catherine Cecille dorelj » (un seul l) et conserve, en bas de page, une signature nette : « orely ». On retient provisoirement Catherine Cécile d'Orelly [?], sans certitude sur la forme exacte du patronyme. 18 février 1669 (5 E 409/1, v064 D-v066 G). Baptême d'Anthoine Lachieze, né le 22 janvier, fils de Jean, sieur de la Viguerie, et de Cecille Catherine, « habitans au village de Canignes ». La marraine (celle qui tient l'enfant au baptême), Marie Françoise de Gellas, épouse du marquis d'Estissac, seigneur de Montclar, absente, est représentée par sa femme de chambre Anne Esquiyer [?]. 13 avril 1670 (5 E 409/1, v119 D). « …Catherine Cecile d'ourelly [?], damoiselle, femme du sr de la vigavie… » — signature « orely ». Un mois après sa naissance, Anthoine meurt et est enterré dans l'église le 20 février 1669. Un second fils, Jean François, naît le 18 janvier 1671 et est baptisé le 29 : le parrain est Jean François de Beynac, écuyer, sieur de Navarre [?] ; la marraine, Lucie Simon, épouse d'un autre Lachèze du bourg, Anthoine, syndic fabricateur de l'église puis marchand — qu'il faut distinguer du sieur de la Viguerie : les deux hommes comparaissent ensemble et signent séparément. Deux Lachèze distincts 29 janvier 1671 (5 E 409/1, v158 D). Baptême de Jean François Lacseze, né le 18, « habitans au village de Canignes ». 18 février 1671 (5 E 409/1, v166 G). Sépulture de Pierre, vingt-trois ans, au service de Jean Lacseze, sieur de la Vigavie, mort « en mettant a bas un arbre noyer » — le patronyme du serviteur est masqué par une tache d'encre. Un accident du travail, un employeur nommé — mais l'acte ne situe pas l'arbre sur une terre appelée La Viguerie : c'est un fait de domesticité chez le sieur, pas une preuve de localisation. Ne prouve pas l'emplacement 1673–1682Leybisse, puis retour Un titre qui suit l'homme, pas la terre La résidence du titulaire n'est pas linéaire. Le 3 avril 1673, Jean Lachieze, sieur de Lavigerie, est dit habitant Leybisse, paroisse Saint-Marcel — une paroisse voisine (circonscription de l'église), hors de Saint-Félix. Le 16 janvier 1674, il est revenu à Cavignes, témoin au mariage de Marie Gourdy, de Garrissade, dont il est dit le « cousin au quatrième degré du côté paternel ». Rien n'explique la durée ni la raison de ce déplacement. AD Dordogne, 5 E 409/1, v248 D, 3 avril 1673. « …parrain Jean Lacseze sr de la Vigueterie [Vigueyrie ?] habitant Leybisse psse dud. St Marc[el]… » — le parrain signe, contrairement à la marraine. Titre et résidence, ici encore, sont deux choses distinctes. Une domesticité féminine est aussi attestée dans la maison liée au titre : le 20 mai 1676, Françoise Ladoux, vingt ans, servante de « Madmoiselle de La Vigueyrie [?] » à Cavignes, épouse un laboureur (paysan) de la paroisse Saint-Georges. Le prénom de sa maîtresse n'est pas donné : rien ne permet de l'identifier d'office à Catherine Cécile. 20 mai 1676 (5 E 409/1, v369 D). Mariage de Françoise Ladoux, servante de « Madmoiselle de La Vigueyrie », et de Jean Nicoyne [?], laboureur de la Petite Bougne [?], Saint-Georges. Deux enfants supplémentaires sont documentés à Cavignes au tournant des années 1680, d'une épouse nommée Jeanne : Jean Lachize, né le 17 novembre 1680, baptisé le 27 mars 1681, et Jeanne Lachize, née le 27 février 1682, baptisée le 18 avril — parrainée par Pierre Ducheyron, écuyer, seigneur de Saint-Vincent-sur-l'Isle, conseiller et secrétaire du roi, et par Jeanne de La Faubertie, dame de Saint-Phelip [?], du château de Clermont. Parrainages de haut rang 18 avril 1682 (5 E 409/2, v044 G). Baptême de Jeanne Lachize, fille de Jean, sieur de la Vigueyrie, et de Jeanne [Joanet ?], Cavignes. La lecture des noms maternels appelle une réserve : en 1681-1682, l'épouse se lit Jeanne (patronyme Joanet/Jouant [?]) ; à partir de 1685, les actes nomment Susanne, avec un patronyme se lisant Jouanet/Joannet, puis Joanet nettement en 1686. Les prénoms Jeanne et Susanne ne peuvent pas être déclarés équivalents sans un acte de mariage ou un autre document décisif : un remariage de Jean Lachèze reste envisageable, sans preuve directe ni date. Histoire matrimoniale ouverte 1684–1695Au bourg — et une lettre à corriger Trois filles, un couple, et un « n » qui n'existait pas Dès le 22 mars 1684, Jean, sieur de la vigerie, est dit au bourg de Saint-Félix, et signe « Lachieze ». Le 27 septembre, son valet Jean Riau [?] y habite aussi. Le déménagement est confirmé les 25 et 26 février 1685 : ce changement de résidence n'est la preuve ni d'une vente, ni d'un abandon de La Viguerie — seulement d'un troisième domicile en moins de vingt ans. Trois filles de Jean et Susanne sont documentées au bourg : Marie Clere, née le 24 février 1685, baptisée le 26 ; Jeanne, née le 5 mars 1686, baptisée le 8 — parrainée par Jean François Lachieze, « cadet dans la compagnie de gentilshommes à Charlemont », peut-être le fils né en 1671 ; et Françoise, née le 5 juillet 1689, baptisée le 21, sans doute la même enfant enterrée deux mois plus tard, le 21 septembre. 25 février 1685 (5 E 409/2, v133 G). « …parrain Jean Lachieze sr de la viguerie, habitant du présent bourg… » — lecture nette à l'agrandissement. 8 mars 1686 (5 E 409/2, v152 D). Baptême de Jeanne, fille de Jean et Susanne Joannel [?] (ou Joannet ; la finale l est préférée) ; parrain Jean François Lachieze, cadet à Charlemont. La lettre du titre du père reste, ici, ambiguë entre u et n même à fort agrandissement. Une lettre mal lue Une lecture ancienne avait cru voir, dans les actes du bourg de 1684 à 1689, un second nom : « la Vignerie ». La lettre prise pour un « n » est en fait un « u » écrit vite : les actes du 25 février 1685 (v133 G) et du 21 juillet 1689 (v224 G) donnent nettement « sieur de la viguerie », celui du 25 novembre 1686 (v166 G) « de la vigueyrie ». Deux mentions (v133 D, v152 D) restent ambiguës ; on retient « la Viguerie / Vigueyrie » pour toute la période 1668-1695, sans qu'aucun fait sur les personnes n'en soit changé. 25 novembre 1686 (5 E 409/2, v166 G). « …marraine Susanne Joanet [?] (finale t ou l non assurée), dame, femme du sieur de la vigueyrie, habitante du présent bourg… » — lecture de contrôle du patronyme de l'épouse, et du titre. L'enfant baptisée se nomme Susanne Feydit ; l'acte écrit bien « sieur de la vigueyrie » et « habitante du présent bourg ». Les mentions de 1693 et 1695, à formes écrites plus douteuses (« Lauguierie [?] », « la Vitherie [?] »), prolongent très probablement la même série. Aucun décès du titulaire, aucune mutation de propriété ni aucune succession de La Viguerie n'ont été identifiés dans les documents consultés. Fin de série incertaine 1744–1762Une demoiselle de Boisserin Une Lachèze à Cavigne, un demi-siècle plus tard — et un autre nom Une Jeanne de Lachèze, demoiselle de Boisserin, habite Cavigne et intervient comme marraine en 1744, 1746 et 1753, signant « jeanne de la chaise ». En juillet 1756, elle est dite, avec Martial Pourquery, sieur de Boisserin, grand-mère et grand-père du petit Martial Pourquery, fils de Jean Pourquery et Guilhaume Lafargue, de Cavigne — une parenté Lachèze–Pourquery explicite, mais aucune mention de La Viguerie. [14 ?] juillet 1756 (5 E 409/3, v158 D). Baptême de Martial Pourquery ; parrain et marraine Martial Pourquery et Jeanne Lachese, sieur et demoiselle de Boisserin, « grand-père et grand-mère du baptisé ». Jour masqué par une tache d'encre. 11 septembre 1762 (5 E 409/3, v227 G). Sépulture de Jeanne Lachese, demoiselle de Boisserin, morte à Cavigne, « âgée d'environ soixante-quinze ans » — naissance compatible avec 1687. L'âge au décès rend intéressant un rapprochement avec la Jeanne née en 1686, fille de Jean Lachieze et Susanne Joannet — sans l'établir : il manque une filiation ou un contrat de mariage. Boisserin ne doit pas être déclaré le nouveau nom de La Viguerie : la seule pièce qui relie les deux familles est un baptême de 1756, pas une transmission de bien. Filiation non démontrée Gourgues cite La Vigueyrie en 1770, dans un arpentement — postérieur de huit ans à la mort de Jeanne de Boisserin, sans nommer de propriétaire qui permettrait de relier les deux séries. Depuis 1789Silence des sources Aucun bien national, aucune parcelle, aucun ménage Aucun acte révolutionnaire, vente de bien national, partage ou changement de propriétaire n'est attribuable avec sûreté à La Viguerie dans les documents consultés. Les relevés d'état civil de 1793 à 1922 et le cadastre de 1824 (plan cadastral ; cotes 3 P 3 4616-4626) ne fournissent aucune correspondance sous les formes recherchées, pas plus que les cartes de Cassini, de Belleyme, l'état-major ou les plans de 1956. Ce résultat est une absence d'identification, pas une preuve de disparition. Absence, non preuve négative Les dix-sept listes nominatives disponibles entre 1836 et 1946 n'isolent, dans aucune d'elles, un ménage sous ce nom — sans qu'on puisse en déduire que le sol correspondant était inhabité : un ancien tènement peut être recensé sous un autre lieu-dit. Période | Constat | Source AD Dordogne | 1836-1891 | aucun ménage isolé sous ce nom, sept recensements | 6 MI 12, 22, 34, 56, 72, 85, 96, 106, 118, 131, 150 | 1901-1946 | aucun ménage isolé sous ce nom, six recensements | 6 MI 161 ; 6 M 358, 378, 402, 422 ; 106 W 71 | 1886, 1896, 1906, 1911 | listes manquantes ou non cataloguées | lacune de l'inventaire, pas un résultat négatif | Aucun ménage, établissement, événement de guerre ou bâtiment du XXe siècle n'a pu être rattaché au nom dans les sources consultées. Aujourd'huiUn nom sans lieu Un nom historique, un emplacement encore à trouver La Viguerie reste, dans l'état de ce travail, un nom historique sans emplacement assuré. « Disparu » qualifie ici l'entrée du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude et la perte du nom comme repère — ce n'est la preuve ni d'une démolition, ni de la disparition physique d'un village. Aucun propriétaire actuel, aucune habitation privée et aucun vestige ne sont identifiés. Les maisons de Cavigne et du bourg où ont vécu les porteurs du titre ne sont, elles, pas des bâtiments de La Viguerie : ce sont leurs résidences, distinctes du bien qui leur donnait leur qualité. Distinction titre / résidence établie À consulter en salle Acte not. 1562 Arpent. 1770Les deux pièces citées par Gourgues p. 340, cotes encore inconnues : retrouver notaire, parties, confronts et teneur ; vérifier le rattachement communal et le mot « Mothe ». E dépôt 1299Registres paroissiaux 1671-1699 : vérifier s'il existe un double ou une meilleure lecture des actes familiaux et des titres. 63 P 1716 63 P 704État de sections A à E et matrice des propriétés foncières de 1826 : chercher les formes anciennes dans les noms de parcelles et les renvois de propriétaires — aucune section ni parcelle connue à ce stade. 3 E 1Chevalier, notaire à Saint-Marcel-de-Clérans, 1686-1766 : contrats des Lachèze/Joanet, partages et alliances. 3 E 8665-8696Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : piste pour l'arpentement de 1770 et les biens du secteur. 2 E 703-11Affaires de la maison d'Estissac, 1629-1696 : charges et rapports des Lachèze avec la châtellenie de Montclar. J 702 2 E 703-24Gontier, notaire, 1678-1699 et 1635-1709 : réseaux notariaux voisins, à ne pas confondre avec un minutier complet. B 1929 · B 1133 B 576Dossiers Pourquery de Boisserin (1745, 1761-1762, 1765-1766) : d'éventuels titres, parentés et lieux des biens, à confronter à une preuve de filiation avec les Lachèze. AN 109AP/1-12Collection Alexis de Gourgues aux Archives nationales : repérer d'éventuelles pièces correspondant à ses citations de 1562 et 1770. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_laindarie/ — Laindarie [?] en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Laindarie [?] en Villadeix Une boucle d’écriture a très probablement fait croire à un lieu disparu nommé Laindarie. Le 29 août 1683, le baptême d’une petite Lambert mentionne la femme du « petit Arnoul », d’un lieu d’abord déchiffré « Laindarie ». Le gros plan conduit à lire « laimarie », et les actes du couple ramènent à Leymarie. Cette notice conserve les preuves de la correction et la réserve qui l’accompagne. Coordonnées non attribuées à Laindarie Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre aucune parcelle autonome identifiée Altitude non attribuée 29 AOÛT 1683 · INDEXLaindarie [?]ancienne lecture, remise en cause 29 AOÛT 1683 · RELECTURElaimarielecture corrigée très probable 4 SEPT. 1683 · COMPARAISONlaimarie · laymariedeux formes sur la même page 1824 · LIEU RAPPROCHÉLeymarie.cadastre, feuille E1 En bref En 1683, un acte de baptême a fait croire à un lieu disparu nommé « Laindarie ». En regardant l’original de près, on voit qu’une boucle de la ligne du dessus a été prise pour une lettre : le texte se lit « laimarie », c’est-à-dire très probablement Leymarie. Les actes de 1680 à 1685 montrent d’ailleurs le même couple, Élie Arnoul, dit « petit », et Margueritte Desplats, domicilié à Leymarie. Leymarie figure aussi sur le plan cadastral de 1824 et sur la carte IGN, mais aucun document ne mentionne un habitat « Laindarie ». Il n’y a donc pas de preuve d’un lieu disparu de ce nom ; une petite réserve demeure, car le passage reste difficile à lire. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 29 août 1683Le baptême La femme du « petit Arnoul » Margueritte Lambert est née la veille. Ses parents, Pierre Lambert, laboureur (cultivateur), et Marie Desplats, habitent le « village de la pouleilhie ». Le parrain, François Lambert, vient de Rouna, écrit ici « rounec ». Puis le curé présente la marraine : Margueritte Desplats, femme du « petit Arnoul ». C’est son domicile qui a fait croire à un lieu disparu nommé Laindarie. Lu sur l’original AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 83, page droite, deuxième acte. Date du baptême et naissance le vingt-huit lues sur l’image. La vue 84 est une seconde photographie de la même ouverture. « marraine Margueritte desplats / femme du petit Arnoul Laboureur ht du village de laimarie de cette parroisse » 5 E 409/2, v. 83 droite · / = changement de ligne ; ht = habitant · « laimarie » : lecture corrigée très probable. Les mots « village » et « de cette parroisse » sont nets. Le texte rattache le laboureur à un habitat de Saint-Félix ; il ne décrit pas simplement un bois ou des terres. Il ne compte ni maisons ni habitants et ne dit pas que cet homme est propriétaire. Estienne Chort, laboureur de Rouna, et Martial Lambert, « hoste » de La Pouleille, sont témoins. Parrain, marraine et témoins déclarent ne pas savoir signer ; le curé Jean de Baget signe. Le prénom du « petit Arnoul » manque dans cet acte. Marie et Margueritte Desplats portent le même nom de famille, sans parenté précisée. Ces relations ne situent pas un village entre Rouna et La Pouleille. Lire le nomUne ligne sur l’autre Le « d » appartient à la ligne supérieure Il faut conserver les deux lignes dans le gros plan. La grande boucle au milieu du nom de lieu descend du g de « Margueritte », juste au-dessus. La compter comme une lettre du village conduit à créer un « d ». Les petits jambages qui suivent « lai » se lisent bien mieux comme un m, comparable à ceux de « marraine » et de « mere » sur la page. Le piège de lecture. 5 E 409/2, v. 83 droite, 29 août 1683. La boucle appartient à « Margueritte » ; les lettres du lieu sont sur la ligne inférieure. Recadrage agrandi, sans retouche des traits. À propos d’une lecture : Laindarie → laimarie L’acte se lit « laimarie », forme attendue « Leymarie ». Une boucle venue de la ligne du dessus avait fait lire un « d » dans l’ancien index ; la lecture corrigée reste très probable, et « Laindarie » n’est conservé que pour expliquer cette correction, pas comme lieu disparu distinct. Très probable L’acte suivant, du 4 septembre 1683, fournit le contrôle le plus proche : « laimarie » au début, « laymarie » quelques lignes plus bas. Même page, mêmes formes de lettres. La double prise de la vue 84 montre aussi le chevauchement ; elle ne constitue pas une nouvelle attestation. 5 E 409/2, v. 83 droite, acte suivant. Les deux mentions de Leymarie servent de comparaison des écritures ; elles ne concernent pas un village appelé Laindarie. Le sens du nom Aucune étymologie propre à « Laindarie » n’est retenue : expliquer par l’occitan une forme probablement née d’une erreur de lecture serait prématuré. Le rapprochement avec Leymarie repose sur l’écriture et les personnes. Il ne donne pas, à lui seul, l’étymologie de Leymarie. 1680–1685Les mêmes personnes Le « petit Arnoul » retrouve son prénom Les recherches ont conduit à quatre actes supplémentaires, lus sur les images. Ils placent le couple Arnoul–Desplats à Leymarie avant et après le baptême. L’un d’eux donne précisément le surnom « petit ». Ce sont des preuves de comparaison, pas quatre mentions nouvelles de Laindarie. Date | Personnes et domicile | Source et preuve | 18 nov. 1680 | Margueritte Desplatz, femme d’Elie Arnoul, marraine ; « Laymarie ». | Lu sur l’original : 5 E 409/1, v. 492 droite. | 23 août 1682 | Jeanne Arnoul, fille d’Elies Arnoul, laboureur, et de Margueritte Desplatz ; « Leymarie ». | Lu sur l’original : 5 E 409/2, v. 54 gauche. | 7 oct. 1684 | « Elie arnoul dit petit », laboureur, témoin d’un mariage ; « Laymarie ». | Lu sur l’original : 5 E 409/2, v. 121 gauche, double de v. 120. | 25 mars 1685 | Pierre Arnoul, fils d’Elie Arnoul, laboureur, et de Margueritte Desplas ; « Laymarie ». | Lu sur l’original : 5 E 409/2, v. 135 droite. | Avant l’acte litigieux : le couple à Leymarie. 5 E 409/2, v. 54 gauche, dernier acte, 23 août 1682. Le surnom qui relie les actes. 5 E 409/2, v. 121 gauche, dernier acte, 7 octobre 1684. « Elie arnoul dit petit » apparaît parmi les témoins, dans les dernières lignes. Après : de nouveau le couple à Laymarie. 5 E 409/2, v. 135 droite, dernier acte, 25 mars 1685. Pierre est né le dix-neuf du mois. Le nom de l’épouse, le métier et le surnom du mari convergent. Le « petit Arnoul » de 1683 est très probablement Élie Arnoul de Leymarie. Cette concordance renforce la lecture du nom ; prise seule, elle n’aurait pas exclu un changement temporaire de domicile. Identification très probable 1824 →Plans et cartes Leymarie sur le plan, sans parcelle « Laindarie » Le tableau d’assemblage de 1824 nomme Leymarie près de Lavalette (3 P 3 4616). La feuille E1, 3 P 3 4625, porte « Leymarie. » à côté de bâtiments teintés en carmin, de part et d’autre d’un chemin. Le nom et les emprises sont lus sur le plan. Rien n’autorise à désigner l’une de ces constructions comme la maison des Arnoul de 1683. Lu sur le plan Le lieu auquel conduit la relecture. AD Dordogne, 3 P 3 4625, section E, première division. Ce recadrage représente Leymarie ; il ne délimite pas un lieu distinct appelé Laindarie. La recherche dans les treize documents cadastraux disponibles — onze documents de 1824 et deux de 1956 — ne retrouve pas « Laindarie » ni les variantes proches interrogées. Les matrices elles-mêmes n’ont pas été lues en entier. La carte IGN conservée dans le projet affiche également Leymarie. Comparaison avec le fond IGN local. Extrait de la carte communale conservée pour cette étude. Aucun point « Laindarie » n’a été ajouté ; la date du fichier ne vaut pas date de levé. Aujourd’hui : garder la trace de la correction La recherche du nom dans les 47 relevés de registres paroissiaux et les 94 relevés d’état civil établis pour cette étude ne retrouve que l’entrée litigieuse. Aucune correspondance dans les 104 entrées du dictionnaire de Gourgues consultées. Ces absences concernent les relevés disponibles et restent tributaires de leurs lectures. Il n’existe donc, dans les pièces réunies ici, aucune preuve positive d’un habitat autonome « Laindarie », ni aucune date de disparition. La mention de 1683 est à rapprocher de Leymarie en conservant la réserve paléographique. L’ancien intitulé demeure pour rendre la correction vérifiable. À poursuivreLever la réserve Ce qui reste utile à consulter À consulter en salle 5 E 409/2Examiner matériellement le chevauchement de 1683, si la consultation est autorisée. Rechercher un éventuel autre exemplaire annuel : sa conservation n’est pas établie. 63 P 1716État de sections A à E : tester l’existence d’un nom de lieu très local proche dans les désignations de parcelles, sans présumer qu’il existe ni le localiser d’avance. 63 P 704Matrice cadastrale (registre des propriétés) : accompagner la recherche de parcelles à Leymarie. Aucune continuité avec les biens du couple de 1683 n’est présumée. 3 E · cote à trouverRechercher un bail, contrat ou partage d’Élie Arnoul dit Petit et Margueritte Desplats, donnant domicile et confronts. Aucune minute précise n’est localisée. Les cotes cadastrales viennent de l’inventaire ; leur contenu n’a pas été consulté en salle. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_le_caillavet/ — Le Caillavet en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Caillavet en Villadeix Une ligne de dictionnaire et le titre d’une marraine gardent la trace du Caillavet. Gourgues le place à Saint-Félix et cite une forme de 1656 ; en 1671, Marie Rochon signe un baptême où elle est dite « de Caillauet ». Ces deux mentions pourraient désigner la même terre. Son emplacement reste à retrouver. Coordonnées non établies Saint-Félix-de-Villadeix (24405), selon Gourgues Cadastre parcelle non identifiée Altitude indéterminée 1656 · D’APRÈS GOURGUESAl Caliavetacte notarié cité, non retrouvé 21 JUIN 1671de Caillauettitre lu ; rattachement probable 1873Le Caillavellieu-dit de Saint-Félix dans le dictionnaire En bref Le Caillavet n’est connu que par deux mentions. En 1873, Gourgues le range parmi les lieux-dits de Saint-Félix et cite une forme « Al Caliavet » de 1656, tirée d’un acte notarié que nous n’avons pas retrouvé. Le 21 juin 1671, un baptême nomme Marie Rochon, « damoiselle de Caillauet », marraine ; c’est probablement le même lieu. Ni la carte de Belleyme ni le plan cadastral de 1824 ne le montrent, et la couche cadastrale actuelle ne contient pas ce nom. Un homonyme de 1846 se trouve à Saint-Laurent-des-Bâtons, pas à Saint-Félix. Où se trouvait ce Caillavet reste donc à découvrir. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1656Le nom conservé Un lieu-dit, sans maison décrite À la page 51 de son dictionnaire, publié en 1873, Alexis de Gourgues écrit : « Caillavel (Le), lieu-dit, cne de Saint-Félix-de-Villadeix. — Al Caliavet, 1656 (Acte not.). »Imprimé lu sur le fac-similé · p. 51 C’est la plus ancienne mention rapportée retrouvée. L’acte de 1656 n’a pas été retrouvé : le renvoi ne donne ni notaire, ni jour, ni cote. Gourgues ne décrit aucune maison, aucun bois, aucun propriétaire. Sa qualification de « lieu-dit » permet de conserver le nom ; elle ne suffit pas à en faire un village. Cité par un auteur Gourgues, 1873, p. 51. L’article de Saint-Félix se trouve entre deux homonymes. L’« ancien repaire noble » mentionné plus haut appartient à l’article de Pomport. Le petit caillou ? Le nom se rapproche de l’occitan calhau, « caillou », et de calhavet. Le glossaire de Pégorier (IGN, 2006, p. 100) donne ce dernier mot au sens de « petit caillou », en ancien provençal. L’étymologie est plausible, mais elle ne désigne pas une parcelle précise et ne prouve pas l’existence d’une carrière. On garde aussi la différence entre le Caillavel imprimé en titre d’article et le Caliavet de la forme ancienne. Sens probable 21 juin 1671Une marraine signe Marie Rochon, « de Caillauet » Dans le registre de Saint-Félix, un baptême d’enfant de Cavigne fait apparaître Marie Rochon, « damoiselle de Caillauet », fille de maître Gillies Rochon, avocat en la cour et juge de Clérans. Le parrain, Martial Lambert, est qualifié d’« hoste ». Marie sait signer ; le parrain déclare ne pas le savoir. Lu sur l’original AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 178 gauche, deuxième acte. « … marraine Marie Rochon […] de Caillauet […] ». Le titre commence en fin de ligne et se poursuit au début de la suivante. Le curé distingue le titre et l’adresse : le parrain et la marraine sont dits habitants du « village de Lapolelhie », La Pouleille. Ce domicile ne place pas le Caillavet à La Pouleille. Il ne prouve pas davantage que Marie possède cette terre ; l’acte de baptême ne décrit aucun bien. La signature tranche le nom de famille : « marie rochon marine ». Même acte, vue 178. La signature écarte la lecture « Vouchon [= Bouchon] ». Le r peut ressembler à un v dans cette écriture. La signature, comparée aux mots sûrs de l’acte, permet de retenir Rochon. Pour le titre, on lit Caillauet, forme attendue Caillavet. Son identification avec le lieu de Gourgues reste probable : des terres homonymes existent dans les communes voisines. Lieu à confirmer XVIIIe–1824Les cartes ne situent pas la terre Un emplacement toujours ouvert L’extrait de Belleyme nomme La Pouleille et Cavigne, les lieux cités dans le baptême, mais pas le Caillavet. Il sert à reconnaître ce voisinage documentaire ; aucun point de cette carte ne peut être présenté comme le site recherché. Lu sur l’extrait Belleyme, planche 22, XVIIIe siècle. Exemplaire de l’Université Bordeaux Montaigne, extrait conservé au dossier du Girard. Date exacte du levé local non établie. Le tableau d’assemblage (plan d’ensemble) de 1824 n’a pas fourni de localisation. La recherche dans les index des dix feuilles parcellaires de cette année n’a donné aucune correspondance, pas davantage dans ceux de Cassini et de l’état-major. Ce résultat n’établit ni abandon ni destruction : un nom de parcelle peut manquer au plan et subsister dans l’état de sections. Rien trouvé AD Dordogne, 3 P 3 4616, tableau d’assemblage, 1824. Vue communale conservée faute de localisation parcellaire. Le Caillavet n’a reçu ni contour ni marqueur conjectural. 1846L’autre Caillavet Un nom identique, une autre commune Le 8 septembre 1846, Jean Ferrié se marie à Saint-Félix. Né à Cantegreil, il est pourtant domicilié au Caillavet de Saint-Laurent-des-Bâtons, comme le précise l’acte. Cette mention doit être écartée de l’histoire du Caillavet de Saint-Félix. Homonyme confirmé AD Dordogne, 5 E 409/9, mariages de 1846, vue 7 gauche, acte 4. La commune du domicile est écrite immédiatement après « Caillavet ». Les recherches dans les registres d’état civil ramènent aussi des personnes dont Caillavet est le nom de famille. Ni ces noms de famille, ni les homonymes extérieurs ne documentent des habitants du lieu étudié. Aucun ménage ne lui est rattaché dans les données de recensement réunies pour ce dossier. Cela ne démontre pas qu’il n’a jamais été habité. Aujourd’huiUn nom à retrouver Pas encore de parcelle à montrer La couche cadastrale des lieux-dits de Saint-Félix, consultée le 29 septembre 2026, ne contient aucune des formes recherchées. Sans emplacement, on ne peut décrire l’occupation actuelle du sol, suivre un bâtiment ou choisir une photographie aérienne du Caillavet. L’éventuelle survie orale du nom reste à vérifier. Données consultées Date | Ce qui est attesté | Portée | 1656 | Al Caliavet, acte notarié cité par Gourgues. | Source secondaire ; original non retrouvé. | 1671 | Marie Rochon, de Caillauet, marraine. | Titre lu ; identité du lieu probable. | 1873 | Le Caillavel, lieu-dit de Saint-Félix. | Attribution communale explicite chez Gourgues. | 2026 | Localisation non résolue. | Aucune parcelle ni altitude attribuable. | En salleRetrouver les terres voisines (confronts) Les pièces qui pourraient rendre le lieu à la carte À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections A à E (registre des parcelles par section), sans date dans l’inventaire : chercher les variantes parmi les noms de parcelles, puis relever numéro, nature et propriétaire. Registre non consulté. AD24 · 63 P 704Matrice (registre des propriétés) de 1826 : suivre les comptes et les mutations dès qu’une parcelle sera reconnue. Un nom de propriétaire ne suffira pas à identifier la terre. 1656 · cote inconnueL’acte notarié cité par Gourgues : identifier le notaire et retrouver ses minutes, notamment dans les études de la série 3 E. Les confronts pourraient enfin situer le Caillavet. Rochon · étude à trouverContrats et partages de la famille de Marie : expliquer le titre de 1671, en contrôlant la paroisse de chaque bien. Aucun acte patrimonial n’a encore été identifié. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_le_pissou_lapeyrouse/ — Pissou de Lapeyrouse en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le « Pissou » de Lapeyrouse [?] en Villadeix Un homme mort avant le jour, un nom serré dans une ligne : le « Pissou » de Lapeyrouse entre dans le dossier par une sépulture de 1672. La comparaison avec cinq autres actes conduit vers un pressoir où des familles habitaient. Le mot reste discuté, l'emplacement inconnu. Les archives rendent quelques vies à ce lieu sans encore permettre de le placer sur une parcelle. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre aucune parcelle attribuée Altitude inconnue JUILLET 1671pressoirde Lapeyrouse · jour probable : le 5 5 NOV. 1672pressoir [?]de Lapeyrouse · d'abord lu « Pissou [?] » 14 · 18 MARS 1681pressoir / prissoir [?]de Lapeyrouze · lectures proposées 21 MARS 1685pressoirde la peyrouse · mot nettement lisible 25 JUILLET 1689pressoirde la peyrouze · acte lacunaire En bref En 1672, la sépulture de Pierre Gau…, mort « quelques heures avant le jour » à Lapeyrouse, est le point de départ : un relevé ancien y lisait « Pissou ». En comparant cet acte avec cinq autres, de 1671 à 1689, on lit plutôt « pressoir ». Un acte de 1685, nettement lisible, place une famille « au pressoir de la peyrouse », et le même nom revient en 1681 et 1689. Le cadastre de 1824 montre des bâtiments à Lapeyrouze, mais aucun n'est nommé pressoir. L'identité entre « Pissou » et ce pressoir est très probable sans être certaine, et l'emplacement reste inconnu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1672Le point de départ Un décès à Lapeyrouse, une sépulture au bourg Le 5 novembre 1672, le curé Jean de Baget enterre au cimetière de Saint-Félix Pierre Gau… [?] (Gaut, Gaurel ou Gauvel), environ soixante ans. L'homme a reçu les sacrements et est mort « quelques heures avant le jour », dans un lieu de Lapeyrouse dont le nom a d'abord été lu « Pissou », mais que l’on lit plutôt « pressoir » (ou « pressou », « prissoir »). La mention « présente paroisse » fixe le rattachement à Saint-Félix. Lu sur l’original AD24, 5 E 409/1, vue 231 droite, f. 18. Le nom se trouve à la septième ligne. La vue 233 est une autre prise du même feuillet, pas une seconde mention. Au convoi viennent son fils Gillies Gauvel[?], forgeron à « La forge de St michel », et son beau-frère Pierre Pilat[?], laboureur (cultivateur) au « bourg de St mayme de pereyrol ». La forge est dans une autre paroisse ; rien ne permet de l'installer ici. L'acte donne des liens de parenté, mais aucun propriétaire, chemin ou confront (terre voisine) qui situerait le lieu. Même acte Le nomUne lecture à reprendre Le « Pissou » est très probablement le pressoir Chez de Baget, le r ressemble à un v et les lettres se touchent. Comparée aux mots « curé », « parroisse », « assisté » et « sçavoir » des mêmes pages, la finale du nom de 1672 peut se décomposer en o-i-r. La proposition devient : lu « pressoir[?] ». Elle garde son point d'interrogation. L'acte se lit « pressou », « pressoir » ou « prissoir » — un r après le p — et non « pissou ». Cela renforce la conclusion qu'il s'agit du pressoir de Lapeyrouse, sans en faire une certitude absolue. Lecture proposée Un acte plus clair donne du poids au rapprochement. Le 21 mars 1685, Delboy baptise Peyronne Larrenie[?], fille de Jean, laboureur, et de Jeanne Delcros, « au pressoir de la peyrouse ». Le nom désigne leur domicile ; le 25 juillet 1689, il revient dans un autre baptême. 5 E 409/2 5 E 409/2, vue 135 droite, deuxième acte. « hnts au pressoir de la peyrouse ». Le mot pressoir est ici nettement lisible. Le pressoir habité est attesté ; son identité avec le « Pissou » est très probable. Le nom peut désigner le bâtiment ou un ensemble qui en porte le nom. La définition du Dictionnaire de l'Académie française renvoie au pressage des fruits ; aucun acte consulté ne précise ce qu'on pressait ici. Une étymologie occitane évoquant l'eau serait prématurée : la forme écrite elle-même n'est pas stabilisée. Rapprochement probable 5 E 409/2, vue 224 gauche, deuxième acte. Le domicile « du pressoir de la peyrouze » reste lisible. Le nom de la mère, perdu dans la lacune, n'est pas restitué. 1671–1689Les habitants entrevus Six actes, avec leurs réserves Les pièces suivantes ont été retrouvées, toutes lues sur l'image. Elles ne constituent pas six attestations certaines d'un lieu distinct nommé Pissou. Date | Qui et où | Cote · preuve | Juillet 1671 le 5 [?] | Peyronne[?] Gauvit[?], fille de Pierre et de Guilhon[n]e[?]. Deux mentions du « pressoir de Lapeyrouse » ; Marie, autre fille de Pierre, supplée la marraine. | 5 E 409/1, v. 180 G. Jour, noms et mot réservés. | 5 nov. 1672 | Pierre Gau… [?] (Gaut, Gaurel ou Gauvel), environ 60 ans, mort « dans le pressoir[?] de Lapeyrouse ». | 5 E 409/1, v. 231 D. Date sûre ; lecture discutée. | 14 mars 1681 | Antoine Lavignie, né le 12 ; parents Jean, laboureur, et Jeanne Delcos, « au pressoir[?] de Lapeyrouze ». | 5 E 409/2, v. 20 D. Original ; mot réservé. | 18 mars 1681 | Antoine Lavignie, six jours, mort la veille « au prissoir[?] de Lapeyrouze » ; son père y habite. | 5 E 409/2, v. 22 G. Même enfant très probable. | 21 mars 1685 | Peyronne Larrenie[?], née le 20 ; Jean et Jeanne Delcros, ses parents, habitent « au pressoir de la peyrouse ». | 5 E 409/2, v. 135 D. Pressoir et domicile certains. | 25 juil. 1689 | Pierre Larrenie[?] ; domicile des parents « du pressoir de la peyrouze ». | 5 E 409/2, v. 224 G. Acte lacunaire ; lieu lisible. | 5 E 409/1, vue 180 gauche. La plus ancienne pièce rapprochée du dossier : deux occurrences de « pressoir », écrit en abrégé « p̃ssoir » (une lecture « pressou » reste possible). Le jour, probablement le cinq, est abîmé. Les actes de mars 1681 racontent la très courte vie d'un nourrisson. La sépulture ajoute son grand-père maternel, « petit Jean Delcos », serrurier de Langlade. Ce lien est explicite. En revanche, on ne peut réunir sans autre preuve les Gauvit[?] et Gauvel[?], ni identifier les Lavignie aux Larrenie[?]. Parenté lue, v. 22 14 mars 1681, v. 20 D. Antoine, né le douze ; le nom du domicile à la sixième ligne. 18 mars 1681, v. 22 G. « au prissoir[?] de Lapeyrouze », puis le même mot après le domicile du père. 1824 →Le site reste ouvert Des bâtiments dessinés, aucun pressoir identifié Le cadastre, achevé sur le terrain le 10 août 1824 d'après le cartouche du tableau d'assemblage (3 P 3 4616), écrit « Lapeyrouze. » sur la feuille B2. Les groupes bâtis autour des numéros 484, 492 et 739 sont des repères pour une recherche dans les matrices (registres des propriétés). Aucun n'est nommé Pissou ou pressoir sur cet extrait. Lu sur le plan AD24, 3 P 3 4620, section B2. Le secteur de Lapeyrouze. Le recadrage montre des emplacements à examiner, sans les assimiler au lieu de 1672. Les extraits de Cassini et de l'État-major consultés ne résolvent pas davantage la localisation. Dans Gourgues, p. 238, l'article « Peyrouse (La) », consulté sur l'image, ne nomme ni Pissou ni pressoir ; ses références anciennes concernent Lapeyrouse et ne datent pas ce micro-lieu. Limite des sources Aujourd'hui : ni parcelle, ni date d'abandon Le plan IGN disponible nomme « la Peyrouse » et « la Ferme de Narbonne ». Il ne permet de reconnaître ni le bâtiment ancien ni sa disparition. Aucun lien d'identité avec le Moulin de Lapeyrouse ou le Vignal n'est démontré. IGN, plan du secteur de Lapeyrouse, ressource locale. Millésime du fond non établi ici. Une carte de situation du secteur, pas une localisation du Pissou. La recherche par variantes ne livre pas de mention ultérieure exploitable. Elle peut manquer un nom mal transcrit. Les recensements n'ont pas été consultés de nouveau pour cette notice : l'absence de population individualisée sous « Pissou » ne signifie pas absence d'habitants, puisque le pressoir est donné comme domicile. Recherche limitée À poursuivreDu mot à la parcelle Les pièces qui pourraient trancher À consulter en salle 5 E 409/1–2Revoir la finale de 1672 sur le feuillet original ou une reproduction plus fine ; comparer les noms de famille des actes rapprochés. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice : noms, propriétaires et fonctions des bâtiments de Lapeyrouze. Commencer par B 481–496 et B 739, sans y placer d'avance le pressoir. 2 E 1528 dont 1528-5Fonds Rochon, titres de propriété et donations : piste pour les dépendances et confronts de Lapeyrouse. Aucun titre de ce fonds n'est encore une preuve pour le Pissou. 3 E cotes à préciserBaux, inventaires après décès et partages des notaires du secteur : chercher un pressoir décrit avec ses voisins ou son équipement. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_le_vignal_lapeyrouse/ — Vignal de Lapeyrouse en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Vignal de Lapeyrouse en Villadeix En 1768, une petite Marie Saumeylou est baptisée : ses parents habitent « au Lieu du vignal près Lapeyrouse ». Un autre couple y apparaît sept ans plus tard, puis des Lambert et des tisserands à la fin du siècle. Cinq actes redonnent des habitants à ce nom aujourd'hui non localisé. Ils dessinent un voisinage, sans encore permettre de retrouver une maison sur le plan. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre parcelle non identifiée · secteur B2 étudié Altitude non établie 1er juin 1768du vignal près Lapeyrouse5 E 409/3, vue 298 G 15 septembre 1775au vignial de Lapeyrouse5 E 409/3, vue 372 D · finale l très probable 1797–1798du vignial · au vignial5 E 409/4 · trois actes de l'an VI En bref Le Vignal de Lapeyrouse apparaît dans les registres en 1768 : Élie Saumeylou et Marguerite Archer habitent « au Lieu du vignal près Lapeyrouse ». En 1775, Antoine Breton et sa femme y vivent aussi ; en 1777, un de leurs enfants naît « au village de la peyrouse ». Entre 1797 et 1798, trois actes montrent des Lambert, dont des tisserands, au « vignial ». Ni le cadastre de 1824 ni les cartes ne portent ce nom, mais cela ne prouve pas que les maisons aient disparu : 1798 est seulement la dernière mention connue. Le lieu reste donc à situer ; son nom évoque probablement la vigne. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1768–1777Saumeylou et Breton Un lieu habité, dans le voisinage de Lapeyrouse Le Vignal entre dans les registres par deux baptêmes. Le 1er juin 1768, le curé Lasfaray baptise Marie Saumeylou, née la veille : ses parents, Élie Saumeylou et Marguerite Archer, sont « habitans au Lieu du vignal près Lapeyrouse ». Le parrain Élie Rouchon et la marraine Marie Delcros demeurent tous deux au village de Lapeyrouse — le lien de voisinage figure deux fois dans le même acte. Lu sur l’original AD Dordogne, 5 E 409/3, vue 298 G, deuxième acte — double plus lisible de la vue 297. « …habitans au Lieu du vignal près Lapeyrouse… » Le 15 septembre 1775, le curé Lamothe baptise Anne Breton, fille d'Antoine Breton et de Marie Broulion [?], « du lieu appellé au vignial de Lapeyrouse ». Le 9 septembre 1777, un frère, Antoine Breton, naît « au village de la peyrouse » — désignation plus large, très probablement le même couple, sans preuve d'un déménagement. Lu sur l’original 5 E 409/3, vue 372 D, cinquième acte. Lu « vignial » : la finale, non barrée, est très probablement un l. Le nom maternel reste réservé. Ni coordonnées, ni altitude, ni parcelle ne sont connues pour le Vignal : le « près Lapeyrouse » de 1768 donne un voisinage, non un titre de propriété, et le point de Lapeyrouse sur les cartes ne doit pas lui être substitué. Le nom évoque probablement le monde de la vigne — Mistral donne à « VIGNAU, VIGNAL (lim.) » le sens de « garde des vignes, messier » (et non « vignoble », renvoi séparé sur la même ligne vers l'entrée « vignié »), et cite « le Vignal » parmi les noms de quartiers et de famille méridionaux : Lou Tresor dóu Felibrige, tome II, p. 1121. Aucun habitant relevé n'est dit vigneron ni garde-vigne. Localisation ouverte · étymologie probable 1797–1798Les tisserands du Vignial Un décès, un mariage, des tisserands — puis le silence des plans Vingt ans plus tard, trois actes de l'an VI (1797-1798) écrivent « vignial » sans le complément Lapeyrouse ; leur rattachement au lieu des deux baptêmes est très probable. Rattachement probable Date | Habitants et événement | Preuve | 29 oct. 1797 8 brumaire VI | Jean Lambert, 72 ans, du lieu du Vignial, est mort la veille à dix heures du soir. Jean Jammet, laboureur (cultivateur) de Lapeyrouse, et Jérôme Lambert, laboureur de Lableynie, déclarent le décès. | 5 E 409/4 Décès an V–VI vue 10 D, acte supérieur Lu sur l’original | 17 déc. 1797 27 frimaire VI | Jean Lambert, 25 ans, épouse Helizabeth Lambert. Ses parents, Jean Lambert, défunt tisserand, et Helizabeth Grossenge [?], sont dits « conjoints demeurants au lieu du vignial ». | 5 E 409/4 Mariages an V–VI vue 14 G Lu sur l’original | 22 mai 1798 3 prairial VI | Jean Lambert, 28 ans, et Reymon Ribeyrac, 27 ans, tous deux tisserands au Vignial, témoignent au mariage de Pierre Javerjat [?] et Marguerite Lambert. | 5 E 409/4 Mariages an VI vue 5 D, folio 3 Lu sur l’original | 5 E 409/4, décès an V–VI, vue 10 D, folio 6. « …habitant du lieu du vignial présente commune… » Le décès est du 28 octobre 1797, la déclaration du 29. 5 E 409/4, mariages an V–VI, vue 14 G. Début de l'acte du 17 décembre 1797 ; le père du marié y est qualifié de tisserand, « demeurant au lieu du vignial ». 5 E 409/4, mariages an VI, vue 5 D, folio 3. Deux tisserands du Vignial témoins ; un troisième Jean Lambert, journalier (ouvrier à la journée) à Coustan, en est distingué. Deux tisserands résident donc simultanément au Vignial en mai 1798 ; le père du marié de décembre exerçait aussi ce métier. Le défunt d'octobre pourrait être ce père, mais l'acte ne donne ni épouse ni filiation ; l'écart entre les 25 ans du marié et les 28 ans du témoin, cinq mois plus tard, interdit aussi de les identifier. Liens de parenté incertains Le cadastre de 1824 dessine plusieurs groupes bâtis autour de « Lapeyrouze », mais aucun n'y est nommé Vignal, non plus que sur Cassini, la carte d'état-major ou le PLAN IGN actuel ; Gourgues (1873, p. 341) ignore également ce nom. Cela ne prouve ni l'abandon du nom de lieu ni la disparition des maisons : 1768 reste la première attestation connue, 1798 la dernière, sans être une date de disparition. Lu sur les plans AD24, 3 P 3 4620, section B, deuxième feuille, levée par Roumagère. Aucune parcelle ni aucun bâtiment de cette image ne peut être attribué au Vignal. À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections A à E, sans date : chercher Vignal, Vignial et les subdivisions de Lapeyrouze. AD24 · 63 P 704Matrice (registre des propriétés) de 1826 : poursuivre les articles identifiés. Cotes relevées au répertoire cadastral, p. PDF 131 ; registres non encore consultés. 3 E · actes notariésBaux, contrats et successions Saumeylou–Archer, Breton–Brouliou/Brouliaud et Lambert–Grossenge ; chercher des confronts (terres voisines) nommant le Vignal. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/disparu_moulin_la_gargoute/ — La Gargoute en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le moulin de la Gargoute en Villadeix Le 23 mars 1692, le curé de Saint-Félix baptise Marie Lacombe, fille d'un meunier. Ses parents habitent un moulin dont le nom se lit probablement « lagargoute ». Une famille, un métier, un domicile : quelques lignes rendent vie à ce nom oublié. Son emplacement reste à retrouver. Coordonnées non établies Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre parcelle non identifiée Altitude inconnue 23 MARS 1692lagargoute [?]Deux occurrences dans le même baptême · 5 E 409/2, vue 259 D · lecture probable En bref Le moulin de la Gargoute n’est connu que par un seul acte : le baptême de Marie Lacombe, le 23 mars 1692. Ses parents, Daniel Lacombe, meunier, et Jeanne Maury, habitent un moulin dont le nom se lit probablement « lagargoute », écrit deux fois dans l’acte. Les cartes de Cassini et d’État-major et le tableau d’assemblage cadastral de 1824 ne portent pas ce nom, et aucun autre texte consulté ne le mentionne. On ne sait donc ni où se trouvait le moulin, ni quand il a cessé de fonctionner. Seule la lecture du nom reste incertaine ; la famille et le métier, eux, sont certains. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1692Une famille au moulin Daniel Lacombe, meunier, et Jeanne Maury Marie est née le 16 mars. Une semaine plus tard, le curé la baptise dans l'église paroissiale de Saint-Félix et inscrit le métier de son père : Daniel Lacombe, meunier. Lui et Jeanne Maury, la mère, sont dits habitants du moulin « de cette parroisse ». Le registre atteste donc un moulin habité. Il ne donne ni le propriétaire, ni le cours d'eau, ni le lieu précis de l'accouchement.Lu sur l’original AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 259 D. L'acte entier ; la vue 260 est une seconde photographie du même feuillet. La signature finale se lit Delboy, curé de Saint-Félix. Date | Fait | Personnes et preuve | 16 mars 1692 | Naissance | Marie Lacombe : « née le 16 du courant », dans l'acte du 23 mars. Certain | 23 mars 1692 | Baptême | Daniel Lacombe et Jeanne Maury, parents domiciliés au moulin, paroisse de Saint-Félix. Certain | Même acte | Nom du domicile | « moulin de lagargoute [?] », répété lorsque Daniel figure parmi les présents. Lecture probable | Le parrain est Jean Moureau, qualifié de « sargeur », du bourg. La marraine, Marie Mauri, femme du laboureur (cultivateur) Rigou Rey, habite « Lafartelle [?] », paroisse de Saint-Marcel. Henry Mauri, laboureur du même lieu extérieur, est également présent. Le nom de famille partagé avec la mère ne suffit pas à établir une parenté. Ces relations n'indiquent pas davantage où chercher le moulin. Le curé constate que les personnes désignées n'ont pas signé. (Même acte, dernières lignes.) Le nomDeux occurrences, un acte « lagargoute » : une lecture à garder ouverte La seconde occurrence permet de contrôler la première. Comparées aux mots sûrs du feuillet (« parroisse », « parrain », « marraine », « meunier », « bourg », « signé »), les lettres montrent que le r est court, le g plonge sous la ligne, le t se recourbe. La lecture retenue est « lagargoute [?] », avec l'article apparemment soudé ; La Gargoute en est la présentation séparée.Forme écrite probable 5 E 409/2, vue 259 D. Deux passages d'un seul acte, non deux attestations indépendantes. Libellés ajoutés ; écriture non retouchée. Le sens du nom reste inconnu. La recherche lexicale n'a livré aucune étymologie documentée de ce nom de lieu précis. Aucun texte ne permet non plus de transformer La Gargoute en une ancienne forme de La Farguette. La ressemblance des noms ne donne ni une traduction ni un emplacement. XVIIIe–XIXe s.Un emplacement à retrouver Des moulins sur les cartes, sans équivalence établie Les extraits de Cassini et de la carte d'État-major montrent les vallées et plusieurs repères de moulins. Aucun libellé Gargoute n'y a été relevé. Sans un bail, un nom de propriétaire ou un confront (terre voisine), aucun signe cartographique ne peut être attribué au domicile des Lacombe.Site non localisé Cassini, XVIIIe siècle. Fond historique IGN. Carte de repérage ; date précise du levé non établie ici. Agrandir pour lire les noms. État-major, XIXe siècle. Fond historique IGN. Les moulins nommés sont des repères de recherche, pas des localisations de Gargoute. 1824 : quatre noms à ne pas confondre avec Gargoute Le tableau d'assemblage cadastral (plan d'ensemble) est « terminé sur le terrain le 10 août 1824 », selon son cartouche. Il nomme les moulins de Blanchard, de Lapeyrose, de Rabard et Bessou. Les tables des feuilles ne donnent aucun résultat pour Gargoute. Il serait donc prématuré d'attribuer à ce nom une section, une parcelle ou un bâtiment de 1824. (AD Dordogne, 3 P 3 4616 ; relevés cadastraux établis pour cette étude.) AD Dordogne, 3 P 3 4616. Quatre recadrages, noms lus sur l’image ; « Mln » restitue l'abréviation de moulin. Montage de comparaison, sans équivalence établie avec Gargoute.Lu sur le plan L'absence du nom dans les tables du cadastre ne date pas la disparition du moulin. Le tableau d'assemblage, sans numéros parcellaires, ne suffit pas à suivre les propriétaires : il faudra les documents écrits du cadastre. 1873 : Gourgues nomme Gaucel Aucune entrée Gargoute n'a été retrouvée dans l'index ni dans la transcription intégrale du dictionnaire de Gourgues. À la page 141, l'imprimé porte cependant un « Gaucel (Moulin de) », sur la Louire, rattaché à Saint-Félix-de-Villadeix. Cet article ne fournit aucun lien avec Gargoute. Gourgues, p. 141.Lu sur l’imprimé Gourgues, 1873, p. 141. Gaucel reste un nom distinct dans ce dossier. 1873 date la publication, non une visite du moulin. Aujourd'huiUn nom sans point sur la carte Ce que « disparu » ne permet pas de conclure La Gargoute est classée parmi les lieux disparus recensés pour cette étude, mais cette catégorie ne démontre ni une démolition ni un abandon. Le site peut avoir changé de nom ; rien ne l'établit encore. Aucune maison, ruine, adresse ou altitude actuelle ne peut lui être attribuée. Le fond IGN contemporain examiné n'apporte pas la correspondance manquante. La recherche dans les registres paroissiaux et l'état civil n'a retrouvé que le baptême de 1692. C'est la limite de la documentation réunie, pas une date de fin d'activité : les originaux n'ont pas tous été consultés. L'absence de ménage recensé dans le relevé des mentions du lieu ne doit surtout pas effacer les habitants que le registre nomme. La suiteDu nom à la parcelle Le bail qui manque La pièce décisive serait un bail de Daniel Lacombe : un propriétaire, un cours d'eau et quelques confronts permettraient peut-être de reconnaître le moulin. Les pistes suivantes restent à consulter ; aucune ne garantit une mention de Gargoute. À consulter en salle 3 E · notairesÉtude et articles à identifier : baux, obligations et inventaires de Daniel Lacombe et Jeanne Maury autour de 1692 ; rechercher les deux formes du nom. 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l'inventaire : chercher anciennes appellations et parcelles de moulins dans toutes les sections. 63 P 704Matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétés) : après le repérage d'une parcelle ou d'un propriétaire, rechercher une éventuelle continuité sous un autre nom. S · hydrauliqueArticles à identifier seulement si une continuité au XIXe siècle apparaît : plans, règlements d'eau et changements d'appellation. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/garissade/ — Garissade en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Garissade en Villadeix Un écart de laboureurs, connu depuis un baptême de juillet 1670, sur un rebord de terrain qui regarde vers Saint-Marcel-du-Périgord. Les Lambert au XVIIIe siècle, les Malet et les Marchandou au XIXe, une ferme qui passe de quatre maisons à une seule entre 1856 et 1876 — et, en 1867, une annonce judiciaire qui décrit d'un coup la métairie entière, ses bâtiments, son colon partiaire (cultivateur qui verse une part de la récolte) et ses soixante articles de terre, jusque dans les communes voisines. 44,92922 N — 0,70319 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre GAPRISSADE, ≈ 29,74 ha, 53 parcelles section C Bourg à 1,70 km ouest-sud-ouest Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1670garrissadebaptême, première mention retrouvée 1681Garissaderegistre paroissial 1684gaprissade [?]acte très endommagé, lecture incertaine 1758–1763garissade / Guarissaderegistre paroissial v. 1770 · v. 1789 · 1824GarissadeBelleyme, Cassini, cadastre 1867Garissade / Combe-GarissadeL'Écho de la Dordogne Aujourd'huiGarissade / GAPRISSADEIGN / cadastre numérique En bref Garissade est un petit hameau de laboureurs dont la plus ancienne mention retrouvée est un baptême du 6 juillet 1670, celui de Denis Gourci. Au XVIIIe siècle, des familles Lambert y vivent ; au XIXe, ce sont les Malet puis les Marchandou. Le plan cadastral de 1824 y dessine deux ensembles de bâtiments, encore reconnaissables aujourd'hui. En 1867, une annonce judiciaire met en vente toute la métairie de Jean Malet, failli : soixante articles de terre, soit environ 28,65 hectares, pour une mise à prix de 8 000 francs. Le hameau passe de quatre maisons en 1856 à une seule dès 1876, puis reste cultivé (noyers et prairies). On ignore encore si la vente a eu lieu et qui furent les propriétaires avant et après 1867. Le siteTrois périmètres à ne pas confondre Un rebord de terrain entre Berthier et Saint-Marcel Garissade occupe un rebord au-dessus d'un vallon oriental de Saint-Félix-de-Villadeix, à la lisière de Saint-Marcel-du-Périgord. Le bourg de Saint-Félix est à environ 1,70 km à vol d'oiseau à l'ouest-sud-ouest ; Berthier à 570 m au nord-ouest, Cavigne à 840 m à l'ouest, La Cabane à 870 m au nord-nord-ouest — des distances à vol d'oiseau entre points de repère, non des distances de chemin. Des terres ouvertes s'étendent à l'ouest du noyau bâti, des pentes boisées à l'est et au sud ; le chemin qui vient de Berthier longe le bâti et descend vers la vallée de la Louyre, tandis qu'un autre passage, dessiné dès 1824, part vers Saint-Marcel. Cadastre, IGN, répertoire des lieux-dits Photographie aérienne (orthophotographie) IGN récente. Le noyau bâti occupe le rebord au-dessus du vallon ; le millésime local de la prise de vue n'est pas établi dans le fichier disponible. Il faut distinguer trois périmètres qui ne mesurent pas la même chose : le noyau habité, le lieu-dit cadastral actuel GAPRISSADE, d'environ 29,74 ha et 53 parcelles de section C, et la métairie décrite en 1867, faite de biens dispersés à Saint-Félix, Saint-Marcel et Liorac. Les documents consultés ne fournissent ni désignation de maison noble, ni titre de « sieur de Garissade », ni moulin attaché à ce nom : « village », « lieu », « maison isolée » et « métairie » sont, en revanche, les mots que les sources emploient tour à tour. Bilan des documents consultés Le nomChênes, taillis — et un mot commun ailleurs Une chênaie plausible, jamais démontrée localement Le glossaire d'André Pégorier donne Garrissade pour un taillis de chênes utilisé comme pâturage, avec une localisation d'usage plutôt cévenole et la variante limousine garrissal ; Robert Geuljans rattache la famille de garric / garriga au vocabulaire du chêne et des terrains broussailleux. L'annonce de vente de 1867 décrit précisément des taillis de chênes et des brebis à Garissade : le rapprochement éclaire donc le paysage agricole du lieu, sans dater ni expliquer les circonstances de la création du nom. Rapprochement lexical, non une origine datée Pégorier, IGN, 3e éd. 2006, p. 223. L'entrée « Garrissade » du glossaire des termes dialectaux. Un inventaire des Archives de la Dordogne, B 1526, emploie en 1758 le mot commun « garrissade » pour un bois dans une affaire de Cadouin : ce n'est pas une mention du lieu de Saint-Félix, et le fonds concerné est celui de la sénéchaussée et du présidial de Sarlat, non de Bergerac. De même, une Garissade à Saint-Caprais citée par Gourgues en 1475 est un homonyme sans rapport avec Saint-Félix. Contrôle des homonymes Formes attestées et Combe-Garissade Les variations dominantes sont le doublement du r et du s, l'ajout d'un u après le G, et l'emploi de l'article : « la Garissade ». Gaprissade, certain dans le cadastre numérique actuel, apparaît avec réserve dans un acte très endommagé de 1684 — c'est, à ce stade, la seule attestation ancienne de cette forme précise. En 1867, l'annonce distingue Combe-Garissade, Combal-Garissade et Combe-de-Garissade, des pièces de terre — la dernière forme se trouve notamment sur le territoire de Saint-Marcel — sans qu'elles désignent nécessairement le groupe de maisons. Gourgues, en 1873, mentionne « Combe-Garissade », lieu-dit de Saint-Félix, avec le renvoi « A. Jud. », aux annonces judiciaires ; on ne peut affirmer qu'il s'agit précisément de l'annonce retrouvée ici, mais elle appartient au type de sources qu'il consultait. Gourgues, 1873, p. 82. « Combe-Garissade », sans date ancienne. Brugière, notice manuscrite, v. 1884, p. 3. « Garrissade », une maison ; la direction « ON » écrite dans le tableau est incompatible avec la position réelle, à l'est-nord-est du bourg. Direction erronée dans la source 1668–1792Laboureurs et Lambert 6 juillet 1670 : un ménage de laboureurs, « habitans de garrissade » Le curé baptise ce jour-là Denis Gourci, âgé de douze jours, fils de Guilhem Gourci, laboureur, et de Gabrielle Martin : c'est la première attestation du lieu actuellement retrouvée dans les registres, après lecture des trois registres paroissiaux de la commune (1668-1792). Elle prouve un ménage installé, pas l'âge de la maison. L'acte écrit « Gourci » (et non « Gouvei ») ; « Gourei » reste une variante possible de la dernière lettre. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 125. « …aagé de douze jours, fils de Guilhem [Gourci] laboureur et de Gabrielle Martin ses père et mère, habitans de garrissade. » Le 16 janvier 1674, Marie Gourdy [?], fille de Guillaume, laboureur à Garrissade, épouse un laboureur de Cambiron, paroisse (ancêtre de la commune) de Sainte-Foy-de-Longas : l'alliance met déjà le lieu en relation avec une paroisse voisine. En 1681, l'acte montre une situation domestique nette : le 30 mai, le curé baptise Marie Goursi, née d'un « illegitime mariage », et qualifie sa mère Marguerite Fayolle de « servante dudit Goursi ». Le passage ne renseigne pas les circonstances de la relation, mais le passage est lisible sur l'image. L'acte écrit « Goursi » (et non « Goussi ») ; avec « Gourci » en 1670, il s'agit probablement de la même famille. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, vue 26. 30 mai 1681 : « illegitime mariage » ; Marguerite Fayolle dite servante du père. Les Lambert, plusieurs noyaux distincts En mars 1738 (le jour a été emporté par une déchirure du registre), Martial Lambert et Marie Fardes ont un fils, Arnaud, à la Garissade. Le couple reparaît aux baptêmes de Léonard en 1746 et de Pierre en 1750. Un autre Lambert, Jean, épouse en 1754 Françoise Rougier, de Croucherie ; le baptême de leur fils Pierre, le 7 août 1758, porte en surcharge le prénom du père, remplacé par « Arnaud » — une divergence bien visible sur l'image. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, vue 387. Mars 1738 ; le bord déchiré a emporté le quantième. AD24, 5 E 409/3, vue 236. 16 septembre 1763 (l'acte écrit « 16 7bre », c'est-à-dire septembre : le curé trace le 7 comme dans « 1763 », et les actes de la page se suivent du 4 au 19 septembre ; une lecture ancienne donnait novembre) : Martial Lambert, décédé à Guarissade vers 70 ans, est enterré dans l'église — un privilège qui distingue sa sépulture, sans établir ni noblesse ni propriété de la métairie. Les années 1768-1790 ajoutent Langlade, Coulaud, Telliet, Taurel, Gauvet, Lavergne/Lauvergne et Campagniat, sans qu'une généalogie unique se dégage de ces homonymies et prénoms répétés. Ce que les registres établissent avec sûreté, c'est un peuplement continu de laboureurs entre 1670 et la Révolution, jamais rattaché ici à un titre seigneurial. 51 relevés paroissiaux, 1668-1792 1793–1866Malet et Marchandou Un métayer nommé, une ascension sociale, trois générations Marchandou Mathieu Valeton, environ quarante ans, est expressément qualifié de métayer (cultivateur qui partage la récolte avec le propriétaire) lors de son décès à Garissade, le 27 décembre 1813, déclaré le lendemain — un acte retrouvé dans les deux collections de l'état civil, deux exemplaires d'un seul et même décès. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1814, vue 20. « …Mathieu Valeton, métayer… » Le 27 juin 1810 naît à Garrissade Pierre Malet, fils de Pierre Malet et Marguerite Guilhem. Le 10 mai 1837, ce même Pierre, vingt-six ans, né au village de Garrissade et devenu propriétaire cultivateur domicilié à Saint-Marcel, épouse Sophie-Justine Lambert, des Granges, fille d'un ancien chirurgien : l'acte cite explicitement sa naissance de 1810, ce qui établit la continuité entre les deux actes. Il sera ensuite maire, aux Granges, dans les années 1860-1870. Continuité établie par l'acte lui-même AD24, 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1810, vue 7. 27 juin 1810. AD24, 5 E 409/8, mariages 1837, vue 5. 10 mai 1837 : « propriétaire cultivateur ». Un autre Malet, Jean, né au bourg en 1813, pourrait être apparenté à ce ménage ; c'est précisément un Jean Malet jeune, ancien boulanger et cafetier à Vergt, que l'annonce de 1867 désignera comme propriétaire de toute la métairie de Garissade — sans que le dossier puisse encore prouver le lien de fratrie entre les deux Jean. Identification à établir par les matrices cadastrales (registres des propriétaires) Les Marchandou : Pierre, Jean, Marie Pierre Marchandou, travailleur de terre, épouse en 1808 à La Valette Isabeau Desplat ; leur fils Jean naît là en 1809. Le ménage est attesté à Garissade au plus tard le 30 juillet 1832, au décès d'Izabeaud [?] Duplot, épouse de Pierre — une lecture conservée telle quelle, son identification à l'Isabeau Desplat des autres actes restant une hypothèse très probable, non une transcription littérale. AD24, 5 E 409/7, décès 1832, vue 9, acte 13. 30 juillet 1832. Jean Marchandou et Jeanne Bonpontet tiennent Garissade de 1836 à 1866 au moins, avec plusieurs enfants dont certains meurent en bas âge. En 1851, le recensement le qualifie de « propriétaire métayer » — une double qualification qui interdit de décrire sans réserve les Marchandou comme propriétaires de toute la métairie, sans pour autant identifier ici la parcelle qui aurait été la leur. Explication de la mention, non démontrée AD24, 6 MI 56, recensement de 1851, p. 20. « propriétaire métayer ». Le 19 juin 1862, Marie Marchandou, née et domiciliée à Garrissade, épouse Jérôme Tabouy, des Cazernes, commune de Sainte-Foy-de-Longas. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/10, mariages 1862, vue 4. 19 juin 1862. La famille n'est pas figée sur place : le 25 février 1885, Jean Marchandou, soixante-quinze ans, né à Lavalette, veuf de Jeanne Bonpontet, meurt à Berthier — un parcours documenté entre La Valette, Garissade et Berthier, en trois actes d'état civil espacés de plus de soixante-quinze ans. AD24, 5 E 409/13, décès 1885, vue 2, acte 2. 25 février 1885. 18 mai 1867Une métairie décrite parcelle par parcelle La faillite d'un boulanger de Vergt met Garissade aux enchères C'est la source foncière la plus précise du dossier, lue intégralement sur les cinq colonnes de l'image, superficies et numéros compris. Guillaume Baffet, praticien (homme de loi) à Périgueux, agit comme syndic de l'union des créanciers de la faillite de Jean Malet jeune, ancien boulanger et cafetier de Vergt. L'annonce cite un jugement commercial du 26 décembre 1866, puis un jugement du tribunal civil de Périgueux du 13 avril 1867 ordonnant la vente ; le cahier des charges est déposé le 29 avril chez Jules Larobertie, notaire à Saint-Alvère. L'adjudication en un seul lot est annoncée au 2 juin 1867, à midi, sur une mise à prix de 8 000 francs — sans que le dossier sache si un adjudicataire s'est présenté. Lu sur l'original L'Écho de la Dordogne, 18 mai 1867, p. 4, colonne 1. Procédure et bâtiments. Tous les biens appartiennent à Jean Malet ; la métairie est exploitée par Vergnou, sans prénom, colon partiaire — le journal ne précise pas la fraction de récolte due au propriétaire. Une paire de bœufs, des brebis, une charrette et quelques outils aratoires accompagnent la vente. Les six premiers articles énumèrent la maison du colon, une grange avec étable à bœufs, des étables à brebis et un fournil, une chambre basse pour les récoltes, la cour et l'aire, le jardin — portés collectivement aux numéros cadastraux C 461, 463, 464 et 465. C 462 n'est pas cité, bien qu'il figure dans le noyau bâti dessiné en 1824. Lu sur l'original Même annonce, colonne 2. Parcelles de Saint-Félix : labours, friches, taillis de chênes, le noyerier de C 440, la vigne du Plantou (C 414). La désignation compte 60 articles en tout (1 à 59, plus un 11 bis) : dix-neuf hectares et demi environ à Saint-Félix, huit et un tiers à Saint-Marcel, moins d'un hectare de châtaigneraie à Liorac — soit 28,65 ha au total, hors la cour, l'aire et le jardin des six premiers articles, non mesurés dans l'annonce. Total calculé d'après l'annonce Les noms de terres relevés — Derrière-la-Grange, Combe-Garissade, Combal-Garissade, Queyrou-du-Pech, Coulure, Cazal, Vigne-Perdue, Plantou, Combette, Rebeyrole, Pré-de-Borrié, Dessous-du-Pont, Forêt, puis l'Échine-de-l'Âne et Combe-de-Garissade à Saint-Marcel, Croix-de-Bastabrique à Liorac — ne sont pas tous identifiables dans le répertoire des lieux-dits ; plusieurs restent des orthographes isolées. Sept parcelles de Saint-Marcel figurent encore à la matrice sous Marguerite Guilhem, veuve Malet, alors que l'annonce présente l'ensemble comme propriété de Jean : une situation cadastrale antérieure, dont le mécanisme de transmission n'est pas donné ici. Chaîne de propriété incomplète Même annonce, colonne 5. Fin des terres de Saint-Marcel et de Liorac, cheptel, conditions de l'adjudication. 1824–2024Le bâti Deux ensembles dessinés en 1824, encore reconnaissables aujourd'hui La feuille C2 du cadastre de 1824 (le premier plan cadastral, dit cadastre napoléonien) dessine le noyau « Garrissade » à l'ouest du chemin nord-sud : au nord, un rectangle d'environ 17 × 9 m associé au n° 464 ; quarante mètres plus au sud, un corps allongé d'environ 8 × 16 m portant le n° 462, avec un renvoi 461 et une petite annexe à l'ouest. Les numéros 463 et 465 désignent les abords. Le tableau d'assemblage individualise trois à quatre petits corps — une subdivision du corps méridional pourrait l'expliquer, sans que ce soit démontré. Lu sur le plan AD24, 3 P 3 4622, section C2, 1824. Deux ensembles bâtis et leurs abords. AD24, 3 P 3 4616, tableau d'assemblage, 1824. Garrissade, près de la limite de Saint-Marcel. L'annonce de 1867 apporte les usages que le plan seul ne donne pas — logement du colon, stockage, étables, fournil, aire, cour, jardin — mais leur correspondance exacte avec les corps dessinés reste à établir : C 462 manque à la désignation de vente, et les quatre autres numéros sont cités en bloc. Aucun château, moulin ou bâtiment religieux n'est indiqué à Garissade sur la feuille de 1824. Légende des bâtiments à confirmer par la matrice Sur l'orthophotographie récente, deux ensembles principaux restent reconnaissables dans la même implantation, entourés de cultures, de prairies et de lisières boisées ; le cadastre numérique et la BD TOPO comptent aujourd'hui cinq bâtiments en dur dans le polygone GAPRISSADE, pour environ 445 m² d'emprise au sol. Une permanence d'emprise depuis deux siècles ne prouve pas une permanence de toute la maçonnerie : seule une visite du bâti, confrontée aux matrices, pourrait le dire. Continuité d'emprise, pas de datation du bâti 1836–1946De quatre maisons à une seule Un écart qui se resserre, puis se maintient à un seul foyer Les recensements comptent les personnes rattachées au nom de Garissade dans chaque relevé, non les exploitants de toutes les parcelles du domaine de 1867. Le nombre de maisons monte à quatre en 1856, sept habitants, avant de retomber à une seule maison dès 1876 et de s'y maintenir jusqu'au milieu du XXe siècle — sans qu'aucune démolition ne soit démontrée par ces seuls chiffres : les années 1886, 1896, 1906 et 1911 manquent aux registres consultés, et l'absence d'une ligne ne signifie pas zéro habitant. Série de recensements, limites signalées AD24, 6 MI 72, recensement de 1856, p. 14. Quatre maisons, sept habitants — le maximum de la série. Année | Maisons | Personnes | Source | 1841 | 2 | 6 | « maison isolée » — 6 MI 22, p. 4 | 1846 | 2 | 7 | 6 MI 34, p. 11 | 1856 | 4 | 7 | 6 MI 72, p. 14 | 1866 | 2 | 4 | 6 MI 96, p. 11 — Jérôme Taboury, gendre de Jean Marchandou | 1876 | 1 | 5 | 6 MI 118, p. 10 | 1901 | 1 | 3 | 6 MI 161, p. 9 — deux domestiques et une fillette | 1921 | 1 | 1 | 6 M 358, p. 4 — Pierre Chauvat, seul | 1946 | 1 | 4 | 106 W 71, p. 1 | En 1921, Pierre Chauvat, né aux Eyzies en 1844, habite seul une maison à Garissade, sa profession portée « néant » ; il l'est encore en 1926 — un minimum documenté de population, non l'abandon du lieu. Lu sur l'original AD24, 6 M 358, recensement de 1921, p. 4. Un seul habitant. En 1907, le mariage de Marie Malaure avec Pierre Carbonnel donne ses parents, Jean Malaure et Jeanne Bernardie, comme « propriétaires cultivateurs domiciliés à Garrissade » — sans date d'achat ni superficie, donc sans preuve qu'ils possèdent tout le domaine vendu en 1867. Propriétaires résidents, étendue de la propriété inconnue AD24, 5 E 409/15, mariages 1907, vue 3. 20 avril 1907 : « propriétaires cultivateurs ». Aujourd'huiUn lieu-dit toujours cultivé Noyers et prairies dans le polygone GAPRISSADE Le lieu demeure porté comme lieu-dit habité « Garissade » dans la BD TOPO ; le cadastre numérique emploie GAPRISSADE. Les cultures déclarées au registre parcellaire graphique 2024 comprennent 5,57 ha de noix, 5,40 ha de prairie permanente, 0,85 ha de prairie temporaire et 0,12 ha de jachère — la coexistence de noyers et de prairies rappelle des productions déjà documentées en 1867, sans prouver une continuité des plantations ou des baux. Le plan local d'urbanisme approuvé le 26 novembre 2024 place le noyau au zonage agricole, et environ 8,63 ha du polygone intersectent la ZNIEFF de type I des coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas. Un établissement agricole individuel domicilié « GARRISSADE » a existé, sans exploitant nommé ici, du 1er décembre 1987 au 31 décembre 2000. Données géographiques et administratives, septembre 2026 Et maintenantOù chercher Ce que seules les matrices et les minutes de Sainte-Alvère peuvent dire L'histoire des habitants de Garissade est beaucoup plus fournie que celle de ses titres fonciers. La chaîne de propriété reste ouverte avant Jean Malet, après la vente annoncée de 1867, et entre les propriétaires cultivateurs de 1907 et le présent ; il n'est pas possible de remplacer ces titres manquants par la seule succession des noms dans les recensements. À consulter en salle 3 E 21723 3 E 21717Minutes et répertoire du notaire Jules Larobertie, Sainte-Alvère, 1867 (chercher le 29 avril et le 2 juin) et 1862-1899 : cahier des charges, origine de propriété, procès-verbal d'adjudication éventuel, acquéreur et prix. 63 P 1716État de sections A-E de Saint-Félix : propriétaires, natures et contenances des anciens C 461 à 465, et en particulier la fonction du C 462 absent de la vente de 1867. 63 P 704 63 P 2192Matrices des propriétés bâties et non bâties, 1826 et 1882 : comptes Malet/Guilhem et Marchandou, entrées et sorties jusqu'à la vente, puis après 1867. 63 P 1547/1-3Matrices du XXe siècle, non bâti (1914-1955) et bâti (1910-1955) : chaîne parcellaire, constructions et démolitions jusqu'aux Armandie du recensement de 1936. Saint-Marcel LioracMinutes et matrices de ces communes pour les anciens A 324-341 et B 554 : origine des biens de Marguerite Guilhem veuve Malet, cotes à identifier. Trib. PérigueuxJugement commercial du 26 décembre 1866 (faillite Jean Malet jeune) et jugement civil du 13 avril 1867 : dossier de créanciers et généalogie du failli ; cotes exactes non retrouvées dans le repérage en ligne. HypothèquesTranscription de la vente et formalités des mois suivant juin 1867, pour vérifier la mutation effectivement réalisée. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/girard/ — Le Girard en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Girard en Villadeix À l’ouest du bourg, une cour de bâtiments et une seconde maison gardent la disposition dessinée en 1824. Les registres ouvrent une histoire plus ancienne : en 1669, Marguerite Perrot se marie, habitante du « village des girals » ; viennent ensuite les métayers, les médecins et l’avocat Paul Lajugie. Quatre générations de sa famille se retrouvent au Girard jusqu’en 1911, tandis que les Maury et leurs gendres font vivre la métairie. Les actes permettent de suivre ces vies avec précision ; les terres ont encore leurs secrets. 44,92410° N — 0,67846° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · 33 parcelles · 36,80 ha Groupe principal ≈ 155–159 m au sol · IGN 1668 · probabledel girals[?]31 juillet · écriture effacée 5 E 409/1, v032 1669des girals18 août · « village » 5 E 409/1, v080 1737au girard25 juillet · « metayers » 5 E 409/2, v381 1774des Girards13 juillet · « borie » 5 E 409/3, v362 1824Le GirardPlan cadastral, E2 3 P 3 4626 1876Les GirardsListe des habitants 6 MI 118, vue p06 D En bref Le Girard est cité pour la première fois, de façon probable, en 1668, puis avec certitude en 1669 : Marguerite Perrot, dix-huit ans, se marie alors comme habitante du « village des girals ». Au XVIIIe siècle, les registres y montrent des métayers (les Birot en 1737, puis les Desjoux et les Gaumard–Vallade) et, à côté de la borie, la maison de Pierre Gontier, mort en 1788. L’avocat Paul Lajugie y vit de 1797 à sa mort en 1840 ; ses descendants, les Roux puis les Fabre, y habitent jusqu’à Jeanne Marie Fabre, morte en 1911, tandis que les Peytou puis les Maury font vivre la métairie. Le plan de 1824 montre déjà les deux groupes de bâtiments que l’on retrouve sur les photographies récentes. Viennent ensuite un fermier, Georges Henri Delespinasse, le propriétaire Bernard Demaison en 1929, puis les Froidevaux en 1946. Reste incertain tout ce qui touche aux terres : on ne sait pas encore qui possédait quoi, ni quand les propriétés ont changé de mains. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteÀ l’ouest du bourg Une cour, une seconde maison, des prairies entre les bois Le Girard se découvre à l’ouest du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Le groupe principal dessine une cour allongée ; un second ensemble se tient au sud-est, aujourd’hui davantage entouré d’arbres. Cette disposition est déjà celle du plan cadastral de 1824. Le point donné en tête de page situe le lieu-dit : il ne désigne ni le centre exact de la cour ni une entrée de propriété. (Point de repère du lieu-dit ; AD24, 3 P 3 4626, E2 ; orthophotographie IGN (photo aérienne) ci-dessous.)Plans et images Les deux implantations du Girard. IGN, couche ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS, extrait téléchargé en septembre 2026. Nord en haut. La date de téléchargement ne donne pas l’année de prise de vue. Le nom cadastral LE GIRARD couvre 36,80 hectares et 33 parcelles de section E, dans les données extraites le 23 septembre 2026. Ce périmètre (celui du nom de lieu) peut réunir plusieurs propriétés. L’altitude indiquée ici, environ 155 à 159 mètres au sol autour du groupe principal, provient des attributs altimétriques de la BD TOPO ; ces valeurs interpolées restent un repère géographique, avec une précision annoncée de 2,5 mètres pour les bâtiments concernés. (Cadastre Etalab ; IGN BD TOPO V3, objets BATIMENT0000000295953950, 3954 et 3957, export local.)Données géographiques Les archives parlent tour à tour d’un village, d’une métairie (ferme exploitée par un métayer, qui partage les récoltes avec le propriétaire) ou borie (autre mot pour une exploitation agricole), et d’une maison. Ces mots peuvent coexister. À la fin du XVIIIe siècle, les actes situent les Gaumard et les Vallade à la borie ou à la métairie, tandis que Pierre Gontier meurt « dans sa maison du girard ». Aucun document consulté ne qualifie ce lieu de repaire noble ou de fief autonome. (5 E 409/3, v436, v476, v539 et v546.)Lu sur l’original Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle propre au Girard n’est établie dans les sources rassemblées. Le nom pourrait venir d’un nom de personne Girard ou Girart, mais cette explication vraisemblable ne permet de nommer ni un fondateur ni une famille originelle. Les autres Giral et Girard du département ne fournissent pas, à eux seuls, des ancêtres à celui-ci. (Parallèle linguistique de J.-C. Dugros, chronique du 23 décembre 2023.)Origine probable Les étiquettes indiquent ce qui a été lu sur l’original et ce qui n’est pas confirmé sur l’acte. Les hypothèses restent signalées ; [?] marque une lecture incertaine. Une date de sépulture n’est pas automatiquement celle du décès. 1668–1695Laboureurs et artisans Marguerite Perrot, dix-huit ans, du « village des girals » La première rencontre reste hésitante : le 31 juillet 1668, une marraine, Jeanne[?] Lambert, paraît venir « del girals[?] ». L’écriture est très effacée ; une première lecture proposait « del Girald[?] » ; la finale en s est préférée. Cette mention est probable. La première attestation sûre se trouve un an plus tard, dans un mariage. (AD24, 5 E 409/1, v032, baptême du dernier jour de juillet.)1668 : probable Le 18 août 1669, Marguerite Perrot, dix-huit ans, fille de Pierre Perrot dit Peler[?], épouse Jamme Chauvrou[?], laboureur (paysan qui cultive la terre) de vingt-deux ans venu de la paroisse (ancienne commune religieuse) de Clermont. Elle habite le « village des girals ». Son oncle Gillies Perrot, laboureur aux Pigats, assiste au mariage ; Pierre Larsade, de La Blénie, est cousin germain du marié. Jacques Vallade, de Clermont, et Antoine Lacheze, syndic fabricien de l’église, habitant Cavigne, complètent les témoins. Les premiers habitants connus du Girard entrent ainsi dans l’histoire avec leurs parents et leurs voisins. (5 E 409/1, v080 G.)Lu sur l’original 18 août 1669. AD24, 5 E 409/1, v080 G. La mention « village des girals » se lit dans la première moitié de l’acte. Première attestation certaine retenue dans le dossier. En décembre, Jeanne Pirot, fille de Pierre Pirot, devient marraine d’un enfant des Pigats. Les écritures Perrot et Pirot jalonnent ce voisinage. Le patronyme du mari de Marguerite varie davantage : Chauvron[?], Chaudon[?], puis Chambon. Le 21 février 1672, le baptême de Léonard, né le 6, nomme son père Jammes Chambon, peigneur de chanvre (ouvrier qui prépare les fibres du chanvre), et sa mère Marguerite Perrot. La marraine Jeanne Lambert, femme de Pierre Perrot dit Peler, est représentée par sa fille Jeanne. Le rapprochement avec le couple de 1669 est très probable, mais les variantes ne doivent pas être effacées. (5 E 409/1, v098, 14 et 16 décembre 1669 ; v209 D, 21 février 1672.)Rapprochement probable Le chanvre et le métier à tisser Le travail textile apparaît ensuite à plusieurs reprises : Pierre Roumeny[?] est tisserand en 1677, Estienne Lafargue en 1678 et Thirs[?] Lasfergues en 1681. Ces noms voisins ne suffisent pas à reconstituer une seule lignée. Une parenté est cependant explicite en février 1683 : Gabrielle Martin, environ soixante-dix ans, a pour fils Estienne Lasfargues, tisserand, et pour gendre Jean Veneit, laboureur, tous du Girard. Deux jours auparavant, Veneit était cité comme le « maistre » d’un garçon de dix-sept ans mort au village. (5 E 409/1, v411 et v458 ; 5 E 409/2, v024, relevés ; v073 D, 13 et 15 février 1683.)Lu sur l’original D’autres foyers passent dans les registres : Léonard Roux et Élisabeth Laval dans les années 1670 ; Jean Borie et Peyrone Lafargues[?] en 1682 ; Pierre Gilma[?] et Margueritte Nadal en 1685 ; Arnaud Chassaigne et Catherine Barbeyrol, puis Jean Palaquet et Marie Mauri, en 1695. Leurs actes documentent une présence ponctuelle, sans donner leurs terres ni la durée de leur séjour. (5 E 409/1, v310 et v367 ; 5 E 409/2, v044, v143, v314, v326 et v328.)Non confirmé sur l’acte 1737–1792La métairie et la borie Les Birot, les Desjoux, les Gaumard Le 25 juillet 1737, le curé baptise Peyronne Birot, née la veille. Ses parents, Jean Birot et Jeane Lafon, sont expressément « metayers au girard ». Le parrain Jean Birot est l’oncle de l’enfant, la marraine Peyronne Lafon sa tante. Le métier du couple et ces parentés sont établis ; le propriétaire et les conditions du bail demeurent inconnus. (AD24, 5 E 409/2, v381.)Lu sur l’original 25 juillet 1737. AD24, 5 E 409/2, v381. La qualité de métayers figure dès les premières lignes. Le nom Birot revient en 1738, puis en 1745–1746 ; un Jean Birot, mort au Girard à quarante-trois ans, est inhumé en 1749. À partir de 1755, les Desjoux deviennent plus visibles, sous les formes Deious, Deiroy, Dejoux ou Desjou. Léonard, marié à Marie Belvès, et Pierre, marié à Marie Jeammet ou Jammes, ont des enfants au lieu. Le baptême de Catherine en 1762 emploie « metairie des Girards ». Les parrains font apparaître plusieurs générations, sans permettre de déclarer frères tous les hommes du même nom. (5 E 409/2, v389 ; 5 E 409/3, v028, v040, v067, v142, v152, v176, v221–v225 et v246 ; annexe A du dossier.)Non confirmé sur l’acte Le 13 juillet 1774 est enterré Pierre Desjou, décédé à la « borie des Girards », âgé d’environ quatre-vingt-dix ans. Cet âge suggère une naissance vers 1684 ; il ne dit pas que Pierre serait né au Girard, ni qu’il y aurait vécu depuis l’enfance. (5 E 409/3, v362 G, lecture confirmée.)Lu sur l’original Les actes de 1780 et 1783 placent les Gaumard–Vallade à la borie ; le père est nommé Léonard dans le premier, François dans le second. Les Vallade apparaissent ensuite à la métairie : Martial naît en juillet 1789 ; Jean, vingt-six ans, meurt en novembre ; une Jeane meurt en 1791, une autre en 1792, année où disparaît aussi le petit Martial. Les deux Jeane ont des âges différents et des actes séparés : elles ne peuvent être fondues en une seule personne. (5 E 409/3, v436, v476, v546, v550, v573 et v589.)Non confirmé sur l’acte 1788–1792« Sa maison du girard » Pierre Gontier et un titre mal lu À côté de la borie, les registres font apparaître une maison de notable. Le 24 octobre 1788 est enterré Monsieur Pierre Gontier, quatre-vingt-un ans, décédé « dans sa maison du girard ». Le jour du décès n’est pas donné séparément. Une seconde photographie du feuillet permet de reprendre son titre : il commence par « Sr de Capellonet [?] » (double l et o incertains ; le baptême de 1771 porte « Capelanet »). (AD24, 5 E 409/3, v538–v539, seconde prise v539 G.)Lu sur l’original 24 octobre 1788. AD24, 5 E 409/3, v539 G. La résidence au Girard est nette ; la restitution complète du titre conserve une réserve. Ce que dit vraiment l’acte Une ancienne lecture donnait « sieur de Lapeyrouse » ; un baptême du 11 octobre 1771 nomme en réalité un Pierre Gontier, sieur de Capelanet, docteur en médecine (« sieur » : titre donné à un notable), parrain de Pierre Lassagne, fils d’André Lassagne et Marthe Gontier, à La Pouleille. L’identité avec le défunt de 1788 est probable, mais l’acte de 1771 ne lui donne aucun domicile au Girard, et le titre de sieur ne démontre pas un statut noble de la maison. (5 E 409/3, v336 et v539.)Identité probable 11 octobre 1771. AD24, 5 E 409/3, v336. « Capelanet » est lisible au début de la ligne suivante ; « docteur en médecine » est intercalé au-dessus. Cet acte concerne La Pouleille. Un âge emporté par le papier Le 15 février 1792, une demoiselle Jeane Dubrel, morte elle aussi dans sa maison du Girard, est inhumée en présence notamment de M. Lajugie, curé de Fouleix. Le papier est déchiré avant les mots « huit ans ». L’ancienne présentation d’une enfant de huit ans, fille de Bernard Dubreuil, reposait sur cette fin de phrase mutilée : ni cet âge ni ce père ne sont établis. (5 E 409/3, v585 G.)Lu sur l’original 15 février 1792. AD24, 5 E 409/3, v585 G. Le défaut matériel du registre interdit de restituer l’âge entier. 1797–1840Un avocat et ses filles Paul Lajugie, puis les Roux du Bosq Le 27 novembre 1797, Paul Lajugie, trente-sept ans, homme de loi demeurant aux Girards, témoigne au mariage de Jeanne Rey et François Lassagne, de La Pouleille. L’épouse a quinze ans ; elle est fille de feu Joseph Rey, médecin, et de Jeane Antiniac[?]. Le mari est fils d’André Lassagne et de Marthe Gontier. Cette alliance rapproche les familles de la maison de Gontier et du foyer Lajugie, mais ne constitue pas une transmission de propriété retrouvée. (AD24, 5 E 409/4, mariage du 7 frimaire an VI, mariages an V-an VI, vue 12 G.)Lu sur l’original Paul est lui-même marié à une autre Jeanne Rey. Il déclare le 17 janvier 1800 la naissance de leur fille Jeane au Girard. Le témoin François Lajugie, ministre du culte catholique à La Peyrouse, est explicitement dit beau-frère de la mère lors du décès de celle-ci, le 30 août 1802. Leur fils Félix, sept ans, meurt ici le 7 mai 1803. Les deux Jeanne Rey paraissent être sœurs : leurs parents concordent, mais aucun des actes examinés ne formule expressément cette relation. (5 E 409/4, naissances an VIII, vue 5 G, décès an X, vue 19 D et décès an XI, vue 11.)Sœurs probables Le 23 juillet 1815, Jeanne Constance Lajugie, dix-huit ans, épouse Pierre Roux, propriétaire de trente-quatre ans, fils de Jacques Roux du Bosq, docteur en médecine à Pujols, dans le Villeneuvois. Paul est alors avocat et maire de Saint-Félix ; l’adjoint Jean Gontier célèbre le mariage, le père de la mariée se récusant. Jeanne Constance, née vers 1797, est distincte de la Jeane née en 1800. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 10 D–11 G.)Lu sur l’original 23 juillet 1815. AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 10 D, suite v11 G. Une alliance entre le Girard et les Roux du Bosq de Pujols ; aucun titre de mutation foncière dans cette pièce. Pierre Roux est domicilié au Girard dès les actes de l’été 1815. Qualifié d’ancien officier de marine, il y a deux filles prénommées Jeanne, nées le 8 juin 1816 et le 23 septembre 1817. Dans le second acte, Paul Lajugie, cinquante-six ans, est l’« aïeul » de l’enfant et habite au même lieu. Ce double prénom interdit d’assigner arbitrairement l’une de ces naissances à Jeanne Louise, future épouse Fabre. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 11 et v13, naissances, mariages, décès 1816, vue 13, relevés ; naissances, mariages, décès 1817, vue 15 G, acte 28.)Lu sur l’original En 1827, le mariage de Marguerite Lambert la dit servante de Paul Lajugie. Celui-ci meurt au Girard le 2 octobre 1840, à quatre-vingts ans, veuf de Jeanne Rey, né à Millac-le-Sec, canton de Carlux. Jean Lambert et Jacques Mauri, cultivateurs voisins, déclarent le décès : les hommes de la métairie côtoient ceux de la maison. Les actes ne donnent pas encore la date ni les modalités de l’installation foncière de l’avocat. (5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 4 ; 5 E 409/8, décès 1840, vue 5 D, acte 7.)Lu sur l’original XVIIIe–1824Les lieux sur le papier Sept emprises bâties, deux ensembles La carte de Belleyme place « Girard » à l’ouest de Saint-Félix, entre le bourg et les noms de Rabard et Pigat. Son petit dessin d’habitation situe le lieu ; il n’établit pas l’existence d’un château ou d’une seigneurie. (Belleyme, planche 22, fin du XVIIIe siècle ; exemplaire numérisé de la bibliothèque universitaire de Bordeaux, équivalent AD24, 1 Fi Dordogne 13/22.)Lu sur l’image Belleyme, planche 22. Le nom « Girard » accompagne une habitation figurée en élévation. Copie de l’exemplaire de la bibliothèque universitaire de Bordeaux. Le cadastre de 1824 permet une lecture beaucoup plus précise. La feuille E2, 3 P 3 4626, porte « Le Girard ». Autour de la cour numérotée 644, quatre masses carmin sont dessinées : un long corps à l’est, avec retour au sud, deux corps à l’ouest et au nord-ouest, un petit au nord. Un cinquième petit carré se tient à la bordure sud de la parcelle 643. Lu sur l’original 1824, section E2. AD24, 3 P 3 4626. Sept surfaces carmin, en comptant le petit carré ; deux groupes reliés par un tracé pointillé. Les emprises ne donnent pas le nombre de logements. Au sud-est, deux autres bâtiments encadrent l’espace 637, entre les parcelles 636 et 638. Un chemin arrive du nord-est ; un tracé pointillé rejoint la cour principale. On compte donc sept emprises, sans pouvoir en déduire sept maisons. Le tableau d’assemblage, moins détaillé, écrit « Legirard » et schématise six emprises. (E2, lu sur l’original ; tableau d’assemblage 3 P 3 4616.)Plan détaillé La cour 644. AD24, 3 P 3 4626, détail. Le petit carré n’a pas de fonction écrite ; le cercle pointé et la lettre F constituent un repère du levé. Le plan dessine des formes, pas des usages : aucun texte dans cet extrait ne permet de nommer le petit carré pigeonnier, four ou puits. L’affectation du second groupe à la métairie reste une hypothèse raisonnable, à confronter à l’état de sections. De même, la permanence des emplacements jusqu’aux photographies récentes ne date pas tous les murs actuels de 1824. (E2 et comparaison des images ; état de sections à consulter : 63 P 1716.)Fonctions à préciser 1793–1839Les familles de la métairie Les Besse, puis les Peytou Dans les premières années de l’état civil, le Girard accueille les foyers Dumonteil–Voussed, Guinot–Rey et Rebeyrole–Gueyneau. Les actes des enfants Rebeyrole comportent des dates et des âges discordants : rien ne permet de faire de Reymond et Jeanne des jumeaux. Puis Henry ou Henri Besse, laboureur à la métairie en 1803, y est expressément métayer en 1805–1807. Ses proches relient le lieu à La Peyrouse et à La Pouleille ; David Parfait, son gendre, est signalé dans ce dernier village en 1809. (AD24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 3, naissances an II, vue 28, actes des ans III à VI ; décès an XI, vue 11 ; 5 E 409/5, actes 1805–1810 détaillés en annexe A.)Non confirmé sur l’acte Henri Besse est encore mentionné au Girard en août 1810 ; Jean Peytou, métayer, l’est en octobre. Aucun bail n’a été retrouvé pour dater plus précisément ce changement. Jean, avec sa femme Catherine Lafaye ou Lafage, y constitue un foyer durable. Sa fille Anne épouse Jean Gontier en 1815 ; l’année suivante, Jean Peytou est dit grand-père d’une enfant Gontier. (5 E 409/5, actes d’août et octobre 1810 ; 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 2 et naissances, mariages, décès 1816, vue 9.)Non confirmé sur l’acte Le 11 janvier 1816, Félix Peytou, fils de Jean, se marie. Né à Lamonzie-Montastruc en 1787, il est un ancien soldat du 47e régiment de ligne. L’épouse est appelée Jeanne Roussely dans le mariage, Marthe dans plusieurs actes ultérieurs ; les parents Élie Roussely et Marthe Petit concordent, mais les lieux de naissance varient. L’acte de décès de 1836 porte même une approbation du prénom « Marthe » surchargé. Ces discordances restent visibles dans l’histoire du couple. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1816, vue 2 D ; 5 E 409/8, décès 1836, vue 4.)Lu sur l’original Trois enfants en dix jours En avril 1833, trois actes se succèdent : Marguerite Peytou, six ans, le 6 ; Marthe, trois ans, le 10 ; Éli, quatorze ans, le 16. Tous sont enfants de Félix Peytou et Marthe Roussely, au Girard. La lecture ancienne « quatre ans » pour Éli était fausse. Son âge corrigé rend probable l’identification avec Élie, né ici le 1er décembre 1819, qui aurait treize ans et quatre mois. (5 E 409/8, décès 1833, vue 4 D, acte 8, et v06 G/D, actes 10 et 12.)Lecture corrigée 16 avril 1833. AD24, 5 E 409/8, décès 1833, vue 6 D, acte 12, recadré. « Quatorze ans » est écrit en toutes lettres. Les actes ne donnent aucune cause de décès. En 1836, une autre petite Marthe meurt à deux jours, le 30 avril ; Marthe Roussely, épouse de Félix, meurt le 14 mai. Le registre ne donne pas davantage de cause. Une fille aînée, Marthe Peytou, née le 28 janvier 1817, survit : elle épouse Jean Besse en septembre 1845. Son père habite alors Cavigne ; il meurt à Larufie en 1855. Jean Besse déclare ce dernier décès comme « gendre », ce qui fixe l’identité de Félix malgré un âge erroné de dix ans. (5 E 409/8, décès 1836, vue 4 ; 5 E 409/9, mariage du 10 septembre 1845, acte 5, mariages 1845, vue 8 ; 5 E 409/10, décès 1855, vue 3 G, acte 7.)Lu sur l’original Les actes retrouvent aussi au Girard les Lafaye–Javerzac entre 1837 et 1839 : naissance de Pierre, décès du petit Marc, puis naissance d’un autre Marc. Le père est appelé Élie, puis Louis. La suite du couple paraît probable, mais aucun lien de parenté ou de location avec les Peytou n’est établi. (5 E 409/8, naissances 1837, vue 6, décès 1837, vue 10 et naissances 1839, vue 3.)Non confirmé sur l’acte 1841–1891Une continuité par les alliances Les Mauri, leurs filles et leurs gendres Le foyer Mauri ou Maury est sûrement présent au Girard en 1841. On a proposé de l’y reconnaître dès 1836, mais cette liste ne nomme pas les lieux : cinq personnes ne sauraient donc devenir un total certain du Girard. En février 1841, le mariage de Jean Mauri et Antoinette Malaure donne encore le chef-lieu pour domicile de l’époux. Le recensement de la même année range ensuite le ménage sous « Gerard (hameau) ». (AD24, 6 MI 12, p06 D ; 5 E 409/8, mariages 1841, vue 2 D, acte 2 ; 6 MI 22, p10 D.)Lu sur l’original François Mauri, le père, meurt au Girard le 5 décembre 1844 ; Jean et Jacques, ses fils, déclarent le décès. En 1851, Jean est explicitement métayer. Antoinette Malaure et lui ont plusieurs filles dont les prénoms se répètent. Les mariages permettent de distinguer ce que les listes d’habitants brouillent parfois. (5 E 409/9, décès de François Mauri en 1844 ; 6 MI 56, vues p08–p09.)Lu sur l’original Naissance | Fille et alliance | Référence et degré de preuve | 1842 | Marie épouse Jean Dumerchat le 1er septembre 1859. Leur ménage est joint aux Mauri dans les listes suivantes. | 5 E 409/10, mariages 1859, vue 6 G, acte 6 . | 1845 | Catherine épouse Antoine Gauthier, du Cirier, le 29 août 1865. | 5 E 409/11, mariages 1865, vue 5 . | 1848 | Françoise épouse Jean Marcou, de La Pouleille, le 9 mai 1876. En 1877, leur fille naît au Girard, les parents habitant Cavigne. | 5 E 409/12, mariages 1876, vue 4 et naissance de février 1877 ; non confirmé sur l’acte. | 1850 | Françoise épouse Antoine Chadourne, de Lavernelle, le 14 octobre 1872. | 5 E 409/11, mariages 1872, vue 5, acte 5 ; lu sur l’original. | 1853 | Françoise serait la fille de trente-sept ans recensée auprès d’Antoinette Malaure en 1891. | Naissance de 1853 ; 6 MI 150, p08 G. Identification probable. | 14 octobre 1872. AD24, 5 E 409/11, mariages 1872, vue 5, acte 5, début. Françoise a vingt-deux ans ; les pièces citées dans la suite de l’acte donnent sa naissance au 27 septembre 1850. Antoine Chadourne devient le chef du ménage d’exploitation. Il est métayer dans les listes de 1881 et 1891, et garde auprès de lui sa belle-mère et un neveu Dumerchat. Jean Mauri meurt le 13 avril 1879 ; Antoinette Malaure le 5 décembre 1891. Le maintien familial au lieu est donc assuré par des alliances, sans preuve d’une acquisition des terres par les métayers. (5 E 409/12, décès 1879, vue 3 G, acte 6 ; 5 E 409/13, décès de décembre 1891 ; 6 MI 131, p08 D ; 6 MI 150, p08 G.)Lu sur l’original Françoise, épouse Chadourne, est morte le 22 février 1890. L’acte écrit bien « Antoine Chadourne » : « Chaumon » était une mauvaise lecture. La Françoise inscrite en 1891 après Antoinette Malaure est une autre fille de cette dernière ; elle ne doit pas être confondue avec l’épouse décédée. (5 E 409/13, décès 1890, vue 2 D, acte 4 ; 6 MI 150, p08 G.)Lecture corrigée Les Lambert et les autres foyers Les Lambert forment l’autre ménage agricole des listes de 1841 et 1846. Leur fille Marie, née au Girard en août 1846, épouse Pierre Texier en 1874 et meurt à La Pouleille en 1917. Deux décès de 1835 donnent d’autres figures du lieu : Jean Lambert, ancien militaire en retraite, et Marie Lambert, vingt-quatre ans, cuisinière, fille du forgeron de La Pouleille. Leur patronyme commun ne suffit pas à leur attribuer une parenté. (6 MI 22, p10 D ; 6 MI 34, p03 D–p04 G ; 5 E 409/8, décès des 15 mai et 30 octobre 1835 ; /9, naissance 1846 ; /12, mariage 1874 ; /16, décès 1917.)Non confirmé sur l’acte 1851–1911Quatre générations De Constance Lajugie à Jeanne Marie Fabre La maison connaît une présence moins bien expliquée en 1851 : Ferréol[?] Cuinat, médecin de cinquante-trois ans, est recensé avec Marie Mirabel, leur fille et deux domestiques. Ces cinq personnes sont bien dans la rubrique du Girard ; aucun acte consulté ne démontre un achat de Cuinat ni une parenté avec les Roux. (AD24, 6 MI 56, vues p08–p09.)Lu sur l’original En 1876, Constance Lajugie, veuve Roux, soixante-dix-neuf ans, vit ici avec une servante. Elle meurt au Girard le 1er décembre 1878, à quatre-vingt-un ans, qualifiée de propriétaire. Son gendre, Jacques Alexandre Fabre, docteur en médecine domicilié à Villeneuve-sur-Lot, vient déclarer le décès. La liste de 1876 disait Constance née dans la commune ; l’acte de 1878 la fait naître au Bugue. Le lieu de naissance reste discordant. (6 MI 118, p06 D ; 5 E 409/12, acte 10 du 2 décembre 1878, décès 1878, vue 7 D–9 G.)Lu sur l’original Déclaration du 2 décembre 1878. AD24, 5 E 409/12, décès 1878, vue 7 D, acte 10, début. Le décès a eu lieu la veille ; la qualité de gendre de Fabre figure dans la suite de l’acte. En 1881, le ménage Fabre est au Girard : le médecin, son épouse Jeanne Louise Roux du Bosq, leur fille Jeanne Marie Fabre, épouse de Bernède, une cuisinière, une jeune bergère et un domestique cultivateur. Jacques Alexandre meurt ici le 23 mai 1885, à soixante-dix-sept ans. Jeanne Louise, propriétaire, lui survit jusqu’au 30 avril 1891. Son décès confirme qu’elle est fille de Pierre Roux du Bosc et de Constance Lajugie. (6 MI 131, p08 D ; 5 E 409/13, décès 1885 ; décès 1891, vue 3, acte 6.)Filiation établie Jeanne Marie Fabre est propriétaire exploitante dans la liste de 1901. Elle meurt au Girard le 15 avril 1911. L’acte donne sa naissance : le 13 février 1844 à Villeneuve-sur-Lot ; elle a donc soixante-sept ans. Les « soixante-seize ans » de la phrase suivante sont ceux de son mari, dont le nom est écrit Gignouse de Bernède. Joseph Aubard, domestique chez elle, déclare le décès. (6 MI 161, p07 ; 5 E 409/15, décès 1911, vue 3 G, acte 4.)Lu sur l’original 15 avril 1911. AD24, 5 E 409/15, décès 1911, vue 3 G, acte 4. Le texte permet de distinguer l’âge du mari de celui de la défunte. La parenté se suit désormais sur quatre générations : Paul Lajugie ; sa fille Jeanne Constance, épouse Roux ; sa petite-fille Jeanne Louise, épouse Fabre ; son arrière-petite-fille Jeanne Marie, épouse de Bernède. Les actes cités établissent cette filiation. Une transmission familiale du domaine est vraisemblable, mais il reste à retrouver successions, partages et mutations pour dire quelles parcelles ont effectivement passé d’une génération à l’autre.Transmission à établir 1836–1946Compter les habitants Dix-sept personnes en 1876, dans trois maisons Le plus haut effectif des listes disponibles est celui de 1876 : dix-sept personnes, quatre ménages, trois maisons. La première maison abrite deux ménages distincts, Constance Lajugie et sa servante, puis Germaine Dupeyron seule. La deuxième reçoit les Claveille et leur gendre Dévaux ; la troisième, les Maury, Dumerchat et Chadourne. Ce comptage distingue les habitants, les ménages et les maisons numérotées par le recenseur. (AD24, 6 MI 118, vue p06 D, lignes 12–28.)Lu sur l’original 1876. AD24, 6 MI 118, p06 D. Les numéros de gauche permettent de compter quatre ménages dans trois maisons ; la liste comprend dix-sept personnes. Les désaccords avec les récapitulatifs sont signalés. Les barres représentent les personnes de la liste, sans faire des lacunes des années de dépeuplement. Sur petit écran, le tableau se lit en défilement horizontal. Année | Maisons · ménages | Personnes | Foyers et métiers | Source et réserve | 1836 | ? · ? | ? | Un foyer François Mauri de cinq personnes est rapproché du lieu. | 6 MI 12, p06 D. Aucun nom de hameau : localisation probable seulement. | 1841 | ? · 2 | 8 | Lambert (2) et Mauri (6), cultivateurs. | 6 MI 22, p10 D ; rubrique « Gerard (hameau) ». | 1846 | 2 · 2 | 10 | Lambert (3) ; Mauri–Malaure (7), enfants, frère et sœurs. | 6 MI 34, p03 D–p04 G, pages 5–6. | 1851 | 2 · 2 | 14 | Jean Mauri, métayer, et son ménage (9) ; Cuinat, médecin, famille et domestiques (5). | 6 MI 56, p08–p09. 14 listés, 13 au récapitulatif. | 1856 | 2 · 2 | 15 | Mauri–Malaure (9) ; Gauville–Domenge (6). | 6 MI 72, p05 G/D. 15 listés, récapitulatif corrigé en 14. | 1861 | 2 · 2 | 13 | Mauri–Dumerchat (9) ; Gonart–Lacombe (4). | 6 MI 85, p01 D–p02 G. | 1866 | 2 · 2 | 13 | Mauri–Dumerchat (9) ; Gonard–Lacombe (4). | 6 MI 96, p02 D–p03 G. | 1872 | 3 · 3 | 15 | Mauri–Dumerchat (8) ; Germaine Dupeyron (1) ; Lagarde (6). | 6 MI 106, p07 D. | 1876 | 3 · 4 | 17 | Constance Lajugie et sa servante (2) ; Dupeyron (1) ; Claveille–Dévaux (5) ; Maury–Chadourne–Dumerchat (9). | 6 MI 118, p06 D, lignes 12–28. Lu sur l’original. | 1881 | 2 · 2 | 14 | Fabre, médecin propriétaire, et son ménage (6) ; Chadourne, métayer, et les siens (8). | 6 MI 131, p08 D. | 1891 | 2 · 2 | 13 | Louise Roux, veuve Fabre, famille et employés (6) ; Chadourne, veuf, enfants et parents (7). | 6 MI 150, p08 G. La fille Fabre est appelée « Blanche » dans cette liste. | 1901 | 3 · 3 | 8 | Jeanne Fabre, propriétaire exploitante, et sa servante (2) ; Naboulet (3) ; François Marcou–Marie Chaverou (3). | 6 MI 161, p07. Ce Marcou n’est pas Jean, époux de Françoise Maury. | 1921 | 2 · 2 | 7 | Delespinasse, fermier, et son ménage (4) ; Aubard, domestiques agricoles, et leur fille (3). | 6 M 358, p01 D. Lu sur l’original. | 1926 | ? · ? | ? | Aucune rubrique du Girard. | 6 M 378. Population indéterminée ; aucune vacance démontrée. | 1931 | 2 · 2 | 8 | Demaison (4) ; Grzelak et leurs proches, Polonais (4). | 6 M 402, p04 D. Employeur des Grzelak non renseigné. | 1936 | 1 · 1 | 6 | Demaison, aviculteur, son épouse, deux enfants et un couple de domestiques cultivateurs. | 6 M 422, p06 G. | 1946 | 1 ou 2 · 1 | 6 / 8 | Froidevaux : six personnes non rayées ; deux prisonniers de guerre allemands inscrits puis rayés. | 106 W 71, p03 G et p07 G. Une maison dans la liste, deux au récapitulatif ; celui-ci conserve huit individus. | Les listes de 1886 et 1911 présentent une commune manquante dans les fiches numérisées ; 1896 et 1906 ne sont pas cataloguées dans la série rassemblée. Aucun effectif n’est interpolé pour ces années. Dix-sept habitants en 1876 constituent donc le maximum observé, sans prétendre donner le maximum absolu de l’histoire du lieu. (Inventaire communal des recensements, repris du dossier.)Série lacunaire 1902–1924Domestiques et fermier Un fermier passé par l’Alberta Joseph Aubard, originaire du Rabard, épouse en 1902 Rosalie Libersac, servante au Girard. Leur fils Paul naît au Rabard en 1904, alors que les parents habitent le Girard ; il meurt ici le 27 mai 1919, à quatorze ans. Joseph était déjà domestique de Jeanne Marie Fabre au décès de celle-ci, en 1911. Le ménage demeure au Girard dans la liste de 1921. (AD24, 5 E 409/14, mariage du 22 août 1902 ; /15, naissance de juin 1904 et 5 E 409/15, décès 1911, vue 3 ; /16, 5 E 409/16, décès 1919, vue 4, acte 9 ; 6 M 358, p01 D.)Lu sur l’original Le nouveau chef d’exploitation recensé en 1921 est Georges Henri Delespinasse, né en 1885 à Bergerac : fermier, patron. Il vit avec son épouse Geneviève, une belle-sœur et une domestique. Les Aubard forment un second ménage de trois personnes, Joseph et Rosalie étant domestiques agricoles employés par Delespinasse. Les deux foyers réunissent sept habitants. (6 M 358, p01 D, page 3 de la liste.)Lu sur l’original 1921. AD24, 6 M 358, p01 D, image FRAD024_06M0358_0063. La qualité de fermier est explicite ; elle n’est pas un titre de propriété. Sa fiche militaire donne un parcours beaucoup plus large que la seule Dordogne : Bruxelles, Paris, puis Castor et Red Deer, en Alberta, en 1911. Elle le retrouve à Bergerac en mars 1919 et enregistre une adresse à Saint-Félix-de-Villadeix le 26 août 1921, puis à Sigoulès le 8 octobre 1924. Ces dates sont celles de déclarations d’adresse ; elles ne fixent pas à elles seules l’entrée et la sortie du bail du Girard. (AD24, recrutement de Bergerac, classe 1905, matricule 895 ; volume R non identifié dans les métadonnées du dossier.)Lu sur l’original Du Canada à Saint-Félix. AD24, classe 1905, bureau de Bergerac, matricule 895. Recadrage du tableau des domiciles ; fiche complète consultée. Le 30 août 1922, une petite annonce de L’Écho d’Alger propose les services d’Henri de Lespinasse, au Girard, qui cherche une gérance de propriété. L’identité avec le fermier est très probable. La publication dans un journal algérois ne suffit pas à lui attribuer un départ pour l’Algérie. (L’Écho d’Alger, 30 août 1922, p. 3.)Identité probable 30 août 1922. L’Écho d’Alger, p. 3, Gallica. L’adresse est au Girard ; l’annonce ne donne aucun résultat à cette recherche d’emploi. En 1926, les Aubard sont très probablement à Lafarguette : le chef et leur fille concordent, mais la liste donne à l’épouse un autre prénom. Quant au Girard, son nom manque dans le recensement et son récapitulatif. Ce silence ne prouve ni une maison vide ni une vente du domaine à cette date. (6 M 378, p04 D pour les Aubard ; liste entière de l’année lue.)Limites du relevé 1929–1951De nouveaux ménages Demaison, aviculteur ; les Grzelak et les Froidevaux C’est un accident de circulation qui livre la nouvelle mention de propriété. Le 29 octobre 1929, Bernard Demaison, cinquante ans, roule d’Auch vers Lannemezan ; son automobile rencontre un attelage au carrefour de Carolle. Le journal le dit « propriétaire au Girard », dans une commune qu’il écrit « Saint-Félix-de-Villadoux ». Cette qualification situe Demaison ici dès 1929, mais ne donne ni la date ni l’étendue de son acquisition. (La Croix des Hautes-Pyrénées, 10 novembre 1929, p. 3.)Lu sur l’original 10 novembre 1929. La Croix des Hautes-Pyrénées, p. 3, Gallica. Le fait rapporté date du 29 octobre ; le titre de propriété lui-même reste à retrouver. En 1931, deux ménages, huit personnes, sont recensés au Girard. Bernard Demaison, son épouse Germaine et leurs deux enfants occupent le premier. Le second réunit François et Anna Grzelak, leur enfant et un beau-frère : tous quatre sont de nationalité polonaise. Les adultes sont cultivateurs, mais la colonne de l’employeur est vide ; leur rapport contractuel avec Demaison demeure inconnu. Les enfants de cette période récente ne sont pas nommés ici. (AD24, 6 M 402, p04 D.)Lu sur l’original En 1936, Bernard Demaison, né en 1879 à Excideuil, est précisément aviculteur, patron. Le ménage compte six personnes, dont un couple de domestiques cultivateurs, Jean et Antoinette Pasquet[?], explicitement employés par lui. Les Grzelak ne figurent plus dans cette rubrique. C’est la première spécialisation agricole explicitement relevée au Girard dans cette série. (6 M 422, p06 G.)Lu sur l’original 1936. AD24, 6 M 422, p06 G. Recadrage limité aux deux premières lignes du ménage. La lecture « aviculteur » précise l’ancien relevé générique « agriculteur ». Un article de 1935 mentionne un maire « M. Demaison », sans prénom. D’autres Demaison habitent la commune : le dossier n’identifie donc pas automatiquement ce maire au propriétaire du Girard. (Le Progrès de Bergerac, 8 juin 1935, p. 2, relevé de presse ; 6 M 378, ménage Demaison au Cirier.)Identité non établie 1946 : les lignes rayées ne disparaissent pas partout Le Girard est ensuite occupé par le ménage agricole Froidevaux. La liste de 1946 porte huit inscriptions : le couple, deux jeunes enfants, un frère, une domestique et deux prisonniers de guerre allemands. Les deux dernières lignes sont barrées ; il reste donc six personnes non rayées. Les professions des prisonniers sont mineur et menuisier : mineur désigne ici le métier. Le registre ne donne ni la durée de leur présence ni les conditions de leur emploi. (AD24, 106 W 71, p03 G, lignes 1–8 ; personnes récentes anonymisées.)Lu sur l’original Le récapitulatif de 1946. AD24, 106 W 71, p07 G, détail. À la ligne « Le Girard », les colonnes sont : maisons 2, ménages 1, individus 8, Français 6, étrangers 2. Des chiffres qui ne concordent pas La liste nominative numérote une maison et garde six personnes après les deux radiations ; le récapitulatif donne deux maisons, un ménage et huit individus. Une fiche du 15 février 1951 indique deux maisons, deux ménages et onze habitants, tout en citant des chiffres « d’après le recensement de mars 1946 ». Ces trois documents ne s’accordent pas, et la fiche de 1951 n’est pas un recensement de cette année-là. (106 W 71, vues p03 G, p07 G et p04 ; date de la fiche lue en pied de l’original.)Chiffres discordants Fiche rédigée en 1951, chiffres attribués à 1946. AD24, 106 W 71, p04. Recadrage de l’en-tête et de la ligne « Girard (le) » ; la date du 15 février 1951 est portée au bas de la feuille complète. 1950–2026Maisons, jardins et bois Le jardin s’efface, les deux noyaux demeurent Sur la couche aérienne historique 1950–1965, le groupe principal et la maison du sud-est se détachent dans les parcelles ouvertes. Au sud-est du logis apparaît un enclos géométrique compartimenté, entouré d’arbres et de limites nettes. Dans la couche 1965–1980, ce compartimentage est fortement effacé ; les abords sont plus ouverts, mais les deux noyaux bâtis restent reconnaissables. (IGN, couches ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965 et .1965-1980.)Lu sur les images Couche 1950–1965. IGN. L’enclos compartimenté est visible entre les groupes bâtis. Année exacte du cliché non documentée. Couche 1965–1980. IGN. Les mêmes implantations, avec des abords remaniés. Aucune année précise de transformation ne peut en être déduite. La vue en couleur reproduite au début de cette page montre des bois plus étendus vers le sud et l’est, un second groupe davantage pris dans les arbres et des aménagements paysagers géométriques près du logis. Cette comparaison raconte une continuité d’implantation et des transformations du paysage ; elle ne garantit pas l’ancienneté de chaque mur. (Orthophotographie IGN extraite en septembre 2026 ; millésime de prise de vue non documenté.)Lu sur l’image Une adresse attribuée au général de Butler Pour les années suivantes, la chaîne des propriétaires reste incomplète. Un ancien dossier cite le BODACC (bulletin officiel d’annonces légales) du 2 octobre 1970, p. 16588, qui donnerait Jean-Jacques de Butler demeurant à la propriété Le Girard. L’image de cette publication n’a pas été retrouvée parmi les documents consultés : cette adresse reste une piste secondaire. La notice biographique du général situe son décès à Saint-Félix-de-Villadeix le 6 août 1984, sans établir à elle seule la maison du décès ni une acquisition du Girard. (Ancien dossier du Girard, rubrique 1970–1984 ; notice biographique et références.)Source secondaire Ce que décrivent les données récentes Dans l’extraction cadastrale de septembre 2026, les 36,80 hectares du toponyme comprennent sept emprises en dur et trois légères. La BD TOPO y compte dix objets bâtis pour environ 1 157 m² au sol. Ces objets de bases distinctes ne sont pas un dénombrement des maisons historiques. Les années 1723 et 2010 associées à certains objets BD TOPO ne constituent pas des inscriptions relevées sur les murs ; la présentation commerciale d’une « chartreuse du XVIIe siècle » ne remplace pas non plus une étude du bâti. (Cadastre Etalab et IGN BD TOPO V3 ; extraction du 23 septembre 2026.)Données datées Le PLUi-H (plan local d’urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024, dans l’état consulté, répartit le lieu entre 24,63 ha en zone N et 12,17 ha en zone A. Deux points de repérage patrimonial sont associés aux parcelles E0435 et E0441, sans libellé exploitable dans l’extraction : on ne peut attribuer automatiquement chacun d’eux à un bâtiment déterminé. (Géoportail de l’urbanisme, document DU_200034833, couches de zonage et de prescriptions ; consultation du 23 septembre 2026.)Document consulté Les données environnementales inscrivent 12,66 ha, environ un tiers du lieu cadastral, dans la ZNIEFF de type I « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » (zone naturelle d’intérêt écologique). Le registre parcellaire graphique 2024 relève 1,09 ha de prairie permanente déclarée, surface qui ne mesure pas toutes les prairies visibles sur la photographie. Aucune notice Mérimée propre au Girard n’a été identifiée dans l’inventaire du patrimoine consulté. (INPN, ZNIEFF 720012869 ; RPG 2024 ; export POP/Mérimée.)Données datées Enfin, la SCI LE GIRARD, SIREN 502 549 892, apparaît dans des annonces légales de 2008 et dans l’extraction administrative de septembre 2026 pour une activité de location immobilière. Cela établit une présence juridique à cette adresse, sans donner la propriété de chaque parcelle. Les personnes physiques associées ne sont pas nommées. (BODACC A 2008, n° 86, annonce 641, et n° 153, annonce 1298 : repérages numériques, pages originales non consultées.)Source administrative Et maintenantLes actes à retrouver Les habitants sont connus ; les terres restent à suivre La prochaine étape consiste à relier les comptes cadastraux aux ventes, partages, baux et successions. Les références ci-dessous viennent de l’inventaire communal des archives : ce sont des pistes identifiées, non des actes déjà trouvés au nom du Girard. La priorité est de distinguer ce que possédaient les habitants de ce qu’ils occupaient ou exploitaient.À rechercher À consulter en salle AD24 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826. Lire les natures et propriétaires des parcelles anciennes E 636–645, surtout 637 et 644 ; retrouver les comptes Lajugie et Roux, puis les mutations. L’état de sections devrait préciser l’usage des bâtiments, notamment du petit carré. 63 P 2192 63 P 1547/1–3Matrices du bâti et du non-bâti. Matrice bâtie de 1882 ; non-bâti 1914–1955, folios 1–400 puis 401–475 ; bâti 1910–1955. Suivre les Fabre, la succession de 1911, les années Demaison et Froidevaux, sans confondre propriétaire et fermier. 183 Q 179 Q · 180 Q 1001 QSuccessions et mutations de Lalinde ; hypothèques de Bergerac. Partir des décès de Paul Lajugie (2 octobre 1840), Constance (1er décembre 1878), Jacques Alexandre Fabre (23 mai 1885), Jeanne Louise (30 avril 1891) et Jeanne Marie (15 avril 1911), pour identifier les actes et leurs notaires. 24 U 34 24 U 36Répertoires notariaux. Bézenac/Eymeric, an XIV–1822, et Saint-Maurice, an VIII–an XIII : chercher autour du mariage Roux–Lajugie du 23 juillet 1815, des baux Besse et Peytou, et de l’installation foncière de Paul Lajugie. J 702 2 E 703-24Fonds Gontier. Notariat 1678–1699 et pièces familiales 1635–1709 : identifier la branche de Pierre Gontier et l’origine de sa maison. Le patronyme du fonds ne garantit pas qu’un acte concerne le Girard. 3 E 8665–8696 3 E 9422–9438 3 E 10125–10142Minutes Perrot, François Gontier, Bézenac/Eymeric. Chercher les baux de métairie, une acquisition ou succession Gontier autour de 1788, puis le passage aux Rey–Lajugie. Relever aussi Capelanet et Rey-Lajarthe. 2 E 1428-3 2 E 703-1–2Pour remonter avant 1668. Biens des Pons de Saint-Maurice à Saint-Félix, 1402–1651 ; achats et échanges 1631–1690, baux 1658–1694. Chercher Giral, Girals et Girard dans les tenures et les confronts. E Dépôt 1300 12 O 482Archives communales. Délibérations 1838–1878 et administration 1836–1939 : chemins, travaux et aliénations aux abords du Girard. Les registres municipaux et électoraux de 1935 doivent aussi préciser l’identité du maire Demaison. AN · 109 AP Article à identifierCollection de Gourgues. Vérifier dans l’instrument de recherche la piste d’un arpentement de Saint-Félix de 1760, signalé dans l’ancien dossier. Aucun folio propre au Girard n’est encore établi. BODACC · 1970 SHD · GBR 14 YD 1221 AD AveyronLa piste Butler. Retrouver le BODACC du 2 octobre 1970, p. 16588, puis les adresses du dossier militaire cité par la notice biographique. Contrôler la mention marginale de l’acte de naissance de Morlhon-le-Haut, 1893, n° 54, et rechercher ensuite un éventuel titre d’acquisition. Un relevé du bâti, effectué sur place avec l’accord des occupants, permettrait enfin de comparer maçonneries, ouvertures et charpentes au plan de 1824. Les photographies et baux conservés dans les archives privées pourraient éclairer tout particulièrement la période 1911–1970. Formes écrites du nom : 18 formes du nom du lieu (et, une fois, d’un patronyme servant à identifier une personne) ont été lues sur les images originales. 16 sont confirmées, 2 ont été corrigées : « del girals[?] » en 1668 (au lieu de « Girald[?] ») et « Gignouse de Bernède » en 1911 (au lieu de « Gignoux[?] »). Aucune n’est restée incertaine. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_blenie/ — La Blénie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Blénie en Villadeix Un carrefour de chemins au nord-ouest de Saint-Félix, près de Clermont-de-Beauregard : un village de laboureurs (paysans qui cultivent la terre), tisserands et journaliers (ouvriers payés à la journée) attesté sans discontinuer depuis 1669, qui a compté jusqu'à trente-huit habitants en 1846 et s'est vidé jusqu'à quatre en 1946. Une même famille, les Chaverou, s'y suit sur cinq générations documentées, jusqu'à un petit-fils explicitement nommé au chevet du grand-père mourant en 1853. Un enfant du hameau, Noël Desclou, y est né en 1889 et meurt à Vauquois en 1915. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,94223° N — 0,65889° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre « LA BLÈNIE », ≈ 58 parcelles, 44,23 ha IGN « la Blénie » 1668 [?]Blenieencre pâle, lecture probable seulement 1669La Blenieregistre paroissial, mariage et sépulture v. 1770la Bleignecarte de Belleyme, planche 22 1794 · 1820Lablenie · Lablinieactes civils révolutionnaires puis Empire 1824 · 1956La Bléniecadastre, section A1 1873 · 2026la Bleynie · la BlénieGourgues ; IGN / cadastre actuels En bref La Blénie est un hameau au nord-ouest de Saint-Félix, attesté sans interruption depuis 1669 : cette année-là, Pierre Larsade, laboureur, est dit « du village de La Blenie ». Une mention de 1668 n’est que probable, et la date de 1341 appartient au ruisseau, pas au village. On y trouve des laboureurs, des tisserands et des journaliers ; la famille Chaverou s’y suit sur cinq générations documentées, jusqu’à un petit-fils explicitement nommé au décès de son grand-père Pierre en 1853. Le hameau a compté jusqu’à 38 habitants en 1846 et seulement 4 en 1946 ; l’un de ses enfants, Noël Desclou, né en 1889, est tué à Vauquois en 1915. Le plan de 1824 montre dix bâtiments, celui de 1956 deux. Reste à lire les registres de propriété : on ne sait pas encore qui possédait les terres, ni pourquoi le hameau s’est vidé. Le siteUn carrefour, pas d'eau Un hameau de laboureurs au bord de la paroisse La Blénie occupe le nord-ouest de Saint-Félix-de-Villadeix, près de la limite de Clermont-de-Beauregard. Les plans anciens placent l'habitat à un carrefour : une voie vers la limite nord, une direction vers Rouna à l'est, des communications vers Lavernelle et les Granges au sud — le plan de 1956 nomme d'ailleurs le chemin vicinal n° 7 « des Granges à La Vernelle ». Le voisinage comprend des terres cultivées, des vergers, des bois et des points d'eau ; le périmètre cadastral utilisé aujourd'hui couvre environ 44,23 hectares, à ne pas confondre avec le seul noyau bâti. Plans A1 de 1824 et de 1956 Relief ombré LiDAR (relevé laser du relief), IGN. Chemins, talus et modelés du terrain ; ses formes seules ne permettent d'identifier ni de dater un souterrain, un château ou un habitat antique. Le mot village est effectivement employé dans les registres des XVIIe–XIXe siècles. Le terme convient alors à un groupe de maisons et de ménages ruraux, sans impliquer une paroisse (ancienne commune religieuse) autonome. Les sources font connaître des laboureurs, des journaliers, des tisserands, un menuisier, des propriétaires cultivateurs et des métayers (qui exploitent une terre contre une part des récoltes). Aucun acte retrouvé ne qualifie le site de repaire noble, de château ou de moulin. L'existence d'une branche Bonfils dite « de Lableynie », rencontrée plus bas, demande une enquête foncière distincte qui n'a pas abouti. Propriété Bonfils non démontrée localement Les écritures Blenie, Blanie, Bleynie, Bleigne, Blégnie, Lablinie s'inscrivent dans une continuité de lieu assurée par les voisins, les familles et la position sur les cartes. Il n'y a aucune raison documentaire de fabriquer plusieurs hameaux à partir de ces variations d'orthographe — les accents n'ont pas partout la netteté de la forme moderne. Avant 1668Ce qui manque 1341 : une date qui appartient au ruisseau, pas au village La seule date médiévale du dossier assemblé est 1341. Elle vient de l'article « Ruschel (Le) » du Dictionnaire topographique d'Alexis de Gourgues (1873) : il décrit un ruisseau passant à la Bleynie et rejoignant le Caudau, puis cite une forme ancienne du ruisseau lui-même, Rivus vocatus del Ruschel, avec le renvoi « Lesp. 41, 1 ». La construction de la notice est sans ambiguïté : 1341 date le cours d'eau, pas le village. L'image imprimée a été vérifiée ; le document médiéval sous-jacent, conservé dans le fonds Lespine, ne l'a pas été. Gourgues, 1873, p. 280, article « Ruschel (Le) ». « …ruiss. qui passe à la Bleynie… affluent au Caudau. — Rivus vocatus del Ruschel, 1341 (Lesp. 41, 1). » Une continuité plausible, pas une preuve Le rapprochement de Ruschel avec l'actuelle Ruchelle est plausible par le nom et la position, mais demande de suivre le réseau hydrographique et de retrouver le texte de Lespine lui-même. Il n'établit ni une habitation en 1341, ni un moulin médiéval à La Blénie. Rapprochement non vérifié sur pièce Le cadre seigneurial est connu par ailleurs : la paroisse relève de la châtellenie puis baronnie de Montclar. Mais aucun terrier, aveu ou accensement (actes et registres où un seigneur consigne ses terres et les redevances dues) nommant expressément La Blénie n'a été identifié dans les pièces exploitées jusqu'ici. L'accensement de Caveroque en 1370, bien attesté pour ce lieu voisin, ne peut lui être transféré. Il reste donc impossible de nommer un seigneur direct particulier ou de qualifier une tenure médiévale de La Blénie — une lacune des documents consultés, non une preuve d'absence. 1668–1792Le village des laboureurs 18 août 1669 : Pierre Larsade, laboureur du village de La Blenie Une sépulture du 5 novembre 1668 fournit une lecture probable de « Blenie » dans la résidence d'un témoin ; la faiblesse de l'encre empêche d'en faire la seule assise de l'ancienneté du lieu. Un an plus tard, le 18 août 1669, Pierre Larsade, laboureur, cousin germain du marié Jamme Chauvron, est clairement dit du village de La Blenie, lors d'un mariage avec Marguerite Pivot, de Givals : c'est le premier jalon certain retenu. Lu sur l'original, main du vicaire Jean Rougier AD24, 5 E 409/1, v080. Mariage Chauvron–Pivot du 18 août 1669 : Pierre Larsade, laboureur, « habitant du village de La Blenie », cousin germain du marié. Le 6 novembre 1669, Marguerite Fridaud [?] (lecture incertaine), âgée d'environ 63 ans, est inhumée après être morte la veille « dans sa maison » à La Blanie. Giron Chauvon, laboureur du même village, est donné pour son neveu : une maison habitée, mais pas à elle seule un titre de propriété. AD24, 5 E 409/1, v092D. Sépulture de Marguerite Fridaud [?], morte « dans sa maison » à La Blanie le 5 novembre 1669. Dans les années 1670–1690, plusieurs foyers coexistent : un vigneron marié à une femme de Lapeyrouse, un tisserand établi au village, un laboureur au service d'un marchand du bourg — sans que les lacunes de registres et les homonymies permettent de les réunir tous en des lignées continues. Les noms Chauvron, Chavaron, Chaveron et Chaverou se rapprochent déjà ; l'ancien Thony Chaverou, inhumé en 1693 à environ 80 ans, ne devient pas automatiquement l'ancêtre des Chaverou du siècle suivant. Repère | Foyer ou personne | Ce que la source permet de retenir | 1670 | Baudy/Bardy Lafaye × Marguerite Besse | Un foyer ; baptême du 2 septembre, 5 E 409/1 v111. | 1670–1674 | Jean Besse dit Brunet × Marguerite Chavaron [?] | Laboureur/domestique au service d'un marchand du bourg. | 1670–1683 | Aubinaud/Aubouard × Chavaron ; Aubouard × Piat | Travail textile dans ce groupe de noms. | 1684–1695 | Hélie/Elie Chaveron × Léonarde Daubisse | Foyer suivi onze ans ; un fils meurt à neuf ans. | 1685 | Mathieu Bernat × Catherine Lagrange ; Balthieu Bernat | Laboureur et maçon ; parenté non établie. | 1688 | Jean Coste × Peyronne Coste | Un tisserand établi au village. | 1680 | Gilles Lourjade | Vigneron, ≈ 50 ans, épouse Marguerite Garde, de Lapeyrouse. | Le XVIIIe siècle : des branches sans continuité forcée La documentation reprend avec le laboureur Pierre Clusel et Jeanne Roux en 1737–1758, vingt ans d'implantation sans livrer les parcelles exploitées. Les Carbonnel — Henry Carbonnel et Françoise Chaverou, puis, après un remariage probable, Henry et Guillonne Javerzat — baptisent des enfants de 1744 à 1759 ; le baptême du 4 février 1778 prouve l'existence de deux sœurs appelées Pétronille Carbonel. Deux actes de sépulture d'Henry, en septembre 1775, donnent deux jours et deux âges différents pour le même lieu et les mêmes témoins : un double enregistrement probable, sans exclure absolument deux homonymes. Double enregistrement de 1775, non résolu Les Falgueyret apparaissent dès 1745, avec une correction de domicile de « Lavarnelle » en « Lablegnie » notée. Les Chaverou forment au moins trois foyers distincts que le seul patronyme ne suffit pas à démêler ; l'un d'eux, celui de François Chaverou et Marguerite Lambert, sera fermement reconnu par les mariages de leurs enfants en 1794. Les Chevalier et Dreuil illustrent des métiers d'artisans : Pierre Chevalier, tisserand, et Pierre Dreuil, menuisier, dont le fils Fronton est encore menuisier et résident de La Blénie en 1832. 1794–1875Révolution et alliances « Bonfils Labenie » : un nom de branche, une propriété encore à démontrer Le 13 janvier 1794, François Joseph Bonfils Labenie, propriétaire âgé de 27 ans, natif de Saint-Félix, épouse Catherine Adélaïde Rochon, 17 ans. Ses parents sont domiciliés à Lavernelle ; le marié signe « Labenie ». L'acte n'emploie pas « sieur de La Blénie » et ne fixe pas explicitement son domicile personnel dans le hameau — mais il corrige un point de la littérature généalogique : le mariage est de 1794, et non de 1802 comme chez Saint-Saud. Corrige Saint-Saud, 1942, p. 130 AD24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 17D. Mariage de François Joseph Bonfils Labenie et Catherine Adélaïde Rochon, 13 janvier 1794 — signature « Labenie ». Un nom de terre, pas encore un titre de propriété L'inventaire des papiers Gontier du Soulas (3 J 8) mentionne, entre 1738 et 1838 (fourchette de l'article d'archives, non une date précise), un procès contre Barbe Bonfils du Repaire et François Bonfils-Lablénie à propos du pré de Fonjammes à Vicq. Les généalogies situent ensuite la branche à Vicq. Le nom de terre est bien documenté, mais aucun acte de vente, partage ou bail du sol de La Blénie n'a encore été lu, et les ménages de La Blénie recensés au XIXe siècle ne montrent pas de résidence Bonfils. Lien avec les terres du lieu non établi Chaverou–Durand–Desclou : cinq générations d'habitants Le 3 mars 1794, Pierre Chaverou, journalier, épouse Guilielme Lambert ; leur fils Antoine Chaverou épouse Jeanne Durant le 21 septembre 1820, demeurant avec son père à Lablinie. Le décès du 20 octobre 1826 nomme le défunt « Antoine Chaveron » ; pourtant, au mariage de leur fils Pierre en 1850, le père défunt est appelé « Pierre ». Une discordance réelle des actes, non une coquille de transcription : l'hypothèse la plus forte reste un même homme, alternativement prénommé. Discordance Antoine/Pierre non résolue 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1820, vue 16G–D, acte 35. Mariage Antoine Chaverou–Jeanne Durant, 21 septembre 1820, domicile des Chaverou à Lablinie. 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1826, vue 26G, acte 29. Décès du 20 octobre 1826 : « Antoine Chaveron », époux de Jeanne Durand. Veuve, Jeanne Durand tient la tête du ménage de 1836 à 1856 et est qualifiée de métayère en 1851, entourée de neuf personnes sur trois générations. Son décès est enregistré à La Blénie le 13 mars 1875, à 78 ans déclarés : le maintien du foyer ne se réduit pas à une succession de chefs masculins.Recensement de 1851 lu sur l'original AD24, 6 MI 56, 1851, p10, ménage 2, lignes 8–16. Jeanne Durand, métayère, à la tête d'un ménage de neuf personnes. Son fils Pierre Chaverou épouse Marie Demourant le 16 octobre 1850 ; une correction marginale de cet acte fixe sa naissance au 6 mars 1826, en remplacement d'une première date écrite 20 octobre. Leur fille Anne Chaverou épousera Germain Desclou en 1876 — un raccord suivi plus bas. 5 E 409/9, mariages 1850, vue 9D et v11G, acte 6. Mariage Pierre Chaverou–Marie Demourant, 16 octobre 1850 ; le marié a 24 ans, la mariée 17. Le 29 mai 1853, le vieux Pierre Chaverau, veuf de Guillemme Lambert, meurt à La Blénie. Son petit-fils Pierre, 27 ans, le déclare — le mot « petit-fils », lu sur la continuation de l'acte, établit directement le raccord entre les générations. L'âge de 90 ans attribué au défunt et le nom maternel « Guillonne Chaverau » ne concordent pas exactement avec le mariage de 1794 : des déclarations tardives, conservées comme telles, sans en tirer une nouvelle naissance certaine.Mot « petit-fils » lu sur l'original ; âge 90 confirmé au grossissement 5 E 409/10, décès 1853, vue 2G–D, acte 5. Décès de Pierre Chaverau : son petit-fils Pierre, 27 ans, déclarant. Montage de deux recadrages, sans modification du texte. Les Faure : journaliers, puis propriétaires cultivateurs Antoine Faure, journalier venu de Pressignac, épouse en 1794 Jeanne Chaverou, sœur du précédent Pierre. Leur fils Pierre Faure, né et domicilié à La Blénie, épouse Thérèse Chort le 17 mai 1832 ; trois témoins du village montrent les métiers qui s'y côtoient : Fronton Dreuil, menuisier ; Pierre Chevalier, tisserand ; Jean Carbonnel, cultivateur — un quatrième témoin, extérieur, réside à Montclard. Les recensements de 1846 et 1851 qualifient Pierre de propriétaire cultivateur, statut explicitement documenté. Quatrième témoin identifié 5 E 409/7, mariages 1832, vue 9G–D, acte 6. Trois témoins de La Blénie : Fronton Dreuil menuisier, Pierre Chevalier tisserand, Jean Carbonnel cultivateur. À la génération suivante, Raymond Faure, maçon puis facteur rural installé à Caveroque, illustre un passage du bâtiment à la poste attesté par deux actes distincts ; Pierre Faure (né 1838) et Louise Cassagne restent, eux, propriétaires cultivateurs à La Blénie en 1881. Les Carbonnel, de leur côté, se déplacent au fil du siècle vers Cavigne et Langlade — des mouvements attestés par les actes, non une vente de propriété démontrée à La Blénie. Les listes nominatives donnent aussi un tailleur devenu carrier, un sabotier et deux journalières : un village agricole, non une société exclusivement composée de propriétaires exploitants. Une observation naturaliste au bord du Ruchel Dans le Catalogue raisonné des phanérogames de la Dordogne, Supplément final (1858), volume catalogué 1859 par la BnF, Charles Des Moulins signale la fougère alors nommée Polystichum Thelypteris Roth. sur les « Bords du Ruchel, à la Bleynie ». La graphie « Ruchel », sans s, diffère du « Ruschel » de Gourgues ; la date exacte de l'observation n'est pas donnée.Image Gallica, vue 397 Charles Des Moulins, Supplément final (1858/1859), p. 389 (Gallica bpt6k9773928j, vue 397). « Bords du Ruchel, à la Bleynie, commune de Saint-Félix-de-Villadeix (OLV.) » 1876–1946Métayage et Grande Guerre Le contrat de 1876 et le colon de 1901 La fille de Pierre Chaverou et Marie Demourant, Anne Chaverou, née en 1855, épouse Germain Desclou le 15 février 1876. L'acte cite un contrat passé le 1er février devant Me Le Bœuf, notaire à Beauregard — la minute, conservée sous 3 E 11261 aux Archives de la Dordogne, n'a pas encore été lue ; c'est la meilleure piste précise pour savoir s'il y eut apport de biens, dot ou engagements d'exploitation. Contenu du contrat non consulté 5 E 409/12, mariages 1876, vue 4G. Mariage Desclou–Chaverou : contrat cité, reçu par Romain Le Bœuf, notaire à Beauregard-et-Bassac. En 1881, Pierre Chaverou est encore chef d'un ménage de cultivateurs à métayage ; en 1901, c'est Germain qui est chef, explicitement « colon » (cultivateur qui exploite la terre d’un propriétaire), tandis que Pierre, 75 ans, est le beau-père cohabitant — un changement de nom du chef qui traduit une alliance et un renouvellement de génération, pas une vente démontrée. AD24, 6 MI 161, FRAD024_6MI161_0170, p05D. 1901 : les six personnes du ménage Desclou, dont le beau-père Pierre Chaverou. Germain est « colon ». Noël Desclou, 1889–1915 Noël Desclou est né à La Blénie le 25 décembre 1889, à quatre heures du soir, fils de Germain Desclou et Anne Chaverou ; la déclaration est du lendemain. Son acte de naissance et le recensement de 1901 établissent le lien précis avec le hameau, que la seule fiche militaire, limitée au nom de la commune, ne suffirait pas à prouver.Naissance et recensement concordants 5 E 409/13, naissances 1889, vue 4D, acte 11. Naissance de Noël Desclou, 25 décembre 1889, village de Lablénie. Sa fiche de recrutement, Bergerac, classe 1909, matricule 1142, le donne cultivateur. Incorporé au 108e régiment d'infanterie en 1910, il revient au corps le 22 octobre 1914, passe au 76e régiment d'infanterie le 12 février 1915, et est tué à l'ennemi le 5 mars 1915 à Vauquois, dans la Meuse, à 25 ans. La fiche porte la Médaille militaire et la Croix de guerre avec étoile de bronze.Fiche matricule et Mémoire des hommes concordants AD24, 2 R 1028, classe 1909, matricule 1142. Recrutement, services, résidences successives et décorations. Mémoire des hommes, image E041097R. Tué à l'ennemi, 5 mars 1915, Vauquois (Meuse). Le silence de 1921–1936, puis quatre habitants en 1946 La Blénie n'est pas une rubrique distincte dans les recensements de 1921, 1926, 1931 et 1936 : une lacune des documents consultés, non une preuve de dépopulation totale. En 1946, la liste redevient explicite : une maison, un ménage, quatre personnes. Hilaire Daubrie, né en 1884, est bûcheron-charbonnier ; sa femme Berthe, cultivatrice ; deux enfants adultes travaillent comme charbonnier et charbonnière — une économie familiale liée au bois qui ne s'intègre à aucune lignée précédente documentée. Liste et récapitulation 1946 concordantes AD24, 106 W 71, p07G. 1946 : une maison, un ménage, quatre habitants. Extrait non nominatif. Une fiche de 1951 qui ne date rien Un feuillet intercalaire, daté 15 février 1951, donne pour Lablénie une maison, sans ménage ni habitant. Mais son en-tête annonce explicitement des chiffres tirés du recensement de mars 1946 — il contredit donc la liste et la récapitulation de la même année sans en être une actualisation prouvée. La date d'un éventuel abandon complet reste inconnue.Feuillet discordant, non concluant AD24, 106 W 71, p04. Feuillet du 15 février 1951 : une maison, néant pour ménages et habitants — mais en-tête renvoyant à mars 1946. Le bâti1824 à aujourd'hui Dix masses bâties en 1824, deux en 1956 La feuille A1 (plan cadastral de 1824), dite de Lavernelle, levée par Delord à l'échelle du 1:2 500, montre dix masses bâties carmin à La Blénie : un groupe nord, des constructions centrales et méridionales autour d'une boucle de chemin, un bâtiment en L isolé vers l'est. Le corps double du groupe nord peut être décomposé, ce qui conduirait à onze corps — mais pas à onze maisons d'habitation. Le plan ne donne ni l'usage ni le propriétaire de chaque masse.Comptage direct sur l'image AD24, 3 P 3 4617, section A1, 1824, 1:2 500. Dix masses bâties en carmin, en quatre groupes autour des chemins. Le plan mis à jour pour 1956 (3 P 3 11287) est beaucoup plus réduit : deux masses bâties hachurées dans la parcelle A20, avec une pièce d'eau bordant la parcelle voisine ; plus haut, un L en A8 et un rectangle en A11 sont en contours tiretés, relevés comme ruines par le cadastre. Le rapprochement entre le L de A8 et le bâtiment oriental de 1824 est très probable par la forme et la position.Identité parcellaire 1824–1956, probable AD24, 3 P 3 11287, section A1, mise à jour 1956. Deux masses bâties en A20 ; contours tiretés en A8 et A11, interprétés comme ruines par le cadastre. L'état-major du XIXe siècle représente encore plusieurs petits bâtiments, en rouge, au même carrefour, mais son échelle et ses hachures empêchent de suivre une maison particulière. Sur Belleyme, plus ancien, le nom s'écrit « la Bleigne », avec un symbole conventionnel de hameau qu'il ne faut pas prendre pour le dessin d'une tour réelle. Aucun incendie, sinistre précis ou opération de démolition datée n'est établi dans les pièces consultées : la contraction du bâti accompagne celle des ménages, sans qu'aucune cause ponctuelle ne soit démontrée. IGN, carte d'État-major, XIXe siècle. Bâtiments rouges au carrefour ; le nom, en partie mêlé aux hachures, se lit « la Blenie » [lecture probable des lettres centrales]. Aujourd'hui L'état des données publiques rassemblées en septembre 2026 classe La Blénie comme lieu-dit habité, desservi par le chemin de la Blénie et la route des Étangs. L'extraction cadastrale y compte 58 parcelles, huit emprises bâties en dur et cinq légères ; la BD TOPO, aux définitions différentes, y compte onze objets bâtiment — ni onze maisons anciennes, ni cinq ménages actuellement recensés. Le registre parcellaire graphique 2024 documente environ 20,5 ha déclarés à usage agricole, dont 7,2 ha de châtaigniers et 3,6 ha de noyers. Orthophotographie IGN (photo aérienne), disponible septembre 2026. Plusieurs groupes bâtis, vergers et bois ; la retenue au nord est hors du périmètre cadastral du lieu-dit. Le dossier du PLUi-H (plan local d’urbanisme intercommunal) approuvé en 2024 répartit le secteur entre espaces agricoles et naturels, avec haies et zones humides repérées, et deux points de patrimoine bâti/paysager sans libellé — qui ne permettent de nommer ni un manoir, ni une chapelle, ni un four. Aucune découverte archéologique n'a été établie sur ce site précis, et aucune carte postale ancienne identifiée de La Blénie n'a été retrouvée dans les documents consultés. Population38 puis 4 habitants Un maximum observé de 38 habitants en 1846 Le maximum observé dans la série disponible est 38 habitants en 1846 — cela ne prouve pas qu'il s'agit du maximum absolu de l'histoire du village. En 1881 et 1891, il reste 17 habitants ; en 1901, 18 ; en 1946, quatre. La remontée de 1861 à 1866 et celle de 1876 à 1881 interdisent de décrire une baisse régulière à chaque recensement. Récapitulation de 1846 lue sur l'original AD24, 6 MI 34, p16G. 1846 : sept maisons, sept ménages, trente-huit habitants — maximum observé dans la série disponible. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source et réserve | 1836 | — | 6 | 30 attribués | 6 MI 12 ; rattachement rétrospectif du lieu, non nommé au registre. [hypothèse] | 1841 | — | 7 | 29 | 6 MI 22 ; pas de compte distinct des maisons. | 1846 | 7 | 7 | 38 | 6 MI 34, récapitulation p16G. [lu sur l’original] | 1851 | 6 | 6 | 31 / 30 | 6 MI 56 ; 31 en liste, 30 au récapitulatif — écart conservé. [lu sur l’original] | 1856 | 7 | 7 | 36 | 6 MI 72 ; compte des maisons corrigé de 6 en 7. | 1861 | 6 | 7 | 27 | 6 MI 85 ; deux ménages dans une même maison. | 1866 | 6 | 7 | 30 | 6 MI 96 ; récapitulation concordante. | 1872 | 7 | 7 | 18 | 6 MI 106, p06G. | 1876 | 6 | 6 | 16 | 6 MI 118, p05D–p06G. | 1881 | 4 | 4 | 17 | 6 MI 131, p06G–D. [lu sur l’original] | 1891 | 3 | 3 | 17 | 6 MI 150, p06 ; nom masqué par la reliure. | 1901 | 4 / 3 occ. | 3 | 18 | 6 MI 161, p05D, image 0170. [lu sur l’original] | 1921–1936 | — | — | non attribuable | 6 M 358/378/402/422 : pas de rubrique La Blénie dans le recensement. | 1946 | 1 | 1 | 4 | 106 W 71, p02D et récapitulation p07G. [lu sur l’original] | La liste compilée par le chanoine Brugière à la fin du XIXe siècle donne sept maisons à La Blénie, contre quatre dans le recensement de 1881 ; sa date de référence et sa manière de compter n'étant pas explicitées, son chiffre est conservé séparément, sans correction du registre. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été lus pour les familles citées ; ce qui manque tient dans les matrices cadastrales (registres des propriétés) et quelques minutes notariales identifiées mais non encore lues. Les quinze faits principaux de ce dossier ont été confirmés, y compris les points sensibles (lecture du nom de lieu en 1669, âge du défunt de 1853, discordance Antoine/Pierre). Quinze faits sur quinze confirmés À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections A1 et matrice de 1826 : numéros exacts, nature et propriétaires initiaux des constructions et parcelles ; vérifier ou écarter une propriété Bonfils. 63 P 2192 63 P 1547/1–3Matrice des propriétés bâties (1882) et série 1910–1955 : nombre de maisons imposées, mutations, raccord au plan de 1956. 3 E 11261 répert. 3 E 11255Contrat Desclou–Chaverou du 1er février 1876, Me Le Bœuf à Beauregard : apports, dot, éventuels biens et engagements d'exploitation. 3 J 8Procès du pré de Fonjammes à Vicq, François Bonfils-Lablénie et Barbe Bonfils du Repaire, 1738–1838 : dater les pièces, rechercher une origine du nom de branche. 178 Q · 179–180 Q 176 Q (Lalinde)Mutations par décès et tables acquéreurs/vendeurs : déclarations de succession liées à Antoine Chaverou (1826), Pierre (1853), Jeanne Durand (1875), Germain Desclou (1913). 3 E, études Labat, Laubie, LarobertieContrats de mariage Faure–Chaverou (1854), Carbonnel–Tauva (1855), Prévot–Carbonnel (1868), Faure–Prévot (1869), Carbonnel–Prévot (1878), Faure–Brachet (1880) : cotes des minutes à déterminer. II C 1332–1370 II C 299 et 301Contrôle des actes de Montclar (1732–1791) et tables de partages (1751–1790) : baux, obligations, partages antérieurs à la Révolution. BnF, Lespine « 41, 1 » et « Liv. N. 88 »Texte du Ruschel de 1341 : vérifier le cours d'eau, ses confronts, une éventuelle mention du village. 9 W 671 5 W 619Pièces nommant La Blénie au milieu du XXe siècle : éclaircir la discordance du tableau daté 1951. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_bouyguette/ — La Bouyguette en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Bouyguette en Villadeix Une petite maison au nord du Cirier, sur le chemin de La Ruffie : des Millial puis des Charrière qui, pendant plus d'un siècle, tirent leur nom de ce lieu avant de le passer à des Chort et à un cantonnier (ouvrier chargé de l'entretien des routes) venu du Lot. Quatre bâtiments dessinés en 1824, six habitants encore comptés en 1846 — puis, entre deux recensements, plus personne : le nom reste sur le cadastre, sans qu'aucun mur n'y soit resté debout. 44°54′59″ N — 0°40′47″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre « LA BOUYGUETTE », ≈ 7,8 ha Aucun bâtiment cadastré aujourd'hui Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1673 [?]la bouiguettelecture très incertaine, encre passée 1761-1771la boygue« la boygue près du sirier », 1765 1779 →la bouiguetteforme pleine, baptêmes Charrière fin XVIIIe s.la Boiguettecarte de Belleyme, planche 22 1837 · 1854Bouygnette · Labruguetteformes écrites isolées de l'état civil 1824 → 2026Bouyguettecadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) et cadastre actuel En bref La Bouyguette est une petite maison au nord du Cirier, sur le chemin de La Ruffie. Le nom apparaît en 1765 sous la forme « la boygue près du sirier » ; une mention de 1673 est possible, mais trop effacée pour être sûre. À partir de 1779, les actes y montrent la famille Charrière : Marc Charrière, dit propriétaire en 1815, y meurt en 1837 à 83 ans, et son fils Pierre y est né en 1798. Le plan de 1824 dessine quatre bâtiments ; le recensement de 1846 y compte deux maisons et six personnes, puis une seule maison jusqu’en 1872, où vit un cantonnier, Jean Ladgié, avec sa famille. Aujourd’hui, aucun bâtiment n’est cadastré dans le périmètre du lieu-dit, et rien ne dit quand les constructions ont disparu. Reste à consulter les registres de propriété pour savoir qui possédait réellement les lieux. Le siteUn écart au nord du Cirier Une clairière entre deux voisins, sans bâtiment aujourd'hui La Bouyguette se situe au nord du hameau du Cirier, au sud de la route aujourd'hui dite route de la Vallée, dans le voisinage immédiat de La Ruffie. La feuille cadastrale de 1824 place son petit groupe bâti à l'ouest de La Ruffie, relié au réseau de chemins du Cirier ; sur cette même feuille, le voisin porte une forme écrite proche de « la russie ». Cadastre 1824, lu sur l'original Le mot employé pour désigner le lieu varie selon les documents : « lieu », « maison », « village ». Aucune pièce consultée ne le qualifie de repaire, de maison noble, de château ou de moulin ; aucun bail ne démontre non plus une fonction de métairie (ferme exploitée par un métayer). Petit écart agricole est la description la plus fidèle à ce que montrent les sources : deux maisons et deux ménages au recensement de 1846, une seule maison dans les cinq recensements suivants qui isolent le lieu, de 1851 à 1872. AD24, 3 P 3 4624, section D2, 1824. Un petit volume isolé au nord du chemin (D 210) ; au sud, autour de D 211, un corps principal avec décrochement, un petit appendice à l'est et un corps isolé au sud-ouest — quatre emprises bâties distinctes en tout. Même feuille, extrait large. La Bouyguette est prise en tenaille entre Le Cirier, au sud, et La Ruffie, dont l'écriture voisine se lit « la russie ». Le périmètre cadastral contemporain nommé « LA BOUYGUETTE » couvre environ 7,8 hectares, entre un espace ouvert allongé et des parties boisées. Ce contour du nom de lieu n'est ni une propriété unique ni la limite prouvée d'un domaine ancien : c'est le périmètre de l'objet numérique consulté le 29 septembre 2026, créé le 20 octobre 2016 dans la base cadastrale. Données DGFiP/Etalab Le nomBouygue, friche défrichée De « la boygue près du sirier » à « la Bouyguette » Les formes documentées appartiennent à deux séries : Boygue/Bouygue, dans les actes de 1761, 1765 et 1771, puis Bouiguette/Bouyguette, avec ou sans article soudé, à partir de 1779. La formule la plus parlante est celle du 18 mars 1765 : Catherine milhal, née la veille de Reymond et Marie mauri, est dite de « La boygue près du sirier » — un repère de voisinage qui rend l'identification très probable. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 258 D. « …Catherine milhal née le jour precedent fille légitime a Reymond milhal et a marie mauri ses pere et mere habitans au lieu de La boygue pres du sirier… » Parrain et marraine sont explicitement les grands-parents de l'enfant. Une mention du 26 novembre 1673 pourrait porter « La bouiguette », mais l'encre a traversé le papier et la lecture reste insuffisamment nette pour en faire une attestation incontestable : c'est le plus ancien candidat, non une date de fondation. Lecture très incertaine La première localisation solide reste celle de 1765 ; la forme complète et parfaitement lisible « la bouiguette » apparaît dans le baptême du 21 novembre 1779. AD24, 5 E 409/1, vue 272 D, premier acte de la vue. L'écriture est très dégradée ; le nom de lieu se lit peut-être « La bouiguette », le prénom du père peut-être « Bory », le métier peut-être « tailleur ». Aucune de ces lectures n'est assurée. L'explication par la famille occitane de bouigue/bouygue, apparentée à bousiga (FEW, I, p. 424), renvoie à des terres en friche ou mises en culture par défrichement ; le diminutif désignerait une petite parcelle de ce type. Le rapprochement avec ce lieu précis reste une interprétation linguistique, non le souvenir démontré d'un défrichement daté. Robert Geuljans, 2025 ; application locale hypothétique Deux homonymes à ne pas rattacher à Saint-Félix La notice de Gourgues (1873, p. 39) porte « Bouyguette (La), lieu, cne de la Monzie-Montastruc » : l'image imprimée ne nomme pas Saint-Félix. De même, le vignoble de « Bouiguette » de Gabriel Deschamps, sieur (titre donné à un notable) de Bouiguette et bourgeois de Bergerac, cité dans plusieurs inventaires judiciaires, est situé par René Costedoat à Prigonrieux, où Deschamps en fit reconnaissance au duc de La Force le 18 juin 1741 ; la carte de Belleyme qui accompagne l'article place ce bien près de La Force, à des dizaines de kilomètres d'ici. Deux exclusions lues sur l'image AD24, 1 Fi Dordogne 13/22, carte de Belleyme, planche 22, fin du XVIIIe siècle. « la Boiguette » figurée par un symbole d'habitation isolée ; les repères rouges sont des annotations modernes de travail. 1779-1798Marc Charrière et Anne Miliad Une maison familiale, plusieurs deuils d'enfants Le mariage de Marc Charrière et Anne Miliad, le 4 février 1779, ne donne ni domicile ni filiation. Le lieu est attesté explicitement neuf mois plus tard : Marie chariere naît le 20 novembre 1779 « de la bouiguette », est baptisée le 21, et une note ajoutée en marge de l'acte indique qu'elle est ensevelie le 24 novembre — un deuil rapide, à quatre jours de la naissance. Lu sur l'original, marge comprise AD24, 5 E 409/3, vue 430 G. « …fille légitime de marc chavieve et d'anne miliad … de la bouiguette… » ; en marge, en haut de la vue : « Le 24 du même mois a été [ensevelie] marie charrieve ». Deux formules suivent, à quatre ans d'écart, qui établissent une maison familiale identifiée par le toponyme : en 1784, l'enfant Marie chaviere naît « de la maison de bouiguette » — une lecture qui corrige le « beniguille [?] » (lecture incertaine) d'une lecture plus ancienne ; en 1788, Marc et Anne sont dits demeurant « dans leur maison de la bouiguete ». Le possessif ne remplace cependant pas un titre de propriété : la qualification civile explicite de propriétaire pour Marc n'apparaît, dans les pièces réunies ici, qu'en 1815. Lu sur les originaux 5 E 409/3, vue 488 D, 15 nov. 1784. « …fille légitime de marc chavieve et d'anne miliad de la maison de bouiguette. » 5 E 409/3, vue 530 D, 3 janv. 1788. « …fils légitime de marc charriere et d'anne miliad Demeurants dans leur maison de Labouiguete. » La famille traverse plusieurs deuils infantiles : outre Marie en 1779, une autre Marie naît en juin 1791, et l'acte de sépulture d'une enfant de ce nom, âgée d'environ six mois, est enregistré à La Bouyguette en janvier 1792. Le rapprochement des deux actes est probable, sans être certifié par une filiation dans la sépulture. Rapprochement probable, non certifié Le baptême du 28 septembre 1798 (8 vendémiaire an VII) donne naissance à Pierre Charrière, fils de Marc et Anne millial, « à labouiguete », né la veille à sept heures du soir. Cet enfant est celui qui, soixante-deux ans plus tard, se remariera au même lieu — la filiation la mieux verrouillée de tout le dossier. Confirmé par le remariage de 1860 AD24, 5 E 409/4, naissances an VII, vue 3, G bas. « …né sept du courant à sept heures du soir … enfant légitime de Marc charriere … et d'Anne miliat sa femme demeurants au lieu de labouiguete. » 1793Deux Anne Miliat Une mariée, une témoin — sans lien de parenté écrit Le 14 mai 1793, Jean Bourbon, laboureur (paysan qui cultive la terre) né à Saint-Georges, épouse Anne miliat, 22 ans, fille de Reymon miliat et Marie Maury, rattachés à « labouiguete ». Une autre Anne miliat, 32 ans, journalière (ouvrière payée à la journée), est témoin du mariage : son domicile initial, Lapouleille, a été biffé sur l'acte au profit de La Bouyguette. Rien dans le document ne dit que ces deux femmes sont sœurs. Les deux domiciles biffés, lus côte à côte sur l'original AD24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 9, D. Deux Anne miliat dans le même acte : la mariée, fille de Reymon miliat et Marie Maury ; la témoin, journalière, dont le lieu a été corrigé en cours de rédaction. L'âge de la mariée correspond à l'Anne baptisée à La Bouygue en mai 1771 ; elle n'avait que sept ans en février 1779 et ne peut donc pas être l'épouse de Marc Charrière. La témoin de 32 ans est une candidate possible pour cette dernière, mais aucun acte ne l'affirme explicitement. Hypothèse, fondée sur trois actes rapprochés 1815-1837Propriétaire, puis mort à 83 ans Marc Charrière, du titre de propriétaire à Sainte-Marie-de-Vergt En décembre 1815, Marc Charrière est expressément qualifié de propriétaire à Labouyguette dans deux actes rapprochés : la naissance, le 2 décembre, de Marc, fils de Jean Charrière et Suzanne Vicord [?], puis le décès de ce nouveau-né, cinq jours plus tard. Lu sur l'original, les deux actes AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 16, D. « …comparu marc charriere propriétaire demeurant au lieu de labouyguette… », répété dans les deux actes de la même semaine. Marc meurt à La Bouygnette le 17 octobre 1837, veuf, âgé de 83 ans, cultivateur, né à Sainte-Marie-de-Vergt ; la déclaration est faite le lendemain. Acte lu en entier AD24, 5 E 409/8, décès 1837, vue 12, acte 26. « …acte de décès de Marc Charrière, veuf âgé de quatre-vingt-trois ans, cultivateur, domicilié au lieu de la Bouygnette … né à Sainte-Marie-de-Vergt. » Le décès d'Anne, sa femme, est daté du 6 décembre 1827 dans l'acte qui la nomme, mais celui-ci la présente comme l'épouse de Jean Charier, non de Marc — un autre Jean, âgé de 60 ans en 1818, est par ailleurs qualifié de grand-père d'un enfant défunt du même lieu. Ces prénoms ne doivent pas être silencieusement corrigés : erreur du rédacteur, usage de plusieurs prénoms ou homonymie sont des explications également possibles, qu'aucun document consulté ne tranche seul. Contradiction non résolue Le plan de 1824 n'inscrit aucun nom de propriétaire : attribuer les bâtiments D 210 et D 211 aux Charrière reste à vérifier dans l'état de sections (63 P 1716) et la matrice cadastrale (registre des propriétaires ; 63 P 704), non encore consultés. 1846-1872Recensements Deux maisons, puis une : Charrière, Chort, Ladgié En 1846, La Bouyguette compte deux maisons, deux ménages, six personnes : Jean Charrière, 64 ans, et Suzanne (lue Ricard [?]), 59 ans, sa femme ; Léonard Chort, 53 ans, cultivateur, Françoise Macon, 45 ans, sa femme, et leurs deux filles Marie, 10 et 5 ans. L'âge de Léonard (53 ans) est cohérent avec les 41 ans qu'il déclare à son mariage de 1834 (41 + 12 = 53). Lu sur l'original AD24, 6 MI 34, vue 346, p03 D. Deux ménages, deux maisons, six personnes sous la rubrique La Bouyguette. Les recensements suivants — 1851, 1856, 1861, 1866, 1872 — n'isolent plus qu'une seule maison, parfois partagée par deux ménages : Chort–Comte en 1851 ; Charrière et Beauvais–Delluc en 1856 ; Charrière–Verrouilh et Clément–Pélougne en 1861 ; un couple noté « Chanière–Vinouilh [?] » en 1866. Une baisse de deux maisons à une ne prouve pas une démolition : regroupement, changement d'occupation ou de rubrique restent possibles. Le 21 août 1860, Pierre Charrière, 62 ans, veuf, cultivateur, né et domicilié à Labouyguette, épouse Marie Verroul, 59 ans, des Pigats. L'acte cite un contrat du 2 août, reçu par Me Reynier à Sainte-Alvère, ainsi que cinq pièces produites : l'acte de naissance du 8 vendémiaire an VII, les décès du père (18 octobre 1837) et de la mère (6 décembre 1827), et le décès de la première femme de Pierre, daté du 7 juillet 1852, dont le nom n'est pas rappelé dans le passage lu. Acte lu en entier, y compris la liste des pièces AD24, 5 E 409/10, mariages 1860, vue 3, acte 3. Pierre Charrière recoupe, dans un seul acte, sa naissance de 1798 et les décès de ses deux parents. En 1872, La Bouyguette abrite le ménage de Jean Ladgié, 39 ans, cantonnier né à Salviac (Lot), sa femme Marie Javerzac, 34 ans, et leurs filles Marie, 8 ans, et Jeanne, 6 ans — une maison, un ménage, quatre personnes. Le même feuillet montre, sous la rubrique Plants, un couple Charrière/Verrouilh dont l'âge concorde avec le passage de Pierre et Marie de La Bouyguette aux Plants entre 1866 et 1872. Lu sur l'original AD24, 6 MI 106, vue 49, p10 D. Un cantonnier venu du Lot remplace les cultivateurs Charrière, désormais recensés ailleurs sur la même page. Marie Verrouil meurt aux Plants le 30 juin 1874, à 71 ans, épouse de Pierre Charrière — un décès qui confirme la filiation avec l'épouse de 1860. Pierre est encore recensé veuf, 78 ans, aux Plants en 1876. Du côté des Ladgié, la famille passe par la Combe de Lugon dès 1876 ; Jeanne Ladgié y épouse en 1884 un boulanger du Moulin Bessou. Ces suivis racontent le devenir des deux ménages ; ils ne constituent pas de nouvelles mentions d'habitation à La Bouyguette. Les ChortLeymarie, Lapalu, La Bouyguette Un maçon, un cultivateur, plusieurs épouses à démêler Le 23 janvier 1849, Pierre Chort, maçon de 32 ans né à Leymarie, fils de Léonard Chort et de Louise Ponterie (décédée), habite La Bouyguette comme son père cultivateur, présent au mariage. Il épouse Jeanne Barjou, 31 ans, de Lapalu, fille des défunts Jean Barjou et Anne Delbos, regrattiers (petits revendeurs). Lu sur l'original pour le début et les domiciles Le mariage de Léonard Chord, 41 ans, fils de feu Pierre Chord et de Catherine Milliard, avec Marie Maury, 27 ans, née au Bugue, a lieu en novembre 1834 : le mot des dizaines se lit sans ambiguïté raisonnable « vingt-six », non « vingt-trois » — la forme, courte, avec le jambage haut typique du « s » long de cette main, est incompatible avec la forme nettement plus longue qu'aurait « trois ». Une date précisée Une première lecture avait compris le 23 novembre 1834, alors qu'une lecture plus ancienne donnait le 26. À fort grossissement, l'acte porte bien le 26 novembre 1834 : cette lecture avait raison. Cela ne change aucune filiation ni aucun âge (Léonard Chort 41 ans, Marie Maury 27 ans). Lu sur l'original (AD24 5 E 409/8, mariages 1834, vue 7) Les ménages de La Bouyguette ne s'emboîtent pas sans difficulté : en 1846, Léonard Chort a pour épouse Françoise Macon, 45 ans ; en 1848, Marie Mauri, 48 ans, meurt à La Bouyguette épouse de Léonard Chort ; en 1851, le registre associe un « Chort », prénom écrit « Léonore [?] », à Marguerite Comte, sa femme. Il peut s'agir de plusieurs Léonard, de remariages, ou d'erreurs de liste : raconter quatre unions successives d'un seul homme serait prématuré. Série d'unions non assurée Le bâtiQuatre emprises, puis rien 1824 : quatre bâtiments ; 2026 : le nom, sans un mur Sur l'état-major, la longue étiquette « la Bouyg[u]e[tt]e » est déportée d'environ 650 mètres à l'est du repère actuel, vers les terres cadastrées aujourd'hui Caveroussie. Ce décalage graphique ne localise pas automatiquement une seconde Bouyguette et ne démontre pas l'absence de maisons sur le site connu par le cadastre de 1824. Décalage mesuré, interprétation ouverte IGN, carte d'état-major, extrait communal. Le nom, très long à l'échelle de la minute, est écrit à distance du groupe bâti qu'identifie le cadastre de 1824. Les photographies aériennes successives (couches IGN 1950-1965, 1965-1980, orthophotographie (photo aérienne) récente) montrent la même organisation d'ensemble : une clairière ouverte allongée, entourée de bois, sans logis identifiable avec certitude dans le contour cadastral actuel. Le relief LiDAR (relevé laser du relief) révèle des ruptures de pente et des irrégularités ponctuelles vers le centre du polygone, qui ne sont pas identifiées comme des ruines. Un relief n'est pas une ruine démontrée Orthophotographie IGN récente. Contour jaune : limite cadastrale actuelle, pas une limite historique. Les bâtiments du Cirier, au sud, sont hors du contour. IGN, LiDAR HD, MNT ombré. Les irrégularités visibles ne sont pas attribuées à des vestiges de construction ; aucun calage de terrain n'a été effectué. La consultation du cadastre public du 29 septembre 2026 confirme l'absence de tout bâtiment cadastré dans le polygone LA BOUYGUETTE. La comparaison conduit à une conclusion mesurée : un groupe bâti attesté en 1824 et un lieu encore recensé comme habité en 1872 ne sont plus représentés par un bâtiment dans le périmètre cadastral actuel, sans que la disparition des constructions soit datée par les pièces réunies ici. Données publiques DGFiP/Etalab, commune 24405, consultation du 29 septembre 2026. Surface 7,79 ha ; aucune intersection avec la couche des bâtiments. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil lus ici donnent une série continue de mentions du nom de lieu, de 1673 à 1872, et une famille bien suivie, les Charrière. Ce qui manque tient dans quelques cartons non encore consultés en salle : la chaîne des propriétaires, l'identité de la première épouse de Pierre Charrière, et la date de disparition des bâtiments de 1824. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : relever D 210 et D 211, puis 205-213 — propriétaire, nature des biens, contenance, article matriciel. C'est la première opération à faire pour vérifier l'attribution aux Charrière. 3 E 21715Minutes du notaire Reynier à Sainte-Alvère, 1860 : chercher le contrat de mariage du 2 août, Pierre Charrière-Marie Verroul, expressément cité dans l'acte civil du 21 août. Identifier le notaire exact, les apports et les biens. 24 U 38Répertoires de l'étude Reynier de Sainte-Alvère, 1851-1862 : contrôler date et numéro du contrat précédent. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : chercher les maisons issues de D 210-211 et les mentions de démolition, conversion ou sortie après le dernier recensement positif de 1872. 63 P 1547/3Matrice des propriétés bâties, 1910-1955 : poursuivre le suivi du bâti et dater, si possible, sa disparition administrative. 63 P 1547/1-2Propriétés non bâties, 1914-1955 : suivre la reconversion des sols et la concordance des anciens et nouveaux numéros de parcelle. 5 E 409/1, v272Baptême du 26 novembre 1673 : demande d'accès à l'original selon les conditions de conservation, pour tenter de résoudre toponyme, patronymes et profession restés incertains sur la reproduction numérisée. LecturesFormes écrites du nom Deux lectures corrigées Deux formes ont été corrigées après lecture de l'original : l'acte du 3 janvier 1788 porte « Labouiguete » (et non « Labouriguete » : le r supposé est une ligature de plume), comme les actes voisins du même scribe (1779, 1784, 1791, 1792) et la forme très nette de 1798 ; le patronyme de l'épouse de Jean Charrière dans les actes de décembre 1815 se lit « Vicord [?] » (et non « Tricord [?] » : il n'y a pas de t initial sur l'original), conforme à l'acte de 1817 (« Ricord [?] ») et au recensement de 1846 (« Ricard »). Lu sur l'original === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_brugere/ — La Brugère en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Brugère en Villadeix Un petit village de laboureurs (paysans qui cultivent la terre), de tisserands et de charpentiers, tapi sur une croupe au nord-ouest de la paroisse (aujourd'hui commune), entre le Caudeau et la Ruchelle. Les Aubouard s'y tiennent dès 1669, les Chout et les Charbonier au tournant de 1680 ; puis, sur tout le XIXe siècle, deux fermes de métayers (qui exploitent une terre contre une part des récoltes) — Mouyna, Bannes, Prévot, Chantegrel, Marcou — s'y succèdent et s'y marient entre elles. Le cadastre de 1824 (plan cadastral) y compte deux implantations bâties, stables jusqu'à aujourd'hui ; en 1946, un ménage polonais y est recensé sous la rubrique d'un moulin dont la place exacte reste à trouver. 44°57′00″ N — 0°40′01″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre La Brugère-Nord (B), La Brugère-Sud (A), ≈ 41,1 ha Croupe entre Caudeau et Ruchelle ↖ Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1669La Brugieresépulture, domicile d'un laboureur — lecture disputée 1671La Burgierebaptêmes de la famille Aubouard 1682-1707La Brugiereregistres paroissiaux, Chout, Vidal, Malmontagne 1816-1826Labrugèreétat civil, cadastre — « La Brugére. » sur le plan B1 1859LabruyèreDes Moulins, catalogue botanique 1946 →La Brugèrerecensements ; cadastre actuel, deux sections En bref La Brugère est un petit village de laboureurs, de tisserands et de charpentiers, sur une croupe au nord-ouest de la commune. Sa première mention est disputée : en 1669, un laboureur nommé Pierre Aubouraud habite « La Brugiere » ou « La Bougiere » ; la forme « La burgiere » est nette dès 1671. Les Aubouard, les Charbonier et les Chout y vivent au XVIIe siècle ; puis, au XIXe, deux fermes de métayers se succèdent (Mouyna, Bannes, Prévot, Chantegrel, Marcou). Le plan de 1824 montre trois bâtiments en deux groupes, que l’on retrouve aujourd’hui. En 1946, un ménage de nationalité polonaise est recensé sous la rubrique « Moulin [de] Labrugère », dont la place exacte reste à trouver. On connaît bien les habitants, mais pas encore les propriétaires des terres. Le siteUne croupe entre deux ruisseaux Au nord-ouest de la paroisse, sur la limite de Clermont La Brugère occupe le nord-ouest de la commune, à environ 3,1 km à vol d'oiseau du bourg de Saint-Félix, près de la limite de Clermont-de-Beauregard. Le hameau se tient sur une croupe entre le Caudeau, au nord, et la Ruchelle, au sud. Les Granges sont à l'est ; Belair, Rouna et Lalande au sud ; La Blénie et La Vernelle plus au sud-ouest — des voisinages qui expliquent une bonne part des réseaux de témoins et de mariages retrouvés dans les registres. Source secondaire : répertoire des lieux-dits établi pour cette étude ; lu sur l'original : plan IGN La cote « 158 » de la carte d'état-major est placée sur la croupe, à l'est du noyau bâti ; elle ne donne l'altitude d'aucune maison en particulier. Le paysage actuel associe bois, clairières, bâtiments, chemins et pièces d'eau ; le relevé LiDAR (mesure au laser du relief) n'y montre aucun enclos ni plate-forme ancienne hors des emplacements déjà bâtis en 1824. Le site aujourd'hui. Extrait du plan IGN : le hameau tient sur une croupe étroite, sans eau directement sur place. Le nom cadastral moderne couvre deux ensembles distincts : La Brugère-Nord (section B, environ 33,9 ha) et La Brugère-Sud (section A, environ 7,2 ha), soit 41,1 ha réunis — bien au-delà du petit noyau habité ancien. Il faut distinguer ce périmètre de terres, le hameau lui-même et la route qui en porte le nom. Source secondaire : données du Cadastre Etalab, 23 septembre 2026 Le nomDe la bruyère au gaulois, une piste « Brugiera » : un terrain de bruyères Les formes rencontrées dans les sources appartiennent principalement à la série Bougiere / Burgiere / Brugiere / Brugière / Brugère, auxquelles s'ajoutent Bruyère et les écritures soudées avec l'article, Labrugère, Labrugière, Labruyère. Toutes les variantes relevées ne sont pas également assurées : « Laboyguier[?] », « Bourguine[?] » ou « Bouyrie[?] » restent des lectures à ne pas transformer en noms historiques certains.Variantes non toutes assurées Robert Geuljans rapproche le dérivé occitan brugiera d'un terrain portant des bruyères, et rattache, avec prudence, la racine à un mot gaulois. Cette famille lexicale explique bien La Brugère, et la traduction française « La Bruyère » employée au XIXe siècle. C'est une étymologie probable, pas une preuve d'occupation gauloise ni une description botanique du site. Source secondaire : R. Geuljans, 2013 ; hypothèse pour l'application au lieu La première mention, disputée Le 6 novembre 1669, le curé Jean de Baget enterre Marguerite Fridaud [?] (lecture incertaine), environ 63 ans, morte la veille dans sa maison de La Blénie. Parmi les accompagnants figure son beau-frère, Pierre Aubouraud, laboureur, habitant « La Brugiere » ou « La Bougiere » (lecture disputée : « La brugiere » selon deux lectures, « la Bougieres » selon une troisième), sur ce feuillet marqué « PAGE TACHÉE ». La série des Aubouard, qui occupe clairement La Burgiere/Brugiere deux ans plus tard, rend le rapprochement avec La Brugère très probable, et la lecture « Brugiere » le renforce plutôt ; la lettre elle-même reste disputée. Hypothèse très probable ; lecture paléographique incertaine AD24, 5 E 409/1, v.92 droite. « …habitant du[dit] village de La Brugiere [ou Bougiere] sa paroisse… » — la plus ancienne mention très probable du lieu, sur un feuillet endommagé. Deux mois plus tard, le 5 janvier 1670, un nouveau-né Aubouaud [?] meurt au même lieu ; la forme écrite du nom de lieu, de nouveau, hésite entre « La bougiere » et « brugiere ». Ce n'est qu'en 1671 que la forme se stabilise sans discussion possible.Écriture discutée AD24, 5 E 409/1, v.105 gauche. Sépulture du 5 janvier 1670 : même famille, même hésitation d'écriture sur le nom du lieu. Le 27 septembre 1671, Jean Aubouard, laboureur, et Marie Priat font baptiser leur fils Jean, né le 21 ; la marraine est Peyronne Bizac, femme de Pierre Aubouard, également laboureur du lieu. Cette fois la graphie « La burgiere » est nette, et le lien de parenté entre les deux couples — Pierre est le grand-père du petit Jean — donne une véritable installation familiale, pas un domicile isolé.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v.186 droite. « …habitans au lieu de la B[u]rgiere sa paroisse… marraine Peyronne Bizac femme de Pierre Aubouard… habitant dud lieu de La b[u]rgiere. » 1669–1707Laboureurs, tisserand, charpentiers Les Aubouard, puis les Charbonier et les Chout Les baptêmes et sépultures de filles prénommées Jeanne se succèdent dans la famille Aubouard en 1672, 1674 et 1675 ; leurs mères sont transcrites Marie Pujol [?], Priat, Poiat — la continuité du père et du domicile rend une même famille probable, sans que les variantes du nom maternel excluent une homonymie. François Aubouard, clerc au lieu, intervient comme parrain ; en 1678, Pierre Aubard est encore qualifié de grand-oncle d'un enfant mort au Grand Boyrat. Lu dans un relevé, non sur l'original ; hypothèse pour l'équivalence des variantes Une famille de charpentiers s'installe en parallèle : Pierre Charbonier, dont le patronyme varie Charbonnie/Charbonnier/Chaubonie, est régulièrement dit charpentier, puis maître charpentier ; son frère Jean l'est aussi. Une fille meurt en 1672, un fils Pierre naît et meurt en 1674 à cinq mois. L'épouse de Pierre apparaît sous des lectures difficiles — Peyronne Vionhac [?], Biousac, Vinsac [?] — et l'inhumation d'un beau-fils en 1676 indique une famille recomposée, sans que le premier mariage soit retrouvé.Lu dans un relevé, non sur l'original ; hypothèse pour l'identité de Peyronne Pierre Chout dit Bounet, 1682 Le 7 septembre 1682 est enterré Pierre Chout dit Bounet, environ 75 ans, mort la veille à La Brugière. Son fils Estienne, laboureur du même lieu, et son fils Elie dit Violette, de La Farguette, assistent au convoi : l'acte établit deux domiciles pour deux fils du même défunt, sans dater l'installation du vieux Pierre lui-même.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, v.54 droite. « …Pierre Chout dit Bounet, aagé de septante-cinq ans ou environ… deceda… a la Brugiere… Estienne Chort laboureur fils dud deffunct et de lad Brugiere… Elie Chort dit Violette laboureur fils dud deffunct et de la Farguette. » D'autres Chout/Chort se marient et se reproduisent au lieu jusqu'en 1707 : Estienne × Catherine Delcos, Pierre × Linote Lambert, Jean × Jeanne ou Anne Grenier/Grangier. Le 29 septembre 1689, Antoine Malmontagne, charpentier d'environ 55 ans venu du Rabard, épouse une veuve du lieu, Peyronne Pruslet [?] — changement de résidence associé au mariage, sans preuve d'acquisition immobilière. En 1705 meurt Anne Grangier, 35 ans, « au Village de La Brugere » ; en 1707, Jean Chor épouse Elizabet Alary, de La Vernelle.Lu dans un relevé, non sur l'original Le XVIIIe siècle : Coste, puis les derniers ménages d'Ancien Régime Après une lacune documentaire, le couple Jean Coste × Jeanne Chadourne a une fille Peyronne en 1743, un fils Pierre en 1746, Jérôme en 1754. Fin de siècle : Blaise Perrot × Marie Regnier (1780), Pierre Lavandier/Favandier × Marguerite Lambert, Jean Telliet/Thelliet × Marguerite Desplat, puis Antoine Lafon × Marie Vigoulet — cette dernière alliance annonce le nom qui reviendra sous la Révolution.Lu dans un relevé, non sur l'original ; raccordements hypothétiques Jeanne Bonfils « de la Brugère » : une piste, pas une propriété Une liste publiée en 1989 des religieuses des Filles de la Foi de Périgueux nomme Jeanne Bonfils de la Brugère, née le 23 septembre 1734 à Saint-Félix-de-Villadeix, ayant prononcé ses vœux le 10 octobre 1762, et fait sa soumission aux lois le 1er ventôse an II (19 février 1794). Le surnom rend plausible une relation de sa famille avec le lieu, mais la publication ne donne ni ses parents, ni une naissance au hameau, ni un acte de propriété : le dossier ne permet donc pas de placer une branche Bonfils à la tête du domaine. Source secondaire, imprimé lu ; hypothèse expressément limitée Le Périgord révolutionnaire, 1989, p.158 (PDF p.160). La notice publiée de Jeanne Bonfils de la Brugère ; son surnom n'établit pas une propriété. 1793–1826Rigoulet, Favareille, Mouynat Deux réseaux au sortir de la Révolution Les premières années de l'état civil montrent deux familles principales. Jean Rigoulet/Vigoulet et Catherine Querlet/Grellety [?] ont des jumeaux nés le 15 septembre 1793 à La Brugère, morts tous deux dans les mois suivants ; Catherine meurt elle-même en 1795. Après le mariage de 1797 avec Jeanne Galvert, la famille se relie par alliance aux Lafon de La Vernelle. Jean Rigoulet est dit métayer à son décès de 1815.Lu dans un relevé, non sur l'original La famille la plus durablement suivie est celle de Jean Mouinat/Mouynat/Mouyna et Marie Teulet/Teullet, présente dès 1794. Une naissance de Jean, le 28 brumaire an XIV (19 novembre 1805), donne le père à 40 ans, demeurant avec Marie Teulet à La Brugère — c'est ce Jean qui deviendra, trente ans plus tard, le chef de l'un des deux ménages métayers du hameau. Lu sur l'original Le 28 septembre 1816, Guillielme Mouynat, fille du couple, épouse Jean Virol, ancien soldat au 102e régiment de ligne, réformé à Bordeaux le 3 mai 1815. L'acte qualifie son père « Jean Mouynat, laboureur métayer » à Labrugère — première mention explicite du statut de métayer pour cette famille.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1816, v.17 droite. Mariage Virol–Mouynat, 28 septembre 1816 : Jean Mouynat qualifié « laboureur métayer ». Étienne Favareille, propriétaire cultivateur Le 8 février 1819, une fille d'Étienne Favareille et Jeanne Langlade, demeurant tous trois à La Brugère, épouse Gabriel Magnat, de Rounat. Étienne est expressément dit propriétaire cultivateur — une qualification sociale et foncière qui ne précise pas quels biens il possède, ni s'il est propriétaire de toutes les maisons du lieu. La date de naissance de l'épouse est le 3 vendémiaire an V (le relevé portait « 3 frimaire », mais le mot est nettement plus long et se termine par « -émiaire »). Lu sur l'original ; correction du relevé AD24, 5 E 409/6, mariage n°4, v.04 droite ; suite v.06 gauche. Étienne Favareille, « propriétaire cultivateur », domicilié à Labrugère. Le croisement hors du seul dossier de La Brugère retrouve le mariage Favareille–Langlade le 9 octobre 1792, puis leur résidence à Pommegal jusqu'en 1811 au moins ; Étienne n'apparaît à La Brugère qu'en 1818-1819. Le mécanisme du changement — achat, héritage, autre bien — n'est pas documenté. Étienne meurt à Lalande en 1831 ; Jeanne Langlade meurt à Caveroussie en 1842 : la mobilité de la famille est bien documentée, aucune vente du lieu ne l'est. Lu dans un relevé, non sur l'original ; mécanisme foncier inconnu Ce que montre le plan de 1824 La feuille B1, section B dite La Peyrouze, porte « La Brugéra/Brugére. », avec un accent visible. Elle montre trois emprises bâties réparties en deux groupes, séparés d'environ 130 m : à l'ouest, un corps en U ouvert au sud et un petit bâtiment carré isolé, rattachés à la parcelle 5 ; à l'est, un long bâtiment en L, parcelles 2/1/3. Le tableau d'assemblage simplifie le dessin en deux groupes rouges ; il ne faut pas réduire à deux le compte de la feuille parcellaire. Le plan ne distingue pas logements, granges et étables. Lu sur l'original AD24, 3 P 34619, section B1, 1824. « La Brugéra/Brugére. » — trois emprises bâties en deux groupes, un U à l'ouest et un L à l'est. 1829–1878Mouyna, Bannes, Prévot, Chantegrel Deux fermes de métayers, tout un siècle En 1836, les deux ménages du hameau sont très probablement Mouyna–Perrot et Bannes–Greil, soit douze personnes. En 1851, la liste porte onze habitants en deux ménages et qualifie explicitement les deux chefs de métayers — c'est le statut établi pour cette date, non une propriété présumée des exploitants. Lu sur l'original, recensement 1851 AD24, recensement 1851, vue p.15. Deux ménages, onze personnes ; les chefs Bannes et Mouyna sont tous deux « Métayer ». Les Bannes sont déjà au lieu en 1832. Leurs filles se marient hors du hameau — à Cavigne, Magori, Bergerac — sans que les deux mariages de « Marie Bannes » ne doivent être confondus : ce sont deux sœurs distinctes.Lu dans un relevé, non sur l'original Après la mort de Jean Mouyna le 23 décembre 1855, sa veuve prend la tête du ménage. Le 18 septembre 1856, une de leurs filles, Marie Mouynat — née en 1838, distincte de sa sœur aînée née en 1829 et déjà mariée à Jean Chaussard en 1851 — épouse Jean Chantegrel, du Pavillon à Maurens.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/10, v.04 droite. Mariage Chantegrel–Mouynat, 18 septembre 1856 : la cadette des filles Mouyna, distincte de sa sœur mariée à Chaussard en 1851. Le maximum de la série documentée est atteint en 1866 : quatorze habitants dans deux ménages, Prévot (huit personnes sur trois générations, avec petits-enfants) et Chantegrel (six personnes, dont une servante Virol). Lu sur l'original AD24, recensement 1866, p.09 droite, lignes 11-24. Quatorze habitants, deux ménages — le maximum de la série disponible. Jacques Prévot meurt au lieu en 1875, natif de Saint-Julien-de-Crempse, parents inconnus. En 1876, un ménage Pierre Prévot–Anne Carbonnel, revenu de La Pouleille, prend le relais ; la veuve Chantegreil meurt ensuite à Cantegrel en 1878. Le ménage Chantegrel–Mouyna, lui, ne figure plus au lieu en 1872 : sa destination n'est pas établie.Lu dans un relevé, non sur l'original Le mariage Mouyna–Marcou, 1863 Le 14 avril 1863, Pierre Mouyna, 21 ans, fils de Jean et Jeanne Perrot, épouse Jeanne Marcou, 19 ans, de Bélair, fille d'Antoine Marcou et Jeanne Priat. L'acte cite les décès des parents Mouyna en 1855 et 1859. Une contradiction est conservée sans être forcée : la naissance du marié est donnée au 20 juillet 1841 dans cet acte, mais au 28 septembre dans sa propre notice de naissance.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/11, v.05, acte n°3. Mariage Mouyna–Marcou, 14 avril 1863 ; filiation et domiciles La Brugère / Bélair. Les époux Mouyna–Marcou vivent d'abord à Bélair (1864-1877) ; leur installation à La Brugère est certaine à la naissance de Léonie en 1880. Leur fils Antoine Mouyna, marié en 1890 à Catherine Carbonnel, y aura deux enfants en 1893 et 1895 ; l'acte de 1893 qualifie les deux parents de cultivateurs métayers.D'après le relevé des registres ; lu sur l'original pour 1893 1847Une « maison neuve » Bâti et paysage, du plan de 1824 à aujourd'hui La qualification « maison neuve » apparaît le 7 septembre 1847, jour de naissance de Bernard, fils de Gabriel Blondel et Catherine Sartral [?], à la « maison neuve de Labrugière[?] » — signature du père lisible « Brondel ». Le mot « neuve » ne permet pas de dater une construction précise ni de localiser laquelle des deux implantations il désigne ; il peut aussi bien désigner une portion nouvellement occupée du bâti existant. Lu sur l'original ; localisation non établie AD24, 5 E 409/9, naissance n°8, v.05 droite. Naissance déclarée dans une « maison neuve de Labrugière[?] » ; la fin du toponyme est peu nette. Le résultat robuste, en comparant le cadastre de 1824 aux cartes et photographies aériennes successives — Cassini, Belleyme, état-major, orthophotographies (photos aériennes) historiques et actuelles — est la stabilité générale des deux implantations depuis 1824. Dire qu'une maison actuelle est exactement celle des Aubouard, ou qu'une maçonnerie remonte au XVIIe siècle, dépasserait les preuves réunies.Hypothèse fondée sur comparaison visuelle Cassini, XVIIIe s. Le nom « la Brugere » est lisible ; le symbole associé est très décalé vers l'ouest dans l'extrait géoréférencé. Belleyme, planche 22. « la Brugere », un symbole de ferme en élévation et un rectangle plus occidental : deux indications bâties compatibles avec la disposition ultérieure. Carte d'état-major, XIXe s. Groupe de maisons rouges, cote 158 sur la croupe, petite parcelle de teinte gris-violet — vigne probable selon la légende de cette carte. Orthophotographie contemporaine. Noyau oriental avec bâtiments allongés, site occidental partiellement masqué par les arbres ; pièces d'eau au sud-est. 1859Un témoin botanique Les coteaux arides de La Bruyère, selon Des Moulins Le Catalogue raisonné des phanérogames de la Dordogne, supplément final publié en 1859 par Charles Des Moulins, contient quatre mentions, lues sur les images de l'imprimé, sous les formes Labruyère / La Bruyère, avec Saint-Félix-de-Villadeix expressément nommé. Les observations sont attribuées à Oscar de Lavernelle. Le rapprochement avec La Brugère est très probable, conforté par l'usage « labruyère » chez le chanoine Brugière quelques décennies plus tard.Lu sur l’imprimé ; hypothèse très probable Des Moulins, 1859, p.661 (Internet Archive mobot31753002146006, n°214). Prunella grandiflora signalée « sur les coteaux arides de La Bruyère », commune de Saint-Félix. Les autres mentions concernent Helianthemum fumana (p.470), Platanthera chlorantha, rare « sur le versant oriental des coteaux » (p.709-710), et Lolium italicum (p.832). Ces observations renseignent la diversité des stations et l'ouverture de certains coteaux au milieu du XIXe siècle ; elles ne constituent pas un inventaire actuel de la flore du lieu. 1901–1926Colon, Marcou, puis Marcon Un seul ménage, une naissance, une mort pour la France En 1901, La Brugère ne compte plus qu'un ménage recensé, six personnes : Mathurin Guillaud, 50 ans, Julie Babu, 46 ans, leur fille et trois neveux ou nièce. La liste précise « Colon » dans la colonne relative à la situation d'exploitation — un mot que le dossier conserve tel quel, sans le résumer en « cultivateur exploitant » ni le transformer en titre de propriété.Lu sur l'original Les Marcou–Chadourne, établis à La Brugère en 1876, se retrouvent à Lavernelle en 1894 ; leur fils Jean, né à La Brugère le 7 mai 1876, revient au lieu vers 1907-1908 avec son épouse Jeanne Vézy. Antoine Pierre Marcou, né au lieu, mort pour la France L'acte du 6 octobre 1914, n°4, enregistre la naissance, la veille à 23 heures, d' Antoine Pierre Marcou. Le rédacteur avait écrit deux fois « Bel Air », pour la naissance et le domicile ; ces mentions sont biffées et remplacées en marge par « Labrugère », avec paraphe — c'est le lieu corrigé qui doit être retenu. Le prénom du père, 38 ans, est surchargé d'une tache d'encre et ne se lit pas sûrement ; on devine des jambages compatibles avec « Ferdinand » (cohérent avec le recensement de 1921), sans certitude suffisante pour l'affirmer. Lu sur l'original ; prénom du père incertain AD24, 5 E 409/16, acte n°4, v.03 gauche. Naissance d'Antoine Pierre Marcou : « Bel Air » biffé deux fois, corrigé en « Labrugère » avec paraphe. La base institutionnelle Mémoire des hommes identifie Antoine Pierre Marcou, né le 5 octobre 1914 à Saint-Félix-de-Villadeix, militaire, Mort pour la France le 28 avril 1945 à « Nebanitz », cause bombardement, dossier SHD Caen AC21P82983. La date et la commune de naissance assurent le raccordement avec l'enfant de La Brugère ; le dossier militaire n'a pas été consulté, et une éventuelle captivité n'est pas retenue comme fait acquis. Source secondaire, base institutionnelle ; dossier militaire non consulté 1946Un ménage polonais, une rubrique à préciser « Moulin [de] Labrugère » : une précision de la liste de 1946 En 1931-1936, le ménage est celui d'Albert Bordas et de son épouse, avec leur enfant et les parents du chef. En 1946, la liste nominative inscrit un nouveau ménage — un couple de cultivateurs et leur enfant, trois personnes de nationalité polonaise — non pas sous la simple rubrique « Labrugère », mais sous l'en-tête vertical « Moulin [de] Labrugère », qui chapeaute deux rubriques successives, « Labrugère » puis « Blanchard » (deux moulins distincts). Le tableau récapitulatif communal, lui, agrège ce ménage sous l'intitulé abrégé « Labrugère » (1 maison, 1 ménage, 3 individus, 0 français, 3 étrangers), sans reprendre la mention « Moulin ». Lu sur l'original Un moulin, pas nécessairement le hameau de 1824 La liste de 1946 ne porte pas seulement la rubrique « Labrugère » : l'original précise « Moulin [de] Labrugère ». Cela ne change ni le nombre de personnes ni leur nationalité, mais le bâtiment habité en 1946 pourrait être un moulin dépendant de La Brugère — sur le Caudeau ou la Ruchelle, cours d'eau encadrant le site — plutôt que l'une des deux implantations du hameau dessinées au cadastre de 1824. Aucune autre pièce ne démontre cette correspondance. AD24, 106 W 71, récapitulation communale 1946. Ligne « Labrugère » : 1 maison, 1 ménage, 3 individus, 3 étrangers — sans la mention « Moulin » que porte la liste nominative. Le nom de famille se lit Szulezyk [?], normalisé « Szulczyk » dans le relevé — une normalisation qui demanderait une pièce d'état civil pour être confirmée. La liste n'indique ni la date d'arrivée en France, ni le statut de réfugié, ni les circonstances de l'installation. Les prénoms de la mère et de l'enfant ne sont pas repris ici. Lecture du patronyme à confirmer Un feuillet daté du 15 février 1951 donne pourtant, pour Labrugère, 1 maison, 1 ménage, 11 habitants — chiffre en contradiction frontale avec les trois personnes de la liste nominative et de sa récapitulation. Son titre précise pourtant qu'il est établi « d'après le recensement de mars 1946 ». Aucune ligne séparée « Moulin de Labrugère » n'y apparaît, contrairement à d'autres moulins de la commune (Besson, Blanchard, Lapeyrouse, Rabard) qui y figurent chacun à part : le rédacteur de 1951 semble, lui aussi, avoir fondu le moulin dans la seule ligne « Labrugère », sans expliquer l'écart de 3 à 11. Ce tableau n'est pas traité comme un recensement autonome de 1951, mais comme une anomalie documentaire.Lu sur l'original ; écart non résolu AD24, 106 W 71, feuillet intercalé, 15 février 1951. « Liste alphabétique des hameaux… d'après le recensement de mars 1946 » : 11 habitants à Labrugère, contre 3 sur la liste nominative — anomalie non résolue. Aujourd'huiÉlevage, camping, terres agricoles Un hameau habité, une ancienne étable transformée La Brugère demeure un lieu-dit habité reconnu par l'IGN. Un établissement d'élevage relevant de la catégorie ovins et caprins y est recensé, avec une date administrative de création au 1er janvier 1982 — une date qui ne marque ni le début de l'agriculture au lieu ni celui du camping. Le camping La Brugère, route de la Brugère, est décrit par les annuaires consultés comme un terrain de 25 emplacements avec étang, avec une ancienne étable transformée en espace commun et bar ; la date d'ouverture et les phases de travaux n'ont pas été retrouvées. Source secondaire : IGN BD TOPO, SIRENE, fiches d'annuaires touristiques Le relevé RPG 2024 (déclarations des parcelles agricoles) identifie environ 1,5 ha de parcelles agricoles déclarées dans les deux périmètres cadastraux : prairie permanente, culture pérenne à biomasse et une petite surface de maïs. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 classe l'essentiel du périmètre en zone naturelle et agricole. Aucun particulier actuel n'est nommé dans ce dossier. Et maintenantCe que seul Périgueux peut dire La limite foncière : occupants connus, propriétaires à retrouver Les trois registres paroissiaux et treize registres d'état civil ont été lus ; dix-sept années de recensement, trois relevés cadastraux et six observations cartographiques ont été examinés. Aucun terrier, hommage, accensement (actes où un seigneur consigne ses terres et les redevances dues) ou bail propre à La Brugère n'a cependant été retrouvé ; les occupants — Aubouard, Chout, Mouyna, Bannes, Prévot, Marcou — sont bien mieux connus que les propriétaires et les transmissions du sol. À consulter en salle AD24, 63 P 1716État de sections, s.d. : nature, propriétaire et contenance des parcelles B1 à 11, dont 5 et 2 probables — correspondance exacte des deux groupes bâtis de 1824. AD24, 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : comptes des Favareille, Bonfils et autres propriétaires ; mutations en regard des métayers Mouyna et Bannes. AD24, 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : contrôler le « 1 maison » de la notice Brugière vers 1884, entrées et sorties du bâti. AD24, 63 P 1547/1-3Non-bâti 1914-1955 et bâti 1910-1955 : passage Marcou/Bordas/ménage de 1946, identité des propriétaires, sans présumer que les occupants possèdent. AD24, Q116 · 68H3Références citées par l'article de 1989 sur Jeanne Bonfils de la Brugère : identité et parents, sens exact du surnom. AD24, 3E8665-8696Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : baux et reconnaissances concernant La Brugère, les Coste et les Chadourne. AD24, 3E9422-9438 · 3E21807François Gontier puis Gonthier, Saint-Laurent-des-Bâtons : installation des Favareille et baux des Mouynat, aucun acte spécifique repéré à ce jour. SHD, Caen, AC21P82983Dossier militaire d'Antoine Pierre Marcou : circonstances et lieu exact du décès du 28 avril 1945, éventuelle captivité à vérifier. AD24, 106 W 71Suite du recensement de 1946 et du feuillet de 1951 : expliquer l'écart de 3 à 11 habitants, chercher un document de mise à jour. MairieListes de recensement manquantes (1886, 1896, 1906, 1911) : peut-être conservées en double en mairie. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_cabane/ — La Cabane en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Cabane en Villadeix Un village de laboureurs (paysans qui cultivent la terre), de tisserands et d'artisans, attesté avec certitude dès le 16 février 1668 — et qui, loin d'être une maison isolée, compte encore sept ménages et vingt-neuf habitants en 1841. On y suit les Pons pendant six générations, les Gontier, puis les Lambert et leurs trois filles prénommées Élisabeth, avant qu'une famille italienne en 1931 et une famille polonaise en 1946 ne referment, pour l'instant, cette longue histoire de peuplement. 44°56′12″ N — 0°42′02″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C, 57 parcelles, ≈ 34,4 ha Cote d'état-major 179 m, au sud du noyau Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668La Cabane« village » ; première mention sûre des documents consultés 1668Las Cabanesmême registre, quelques mois plus tard 1693 · 1805Lacabanneregistre paroissial, puis état civil de l'an XIII XVIIIe s.la CabaneCassini, Belleyme 1824 · 1841Lacabaneplan cadastral ; « Lacabane (Village) » au recensement 1873Cabane (La), éc.Gourgues, qui la classe « écart » 2026LA CABANEcadastre ouvert, IGN, OSM (aussi « La Cabanne ») En bref La Cabane est un village de laboureurs, de tisserands et d’artisans, attesté avec certitude dès le 16 février 1668 ; une mention de 1656, citée par Gourgues pour un chemin voisin, reste une simple piste. Les actes y suivent les Pons sur plusieurs générations, puis les Gontier et les Lambert, avec leurs trois filles prénommées Élisabeth. En 1824, le plan cadastral dessine huit masses bâties ; en 1841, le recensement compte sept ménages et vingt-neuf habitants, puis leur nombre baisse jusqu’à sept personnes en 1946. Une famille italienne y vit en 1931 et une famille polonaise en 1946. Aujourd’hui le lieu est toujours habité, entouré de noyers et de bois. Reste à retrouver qui possédait les maisons et les terres, ainsi que la notice d’un souterrain (cluzeau) qui porte le nom du lieu. Le siteUn village, pas une ferme Entre les bois et les terres, au nord de Berthier La Cabane se trouve dans la partie orientale de Saint-Félix-de-Villadeix, au nord de Berthier et près du territoire de Saint-Marcel. L'habitat s'organise le long du chemin qui dessert Berthier, entre des bois à l'ouest et des terres ouvertes, aujourd'hui largement plantées de noyers, à l'est. La carte d'État-major porte une cote 179 m au sud du noyau ; elle ne donne pas pour autant l'altitude de chaque maison. Cadastre 1824 · État-major · orthophotographies (photos aériennes) Les documents anciens parlent de village, puis les recensements distinguent plusieurs maisons et ménages ; Gourgues le classe comme écart en 1873. Les mentions de propriétaires, de journaliers (ouvriers payés à la journée), de métayers (qui exploitent une terre contre une part des récoltes) et d'artisans montrent une histoire sociale plus variée que celle d'une exploitation unique. Aucun acte consulté ne qualifie La Cabane de repaire, maison noble, château ou moulin : des parrains titrés interviennent bien dans les baptêmes de ses habitants, mais leurs titres et leurs domiciles renvoient à Berthier, non à La Cabane. 1824 : huit masses bâties sur le plan principal, réparties entre le noyau central et deux bâtiments à l'ouest. Le plan ne nomme pas les propriétaires. AD24, 3 P 3 4622, section C, deuxième feuille. Le lieu-dit cadastral actuel couvre environ 34,44 hectares et 57 parcelles de la section C. Ce périmètre fiscal contemporain n'est ni celui d'une propriété unique ni une restitution de l'étendue du village au XVIIe siècle. Les noms cadastraux et IGN sont respectivement LA CABANE et la Cabane ; OpenStreetMap emploie aussi La Cabanne. Le nomUne cabane, sans preuve d'un berger Le mot le plus simple — et le moins prouvé Le nom appartient à la famille du français cabane. Le Dictionnaire de l'Académie française rattache ce mot au provençal cabana et au bas latin capanna. Ce rapprochement lexical convient à un nom d'habitat modeste ; il ne prouve ni une origine pastorale particulière, ni une « cabane de berger » précise, ni la date de création du lieu. Aucune étymologie locale développée par Dauzat, Rostaing, Nègre ou Geuljans n'a été retrouvée pour ce site. Rapprochement lexical, non une étymologie locale démontrée Les écritures fluctuent entre un ou deux mots, un ou deux n, et parfois le pluriel. Elles ne suffisent pas à distinguer des établissements différents. Inversement, une même forme écrite peut désigner un homonyme dans une paroisse (ancienne commune religieuse) voisine : c'est le problème de deux actes de janvier 1669, où une « La Cabane de la paroisse de Saint-George » apparaît — la commune voisine de Saint-Georges-de-Montclard possédant elle aussi un nom de lieu cadastral La Cabane. Ces mentions sont conservées comme un homonyme non résolu, sans en déduire un changement de paroisse pour notre village entre 1668 et 1669. Homonyme de Saint-Georges, non résolu Avant 1668Une piste, un cluzeau 1656 : un chemin, pas encore une mention certaine À la page 73 de son dictionnaire, Gourgues situe un « Chemin de Trote-Grue » dans la commune de Saint-Félix, « près de la Cabane? », puis donne 1656 (Acte not.). Le point d'interrogation est nettement imprimé. L'acte notarié n'a pas été retrouvé et le dictionnaire n'en donne pas ici le notaire ni la cote. On ne peut donc écrire « La Cabane est mentionnée en 1656 » sans réserve : ce qui est certain est la citation d'un chemin de 1656 et une localisation proposée en 1873, dix-sept ans avant la première mention sûre du village lui-même. Gourgues, 1873, p. 73. « Chemin de Trote-Grue […] près de la Cabane? […] 1656 (Acte not.) ». Le point d'interrogation appartient au texte imprimé. Le cluzeau et les cavités Le site d'histoire locale de Marie-France Castang-Coutou mentionne un souterrain de La Cabane (un « cluzeau » : souterrain aménagé) parmi les souterrains-refuges attribués au Moyen Âge dans la commune, en renvoyant à Serge Avrilleau, Cluzeaux et souterrains du Périgord, 2004. L'ouvrage lui-même n'a pas été consulté : sa notice, son plan et son argument de datation restent à retrouver. Source secondaire, ouvrage non consulté L'inventaire BRGM/Géorisques de la commune contient une entrée AQIAA0006780, « CLUZEAU DE LA CABANE », classée « ouvrage civil », avec orifice visible, à environ 380 mètres au nord-ouest du point de repère du lieu-dit, dans le polygone cadastral actuel de Cantegrel. Il faut conserver simultanément le nom enregistré et la divergence géographique : un repérage par simple position géographique aurait écarté cette fiche ; elle est retenue ici à cause de son nom, sans déplacement arbitraire du point. Trois fiches voisines, « GROTTE DE LA CABANE N° 1, 2 et 3 », partagent exactement les coordonnées de trois fiches nommées grottes de Lavalette : ce groupement de points ne permet pas de placer six entrées distinctes sous une maison, ni d'assimiler les grottes naturelles au cluzeau aménagé. Aucune structure archéologique nouvelle n'a été identifiée avec assurance sur l'extrait LiDAR (relevé laser du relief) examiné. Localisation et datation du cluzeau à préciser sur place 1668–1792Un village de familles 16 février 1668 : Jeanne, du village de La Cabane Le curé baptise Jeanne, âgée d'environ quinze jours. Le père, laboureur, se prénomme Mathias/Matsias ; son patronyme reste très pâle (les crochets et points d'interrogation signalent une lecture incertaine), C[olon?]. Le nom maternel, [Guilhaumette?] Delb[os?], demeure également incertain. En revanche, le domicile se lit : les parents habitent au village de La Cabane, dans la présente paroisse. La localisation est donc plus sûre que les noms des deux adultes. Lu sur l'original 16 février 1668 (5 E 409/1, vue 20G). La première mention sûre du village de La Cabane ; plusieurs noms de personnes restent pâles. À partir des années 1669-1670, les registres font apparaître des Dalis/Dalir/Dalit, des Pons/Pory, des Gauville/Gamille, ainsi que le maçon Jean Bourgois. Giraud Dalis est dit tisserand lors d'un acte de 1670 ; plusieurs autres habitants sont laboureurs ou travailleurs de terre. Le mariage du 31 mai 1672 donne un point d'appui plus précis : le jeune époux, lu Arnauld Pons/Pory, environ seize ans, laboureur, fils de Mathias, épouse Catherine Gauville/Gamille, environ vingt-deux ans, fille de Jammes, venue du Cirier. Les baptêmes postérieurs du couple donnent au père les prénoms Géraud ou Guiraud : l'alliance et l'entourage rendent le rapprochement probable, sans équivalence certaine. Arnauld = Guiraud, probable non établi Les enfants attribués au ménage Guiraud Pons–Catherine Gauville comprennent ensuite Jeanne (1674), Pierre (1676), Anne (1677, morte en mai 1678), Mathias (1681), Léonard (1686) et Catherine (1689). Ces prénoms répétés et les décès en bas âge imposent de distinguer les personnes avant de raccorder les générations ; Pons, Pory, Poy, Poux et Pouts peuvent être des lectures ou des écritures proches d'un même patronyme. Les réseaux de parrainage venus de Berthier Le 25 février 1680, Izabeau Marti, née le 22, fille de Guilhem Marti, laboureur, et Jeanne Lavignie[?], est baptisée. Sa marraine est Izabeau Rouchoy[?], fille de Jaques Rouchoy[?], sieur (titre donné à un notable) de Lapeyrouze, qui réside à Bertie. Le titre appartient au parrainage venu de Berthier, non à un « sieur de La Cabane ». Le 14 novembre 1688, le baptême de Raimond Chor cite de même Raimond Rochon, « Sr de St felix », demeurant à La Pouleilhe. Ces deux actes confirment l'insertion des habitants dans un réseau dépassant le village, sans établir la propriété de ces seigneurs sur La Cabane. Lu sur les originaux Le 25 janvier 1689, le registre relate la mort d'une femme prénommée Léonarde, dont le patronyme n'est pas assuré, âgée d'environ trente ans. Passante demandant du pain, elle est tombée malade à La Cabane ; son enfant à la mamelle meurt quelques heures après elle. L'acte décrit une situation de détresse et deux décès rapprochés, sans fournir un diagnostic permettant d'affirmer famine, épidémie ou autre cause déterminée. 25 janvier 1689 (5 E 409/2, vue 214G). Décès à La Cabane d'une passante puis de son enfant à la mamelle. Le XVIIIe siècle, malgré une lacune documentaire notable entre 1708 et 1736, fait apparaître de nouveaux ménages : les Pestre/Petre à partir de 1737, les Ferrier, les Chaverou/Chauveron alliés à Rabard, les Lafage–Rougier et plusieurs femmes Teulet. Les Pons redeviennent nombreux au milieu du siècle : Jean Pons et Marie Lamy/Lami ont des enfants entre 1745 et 1767, dont plusieurs Étienne, et le 20 août 1777 naît Jean Pons, fils d'« Hetiene Pons » et d'Anne Cos/Bos[?] — l'enfant qui, en 1795, épousera Marguerite Lambert et rouvrira la chaîne des Pons pour tout le XIXe siècle. Lu sur l'original 1793–1866Les Gontier et les Pons Deux lignées, un patronyme commun et un titre qui n'est pas le leur Un premier couple Jean Gontier–Marguerite Bos est attesté à La Cabane au début de l'état civil, le père qualifié de journalier en 1795. Ce ménage ne doit pas être confondu, sans filiation supplémentaire, avec les Gontier portant le titre de sieur de Berthier, ni avec les notaires Gontier de La Valette. Le fils, né en 1795, épouse Marie Fournet le 28 janvier 1819 ; son père est alors dit propriétaire cultivateur — un changement de qualification réel entre 1795 et 1819, dont la cause n'est pas connue. Aucune filiation avec les Gontier de Berthier Leur fille Françoise Gontier épouse en 1843 Léonard Corsac (Corsat, Carsat), tailleur né à Bergerac. Le 29 juillet 1848, lors de la naissance d'un fils, Léonard est dit garde-champêtre particulier des principaux habitants de la commune de Saint-Félix — une précision importante : l'acte ne dit pas simplement qu'il serait l'unique garde communal. 29 juillet 1848 (5 E 409/9, naissances 1848, vue 3D–4G). Léonard Carsat, garde-champêtre particulier des principaux habitants de Saint-Félix. Jean Gontier, né en 1795, meurt à La Cabane le 25 février 1866, mais l'acte le dit domicilié à Lapelouzie, commune de Saint-Marcel : il faut donc distinguer lieu du décès et dernier domicile. La génération Carsat suivante demeure à La Cabane dans les années 1870, puis se retrouve à Berthier en 1881. Les Pons, de La Cabane à La Palue et Cavigne Le 27 janvier 1795, Jean Pons épouse Marguerite Lambert. L'acte nomme les parents du marié, Étienne Pons et Anne Bos, et fournit ainsi un raccord solide avec le baptême de 1777. Le couple a notamment Antoine (1801) et Anne (1805) ; Anne épouse en 1826 François Carbonel et sa descendance est suivie à La Palue. Le fils Antoine reste à La Cabane avec Marie Besse ; son décès en 1851 le donne fils d'Antoine Pons, alors que le mariage de 1795 nommait Étienne — une contradiction d'actes conservée, non résolue. Contradiction de prénom paternel non résolue Une seconde difficulté touche la fille Marguerite Pons, mariée à Pierre Teulet en 1852 : les actes donnent ses parents comme Jean Pons et Marguerite Besse, les recensements comme Antoine Pons et Marie Besse. La cohabitation Teulet–Pons rend l'identité très probable, sans permettre de réécrire les prénoms de l'état civil. Après 1861, cette branche est suivie à Cavigne : l'acte du 21 septembre 1876 y enregistre la mort de la veille d'Antoine Pons, soixante-quinze ans, né à La Cabane, veuf de Marie Besse, fils de Jean Pons et Marguerite Lambert — la pièce qui confirme le déplacement de cette génération. Lu sur l'original 21 septembre 1876 (5 E 409/12, décès 1876, vue 6G). Décès d'Antoine Pons, né à La Cabane, veuf de Marie Besse, domicilié à Cavigne. 1841Sept ménages, vingt-neuf âmes Les Lambert et leurs trois filles prénommées Élisabeth La branche Lambert durablement présente au XIXe siècle s'articule autour de Pierre Lambert, né vers 1795 à La Pouleille, et de Jeanne Chadourne, native de Lamouline (commune de Clermont). Henriette Roque, propriétaire dans la maisonnée de 1841 et morte à La Cabane en 1847, est explicitement la belle-mère de Pierre Lambert — une parenté directement établie, sans prouver que tous les biens de Lambert lui viendraient d'elle. Piste d'une transmission maternelle, non démontrée « Lacabane (Village) », 1841 : sept ménages et vingt-neuf habitants. AD24, 6 MI 22, images 0838-0839. Il faut distinguer trois filles portant le prénom Élisabeth, que les âges approximatifs des recensements ne suffisent pas à séparer : l'aînée, née en 1827, épouse Pierre Ferrié de Lafarguette en 1851 ; la seconde, née le 25 février 1836 à La Cabane, épouse Jules Feleyssant/Fileyssant de Rabard en 1862 ; la cadette, née en 1838, meurt célibataire à Rabard en 1914. En 1881, la rubrique de La Cabane donne une « Adline Lambert », quarante-trois ans, propriétaire sans profession, avec trois domestiques : l'âge concorde avec la cadette née en 1838, le prénom ne concorde pas. L'identification Adline = Élisabeth cadette reste une hypothèse forte, non un changement de prénom établi. Adline = Élisabeth cadette, hypothèse forte Une date de naissance corrigée Une notice thématique donnant à la veuve Fileyssant les dates 1870-1922 est erronée. L'acte de décès de 1922, lu sur l’original, indique sans ambiguïté une naissance à La Cabane le 25 février 1836 ; l'année 1870 correspond approximativement à la naissance de son fils, âgé de cinquante-deux ans au décès maternel. 1922 : l'acte de décès d'Élisabeth Lambert, veuve Fileyssant, donne une naissance à La Cabane en 1836, corrigeant la date 1870 d'un ancien relevé. AD24, 5 E 409/16, décès 1922, vue 1D, acte 1. En 1876, en 1881, deux exploitations sont clairement visibles aux côtés des Lambert : celle de Julien Lagrange et Jeanne Alary, cultivateur métayer, 32 ans en 1881. L'acte écrit « Julien » ; une lecture antérieure donnait « Jules », sans que la fin du mot permette d'exclure tout à fait cette forme. Les actes d'enfants de 1874-1882 donnent par ailleurs les prénoms Antoine ou Étienne pour le père : le ménage est rapproché par le conjoint et les enfants, les prénoms restant à réconcilier. Julien Lagrange, prénom à concilier avec les autres actes 1881 : une propriétaire, Adline Lambert, et un cultivateur métayer, Julien Lagrange, dirigent les deux ménages de La Cabane. AD24, recensement 1881, 6 MI 131, p08G. Greil et Virole, une autre continuité Antoine Greil, tisserand, et Philippe/Philippine Delmas sont rattachés à La Cabane de la fin de l'Ancien Régime au début du XIXe siècle. Leur fille Marie Greil épouse en 1825 Pierre Virole, laboureur venu de Berthier ; deux générations de Virole se succèdent ensuite, avec les variantes Virole, Virolle, Virot et Girole selon les relevés, qu'il faut comparer par conjoint et par âge sans en créer artificiellement plusieurs familles. Les Condeau, métayers, à partir de 1886 Le 3 mars 1886, Jean Condeau, né à Faux, épouse Marie Tabouy, résidant alors à Berthier ; le marié réside à La Cabane, mais son domicile légal reste à Monsac. Le contrat a été reçu le 21 février 1886 par Me Larobertie, à Sainte-Alvère. Lu sur l'original Récapitulation de 1946 : Lacabane compte deux maisons, un ménage et sept habitants ; les noms des enfants ne sont pas reproduits. AD24, 106 W 71, recensement 1946, p07G de la copie partagée. PopulationDe 29 à 7 habitants Le repérage recensement par recensement Il faut comparer les colonnes séparément : une maison n'est pas une masse bâtie du cadastre ; un ménage peut comprendre des domestiques ou plusieurs générations. Le maximum sûrement localisé dans les recensements exploités est de vingt-neuf personnes, en 1841 et en 1861. Le déclin entre le milieu du XIXe siècle et les derniers recensements est net mais irrégulier ; les causes économiques précises et les modalités de regroupement des exploitations restent à documenter. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Référence | 1836 | — | 7 attribués | 32 attribués | p03G-D ; attribution par recoupement, lieux non écrits | 1841 | — | 7 | 29 | 6 MI 22, p03D-p04G, « Lacabane (Village) » | 1846 | 4 | 4 | 20 | 6 MI 34, p11D-p12G | 1851 | 6 | 6 | 28 | 6 MI 56, p18-p19 | 1856 | 7 | 7 | 28 | 6 MI 72, p13D | 1861 | 6 | 6 | 29 | 6 MI 85, p08G-D | 1866 | 3 | 3 | 14 | 6 MI 96, p11G | 1876 | 4 | 4 | 18 | 6 MI 118, p05G-D | 1881 | 2 | 2 | 9 | 6 MI 131, p08G ; Lambert et Lagrange | 1891 | 3 | 3 | 11 | 6 MI 150, p08-p09 | 1901 | 4, dont 3 occupées | 3 | 17 | 6 MI 161, p07 ; Condeau, Foulquier, Mentha[?] | 1921 | 1 | 1 | 9 | 6 M 358, p05G ; Fournet-Lacombe | 1926 | 1 | 1 | 6 | 6 M 378, p03G | 1931 | 1 | 1 | 8 | 6 M 402, p03G ; famille Cattaï, italienne | 1946 | 2 (récap.) / 1 (liste) | 1 | 7 | 106 W 71, p01D et p07G ; famille Markiewicz, polonaise | Une feuille signée le 15 février 1951, jointe au dossier de 1946 mais expressément établie d'après le recensement de mars 1946, donne pour Lacabane deux maisons, un ménage et deux habitants — un chiffre qui contredit les sept personnes de la liste nominative et du récapitulatif de 1946. Ce n'est pas un nouveau recensement de 1951, et la baisse « de sept en 1946 à deux en 1951 » suggérée par une ancienne synthèse est retirée ici. Pas de chute de population entre 1946 et 1951 La feuille du 15 février 1951 se réfère explicitement à 1946 ; son chiffre de deux habitants n'est pas une nouvelle mesure de population mais une donnée en contradiction avec le recensement qu'elle prétend résumer. Une liste signée en 1951 mais établie d'après 1946 : son chiffre de deux habitants à Lacabane contredit la liste nominative de sept personnes. AD24, 106 W 71, feuille jointe, copie thématique p05. 1901–1946Guerre, immigration, renouvellement Un mariage de guerre, une famille italienne, une famille polonaise Le recensement de 1901 compte dix-sept habitants, trois ménages et quatre maisons, dont une inscrite sans occupant : la famille de Firmin Condeau et Marie Taboury (sept personnes, le chef cultivateur colon, c'est-à-dire exploitant la terre d'un propriétaire), le ménage Foulquier–Vergne (neuf personnes) et Julia Mentha[?] (un ménage). Jean Condeau meurt à La Cabane le 10 mars 1911, confirmant les liens du mariage de 1886 sans trancher la question du prénom Firmin porté par les recensements. Le 9 juillet 1918, Louise Fournet, couturière née à Sainte-Alvère et domiciliée à La Cabane, épouse Simon Laville, métallurgiste domicilié à Liorac. L'acte précise qu'il est en permission comme évadé d'Allemagne et décoré de la Croix de guerre — des qualifications lues dans l'acte de mariage, sans qu'aucun récit de captivité ou dossier matricule n'ait été retrouvé pour les développer. Lu sur l'original 9 juillet 1918 : mariage de Louise Fournet, de La Cabane, avec Simon Laville, dont l'acte mentionne l'évasion d'Allemagne et la Croix de guerre. AD24, 5 E 409/16, mariages 1918, vue 1D–2G. En 1921, le recensement ne porte plus qu'une maison et un ménage : Marguerite Fournet, née en 1870, avec sept enfants et son père Pierre Lacombe, soit neuf personnes — le rapprochement de Marguerite Fournet avec la Marguerite Lacombe de l'acte de 1918 étant étayé par la présence du père Lacombe au même foyer. En 1931, La Cabane compte huit habitants dans un seul ménage : le chef est Antonio Cattaï, né en 1883, avec Domenica, née en 1890, et six enfants, tous portés de nationalité italienne. En 1936, la famille est inscrite à Cavigne, où elle compte onze personnes ; les rubriques consultées ne permettent pas d'identifier une ligne autonome pour La Cabane en 1936, et il ne faut ni transférer les onze personnes au lieu ni inscrire zéro habitant comme un fait certain. Population de La Cabane en 1936 indéterminée En 1946, la rubrique Lacabane donne sept personnes, toutes portées de nationalité polonaise : le cultivateur François Markiewicz, né en 1903, Thécla, née en 1906, et cinq enfants. Aucune suite nominative complète après 1946 n'est incluse dans ce dossier ; les listes récentes de propriétaires ou d'occupants privés ne sont pas publiées. Le bâti1824 à aujourd'hui Huit masses en 1824, un site permanent depuis Le document fondamental est la deuxième feuille de la section C, 3 P 3 4622, du cadastre de 1824 (plan cadastral, dit napoléonien). Le plan principal montre huit masses bâties rouges distinctes : quatre dans le groupe nord, dont une petite annexe ; deux au sud du noyau ; deux à l'ouest. Ce décompte porte sur les emprises dessinées, non sur huit maisons d'habitation : une masse peut comprendre plusieurs parcelles, et un ensemble agricole peut comprendre plusieurs masses. Recompté une seconde fois Développement du noyau de La Cabane en 1824 : six masses centrales et leurs subdivisions ; les deux bâtiments occidentaux sont hors de ce détail. AD24, 3 P 3 4622, développement agrandi. Le plan permet de lire des limites, des surfaces bâties et des accès. Il ne nomme pas les propriétaires et ne distingue pas à lui seul maison, grange, étable, jardin ou cour pour chaque numéro. L'affectation de chaque bâtiment à Lambert, Gontier, Pons ou Virole doit attendre l' état de sections (63 P 1716) et la matrice cadastrale (registre des propriétaires ; 63 P 704), non consultées à ce stade. Cassini, XVIIIe s. Le symbole signale un habitat, sans représenter littéralement une église ni le nombre des maisons. Belleyme, planche 22. La Cabane du côté de Saint-Félix de la limite paroissiale figurée. Le groupe de La Cabane au XIXe siècle sur la carte d'État-major ; cote 179 au sud du noyau. Les orthophotographies : permanence et transformation Les couches aériennes historiques de l'IGN montrent une permanence du site habité, avec transformation des emprises et des abords : le noyau ancien reste groupé près du chemin sur la couche dite « 1950 » ; sur la couche dite « 1965 », certaines silhouettes et l'organisation des champs diffèrent déjà, sans qu'aucune date certaine de démolition ou d'agrandissement ne soit établie. Cette comparaison reste morphologique, non une certification des dates de construction. Couche « 1950 ». L'habitat et les champs ; date exacte du cliché non extraite. Couche « 1965 ». Continuité du site, changements des emprises et des champs à interpréter prudemment. Le site aujourd'hui, extrait en 2026 : habitat sur le même axe, bois et alignements de noyers ; date exacte de prise de vue non renseignée ici. La feuille locale de 1956, 3 P 3 11288, a été consultée : elle couvre notamment Cavigne, le bourg et les Quatre-Mailles, mais pas le noyau de La Cabane, situé hors de son emprise au nord. Elle n'est donc pas utilisée comme un état de La Cabane en 1956 ; il faut retrouver la feuille rénovée qui couvre réellement le lieu. Aucun état du bâti de 1956 disponible La notice manuscrite du chanoine Brugière, vers 1884-1890, porte une autre description : « Lacabane », « 2½ NE », quatre maisons. Le chiffre ne doit pas être assimilé sans examen aux deux maisons avec ménages du recensement de 1881, les dates de relevé et les critères de dénombrement différant. Aujourd'huiNoyers, irrigation, projet touristique Un habitat toujours occupé, un lien administratif étroit avec Berthier Le registre parcellaire graphique 2024 donne environ 24,53 hectares déclarés à l'agriculture dans le polygone cadastral de 34,44 hectares, dont 16,43 hectares de noyers, 7,52 hectares de jachère et 0,54 hectare de truffière. Ces données décrivent des cultures déclarées en 2024, non une mesure de la production ni une histoire ancienne de la noix à La Cabane. Les documents d'irrigation ajoutent un lien administratif précis avec le hameau voisin : l'ASL (association syndicale libre) de Berthier est domiciliée à La Cabane dans l'annexe du plan annuel de répartition 2019-2020, avec un numéro de préleveur et un volume estival alloué de 35 460 m³ en 2019 — une autorisation annuelle, non le volume réellement consommé, ni la preuve que le point de prélèvement serait situé dans le hameau lui-même. Les données SIRENE de septembre 2026 rattachent à l'adresse du lieu la SCI La Cabane des Rouches, créée en 2019, et un établissement de Bat Enr Sol Périgord, déclaré dans la production d'électricité depuis novembre 2019 ; ce rattachement par adresse ne suffit pas à attribuer à ces sociétés tous les bâtiments ou terrains du lieu-dit. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) de 2024 place l'essentiel du polygone en zones A et N, avec environ 2,23 ha en secteur ST. Le STECAL n° 31, « Tourisme / Loisir » (secteur de construction limitée en zone agricole ou naturelle), se situe à l'articulation de La Cabane et Berthier : le rapport présente un projet agro-touristique comprenant camping sous les noyers, boutique et guinguette. La présence de ce secteur de projet ne prouve ni sa réalisation ni l'ouverture de ces équipements. Une consultation publique du 7 novembre au 7 décembre 2025 concerne par ailleurs des échanges et modifications de chemins dans le secteur Berthier–La Cabane, sans que sa notice constitue la preuve qu'un acte notarié ait été signé. Projet touristique et échange de chemins, statut de réalisation non établi L'état des lieux contemporain repose sur des bases et documents datés, complétés par l'observation des images aériennes ; il ne remplace pas une visite sur place. Le lieu est toujours habité, desservi par le chemin Berthier, et conserve un environnement agricole et boisé. Les informations nominatives des particuliers actuels ne sont pas reproduites. Et maintenantOù chercher La chaîne de propriété reste à faire Le travail est substantiel pour la population et les familles ; la chaîne de propriété, la notice originale du cluzeau et le document de 1656 constituent les trois principales lacunes. L'état de sections est prioritaire : sans lui, attribuer une maison dessinée en 1824 à une famille recensée en 1841 reste une hypothèse. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et première matrice (1826) : relever les propriétaires et natures des parcelles du plan de 1824, section C, noyau 522-538 et 540, puis abords 510-541. Suivre les comptes Lambert, Chadourne/Roque, Gontier, Pons, Greil/Virole. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : identifier maisons, granges, démolitions et constructions ; vérifier la situation Lambert au moment de l'arrivée des Condeau. 63 P 1547/1-3Matrices des propriétés bâties et non bâties, 1910-1955 : suivre les transmissions du XXe siècle et identifier les deux maisons dénombrées en 1946. 3 E 11247 (Labat) 3 E 21708 (Reynier)Contrats de mariage du 8 mai 1851 (Ferrié–Lambert) et du 12 avril 1852 (Teulet–Pons) : résoudre les prénoms contradictoires Jean/Antoine Pons et Marguerite/Marie Besse. 3 E 21718 · 21729 · 21743 (Larobertie)Contrats de 1862 (Feleyssant–Lambert), 1873 (Bastide–Teulet) et 1886 (Condeau–Tabouy) ; répertoires 3 E 21717 pour ventes et partages, 1862-1899. AN, 109 APFonds Gourgues : retrouver l'acte notarié de 1656 cité au « Chemin de Trote-Grue », sans notaire ni cote connus à ce jour. 179 Q · 180 Q 183 Q · 1001 QBureau de l'enregistrement de Lalinde et hypothèques de Bergerac : tables des acquéreurs/vendeurs, successions Roque (1847), Pons (1851), Lambert (1873). Avrilleau, 2004 BRGM AQIAA0006780Lire la notice, le plan et les indications de découverte du cluzeau de La Cabane ; livre non consulté directement, position exacte incertaine. Cadastre rénové de 1956La feuille 3 P 3 11288 disponible ne couvre pas La Cabane ; identifier la bonne feuille pour compléter l'évolution parcellaire entre 1824 et le cadastre actuel. Archives communalesVoirie et délibérations, dossier 2025 : vérifier l'issue de la consultation et la réalisation juridique de l'échange des chemins Berthier–La Cabane. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_farguette/ — La Farguette en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Farguette en Villadeix Un lieu de laboureurs (cultivateurs) attesté dès 1669, devenu métairie (ferme exploitée par un métayer, qui paie le propriétaire en part de récolte) à la fin du XVIIIe siècle, puis propriété d'une même famille, les Ferrié, pendant tout le XIXe : deux Pierre, deux Élisabeth Lambert, deux générations qui portent exactement les mêmes noms. Un fils né sur place en 1860 en repart soldat et y revient capitaine, chevalier de la Légion d'honneur. Autour de la ferme, des métayers, des domestiques tchécoslovaques puis espagnols passent par le second ménage du hameau, jusqu'à la veuve Camille Ferrié, seule en 1946, et un ménage Lafargue qui prend la suite. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,93181 N — 0,67376 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre sections A et E, ≈ 35,7 ha (La Farguette-Nord et -Sud) Au nord-ouest du bourg, près de Monrepas 1669La farguettebaptême Dumas, article séparé 1673-1690La Fargoutte, Farguet(e)registre paroissial, terminaisons hésitantes 1738la forguettesépulture Gouiau, voyelle o v. 1770la FarguetteBelleyme, planche 22 1793-1816Lafarguette, Laffarguettearticle soudé, état civil 1873 →La FarguetteBrugière ; recensements ; cadastre actuel En bref La Farguette apparaît dans les registres en 1669 : Guilhaume Dumas, laboureur, y est dit habitant. Le nom vient peut-être d'une « petite forge » en occitan, mais aucune forge n'a jamais été retrouvée : ce n'est qu'une hypothèse. En 1789, le lieu est expressément une métairie, et des métayers comme les Durestal y vivent en 1807. En 1816, un Pierre Ferrié y est dit propriétaire, et sa famille reste au lieu tout le XIXe siècle ; l'un de ses fils, né ici en 1860, devient capitaine et chevalier de la Légion d'honneur en 1906, puis revient s'installer. En 1946, la veuve Camille Ferrié vit seule, et un ménage Lafargue occupe l'autre maison. On ignore encore qui possédait la ferme avant 1816 et comment les Ferrié l'ont obtenue. Le siteUn carrefour au nord-ouest du bourg Une ferme au bord de deux chemins Le point de repère du lieu-dit situe La Farguette à 44,93181 N ; 0,67376 E, au nord-ouest du bourg de Saint-Félix. Le chanoine Brugière, à la fin du XIXe siècle, la situe à 1,5 km au nord-ouest et lui compte deux maisons — un chiffre descriptif, pas un recensement annuel. Source indirecte, lue sur l'image Brugière, notice de Saint-Félix-de-Villadeix, p. 3 (fac-similé SHAP, fin du XIXe siècle) : « La Farguette, 1,5 km N.-O., 2 maisons ». Le nom couvre aujourd'hui un espace bien plus vaste que la ferme ancienne. Le cadastre numérique (plan des parcelles) le partage en La Farguette-Nord (environ 6,4 ha, section A) et La Farguette-Sud (29,3 ha, section E), pour un total proche de 35,7 ha, qui englobe des secteurs aussi nommés Au Prapalou, Monrepas et, en bordure, La Croix Rouge. Ces surfaces ne dessinent pas les limites d'une propriété historique. Cadastre Etalab, IGN BD TOPO La ferme figurée en 1824 se trouve à l'ouest du chemin nord-sud, près de sa jonction avec le chemin qui part vers le sud — dans le noyau bâti situé immédiatement au sud du repère actuel « La Farguette », au voisinage du nom « Monrepas » porté par le plan IGN. Ce rapprochement s'appuie sur le carrefour, la disposition des chemins et la comparaison des cartes successives ; il ne prouve pas la conservation des maçonneries anciennes. Emplacement très probable Le nomUne petite forge, jamais retrouvée « La Farguette » — sans forge attestée Les écritures varient entre La farguette, La Farguet, La Farguete, Lafarguette et Laffarguette. L'article est tantôt séparé, tantôt soudé ; la forme Forguette apparaît en 1738. Deux formes écrites doivent rester à part : La Faugère [?], dans deux actes de mars 1670, et la Sarguette [?], en 1689 — une ressemblance ne transforme pas ces lectures incertaines en attestations sûres du même lieu. Le rapprochement avec l'occitan fargo, « forge », et son diminutif fargueto, « petite forge », a un appui lexical : une remarque d'Antonin Perbosc, reproduite dans la Flore populaire d'Eugène Rolland (t. XI, p. 93), distingue cette famille de mots de celle de la fougère. Mais aucune forge, aucun atelier métallurgique ni ferrier archéologique n'est démontré ici : l'application de cette étymologie au lieu de Saint-Félix reste une hypothèse, faute de forme médiévale. Hypothèse, étymologie Un forgeron existe bien dans la parenté des Ferrié au XIXe siècle — mais il exerce à La Pouleille, le village voisin, et non à La Farguette : ce mariage ne fournit donc pas l'explication du nom. 1669La première mention Guilhaume Dumas, laboureur « a La farguette » Le 5 mars 1669, Françoise Dumas est baptisée ; elle est née le 20 février. Ses parents, Guilhaume Dumas, laboureur, et Marsale Eymarie [?] ([?] : lecture incertaine ; une lecture antérieure donnait « Eymeric »), sont dits habitants « a La farguette ». Pierre Delbos [?], également laboureur au lieu, figure parmi les témoins : l'acte établit donc la présence d'une famille et d'au moins un autre adulte rattaché au lieu, sans permettre de compter les maisons. C'est la plus ancienne mention directement lue dans ce dossier — pas une date de fondation. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v068 G-D, 5 mars 1669. « …fille de Guilhaume Dumas laboureur et de Marsale Eymarie[?] ses père et mère habitans a La Farguette… Pierre Delbos[?] laboureur habitant a la Farguette… » Une Françoise Dumas, fille de Guillaume, meurt à La Farguette le 31 octobre 1677, âgée d'environ dix ans — l'identification avec l'enfant de 1669 est vraisemblable, même si son âge réel serait alors de huit ans et huit mois. Martiale Aymerie [?], environ trente-cinq ans, est enterrée onze jours plus tard : la proximité des noms permet un rapprochement avec la mère de Françoise, sans filiation explicitement démontrée par ce seul relevé. Hypothèse, identification familiale Entre 1673 et 1707, les registres font connaître plusieurs autres familles du lieu : Ridaud, Fauaud/Favard, Roux, Faure. Le baptême de Peyrone Roux, le 28 octobre 1674, nomme son père Jean Roux ; le mot qui suit son nom se lit probablement « scieur », et non « sieur » — il n'y a pas de « sieur de La Farguette » à en tirer. Le fils de Marie Foua [?], enterrée en 1674, est meunier, mais à des moulins extérieurs au lieu : un réseau familial de meuniers, non un moulin sur place. 1680-1707Chantiqueilh, un correctif d'âge Un fils laboureur, un père d'environ soixante-cinq ans La famille Chantegreilh, également écrite Chantiqueilh ou Chantagrel, est la mieux ancrée du dernier tiers du XVIIe siècle. Le 1er mai 1680, Pierre Chantiqueilh est enterré après être mort la veille à La Farguette ; Hugues Chantiqueilh, laboureur, est expressément son fils, et Jean Roux, ami du défunt et habitant du même lieu, assiste à la sépulture. AD24, 5 E 409/1, v478 G, 1er mai 1680. Pierre Chantiqueilh, mort la veille à La Farguette ; Hugues, son fils, laboureur au même lieu, assiste au convoi. Un âge corrigé Un ancien relevé donnait à Pierre Chantiqueilh environ soixante-dix ans ; l'acte original dit environ soixante-cinq ans. La filiation Pierre-Hugues est bien lisible. D'autres porteurs du nom sont cités en 1682 et 1686 ; en 1707, Perrette Chantagrel, épouse de Pierre Coulau, est mère de Catherine, baptisée le 20 mars. La continuité du patronyme est établie ; les liens exacts entre Hugues, les témoins de 1682 et Perrette ne le sont pas. Le 5 avril 1680, une certaine Jeanne Chot, marraine (qui présente l'enfant au baptême) à Caveroque, est dite servante de « M[lle ?] de La farguette », habitante du bourg : l'acte témoigne d'une désignation par le nom du lieu, sans donner ni identité complète de l'employeur, ni titre seigneurial, ni preuve qu'elle résidait alors sur place. Lecture incertaine, aucune identification retenue 1744-1769Longis, Monginet, Lambert Une place familiale dans l'église Entre 1744 et 1747, Pierre Longis et Léonarde Monginet/Mongiret [?] ont deux filles prénommées Marie. Les Lambert apparaissent à partir des années 1750 : décès d'une petite Marguerite en 1753, naissance d'un Jean en 1754, mariage de Marguerite Lambert avec Estienne Chassaigne de Larbonie en 1756. Le 14 janvier 1769, Pierre Lambert, décédé à Lafarguette vers l'âge de soixante-six ans, est enterré dans l'église, « tombeaux de ses ancêtres ». C'est un indice précis d'une place familiale ancienne dans l'édifice paroissial ; il n'établit ni noblesse, ni propriété du lieu, ni lien avec tous les Lambert du siècle suivant. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, v307 D, 14 janvier 1769. « …a esté enterré dans l'eglise tombeaux de ses ancêtres pierre Lambert décédé au lieu de Lafarguette… agé d'environ soixante six ans… » 1784-1811Une métairie, des métayers « La métairie de lafarguette » Jean Marchandou et Léonarde ont un fils Pierre baptisé le 4 avril 1788, l'acte parlant déjà de « metarie ». Le 12 décembre 1789, un Jean Marchandou, environ soixante-douze ans, est enterré après son décès à « la métairie de lafarguette » — le statut de métairie est ici explicite, même si l'identité du défunt avec le père des enfants n'est pas démontrée. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, v550 G, 12 décembre 1789. « …Jean marchandou agé d'environ soixante douze ans décédé a la meterie de lafarguette… » Sous la Révolution, deux couples Durestal occupent le lieu : Pierre Durestal × Marie Besse, et Jean Durestal × Marie Brouillou. En avril 1807, un rapprochement macabre documente clairement le mode d'exploitation : Marie Besse, quarante-cinq ans, épouse de Pierre Durestal, métayer à La Farguette, meurt le 26 avril ; Marie Brouillou, soixante-cinq ans, épouse de Jean Durestal, métayer au même lieu, meurt trois jours plus tard, le 29 avril. Aucune cause de décès n'est donnée ; on ne peut parler d'épidémie. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/5, NMD1807 v04 G, acte du 27 avril 1807. « …marie Brisse[Besse] epouse de pierre Durestal metayer a la farguette âgée de quarante cinq ans… » En juillet 1808, Jean Perié, métayer, et Jeanne Lafon ont une fille. Le 5 avril 1811, Pierre Arnouil est expressément laboureur métayer demeurant à la Farguette. Ces attestations successives ne suffisent pas à décider si ces ménages se sont succédé sur le même lot ou l'ont partagé. 1815-1867Les Ferrié Deux générations, deux fois les mêmes noms Le 26 mai 1815, Pierre Ferrier, dix-huit ans, laboureur, fils de Pierre Ferrier et Isabeau Loubiat, habitants de La Farguette, épouse Isabeau Lambert, de La Pouleille. Le 10 août 1816, dans l'acte de naissance de sa fille Elizabeth, née le 9, le jeune Pierre Ferrier est explicitement « propriétaire agriculteur », demeurant au « lieu de Laffarguette » — la première qualification de propriétaire résident relevée pour cette lignée. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1816, vue 17 G, 10 août 1816. « …pierre ferrier propriétaire agriculteur demeurant a la farguette… » Elizabeth, née le 9, déclarée le 10. Son décès, enregistré le 13 juin 1867, précise qu'il meurt « lieu de sa naissance », vers 1796-1797 : une installation des parents avant 1815 est donc très probable, sans qu'on connaisse ni la date exacte, ni la qualité initiale, ni un éventuel achat. Hypothèse, chronologie de l'installation Le fils né le 19 janvier 1825 épouse à son tour une Élisabeth Lambert. Le mariage du 19 mai 1851 distingue sans ambiguïté les deux générations : le marié est fils de Pierre Ferrié et d'Élisabeth Lambert, propriétaires agriculteurs à La Farguette ; la mariée, vingt-trois ans, est fille de Pierre Lambert et Jeanne Chadourne, de La Cabane. Aucun cousinage entre les deux Élisabeth Lambert n'est établi. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/9, mariages 1851, vue 4 D, acte du 19 mai 1851. « …Pierre Ferrié… né et domicilié au lieu de Lafarguette… fils majeur de Pierre Ferrié et Elisabeth Lambert… Elisabeth Lambert… fille majeure de Pierre Lambert et Jeanne Chadourne… domiciliés au dit village de Lacabane. » Un contrat a été reçu le 8 mai 1851 par Me Labat, à Beauregard. Le 25 octobre 1895, ce Pierre Ferrié meurt à La Farguette, soixante-dix ans, propriétaire : la double homonymie — deux Pierre Ferrié, deux Élisabeth Lambert — est donc confirmée jusqu'à la fin de sa vie. Sa veuve meurt le 2 avril 1903, domiciliée à La Farguette. Une famille qui se suit, pas une propriété qui se prouve Les liens père-fils, de génération en génération, sont bien documentés par les actes. En revanche, aucun partage, aucune vente, aucun acte notarié d'acquisition du domaine n'a été retrouvé : la propriété des Ferrié avant 1816, et son origine, restent inconnues. 1824Le plan cadastral Une emprise bâtie, sans nom inscrit Le cadastre de 1824 (le plan cadastral dit napoléonien) réserve une surprise : la feuille A2 s'arrête juste au nord du chemin et laisse blanc son voisinage méridional, situé en réalité en section E. C'est la feuille E2, 3 P 3 4626 — dont le cartouche précise qu'elle est « dite de Caveroque » — qui porte le bâtiment : une emprise bâtie rose continue sur la parcelle E 498, allongée, avec un petit décroché côté chemin, voisine de la parcelle 499. Aucun nom n'est inscrit près du bâtiment. Lu sur l'original AD24, 3 P 3 4626, section E2, 1824. Le carrefour et l'emprise bâtie, parcelle 498, à l'ouest du chemin nord-sud. Détail de la parcelle E 498. Un bâtiment allongé avec décroché ; le dessin ne distingue pas sûrement logis, grange et dépendances. On peut donc affirmer une emprise bâtie continue — pas un décompte de logements. L'identité des maisons, granges, cours et jardins devra venir de l'état de sections 63 P 1716 et de la matrice cadastrale (registre des propriétaires) 63 P 704, non consultés à ce stade. Hypothèse sur l'emplacement Sur la carte de Belleyme, planche 22 (dernier tiers du XVIIIe siècle), le nom « la Farguette » est lisible au sud de la grande route, avec un symbole de maison ou ferme, près de La Pouleille. La carte d'état-major montre à son tour un petit bâtiment près du même carrefour, le nom traversé par le dessin du chemin — « la F[arg]e[tt]e [?] », lecture prudente. Belleyme, planche 22 (AD24, 1 Fi Dordogne 13/22). « la Farguette », au sud de la grande route, près de La Pouleille. IGN, carte d'état-major (couche 1820-1866). Établissement près du carrefour ; nom traversé par le dessin du chemin, lecture prudente. 1854Le regard des botanistes Une violette hybride au bord du chemin de Couze Le 26 mars 1854, Oscar de Lavernelle récolte une violette hybride, Viola hirto-alba, au bord du chemin de Saint-Félix-de-Villadeix à Couze, près de La Farguette, en compagnie de V. hirta et V. alba. Charles Des Moulins publie l'observation dans son Supplément final de 1859, p. 471 : une attestation datée du nom et de l'usage de ce chemin vers Couze, sans preuve de sa date d'ouverture. Source indirecte, imprimé consulté Charles Des Moulins, Catalogue raisonné… Supplément final, 1859, p. 471 (Internet Archive, mobot31753002146006). « …récoltée par M. Oscar de Lavernelle, le 26 Mars 1854, sur les bords du chemin de St-Félix-de-Villadeix à Couze, près de La Farguette… » Dans le même volume, p. 527, Turgenia latifolia est donnée « très abondante » à Lafarguette ; l'abbé Revel y mentionne ensuite Fumaria parviflora, « champ cultivé », dans son Essai de la flore du Sud-Ouest, 1885-1886, p. 127. Ces indications documentent des cultures et des bords de chemin au XIXe siècle — elles ne valent pas inventaire actuel de la flore. 1861-1901La seconde maisonnée Treize habitants en 1861, un défilé de ménages À côté des Ferrié, une seconde maisonnée agricole apparaît régulièrement dans les recensements à partir de 1861 : Pierre Caunat et Marie Reynier, avec quatre enfants. Le recensement de 1861 compte treize personnes dans les deux ménages du lieu — sept Ferrié/Lambert et six Caunat/Reynier — le maximum de toute la série 1836-1946. Lu sur l'original AD24, 6 MI 85, recensement 1861, p12 G, lignes 11-23. Ménage Ferrié (7 personnes) et ménage Caunat-Reynier (6 personnes) : 13 habitants, deux maisons. Cette seconde maisonnée change ensuite de titulaires presque à chaque recensement : Gauthier-Maury en 1866, Fonsegrive-Roussely en 1872, Teillet-Castre en 1876, Gautier/Gauthier-Maury puis Parsat en 1891 — Antoine Gautier y est explicitement métayer —, puis le ménage Chadourne, sept personnes, en 1901, pendant que la veuve Élisabeth Lambert occupe seule la seconde maison. Ce ne sont pas des dates précises d'arrivée ou de départ, seulement des jalons de résidence. Chez les Ferrié eux-mêmes, plusieurs domestiques sont attestés au fil du siècle : un enfant trouvé en 1841, Eymeric Chadourne en 1846, Jean Sindrou en 1851, Henri Carbonnel en 1872, Joséphine Ortal en 1876, Placille Foncegrive en 1881. 1860-1907Le capitaine Ferrié Né à La Farguette, chevalier de la Légion d'honneur Le fils cadet du couple marié en 1851, Pierre Ferrié, naît le 26 octobre 1860 « au lieu de Lafarguette », à huit heures du soir. Engagé volontaire à Bergerac en 1881, il devient sous-lieutenant en 1891, lieutenant en 1893, capitaine en 1906 : capitaine d'habillement au 5e régiment de chasseurs, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 décembre 1906. Lu sur l'original Archives nationales, 19800035/292/39227, dossier Léonore 140886. « Ferrié Pierre, Capitaine d'habillement au 5e Régiment de chasseurs, né le 26 Octobre 1860 à Saint-Félix-de-(Dordogne)-Villadeix, a été nommé Chevalier de la Légion d'honneur par décret du 30 Décembre 1906. » En 1893, il épouse Françoise Camille Fournier, domiciliée à Castillonnès ; le couple a deux fils et une fille, nés hors de la commune — Castillonnès, Provins — signe d'un parcours militaire loin du hameau natal. Il revient s'y établir au plus tard en 1921, où le recensement le dit agriculteur « patron » avec sa femme, ses fils Henri et Jacques, employés aux Contributions directes, sa fille Suzanne, et une domestique. En 1926, la profession « capitaine » lui est inscrite : le retour du militaire est donc doublement attesté. Lu sur l'original Le même dossier documente aussi le départ d'une sœur de Pierre : le 8 septembre 1877, Jeanne Ferrié, vingt-quatre ans, née et domiciliée à La Farguette, épouse Pierre Verrouilh, homme d'affaires à Lapeyrouse, natif des Pigats. Le contrat, du 20 août 1877, est reçu par Me Larobertie à Sainte-Alvère. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, mariages 1877, vue 7 G-D, 8 septembre 1877. « …Pierre Verroulh… homme d'affaires à Lapeyrouse… Jeanne Ferrié… née et domiciliée au lieu de Lafarguette… fille majeure de Pierre Ferrié et d'Élisabeth Lambert, propriétaires cultivateurs… » Les autres filles du couple de 1815 ont aussi essaimé hors du hameau : une couturière mariée à un tailleur de Rabard, une autre morte veuve à Caveroque, une troisième mariée à un forgeron de La Pouleille, une dernière à un garçon charron du bourg — un réseau de familles alliées bien plus large que la seule ferme. 1931-1946Tchécoslovaques, Espagnols, la fin d'un siècle Domestiques venus de loin, une veuve seule En 1931, le second ménage du lieu compte six personnes toutes inscrites de nationalité tchécoslovaque, conduit par un chef dont le patronyme se lit avec réserve « Hmety [?] » — un couple, deux belles-filles, deux enfants. La source ne donne ni récit migratoire, ni contrat de recrutement, ni date d'arrivée. Lu sur l'original ; patronyme incertain En 1936, le second ménage a changé : deux adultes espagnols, nés en 1873 et 1875, sont domestiques agricoles employés par Ferrié. Ils vivent avec trois petits-enfants : l'aînée, née en Espagne en 1920, est inscrite espagnole ; les deux autres, nés à Campagne en 1921 et 1925, sont inscrits français. Cette présence précède la Retirada de 1939 : elle ne peut donc lui être attribuée. En 1946, le lieu compte deux maisons, deux ménages et six personnes : Camille Ferrié, veuve, née en 1872, vit seule ; un ménage Lafargue, agricole, compte cinq personnes, dont trois enfants. Pierre Ferrié étant présent en 1936 et sa femme veuve en 1946, son décès se place dans cet intervalle — sans date ni lieu établis ici. Lu sur l'original IGN, orthophotographie (photo aérienne), couche 1950-1965. Un noyau de plusieurs toitures autour d'un espace de cour, environnement largement ouvert ; date de prise de vue précise non retrouvée. IGN, orthophotographie récente. Le noyau ancien reste lisible comme groupement de toitures ; des maisons nouvelles se sont ajoutées au nord et à l'est. Les recensements comptent une maison en 1846, 1851 et 1856 ; deux en 1861, 1866, 1872 et 1876 ; une seule habitée en 1881 ; deux de nouveau à partir de 1891. Ces variations peuvent refléter l'occupation ou la définition statistique du logement autant qu'une construction ou une démolition réelle : il serait abusif d'y dater un événement matériel précis. Aujourd'huiUn noyau agricole entouré de maisons neuves Le nom, conservé, pour un espace élargi La Farguette associe aujourd'hui habitat résidentiel et espaces agricoles. Le nom se conserve dans les lieux-dits cadastraux Nord et Sud, dans l'adressage, et dans le circuit pédestre local de la Motte castrale, qui fait passer par le secteur une voie dite « romaine » vers La Pouleille — une tradition de circuit pédestre, non une fouille ou un mobilier daté propre au lieu. Le registre parcellaire graphique 2024 déclare environ 19,2 ha agricoles dans le périmètre élargi, essentiellement en jachère et en luzerne cette année-là — des surfaces déclarées à une date donnée, sans identification d'exploitants ni preuve de propriété. Les propriétaires et habitants contemporains ne sont pas nommés dans ce dossier. Source secondaire, RPG 2024 Plan IGN actuel. La Farguette, Monrepas, la place de l'Amandier et les routes ; les noms modernes ne définissent pas à eux seuls les limites de l'établissement ancien. Aucun fait localisé et vérifié de combat, de Résistance ou de mort pour la France n'a été retrouvé pour La Farguette dans les sources consultées : ce constat décrit la couverture documentaire, il ne prouve pas une absence de participation aux guerres. Et maintenantOù chercher Une propriété jamais retracée avant 1816 Le dossier laisse ouvertes trois questions majeures : qui possédait la métairie avant les Ferrié ; comment et quand le fonds leur est parvenu ; comment il a été partagé et transformé au XXe siècle. Les cotes suivantes sont des pistes de consultation, pas des pièces dont le contenu serait déjà connu. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : lire les parcelles E 498, 499 et voisines — nature, propriétaire, contenance — et remonter avant les Ferrié. 3 E 11247Me Barthélemy Casimir Labat, Beauregard-et-Bassac, minutes 1850-1851 : le contrat du 8 mai 1851, Pierre Ferrié-Élisabeth Lambert — dots, apports, origine des biens. 3 E 21733Me Pierre Jules Larobertie, Sainte-Alvère, minutes 1877 : le contrat du 20 août 1877, Pierre Verrouilh-Jeanne Ferrié — biens apportés, place de La Farguette dans l'alliance. 63 P 2192 63 P 1547Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : suivre le capitaine Ferrié, Camille Fournier, et les mutations du XXe siècle. 178 Q · 183 Q 176 QMutations par décès de Lalinde, tables de successions, actes civils publics : les décès de 1839, 1842, 1856, 1867, 1895, 1903, puis celui du capitaine entre 1936 et 1946. 3 E 8665-8696 3 E 6309-6318Notaires Perrot (Saint-Georges-de-Montclard) et Favareilhes (Saint-Michel-de-Villadeix), XVIIIe siècle : chercher Lambert, Longis et Marchandou, et une éventuelle reconnaissance de La Farguette. MairieLes listes de recensement 1886, 1896, 1906 et 1911, non représentées dans le matériau numérisé disponible : un exemplaire communal est peut-être encore conservé en mairie. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_foret/ — La Forêt en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Forêt en Villadeix À l’est de La Vernelle, La Forêt rassemble près de cinquante hectares de bois et de terres. Les cartes anciennes y figurent un massif boisé ; le nom lui-même se lit avec certitude sur le cadastre (plan des parcelles) mis à jour pour 1956. Deux pistes, en 1696 et en 1750, restent ouvertes pour en retrouver l’histoire plus ancienne. 44,93511° N — 0,65939° E · repère du lieu Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section A · 54 parcelles · ≈ 49,05 ha Altitude au repère ≈ 153 m · IGN RGE ALTI État de 1956LA FORÊTplan cadastral A1 · circonflexe Consulté en 2026la ForêtIGN · lieu non habité, nature « Bois » Consulté en 2026LA FORÈTcadastre numérique · accent grave En bref Les cartes du XVIIIe siècle montrent déjà, à l’est de La Vernelle, un grand ensemble d’arbres, mais sans nom. Sur le plan cadastral de 1824, on voit seulement des parcelles et des chemins, sans bâtiment ni nom de lieu. Le nom « LA FORÊT » s’y lit pour la première fois de façon sûre sur le plan mis à jour pour 1956. Deux pistes plus anciennes, des forêts citées en 1696 et un « sieur de la fores [?] » en 1750, n’ont pas pu être rattachées à ce lieu. Aujourd’hui, l’IGN le classe parmi les lieux non habités, avec la nature « Bois » ; une petite partie des 49 hectares est déclarée en cultures en 2024, surtout en châtaigne. Reste à retrouver, dans les registres de propriétaires, qui possédait ces terres. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le site et le nomUn nom de bois À travers les chemins de La Forêt Le cœur du lieu se trouve au sud de La Blénie, à l’est de La Vernelle et au nord-est du Lac Noir. Son périmètre cadastral s’allonge vers le sud-est, le long de l’actuelle route de la Motte Castrale. Le point de repère du lieu-dit tombe dans le bois ; les 49,05 hectares mesurent cependant tout le lieu-dit, y compris ses parties ouvertes. Le calcul sur le polygone cadastral retrouve 54 parcelles de section A dans le fichier parcellaire réuni pour le dossier. Données géographiques Le lieu-dit cadastral actuel. Fond cartographique IGN ; contour Etalab et point de repère du lieu-dit ajoutés pour ce dossier. Nord en haut. Le trait rouge délimite le nom cadastral, pas la seule surface boisée. La Forêt paraît ici un nom descriptif du couvert boisé. L’occitan forèst, au féminin, désigne lui aussi un grand bois, selon le Diccionari General Occitan. Le rapprochement éclaire le sens ; il ne suffit pas à établir la forme orale autrefois employée sur place. Sens très probable L’accent grave de LA FORÈT est celui du fichier cadastral actuel : le plan de 1956 porte bien un circonflexe. 1696–1750Deux pistes ouvertes La forêt des actes est-elle celle-ci ? Gourgues imprime en 1873 deux notices qui pourraient conduire plus loin. À la page 173, « Laurival » est une forêt de Saint-Félix dépendant de la terre de Montclar, citée à propos d’une vente de 1696. À la page 289, une forêt « Saint-Félix », de même dépendance, est donnée sous la forme « Forest. de Saint-Phélix, 1696 (not. de Faux) ». Les deux entrées sont lisibles sur les images de l’ouvrage. Imprimé lu sur l’original Gourgues, 1873, p. 173 et 289 — Gallica, bpt6k39292s, vues 266 et 382. Montage de deux articles distincts. Les actes de 1696 ne sont pas retrouvés ici : leur contenu est connu par cette source secondaire. Ni les limites ni les confronts de ces forêts ne sont donnés. On ne peut donc pas faire de 1696 la première attestation certaine de La Forêt. Même leur identité réciproque reste à vérifier dans les actes. Elles demeurent deux pistes non localisées, conservées séparément. Lien non établi Un « sieur de la fores [?] » en 1750 Un titre particulier apparaît dans les registres paroissiaux. Dans la séquence de mai 1750, Pierre Favareilles, parrain (celui qui présente l’enfant au baptême) d’un enfant de Caveroque, est qualifié de « sieur de la fores [?] » ([?] : lecture incertaine). La finale reste gênée par l’encre visible au verso : s ou t ne sont pas tranchés. Le titre pourrait renvoyer à La Forêt ; il ne donne ni sa localisation ni un domicile dans ce bois. Lecture et lien douteux AD Dordogne, 5 E 409/3, vue 84, page droite. Acte du 9 mai 1750 ; lettres comparées à l’écriture du scribe de Vallade. Le rapprochement avec La Forêt reste une hypothèse. Deux autres rapprochements doivent être écartés : le « Bois de la Fouretie, 1730 » de Gourgues (p. 133) est proposé dans l’index pour La Forétie, lieu distinct ; le « village de la foret » d’un mariage du 28 janvier 1828 est expressément situé à Saint-Michel-de-Villadeix (5 E 409/7, année 1828, vue 2 droite, acte 3). Cet homonyme se lit clairement sur l’image. XVIIIᵉ–1824Le paysage avant le nom Des arbres sur la carte, des lanières sur le plan Sur Cassini et sur la planche 22 de Belleyme, le secteur est pris dans un grand ensemble d’arbres figurés, sans inscription « La Forêt ». La carte d’état-major montre encore un espace boisé parcouru de chemins. Ces lectures donnent une histoire du paysage à l’emplacement du lieu actuel ; leur échelle et leur calage ne permettent pas d’y suivre ses limites parcellaires. Belleyme, planche 22, cartographie du XVIIIᵉ siècle, extrait. Chiffres et trait rouges : repères modernes de travail, non limites anciennes du bois. Le premier cadastre change d’échelle. Son tableau d’assemblage porte « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 » (AD24, 3 P 3 4616). Sur la feuille A1 de La Vernelle, 3 P 3 4617, le secteur rapproché de La Forêt est sans nom et sans bâtiment figuré. Autour des grandes pièces 235–237, des parcelles plus étroites s’alignent, notamment les 238–242 ; d’autres bandes, 219–224, descendent vers le bas du recadrage. Des chemins les desservent. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4617, section A1. Rattachement au lieu actuel par calage approximatif. Les numéros sont ceux de l’ancien cadastre ; aucune concordance avec les numéros modernes n’est supposée. Ce dessin établit un partage parcellaire. Il ne permet de choisir ni entre bois, taillis, lande et culture, ni entre partage d’un bois et défrichement. L’état de sections (registre qui liste les parcelles et leurs propriétaires) est nécessaire pour nommer les usages et les propriétaires. L’hypothèse d’un ancien défrichement en bandes, reste donc à démontrer. 1956Le libellé certain « LA FORÊT », enfin écrite La réédition A1, 3 P 3 11287, porte dans son cartouche : « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». C’est sur cet état de 1956 que « LA FORÊT » se lit en grandes capitales, au-dessus des parcelles 51 et 52. De grandes pièces et des bandes étroites occupent encore le secteur ; aucun bâtiment n’y est relevé. Une limite forte sépare le bloc de celui nommé « AU LAC NOIR ». Image et date établies AD Dordogne, 3 P 3 11287, section A, feuille 1. Le cartouche date l’état représenté de 1956 ; la mention de 1824 rappelle le plan d’origine. L’absence de libellé en 1824 ne date pas la naissance du nom. État | Ce qui est attesté | Portée de la preuve | XVIIIᵉ siècle | Bois figurés dans le secteur, sans nom La Forêt | Paysage lu sur les cartes ; localisation approximative | 1824 | Parcelles et chemins ; aucun libellé local | Plan original, 3 P 3 4617 ; usages non indiqués | 1956 | LA FORÊT | Première inscription sûrement localisée dans les pièces consultées | 2026 | LA FORÈT au cadastre ; la Forêt à l’IGN | Données consultées pour le dossier ; dates de consultation | XXᵉ–XXIᵉ sièclesLe couvert change Un bois aux textures différentes La photographie de la couche IGN 1950–1965 montre un couvert boisé traversé d’un chemin clair. Dans celle de 1965–1980, une ouverture apparaît au nord et des rangs sont visibles au nord-ouest. L’orthophotographie (photo aérienne) couleur présente à son tour des bouquets serrés, des espaces plus clairs et des alignements. On peut suivre ces différences d’aspect, sans leur attribuer une essence d’arbre ou une date de coupe précise. IGN, couche 1950–1965. Fenêtre d’environ 700 m de côté, centrée sur le repère. L’année exacte du cliché n’est pas identifiée. IGN, orthophotographie couleur. Même fenêtre et nord en haut ; millésime de prise de vue non vérifié dans cet extrait. Aujourd’hui, ce que les données permettent de dire L’IGN classe « la Forêt » parmi les lieux-dits non habités, avec la nature « Bois ». Les listes de recensement réunies n’y rattachent aucun ménage de recensement. Cela ne constitue pas une preuve d’absence de toute occupation ancienne. Le cadastre numérique local ne dessine aucun bâtiment dans le périmètre ; la BD TOPO en relève pourtant un d’environ 282 m², de nature industrielle, agricole ou commerciale, à usage indifférencié. Son nombre de logements n’est pas renseigné. Bases comparées Le croisement avec le RPG 2024 (registre parcellaire graphique : les déclarations de cultures des agriculteurs) compte environ 3,95 hectares de surfaces agricoles déclarées dans le lieu-dit, dont 2,78 hectares de châtaigne. Les autres catégories relevées sont une surface temporairement non exploitée, une prairie temporaire et un verger. Ce sont des déclarations de cultures de 2024 ; elles ne permettent pas de déduire que tout le reste des 49 hectares est une même forêt. Données du RPG La suiteRetrouver les propriétaires Passer du dessin aux propriétaires Les questions décisives sont désormais précises : comment les pièces de 1824 étaient-elles nommées, qui les possédait et quelle était leur nature fiscale ? Et les forêts de 1696 ou le titre de 1750 désignaient-ils ce même secteur ? À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans le répertoire. Relever noms, propriétaires, contenances et natures des parcelles du secteur A1, notamment les séries 219–248 repérées sur le plan. Leur attribution complète à La Forêt reste à établir. AD24 · 63 P 704Matrice de 1826. Partir des propriétaires trouvés dans l’état de sections et suivre les comptes, divisions et mutations des terrains. AD24 · 63 P 1547/1–2Matrices du non-bâti, 1914–1955. Poursuivre les mutations ; rechercher aussi les documents de concordance avec le parcellaire rénové. La cote de cette concordance reste à demander. Notaire de Faux AN · 109 APRetrouver les pièces de 1696 signalées par Gourgues. Les minutes notariales et la collection Gourgues sont des pistes de recherche, sans cote précise d’acte identifiée. Les confronts permettraient de localiser Laurival et la forêt de Saint-Phélix. AD24 · 3 E Cote à déterminerActes des Favareilles de Caveroque autour de 1750. Chercher une graphie développée du titre du parrain et la désignation de ses biens avant de le rattacher à La Forêt. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_foretie/ — La Forétie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Forétie en Villadeix Au nord de la route de la Voie Romaine, La Forétie garde un nom de bois sur des terres aujourd’hui largement ouvertes. Gourgues cite un « Bois de la Fouretie » en 1730, probablement ce lieu, d’après un acte notarié encore à retrouver. Le cadastre de 1824 (plan cadastral dit napoléonien) dessine de grandes pièces sans maison ; les photographies du XXe siècle montrent leur ouverture en longues bandes. L’histoire du paysage se laisse suivre, celle de ses propriétaires reste à établir. 44,94200° N — 0,69727° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre B · 6 parcelles · 10,81 ha Altitude au point de repérage ≈ 182 m (IGN) 1730 · rapporté en 1873Bois de la FouretieGourgues, p. 133 ; acte non retrouvé 1873Fouretie (La)?titre d’entrée imprimé, point d’interrogation conservé Cadastre consulté en 2026LA FORÉTIElibellé cadastral En bref Le nom de La Forétie rappelle un bois. En 1873, Gourgues cite un « Bois de la Fouretie » en 1730, probablement ce lieu, d’après un acte notarié que l’on n’a pas retrouvé. Sur la carte de Belleyme, le secteur est couvert d’arbres, sans nom ni maison ; sur le plan cadastral de 1824, on ne voit que de grandes parcelles, sans bâtiment. Les photographies aériennes du XXe siècle montrent ensuite une grande ouverture en longues bandes, aujourd’hui déclarée en trèfle et en prairie. Aucun habitant ni propriétaire ancien n’a pu être nommé, et un « sieur de la fore[s/t?] » de 1750 ne peut pas lui être rattaché. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteDes terres sans village Entre Constant, le bois et la route La Forétie s’étend au sud-est de Constant et au nord de Cantegrel, contre le côté nord de l’actuelle route de la Voie Romaine. Le cadastre lui donne six parcelles, B 582 à B 587, sur 10,81 hectares mesurés. Aucun bâtiment cadastral ne coupe ce périmètre dans l’extraction consultée. L’orthophotographie (photo aérienne) montre des espaces ouverts adossés à la lisière du bois. Cadastre · IGN Les recensements n’y identifient aucune population propre, et les registres paroissiaux et d’état civil ne fournissent pas davantage de résidence certaine sous ce nom. Ce silence convient à un nom de terres ; il ne prouve pas une absence d’occupation à toute époque. Aucun propriétaire ancien ne peut encore être nommé avec sûreté. 1730 · 1873Le nom du bois Deux lignes chez Gourgues, et un acte à retrouver La plus ancienne piste rattachable au lieu tient dans l’article de Gourgues, publié en 1873 : « Fouretie (La)? cne de Saint-Félix-de-Villadeix. — Bois de la Fouretie, 1730 (Acte not.). » Dictionnaire topographique de la Dordogne, p. 133 Gourgues, 1873, p. 133. Exemplaire de l’Université de Toronto. Le point d’interrogation appartient à l’auteur ; sa portée n’est pas expliquée. La date est bien 1730, et le nom Fouretie, sans s. La commune et la proximité de la forme rendent l’identification avec La Forétie probable. Mais Gourgues ne donne ni le notaire ni la cote. L’imprimé se lit clairement ; l’acte de 1730 n’a pas été retrouvé. Cette mention désigne un bois, sans établir une maison, un propriétaire ou une date de fondation. Source indirecte Un rapprochement occitan plausible Le Lexique limousin de Raymond Laborde donne « Fourest (f.) forêt » (p. 81, colonne droite). Le dictionnaire occitan du Grelh roergàs définit aussi forèst comme un grand bois. Ce vocabulaire et la mention de Gourgues suggèrent un nom lié au couvert boisé. La formation exacte de Forétie, notamment sa terminaison, reste toutefois inexpliquée. Hypothèse de sens La variante la Fourestie figure dans un répertoire de lieux-dits, sans attestation datée indépendante retrouvée. Il faut aussi distinguer La Forétie de La Forêt, autre lieu de la commune, à environ trois kilomètres à l’ouest-sud-ouest. Le « sieur de la fore[s/t?] » reste à part Un baptême du 9 mai 1750 donne à Pierre Favareilles, parrain (celui qui présente l’enfant au baptême), un titre lisible seulement comme « sieur de la fore[s/t?] » (le ? entre crochets marque une lecture incertaine) : 5 E 409/3, vues 84–85, page droite. Même comparée à la main de Vallade, la finale demeure incertaine ; aucun -tie n’est lisible. Ce titre ne permet d’attribuer ni cette personne ni ses biens à La Forétie. Non identifié XVIIIe siècleLe paysage cartographié Un bois que Belleyme ne nomme pas Sur la feuille 22 de Belleyme, le secteur au sud-est de Constant, juste au nord de la grande route, est semé de figurés d’arbres. Aucun nom de La Forétie ni symbole d’habitat propre n’y apparaît. Le paysage est cohérent avec le bois cité par Gourgues, sans que la carte permette d’en fixer les limites. Lu sur l'image Belleyme, feuille 22. Levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle, date locale non établie. Exemplaire de l’Université Bordeaux Montaigne ; autre exemplaire aux AD24, 1 Fi Dordogne 13/22. Les graduations et la limite rouges sont des annotations modernes. Cassini, feuille 71, ne nomme pas non plus La Forétie. Son inscription voisine « Tuilerie de Cartegrel » ne suffit pas à localiser une fabrique sur ces terres : la petite échelle laisse l’emplacement incertain. Le cadastre de 1824 nomme et dessine séparément La Thuillière, plus à l’ouest. Aucune activité de tuilerie n’est retenue pour La Forétie. 1824 · XIXeDes parcelles, sans maison Les grandes pièces 671 et 669 Le tableau d’assemblage est daté sur l’original : « Terminé Sur le Terrain Le 10 aout 1824 » (3 P 3 4616). La feuille détaillée est la section B2, dite de la Peyrouze, deuxième division, au 1/2 500. AD Dordogne, 3 P 3 4620, B2. Secteur correspondant à La Forétie : 671 au centre, 669 à droite ; 670 et 668 au bord de la route. Recadrage du plan original, sans ajout de limites modernes. Deux grandes pièces dominent le secteur : 671 et 669, bordées notamment des petites 670 et 668 contre la route. Le dessin ne porte ni bâtiment ni nom de La Forétie. Ces anciens numéros ne sont pas ceux des six parcelles actuelles. Le rapprochement spatial repose sur les chemins et le voisinage de Constant ; la concordance parcelle par parcelle reste à établir. Plan original La nature fiscale des terres et leurs détenteurs se trouvent dans l’état de sections (liste des parcelles et de leurs propriétaires) et les matrices cadastrales. Le plan seul ne permet pas d’affirmer que chacune de ces pièces était un bois, une terre labourable ou une autre culture. IGN, minute d’état-major, collection 1820–1866. Le nom de La Tuilière s’étale vers le secteur, sans y désigner une seconde maison. La cote 208, visible à l’ouest, n’est pas l’altitude du point actuel de La Forétie. La minute d’état-major confirme un secteur sans nom propre ni maison au point correspondant. Son année locale de levé n’est pas établie : lui donner une date précise au milieu du siècle serait excessif. XXe siècle → 2024L’ouverture du bois Les bandes apparaissent dans la seconde série aérienne L’image IGN de la série 1950–1965 montre un couvert arboré sur la majeure partie du lieu, avec quelques éclaircies. Celle de la série 1965–1980 révèle déjà la grande ouverture découpée par de longues bandes sombres parallèles. Les bords irréguliers de la clairière et la disposition des bandes se reconnaissent encore sur l’image récente. Images comparées IGN, série 1950–1965. Couvert arboré et quelques ouvertures ; route au sud. IGN, série 1965–1980. L’ouverture en bandes est déjà visible. Année exacte du cliché non établie. Ces plages de dates sont celles des couches IGN, pas les millésimes démontrés des clichés. Elles montrent une transformation ; elles n’en donnent ni l’année exacte, ni l’auteur, ni les essences végétales. Les bandes actuelles ne doivent donc pas être présentées comme un aménagement nécessairement récent. Aujourd’hui, un usage agricole documenté Dans le périmètre cadastral, le Registre parcellaire graphique 2024 (déclarations de cultures des agriculteurs) comprend environ 6,14 ha déclarés en « autre trèfle » et 1,77 ha en prairie permanente, soit environ 7,90 ha calculés avant arrondi. Il s’agit des surfaces comprises dans La Forétie, non de la totalité des îlots agricoles. Les parties restantes ne sont pas automatiquement toutes boisées. IGN et cadastre Etalab. Limite actuelle de « LA FORÉTIE » ajoutée en rouge : 10,81 ha mesurés. Date exacte de la photographie non identifiée. Les maisons de Constant et de Cantegrel visibles aux bords sont extérieures au périmètre. Jalon | Preuve | Ce que l’on peut retenir | 1730 | Gourgues, p. 133 source secondaire | Un bois probablement identifiable à La Forétie ; acte à retrouver. | 1824 | 3 P 3 4620, B2 image originale | Un secteur de grandes parcelles sans maison, non nommé sur le plan. | XXe siècle | Deux séries aériennes IGN images originales | Le passage d’un couvert boisé à une ouverture en bandes. | 2024 | RPG données géographiques | Un usage agricole déclaré, sans identification nominative d’exploitant. | À poursuivreLes pièces manquantes Retrouver les propriétaires et les confronts (parcelles voisines) Le point décisif sera de relier le bois cité en 1730 aux parcelles décrites par le cadastre écrit. Le nom manque sur le plan, mais il peut figurer dans l’état de sections. À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections A à E : anciennes B 669 et 671, 668 et 670, puis bordures. Relever le lieu écrit, les cultures, les contenances et les propriétaires. 63 P 704 63 P 1547/1–2Matrice de 1826, puis propriétés non bâties de 1914–1955 : suivre les comptes et leurs renvois. Cotes relevées dans le répertoire cadastral, p. 131 ; volumes non consultés. Cadastre rénové cote à déterminerÉtablir la concordance entre les anciennes parcelles et les B 582–587 actuelles ; contrôler les changements de limites et de numéros. Acte de 1730 AN · 109 AP ?Identifier le notaire cité par Gourgues. Ses papiers, notamment la collection 109 AP aux Archives nationales, sont une piste ; la présence de cet acte dans le fonds n’est pas démontrée. Archives foncières cotes à déterminerAprès identification des propriétaires, rechercher baux et dossiers d’aménagement. Identifier aussi les clichés IGN originaux pour dater plus finement l’ouverture en bandes. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_palut/ — La Palut en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Palut en Villadeix Un village de laboureurs (cultivateurs), de tisserands et d'un cloutier (fabricant de clous), autour d'une petite cour à deux kilomètres du bourg : quatre ménages et vingt-quatre habitants en 1856, un seul ménage multigénérationnel en 1946. Entre les deux, un notaire royal épouse une fille du village en 1750, un homme y meurt « écrasé aux mines » en 1765, et un enfant né ici en 1854 devient, soixante-dix-huit ans plus tard, chevalier de la Légion d'honneur comme maire d'une autre commune. 44°55′30″ N — 0°39′27″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405), à environ 2 km à l'ouest du bourg Cadastre (plan des parcelles) section E, lieu-dit LA PALUT, ≈ 33,6 ha Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1370de La palusnom d'homme, « de la pte de St felix » 1668la pallu« village de la pallu » — première attestation certaine 1750 · 1754Lapalu / Lapalusle s final va et vient d'un acte à l'autre 1766 · v. 1770PalusCassini ; Belleyme, planche 22 1824La Paluecadastre, feuille E1 1873 · 1907 →Palus (La) / LapalueGourgues ; état civil, recensements En bref Le nom de La Palut vient de l’occitan « palun/palus », un marais. En 1370, un certain Gerald de La palus, de la paroisse de Saint-Félix, est cité dans un acte ; on ne peut pas affirmer qu’il habitait ce village. La première mention certaine du village date de 1668. Au XVIIIe siècle, un cloutier, des laboureurs et des tisserands y vivent, et un notaire royal épouse une fille du lieu en 1750. En 1856, on compte quatre ménages et vingt-quatre habitants ; en 1946, un seul ménage de neuf personnes. Un enfant né ici en 1854 devient plus tard maire d’une autre commune et chevalier de la Légion d’honneur. Qui possédait les maisons et les terres à chaque époque reste inconnu. Le siteEntre trois voisins Un noyau de cour, deux ensembles bâtis La Palut est à environ 2 km à l'ouest du bourg, à vol d'oiseau, au point de repère du lieu-dit 44,92506 N — 0,65738 E. Caveroque est à 630 m à l'est-sud-est, Cantecocu à 600 m au sud, La Valette à 870 m au sud ; le lieu-dit distinct « Château de Lamoute » est à 440 m au nord-est. Ces distances, calculées à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits, ne décrivent ni des limites foncières ni des distances de parcours réel.Calcul géographique Les plans montrent un groupe de bâtiments desservi par un chemin d'orientation générale nord-ouest/sud-est, aujourd'hui la route de la Palue. Deux états se distinguent déjà en 1824 : un noyau d'habitat ancien au sud-ouest du chemin, et un second ensemble plus au sud-est ; les grands bâtiments agricoles récents se sont développés des deux côtés. Une petite pièce d'eau figure près du noyau sur les plans anciens comme sur les vues aériennes récentes ; sa seule présence ne date pas le nom de lieu. La couche IGN dite « ortho 1950 ». Cour resserrée, corps en L, second groupe au sud-est ; la date exacte de la mission reste à relever dans « Remonter le temps ». Le territoire cadastral actuel nommé LA PALUT est plus étendu que le hameau habité : le calcul géographique y compte environ 33,63 ha, en section E. Le décompte de parcelles ou de bâtiments dans ce périmètre ne doit pas être traité comme un recensement de maisons habitées. Calcul sur données, septembre 2026 Le nomMarais, et pas palissade Palun, palus : « marais » en occitan Les formes Pallu, Palu, Palus, Palud, Palue, Palut, avec ou sans soudure de l'article, désignent le même village dès lors que la paroisse, les personnes et le contexte concordent : la variation du dernier caractère et l'espacement de l'article ne prouvent pas des déplacements du lieu. Certaines lectures, notamment « Sapalu », reflètent surtout l'ambiguïté d'une majuscule cursive et ne doivent pas devenir des variantes linguistiques certaines. L'explication la mieux étayée est l'occitan palun/palus, « marais, marécage », issu du latin palus. Jean-Claude Dugros cite expressément « La Palue » de Saint-Félix-de-Villadeix, sous la forme La Palus, dans sa chronique toponymique du 7 mars 2025 ; l'analyse est cohérente avec l'étymologie de palud donnée par les dictionnaires historiques. Elle renseigne le sens probable du nom, sans démontrer une fondation gallo-romaine, un vaste marais à une date donnée, ou la nature des sols de chaque parcelle. Étymologie documentée À propos d'une « palissade » Une fiche de vulgarisation rattache le nom de La Palut à une « palissade », par le voisinage de la motte. Aucune forme ancienne, de 1370 à 1824, ne le soutient : toutes renvoient au groupe palu(d/s/t), jamais à un mot de fortification. La motte et le hameau agricole ne doivent pas être confondus en une seule histoire de château. Chronologie des mentions et des formes Date | Forme et fait | Source | Niveau | 1370 | « Gerald de La palus », bénéficiaire d'un accensement de Cavorupe | BnF, Périgord 52, f128v, vue 133 | Copie lue ; hameau non nommé en tant que tel | 1668 | « village de la pallu », domicile d'un témoin | 5 E 409/1, v046 G | Lu sur l’original, première attestation certaine | 1750 | « Lapalu », mariage Duqueyla–Perrot | 5 E 409/3, v086 D | Lu sur l’original | 1752 · 1754 | « Lapalus », cloutier ; sieur (titre donné à un notable) Duqueylat | 5 E 409/3, v104, v130 | Lu sur l’original | 1766 · v. 1770 | « Palus », s final probable | Cassini ; Belleyme, planche 22 | Lu sur l’original | 1824 | « La Palue » (E1) ; « La Palud. », destination d'un chemin (A1) | 3 P 3/4625 ; 3 P 3/4617 | Lu sur l’original | 1873 | « Palus (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde » | Gourgues, p. 221 | Imprimé, sans mention médiévale jointe | 1896 · 1907 | « village de Lapalue » | 5 E 409/14 ; /15 | Lu sur l’original | Aujourd'hui | « LA PALUT », « Route de la Palue » | Cadastre, IGN/BAN, PLUi (plan local d'urbanisme) 2024 | Documents cartographiques actuels | Avant 1668Un homme, pas un village 1370 : Gerald de La palus, de la paroisse de Saint-Félix L'abbé de Lespine a relevé, dans un registre du notaire Arnaud Lacot (ou de La Cot) de Montclar, un accensement (concession de terre contre une redevance) daté du lundi après la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul 1370. Le concédant est Berard de Monteleyrerio[?] ([?] : lecture incertaine), seigneur de Monclar ; le bénéficiaire, Gerald de La palus, de la paroisse de Saint-Félix ; le bien, le mainement de Cavorupe, rapproché de Caveroque d'après les documents médiévaux de la commune.Lu sur la copie de Lespine BnF, ms. Périgord 52, fol. 128 v° (Gallica btv1b10035023g, vue 133). Copie de Lespine ; l'original du registre de Montclar n'a pas été retrouvé. Ce texte établit l'existence d'un homme portant ce nom et son appartenance paroissiale. Il ne dit pas qu'il habite La Palut, qu'il possède ce village ou qu'il en est seigneur. La proximité de Caveroque et la concordance du toponyme rendent le rapprochement convaincant, mais il demeure une hypothèse : il n'y a pas lieu d'en faire une « fondation de La Palut en 1370 ». Rattachement au hameau : probable, non démontré La motte voisine, un autre dossier Des publications de promenade nomment la motte proche « motte féodale de La Palue », et une fiche de randonnée associe même à La Palut « motte féodale et oppidum ». Ce sont des usages géographiques larges du nom : le répertoire des lieux-dits et le cadastre isolent en réalité Château de Lamoute, au nord-est du noyau habité, dans un secteur distinct de la feuille cadastrale. Aucun élément consulté ne permet d'attribuer au hameau actuel une fondation vers l'an mil, un château disparu ou une continuité depuis un oppidum ; ces questions relèvent de la documentation archéologique de la motte, pas de celle du village agricole. Le cadre paroissial appartient au ressort de Montclar, et l'accensement de 1370 apporte un lien concret entre ce seigneur et un homme « de La palus ». Mais aucun terrier, hommage, cens ou bail consulté ne décrit des droits seigneuriaux pesant spécifiquement sur les terres de La Palut : le contexte de la châtellenie puis baronnie ne doit pas devenir une démonstration de propriété directe de toutes les maisons du village. 1668–1750Laboureurs et tisserands « Village de la pallu », 4 novembre 1668 Le 4 novembre 1668, un témoin laboureur — nom mal assuré, Commany[?], prénom non déchiffré — est dit du « village de la pallu », malgré l'état dégradé de la page. C'est la première attestation certaine du village dans les documents consultés ; le baptême auquel il assiste concerne un enfant nommé Claude Vernin[?].Lu sur l’original AD24, 5 E 409/1, v046 G. « au villaje de la pallu… » — page abîmée, ligne lisible après recadrage. Le 19 mai 1669, Jean Gauvit, environ quatre-vingts ans, est enterré après être mort la veille dans sa maison « à La Palu » ; son âge suggère une naissance vers 1589, sans prouver ni sa naissance au hameau ni l'existence de celui-ci à cette date. Des Falgueyret, cousins au second degré, accompagnent le convoi, avec des domiciles renvoyant au voisinage et au moulin Besson. Naissance vers 1589 : déduction par l'âge Dans les années 1670, les Gauvit/Gauvel/Gaurel forment un groupe important : Peyronne Gauvel, tante de Raymond ; le mariage de Raymond Gauvit, veuf, avec Marguerite Bidard[?], veuve, le 9 février 1672 ; Léonarde, fille de feu Jean, dont la sépulture du 21 décembre 1692 nomme Raimond comme frère et Giron comme neveu. Le village accueille aussi les ménages Roux–Gellis Laval, Tridat/Vidal[?]–Faure, Marty–Falgueyres, avec une économie associant terre et artisanat : Antoine Lauvergne, tisserand en 1678 ; Raimond Chort, tisserand en 1692 ; Jean Gontier, travailleur, marié à Catherine Rochendrieu de Lavernelle le 22 avril 1692 — sans aucun titre de sieur de Berthier dans cet acte : l'homonymie avec les Gontier de Berthier ne permet pas de lui attribuer cette autre famille.D'après un relevé des registres Le silence relatif des documents entre 1690 et 1737 tient d'abord à la couverture discontinue des registres disponibles ; il ne prouve pas un abandon du lieu. Une Anne Ferguyres[?], de Palus, épouse Pierre Conte des Quatre Mailles le 27 octobre 1737 ; Jeanne Lamber meurt à La Palud en décembre 1741, vers trente-cinq ans. Les Duqueyla : une alliance, pas une seigneurie Le 18 juillet 1750, Pétronille Duqueyla, de Lapalu, épouse maître Bertrand Perrot, notaire royal, de Lapouleille : une alliance du village avec le milieu de l'écrit. Pétronille est ensuite marraine (celle qui présente l'enfant au baptême) le 17 août 1751, domiciliée à Monclard : le départ est ainsi attesté après le mariage.Lu sur l’original AD24, 5 E 409/3, v086 D. « … maistre Bertrand Perrot notaire royal habitant du village de Lapouleille et petronille Duqueyla habitante de celuy de Lapalu. » Le 16 mai 1753, un sieur Jean Duqueyla[?] épouse une demoiselle Jeanne de Cabier[?] dans cette lecture, paroisse difficile à établir. Le baptême du 12 avril 1754 donne nettement sieur Jean Duqueylat et Jeanne de Carrier, demoiselle Duqueylat, habitants de Lapalus, parents d'Antoinette ; Louis de Carrier est parrain, Antoinette Duqueylat, marraine, dite tante. La qualification est bien « sieur Jean Duqueylat », et non « sieur de La Palut » : elle n'établit ni noblesse, ni seigneurie, ni possession de toutes les terres du village. Aucun « sieur de La Palut » établi AD24, 5 E 409/3, v130 D. « … fille légitime à sr Jean Duqueylat & à Jeanne de Carrier damoiselle Duqueylat… habitants au village de Lapalus… » Un cloutierFalgueyret, 1752–1824 Martial Farqueyret, cloutier, et sa descendance Le 11 janvier 1752, Martial Farqueyret, cloutier, demeurant à Lapalus, épouse Marguerite Lambert, de Lapouleille : la profession est lisible sur l'original, et établit un métier précis sans démontrer une forge monumentale dans le hameau.Lu sur l’original AD24, 5 E 409/3, v104 D. « … martial farqueyred cloutier du village de Lapalus & marguerite Lambert de celuy de Lapouleille… » Les naissances se suivent : Pierre en 1752, Jean en 1754, Marguerite en 1761, Jean en 1763 ; Marguerite Lambert est enterrée en novembre 1765. Martial a ensuite des enfants de Marie Doumingés/Doumenge, dont les jumeaux Jean et Marie, baptisés le 24 juin 1776, avec la mention expresse « frères jumeaux ». Le remariage lui-même n'a pas été retrouvé ; sa date, déduite entre la disparition de Marguerite et la naissance de 1767, reste une hypothèse. Date du remariage non retrouvée AD24, 5 E 409/3, v384 D. Deux baptêmes du même jour, « du village de Lapalu » ; « les dits Jean et Marie [Fal]gueyret sont frères jumeaux ». Le décès d'un Martial Falqueyrat, cloutier, environ quatre-vingt-deux ans, est déclaré à La Palu le 20 janvier 1812, le jour même de sa mort : identité très probable avec l'époux de 1752. Le mariage de Marie Falgueyret avec Léonard Gaubert, le 24 février 1824, fournit le lien générationnel le plus solide : Marie, née le 24 juin 1776, fille de Marcial Falgueyret et Marie Dommenge, cultivatrice à La Palue, épouse un ancien soldat de la Légion de la Dordogne, domestique à La Valette. Cet acte de 1824 cite le décès paternel au 22 janvier 1812 — contre le 20 dans l'acte original ; c'est ce dernier, contemporain de l'événement, qui prévaut. AD24, 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1812, vue 3 G. « … Martial Falqueyret cloutier âgé de quatre-vingt-deux ans environ et décédé ce jourd'huy à Lapalu… » Marie meurt à La Palue en juillet 1824, quelques mois après son mariage. Cette lignée fournit une continuité documentaire de plus de soixante-dix ans, sans preuve de transmission foncière. Un accident « aux mines » Le 30 janvier 1765, le registre rapporte l'inhumation de Jean Gontier, environ trente ans, mort subitement près du village de Lapalus, « aux mines dont il a été écrasé », après le procès-verbal des justiciers. C'est un témoignage d'activité d'extraction et d'accident mortel selon les propres termes de l'acte — sans nom de minerai, d'exploitant, de parcelle ni de puits.Lu sur l’original, cité mot pour mot AD24, 5 E 409/3, v258 G. « … décédé subitement près le village de Lapalus en travaillant aux mines dont il a été écrasé, après le verbal de messieurs les justiciers… » Le mot mines est conservé tel quel, sans le transformer en mine de charbon, de fer ou en carrière déterminée. Le rattachement de ce Jean Gontier aux Gontier de Berthier n'est pas établi ; le procès-verbal annoncé par le curé, s'il était retrouvé, serait la pièce décisive. Nature de l'exploitation inconnue XVIIIe s.D'autres ménages Gauvel, Marchandou, Longis : une économie de village Les Gauvel/Gauvet/Gaurel reparaissent avec Reymond et Marie Lansade, puis, une génération suivante, Reymond et Marie Barland/Berlan ; au baptême de Reymond, le 15 septembre 1779, un autre Reymond est expressément désigné comme grand-père — un lien de parenté explicite, non déduit d'une simple ressemblance de noms. Le mariage de Marie Gauvel avec Étienne Moulière, le 8 février 1796, donne pour parents de Marie Reymond Gauvel et Marie Barland ; le ménage Moulière a plusieurs enfants à La Palu entre 1796 et 1809. En 1823, Marie Berlan est dite vivre avec Étienne Moulière « son fils » — une formulation qui n'efface pas la filiation du mariage : « beau-fils » reste une hypothèse.« Fils » ou « beau-fils » : non tranché Les Marchandou sont documentés avec Guillaume et Guillonne Gauvile dans les années 1760, puis Guillaume et Anne Ventange dans les années 1770 ; Guillaume meurt en avril 1781, vers quarante-cinq ans. Une Léonarde, fille de Jean Lastouliat et Anne Ventange, naît en août 1785, avec Léonarde Marchandou pour marraine — proximité suggérant un remariage d'Anne Ventange, sans acte d'union retrouvé pour le démontrer. D'autres successions restent moins sûres : Reversade, Delanes et Gontier apparaissent tous mariés à une même Marguerite Campagnat entre 1740 et 1750, sans qu'on puisse les assembler en trois mariages d'une seule femme faute de contrôle des unions et des décès. Les Longis, avec Léonard et Pétronille Fonsegrive, sont présents dans les années 1780. Deux décès qui éclairent les conditions de vie Le 21 octobre 1743, Jeanne Lamarelle[?], environ trente-cinq ans, est enterrée après être morte à Lapalus « de mal d'enfant » — la formulation même du curé, qui permet de parler d'une mort liée à l'accouchement sans diagnostic rétrospectif plus précis.Lu sur l’original 1792–1860Les Javerzac De Rabard à La Palut, puis Cantecocu et les Pigats Un acte fixe l'origine du ménage : le 11 février 1819, Jean Javerzac, fils d'Antoine, domicilié à Rabard, épouse Antoinette Malaure, des Quatre Mailles ; un fils Jean naît à Rabard en août 1824, Antoinette y meurt fin août. Le 26 octobre 1825, Jean, laboureur à Rabard, veuf, épouse Marie Longis, cultivatrice de Constant.Lu sur l’original pour le remariage La mobilité n'est pas parfaitement linéaire : en 1850, le mariage de Marie Javerzac, fille de Jean et de feue Antoinette Malaure, la dit née et domiciliée à La Palu vers 1820-1821 — déclaration rétrospective, dont l'acte de naissance correspondant reste à retrouver. Jean et Marie Longis sont encore à Rabard en août 1826 ; ils sont certainement à La Palue en février 1829, où un Pierre naît puis meurt en mars. Un autre Pierre naît en janvier 1831 ; son mariage de 1853 permet de l'identifier sûrement comme fils de Jean et Marie Longis. Le recensement de 1851 qualifie le père Jean de métayer (qui cultive une terre contre une part de la récolte) ; il vit avec Marie Longis, deux fils Pierre, une fille Marie et Catherine Javerzac, tante — on ne peut donc écrire que la famille possède l'ensemble de La Palut. Le 17 mai 1853, Pierre Javerzac, vingt-deux ans, épouse Marie Prévot, de Lapouleille, née à Carrieux (Liorac) ; l'acte cite un contrat du 3 mai 1853 devant Me Labat, à Beauregard. AD24, 6 MI 56, p06. Rubrique Lapalus, 18 individus : Javerzac (métayer), Bannes (propriétaire tisserand), Carbonnel (regrattier, petit revendeur), Barjou (maçon). Leur fils Jean Javerzac naît le 8 avril 1854 à La Palu. En 1866, le ménage Pierre Javerzac–Marie Prévot est à Cantecocu ; en 1885, Pierre est propriétaire cultivateur aux Pigats. La disparition des Javerzac de la rubrique La Palut correspond ainsi à des déplacements proches, pas à une extinction de la famille.Sans preuve d'héritage ou de vente Un fils devenu maire, puis chevalier de la Légion d'honneur Le fils aîné Jean, né en 1854, devient maire de Saint-Géraud-de-Corps et conseiller général du canton de Villefranche-de-Longchapt. Son dossier de Légion d'honneur porte le décret de nomination comme chevalier du 30 juillet 1932, avec une copie de son acte de naissance à La Palu : filiation, date et commune concordent avec l'original communal. Identification certaine AD24, 5 E 409/10, naissance n°3, 9 avril 1854 ; AN, 19800035/104/13105, notice Léonore 194367. Montage documentaire : le natif de La Palut, identifié sans homonymie. 1810–1900Maçons et tisserands Barjou, Bannes, Carbonnel : trois métiers, quatre maisons Jean Barjou, travailleur de terre, et Anne Delbos habitent La Palue dans les années 1810-1820 ; Jean y meurt en février 1829. Au recensement de 1841, Anne est qualifiée de propriétaire ; à son décès en 1848, elle est dite regrattière — deux qualités qui ne s'excluent pas. Leur fils Pierre Barjou, maçon, épouse Félicité Garraud en 1843, puis Antoinette Valeton en 1854 ; le ménage est encore à La Palut en 1861, avant un décès en 1869 situé à La Croix Rouge. Les Bannes/Banes représentent durablement le tissage. En 1851, Antoine Bannes est propriétaire tisserand ; à son décès en 1857, il est dit né et mort à La Palu. Jean Banes, tisserand, et Jeanne Choumeyrou forment encore un ménage à La Palut en 1861 et 1866 ; ils n'y figurent plus en 1872, sans départ daté plus finement. Carbonnel, puis Démourant Un épisode de 1833 révèle l'accueil d'un enfant de l'hospice : Jean Veuille[?], exposé à Bergerac en 1826, confié à Anne Pon[?], femme de Jean Carbonel, cultivateur à Lapallud, meurt au village le 15 décembre 1833. Les actes de 1836 à 1861 documentent ensuite les enfants du ménage Carbonnel–Anne Pons, où le père est nommé tantôt Joseph, tantôt François ; en 1847 et 1851, Joseph est regrattier. Trois de leurs enfants meurent à La Palut entre 1865 et 1876 ; Anne Pons elle-même meurt en 1875.D'après un relevé des registres Le 21 octobre 1867, Jeanne Carbonnel, née et domiciliée à La Palut, épouse Pierre Démourant, tailleur de pierre de Cours (Saint-Georges-de-Monclard) ; l'acte cite un contrat du 3 septembre 1867 devant Me Labat, à Beauregard.Lu sur l’original AD24, 6 MI 72, p07 G-D. 1856 : Barjou (4), Carbonnel (6), Javerzac (7), Bannes (7) — 24 habitants, maximum des années documentées. AD24, 5 E 409/11, mariages 1867, vue 15 D. Mariage Démourant–Carbonnel ; contrat du 3 septembre 1867 devant Me Labat, à Beauregard. Les Démourant sont recensés à La Palut en 1876 ; en 1881, le chef du ménage est propriétaire maçon. La femme est prénommée Marie dans plusieurs recensements, mais Jeanne dans le mariage de 1867 et son décès de 1899 ; le mari, Pierre en 1867, devient Joachim dès 1892 — identité très probable par convergence du conjoint, de l'âge et du lieu, signalée ici comme rapprochement plutôt que comme fait acquis.Pierre/Joachim : rapprochement, pas un acte double Chadourne et Chardonnet, deux familles distinctes Les Chadourne apparaissent entre 1861 et 1866 ; en 1881, Pierre est cultivateur métayer. Ils constituent l'un des deux ménages qui subsistent au village en 1872, 1876, 1881 et 1891, et nouent des alliances (Teillet 1869, Lafon 1882, Brachet 1888, Gonthier). Les Chardonnet, originaires de La Celle, dans l'Allier, forment une famille distincte : le 29 octobre 1896, Juliette Chardonnet, fille de Jacques Chardonnet, propriétaire cultivateur, domiciliés à La Palue, épouse Antoine Grellety, tailleur d'habits à Langlade, avec un contrat du 20 octobre 1896 devant Me Le Bœuf, à Beauregard. La qualification de propriétaire de Jacques Chardonnet est certaine ; la date et l'étendue de son acquisition à La Palut ne le sont pas. Acquisition non datée AD24, 5 E 409/14, mariages 1896, vue 7 D. Juliette Chardonnet, native de l'Allier, et son père, propriétaire cultivateur, domiciliés à La Palue. 1901–1946Un seul ménage Michel, puis Faure : le dernier village En 1901, deux ménages figurent encore dans la liste nominative : Pierre Michel et Rose Longis avec cinq enfants, et Joachim Démourant seul. Aucun acte de mutation n'établit que Michel a acheté l'exploitation à Chardonnet ou à Démourant. Les Faure sont établis à La Palut au plus tard en 1907. Le 19 juin 1907, Marie Faure naît au village, fille d'Urbain Faure et de Françoise Matasse[?], cultivateurs ; Urbain, né le 10 juin 1881 à La Blénie, relie ce ménage à une famille auparavant installée dans un autre village de la commune.Lu sur l’original AD24, 6 M 358, p03 G. 1921 : une maison, un ménage — Urbain Faure, propriétaire cultivateur, son épouse, deux filles, sa mère. En 1931, un gendre Canty et deux petits-enfants sont présents ; le ménage compte sept personnes, puis neuf en 1936 et encore neuf en 1946, avec cinq petits-enfants. Le gendre et la fille sont appelés Paul et Henriette Canty en 1936-1946, contre Joseph et Marie en 1931 — la continuité du groupe familial est nette, mais noms d'usage et erreurs de recenseur restent à départager par les actes civils. Les enfants de la génération la plus récente ne sont pas nommés ici. Prénoms à contrôler par l'état civil Cette évolution dessine un ménage agricole élargi, avec cohabitation de générations : elle ne suffit pas à dater un héritage, une donation ou un transfert juridique de l'exploitation. Aucun fait de guerre, incendie ou vente du XXe siècle propre à La Palut n'a été établi par les documents examinés — ce qui ne signifie pas que le lieu n'a pas été affecté par les guerres ou les mutations agricoles, seulement que rien de l'histoire générale de la commune n'y a été importé sans preuve. Le bâti1824 à aujourd'hui Un noyau groupé, puis une extension agricole La feuille E1, section E dite de Caveroque, 3 P 3/4625, montre le hameau sous la forme La Palue : le groupe est situé au sud-ouest d'un chemin, avec deux ensembles bâtis, l'un au nord près des anciens numéros 90-95, l'autre au sud-est près de 112-115. Le décompte sur le plan donne neuf unités bâties graphiques — un ordre de grandeur, pas neuf maisons habitées démontrées. Neuf corps graphiques ≠ neuf maisons AD24, 3 P 3/4625, section E, feuille 1. « La Palue » : cour, corps bâtis et deux ensembles distincts ; les numéros sont ceux du plan ancien. La photographie de la couche « ortho 1950 » montre un ensemble resserré autour d'une cour, un corps en L et un groupe plus au sud-est ; la couche « ortho 1965 » montre des volumes plus développés du côté oriental et sud-est, avec une pièce d'eau visible au sud-ouest. L'échelle et le mosaïquage de ces images imposent de parler de périodes de prise de vue, pas d'années exactes de construction. IGN, couche « ortho 1965 ». Volumes plus développés à l'est et au sud-est ; dates de mission non relevées. AD24, 1 Fi Dordogne 13/22, planche 22. « la Palus », entre Cavaroque, Cantecocu et La Valette. Trois dépendances identifiées dans le PLUi de 2024 Les fiches de changement de destination, réalisées par Citadia Conseil le 6 novembre 2024, identifient sur la parcelle actuelle E0032 trois objets : une ancienne étable (CDSFV01, imprimée « La Pabuit »), une ancienne étable et séchoir (CDSFV02), une ancienne grange (CDSFV03), toutes trois destinées à un « local activité » dans le document. Les photographies décrivent ces dépendances sans fournir leur date de construction ; l'inscription au document d'urbanisme identifie une possibilité, elle ne prouve pas des travaux réalisés. Une coquille dans le PLUi Le tableau officiel du PLUi imprime « La Pabuit » pour la fiche CDSFV01. La parcelle E0032 et le plan de repérage renvoient sans ambiguïté à La Palut : c'est une coquille du document, pas un lieu-dit distinct. PLUi Bastides Dordogne-Périgord, prescription_surf_05_00, p. 20. Le tableau nomme les trois dépendances de la parcelle E0032. Le plan et l'orthophotographie (photo aérienne) récents montrent une extension agricole plus importante au nord et à l'est de l'ancien noyau, avec de longues constructions de part et d'autre des espaces de circulation. Le traitement cadastral recense aujourd'hui 46 parcelles dans le polygone LA PALUT et 15 objets bâtis en dur plus 5 légers ; la BD TOPO en distingue pour sa part 13, pour environ 3214 m². Ces nombres proviennent de modèles différents et ne doivent ni être additionnés, ni devenir treize ou vingt logements.Comptages non cumulables Recensements1836–1951 De vingt-quatre habitants à un seul ménage élargi Le tableau reprend les dix-sept années disponibles dans le dossier — une série avec lacunes, pas un décompte continu. L'année 1836 est un cas particulier : les lieux n'y sont pas nommés, et le rattachement à La Palut est une reconstitution. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source | 1836 | non établi | 5 ? | 15 ? | 6 MI 12, p10 — rattachement par recoupement, hypothèse | 1841 | non établi | 4 | 19 | 6 MI 22, p12 D | 1851 | 4 | 4 | 18 | 6 MI 56, p06 | 1856 | 4 | 4 | 24 | 6 MI 72, p07 — maximum documenté | 1861 | 4 | 4 | 17 | 6 MI 85, p05 | 1866 | 3 | 3 | 12 | 6 MI 96, p05-06 | 1872 | 2 | 2 | 7 | 6 MI 106, p09 | 1881 | 2 | 2 | 8 | 6 MI 131, p09 | 1891 | 2 | 2 | 11 | 6 MI 150, p09-10 | 1901 | 3 au récapitulatif ; 2 occupées | 2 | 8 | 6 MI 161, p08 | 1921 | 1 | 1 | 5 | 6 M 358, p03 | 1936 | 1 | 1 | 9 | 6 M 422, p05 | 1946 | 1 | 1 | 9 | 106 W 71, p03 | Une feuille datée du 15 février 1951, intercalée dans le dossier de 1946, porte pour Lapalue « 1 maison, 1 ménage, 7 habitants », mais son en-tête dit se fonder sur le recensement de mars 1946, dont la liste nominative en donne neuf : la discordance n'a pas été élucidée, et aucune ligne « 1951 » n'est ajoutée à la série pour cette raison.Discordance non résolue La baisse de vingt-quatre habitants en 1856 à sept en 1872 résulte, dans les sources nominatives, du cumul de décès et de déplacements de ménages — pas de la preuve d'une destruction du village. La remontée à neuf personnes en 1936 puis 1946 se produit dans un seul ménage multigénérationnel : ce n'est pas une reprise du nombre de foyers du XIXe siècle. Aujourd'huiUn ensemble agricole Étables, séchoir, grange — et la chaîne de propriété manquante Les données rassemblées en septembre 2026 et les documents d'urbanisme de 2024 décrivent un ensemble à dominante agricole, avec des dépendances anciennes en pierre, bois et tuile, et des constructions plus grandes ; les noms des propriétaires ou occupants actuels ne sont pas nécessaires à cette description et ne sont pas donnés ici. PLUi, fiche CDSFV02. Ancienne étable et séchoir : maçonnerie et bardage de bois ; aucune date de construction fournie. Gourgues, 1873, p. 221. « Palus (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde. » Aucune date ancienne, aucun château, aucune famille propriétaire. Le RPG 2024 (registre parcellaire graphique : déclarations de cultures des agriculteurs), croisé avec le périmètre cadastral, y relève environ 21,75 ha déclarés : 16,74 ha de prairie permanente, 2,53 ha de châtaigne et 2,48 ha de noix. Le même traitement du PLUi répartit environ 24,69 ha en zone A et 8,94 ha en zone N. Ces données datées sont un état documentaire, pas une visite sur place en 2026 ni une certification des usages de chaque bâtiment aujourd'hui.Calcul sur données, pas une enquête de terrain Le nom reste partagé entre La Palut pour le lieu cadastral et route de la Palue pour la desserte, également employé pour des itinéraires de promenade ; ces notices touristiques doivent être distinguées de l'histoire de propriété du hameau et de la documentation archéologique de la motte voisine. Le point le plus important encore manquant est la chaîne de propriété. Les actes et les recensements montrent des propriétaires, des métayers, des cultivateurs et des artisans, mais ne disent pas à eux seuls qui possédait telle maison et telle parcelle à chaque date : aucun héritage, achat ou partage concernant tout La Palut n'a été reconstitué avec un titre foncier. La chronologie des occupants est donc plus complète que celle des propriétaires. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus, sans épuiser les fonds annexes. Une journée de salle sur les trois premières cotes ci-dessous donnerait la chaîne des propriétaires de 1826 à 1955, et résoudrait la nature exacte des « mines » de 1765. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : relever en section E les anciens numéros 84-98 et 111-116, en particulier 90, 92, 93, 95, 113 et 114[?] — propriétaire, nature, contenance de chaque parcelle. Départ indispensable pour compter les maisons. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices des propriétés bâties (1882) et non bâties/bâties (1910-1955) : suivre les mutations entre Démourant, Chadourne, Chardonnet et Faure. 3 P 3/4625 (feuille 1956, cote à identifier)Faire correspondre la numérotation de 1824, le renouvellement de la section E et la parcelle actuelle E0032 ; les feuilles A1/C1 de 1956 déjà consultées ne couvrent pas La Palut. Minutes Me Labat, BeauregardContrats du 3 mai 1853 (Javerzac-Prévot) et du 3 septembre 1867 (Démourant-Carbonnel) : immeubles, dots, jouissance, dettes. Minutes Me Le Bœuf, BeauregardContrat du 20 octobre 1896 (Grellety-Chardonnet) : apports et titres antérieurs de Jacques Chardonnet. 3 E 8665-8696 (notaire Perrot)Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : contrats Duqueyla-Perrot 1750, Duqueyla-Carrier 1753, Falgueyret 1752 ; ventes, baux, partages « Lapalu/Lapalus ». Justice de Montclar (cote inconnue)Le procès-verbal antérieur à l'inhumation du 30 janvier 1765 : nom de l'exploitation, produit extrait, circonstances de la mort de Jean Gontier. Registre Lacot/de La Cot 1369-1375, cote actuelle inconnueRetrouver l'original de 1370 (repère : BnF, Périgord 52, f127r-133r) : développer le nom du bénéficiaire, ses droits, sa résidence. 179 Q · 180 Q 183 Q · 1001 QTables d'acquéreurs et de vendeurs de Lalinde, successions, hypothèques de Bergerac : ventes et titres des familles Chardonnet, Démourant, Faure. SRA Nouvelle-Aquitaine (Patriarche, id. à demander)Dossier de la motte dite de La Palue/Lamoute : fixer son emprise et sa datation sans la transférer au village habité. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_pouleille/ — La Pouleille en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Pouleille en Villadeix Un village au nord du bourg, déjà peuplé de laboureurs (cultivateurs) et d'un tisserand en février 1668 — trois ans avant la date que l'on citait jusqu'ici. Une maison de maître y loge, quatre siècles durant, une même lignée : les Rochon de Lapeyrouse, alliés aux Calvimont puis aux Bonfils de Lavernelle, jusqu'à la mort de la dernière châtelaine en 1862. À côté, sans discontinuer, un village de laboureurs, d'aubergistes et d'artisans, dont on peut suivre les forgerons Lambert sur cinq générations. Le tout dans vingt-cinq masses bâties dessinées par le cadastre de 1824 (plan cadastral dit napoléonien), et un hameau qui compte encore une trentaine de maisons aujourd'hui. 44°56′11″ N — 0°40′52″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre actuel La Pouleille-Ouest, -Sud, Poulille-Est, ≈ 94 ha Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668La polelieregistre paroissial, mariage 1672-1682Lapolelgiebaptêmes et titres de « sieur de la polelgie » 1738la pouleliedomestiques de Calvimon 1770-1797Lapouleilleregistres puis état civil 1824Lapouleillecadastre napoléonien 1873 →Pouleille (La)Gourgues ; forme retenue par le cadastre moderne En bref Le nom de La Pouleille est attesté dès février 1668, trois ans avant la date que l’on citait jusqu’ici : on y trouve déjà des laboureurs, un tisserand et des artisans. Une maison de maître y abrite une même lignée, les Rochon de Lapeyrouse, puis leurs héritiers ; la dernière châtelaine meurt en 1862. À côté vit un village d’aubergistes, de laboureurs et d’artisans, dont cinq générations de forgerons Lambert depuis 1770. Le cadastre de 1824 y dessine environ vingt-cinq masses bâties, et les recensements comptent 79 personnes en 1836, 26 en 1946. Cinq hommes du village sont morts à la guerre entre 1914 et 1917. Reste inconnu, faute de documents, qui possédait les maisons après 1862, et l’achat de 1823 n’est pas vérifié. Le siteTrois feuilles, un village Un village de route, à cheval sur trois feuilles cadastrales La Pouleille est au nord du bourg de Saint-Félix ; le chanoine Brugière, vers 1884, l'y place à environ un kilomètre et demi et lui attribue treize maisons — un chiffre qui appartient à sa notice, pas à une mesure cadastrale. Le nom se partage aujourd'hui entre trois secteurs du cadastre actuel, La Pouleille-Ouest, La Pouleille-Sud et Poulille-Est : trois désignations d'un seul et même ensemble habité, non trois villages distincts. Répertoire des lieux-dits et cadastre actuel Le village s'organise autour d'une route et de ses embranchements. En 1824, cette voie est explicitement nommée route de Bergerac à Brives ; un chemin en part vers La Brugère, un autre vers Pérel. Trois feuilles détaillées se partagent ses maisons — A2, B1 et C1 — si bien qu'aucune d'elles, prise seule, n'en montre l'ensemble ; le tableau d'assemblage, à son échelle grossière, n'en dessine que treize symboles, quand le relevé détaillé des trois feuilles donne environ vingt-cinq corps ou masses bâties — 3 sur A2, 17 sur B1, 5 sur C1. Un bâtiment à ailes pouvant compter pour une masse ou pour plusieurs corps, ces vingt-cinq unités ne sont ni vingt-cinq maisons ni vingt-cinq ménages. Plans de 1824 1824, feuille B1 (AD24 3 P 3 4619). Le grand ensemble 282, avec ses ailes en retour autour d'une cour ouverte et une pièce d'eau allongée au nord — le candidat le plus convaincant pour la demeure appelée aujourd'hui la chartreuse. Sur la carte de Belleyme, à la fin du XVIIIe siècle, plusieurs maisons sont déjà dessinées en plan au bord de la grande route, dans le voisinage de La Farguette et du Brodas. L'état- major du XIXe siècle confirme un noyau serré de constructions des deux côtés du chemin ; les photographies aériennes, des années 1950 à aujourd'hui, montrent toujours ce même noyau routier, une grande cour au nord-ouest et des dépendances dispersées. C'est une continuité de site et de disposition — non la preuve que tous les murs actuels datent de 1824. Belleyme, état-major, aérien Belleyme, planche 22 (AD24 1 Fi Dordogne 13/22). Des maisons déjà dessinées en plan au bord de la route, avant la Révolution. Le nom1668, pas 1671 « La polelie », trois ans avant la date de Gourgues Le nom du village n'apparaît pas pour la première fois avec l'attestation notariale de 1671 que citait le vicomte de Gourgues, en 1873, dans son Dictionnaire topographique. Les registres paroissiaux conservés de Saint-Félix donnent déjà « La polelie » en février 1668, à l'occasion du mariage d'un jeune laboureur du village. Le jour du mois, et certains patronymes, restent endommagés sur l'image ; le mois et le millésime, en revanche, sont sûrs. Le jour se lit 12 ; le nom, lui, se lit de trois façons (« la polelie », « la poulelie », « la pulehie ») : la forme exacte de 1668 reste incertaine. Lu sur l'original AD Dordogne, 5 E 409/1, v. 016 D-018 G, février 1668. « La polelie » : la première mention du nom lue sur l'original, trois ans avant la date longtemps citée d'après Gourgues. Une date plus ancienne que prévu Gourgues donne 1671, « acte not. » ; la minute n'a pas été retrouvée. Le nom est pourtant d'usage courant dès février 1668 : les actes voisins ne parlent ni de création d'une métairie ni de fondation d'un village. La première mention lue sur l'original est donc de 1668, sans que l'on puisse dire que le lieu n'existait pas avant. L'orthographe varie ensuite beaucoup : polelie, polelgie, Poulélie, Poulelie, Lapouleille. Cette variation peut relever de l'écriture du curé, de l'orthographe locale ou de la segmentation de l'article ; elle ne prouve pas, à chaque date, un changement de prononciation. Le cadastre de 1824 écrit « Lapouleille » ; Gourgues, en 1873, fixe la forme « Pouleille (La) », un « ancien fief » (terre tenue d'un seigneur) selon lui ; le cadastre moderne y ajoute la forme « Poulille », à l'est du village. Registres paroissiaux 5 E 409/1-3 ; cadastre ; Gourgues Carte de Cassini, XVIIIe siècle. « la Pouteille » [?] (lecture incertaine) : le t est probable, non certain, mais la position identifie sans ambiguïté La Pouleille. Une étymologie encore ouverte Deux explications circulent, sans qu'aucune ne s'appuie sur une démonstration fondée sur les formes anciennes du lieu : un rapprochement avec l'occitan poulaié, « poulailler », dans une notice de château, et avec pouleio, un puits à bascule, dans une chronique locale de 2019. Aucune forme médiévale décisive n'a été retrouvée, ni aucune étude de Dauzat, Rostaing ou Nègre consacrée spécifiquement à ce lieu. Un petit carré figuré comme puits possible sur le cadastre de 1824, dans la cour du grand ensemble 282, ne permet pas de trancher. Deux hypothèses concurrentes, non démontrées Gourgues place aussi, à La Pouleille, des noms de terres qu'il ne localise pas toujours par une parcelle : Castel-la-Mote, les taillis de Ferrières et de Larbougne, la Combe du Rat. Aucun de ces noms ne suffit, à lui seul, à identifier une motte féodale, une forge ou une mine sur cette terre — et la date de 1491 parfois associée à Larbougne appartient en réalité à une autre entrée du dictionnaire, à Saint-Pierre-d'Eyraud : elle ne doit pas être reportée ici. Cinq notices Gourgues, aucune démonstration foncière Avant 1668Ce qu'on ignore Un « ancien fief » sans hommage ni terrier retrouvé Aucune mention médiévale du nom n'a été retrouvée sur un original. Gourgues appelle La Pouleille un ancien fief ; la notice de Brugière et des publications familiales lui donnent une place dans l'histoire des Rochon et des Calvimont — mais aucun de ces qualificatifs ne remplace un hommage (serment au seigneur), un terrier (registre des terres et redevances d'un seigneur) ou un accensement (concession de terre contre redevance) daté. La dépendance générale de la paroisse envers la châtellenie puis baronnie de Montclar est documentée par ailleurs dans l'histoire communale ; pour La Pouleille elle-même, seule une brochure récente sur La Motte inclut le village parmi les possessions ou dépendances de Montclar, sans reconstituer ni la mouvance exacte du fief, ni les droits dus, ni l'étendue foncière. On ne reporte donc pas ici l'accensement de Caveroque de 1370, qui concerne un autre lieu de la paroisse. Indication secondaire, non démontrée pour ce lieu Une Carte archéologique de la Gaule reprend une proposition ancienne faisant passer par La Pouleille une voie antique Bordeaux-Lyon ; l'argumentation n'a pu être lue que par extraits. Une référence plus ciblée existe pourtant, retrouvée pendant cette enquête : un article de Christian Chevillot, publié en 2020 dans les Documents d'archéologie et d'histoire périgourdines, consacré précisément au « segment de La Pouleille à Mouleydier » d'une voie gauloise. Titre, pages et volume sont confirmés par le catalogue de la SHAP ; le texte lui-même reste à consulter, et sa seule présence bibliographique ne permet pas d'en adopter les conclusions ni de dater le village de l'époque gauloise. Référence bibliographique confirmée, texte non lu 1668-1684Auberge et gens de justice Des laboureurs, un hôte, un tisserand — et des officiers qui y résident Les actes voisins de 1668 montrent un village ordinaire, mêlant agriculture, accueil et artisanat : hôtes, laboureurs, tailleurs, tisserands. Il y a aussi des tuiliers (fabricants de tuiles). Le 8 octobre 1678, on enterre Louis Chabanac, vingt mois, mort la veille « à la tuillière de Lapolelgie » ; son père Guilhem Chabanac et Jean Chabanac, cousin germain du père, sont tous deux tuiliers et « tous habitans à ladite tuillière ». En décembre 1678, une fille de Guilhem y est baptisée ; en mars 1680, c'est le fils d'un tisserand, Jean Lafaure. La tuilerie était donc un lieu habité, que les actes nomment à part. Ils ne disent ni où était le four, ni ce qu'il produisait : au village même, ou ailleurs sur les terres de La Pouleille. La Tuilière, à environ 890 m, pourrait être cet endroit ; aucun document lu ne permet encore de l'affirmer. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v. 454 D, 8 octobre 1678. Sépulture de Louis Chabanac, vingt mois, « décédé le jour d'hier à la tuillière de Lapolelgie » ; assistent Guilhem Chabanac, tuilier, son père, et Jean Chabanac, tuilier, cousin germain, « tous habitans à lad. tuillière ». AD24, 5 E 409/1, v. 472 D, mars 1680. Le fils de Jean Lafaure, tisserand, et Peyronne Tavenelle, baptisé « à la tuillière de Lapolelgie » ; le parrain (celui qui présente l'enfant au baptême), Thomas Roumegos [?], porte le titre de sieur de la Polelgie (sieur : titre donné à un notable). La présence des Malmontaigne est établie dès cette première période. Le 20 janvier 1669, Jean Malmontaigne le jeune est présenté comme fils de maître Jean Malmontaigne, procureur du roi à Lalinde ; La Pouleille est leur lieu de résidence. Le 3 janvier 1683, un Jean Malmontaigne porte le titre de sieur de Lamothe tout en habitant le village : titre et domicile sont deux informations différentes, et rien ne permet de rebaptiser sa maison « château de Lamoute » sans preuve foncière. Registre paroissial 5 E 409/1, vue 060 ; registre paroissial 5 E 409/2, vue 069 AD24, 5 E 409/2, v. 069 D, 3 janvier 1683. Le domicile se lit « sapollegie » ; le patronyme du parrain, en écriture très cursive, résiste à une lecture assurée. Les Lambert sont bien plus nombreux dans les actes ordinaires que les seules familles titrées. David Lambert est qualifié d'hôte (aubergiste) ; le 21 janvier 1683, âgé d'environ soixante-dix ans, il est enterré dans l'église de Saint-Félix — ses fils Martial, tailleur, et Arnaud, laboureur, assistent au convoi et habitent le village. L'acte fixe cette fratrie ; il ne suffit pas à rattacher tous les Lambert des siècles suivants à David. Registre paroissial 5 E 409/2, vue 071 1672-1682Les Rochon Une maison, des titres, une chapelle — mais pas celle qu'on croit Le 14 septembre 1672 est baptisé Jean-Baptiste de Rouchon, né le 23 juin. Son père Guillaume de Rouchon est lieutenant particulier au siège de Bergerac ; sa mère Jeanne de La Gaubertie a fait ses couches au village de Lapolelgie. L'acte montre un lien résidentiel précis avec La Pouleille, sans imposer un domicile permanent du père, retenu par sa charge à Bergerac. Le parrain se lit Élie de Rouchon, avocat et juge de Clérans — et non Gilles, comme le donnait une lecture plus ancienne. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v. 225 G, 14 septembre 1672. Parrain « Élie de Rouchon » — corrigeant une lecture antérieure « Gilles » — marraine Barbe de Castaing. Le 31 décembre 1676, ce même Guillaume Rochon, âgé d'environ quarante ans, est inhumé après être mort la veille dans la maison de Lapolelgie. L'acte mentionne sa sépulture dans la chapelle Saint-Nicolas et les engagements de son père, juge de Clérans — mais il ne dit pas que cette chapelle se trouve à La Pouleille. La distinction compte : la chapelle Saint-Nicolas dont une convention de 1682 décrit l'usage familial se situe en réalité dans le cimetière de Saint-Félix, pas au hameau. Registre paroissial 5 E 409/1, vue 395 ; distinction confirmée AD24, 5 E 409/1, v. 395 G, 31 décembre 1676. Sépulture datée du dernier jour du mois de décembre ; nom de lieu lu sous une forme écrite très proche de « la Poleccgie ». Six ans plus tard, le 6 avril 1682, un parrain porte à son tour le titre de sieur de la polelgie ; sa signature autographe, « reymond de rochon parrain », sécurise le rattachement familial. L'acte nomme aussi Jeanne Castaing, femme de maître Élie, avocat et juge de Clérans, domiciliée au village. Lecture exacte AD24, 5 E 409/2, v. 042 D, 6 avril 1682. « Raymoy Rouchon Sgr de la polelgie » ; signature « reymond de rochon parrain ». Deux jours plus tard, le 8 avril 1682, une convention passée devant le notaire royal Camberon règle l'usage et l'entretien de la chapelle Saint-Nicolas. Le texte publié en 1983 présente Élie de Rouchon, juge de Clérans, habitant La Pouleille et administrateur des enfants de feu Guillaume ; il partage les obligations funéraires avec les autres branches Rouchon/Lapeyrouse et Lavernelle. La minute originale n'a pas été retrouvée dans ce travail : les clauses ne sont connues que par cette édition, dont la note qualifiant La Pouleille de « repaire noble » doté d'une chapelle reste une indication secondaire, à ne pas confondre avec Saint-Nicolas. Édition de 1983, minute non vue La généalogie des Calvimont publiée par O'Gilvy rattache Louise de Rochon, fille de Guillaume et de Jeanne de La Gaubertie, à un mariage avec Jean de Calvimont en 1695, puis à Jean-François, marquis de Calvimont, seigneur de La Poulelie. Cette généalogie éclaire le changement de nom de la famille dominante ; le contrat de mariage et les clauses de transmission du domaine, en revanche, n'ont pas été lus. Nobiliaire de 1856, non recoupé par un acte notarié 1738-1792Des Rochon aux Calvimont Les domestiques de M. de Calvimon, et un village d'artisans Une preuve indépendante du nobiliaire se trouve dans le registre paroissial : en février 1738, Louis Dumas et Marie Campagnie sont tous deux domestiques de M. de Calvimon à « la poulelie » (forme lue sans accent). Le baptême du 2 février est lu avec certitude ; le mariage, quelques jours plus tard, hésite entre le 6 et le 8 février — l'encre est pâlie et le chiffre reste ambigu. La présence domestique des Calvimont au village est donc assurée sans dépendre uniquement du nobiliaire ; l'acte ne date en revanche ni l'acquisition de la propriété ni la construction de la chartreuse. Baptême confirmé Quantième du mariage disputé AD24, 5 E 409/2, v. 385 D, février 1738. Baptême du 2, mariage du 6 ou du 8 : le chiffre n'a pas pu être tranché. Les Malmontaigne demeurent présents au milieu du siècle : Françoise Malmontaigne, demoiselle de Lasagne, est inhumée le 14 juin 1747 après être morte au village ; en 1749, l'inventaire des registres de Cubjac signale le mariage du notaire royal Jean Randel avec Marie Malmontaigne, « de la Poullelie » — un fait connu seulement par l'analyse imprimée d'un registre extérieur à Saint-Félix, qui ne prouve pas que toute la famille ait quitté le village cette année-là. Registre paroissial 5 E 409/3, vue 051 Cubjac, analyse secondaire Les dernières décennies de l'Ancien Régime mettent au premier plan les Perrot, praticiens (hommes de loi) ou notaires selon les individus, les Lassaigne, les nombreux Lambert et les Teulet. Le 4 février 1770, Pierre Lambert, taillandier de Lapouleille (le taillandier fabrique des outils tranchants), épouse Marie Favard, venue de Montclar : premier jalon sûr de la lignée d'artisans du fer que l'on suit ici sur cinq générations. D'autres Lambert restent laboureurs, aubergistes ou artisans d'un autre métier — le seul patronyme ne suffit pas à leur attribuer la forge. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, v. 320 G, 4 février 1770. Le premier acte de la lignée des forgerons Lambert. Enfin, le 27 mars 1792, le registre consigne l'inhumation de Louis Bonaventure Rochon de Lapeyrouse, brigadier des armées du roi, mort « dans sa maison de Lapouleille ». Le 27 est la date de sépulture ; l'acte ne permet pas d'en faire, sans réserve, la date du décès. Sa présence prouve surtout que l'histoire des Rochon au village ne commence pas avec l'achat de décembre 1823 rapporté plus tard par un généalogiste. Registre paroissial 5 E 409/3, vue 585 AD24, 5 E 409/3, v. 585 G, 27 mars 1792. Brigadier des armées du roi, mort « dans sa maison de Lapouleille ». 1794Une date à corriger Bonfils épouse Rochon : 1794, pas 1802 Le 13 janvier 1794, François Joseph Bonfils Labenie, propriétaire de vingt-sept ans, domicilié à Lavernelle, épouse Catherine Adélaïde Rochon, dix-sept ans, fille de Louis Bonaventure Rochon et Françoise Rochon, rattachés à Lapoulelie. La jeune femme signe « Adèle Lapeyrouse » ; sa mère signe également. Le formulaire qualifie encore les parents de « conjoints » sans que cela démontre que le père soit vivant : sa sépulture, on l'a vu, est de 1792. Lu sur l'original 5 E 409/4, mariages an II, v. 17 D, 13 janvier 1794. Signature « adlle Lapeyrouse » — l'alliance entre les Bonfils de Lavernelle et les Rochon de La Pouleille. Une date corrigée Une généalogie imprimée en 1942 par le comte de Saint-Saud datait ce mariage de 1802. L'acte d'état civil donne sans ambiguïté le 13 janvier 1794. Il appelle la mariée Catherine, là où des notices familiales écrivent Louise Adélaïde : les deux prénoms sont gardés, sans trancher. Le lien avec les Bonfils est aussi un souvenir vécu. Dans ses Origines des Rochon de Lapeyrouse, publiées en 1893, le comte de Lapeyrouse — Léonard-Léonce de Bonfils-Lablénie — affirme avoir été élevé à La Pouleille, où habitait sa famille, et évoque ses camarades d'enfance. Ce témoignage rétrospectif éclaire la maison du début du XIXe siècle ; il ne valide pas pour autant les origines médiévales prestigieuses développées dans le même opuscule. Témoignage autobiographique, 1893 1823-1862Fin du ménage seigneurial Un achat mal établi, deux décès très précis Un généalogiste du XXe siècle rapporte un achat de La Pouleille en décembre 1823 par Alexis de Rochon de Lapeyrouse, ancien émigré et officier — en restant lui-même prudent sur son identification avec un Ferdinand-Louis-Alexis baptisé à Queyssac en 1775 : il emploie « vraisemblablement ». On retient donc cet achat comme information secondaire, non comme mutation établie : ni vendeur, ni notaire, ni parcelles ne sont identifiés, et les résidences Rochon antérieures montrent qu'un tel achat pouvait tout aussi bien concerner une réunion de droits qu'un retour de propriété. Saint-Saud, 1942, non recoupé par un acte Les listes nominatives décrivent ensuite un ménage de propriétaires entouré de domestiques — cinq en 1836, quatre en 1841, cinq en 1846, six en 1851, cinq en 1856, six encore autour de la veuve en 1861. Le décès, lui, est d'une precision remarquable : Louis Alexis Ferdinand Rochon de Lapeyrouse meurt à La Pouleille le 12 octobre 1859 à quinze heures, acte dressé le lendemain. Il est qualifié de propriétaire, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis. L'âge déclaré, quatre- vingt-sept ans, ne concorde pas exactement avec le baptême de 1775 avancé par Saint-Saud — une tension entre deux sources, laissée ouverte plutôt que tranchée. Âge et heure confirmés sur l'original 5 E 409/10, décès 1859, acte 10, v. 03 D-04 G. Décès à trois heures du soir ; l'âge de 87 ans reste distinct du baptême de 1775 cité par ailleurs. Une coquille d'imprimé Un article publié en 1983 dans le bulletin de la société savante donnait 1759 pour cette mort : c'est une coquille, l'acte civil portant sans ambiguïté 1859. Sa veuve, Marie-Madeleine-Thérèse Desmoulin Leybardie, meurt à son tour le 3 janvier 1862 à deux heures, acte dressé le même jour, précisant explicitement « décédée aujourd'hui à deux heures du matin » — ce qui écarte tout risque de confusion avec la veille. Elle a environ quatre-vingt-six ans, née au château de Longas près de Mussidan. Lu sur l'original 5 E 409/10, décès 1862, acte 2, v. 01 D-02 G. « Décédée aujourd'hui à deux heures du matin » : la date du 3 janvier, et non du 2, est ainsi confirmée sans ambiguïté. La disparition de ce ménage ferme une séquence très documentée. Aucune vente du domaine après 1862 ni aucun partage de la chartreuse n'a été retrouvé dans ce travail : les autres propriétaires du hameau ne deviennent donc pas automatiquement les successeurs des Rochon dans le logis principal. Succession non retrouvée XIXe siècleLassaigne, Perrot, colonage Une continuité de familles, pas un simple départ Le 27 novembre 1797, François Lassagne, fils de feu André et de Marthe Gentier — rapprochée de Gontier dans les baptêmes —, épouse Jeanne Rey, du Girard, avec Lapouleille pour domicile des parents du marié. Le couple se suit ensuite au village : le recensement de 1836 réunit François, Jeanne Rey, Pierre et Jeanne, avec trois domestiques. Les décès s'égrènent : Pierre Lodoïs en 1841, François en 1850, Jeanne Rey en 1865, puis leur fille Jeanne en 1869. Une formule du chanoine Brugière voulant que la famille « ait quitté » La Pouleille doit donc se lire comme un constat tardif, non comme la date d'un déménagement général. Mariage de 1797 lu sur l'original ; décès suivis dans les relevés Les Perrot, hommes de loi et propriétaires, laissent un acte particulièrement parlant sur les rapports de colonage au village : à la mort de Mélina Marie Laveyrie, veuve de Jérôme Debrie Perrot, le 29 décembre 1904, Joachim Teillet est qualifié de « colon de la décédée », domicilié lui aussi à La Pouleille. On documente ainsi un lien précis d'exploitant à propriétaire — sans savoir encore quelles parcelles étaient concernées. Le mot « colon » désigne ici un exploitant agricole travaillant les biens d'autrui. Formule lue mot pour mot 5 E 409/15, décès 1904, acte 6, v. 04 G, 29 décembre 1904. « Colon de la décédée » : un rapport d'exploitant à propriétaire explicitement nommé. Les LambertCinq générations de forgerons De Pierre le taillandier à Pierre le forgeron La filiation la plus solide du dossier relie Pierre Lambert et Marie Favard, mariés en 1770, à leur fils Léonard, puis à Pierre, forgeron au milieu du XIXe siècle. Génération | Acte de liaison | Ce qui est établi | Pierre Lambert × Marie Favard | 4 février 1770 5 E 409/3, v. 320 G | Pierre, taillandier à Lapouleille. Lu sur l'original | Leur fils Léonard × Marie Delmary | 29 juillet 1801 5 E 409/4, mariages an IX, v. 03 D | Léonard, taillandier, né et domicilié à La Pouleille, fils de Pierre et Marie Favard. Lu sur l'original | Léonard × Marguerite Jobert/Jaubert | 4 octobre 1810 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1810, v. 11 D-12 G | Même filiation ; Léonard qualifié de « faure ». Lu sur l'original | Leur fils Pierre × Marguerite Ferrié | 26 septembre 1854 5 E 409/10, mariages 1854, v. 03 D-04 | Pierre, trente-cinq ans, forgeron né et domicilié à Lapouleille, fils des défunts Léonard et Marguerite Jaubert. Lu sur l'original | Marie Lambert × Jean Gouyou | 5 août 1878 5 E 409/12, mariages 1878, v. 14-16 | Le gendre Jean Gouyou est forgeron dans le ménage de Pierre. Relevé | 5 E 409/4, mariages an IX, v. 03 D, 10 thermidor an IX (29 juillet 1801). La filiation Pierre → Léonard, explicitement donnée par l'acte. Le mariage de 1854 renvoie à un contrat passé le 27 août 1854 devant Me Labat, notaire à Beauregard : une piste directe, non encore consultée, pour connaître les apports, les outils, un éventuel atelier. L'acte civil, lui, montre en montage la table annuelle qui complète la date exacte du mariage. Contrat cité, cote de la minute non retrouvée 5 E 409/10, mariages 1854, v. 03-04, avec la table annuelle (5 E 409/10, mariages 1855, vue 1 G). Contrat du 27 août 1854, Me Labat, notaire à Beauregard. En 1881, Pierre Lambert et Jean Gouyou travaillent encore comme forgerons dans le même ménage ; en 1891, Pierre est retraité tandis que Gouyou exerce le métier. Pierre meurt le 21 août 1899, âgé d'environ quatre-vingts ans. Au début du XXe siècle, la famille Guinard assure une nouvelle présence du travail du fer au village — sans qu'aucun acte ne permette encore de dire que les Guinard ont racheté la forge Lambert-Gouyou ou travaillé dans le même bâtiment. La continuité du métier est démontrée ; celle de l'atelier reste à établir. Continuité du métier, pas de l'atelier À côté de cette lignée, d'autres branches Lambert se distinguent par leurs métiers et leurs surnoms : Pierre dit Janvier, tonnelier, dont le fils René Lambert, né en 1889, meurt à la guerre en 1916 ; des cultivateurs, chez Raymond et Élisabeth Chavagnac puis Pierre et Marie Garraud, chez Jacques et Jeanne Reynier. Les surnoms — cadet, Bouchet, Mina, Janvier — permettent parfois de distinguer les hommes, mais leur variation impose de revenir systématiquement à l'âge, au conjoint et aux parents plutôt qu'au seul patronyme. Nombreux homonymes, filiations à vérifier 1886Un fait divers Une enquête sans verdict retrouvé Dans son numéro du 16 décembre 1886, le quotidien bordelais La Petite Gironde rapporte l'ouverture d'une enquête pour la mort d'un nouveau-né « à Pouleille, commune de Saint-Félix, canton de Lalinde ». L'article, daté de Bergerac le 14 décembre, évoque un accouchement dans la nuit du 28 novembre, une mère veuve de trois filles et la découverte du corps dans un parc à brebis ; il nomme deux médecins et indique le transfert de la femme à la maison d'arrêt de Bergerac. Ces faits sont ceux que rapporte le journal — ils ne sont pas présentés ici comme les constatations d'un dossier judiciaire personnellement consulté, et l'article anonymise déjà la femme concernée. Image lue La Petite Gironde, 16 décembre 1886, p. 2. Gallica bpt6k4389438b, v. 2. Une suite est signalée dans un autre journal de janvier 1887, mais la demande d'image correspondante a reçu une erreur d'accès. Le verdict n'est donc pas donné ici : ce n'est ni une condamnation ni un acquittement qui est rapporté, mais l'existence d'une enquête ouverte. Suite judiciaire non retrouvée XXe siècleGuerre, résistance, recensements Cinq hommes morts à la guerre, un chef de résistance, un recensement à corriger Le travail du fer et la maçonnerie se poursuivent au village : le 10 février 1900, Joseph Ernest Guinard, forgeron né à Fouleix, épouse Marie/Félicie Barjou ; son fils Joseph Marius exerce à son tour le métier, un apprenti étant signalé en 1936. Les Barjou sont d'abord liés à la maçonnerie, avant qu'un fils ne devienne mécanicien puis cultivateur selon les recensements successifs — des professions déclarées à ces dates, pas une carrière entièrement reconstituée. Le tableau suivant distingue une naissance au lieu d'une résidence familiale ; les renseignements militaires proviennent des fiches Mémoire des hommes et des registres, non d'une lecture intégrale des registres matricules. Homme | Lien avec La Pouleille | Mort et référence militaire | Auguste Bourbon | Né le 29 décembre 1887, fils de Justin Bourbon et Marguerite Rébeyrotte, naissance à Lapouleille | 28 août 1914, Raucourt ; 209e RI ; matricule 1087, Bergerac | Léon Lucien Armandie | Ménage des parents recensé au village en 1901 | 22 mars 1915, Souain ; 20e RI ; matricule 1042, Bergerac | Émile Carbonnel | Né à Lapouleille le 8 septembre 1892 | 25 septembre 1916, Combles/Frégicourt ; caporal, 43e RI ; matricule 1016, Bergerac | René Lambert | Né à Lapouleille le 6 avril 1889, fils du tonnelier Pierre dit Janvier | 15 novembre 1916, Ablaincourt-Pressoir ; sergent, 308e RI ; matricule 1095, Bergerac | Louis Émile Teillet | Né à Saint-Marcel ; ménage Teillet de La Pouleille en 1901 | 24 mai 1917, Florina ; 34e RIC ; matricule 1083, Bergerac | Pendant la Seconde Guerre mondiale, Éloi Barjou, attesté à La Pouleille par les recensements de 1936 et 1946, est donné par une source spécialisée comme chef du groupe de résistance de Saint-Félix. La concordance entre le nom et la résidence est forte ; le détail de ses actions ou de ses effectifs n'est pas établi par les recensements eux-mêmes. Concordance forte, actions non détaillées ici En 1946, un prisonnier de guerre allemand est inscrit dans le ménage agricole Barjou. La récapitulation du registre confirme 10 maisons, 8 ménages, 26 individus, dont 25 Français et un étranger — chiffres lus directement sur les images. Lu sur l'original AD24 106 W 71, récapitulation, 1946. 10 maisons, 8 ménages, 26 individus, 25 Français et 1 étranger. Un recensement mal résumé Un ancien relevé donnait 8 maisons et 25 individus, sans doute en confondant le nombre de ménages avec celui des maisons, et le total des habitants avec celui des seuls Français. La liste nominative et la récapitulation donnent bien 10 maisons, 8 ménages, 26 individus. Une feuille volante datée du 13 février 1951, insérée dans le même registre, donne 10 maisons, 9 ménages et 29 habitants — mais son en-tête précise « d'après le recensement de mars 1946 ». Elle ne peut donc pas être utilisée comme un recensement autonome de 1951 : son chiffre diffère de la liste nominative et de la récapitulation de la même année. Cette discordance documentaire est conservée sans être résolue par hypothèse. Discordance conservée, non expliquée Population, de 1836 à 1951 Année | Maisons | Ménages | Personnes | 1836 | — | 13 | 79 | 1841 | — | 13 | 70 | 1846 | 13 | 13 | 71 | 1851 | 15 | 16 | 74 | 1856 | 16 | 16 | 71 | 1861 | 15 | 15 | 67 | 1866 | 17 | 18 | 74 | 1872 | 13 | 13 | 60 | 1876 | 14 | 14 | 50 | 1881 | 13 | 14 | 51 | 1891 | 13 | 13 | 62 | 1901 | 15 | 12 | 61 | 1921 | 12 | 12 | 40 | 1926 | 12 | 12 | 40 | 1931 | 11 | 11 | 38 | 1936 | 5 | 5 | 25 | 1946 | 10 | 8 | 26 | 1951 (d'après 1946) | 10 | 9 | 29 | La série indique un village généralement compris entre 67 et 74 personnes de 1841 à 1866, puis des fluctuations entre 50 et 62 jusqu'en 1901, avant la baisse observée au XXe siècle. Il ne faut pas attribuer cette évolution à une cause unique : départs, mortalité, fin des grandes domesticités et variations de périmètre restent à étudier séparément. Causes non établies 1824-2026Le bâti Un noyau routier qui n'a jamais bougé Le tableau ci-dessous reprend la disposition visible sur les trois feuilles cadastrales de 1824. Les pièces d'eau colorées en vert bordent plusieurs cours et chemins ; leur dessin prouve leur représentation cadastrale, non leur usage exact — mare, abreuvoir ou lavoir restent à trancher au cas par cas. Secteur | Disposition visible en 1824 | Parcelles à suivre | A2, partie occidentale | Trois masses encadrent une cour : un grand bâtiment en L, un petit carré séparé, une construction méridionale à retour. | Cour 475, abords 474, 476-479 | B1, grand ensemble occidental | Vaste composition autour d'une cour ouverte, ailes avec décrochements, deux petits bâtiments isolés aux angles de l'entrée, pièce d'eau au nord. | Ensemble 282, abords 279-291 | B1, bord de route | Plusieurs bâtiments en file et des dépendances au sud du grand ensemble. | 286, 287, 288 | B1, groupe oriental | Maisons et dépendances de part et d'autre d'un chemin, dont un bâtiment long subdivisé. | 292 ; 295-298 ; 300-301 ; 304-305 | C1, sud-est de la route | Deux bâtiments proches, puis plusieurs constructions isolées le long de la route. | 10, 11, 16, 7 ; enclos 1 | Les notices patrimoniales décrivent une chartreuse avec ailes en retour, grandes baies rectangulaires et combles sans lucarnes, de caractère XVIIe siècle. Le grand ensemble 282 de la feuille B1 en fournit un candidat convaincant. Mais les registres ne disent pas que la « maison de Lapolelgie » de 1676 avait déjà exactement les murs et les façades conservés aujourd'hui : la prudence porte sur la date des bâtiments, pas sur la présence historique de la famille au lieu. Identification plausible, non datée par un acte Une carte postale porte la légende « Village de la Pouleille » et montre, par-delà un champ labouré, une succession de maisons, des dépendances, des meules et des arbres défeuillés — datation seulement typologique, vers 1905-1925, sans que l'année de prise de vue soit assurée. Datation approximative Carte postale, vers 1905-1925 [?]. Exemplaire commercial Delcampe 2051197952 ; datation typologique seulement. Aujourd'hui La Pouleille demeure un ensemble habité, avec des maisons, cours, jardins et bâtiments agricoles. Le traitement spatial de la BD TOPO relève 46 bâtiments et 19 logements sur les secteurs cadastraux du nom — des indicateurs issus d'une base géographique, pas un recensement des habitants ni un décompte porte à porte. Indicateur de base géographique Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 identifie cinq bâtiments du secteur comme susceptibles de changer de destination — d'anciens volumes agricoles, sans que cela ne prouve une autorisation individuelle ni des travaux déjà réalisés. Repère PLUi | Parcelle | Nature | Destination envisagée | CDSFV08 | B0220 | Grange | Logement | CDSFV11 | B0615 | Séchoir | Logement ; lieu écrit « Lapoueille » dans la fiche | CDSFV15 | C0315 | Grange | Logement, autre | CDSFV16 | C0330 | Séchoir | Logement | CDSFV17 | C0620 | Grange | Logement | PLUi-H, fiche CDSFV17, grange C0620, 6 novembre 2024. Repérage d'un ancien volume agricole ; aucune autorisation de travaux n'est déduite de la fiche. Un détail ancien complète l'histoire du paysage : un catalogue botanique de 1859 mentionne le « vallon de Lapouleille dans la forêt de Saint-Félix », montrant que le nom s'appliquait aussi à un vallon et à ses milieux, au-delà des seules maisons — sans le localiser par parcelle. Source naturaliste imprimée, lue sur l'image Et maintenantOù chercher Ce que les matrices cadastrales et les tables des successions peuvent encore dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour ce lieu jusqu'à leur terme utile ; ce qui manque tient surtout aux séries de propriété et de succession, non encore consultées. À consulter en salle 63 P 704 63 P 1716Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826, et document cadastral inventorié sans date : identifier les propriétaires de A 475, B 282 et des autres parcelles bâties, avec folios, entrées, sorties et mutations. La clé du passage des familles aux maisons. 63 P 2192 63 P 1547Matrices de 1882 et 1914-1955 : suivre le bâti et les mutations ultérieures. 179 Q · 180 Q 176 QTables des acquéreurs et vendeurs du bureau de Lalinde, 1808-1865 : chercher Rochon/Lapeyrouse en décembre 1823, retrouver date, vendeur et notaire. 178 Q · 183 QMutations par décès et tables de successions du bureau de Lalinde : successions du 12 octobre 1859 et du 3 janvier 1862, puis Lassaigne, Perrot et Laveyrie. 2 E 1528-2, -4, -5Extraits d'état civil, banc dans l'église, testaments et titres de propriété des Rochon ; vérifier l'alliance Calvimont. 3 E, notaire Perrot Saint-Georges-de-MontclardBaux, obligations, partages et testaments des habitants, 1748-1792 ; vérifier les parentés entre les Perrot du village et les officiers de Montclar. Contrat du 27 août 1854 Me Labat, BeauregardContrat Pierre Lambert-Marguerite Ferrié : apports, outillage de forge, immeubles. Cote de la minute non retrouvée. Convention du 8 avril 1682 Camberon, notaire royalOriginal annoncé dans des archives privées ; vérifier sa conservation et le répertoire des minutes de Camberon, à Cause-de-Clérans, 1666-1712. AN, AB/XIX/3410-3461 dossier 59Requête de 1734 contre Françoise Malmontaigne, veuve d'Antoine Lassaigne, fille et héritière de Jean Malmontaigne : une piste pour relier deux familles locales. SHAP, A10-35Lire intégralement l'étude de Christian Chevillot sur le segment de voie gauloise La Pouleille-Mouleydier, 2020, p. 93-114. Assises de la Dordogne janvier 1887, série UDossier et arrêt relatifs à l'affaire de La Pouleille de novembre-décembre 1886 ; cote exacte non identifiée. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_ruffie/ — La Ruffie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Ruffie en Villadeix Une petite métairie (exploitation agricole) de bord de bois, au sud du bourg, dont un seul ménage à la fois a occupé la maison pendant plus de deux siècles. François Gouthy et Peyronne Dalit s'y marient en 1692 ; les Besse et leur grand-mère Marie Fontagrive s'y succèdent jusqu'en 1782 ; puis Reversade, Greil, Fleyri, Peytou, Gonnard, Doyen, Coste, Bierne et Dupomier — presque un nom par génération — jusqu'aux Demaison de l'entre-deux-guerres. Aucun d'eux n'y est jamais dit propriétaire. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,91733° N — 0,68435° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, 22 parcelles, ≈ 13,44 ha 1690 [?]Ruffiebaptême, mention probable, lecture douteuse 1692Caporoufi [?]mariage — lecture corrigée, et non « la rouffie » 1746-1767La Rufio · la Ruffie · la riffieregistres paroissiaux, mains successives 1795-1802Larusieétat civil révolutionnaire, s long pour f 1824La russiecadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), section D 1841 →Laruffie · La Ruffierecensements, cadastre et IGN actuels En bref La Ruffie est une petite ferme au bord d'un bois, à environ 780 mètres au sud du bourg. Gourgues cite en 1450 un « ténement » (une unité de terre) nommé « Roffie », mais le rapprochement avec ce lieu reste une hypothèse. La première mention certaine de l'habitat est un mariage en 1692, où le nom du lieu se lit « Caporoufi [?] » (lecture incertaine). Les registres montrent ensuite une métairie où se succèdent à peu près une famille par génération (Besse, Reversade, Greil, Fleyri, Peytou, Gonnard, Doyen, Coste, Bierne, Dupomier, puis les Demaison en 1931), dont aucune n'est dite propriétaire. Le plan de 1824 montre deux corps de bâtiment face à face autour d'une cour, et le lieu est toujours habité aujourd'hui. L'origine du nom et la chaîne des propriétaires restent à trouver. Le siteUne clairière au sud du bourg Une maison, une desserte, un point d'eau à trouver ailleurs La Ruffie se trouve à environ 780 mètres au sud du bourg de Saint-Félix, à vol d'oiseau. Le groupe bâti occupe une clairière en bordure de bois, avec des terres ouvertes au sud et à l'est. Ses plus proches voisins sont La Combe de Lugon, à 240 m au nord-nord-ouest, Caveroussie, à 340 m au nord-est, La Bouyguette, à 390 m à l'ouest-sud-ouest, et Le Cirier, à 580 m au sud-ouest — les quatre écarts qui reviennent sans cesse dans les actes, comme parrains, témoins ou destinations de départ. Ces distances, calculées à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits, situent le lieu ; elles ne dessinent ni les limites d'une exploitation ancienne ni celles d'une propriété. Calculé sur la carte IGN Le lieu possède aujourd'hui sa propre desserte, l'Impasse de la Ruffie. Le cadastre actuel conserve LA RUFFIE, l'IGN la Ruffie. Le périmètre de ce nom de lieu couvre environ 13,44 hectares de la section D ; ce chiffre décrit un nom de lieu cadastral, pas un domaine historique aux limites démontrées. La Ruffie sur l'orthophotographie (photo aérienne) disponible en septembre 2026. Deux corps principaux autour de l'espace central, annexes, pelouses et lisières boisées ; la date de prise de vue locale n'est pas précisée par la couche. Le nomEntre f, s long et ss Une graphie (forme écrite) qui hésite depuis trois siècles — et une origine du nom qui reste à trouver La série sûre ou très probable des formes va de Ruffie [?] (lecture incertaine) en 1690 à Larufie dans les recensements du XXe siècle, en passant par La Rufio (1746), la riffie (1755), Larusie sous la Révolution, La Rufe en 1821 et 1826, puis La russie / Larussie au cadastre de 1824. L'absence d'espace ou la variation de capitale n'est jamais un changement de lieu — c'est la même main, ou la même administration, qui hésite entre f, s long et ss, trois graphies que l'écriture du temps rend presque indiscernables. Séries paroissiale et d'état civil Les cartes suivent la même hésitation. Cassini porte la Ruffy — état rapproché de l'édition de 1766. Belleyme donne une lecture la Ruffie / la Russie, et l'état-major la Ru[ss]ie [?]. La proximité graphique des trois lettres explique ces variations, sans autoriser à réécrire systématiquement « Russie » en « Ruffie » dans une transcription diplomatique : l'identification géographique de ces indications tient d'abord aux écarts voisins et à la position du groupe bâti, pas à la seule lecture des lettres. Cassini, feuille 71 Bergerac. « la Ruffy », état rapproché de l'édition de 1766, au voisinage de Caveroussie. Carte d'État-major, XIXe s. « la Ru[ss]ie [?] » ; date propre à la minute non vérifiée. Étymologie : non établie. Les documents réunis ne donnent aucune explication du nom, et aucun article de Dauzat/Rostaing, Nègre ou Geuljans précisément consacré à ce lieu n'a pu être identifié. On ne peut donc pas déduire de la seule terminaison une famille fondatrice, une couleur de sol ou une origine géographique. Gourgues et le renvoi qu'on ne suit pas jusqu'au bout Raufie est la vedette employée par Gourgues pour son entrée médiévale, Roffie la forme qu'il cite pour 1450 ; il la qualifie d'écart de la commune en 1873. Son renvoi alphabétique « Roffie — Voy. Raufie, Rolphie, Ruffie » ne démontre pas que les quatre formes aient toutes désigné ce même lieu : Rolphie n'est donc pas ajoutée ici comme variante locale attestée. Renvoi de dictionnaire, pas une identité démontrée Gourgues, 1873, supplément p. 364. « RAUFIE (La), ténement, cne de Saint-Félix-la-Linde. — Roffie, 1450 (Acte not.). » Gourgues, 1873, p. 280. « Ruffie (La), éc. cne de Saint-Félix-de-Villadeix. » Avant 1668La piste de 1450 Un ténement (unité de terre) en 1450, cité par un érudit qui n'en dit pas plus Dans le supplément de son dictionnaire, Gourgues place un ténement de La Raufie dans la commune qu'il nomme Saint-Félix-la-Linde, et cite « Roffie, 1450 (Acte not.) ». Le millésime se lit sur l'image de l'imprimé. C'est le point de départ le plus ancien actuellement repéré — mais deux niveaux doivent rester distincts : Gourgues rapporte un acte qu'il avait consulté ; nous ne disposons ni de cet acte, ni de ses confronts, ni de son notaire. Le rapprochement avec La Ruffie, dans cette même aire proche de Lalinde, est plausible, mais reste une hypothèse. Source secondaire : imprimé de 1873 ; original de 1450 non retrouvé Le mot ténement désigne ici une unité foncière dans la notice secondaire ; il n'établit à lui seul ni une demeure noble, ni un château, ni même le nombre de maisons de 1450. Aucun habitant, propriétaire ou seigneur particulier de La Ruffie n'est nommé dans cette courte entrée. Le cadre seigneurial de la paroisse est celui de Montclar, châtellenie puis baronnie, mais aucune reconnaissance de tenure ou accensement visant sûrement La Ruffie n'a été retrouvé : l'accensement de Caveroque en 1370 concerne un autre lieu et ne peut lui fournir une date. Les inventaires des Archives de la Dordogne renvoient aussi à un « sieur de la Raufie » dans une procédure de 1674 relative à des coupes de bois de 1673, avec La Cadoue et Chabanetes comme lieux voisins. L'analyse consultée ne le rattache pas à Saint-Félix-de-Villadeix : cette occurrence reste une piste non localisée, pas un titre de seigneur de La Ruffie. AD24, B 1614, 1674-1679 ; original judiciaire non lu Le registre paroissial conservé débute en 1668. Aucune mention sûre de La Ruffie antérieure à 1692 n'en a été extraite ; une occurrence de 1690 demeure probable. Ce résultat indique la limite des attestations reconnues, et non la date de fondation de l'habitat. 1690–1792Gouthy, Besse, une métairie « Caporoufi [?] » : ce que dit vraiment l'acte de 1692 Le 15 octobre 1690, un laboureur (paysan qui travaille la terre) nommé Thoinet Persounier [?], donné du « village de Ruffie [?] », représente le parrain de Marie Latreynie, enfant de La Pouleilhe. Le domicile du laboureur est une mention probable de La Ruffie ; le baptême ne documente pas une naissance dans ce lieu. Lecture douteuse Le 4 novembre 1692, François Gouthy [?], vingt ans, épouse Peyronne Dalit, environ vingt-cinq ans, après fiançailles et trois publications, sans empêchement trouvé. Les deux sont dits habitants « du lieu de… » — c'est la première attestation certaine, lue sur l’original, de l'habitat. À propos d'une lecture L'acte de 1692 ne se lit pas « la rouffie » : la grande lettre initiale, comparée à celles de « Curé » et de « la Cabane » écrites par la même main (curé Delboy, 1692-1695), donne plutôt « Caporoufi [?] », avec un seul f, et un préfixe qu'il ne faut pas effacer pour retrouver le nom moderne. L'identification à La Ruffie reste probable (c'est la seule mention compatible du secteur à cette date), mais ce n'est plus la lecture du nom actuel. Le nom du dernier témoin est lui aussi incertain : ni « Larrenie » ni « Terrier » ne peuvent être retenus.Lecture corrigée AD24, 5 E 409/2, v269 G. Mariage du 4 novembre 1692. La date, le domicile commun des époux et le statut d'habitants sont sûrs ; la graphie précise du toponyme reste discutée. Matifet, Lange, Coulaud : une génération de laboureurs En septembre 1746, Louis Matifet et Marquese Longis ont un fils Pierre, baptisé le 16, avec une note marginale indiquant qu'il a lui-même été enterré le 9 octobre. Une semaine après ce baptême, le 23, est inhumé un Louis Matifet, âgé d'environ quarante ans, mort au village de La Rufio après avoir reçu les sacrements : la proximité du nom, du lieu et des dates rend très probable qu'il s'agisse du père, sans que la sépulture le dise expressément. Identification du défunt, hypothèse AD24, 5 E 409/3, v044 G. Baptême de Pierre Matifet le 16 septembre 1746, note marginale de son inhumation le 9 octobre, et sépulture de Louis Matifet le 23 septembre, « au village de La Rufio ». Vers 1750-1751, Jean Lange [?] — aussi transcrit Large — et Marie Guinard [?] font baptiser Reymond puis Jean « au lieu de la ruffie ». Pierre Coulaud et Louyse Maury sont ensuite les parents de Jean (baptisé le 12 décembre 1755) et d'Antoinette (26 janvier 1758) ; Jean Coulaud et Marie Pons [?] y sont qualifiés de grand-père et grand-mère. Les Besse et Marie Fontagrive, 1763-1782 Les Besse fournissent le groupe de parenté le mieux documenté de La Ruffie au XVIIIe siècle. Marie Fontagrive y apparaît comme marraine résidente dès 1763, puis dans plusieurs baptêmes des Besse. Deux unions doivent être suivies séparément : Jean Besse × Marie Falgueyret, dont les enfants Jean, Marie, Jeanne et un autre Jean naissent entre 1764 et 1767 ; et Pierre Besse × Marie Couder, mariés le 23 avril 1765, dont la fille Marie est baptisée le 19 juin 1766, avec pour parrain et marraine Jean Besse et Marie Fontagrive, qualifiés d'oncle et de grand-mère. On peut ainsi proposer que Jean et Pierre soient frères et fils de Marie Fontagrive — une reconstruction très probable, non une phrase explicite d'un acte. Fraternité et branche commune, hypothèse AD24, 5 E 409/3, v272 D. 19 juin 1766. Jean Besse et Marie Fontagrive, oncle et grand-mère de la baptisée — le pivot du réseau de parenté des Besse à La Ruffie. Un troisième couple est attesté : Pierre Besse × Marie Longis [?], venu de la paroisse de Saint-Marcel, marié le 15 octobre 1776, parents de Marie, née le 17 septembre 1779, et de Philippe, fille née le 16 juin 1782. Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit du Pierre veuf de Marie Couder en 1765 : l'union de 1776 reste distincte dans la reconstruction. Ce que dit vraiment l'acte de 1782 Pour le baptême du 17 juin 1782, la mère se nomme Marie Songis et non « Marie Longis » : l'initiale est un S rond, identique à celle de « Léonard Songis », le parrain. La note ajoutée sous l'acte se lit « Philippe Besse a été enterrée le vingt juin mille sept cent quatre-vingt-deux » : le jour est le 20, et non le 28. Les actes de 1776, 1779, 1800 et 1801, qui portaient « Longis », n'ont pas été rouverts à l'original : cette piste généalogique reste donc ouverte. Lecture corrigée ; 1776-1801 non lus sur l’original AD24, 5 E 409/3, v460 D. Philippe Besse, fille de Pierre Besse et Marie Songis, baptisée le 17 juin 1782 ; note de sépulture « le vingt juin » ajoutée en bas de l'acte. Les premières « météries » de laruffie Les sépultures d'Arnaud Rouchou, environ cinquante ans, le 14 juillet 1791, et de Marie Lambert, environ soixante ans, le 25 janvier 1792, désignent explicitement la « meterie de larufie » (1791) et « métérie de larufie » (1792). L'acte de 1791 écrit « meterie de larufie » (un seul f, sans accents) et le nom d'Arnaud Rouchou est confirmé. Ce sont les premières qualifications sûres de métairie repérées dans les actes du dossier ; elles décrivent le lieu, sans préciser ni son bailleur ni les relations de parenté entre les défunts et les exploitants. Lu sur les originaux 14 juillet 1791 (5 E 409/3, v571 D). « …décédé à la meterie de larufie après y avoir reçu ses sacrements. » 25 janvier 1792 (5 E 409/3, v583 G). « Marie Lambert, environ soixante ans, décédée à la métérie de larufie. » 1795–1816Reversade, Greil, Banes Trois filles Reversade, un mariage entre métayers Pierre Reversade, laboureur, et Jeanne Rei/Rey demeurent à « Larusie » lorsque naissent Jeanne le 21 ventôse an III (11 mars 1795), Anne le 20 nivôse an VI (9 janvier 1798) et Antoinette le 30 floréal an VIII (20 mai 1800) : l'acte de 1798 écrit encore métairie. Jeanne Rey, journalière (ouvrière payée à la journée) à la métairie, intervient aussi dans une déclaration concernant La Bouyguette en 1798 ; Pierre Reversade, lui-même donné âgé de trente-six ans, déclare un décès à Cavigne en 1799. Lu sur les originaux AD24, 5 E 409/4, naissances an V-an VI, vue 26 D. 20 nivôse an VI (9 janvier 1798) : naissance d'Anne, fille de Pierre Reversade et Jeanne Rey, « à la meterie de ſavufie » — le scribe note r comme v. Le 26 novembre 1807, Arnaud Banes, vingt-six ans, laboureur, épouse Marie Greil/Grel, vingt-trois ans, travailleuse de terre. Les deux futurs habitent La Rufie. Le père de Marie, Antoine Greil, y est expressément métayer (cultivateur qui partage les récoltes avec le propriétaire) ; sa mère est Philippine Delmas. Le mariage rattache donc la nouvelle union à une maisonnée déjà présente, sans démontrer une transmission foncière. Le père d'Arnaud, Léonard Banes, réside à Pressignac ; sa mère est Madeleine Perrot. AD24, 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1807, vue 17 G. Suite du mariage Banes-Greil : « …en présence d'Antoine Greil, père de la future, demeurant métayer à la Rufie… » Leur fils Pierre Banes naît le 3 août 1810 ; Arnaud est alors dit laboureur métayer. Le 15 décembre 1816, Jean Fleyri, laboureur métayer à La Rufie, déclare un fils Jean, né le même jour de Manon Camaréle [?] (un seul l dans l'acte). L'acte mentionne aussi un autre Jean Fleyri, de vingt-quatre ans, domicilié à Berthier, comme témoin ; cette présence ne prouve pas à elle seule l'origine du père. AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1816, vue 25 G. 15 décembre 1816 : « Jean Fleyri, laboureur métayer, demeurant à la Rufie présente commune » — le père se nomme bien Jean, pas Antoine, comme le confirme l'acte. 1819–1856Flérie, Tamarelle, Peytou Un même foyer sous quatre orthographes Les actes de 1819 à 1827 donnent surtout Antoine comme père ou déclarant : un enfant Janile/Janite [?] naît en 1819 d'Antoine Fleyri et Marie Samarelle/Lamarelle, un Daniste [?] Fleyri meurt en 1820 à onze mois, Raimon Flérie naît en 1821, meurt à deux ans en 1823, renaît en 1824, et Marie naît en 1826. Le 25 avril 1827, Antoine Flérie, de La Rufie, déclare le décès de Jeanne Puijaumis [?] Labarte, du Cirier, fille d'un « Jean Puijaumis, sieur de Labarte » — un titre bien lisible qui concerne cette famille du Cirier et n'établit aucun « sieur de La Ruffie ». La difficulté vient des noms des parents : Jean en 1816 et au mariage de 1837 ; Antoine dans la série suivante et les recensements ; Camarelle/Tamarelle/Lamarel, mais aussi Goffre pour la mère en 1824 et 1826. On peut soupçonner des variantes, un prénom d'usage, des erreurs de l'officier ou plusieurs couples ; aucun de ces scénarios ne doit être choisi sans confrontation supplémentaire. Parentés incertaines Le foyer Tamarelle-Géoffre fournit un autre fil : Raimond Lamareil/Tamarelle, environ quatre-vingts ans, meurt à La Rufie le 19 juillet 1822 ; sa veuve Denise Géoffre y meurt à son tour le 28 juin 1836. Le noyau Antoine Fréri × Marie Camarelle/Tamarelle est suivi dans les recensements de 1836, 1841, 1846 et 1851 ; en 1851, Antoine est qualifié de métayer. Jean Fréri, vingt et un ans, né et domicilié à La Rufie, épouse Marie Péloux le 28 novembre 1837 ; leur fille Jeanne naît à La Rufie le 5 avril 1838, avant que la famille ne se déplace vers La Bouyguette. 1856 : huit personnes, trois enfants prénommés Félix Les Peytou sont présents au plus tard à la naissance de Martial, le 23 septembre 1853, fils de Martial Peytou et d'Anne Alari. En 1856, le ménage compte huit personnes — le maximum observé dans les relevés rattachés à La Ruffie —, dont Marie Lafon, servante. Trois des cinq enfants sont prénommés Félix dans la liste, à neuf ans, deux ans et vingt et un jours : la répétition est bien écrite ainsi sur l'image, ce n'est pas une erreur de lecture.Lu sur l'original AD24, 6 MI 72, p04 D, lignes 1-8. Martial Peytou, cultivateur ; Anne Alari, sa femme ; leurs cinq enfants, dont trois Félix ; Marie Lafon, servante. Huit personnes, le chiffre le plus élevé de la série. 1861–1913Gonnard, Doyen, Coste, Bierne Un ménage, un domestique, une tante : le rythme d'un siècle En 1861, Pierre Gonard/Gonnard et Marie Gauville occupent La Ruffie avec Jean, Anne et le domestique Pierre Prévot, seize ans — cinq personnes en tout. Deux filles Marie naissent ensuite, en 1862 et 1864 ; la plus jeune meurt à La Pouleille le 7 mai 1868, où ses parents résident alors : cette mention borne leur déplacement entre le recensement de 1866 et mai 1868. La naissance d'un autre Jean Gonnard, fils de Jean Gonnard × Jeanne Lacombe, à La Ruffie en 1868, ne doit pas être attribuée à Pierre et Marie Gauville. AD24, 6 MI 85, p06 D. Pierre Gonard, cultivateur, chef de ménage ; Marie Gauville, sa femme ; Jean et Anne, leurs enfants ; Pierre Prévot, domestique, 16 ans. Les Doyen sont attestés au plus tard le 14 juillet 1870 : Jean père, soixante-huit ans, et Jean fils, trente-six ans, cultivateurs à La Ruffie, déclarent le décès de Pétronille Coutou, veuve Bouynat, survenu à Caveroussie. L'image consultée montre le corps de l'acte et le début du suivant, daté du 24 septembre 1870 : la date du 14 juillet n'a donc pas pu être lue sur l’image, sans que rien ne la contredise. Contenu confirmé ; date non lue sur l’image AD24, 5 E 409/11, décès 1870, vue 6. Jean Doyen père et Jean Doyen fils, cultivateurs « domiciliés au lieu de Laruffie », déclarants du décès de Pétronille Coutou, veuve Bouynat, à Caveroussie. Les recensements de 1872, 1876 et 1881 suivent le couple Jean Doyen × Jeanne Delanes, ses enfants et, les premières années, le père veuf et la tante Jeanne Catal. En 1881, le chef de ménage est explicitement cultivateur métayer, avec cinq personnes au foyer ; le père et la tante n'y figurent plus, mais leurs décès au lieu sont enregistrés à l'automne suivant — une absence de recensement ne fournit pas une date de décès. La famille se déplace ensuite au Cirier, où Jean Doyen meurt en 1891. Le recensement de 1891 installe un nouveau ménage : Pierre Coste, quarante-trois ans, explicitement métayer, Marie Favard, et leurs enfants François et Jeanne — quatre personnes. En 1895, une naissance atteste au lieu Pierre Coulaud et Marie Carbonnel : leur fille Célestine naît le 4 avril. Ce passage d'un nom à un autre n'indique ni vente ni héritage ; la chronologie des baux reste inconnue. AD24, 6 MI 150, p10 D. Pierre Coste, 43 ans, métayer ; Marie Favard, 33 ans ; François, 12 ans ; Jeanne, 9 ans. En 1901, la maison abrite Marcelin Bierne, cultivateur exploitant, Marie Bény et trois enfants — « exploitant » ne vaut pas automatiquement « propriétaire ». Le 21 février 1913, Marie Dupomier, veuve de Jean Garrigue, meurt à La Ruffie ; l'acte donne une naissance le 26 mai 1837, en un lieu et de parents inconnus, et un mariage célébré à Sainte-Foy-de-Longas. Le déclarant est son gendre Paul Pénaud, trente-quatre ans, cultivateur domicilié au même lieu. AD24, 6 MI 161, p09 G. Marcelin Bierne, cultivateur exploitant ; Marie Bény, 42 ans ; trois enfants. Étiquette de hameau « La Ruffie » en marge. AD24, 5 E 409/16, décès 1913, vue 2 G. Décès de Marie Dupomier, « domiciliée au lieu de la Ruffie », déclaré par son gendre Paul Pénaud, cultivateur au même lieu. XXe siècleLes Demaison, puis un feuillet D'un silence de deux recensements à un feuillet daté de 1951 Les registres de 1921 et 1926 ne donnent pas de rubrique autonome La Ruffie dans le relevé communal ; ce silence ne doit jamais être converti en zéro habitant ou en ferme abandonnée. En 1926, le futur chef de ménage Raoul Demaison, né en 1902 à Corps, se trouve au Cirier, dans le ménage de son père Jean-Baptiste, venu de l'aire alpine (Duingt, Évires). En 1931, Raoul est chef de ménage à Larufie, avec son épouse Germaine, née en 1908 à Saint-Félix, et deux enfants ; ils y sont encore en 1936, puis en 1946, avec quatre enfants cette dernière année. Le passage du Cirier à La Ruffie se place ainsi entre 1926 et 1931, sans preuve du mécanisme foncier. Les enfants nés à la fin des années 1920 et après ne sont pas nommés dans ce dossier destiné à publication.Vie privée : descendants récents non nommés Un feuillet daté du 15 février 1951, inséré dans la numérisation du recensement de 1946, attribue à Larufie une maison, un ménage et cinq habitants. Son en-tête se réfère pourtant au recensement de mars 1946, dont la liste nominative donne six personnes : il peut s'agir d'une mise à jour municipale sur un ancien formulaire, une explication qui reste hypothétique. Le document se lit clairement : les deux résultats, 1946 et le feuillet de 1951, sont conservés côte à côte, sans qu'on invente un départ, un décès ou un recensement national de 1951. Chiffres divergents conservés AD24, 106 W 71, p04. « Liste alphabétique des hameaux, écarts et lieux-dits habités… d'après le recensement de mars 1946. » Ligne « Laruffie » : 1 maison, 1 ménage, 5 habitants ; feuillet signé « À St Félix de Villadeix le 15 février 1951 ». Aucun événement de guerre, incendie, vente publique ou installation industrielle n'a pu être attribué sûrement à La Ruffie dans les sources consultées et les recherches complémentaires. Cette limite n'équivaut pas à la preuve qu'il n'y en eut aucun. Le bâti1824 à aujourd'hui Deux corps bâtis, une cour, un point d'eau probable La Ruffie appartient à la section D dite Cirier, deuxième feuille, datée de 1824 (3 P 3 4624). Sous le nom « La russie », deux surfaces bâties lavées de carmin se font face : à l'ouest, un corps en L ; à l'est, un corps également articulé, en L/T. Entre eux s'étend un espace pointillé, numéro 372. Au nord de la cour, près du chemin, une petite figure octogonale lavée de vert correspond probablement à une mare ou un abreuvoir — sa fonction exacte n'est pas écrite sur le plan. Deux corps bâtis ne signifient pas deux maisons habitées : le plan seul ne distingue pas logis, grange, étable ou autres dépendances, et aucun nom de propriétaire ne doit en être tiré. Lu sur le plan original AD24, 3 P 3 4624, section D2, Cirier, 1824. « La russie » : deux corps bâtis face à face autour de la cour n° 372 ; petite figure verte au nord, mare ou abreuvoir probable. La continuité d'emplacement entre ce noyau de 1824 et l'ensemble actuel est très probable, plus solide que toute idée de conservation intégrale des bâtiments : ailes, couvertures et usages ont pu être remaniés sans qu'une reconstruction précise soit datée par les images disponibles. Les données cadastrales récentes dénombrent trois objets bâtis en dur et un léger, pour environ 303 m² d'emprise dans le polygone nommé LA RUFFIE ; la BD TOPO compte trois bâtiments, dont un résidentiel. La valeur « 1850 » présente dans un attribut de cette base est une date indicative, pas une date de construction vérifiée.Attribut de base, non confronté à une matrice Aujourd'hui Dans les données officielles extraites le 23 septembre 2026, La Ruffie reste un lieu-dit habité de l'IGN, desservi par l'Impasse de la Ruffie. Le polygone cadastral comprend 22 parcelles de la section D. Le RPG 2024 identifie environ 3,25 hectares de prairie permanente dans ce périmètre de 13,44 ha, et le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le lieu entre environ 9,72 ha en zone A (agricole) et 3,72 ha en zone N (naturelle). Aucun particulier vivant n'est nommé dans ce dossier ; aucun monument, vestige archéologique, cluzeau ou souterrain propre à La Ruffie n'a été identifié dans les notices patrimoniales consultées. Et maintenantOù chercher Une chaîne parcelle → propriétaire encore à construire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour toutes les mentions de La Ruffie. Deux lectures y ont été corrigées (le nom de lieu de 1692 et le nom de la mère en 1782), sans remettre en cause le rattachement général du lieu. Ce qui manque encore, c'est la chaîne foncière : aucun titre de propriété n'a été retrouvé pour La Ruffie, et les successions de ménages relevées ici ne sont pas des successions de propriétaires. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 (registre cadastral des propriétaires) : pour chaque parcelle de La Ruffie (autour des numéros 371, 372, 370 et 376 de la section D), le propriétaire, la nature — logis, grange, mare — et les mutations jusqu'en 1914. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : comparer au séjour des Doyen puis des Coste, et suivre les augmentations/diminutions de bâti. 63 P 1547/1-2 63 P 1547/3Propriétés non bâties (1914-1955) et bâties (1910-1955) : suivre le logis et ses dépendances avant et durant la présence Demaison. 179 Q · 180 QTables des acquéreurs et vendeurs, bureau de Lalinde, dès 1808 : retrouver ventes, échanges et partages à partir des propriétaires établis à l'état de sections. 176-178 Q · 183 QActes civils publics, sous seing privé, mutations par décès et tables de successions de Lalinde : baux, actes de transmission, nom du notaire. 1001 QHypothèques de Bergerac : transcriptions des ventes repérées dans l'enregistrement, description du bâti et origine de propriété. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791, et tables 1751-1790 : baux ou contrats Besse, Matifet, Coulaud ; aucune entrée La Ruffie déjà trouvée, à repartir d'une date connue. AN, 109 APCollection et fonds de Gourgues aux Archives nationales : identifier les notes et titres utilisés pour « Roffie, 1450 » et obtenir la cote exacte de l'acte — orientation seulement, présence non démontrée. B 1614Procédure de 1674-1679 sur les bois du sieur de la Raufie, La Cadoue et Chabanetes : en déterminer la localisation, pour confirmer ou écarter le lien avec La Ruffie. MairieDossiers de permis et plans de la section D : contrôler les transformations récentes et la piste d'un permis de septembre 2013, repérée mais non ouverte. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_sourde/ — La Sourde en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Sourde en Villadeix Au-dessus de Rabard et du Pigat, La Sourde dessine une avancée de champs dans les bois. En 1824, le cadastre y trace des parcelles sans maison, mais n’écrit pas ce nom. Les photographies du siècle suivant retrouvent les clairières et les haies ; les vues récentes y ajoutent quelques toits. L’histoire du terrain se laisse suivre mieux que celle du mot, dont le sens reste à éclaircir. 44,92639° N · 0,67259° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · 22 parcelles · ≈ 10,51 ha Altitude au point de repère ≈ 166 m · IGN JANVIER 2012La Sourdebulletin municipal ; première mention positive retenue ici CONSULTÉ EN 2026LA SOURDEnom du lieu-dit cadastral actuel En bref La Sourde est un ensemble de terres et de bois d’une dizaine d’hectares, au nord de Rabard et du Pigat. Le cadastre de 1824 y dessine des parcelles sans maison, mais n’écrit pas ce nom, que l’on lit pour la première fois dans le bulletin municipal de janvier 2012. Les photographies aériennes du XXe siècle montrent des bois, une clairière et des champs bordés de haies. Aujourd’hui, quelques constructions occupent le sud du lieu. Le sens du nom reste incertain : une source ou un surnom sont possibles, et aucun document local ne permet de trancher. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteEntre bois et chemin Dix hectares au nord du Pigat Le lieu-dit cadastral s’étend au nord de Rabard et du Pigat, à environ 840 mètres à l’ouest-nord-ouest du bourg. La route du Girard en borde le sud. Les bois occupent la partie septentrionale, autour d’une clairière allongée ; les terres ouvertes descendent vers le chemin. Le point de coordonnées donné ci-dessus se trouve dans cet ensemble, et ne désigne pas une maison. Cartes et données Le périmètre actuel. Cadastre Etalab, commune 24405, sur le plan IGN. Contour et échelle ajoutés. Il ne s’agit pas des limites démontrées d’un ancien domaine. Le nomDeux pistes ouvertes Une source, ou un sobriquet ? Une étude de Mathieu Fauré sur les noms des zones humides en Gascogne rapproche Sourdes et Sourdère de l’occitan sorda, « source » (2015, p. 2). Mais Frank R. Hamlin explique des noms Sourde de l’Hérault par sorda, « sourde », sobriquet, c’est-à-dire un surnom (p. 388). Ce sont deux comparaisons possibles, dans d’autres régions occitanes. Origine du nom incertaine Aucun acte local ne permet de choisir. Aucune fontaine nommée La Sourde ni aucun ancien porteur du sobriquet n’a été identifié dans les pièces retenues. Le bassin visible au nord-ouest sur les vues aériennes est d’ailleurs hors du périmètre cadastral : sa présence ne démontre pas l’origine du nom. L’attestation positive la plus ancienne retenue ici est modeste mais sûre : le bulletin municipal de janvier 2012 écrit « La Sourde ». Il en atteste l’usage, pas la naissance. Le cadastre numérique conserve aujourd’hui la même forme, en capitales. Documents consultés Avant 1824Des silences à mesurer Un terrain entre les villages nommés Sur Cassini, le nom La Sourde n’apparaît pas entre les établissements voisins. Belleyme, planche 22, représente des bois au nord de Rabard et du Pigat sans nommer ce lieu. À l’échelle de ces cartes, l’absence d’un nom de terres n’indique pas qu’il n’existait pas. Le repérage du secteur reste approximatif. Images examinées Cassini, XVIIIe siècle. Extrait de la mosaïque IGN. La Sourde actuelle se situe au nord des groupes voisins de Rabard et du Pigat ; aucune limite cadastrale précise n’est projetée sur cette carte ancienne. La recherche dans les registres paroissiaux et l’état civil — 10 003 actes relevés — ne livre aucune mention attribuable à La Sourde de Saint-Félix. Les six résultats proches renvoient, dans ces relevés, à d’autres communes. Aucun ménage n’est rattaché au lieu dans le relevé des recensements. Ce constat porte sur les relevés disponibles ; il ne vaut pas une nouvelle lecture de tous les originaux ni un dénombrement de zéro habitant. Limite des relevés Gourgues ne fournit pas non plus d’entrée locale retrouvée. Les pages de son dictionnaire de 1873 donnent « Coste-Sourde » à Saint-Laurent-des-Bâtons (p. 87) et « Sourderie (La) » à Sainte-Alvère (p. 318). Ces ressemblances ne doivent pas enrichir artificiellement l’histoire de La Sourde. 1824Le premier détail parcellaire Des parcelles sans maison, au-dessus du Pigat Il faut ouvrir la deuxième division de la section E, « dite de CAVEROQUE », levée par M. Lacoste, géomètre. La feuille E2 montre le terrain recherché. Le tableau d’assemblage date l’achèvement du travail sur le terrain du 10 août 1824 (AD Dordogne, 3 P 3 4616). Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E2. Secteur correspondant à La Sourde actuelle, au nord du Pigat. On lit notamment 763, 769, 773, 774 et 780. Les bâtiments roses du bas donnent le repère du voisinage ; le nom La Sourde n’est pas inscrit. De grandes pièces de terre côtoient des subdivisions plus étroites. Aucune masse bâtie n’est dessinée dans le secteur correspondant à La Sourde. Les chemins permettent le rapprochement avec le plan actuel, mais celui-ci ne donne pas encore une correspondance parcelle par parcelle. Lu sur le plan Le dessin ne dit ni qui possède ces terres, ni lesquelles sont labourées, boisées ou en pré. Il ne prouve pas davantage que tout cet ensemble porte déjà le nom La Sourde. L’état de sections devra répondre à ces questions. Date | Source | Ce qu’elle établit | 1824 | 3 P 3 4626 · E2 | Le terrain est dessiné ; aucun nom La Sourde ni bâtiment dans le secteur. Plan original. | Janv. 2012 | Bulletin municipal article 257 | « La Sourde » est écrit. Première attestation positive retenue, non date de création. | 2026 | Cadastre numérique commune 24405 | « LA SOURDE » désigne un périmètre d’environ 10,51 ha. Date de consultation. | XIXe–XXe s.Les bois et les clairières Un paysage longtemps ouvert au sud La minute d’état-major représente les pentes et les voies, avec les groupes de maisons au sud du secteur. Elle n’écrit pas La Sourde. Sa date précise de levé reste inconnue : on conserve l’intervalle 1820–1866 de la couche IGN. Image examinée État-major, mosaïque IGN au 1/40 000. Repérage par le voisinage ; le décalage de la carte ancienne interdit une lecture parcellaire. La cote voisine proposée comme « 167 [?] » n’est pas utilisée comme mesure exacte du lieu. La première couche aérienne consultée montre des bois au nord, une clairière allongée et plusieurs pièces agricoles au sud, séparées par des haies ou des arbres. Aucun bâtiment n’est distingué à l’intérieur du contour actuel reporté. La couche suivante conserve cette organisation générale ; les découpages intérieurs ont changé. Images comparées Couche IGN 1950–1965. Limite cadastrale actuelle reportée pour le repérage. Couche IGN 1965–1980. Même emprise et même contour de repérage. Ces intervalles sont ceux des couches d’images. Le jour et l’année du cliché local n’ont pas été identifiés : on ne peut donc dater précisément un défrichement ou un changement de parcellaire à partir des seuls noms des fichiers. Aujourd’huiQuelques toits dans les terres Le nom de terres sert aussi d’adresse Sur l’image récente, quelques constructions occupent la partie méridionale. Les données cadastrales retrouvent six emprises cadastrales ; la BD TOPO représente quatre bâtiments, dont deux à usage résidentiel. Ces bases n’ont pas le même découpage et ne donnent pas un nombre d’habitants. La Base Adresse Nationale associe La Sourde à la route du Girard. Données cadastrales Orthophotographie (photo aérienne) IGN consultée en 2026. Limite cadastrale actuelle en carmin. L’année de consultation n’est pas présentée comme celle de la prise de vue. La Sourde n’est donc pas aujourd’hui un espace entièrement dépourvu d’habitat. En revanche, aucune chaîne d’occupants anciens n’est établie sous ce nom. Les années d’apparition indiquées par la BD TOPO ne suffisent pas à dater les chantiers : les autorisations de construire et les archives foncières restent à consulter. La suiteRetrouver le nom dans les terres La prochaine preuve sera probablement cadastrale L’enquête doit partir des parcelles, puisque les registres de population ne fournissent pas de point d’entrée local. Les cotes ci-dessous sont repérées dans l’inventaire des AD Dordogne ; leur contenu n’a pas été consulté en salle. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E. Chercher le nom, les propriétaires et les natures de culture dans le secteur des anciennes parcelles 763, 769, 773, 774 et 780, puis étendre aux pièces voisines. 63 P 704Matrice de 1826 (registre des propriétaires et de leurs terres). Suivre les comptes identifiés par l’état de sections et leurs mutations. 63 P 1547/1–3Matrices du XXe siècle. Non bâti, 1914–1955 ; bâti, 1910–1955. Consulter aussi 63 P 2192, matrice bâtie de 1882, si les renvois y conduisent. Cote à demanderRénovation cadastrale et concordances. Relier E2 aux parcelles modernes ; rechercher une mention plus ancienne de La Sourde dans les documents d’adressage et les titres retrouvés. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_tuiliere/ — La Tuilière en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Tuilière en Villadeix Un écart de bois et de clairière, au nord de la commune, à la lisière du domaine de Lapeyrouse. Le nom dit un four à tuiles dont personne, ici, n'a jamais laissé le souvenir d'un métier : cent trente ans de journaliers (ouvriers payés à la journée), de laboureurs (paysans) et de métayers (cultivateurs qui partagent les récoltes avec le propriétaire) — jamais un tuilier — occupent seuls une maison qui n'a pas changé de place depuis le plan de 1824. Le fil s'arrête net après 1936, le temps que la forêt referme la clairière ; il reprend en 2024 avec un projet touristique resté sur le papier. 44,94184° N — 0,68951° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, ≈ 17,75 ha, 13 parcelles Cadastre actuel « LA THUILLIÈRE » · IGN « la Tuilière » Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1794Latuileriepremière mention sûre 1798–1809la tuilerie / tuillerie de Lapeyrousele lien géographique avec Lapeyrouse, répété huit fois 1824La Thuillièrecadastre, section B2 1834–1887la Tuillière / Latuillèreétat civil, orthographes flottantes 1893la Thuilièrenaissance Bierne 2026la Tuilière / LA THUILLIÈREIGN / cadastre actuel, toujours divergents En bref La Tuilière est une petite ferme isolée dans une clairière, au nord de la commune, près du domaine de Lapeyrouse. Son nom évoque un four à tuiles, mais aucun habitant connu n'y est jamais dit tuilier, et aucun four n'est retrouvé. La première mention sûre date de 1794 ; au cours du XIXe siècle, la maison est tenue par des journaliers, des laboureurs puis des métayers, dont les Bierne en 1893. Le plan de 1824 y montre quatre bâtiments, au même endroit qu'aujourd'hui. En 1936, une seule habitante, Marie Labrousse, y est recensée, puis la forêt a regagné du terrain. Reste à savoir qui possédait le lieu et si un four a vraiment existé. Le siteUne clairière boisée Entre Narbonne, Le Brodas et Lapeyrouse La Tuilière est un écart agricole du nord de la commune, aujourd'hui enveloppé de bois. Le point de repère du lieu-dit — 44,94184° N, 0,68951° E — place à vol d'oiseau la ferme de Narbonne à environ 300 m au nord, Le Brodas à 300 m au sud-ouest, Lapeyrouse à 460 m au nord-ouest, Constant à 500 m au nord-est et Cantegrel à 580 m au sud-est. Ce sont des distances calculées entre points de repérage, ni des distances routières, ni des limites de propriété — mais la proximité de Lapeyrouse correspond bien à ce que disent les actes anciens. Point de repère du lieu-dit Situation actuelle (IGN, plan v2). L'accès est rattaché, dans la base d'adresses, à la route de la Voie Romaine — un nom qui ne prouve rien de l'ancienneté du tracé. Le statut le mieux documenté est celui d'une petite exploitation agricole, une maison recensée avec ses dépendances. Ses habitants sont, selon les époques, journaliers, laboureurs, cultivateurs, puis expressément métayers. Aucun acte exploité ne lui donne un statut de maison noble ou de seigneurie, et aucun propriétaire successif du fonds n'est identifié par un titre foncier dans ce dossier. Chaîne de propriété non établie Aujourd'hui (IGN, orthophotographie (photo aérienne) récente). Le bâti tient toujours dans une clairière étroite ; la forêt a nettement gagné depuis le milieu du XXe siècle. Le nomUn four sans mémoire « Teulièra » : le lieu où l'on cuisait la tuile — mais quand ? Le nom appartient très vraisemblablement à la famille de l'occitan teulièra, lieu de fabrication des tuiles ou des briques. Pèire Casado rapproche explicitement teuliere, teulieyra et teulieyre de ce mot dans son recueil lexicographique (p. 200) ; ses exemples viennent d'autres communes et n'y datent pas cet établissement périgourdin. Le TLFi rattache de son côté tuilerie à tuile. Application au site : hypothèse Le nom est un indice fort d'une ancienne activité de cuisson — il ne fixe ni la date d'ouverture d'un four, ni sa durée, ni le nom de son exploitant. Aucun des habitants localisés ici avec certitude, du XVIIIe au XXe siècle, n'y est jamais désigné comme tuilier. Une activité saisonnière associée à l'agriculture reste possible, mais n'est démontrée par aucun acte lu pour ce dossier. Deux pistes anciennes, trop incertaines pour dater le lieu Le 8 octobre 1678, on enterre à Saint-Félix Louis Chabanac, vingt mois, fils de Guilhem Chabanac, tuillier (fabricant de tuiles), dont le cousin germain Jean Chabanac est aussi tuillier ; tous habitent « la tuilliere de Lapolelie », la tuilerie de La Pouleille, village situé à environ 890 m d'ici. Est-ce la même que La Tuilière ? Peut-être : le nom peut désigner une tuilerie placée au village, ou une tuilerie appartenant au domaine de La Pouleille, ailleurs sur ses terres. Aucun document lu ne permet de trancher ; 1678 n'est donc pas retenu comme première date de La Tuilière. Identification non établie La carte de Cassini (feuille 71, Bergerac) porte dans le même secteur « Tuilerie de Cartegrel », mais le signe est placé plus à l'est, vers Cantegrel, et rien ne prouve qu'il s'agisse de La Tuilière de Lapeyrouse : la date de 1766 donnée pour cette feuille n'est donc pas retenue comme première mention du lieu. Identification non établie Cassini, feuille 71. « Tuilerie de Cartegre[t/l] », entre « Peyrouse » et « la Cabane » : un rapprochement séduisant, resté non prouvé. « La Teulière » figure parmi les variantes de recherche du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude ; aucune attestation datée de cette forme précise n'a été trouvée dans les documents exploités pour ce dossier. 1668–1792Le grand silence Aucun acte identifié avec certitude avant la Révolution Les trois registres paroissiaux de Saint-Félix, 1668-1680, 1681-1741, 1743-1792, ne contiennent aucun acte identifié de façon sûre à La Tuilière. Cela n'établit pas que le lieu était inhabité : un habitant peut être désigné par Lapeyrouse, par Cantegrel, ou par un nom aujourd'hui disparu, et les registres conservés comportent des lacunes. Aucune mention médiévale n'est attribuable avec sûreté à ce site. Aucun accensement, terrier, hommage ou titre seigneurial n'a été retrouvé sous ce nom ; l'accensement (concession de terre contre redevance) bien connu de Caveroque en 1370 concerne un autre lieu et ne date pas La Tuilière. La paroisse relevait du cadre seigneurial de Montclar, mais ce contexte territorial ne désigne pas le seigneur direct de cette parcelle. Une origine médiévale du nom ou de l'atelier reste, à ce stade, une hypothèse sans attestation. Rien avant 1794 1794–1825Journaliers et Lambert 28 août 1794 : Elisabet Lambert, journalière, « demeurant à Latuilerie » C'est, dans ce dossier, la première attestation sûre du lieu : une sage-femme déclare la naissance de Marie Gauville à Lapoulelie, et parmi les témoins figure Elisabet Lambert. Le fait concerne son domicile ; la naissance elle-même a lieu ailleurs. AD24, 5 E 409/4, naissances an II, vue 31 D, supplément f° 7. « …Elisabet Lambert, journalière, demeurant à Latuilerie… » Trois ans plus tard, en décembre 1797, une Helizabeth Lambert, 22 ans, fille de feu Jean Lambert, journalier, et de Marguerite Lambert, y est domiciliée avec sa famille et épouse Jean Lambert, 25 ans, du Vignial. Son identité avec la témoin de 1794 est possible, non garantie par une filiation écrite. Le 22 mai 1798, sous la forme devenue caractéristique « la tuilerie de Lapeyrouse », Marguerite Lambert, 33 ans, journalière, épouse Pierre « jauerjat » (Javerjat), journalier, dont la famille est de Caveroque. L'acte donne au marié « trente sept ans » et à l'épouse « trente trois ans ». 5 E 409/4, mariages an VI, vue 5 D. « …pierre jauerjat agé de trente sept ans […] marguerite Lambert agée de trente trois ans […] demeurant a la tuilerie de Lapeyrouse. » Deux enfants du couple sont documentés ici : Helizabeth, née le 8 mai 1800, et Jean, né le 26 mars 1802, dont l'acte répète « la tuillerie de Lapeyrouse ». Une Marguerite Lambert de 64 ans, née à Coustan, meurt en juillet 1802, également domiciliée au lieu — sans qu'on puisse l'assimiler sans explication à la jeune épouse de 1798. Un troisième couple, Bernard Lambert, laboureur, et Philippe Nardou, y a une fille Marguerite en novembre 1803 ; ce couple est par ailleurs documenté à Garissade avant et après ce passage. 5 E 409/4, naissances an X, vue 7 D. Naissance de Jean, fils de Pierre journalier, « la tuillerie de Lapeyrouse ». 1809–1814 : les Grelety, laboureurs puis métayers François Grelety et Marie Besse — mariés en 1808, lui de Lapeyrouse, elle du Girard — ont trois fils au lieu : un garçon sans prénom noté en 1809, Jean en janvier 1812, un second François en 1814. L'acte de 1812 qualifie expressément François de laboureur métayer — la première mention de métayage attachée au lieu dans ce dossier. 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1812, vue 3 D. « …François Grelety, laboureur métayer, demeurant à la tuillerie… » 1824–1825 : les Carbonnel, puis les Blanchè Le 1er mars 1824, Jeanne Carbonnel, 22 ans, née à Grand-Castang, réside à la Tuillière avec ses parents Antoine Carbonnel (53 ans) et Marie Paviau (50 ans) ; elle épouse Pierre Blanchès, 18 ans, de Lalinde. Le jeune ménage s'établit au lieu, où naît leur fille Marguerite le 22 août 1825 — trois générations documentées sans qu'aucune dot foncière ne soit précisée. 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1824, vue 15 G (suite de v13 D). Antoine Carbonnel et Marie Paviau, cultivateurs à la Tuillière, parents de l'épouse. 1824Le cadastre Quatre emprises bâties, deux formes en eau — et un nom déjà avec un h Sur la section B, deuxième feuille, le nom « La Thuillière » accompagne un ensemble de quatre emprises bâties : deux groupées autour de la parcelle 730, encadrant une cour, avec au nord la parcelle 731 figurée en jardin ou enclos ; deux autres, petites et isolées, plus à l'ouest, vers les numéros 752 et 753. Au sud du groupe principal, deux formes fermées colorées comme des surfaces en eau — mares ou bassins possibles, sans qu'on puisse les baptiser fosses d'extraction d'argile ou bassins de décantation. AD24, 3 P 3 4620, section B2. Deux bâtiments accolés à la parcelle 730, deux petites emprises isolées vers 752-753, deux formes en eau au sud. Lu sur l'original Les quatre emprises ne représentent pas quatre foyers : la carte distingue des constructions, les recensements comptent des ménages. Une maison avec plusieurs dépendances convient au profil des listes du XIXe siècle, sans que la distinction habitation/grange/étable soit inscrite sur ce plan. 1829–1866Une maison, un ménage Les Longis, puis trente-sept ans de Faure–Domenge à Fardet–Teillet En novembre 1829, Fronton Longis, laboureur de 45 ans, domicilié au lieu, va déclarer à Berthier le décès d'un enfant Gontier — un témoin, pas un habitant de Berthier. Le mariage du 17 septembre 1839 établit la génération suivante avec solidité : Léonard Longis, 25 ans, né à Cantegreil, demeure à la Tuillière avec ses parents Front Longis et Anne Chassain, cultivateurs ; il épouse Catherine Angeli, des Granges, fille d'Élie Angeli et de Claire Prévot. 5 E 409/8, mariages 1839, vue 9 G (suite de v08 D). Léonard Longis, domicilié à la Tuillière avec Front Longis et Anne Chassain, ses père et mère. Le recensement de 1841 qualifie explicitement le lieu de « maison isolée » : Pierre Faure, cultivateur, y vit avec Catherine Domenge et deux fils prénommés Jean. En 1846, un troisième fils Pierre et Martial Domenge, 73 ans, aïeul des enfants, portent le ménage à six personnes — le maximum observé dans ce dossier. 1841 (6 Mi 22, p04 G). « La Tuilière (maison isolée) », ménage 30. 1846 (6 Mi 34, p12 G). Pierre Faure, Catherine Domenge, trois fils, Martial Domenge « aïeul des enfants ». Le ménage quitte le lieu au plus tard en novembre 1848 : Martial Domenge meurt le 11, à Narbonne — le hameau voisin de Saint-Félix, non la ville de l'Aude —, et Pierre Faure, son gendre, y est déjà domicilié comme déclarant. 5 E 409/9, décès 1848, vue 6 D, n° 11. Martial Domenge, mort le 11 « audit lieu de Narbonne » ; Pierre Faure, gendre, « domicilié audit lieu de Narbonne ». Une succession de ménages occupe ensuite la maison : Jean Cassaigne, métayer, en 1851 ; Antoine Fontaine et Pétronille Pelon en 1856 ; Jean Fardet et Marie Teillet, avec leur fils Pierre et une servante, Marie Carbonnel, 28 ans, en 1861 — puis les trois seuls Fardet–Teillet en 1866. Aucun de ces instantanés ne dit la cause des départs ni la date des nouveaux baux. 1861 (6 Mi 85, p10 D, lignes 11-14). Jean Fardet, cultivateur, 41 ans ; Marie Teillet, 43 ans ; Pierre, 11 ans ; Marie Carbonnel, servante, 28 ans. 1870–1893Cinq familles, une maison Fonsegrive, Besse, Russac, Chantegreil, Bierne : le tournant du métayage Pierre Fonsegrive et Françoise Fontat sont établis au lieu à partir de 1870. En 1876, c'est le père de Pierre, Antoine Fonsegrive, veuf de 66 ans, qui est chef d'un ménage de cinq personnes sur trois générations : lui, son fils, sa belle-fille, deux petites-filles. 1876 (6 Mi 118, p10 G, lignes 15-19). Antoine Fonsegrive, 66 ans, chef ; Pierre, 31 ans, son fils ; Françoise Fontat, 32 ans ; Françoise et Marie, 6 et 3 ans. En juin 1879 naît Jeanne Besse, fille de Jean Besse, cultivateur, et d'Anne Roque — une famille qui n'apparaît dans aucun des recensements encadrants. En 1881, Pierre Russac, cultivateur métayer de 43 ans, occupe le lieu avec Marie Teillet, leur fille Aline et Féline Russac, 21 ans, dite fille du chef — une composition qui suggère, sans le prouver, une famille recomposée. En août 1887, un nouveau couple, Jean Chantegreil et Marie Prévot, tous deux cultivateurs, y a une fille, Jeanne. Le 10 février 1893, l'acte le plus explicite du dossier sur le statut social du lieu : à la naissance d'Augusta Bierne, ses deux parents, Jean Bierne et Marie Béney, sont qualifiés « tous deux cultivateurs métayers, domiciliés ensemble audit lieu de la Thuilière ». 5 E 409/14, naissances 1893, vue 5 G, n° 2. « …Bierne Jean […] et de Marie Béney […] tous deux cultivateurs métayers, domiciliés ensemble audit lieu de la Thuilière. » 1936–2026La clairière se referme Une dernière habitante, puis un projet resté sur le papier La série du XXe siècle est discontinue à l'échelle du lieu : aucune rubrique identifiée en 1901, 1921, 1926 ou 1931. Une absence d'intitulé n'est pas un effectif nul — le logement peut être vide, ou ses habitants comptés sous un autre village. En 1936, une rubrique distincte donne une maison, un ménage, une habitante : Marie Labrousse, née en 1878 à Saint-Félix, chef de ménage, domestique agricole. La colonne du patron porte « Courteix » — l'employeur déclaré, pas nécessairement le propriétaire de sa maison. Rien, dans cet acte, ne documente d'activité tuilière. 6 M 422, r1936/p03.jpg D, vue 4/9. « La Tuilière » : Marie Labrousse, née 1878, domestique agricole ; patron Courteix. Les photographies aériennes des couches 1950–1965 et 1965–1980 montrent toujours un petit groupe bâti au même emplacement, desservi par un passage venant du nord, dans une clairière entre des masses boisées. Aucun document exploité ne permet de dater une cessation d'activité agricole ni une dernière résidence permanente. IGN, couche 1950-1965. Le groupe bâti, isolé, dans une clairière — le nom du fichier abrège une plage de couverture, pas la date exacte du cliché. 2024 : un secteur de tourisme au bord des bois, sans projet décrit Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal), approuvé le 26 novembre 2024, comporte une fiche STECAL n° 30 (secteur à part, constructible dans une zone agricole ou naturelle), réalisée le 8 novembre, pour un secteur de 0,5 hectare destiné au tourisme et aux loisirs, dans les bois au nord-est de La Tuilière. La rubrique décrivant le projet y est entièrement vide. PLUi-H, fiche STECAL n° 30, p. 17 du PDF. Surface 0,5 ha, type « Tourisme / Loisir », encadré « Le projet : » laissé en blanc. Projet non réalisé à ce jour La synthèse des avis de mai 2024 conserve, à la ligne 237, un avis défavorable de la Chambre d'agriculture à ce secteur, au motif du mitage et du risque d'incendie de forêt. Ni cet avis ni la fiche de novembre ne prouvent qu'un hébergement touristique soit aujourd'hui construit ou exploité au lieu-dit. Et maintenantOù chercher Retrouver le propriétaire, et le four Quatre questions restent ouvertes : qui possédait le lieu, quel rapport juridique l'unissait à Lapeyrouse, où se trouvait le four supposé, quand l'activité artisanale a cessé — si elle a jamais existé sous cette forme. Aucune n'a de réponse dans les registres paroissiaux et l'état civil. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections de Saint-Félix et matrice ouverte en 1826 (registre cadastral) : propriétaires, nature et contenance des anciennes parcelles B 729-732 et 751-755, en particulier 730, 731, 752 et 753 ; chercher les mots maison, four, tuilerie, mare, fosse. 105 JFonds du domaine de Lapeyrouse à Saint-Félix-de-Villadeix, XVIe-XXe siècles : baux, comptes de métayage, plans, correspondance sous les graphies Tuilière, Thuillière, Tuillerie, Teulière et Cartegrel. 63 P 2192 63 P 1547Matrices bâties de 1882 et de 1910-1955, non bâties de 1914-1955 : identifier la maison et ses propriétaires pendant les occupations Fonsegrive, Russac, Chantegreil et Bierne, et dater les transformations fiscales du bâti. 421 Q · 176-183 QBaux du bureau de Lalinde, mutations par décès, tables des acquéreurs et vendeurs, contrats de mariage, testaments, successions : relier une mutation cadastrale à une vente ou un partage, une fois un propriétaire identifié. 1001 QConservation des hypothèques de Bergerac : inscriptions et transcriptions de ventes, désignations complètes des immeubles. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Montclard (1732-1791) et tables de partages (1751-1790) : chercher une tuilerie de Lapeyrouse ou Cantegrel, puis retrouver la minute notariale correspondante. 3 E 8665-8696Minutes du notaire Perrot à Saint-Georges (1748-1792) : baux et ventes signalés par le contrôle des actes. Me Le Bœuf, 1876 Me Laterrière, 1894Contrats de mariage à Beauregard et à Mouleydier : compléter les lignées Fardet-Teillet et Fonsegrive-Fontat, et vérifier si des biens du lieu figurent dans les apports. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_valette/ — La Valette en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Valette en Villadeix Un village attesté dès 1668, où un chirurgien, un marchand et un notaire royal portant tous trois le nom de Gontier se croisent au même baptême — et où deux Étienne Gontier, cousins germains, se partagent pendant trente ans les titres rivaux de « sieur de Lavalette » et « sieur de Leymarie » (« sieur » : titre donné au maître d'un domaine). Des bordiers (petits exploitants) y meurent en 1747, une « métairie neuve » s'y bâtit vers 1760, un enfant du lieu tombe au bois de Cantigny en 1918. Trois registres paroissiaux et dix-sept recensements permettent de distinguer, à chaque génération, qui habite, qui exploite et qui possède. 44,91731° N — 0,65876° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, 42 parcelles, 41,5 ha Noyau bâti à ≈ 100-110 m, bord de plateau Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668La Valette« village de La Valette » — sépulture, 5 E 409/1 1670-1694Lavallette · la Valetenotariat Gontier ; deux titres, « sieur de Lavalette » et « sieur de Leymarie » 1728Valette (La)Gourgues, renvoi au « not. de Mouleydier » 1761maiterie noeuve de la Valettemariage Rigoulet-Moulinier, 5 E 409/3 1824Lavallettecadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), section E 1894 →Lavaletteétat civil, recensements, cadastre actuel En bref La Valette est un écart habité du sud-ouest de la commune, attesté dès 1668 par la sépulture d'un enfant « au village de La Valette ». À la fin du XVIIe siècle, plusieurs Gontier (un chirurgien, un marchand, un notaire royal) y sont liés, et deux Étienne Gontier portent les titres rivaux de « sieur de Lavalette » et de « sieur de Leymarie ». Au XVIIIe siècle apparaissent des bordiers puis une « métairie neuve » en 1761, avant les Lafaye, les Laloubie et les Mirabel. Le plan de 1824 montre cinq ensembles bâtis autour d'une cour. Louis Cantelaube, né au village en 1894, est tué au bois de Cantigny en 1918. Le nom vient probablement de l'occitan « petite vallée », mais cela n'est pas prouvé pour ce lieu. Le siteTrois périmètres à ne pas confondre Un écart de bord de plateau, au sud-ouest du bourg La Valette est un écart habité du sud-ouest de la commune. Le point de repère du lieu-dit se situe à 44,91731° N ; 0,65876° E ; il marque le lieu, non une borne parcellaire. Les formes actuelles sont LA VALETTE au cadastre et Lavalette sur le plan IGN. Cantecocu, au nord-ouest, et Leymarie sont deux autres lieux-dits distincts : le fait que le domaine touristique actuel loue aujourd'hui un gîte à Cantecocu n'efface pas cette distinction historique et cadastrale. Point de repère du lieu-dit · données cadastrales et IGN Le noyau ancien occupe un bord de plateau ou de croupe, avec une pente boisée et un vallon à l'est. Les vues aériennes montrent une clairière agricole, des parcelles ouvertes au nord et à l'ouest, et une longue desserte venant du sud ; un chemin relie les bâtiments à Cantecocu. Ces observations décrivent le site visible ; elles ne démontrent ni l'ancienneté de chaque chemin ni l'étendue d'une propriété à une date donnée. Le site au LiDAR IGN (relevé laser du relief). Talus et facettes du bord de plateau ; aucune structure archéologique n'y a été identifiée, et ce relief ne constitue pas une datation. Carte de Cassini, XVIIIe siècle. « Valette » parmi les écarts voisins ; les positions des symboles restent approximatives. Carte d'État-major, XIXe siècle. Groupe bâti à l'emplacement du noyau cadastral, desserte et environnement agricole. Il faut distinguer trois périmètres qui ne se recouvrent pas : le hameau historique, le lieu-dit cadastral actuel et le domaine économique contemporain. L'extraction cadastrale de 2026 donne 41,53 hectares et 42 parcelles en section E pour le lieu-dit ; la communication du domaine actuel évoque environ 80 hectares. Ce sont deux mesures d'objets différents. 80 ha : chiffre commercial, non cadastral Couche IGN « ortho 1950 ». Noyau ancien reconnaissable, espaces ouverts et arbres autour des bâtiments ; le millésime exact de la mission n'est pas identifié. Orthophotographie (photo aérienne) actuelle. Le logis et plusieurs dépendances gardent l'implantation générale ; aménagements de loisirs et allée sud visibles aux abords. Le nomUne petite vallée, probablement La Valette, la Valete, Lavallette : une stabilité phonétique Le nom présente une grande stabilité : l'article est séparé ou soudé, les consonnes simples ou redoublées — La Valette, la Valete, Lavalette, Lavallette. Les titres portés par les Gontier fournissent de nombreuses occurrences du nom, mais ne prouvent pas toujours que leur titulaire résidait sur place : en 1683, 1685 et 1688, le notaire « sieur de Lavalette » est associé à La Brande, paroisse de Fouleix, à plusieurs kilomètres de là. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v077, v143, v197 Le rapprochement avec l'occitan valeta, « petite vallée », est linguistiquement plausible — le dictionnaire Laus, consulté au portail du Congrès permanent de la langue occitane, donne bien ce sens, et la situation près d'un vallon y est compatible. En l'absence de forme médiévale et de document expliquant la dénomination locale, c'est une étymologie (origine du mot) probable, non démontrée pour ce lieu précis. Origine plausible, non prouvée pour ce nom de lieu Avant 1668Une lacune assumée Rien avant le registre — et une piste, non une preuve Aucune mention médiévale de cette Valette n'est actuellement établie. Les attestations de Caveroque en 1370, l'histoire de Montclar ou les découvertes archéologiques de La Peyrouse concernent d'autres objets ; il manque encore, pour le lieu lui-même, une reconnaissance, un terrier ou un accensement établissant le seigneur direct et les redevances. Un document antérieur à 1668 pourrait se trouver dans le dossier AD24 2 E 703-24, intitulé « Famille Gontier, de Saint-Félix : bail et obligations », daté 1635-1709, au sein du fonds Favareille de la Coussetête. Mais l'inventaire nomme la famille et la paroisse, pas La Valette : 1635 n'est donc pas une première mention acquise du lieu. Gourgues, en 1873, ne remonte qu'à 1728 et renvoie au « not. de Mouleydier » ; les registres paroissiaux permettent aujourd'hui de reculer l'attestation de soixante ans, sans dater pour autant l'origine du village. Piste non vérifiée avant 1668 1668–1694Le village et les premiers Gontier Un chirurgien, un marchand, un praticien (homme de loi) — tous Gontier Le 3 mai 1668, le curé enterre un enfant d'environ seize mois, mort au village de La Valette : c'est, à ce jour, la première mention du lieu. Le nom et la filiation restent mal lisibles ; deux assistants portent le nom de Pierre Gontier. L'acte établit déjà un village habité, sans décrire ni maison principale ni seigneurie. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v026 AD24, 5 E 409/1, v026, 3 mai 1668. Sépulture d'un enfant d'environ seize mois, « au village de La Valette » : la plus ancienne mention actuellement retrouvée. En novembre 1670, les métiers deviennent plus précis. Au baptême de Marie Bernardie, fille d'un laboureur (paysan), le parrain Guillaume Gontier est maître chirurgien ; Pierre Gontier est marchand et maître Étienne Gontier praticien : tous trois associés à « Lavallette ». Le notariat est explicitement attesté le 4 juin 1673, quand maître Étienne Gontier, notaire royal, habitant du village de La Valette, assiste comme témoin à un baptême. La Valette réunit donc des activités de terre, de commerce, de soins et d'écriture juridique — elle ne se réduit pas à une exploitation isolée. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v137 et v252 5 E 409/1, v137, 2 novembre 1670. Trois Gontier au même acte : un chirurgien, un marchand, un praticien. Françoise Rouchon, épouse du marchand Pierre Gontier, meurt à La Valette et est inhumée dans l'église le 23 juin 1689, à environ soixante-dix ans. L'acte nomme deux fils appelés Étienne, dont l'un est notaire royal. Le 30 août 1689, les mêmes fils assistent à l'inhumation dans l'église de leur père, mort la veille à soixante-sept ans. La place des sépultures et les professions signalent une famille notable ; elles ne prouvent pas, à elles seules, une noblesse juridique. Deux Étienne, deux couples, deux titres C'est la distinction indispensable de ce dossier : le notaire et son homonyme ne doivent pas être confondus. Au baptême de Jean Gontier, en 1694, le père est le sieur de Laimarie, mari de Jeanne Favareilhes ; la marraine est Jeanne Lacombe, femme du notaire, sieur de La Valete. La présence des deux couples dans le même acte est la preuve décisive. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v304 5 E 409/2, v304, 10 juin 1694. Baptême de Jean Gontier (né le 5, baptisé le 10) : les deux couples Gontier, avec leurs titres distincts, apparaissent côte à côte. Personne et couple | Preuves | Ce qui est établi | Étienne Gontier × Jeanne Lacombe | 1683 v077 · 1685 v143 · 1688 v197 · 1694 v304 | Notaire royal, sieur de Lavalette ; aussi procureur d'office de Montclar en 1683. Domicile à La Brande, Fouleix, dans les années 1680 ; Jeanne dite habitante de La Valette en 1694. | Étienne Gontier × Jeanne Favareille | 1685 v145 · 1686 v166 · 1687 v180-181 · 1692 v257 · 1694 v304 | Sieur de Laymarie / Leymarie, résidant à La Valette ; père de Jean, né le 5 juin 1694. | Le titre porté n'équivaut donc pas toujours au domicile : en 1683, Jeanne Lacombe, épouse du notaire, habite La Brande, paroisse de Fouleix. Aucune des pièces consultées n'autorise à décrire une seigneurie autonome de La Valette, un château fort ou un repaire noble. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v077 5 E 409/2, v077, 11 avril 1683. Le sieur de Lavallette, procureur d'office de Montclar, domicilié à La Brande : le titre voyage plus loin que la résidence. 1723–1748Genthial, un lien ouvert Sépultures, métiers, et une piste vers Liorac Le 7 avril 1744, Jeanne Favareille, demoiselle de Leymarie, est inhumée après être morte à Lavalette. Le 11 septembre 1746, Étienne Gontier, sieur de Leymarie, mort à La Valette, est inhumé dans l'église à environ quatre-vingt-trois ans . Lu sur l'original, 5 E 409/3, v042 5 E 409/3, v042, 11 septembre 1746. Le sieur de Leymarie meurt à La Valette. Une date corrigée Ce décès est parfois placé en 1747. L'acte lui-même porte le 11 septembre 1746. Au baptême de Jean Favareilles de Caveroque, le 1er janvier 1748, le parrain est Jean Gontier, avocat et juge de Clérans, demeurant dans sa maison de « Glential [?] » (lecture incertaine), paroisse de Liorac — probablement Genthial, selon l'histoire locale de Liorac. Il signe Gontier de Lavalette. L'acte relie directement un Gontier portant le nom du lieu à une résidence extérieure ; il ne prouve pas qu'il possède encore tout le domaine, ni qu'il est le Jean né en 1694. Identification à Genthial et filiation avec Jean (1694) : hypothèse 5 E 409/3, v059, 1er janvier 1748. Jean Gontier, avocat et juge de Clérans, signe « Gontier de Lavalette » depuis Genthial. Brugière rapporte, en 1723, un mariage entre Charles de Magneux [?], sieur de Bourbou [?], et Marie Gontier, demoiselle de la Veyssière, « du village de La Valette » — l'original matrimonial manque dans les documents consultés. L'étude de Marie-France Castang-Coutou situe à La Valette Jean Gontier, époux de Françoise Dubal en 1725, rattaché à Genthial, et donne Marie Anne Gontier, née en 1745, comme future épouse de Léonard Étourneau Lafaye. Ces indications composent une piste cohérente ; les actes d'alliance et de filiation ne sont pas tous consultés. source secondaire : Brugière, Castang-Coutou 1738–1771Métayers, bordiers, métairie neuve Ceux qui travaillent la terre des Gontier Le 14 février 1747, le curé inscrit la sépulture de deux frères Perrot, bordiers du sieur Gontier, morts à La Valette, âgés d'environ quarante à quarante-cinq ans. Le texte les appelle d'abord « Jean et autre Jean », puis indique que « le nommé Claude » a reçu les sacrements, tandis que l'autre est mort subitement d'un accident imprévu — la contradiction des prénoms est dans l'acte lui-même, et rien ne prouve que les deux frères ont péri dans le même événement. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v049 5 E 409/3, v049, 14 février 1747. Sépulture des deux frères Perrot ; prénoms contradictoires dans l'original (Jean / Claude). Le 6 octobre 1761, au mariage de Pierre Rigoulet et Jacquette Moulinier, paraît la dénomination « maiterie noeuve de la Valette » ; le 19 octobre, Anne Lambert y réside également, et une « maison neuve » est signalée au décès de Jean Rigoulet en 1762. Deux couples Pierre Rigoulet coexistent à cette date : l'un avec Jacquette Moulinier, l'autre avec Anne Lambert — des ménages distincts, non à fusionner. Ces mentions suggèrent un habitat différencié à l'intérieur du lieu, sans dater sa construction ni le placer sûrement sur le plan de 1824. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v217 5 E 409/3, v217, 6 octobre 1761. Première mention de la « métairie neuve de la Valette », au mariage Rigoulet-Moulinier. En 1738, Pierre Vaurs et Catherine Coulaud sont qualifiés de métayers (cultivateurs qui partagent les récoltes avec le propriétaire) ; Jean Rigoulès et Guilhaume Coulaud sont associés à une métairie de La Valette. Aucun bail n'a encore été consulté pour connaître la répartition des récoltes ou les obligations de ces ménages. Lecture partielle, 5 E 409/2, v387 Le 12 novembre 1771 — l'abréviation du curé Lasfaray, « 9bre », désigne novembre, et les actes voisins du même feuillet, datés des 10, 19 et 21 « 9bre » 1771, confirment cette lecture — naît André Estourneau, fils de Léonard Estourneau de Lafaye, bourgeois de Périgueux, et de Marie Gontier, demoiselle de Lafaye. Le curé les dit « habitans de present » au village. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v336 5 E 409/3, v336, 12 novembre 1771 (« Le 12 9bre 1771 »). Naissance d'André Estourneau : le couple Gontier-Lafaye relie l'ancienne famille du lieu à la nouvelle. Ce que veut dire « 9bre » Sous l'Ancien Régime, on écrivait 7bre pour septembre, 8bre pour octobre, 9bre pour novembre, Xbre pour décembre. L'acte du 12 « 9bre » 1771 est donc du 12 novembre 1771, ce que confirment les actes voisins du même feuillet (10, 19, 21 « 9bre »), et non du 12 septembre. Cette présence n'est pas une simple succession mécanique des Gontier aux Lafaye : le patronyme maternel indique une alliance, mais son contrat et les biens apportés restent inconnus. L'histoire locale de Liorac attribue au même couple un fils, Léonard Étourneau de Lavalette, né à La Montagne d'Allemans en 1770, futur maire de Liorac de 1812 à 1832 — une donnée extérieure, secondaire ici, qui confirme surtout la mobilité de cette famille entre plusieurs domaines. source secondaire : histoire des maires de Liorac 1786–1842La maison des Lafaye Une veuve, ses filles, et un notaire qui se trompe de fichier Une demoiselle Marie Gontier, environ cinquante-cinq ans, est inhumée le 27 mai 1786 après être morte à Lavalette — une femme distincte de Marie Anne Gontier, épouse puis veuve de Léonard Étourneau Lafaye, encore vivante en 1825-1826 et morte seulement en 1831 : deux Marie Gontier à ne pas confondre. Léonard Étourneau Lafaye, propriétaire, meurt à quatre-vingt-quatre ans le 26 juillet 1813 dans sa maison de Lavalette ; l'acte est dressé le 27 (date de la déclaration, à ne pas confondre avec celle du décès) ; le fichier qui le contient porte d'ailleurs le titre 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1814. Lu sur l'original, 5 E 409/6, v14 5 E 409/6, v14, mort le 26 juillet 1813, déclaré le 27. Léonard Étourneau Lafaye meurt « dans sa maison de Lavalette ». Le 3 mai 1826, sa fille Jeanne Élisabeth Ursule Étourneau Lafaye meurt à quarante-huit ans, demeurant à La Valette avec sa mère, veuve de Léonard — une seconde preuve indépendante de la survie de Marie Anne Gontier après 1786. La mère meurt à son tour le 2 décembre 1831, âgée de quatre-vingt-six ans. Lu sur l'original, 5 E 409/7, v14, acte 29 5 E 409/7, v14, acte 29, 2 décembre 1831. Décès de Marie Anne Gontier, veuve Lafaye — dernier jalon d'une survie de quarante-cinq ans après le décès de sa fille de 1786. 1841–1865Des Lafaye aux Laloubie Une parenté prouvée, une transmission inconnue Le recensement de 1841 décrit un ménage dirigé par Marie Lafaye, propriétaire, avec Pierre Lafaye, son frère, Louis Laloubie, leur neveu, et deux servantes — quinze personnes au lieu, réparties en trois ménages. Ce lien de parenté est écrit noir sur blanc par le recenseur. Lu sur l'original, recensement 1841, p12G Recensement 1841, p12G, n°532-536. Marie Lafaye, son frère Pierre et leur neveu Louis Laloubie forment un même ménage. Le décès de Louis Laloubie, le 7 juillet 1865, apporte la filiation précise : âgé de soixante-huit ans, né au Coutoux, Cause-de-Clérans, il est fils de Pierre Laloubie et Jeanne Étourneau Lafaye, tous deux décédés. L'articulation Lafaye-Laloubie n'est donc pas fondée sur la seule succession des noms dans les listes — mais le mode de transmission du domaine reste inconnu. Lu sur l'original, 5 E 409/11, v06, acte 10 5 E 409/11, v06, acte 10, 7 juillet 1865. La filiation Laloubie-Lafaye est explicite : preuve décisive du lien entre les deux familles. Le ménage Laloubie a les moyens d'employer du personnel domestique et un enseignant : en 1856, Louis et Jeanne Reynier vivent avec leur fils Guillaume, Albert Chanloup, vingt-deux ans, instituteur particulier, et trois domestiques. À côté, le ménage Jean Rabier réunit cinq cultivateurs. L'instituteur particulier n'est pas la preuve d'une école publique au hameau : le registre le rattache nommément au ménage Laloubie. Lu sur l'original, recensement 1856, p07G 1866–1926Reynier, puis Mirabel Un propriétaire exploitant, un colon, une préceptrice En 1901, le recensement réunit quinze personnes en deux ménages. Celui d'Auguste Mirabel en compte neuf : le propriétaire exploitant, son épouse Angèle Castaing, leurs enfants, son père Antoine, une préceptrice de dix-huit ans et trois domestiques. Le second ménage est celui de Jean Cantelaube, cultivateur exploitant, colon (cultivateur qui partage les récoltes avec le propriétaire), son épouse et quatre enfants. La coexistence d'un propriétaire, d'un colon et de personnels de maison est directement lisible ; le bail et ses conditions restent inconnus. Lu sur l'original, recensement 1901, p08D Recensement 1901, p08D. Neuf personnes chez Mirabel, six chez Cantelaube : quinze habitants en deux ménages de statut très différent. Le décès d'Antoine Mirabel, le 5 avril 1904, à quatre-vingt-dix ans, précise qu'il était veuf de Jeanne Cécile Reynier : une alliance Mirabel-Reynier est donc certaine. La parenté exacte entre Jeanne Cécile et les deux sœurs Reynier qui tenaient le ménage avant les Mirabel (la veuve Jeanne Reynier, sa sœur Marguerite), ainsi que le mode d'entrée des Mirabel dans la propriété, restent à établir. Alliance certaine, transmission des terres inconnue 1894–1918Un enfant du village, mort pour la France Louis Cantelaube, né à Lavalette, tombé au bois de Cantigny La naissance de Louis Cantelaube, le 4 février 1894 à dix heures, est explicitement située « au village de Lavalette ». Ses parents sont Jean Cantelaube et Faurille Coteret, cultivateurs. En 1901, il est le garçon de sept ans du ménage du colon. Lu sur l'original, 5 E 409/14, v01D, acte 1 5 E 409/14, v01D, acte 1, 4 février 1894. « Au village de Lavalette » : le lieu de naissance, écrit en toutes lettres, permet de raccorder l'enfant au soldat. Sa fiche matricule le donne cultivateur. Incorporé au 143e régiment d'infanterie le 17 décembre 1914, il passe au 54e régiment d'infanterie le 1er mai 1915, est blessé et évacué le 27 juin 1916, revient au front le 16 juillet. Deux citations, des 5 octobre 1917 et 17 avril 1918, lui valent la Croix de guerre avec étoile de bronze et une mention de médaille militaire publiée au Journal officiel en avril 1922. Lu sur l'original, AD24 2 R 1097, matricule 1049 AD24 2 R 1097, Bergerac, classe 1914, matricule 1049. Cultivateur, incorporé au 143e puis au 54e RI, blessé en 1916, cité deux fois. Louis est tué le 6 avril 1918 au bois de Cantigny, Somme, en accompagnant son officier en reconnaissance sous le feu de l'artillerie ; il avait vingt-quatre ans. La transcription civile précise 20 h 30, une blessure par obus, et la mention « Mort pour la France ». La fiche de Mémoire des hommes indique Villers-Tournelle : une divergence de localisation conservée telle quelle, avec priorité descriptive aux deux documents originaux, qui disent Cantigny. Lieu du décès : deux documents divergent 1824Le bâti sur le plan napoléonien Cinq ensembles autour d'une cour, pas huit maisons La feuille E 1, AD24 3 P 3 4625, porte le nom « Lavallette ». Le noyau est allongé approximativement d'est en ouest, entre deux chemins convergents. On y distingue cinq ensembles bâtis, certains composés de plusieurs corps contigus, autour de la cour 204 et des parcelles 207-208. Compter huit bâtiments en séparant ces corps ne doit pas faire croire à huit maisons indépendantes. Le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, simplifie encore davantage les contours. Lu sur l'original, cadastre 1824 AD24 3 P 3 4625, section E1. Cinq ensembles bâtis, certains à plusieurs corps, autour de la cour 204 et des parcelles 207-208. La petite figure circulaire associée à la lettre L, contre l'extrémité du long bâtiment nord-est, appartient au canevas de levé : elle ne prouve ni tour ni pigeonnier. Une tache noire au sud est une tache d'encre, non une ruine — deux détails qui pourraient sinon nourrir de faux récits architecturaux. Fonction des corps 207-208 non établie Tableau d'assemblage, 3 P 3 4616. Un plan plus schématique que la feuille E1 ; il ne sert pas à départager le détail parcellaire. Belleyme, planche 22 (AD24 1 Fi Dordogne 13/22). « La Valette » au XVIIIe siècle, dans le réseau des chemins et écarts voisins. La configuration de 1824 est compatible avec une maison principale, une cour et des dépendances, accompagnées d'autres logements ou bâtiments de travail. La qualification fonctionnelle de chaque volume reste une hypothèse tant que l'état de sections 63 P 1716 et la matrice (registre cadastral des propriétaires) 63 P 704 n'ont pas été consultés : la « métairie neuve » de 1761 et la « maison neuve » de 1762 ne sont pas placées arbitrairement sur 207 ou 208. Le logis vu vers 1905-1914 La carte postale AD24 60 Fi 3383 est l'image ancienne la plus parlante du logis : haut comble, deux lucarnes à encadrement et couronnement décoratifs, escalier extérieur, appentis et végétation grimpante, avec un groupe de personnes non identifiées devant la façade. La légende imprimée porte « LAVALETTE, par St-Félix-de-Villadeix (Dordogne) », G. M. éditeur. Ces caractères justifient une étude architecturale de la maison ; ils ne suffisent pas à choisir entre une construction du XVIIe ou du XVIIIe siècle, ni à identifier les personnes photographiées aux Mirabel sans document complémentaire. Datation vers 1905-1914 : hypothèse ; personnes non identifiées AD24 60 Fi 3383, recto. Le logis de Lavalette, début du XXe siècle proposé ; personnes et date exactes non identifiées. 1946Deux prisonniers, des chiffres discordants Neuf lignes, sept non rayées La liste nominative de 1946 porte neuf lignes pour La Valette : sept membres de la famille Moreau et deux hommes de nationalité allemande, cultivateurs, qualifiés de « PG de l'Axe » (prisonniers de guerre). Les deux dernières lignes sont rayées au crayon rouge. Le récapitulatif conserve pourtant deux maisons, un ménage, neuf individus, sept Français et deux étrangers — la liste des ménages ne porte qu'une maison. La radiation ne donne ni date de départ ni motif individuel. Lu sur l'original, AD24 106 W 71 AD24 106 W 71, p02D, lignes 8-9. Recadrage limité aux colonnes de statut et de nationalité, sans les noms ; lignes rayées au crayon rouge. Une feuille volante datée du 13 février 1951, jointe au même dossier, donne pour Lavalette deux maisons, deux ménages et trois habitants — mais elle se présente comme une liste des hameaux « d'après le recensement de mars 1946 ». Il serait donc fautif d'écrire sans réserve que La Valette n'avait plus que trois habitants en 1951 : ce document rétrospectif diverge à la fois de la liste nominative et du récapitulatif de 1946. Feuille de 1951 : donnée discordante, non un recensement autonome Et maintenantUn pont, un domaine, ce qui reste à consulter Le pont de la Louyre, et trois entreprises rattachées au lieu Le pont de la Louyre portant le nom de La Valette a été réhabilité en 2016. Le bulletin municipal de janvier 2017 précise l'intervention de l'entreprise Muret, pour 42 216 euros, financés par la commune. Lu sur l'original, bulletin municipal Bulletin municipal, janvier 2017, p.2. Le pont de La Valette après travaux ; photographie municipale, auteur non indiqué. Trois personnes morales sont rattachées à l'adresse depuis 2014 dans l'extraction SIRENE (registre des entreprises) : Ferme de La Valette-Périgord (élevage bovin), Domaine de La Valette-Périgord (hébergement touristique) et GFF La Valette (groupement forestier). Le site du domaine présente six gîtes et une ferme élevant porcs noirs gascons et bovins bazadais — la présentation de l'exploitant actuel, à distinguer du hameau historique et du lieu-dit cadastral. Données SIRENE, dates administratives À consulter en salle J 702 2 E 703-24Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et « Famille Gontier, de Saint-Félix : bail et obligations » (1635-1709). Pourraient faire remonter l'histoire avant 1668 et préciser les titres de Lavalette et de Leymarie. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice ouverte en 1826 : propriétaires, natures et contenances des parcelles 204, 207, 208 et voisines ; chercher Laloubie, Étourneau, Lafaye, Gontier. 63 P 2192 63 P 1547Matrices bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : dater les mutations Mirabel-Moreau et le devenir des corps occidentaux de 1824. II C 1332-1370 II C 299 · 301Contrôle des actes de Montclar et tables des partages : baux aux Perrot, Vaurs et Rigoulet, contrats d'alliance Gontier-Lafaye, désignation de la métairie neuve. 178 Q · 183 QMutations par décès du bureau de Lalinde et tables de successions : les décès Léonard Lafaye 1813, Marie Anne Gontier 1831, Louis Laloubie 1865, Antoine Mirabel 1904. 179 Q · 180 QTables d'acquéreurs et de vendeurs, 1808-1865 : les actes de transmission eux-mêmes, avant de poursuivre aux hypothèques de Bergerac. 106 W 71Expliquer les radiations des deux prisonniers de 1946, les nombres de maisons discordants et la feuille rétrospective du 13 février 1951. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/la_vernelle/ — La Vernelle en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne La Vernelle en Villadeix Un maine (terre qui rapporte des rentes) échangé en 1470, un « repaire noble » tenu par des Rochon dès 1625, transmis par un demi-frère utérin (de même mère) aux Bonfils en 1719 — qui en gardent le nom pendant deux siècles, jusqu'à un botaniste mort noyé en Angleterre et une industrie de pastilles de chlore aujourd'hui. Entre les deux, des métayers (cultivateurs qui partagent les récoltes avec le propriétaire), des précepteurs et des domestiques dont les registres ont gardé le nom, sur un domaine qui n'a jamais cessé de s'appeler comme son château. 44,93773° N — 0,65067° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre « LA VERNELLE », ≈ 37,5 ha, 55 parcelles IGN « la Vernelle » av. 1470Vernele« celle de Vernele », donation médiévale non datée 1470la Vernele« rentes du maine de la Vernele », copie narrative 1668–1692Lavernille / Lavernelleregistres paroissiaux v. 1770la VernelleCassini, Belleyme 1824 / 1956Lavernelle / LA VERNELLEplans cadastraux XIXe s.Lavernelle Ch.aucarte d'état-major En bref La Vernelle est un château et un domaine agricole à l'ouest de la commune, formé de deux groupes de bâtiments voisins. Un « maine » (terre qui rapporte des rentes) y est échangé en 1470, puis des Rochon le tiennent dès 1625 ; en 1719, il passe à un neveu, François de Bonfils, dont la famille garde le nom de Lavernelle pendant deux siècles. L'un d'eux, Oscar de Bonfils, botaniste, meurt noyé en Angleterre en 1866 ; autour du château vivent aussi des métayers et des domestiques. Le plan de 1824 montre sept bâtiments en deux groupes, et la carte d'état-major écrit « Lavernelle Ch.au ». Aujourd'hui, le domaine accueille des hébergements touristiques et une usine de pastilles de chlore. Certaines filiations et la transmission des terres restent à confirmer dans des archives non encore consultées. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteDeux noyaux, un vallon Un domaine occidental, deux groupes de bâtiments La Vernelle se trouve dans la partie occidentale de la commune, sur le versant qui domine un petit vallon où le réseau hydrographique de la BD TOPO nomme la Ruchelle. Le château et les bâtiments ruraux forment deux noyaux voisins, séparés d'une centaine de mètres, permanence que l'on retrouve sur tous les documents examinés, du cadastre de 1824 aux photographies aériennes récentes. Le polygone cadastral de lieu-dit couvre environ 37,5 hectares, avec 55 parcelles et 23 emprises bâties « en dur » : ce sont des objets géographiques du millésime téléchargé, non le compte des biens d'un propriétaire ni le nombre de maisons habitées. Les 150 hectares annoncés par le site commercial du domaine concernent un ensemble d'exploitation et d'accueil plus vaste que le seul lieu-dit. Cadastre et IGN Le nom désigne, selon les documents, une terre portant des rentes, une maison noble, une résidence familiale, un village et un domaine agricole — des périmètres qu'il ne faut pas confondre. La dépendance envers Montclar n'est pas qu'une généralité paroissiale : le seigneur de Montclar intervient dans l'échange de 1470, et une convention de 1682 situe encore Lavernelle « dans la paroisse de Saint-Félix et la juridiction de Monclard ». Orthophotographie (photo aérienne) récente. Les deux noyaux bâtis, séparés par le chemin ; autour, bois, plantations et plusieurs pièces d'eau. Campagne de prise de vue non documentée dans l'extrait consulté. Un nom végétal, un nom de lieu voisin L'occitan verna, vern, et les français régionaux verne/vergne désignent l'aulne, avec une origine gauloise généralement retenue. Le rapprochement de Vernelle avec ce vocabulaire végétal est plausible ; il ne suffit pas à prouver ici le sens exact ni la présence effective d'aulnes à une date donnée. Origine du nom plausible, non démontrée ici La Font Peyrine, « fontaine à la Vernelle » chez Gourgues, est un petit nom de lieu distinct, absent du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude — un lieu précieux à rechercher, sans preuve permettant de la confondre avec le bassin dessiné près du château en 1824. La Vergne, prieuré de Saint-Martin-des-Combes lié à l'abbaye de La Sauve, est un autre lieu, hors commune. Avant 1668Un maine, une dîme Une occupation de l'âge du Fer, sans lien démontré avec le château Le bilan scientifique régional de 2020 mentionne explicitement La Vernelle : plus d'une centaine de tessons d'amphores Dressel 1A, de nombreuses scories et les restes de deux bas-fourneaux (petits fours servant à produire du fer) y ont été reconnus, à quatre kilomètres à l'ouest du site de La Peyrouse. C'est un site métallurgique distinct de l'agglomération gauloise voisine ; aucun document consulté n'établit de continuité entre ce site antique, le maine médiéval et le château moderne. Publication scientifique BSR Nouvelle-Aquitaine 2020, Dordogne, p. 219 (E. Hiriart, C. Chevillot). « En 2020, un nouveau site daté de l'Âge du Fer a été reconnu au lieu-dit La Vernelle […] Plus d'une centaine de tessons d'amphore (Dr1A) […] ainsi que de nombreuses scories et les restes de deux bas-fourneaux. » Un article complet lui est consacré (DAHP 35, 2020, p. 121-130), non obtenu ici. Une donation médiévale, puis un échange daté Un manuscrit tardif conservé à la BnF raconte que Garsend(is) de Mauriac donna « celle de Vernele », dans la paroisse de Saint-Félix, à une maison religieuse — un passage d'une histoire de l'abbaye de La Sauve, connu par une copie postérieure, non daté. Deux cartulaires (recueils d'actes) de La Sauve offrent une piste plus ancienne, encore hypothétique : Gersendis de Mauriac y donne un manse (terre exploitée par une famille) dont le nom se lit « lauersela[?] » ou « la Varsla[?] » (le [?] signale une lecture incertaine), sans que Saint-Félix y soit nommé. Rapprochement plausible, non prouvé La première date utilisable est le 15 mars 1470 : Jean, seigneur d'Estissac et de Montclar, échange avec frère Raymond Linier, prieur de La Vergne et religieux de La Sauve, un huitième de dîme (impôt dû à l'Église) de Saint-Martin-des-Combes contre les rentes du maine de « la Vernele ». Le texte du folio est sans ambiguïté et ne se confond pas avec le nom de lieu voisin « Lavernhe » (le prieuré de La Vergne), visuellement proche sur la même ligne mais bien distinct. BnF, collection Périgord 35, fol. 157r (Gallica btv1b10035048j, vue 173), copie narrative tardive. « […] il échangea le 15 mars 1470, avec fr. Raymond Linier, religieux de ce monastère et prieur de Lavernhe, pour les rentes du maine de la Vernele […] ». L'original de l'échange n'a pas été retrouvé. Ce texte documente un ensemble foncier producteur de rentes et le passage de ces revenus au seigneur de Montclar — ni château, ni tour, ni habitants n'y sont décrits. Lu sur la copie Les premiers Rochon Saint-Saud appelle le lieu « repaire noble en Saint-Félix » et fait commencer son « rameau de la Vernelle » vers 1600 ; sa première donnée précisément datée est 1625 : François, alias Jean, de Rochon, mari de Louise Dubailh, est lieutenant de la juridiction de Montclar, et meurt en 1626. Son fils François, sieur de la Vernelle (titre donné au maître d'un domaine), épouse Françoise de Chaumont par contrat du 9 avril 1641. Une date de décès discutée Saint-Saud dit François Rochon mort en 1645, mais le feuillet manuscrit du chanoine Brugière (p. 6) donne en réalité 1645 1641 pour cette sépulture « dans la chapelle de St Félix » ; le millésime 1645, qui suit, concerne une autre personne : « Melle Louise Dubal, "lieutenante" ». Les deux généalogistes se contredisent donc (1641 selon Brugière, 1645 selon Saint-Saud), sans registre original pour trancher, puisque les registres numérisés commencent en 1668 et que Brugière copie un registre aujourd'hui perdu. Si Brugière a raison, François Rochon serait mort l'année même de son mariage, et « Louise Dubal, lieutenante » pourrait être Louise Dubailh, veuve du premier Rochon, mais ce n'est qu'une hypothèse. SHAP, notice Brugière de Saint-Félix, p. 6, vers 1884 (copie d'un registre ancien non retrouvé). « + dans la chapelle de St Félix 1641 — François Rochon sieur de la Vernelle » ; ligne suivante : « dans la même chapelle 1645 — Melle Louise Dubal, "lieutenante" ». La chapelle de sépulture est bien la chapelle Saint-Nicolas : le même feuillet la nomme explicitement pour deux entrées voisines (1626, 1633) avant de l'abréger en « chapelle de St Félix » pour les suivantes. Françoise de Chaumont se remarie ensuite avec Galliot de Bonfils, sieur de Mirabel et de la Moissie — ce second mariage est la charnière qui explique la parenté utérine entre les Rochon de La Vernelle et les Bonfils. Lu sur la copie de Brugière 1668–1719Titre de terre, lieu de vie Un sieur de Lavernelle qui peut habiter Montclar Les registres conservés confirment la présence de François de Rouchon/Rochon comme sieur de Lavernelle. Le 15 avril 1685, il assiste à la sépulture de Guillaume Martin, bourgeois d'Issigeac, mort à Lavernelle la veille : il en est le neveu par alliance, et habite alors le bourg de Montclar, paroisse Saint-Georges — même résidence en 1688. Le 23 janvier 1692 en revanche, il habite le village de Lavernelle. Le titre terrien ne donne donc pas automatiquement le domicile. Ce que dit vraiment l'acte : 64 ans L'acte du 15 avril 1685 écrit « âgé de soixante -quatorze quatre » : Guillaume Martin avait donc 64 ans, et non 74. Le titre porté par François de Rouchon, sa qualité de neveu par alliance et sa résidence à Montclar sont confirmés. AD 24, 5 E 409/2, vue 137 droite, 15 avril 1685. « […] a été enterré […] le sieur Guilhaume Martin âgé de soixante quatre […] décédé le jour d'hier au village de Lavernelle […] au convoi duquel ont assisté François de Rouchon sieur de Lavernelle, neveu par alliance dudit défunt, du bourg de Monclar paroisse de St George […] » Au baptême de 1688, le parrain est François Rouchon, sieur de Lavernelle, et non « François Chauze » comme l'indiquait une lecture plus ancienne : « Chauze » est le nom de la mère de l'enfant dans le même acte. Lu sur l'original AD 24, 5 E 409/2, vue 203 droite, 19 août 1688. Le parrain est François Rouchon, sieur de Lavernelle, domicilié à Montclar. La chapelle funéraire : des droits précisément négociés Une convention du 8 avril 1682, reçue par le notaire royal Camberon, concerne la chapelle Saint-Nicolas du cimetière paroissial. François de Rouchon, sieur de Lavernelle, y est nommé comme habitant du lieu ; le texte publié lui réserve le tiers nord de la chapelle, contre entretien, un devant d'autel et 22 livres. Il signe « Lavernelle de Rouchon ». Les autres parts concernent les Rochon de Lapeyrouse/Bellegarde et la famille du juge de Clérans. La chapelle a été restaurée en 1973 par la famille Bonfils-Lavernelle, selon la même publication ; sa datation vers 1480 relève d'une note manuscrite citée par l'auteur, non d'une fondation lue directement. Édition consultée 1719 : le passage des Rochon aux Bonfils Selon Saint-Saud, François Rochon, fils du couple Rochon–Chaumont, teste le 15 janvier 1719. Il laisse 500 livres à Antoine Rochon, sieur de Bellegarde, 1 000 livres à sa nièce Barbe de Bonfils, et institue héritier François de Bonfils de la Moissie, son neveu, fils d'Antoine, son demi-frère utérin. L'existence d'un testament à cette date au nom de « François de Rochon, seigneur de Lavernelle » est confirmée par les Archives nationales ; la minute elle-même n'a pas été lue. Saint-Saud, Nouveaux essais généalogiques périgourdins, XVII, 1942, p. 122, « RAMEAU DE LA VERNELLE ». « FRANÇOIS, sieur de la Vernelle. Il testa le 15 janv. 1719, léguant 500 l. à Antoine Rochon, sieur de Bellegarde ; 1.000 à Barbe de Bonfils sa nièce, instituant héritier F. de Bonfils de la Moyssie, son neveu, enfants d'Antoine son demi-frère utérin. » Source secondaire ; testament original (AN 109AP) non consulté. La séquence est ainsi intelligible : Françoise de Chaumont a un fils Rochon de son premier mariage, puis un fils Bonfils, Antoine, de son second ; le fils de ce dernier reçoit l'héritage de son oncle Rochon. Elle n'établit ni la date de décès effective du testateur, ni la prise de possession, ni les limites précises du domaine transmis. Filiation sûre, transmission foncière non détaillée XVIIIe siècleLes Bonfils, sieurs de Lavernelle Une famille qui s'installe au village François de Bonfils, héritier de 1719, épouse Judith Chicou de Lagrèze et meurt, selon Saint-Saud, le 15 avril 1735. Leur fils Jean Annet épouse Jeanne Grézel le 7 février 1763 selon la même généalogie. Au baptême d'Emeric Jean, le 21 janvier 1765, il est « sieur de Lavernelle » : l'enfant est né le 20, Jeanne Grézel est dite mère, et Judith Chicou apparaît comme marraine, représentée par Marie Lambert. AD 24, 5 E 409/3, vue 256 droite, 21 janvier 1765. « […] a été baptisé Emeric Jean Bonfils né le jour précédent, fils légitime à Jean Annet Bonfils sr de Lavernelle, et de demoiselle Jeanne Grezel, ses père et mère, habitants au village de Lavernelle […] » Deux autres enfants suivent dans les registres : Joseph François, né le 18 mars 1767, baptisé le lendemain avec le même titre paternel ; Barthélemy, baptisé le 1er août 1773. Ces actes ancrent la famille dans le registre indépendamment des généalogies imprimées. Un village de travail, à côté de la maison noble Dès 1668, les registres nomment des habitants du village et de la maison de La Vernelle qui ne se limitent pas à la famille noble : les Binet/Birie, Costilhes, Roux, Lourjade, Lacombe, Geoffre et Arnouil documentent alliances, mortalité et métiers ; laboureurs et travailleurs de terre y côtoient un tisserand. Au XVIIIe siècle, les familles Ventayre, Carbonnier, Lanssade, Arnouil et Lafon forment d'autres séquences, avec des homonymies à ne pas fusionner : deux couples Étienne Ventayre, des filles répétitivement prénommées Marie ou Jeanne chez les Lafon. Réseaux reconstitués, filiations parfois incertaines 1789–1806Révolution Un nom de terre gardé, un mariage entre branches voisines Le 8 mars 1789, « Lavernelle » signe le procès-verbal de l'assemblée de Saint-Félix, parmi les signatures de Lassaigne, Cavaroque, Lambert, Desgranges, Perrot, Lambert et Gontier de Bertier — sans prénom, ce qui ne permet pas de trancher entre les hommes de la famille alors adultes. AD 24, 6 C 12, Saint-Félix, procès-verbal, vue 4, 8 mars 1789. La signature « Lavernelle », sans prénom, parmi celles de Lassaigne, Cavaroque, Lambert, Desgranges, Perrot et Gontier de Bertier. Le 13 janvier 1794, François Joseph Bonfils, propriétaire à La Blénie, épouse Catherine Adélaïde Rochon, fille de Louis Bonaventure et de Françoise Rochon, domiciliée à La Pouleille ; ses parents Jean Annet Bonfils et Jeanne Grézel résident à Lavernelle, et Emeric Jean Baptiste Bonfils, 29 ans, de Lavernelle, figure parmi les témoins. Ce mariage rattache des branches voisines de la famille — la date de 1802 donnée par Saint-Saud pour cette alliance est contredite par l'acte. Lu sur l'original AD 24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 17 droite, 13 janvier 1794. « […] comparus François Joseph Bonfils […] fils naturel et légitime de Jean Annet Bonfils […] & de Jeanne Grézel, conjoints, demeurant à Lavernelle […] et Catherine Adélaïde Rochon […] fille naturelle et légitime de Louis Bonaventure Rochon & de Françoise Rochon, conjoints, demeurant à Lapouleille […] » Le 11 avril 1795, 22 germinal an III, naît à Lavernelle Jean Annet — dit Hippolyte dans les récits familiaux — fils d'Emeric Jean Baptiste Bonfils et de Marie Favareille. Emeric Jean Baptiste meurt à 35 ans le 8 juillet 1800, toujours à Lavernelle. Le 5 octobre 1806, deux hommes sont expressément dits métayers à Lavernelle : Antoine Boisset, qui déclare la naissance de son fils, et le témoin Jean Gauville ; un second témoin, Jean Lambert, est métayer à Lapeyrouse, non à Lavernelle. AD 24, 5 E 409/5, 5 octobre 1806. « […] est comparu Antoine Boisset métayer demeurant à Lavernelle […] en présence de Jean Gauville métayer à Lavernelle et de Jean Lambert métayer à Lapeyrouse […] » 1824–1956Le bâti, en deux groupes Sept emprises, deux noyaux, une cour Sur la feuille cadastrale A1 de 1824, « Lavernelle. » est écrit à l'est d'un chemin nord-sud. Le groupe principal, à l'ouest du chemin, réunit trois corps de bâtiment autour d'une cour ouverte vers le chemin ; un petit bâtiment isolé se tient plus à l'ouest. Le groupe méridional réunit trois emprises de part et d'autre de la voie. Le total de la feuille est sept masses colorées, non sept habitations : sans l'état de section, il est impossible d'attribuer sûrement chaque numéro à une maison, une grange ou une cour. AD 24, 3 P 3 4617, section A1, 1824. Deux ensembles bâtis (teinte carmin) séparés par une centaine de mètres le long du chemin ; le nom « Lavernelle » est inscrit entre les deux. Une marque circulaire notée « O » sur le corps nord appartient au canevas du levé, non à une preuve de tour ronde. Une petite pièce d'eau teintée est dessinée au nord-ouest de la cour, une autre près du groupe sud, sans fonction écrite. Le tableau d'assemblage, d'échelle moindre, compte huit petites formes bâties : cette divergence de décompte est conservée, sans ajouter une huitième maison au plan parcellaire. Décompte selon le document La carte d'état-major : « Lavernelle Ch.au » Cassini et Belleyme portent « la Vernelle » avec un signe ordinaire d'habitat, sans symbole distinct de château — ce qui ne réfute pas le statut de maison noble attesté ailleurs. La carte d'état-major du XIXe siècle porte en revanche clairement « Lavernelle Ch.au », avec le bâti en carmin ; une parcelle teintée comme une vigne se trouve au nord-est, vers La Blénie. IGN, carte d'état-major au 1:40 000, XIXe siècle (millésime local non établi). « Lavernelle Ch.au », bâti en carmin ; vigne voisine au nord-est. Un souvenir familial publié en 1893 évoque l'affaissement de la vieille tour de Lavernelle au moment du mariage d'Hippolyte et d'Irma d'Abzac — sans date précise, ni plan, ni cause technique. Une datation autour de 1824-1825 reste une déduction dépendant de celle du mariage ; aucun bâtiment du plan de 1824 n'est identifié comme la tour. Souvenir familial, non procès-verbal 1956 : permanences et recompositions Le plan mis à jour pour 1956 distingue encore deux groupes, numérotés 153 et 157 : le groupe principal (157) compte plusieurs corps hachurés et une annexe légère à l'ouest ; le groupe 153 compte quatre masses distinctes. Selon que deux corps tangents du groupe principal sont comptés ensemble ou séparément, on obtient neuf ou dix emprises. Une pièce d'eau figure dans une parcelle voisine (159), avec un tracé de courant traversant les terrains proches. AD 24, 3 P 3 11287, section A1, 1956. Les deux groupes de bâtiments, « LA VERNELLE », numéros de masse 153 et 157. Le pigeonnier, à ne pas confondre avec la vieille tour Une photographie de 2008 montre un pigeonnier à pans de bois et remplissage enduit, porté par des piles de pierre, avec un toit pyramidal de tuiles plates. Un site d'histoire locale indique une restauration sur des piles du XVIIIe siècle : une attribution qui concerne les piles et repose sur une source secondaire, sans dater tout le bois visible. Ce pigeonnier ne peut être assimilé à la tour effondrée évoquée par le souvenir de 1893. Datation des piles, source secondaire Le pigeonnier de Lavernelle, photographié le 28 septembre 2008 par Père Igor (Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0). 1826–1901Oscar, Albéric et les métayers Deux frères, un botaniste, une mort en Angleterre Jean Annet, dit Hippolyte, est donné par Saint-Saud comme marié à Irma d'Abzac en mai 1825 — une généalogie en ligne indique 1824, désaccord non tranché faute d'acte de mariage consulté. La naissance du 21 février 1826 nomme le père Jean Annet, 31 ans, ancien lieutenant de cavalerie, et la mère Louise Antoinette d'Abzac : cette date coïncide avec celle que la notice botanique de Christof Nikolaus Schröder attribue à Oscar de Bonfils de Lavernelle, naturaliste actif dans les bois, champs et coteaux de Lavernelle vers 1845-1854. Son frère cadet Albéric, né vers 1828-1829 à Lamonzie-Montastruc, ne doit pas être confondu avec lui, comme le fait pourtant Saint-Saud. Identification par recoupement d'actes AD 24, 5 E 409/7, NMD 1826, vue 8 droite, 21 février 1826. Naissance de François Joseph, fils de Jean Annet (Hippolyte) Bonfils Lavernelle et de Louise Antoinette d'Abzac — le futur Oscar des notices botaniques, par rapprochement de date. La transcription anglaise du décès d'Oscar est nette : « Francis Joseph de Bonfils Lavernelle », 40 ans, inspecteur des lignes télégraphiques, mort le 26 octobre 1866 à Cheriton, comté de Kent. Le verdict de l'enquête du coroner est « Found Drowned » — « trouvé noyé » — sans mention de meurtre ni d'assassinat dans le document, malgré des rumeurs relayées par la presse de l'époque. AD 24, 5 E 409/11, décès 1867, vue 3 droite, transcrit le 14 juin 1867. « the twenty sixth day of October 1866, at Cheriton, in the county of Kent […] Francis Joseph de Bonfils Lavernelle — male — 40 years — Inspector of telegraphic lines. Verdict: "Found Drowned". » Jean Annet meurt dans son lieu de naissance Jean Annet (Hippolyte) meurt à Lavernelle le 25 janvier 1870, âgé de 75 ans ; l'acte précise qu'il y est né. Il est le fils d'Eymeric Jean Baptiste et de Marie Favareille, et l'époux d'Irma d'Abzac. Le recensement de 1851 montre, autour de la maison Bonfils, deux ménages explicitement dits métayers : Chadourne et Lambert, sur un total de 26 personnes réparties en trois ménages. AD 24, 5 E 409/11, décès 1870, acte 2, vue 4 gauche. « […] Jean Annet de Bonfils Lavernelle, âgé de soixante-quinze ans […] domicilié au lieu de Lavernelle […] décédé hier […] au susdit lieu de Lavernelle, lieu de sa naissance. » Recensement de 1851, Lavernelle. Ménage Bonfils, propriétaire, puis « Chadourne Jean — Métayer » et « Lambert Antoine — Métayer ». Albéric et Henriette Dessalles Albéric décède à Lavernelle le 2 avril 1901, à 72 ans, propriétaire sans profession, natif de Lamonzie-Montastruc, époux d'Henriette Dessalles de Lagibertie. L'acte ne décrit ni vente ni partage de succession. AD 24, 5 E 409/14, décès 1901, vue 2 gauche, 2 avril 1901. Bonfils Lavernelle (François Joseph Albéric Annet), 72 ans, natif de Lamonzie-Montastruc, propriétaire sans profession, domicilié au village de Lavernelle. 1915–1946Les deux guerres La correction d'une généalogie : Henriette morte en 1915 Henriette Dessalles de Lagibertie, veuve d'Albéric, meurt à La Vernelle le 23 décembre 1915 à 23 heures ; son fils Eymeric, 33 ans, ingénieur, figure parmi les déclarants. La généalogie de Saint-Saud qui la dit encore vivante en 1933 est donc erronée — correction fondée sur l'acte, non sur une estimation d'âge. Une date de naissance L'acte de décès dit Henriette née à Montpellier « le huit mars mil huit cent soixante cinquante », soit 1850 et non 1860 : elle avait 65 ans à sa mort, ce qui s'accorde avec les registres consultés pour cette étude. AD 24, 5 E 409/16, décès 1915, vue 3 droite–4 gauche, déclaration du 24 décembre. « Marie Henriette Dessalles de Lagibertie, née à Montpellier (Hérault) le huit mars mil huit cent cinquante […] veuve de François Joseph Annet Albéric de Bonfils-Lavernelle, est décédée à son domicile, lieu dit de Lavernelle. » La Première Guerre mondiale touche aussi les familles agricoles du village. Jean Rambaud naît le 7 juillet 1887 à Lavernelle, de parents cultivateurs domiciliés au village ; la concordance du nom, du jour et de la commune le relie, avec une très forte probabilité, au soldat Jean Benoît Rambaud, du 209e régiment d'infanterie, mort devant Perthes le 14 novembre 1914. Le recensement de 1921 ne compte plus que deux maisons et deux ménages, contre trois en 1901 : une baisse qui porte sur des ménages recensés, sans démontrer la démolition d'une maison. En 1946, deux ménages totalisent 12 personnes : un couple de cultivateurs avec six fils, et le ménage Bonfils avec quatre adultes. Les noms des enfants, potentiellement encore vivants, ne sont pas publiés dans ce dossier. Recensements XXe–XXIe s.Carrière, agriculture, industrie D'une carrière de pierre aux pastilles de chlore Une fiche pédagogique de l'académie de Bordeaux indique que les Carrières de Thiviers ont exploité La Vernelle pendant huit ans, avant le site de Lamonzie-Montastruc exploité depuis 1988 — soit vers 1980-1988, déduction et non date administrative d'autorisation. Le texte géologique rattache le gisement au Campanien 5. Ancien front de taille de La Vernelle, fiche pédagogique de l'académie de Bordeaux, « Carrières de Lamonzie-Montastruc et de Saint-Félix-de-Villadeix », p. 1. Crédit photographique non précisé, droits à vérifier pour diffusion. Une notice d'entretien oral conservée aux Archives décrit une installation sur la propriété familiale en 1959, une activité agricole, une entreprise de travaux agricoles à partir de 1968, et la création, en 1980, d'une fabrication de pastilles de chlore sur la propriété — l'entretien lui-même, enregistré en 2018, n'a pas été écouté ici, seuls le résumé et le découpage thématique l'ont été. Le rapport d'inspection du 16 octobre 2025 atteste au Domaine de la Vernelle l'usine PSTAB PSM, anciennement AQUITAB, qui fabrique des pastilles chlorées pour le traitement des eaux de piscine — une activité industrielle effective en 2025, documentée par un rapport officiel plutôt que par une simple inscription d'entreprise. Rapport DREAL Au 29 septembre 2026, le site du domaine présente aussi quatre hébergements touristiques et un accueil de mariages et d'événements, sur un ensemble agricole et boisé présenté comme de 150 hectares avec élevage, cultures et deux étangs de pêche — une présentation de l'exploitant, non un relevé cadastral de propriété. Le plan local d'urbanisme approuvé en 2024 répartit le lieu-dit entre espaces agricoles, naturels et une zone d'activité ; aucun classement ou inscription du château comme monument historique n'est établi par les documents examinés. Les noms des particuliers qui y vivent aujourd'hui ne sont pas nécessaires à l'histoire du lieu et ne sont pas repris ici. Et maintenantOù chercher Le testament de 1719, les matrices, la convention de 1682 Les registres paroissiaux, l'état civil, dix-sept recensements et le cadastre ont été consultés pour les familles citées. Ce qui manque encore ne se trouve pas dans ces registres, mais dans des cartons non numérisés. À consulter en salle AN, 109AP Testament ROCHONTestament du 15 janvier 1719 : lire les dispositions originales, les biens, les charges, les héritiers et les suites de la succession, au-delà du résumé de Saint-Saud. AD 24, 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 (registre cadastral) : attribuer les emprises et numéros de 1824 (maison, granges, cours, jardins, bassin) à des propriétaires et des revenus. AD 24, 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : suivre les comptes Bonfils, dates d'entrées/sorties, démolitions et constructions, et les correspondances avec les numéros 153 et 157 de 1956. Archives privées LavernelleConvention Camberon du 8 avril 1682 (BSHAP 1983) : collationner l'original, les signatures, chercher le contrat de mariage 1641, le mariage 1824/1825, les partages et les baux. Accès à solliciter auprès des détenteurs ; aucun contact pris à ce jour. AD Gironde, H29 · H72 H266 · H267Archives de l'abbaye de La Sauve : retrouver les unités anciennement désignées « sac 65 » et « sac 70 », l'échange de 1470 et la donation de Garsendis de Mauriac. AD 24, 3E 8665-8696 · 6309-6318Notaires Perrot (Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792) et Favareilhes (Saint-Michel-de-Villadeix, 1741-1763) : contrats Bonfils/Grézel, baux, obligations, inventaires, partages. SHAP, A10-35DAHP 35 (2020), p. 121-130, C. Chevillot et Gh. de Bonfils, « Un site métallurgique gaulois à La Vernelle » : lire l'article complet, localisation, datation, nature des fours et conditions de découverte. Recrutement Bergerac classe 1907Matricules de Jean Benoît Rambaud et Ambroise Lajarthe : confirmer filiation et domiciles avant mobilisation. AD 24, 23AV14Entretien du 15 février 2018, 51 min 48 : écouter l'audio des plages 5, 6 et 13 sur l'installation de 1959, l'exploitation et les créations d'activités de 1968 et 1980. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/lac_noir/ — Le Lac Noir en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Lac Noir en Villadeix Au sud-est de Lavernelle, un nom de terres garde le souvenir probable d’une petite pièce d’eau. En 1824, le géomètre dessine une mare à l’embranchement de deux chemins, sans la nommer. Sur le plan mis à jour pour 1956, elle accompagne les mots « AU LAC NOIR ». Les bois dominent toujours le paysage ; l’origine du qualificatif « Noir » reste inconnue. 44,93287° N — 0,65793° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section A · 14 parcelles · ≈ 12,6 ha Altitude au point repère ≈ 158 m 1824Sans nomla mare est dessinée, le lieu n’est pas nommé ÉTAT POUR 1956AU LAC NOIRréédition du plan cadastral A1 CONSULTÉ EN 2026LE LAC NOIRlibellé du cadastre ouvert En bref Le Lac Noir est un nom de terres boisées au sud-est de Lavernelle. En 1824, le géomètre dessine une petite mare au bord d’un chemin, sans la nommer. Le plan cadastral mis à jour pour 1956 y inscrit « AU LAC NOIR ». Ici, « lac » peut simplement désigner une mare. Pourquoi « Noir » ? Aucun document ne le dit, et nous ne savons pas non plus si la mare existe encore sous les arbres. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn nom de terres Quatorze parcelles autour d’une fourche Le Lac Noir se situe à environ 2,2 kilomètres au nord-ouest du bourg, entre La Forêt au nord et Le Planège au sud. Le périmètre cadastral couvre quelque 12,6 hectares : quatorze parcelles, numérotées A 116 à A 129. La route traverse les bois en oblique ; près de son embranchement, deux petites parcelles, 121 et 122, gardent la place que le plan ancien donne à la pièce d’eau. Plans comparés Le périmètre cadastral sur le fond IGN. Données cadastrales consultées le 29 septembre 2026 ; superposition réalisée pour ce dossier. Nord en haut. La date précise de prise de vue du fond photographique n’est pas identifiée. Les coordonnées de l’en-tête sont celles du point repère du lieu-dit, où le RGE Alti de l’IGN donne 158,46 mètres. Elles ne désignent pas exactement le centre de la mare. Surface et distance sont arrondies, calculées à partir du cadastre ouvert et du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude. Le nomUne eau sans récit « Lac » peut tenir dans une mare Le vocabulaire occitan régional donne au mot lac le sens de mare ou trou d’eau. Ce sens est documenté en Dordogne dans un article de Jan-Peire Reidi reproduit par le bulletin de Javerlhac, janvier 2022, p. 3 ; l’Institut occitan de l’Aveyron le relève également en Quercy. Ces sources éclairent le mot ; elles ne mentionnent pas notre lieu. Sens documenté La petite pièce d’eau dessinée ici offre donc une origine probable de « Lac ». Pourquoi « Noir » ? Aucun document consulté ne décrit la couleur de l’eau, l’ombre portée sur elle ou la nature de son fond. Aucune ancienne forme occitane locale n’a été retrouvée. Origine probable Les textes restent silencieux La recherche du nom et de variantes dans les registres paroissiaux et l’état civil relevés pour cette étude (10 003 actes relevés) n’a livré aucune occurrence. Ce relevé ne rattache aucun ménage au lieu. Ce résultat concerne les registres disponibles : il ne démontre pas que ces terres n’ont jamais été habitées. Recherche dans les registres Gourgues n’apporte pas de mention sûre pour Saint-Félix. Son entrée « Lac-Noir (Au), taillis », dans le dictionnaire de 1873, p. 167, concerne expressément Salon. Cet homonyme doit rester hors de l’histoire du lieu. Lu sur l’imprimé XVIIIe–XIXe s.À petite échelle Un secteur que les grandes cartes ne nomment pas Cassini parsème le secteur de signes d’arbres. L’État-major y dessine le relief et les chemins. Sur les deux extraits, aucun nom Lac Noir ni contour de mare n’est distingué au secteur repéré. Une pièce d’eau assez petite pour se perdre à cette échelle peut pourtant apparaître sur un plan parcellaire : ces silences ne prouvent pas son inexistence. Cassini, XVIIIe siècle. Extrait IGN, fenêtre d’environ 1,6 km ; calage ancien approximatif. État-major, XIXe siècle. Couche IGN 1820–1866 ; année du levé local non vérifiée. 1824La première image Une encoche vert-gris au bord du chemin Le tableau d’assemblage porte « Terminé Sur le Terrain Le 10 aout 1824 ». La feuille A1, dite de Lavernelle, est levée par le géomètre Delord au 1/2 500. Dans notre secteur, elle dessine une petite pièce d’eau au lavis vert-gris, de forme irrégulière, juste contre un chemin et son embranchement. Aucun bâtiment ni nom du lieu n’est figuré là. Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 4617, A1. La limite traverse la mare, entre les parcelles 168 et 213. Elle ne se trouve donc pas tout entière dans la 213. Nord en haut. Le tableau d’assemblage reprend une petite forme en crochet au même embranchement. Autour, l’abréviation « T.is » désigne les taillis. Les deux dessins concordent très probablement ; aucun n’écrit encore « Lac Noir ». Le plan montre une eau parmi les bois, mais ne dit ni à qui elle appartient ni à quoi elle sert. AD Dordogne, 3 P 3 4616. Détail agrandi du tableau d’assemblage ; les parcelles n’y sont pas numérotées. État pour 1956Le nom sur le plan « AU LAC NOIR », entre 121 et 122 La feuille suivante est explicite. Son cartouche indique « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 », sous un tampon « REEDITION ». Elle inscrit « AU LAC NOIR » au-dessous de la fourche. La pièce d’eau est représentée par un contour tireté et de petits traits horizontaux, à cheval sur 121 et 122 ; des flèches rattachent ses parties aux terrains voisins. Le petit triangle 127, plus à gauche, n’est pas la mare. Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 11287, A1. État pour 1956 ; date de confection de la réédition non indiquée. Le nord est vers le haut-gauche, contrairement à la feuille de 1824. La forme, la limite qui coupe l’eau et les chemins rendent très probable la correspondance avec la mare de 1824. Les numéros ont changé : les tables de rénovation restent à consulter pour établir formellement le passage d’un parcellaire à l’autre. Correspondance probable État | Ce qui est établi | Limite | 1824 | Une mare dessinée — 3 P 3 4617 et 4616. | Lieu non nommé ; attribution très probable. | Pour 1956 | « AU LAC NOIR » — 3 P 3 11287. | Le document ne date pas la création du nom. | Lu en 2026 | « LE LAC NOIR » — cadastre ouvert. | L’état actuel de la mare reste à vérifier. | 1824 est la plus ancienne représentation connue de la mare ; 1956, le plus ancien état cadastral portant le nom. Aucune de ces dates ne donne son origine. Les plans ne révèlent ni date de creusement, ni droit d’abreuvage, ni permanence de l’eau. XXe siècle →Le couvert des arbres Les bois restent, l’eau échappe au regard Les deux couches aériennes anciennes montrent le même chemin oblique dans un ensemble boisé. La seconde laisse voir davantage d’ouvertures et des parcelles plantées en rangs à l’ouest. Aucun contour de mare n’est assez net pour décider si elle est alors en eau ou comblée. Images examinées IGN, couche 1950–1965. Fenêtre d’environ 700 m ; date exacte de la mission non identifiée. IGN, couche 1965–1980. Même fenêtre. Le nom du fichier source ne suffit pas à dater le cliché de 1965. Aujourd’hui La photographie aérienne contemporaine (orthophotographie) montre toujours un couvert arboré important. Le Plan IGN nomme la voie « Route de la Motte Castrale » et figure une petite emprise bâtie au sud-est ; les données BD TOPO enregistrent là un bâtiment d’environ 25 m². Cela ne permet pas de compter des habitants. Le nom cadastral, lui, demeure certain. Données géographiques La présence actuelle d’eau reste à vérifier sur le terrain. Les photographies consultées ne permettent pas de voir sûrement ce que les arbres couvrent à l’emplacement de la mare ancienne. À poursuivreLes parcelles écrites Retrouver le nom dans les registres du cadastre La prochaine étape tient à deux parcelles : 168 et 213 de l’ancienne section A. Leurs articles donneraient les propriétaires, la nature fiscale du terrain et peut-être une attestation du nom antérieure au plan mis à jour pour 1956. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l’inventaire : relever le lieu-dit, la nature et les propriétaires de A 168 et A 213, puis des parcelles voisines. 63 P 704 63 P 1547/1–2Matrice de 1826, puis propriétés non bâties de 1914 à 1955 : suivre les mutations et les changements éventuels de nature. Rénovation cote à demanderTables de correspondance et états rénovés autour de 1956 : vérifier le passage aux A 121–122 et l’ancienneté du libellé « AU LAC NOIR ». Archives communales cotes à identifierChemins et entretien des points d’eau. Aucun usage collectif ni propriété communale de la mare n’est établi. Les actes privés seront à rechercher après identification des propriétaires. Cotes relevées sur les images de l’inventaire cadastral, vues 131–132. Les registres correspondants n’ont pas été consultés. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/lalande/ — Lalande en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Lalande en Villadeix Un village de tisserands, attesté depuis 1668, de part et d'autre d'un chemin qui sépare encore aujourd'hui deux lieux-dits cadastraux. Les Bizat y tissent la toile pendant plus d'un siècle, avant qu'un mariage de 1824 ne fasse entrer les Bos, puis les Bourg et les Bernardie ; une erreur de dix ans dans le rappel d'un décès s'est laissée corriger par un détour à Rounat. Trois registres paroissiaux et treize registres d'état civil consultés, dix-sept recensements, deux fiches matricules et un feuillet de 1951 qui se contredit lui-même. 44°56′42″ N — 0°40′13″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre La Lande-Est (B) et Lalande-Ouest (A), ≈ 24,3 ha, 84 parcelles ≈ 2,5 km au nord du bourg Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668Lalandesépulture de Jamme Bizat, 5 E 409/1 1669La Landemariage de Peyronne Bizat XVIIIe s.la LandeCassini, puis Belleyme, pl. 22 1824Lalande.cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), A2 et B1 v. 1884lalandenotice Brugière, quatre maisons 2026La Lande-Est / Lalande-Ouestcadastre numérique, deux lieux-dits En bref Lalande est un village de tisserands, attesté de façon sûre depuis 1668, quand un tisserand nommé Pierre Bizat y est domicilié. Les Bizat y vivent pendant plus d’un siècle ; un mariage de 1824 fait ensuite entrer la famille Bos (ou Boste), puis viennent les Bourg et les Bernardie. Au cadastre de 1824, le hameau est déjà coupé en deux par un chemin, comme aujourd’hui entre deux lieux-dits. Il compte vingt-trois habitants en 1846, huit en 1946, et reste agricole aujourd’hui. Rien de certain n’est connu avant 1668, et nous ne savons pas quand le nom, qui signifie sans doute « terrain de lande », a été donné. Le siteUn chemin, deux moitiés Un hameau coupé en deux par le cadastre — comme en 1824 Le point de repère du hameau se situe dans la partie nord de la commune, entre La Brugère au nord, Rouna au sud-ouest et Langlade à l'est — trois noms de lieux qu'il ne faut pas confondre malgré leurs sonorités proches. La distance à vol d'oiseau jusqu'au bourg est d'environ 2,5 km ; elle ne mesure aucun chemin réel. Calcul géographique Le cadastre numérique actuel distingue deux lieux-dits : La Lande-Est, en section B, environ 10,1 ha, et Lalande-Ouest, en section A, environ 14,2 ha — ensemble 24,3 ha et 84 parcelles. Ce n'est pas un découpage récent : le plan de 1824 montre déjà le chemin de La Pouleille à La Brugère séparant les sections A et B, avec du bâti de chaque côté. Le chemin de Lalande actuel se raccorde à la route des Étangs ; le chemin de la Source dessert le côté occidental. Cadastre Etalab, IGN, plans de 1824 Lalande aujourd'hui, entre La Brugère, Rouna et Langlade. IGN, plan actuel, extrait du projet, septembre 2026. Le nomUn terrain pauvre « La lande » : un mot, pas une date Les documents emploient alternativement Lalande et La Lande / la Lande, sans que l'article séparé désigne un autre lieu. Le cadastre de 1824 écrit « Lalande. », avec un point final ; une naissance de 1897 est enregistrée sous « Lalandes ». La proximité de Langlade, nom distinct, et les nombreux homonymes périgourdins imposent de contrôler la paroisse ou la commune de chaque mention avant de l'attribuer ici. Lu sur les originaux, 5 E 409/1 et plans de 1824 Le mot lande désigne un terrain généralement pauvre et non cultivé, portant bruyères, ajoncs ou fougères ; le Dictionnaire de l'Académie française le rattache au gaulois landa, « plaine, espace dégagé ». C'est l'étymologie du mot, pas une datation du hameau : comprendre Lalande comme « la lande » est une explication vraisemblable du nom, mais rien n'établit ici quand ce terrain a été nommé, défriché ou habité. Application au nom de lieu local Avant 1668Rien d'établi Aucune attestation certaine avant la fin des années 1660 Aucune attestation antérieure à 1668 n'est actuellement établie pour ce Lalande. Le cadre seigneurial de la châtellenie puis baronnie de Montclar est celui de toute la paroisse ; il ne suffit pas à connaître le détenteur d'une rente à Lalande, le statut d'une parcelle ou l'existence d'un repaire (maison noble fortifiée). Aucun terrier, accensement, hommage ou partage nommant avec certitude ce village n'a été retrouvé dans les documents consultés. Les dates de 1365 et 1370, documentées pour la paroisse ou pour Caveroque, ne doivent pas devenir des dates de Lalande. Absence limitée aux documents consultés Le 20 et le 27 juillet 1670, puis une troisième fois début août, Me Pierre de Besson est expressément qualifié de « sieur de Lalande » (titre d'usage devant un nom de domaine) dans les registres paroissiaux. Il demeure alors au bourg de Saint-Félix, non au village, et signe « De Besson ». Lu sur les originaux, 5 E 409/1, v125 et v127 20 juillet 1670 (AD24, 5 E 409/1, v125). Première des trois mentions du titre de « sieur de Lalande » porté par Pierre de Besson. Son titre n'est pas une preuve de noblesse, ni la preuve que l'ensemble du village relevait personnellement de lui. Le rattachement au Lalande de Saint-Félix est plausible, puisqu'il fréquente cette paroisse, mais demeure une hypothèse : aucun lien de propriété ou de parenté n'est démontré entre Besson et les Bizat qui occupent le village dès la même décennie. Identification au domaine local 1668–1690Les tisserands Bizat 18 septembre 1668 : un tisserand nommé Pierre Bizat La sépulture de Jamme Bizat, âgé d'environ cinquante ans, mort la veille, est enregistrée le 18 septembre 1668 ; le nom de son village de décès reste en blanc dans l'acte. C'est en revanche le domicile à Lalande du témoin, Pierre Bizat, tisserand, qui est certain — et c'est cette qualification, non une restitution du blanc, qui fonde la première attestation sûre du lieu. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v036 18 septembre 1668 (AD24, 5 E 409/1, v036). Première mention sûre repérée pour Lalande, par le domicile du tisserand Pierre Bizat. Le mariage du 6 juin 1669 apporte une parenté plus solide : Peyronne Bizat, vingt-deux ans, fille de feu Jammes, tisserand de La Lande, épouse Jean Labouron, travailleur à bras de La Teyssendrie (paroisse de Liorac). La suite de l'acte désigne Pierre Bizat, tisserand, comme son oncle, et Gilies Bizat, également tisserand, comme son frère, tous deux résidant à La Lande. Le rapprochement du père défunt avec Jamme mort en 1668 est très probable, sans que la différence d'orthographe du prénom soit effacée. Lu sur les originaux 6 juin 1669 (5 E 409/1, v074). Début du mariage de Peyronne Bizat. Suite du même acte (v076). L'oncle et le frère de Peyronne, tisserands à La Lande. Le village ne se réduit pas à un seul ménage. Un baptême du 7 octobre 1668 montre déjà un couple Bizat–Jeanne Dubois ; des actes ultérieurs font coexister plusieurs Élie/Gilles, dont certains tisserands, d'autres laboureurs (cultivateurs), sans que les orthographes et les prénoms permettent de les réunir tous en un seul homme. La cohabitation de métiers textiles et agricoles est directement documentée : le 14 novembre 1683, un acte nomme Pierre Bisau, « thuillier », et Élie Bisau, « tisseran », habitants de Lalande — un tuilier domicilié au village, sans four ni établissement localisé par l'acte lui-même. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v089 14 novembre 1683 (5 E 409/2, v089). Un tuilier et un tisserand Bisau, habitants de Lalande. Le 22 juin 1677, une femme d'environ trente-huit ans est inhumée après sa mort, la veille, à Lalande, « estant en mal d'enfant » ; son mari Gillis Bizac et son beau-père Pierre Bizac, tisserands, sont nommés, mais le prénom et le nom de la défunte sont détruits sur l'original. Les notices assemblées ne citent ensuite plus Lalande entre 1696 et 1736 — une interruption qui coïncide avec une couverture discontinue des registres, non avec un abandon du village. Lu sur l'original, v413 Les ménages du dernier tiers du XVIIe siècle Ménage | Ce que les actes permettent de suivre | Métier et réserve | Jamme/Jammes Bizat et sa parenté | Sépulture 1668 ; fille Peyronne mariée 1669 ; fils Gilies et oncle Pierre nommés | Tisserands | Gilles/Élie Bizat × Jeanne Dubois | Baptême 1668 ; Catherine 1670, Jeanne 1672 et 1675 ; plusieurs sépultures infantiles | Tisserand | Gilles Bizat × Anne Delmagier | Antoine 1670 ; Peyronne 1673 ; Jean 1674, 1678, 1683 ; décès d'enfants | Tisserand ; plusieurs enfants reçoivent le même prénom | Jean Bizat × Guilhonne Lambert | Mariage 1er juil. 1680 ; Anne 1683 ; jumeaux 1688 puis 1692 | Guilhonne, fille de Martial Lambert, hôte à La Pouleille | Élie Bizat × Marie Campagnac | Jeanne 1680 ; Jean 1681 ; Catherine 1683 ; décès 1684 ; Henry 1686 | Laboureur | Pierre Bisau × Jeanne Beneyt | Pierre 1692, Antoine 1695 | Métier diversement donné laboureur/tisserand | D'autres noms passent dans les actes sans se rattacher aux Bizat : Jean Lambert, mort vers soixante-dix ans en 1684 ; les ménages Peyroneau–Peliers, Coupaille–Fromentière et Aubard–Chavagnac. « Village des Bizat » est une commodité de lecture, pas une exclusivité familiale. D'après un relevé des registres, annexe des actes XVIIIe s.Continuité et lacunes Des ménages Bizat qui se diversifient En 1737, les sépultures de Marguerite Blanchier, environ trente-cinq ans, et de Jean Bisac, environ soixante ans, font réapparaître des habitants après la lacune documentaire. Les ménages se diversifient ensuite : François Lambert–Anne Bizat, Pierre Lambert–Anne Bizac, Thony/Antoine Bizat–Marguerite Matifé (parents de Jean 1743, Hugues 1746, Jeanne 1756 et 1761) ; un ensemble de baptêmes de 1752 à 1768 donne Jean Bizat comme père et Marguerite ou Isabeau Lacroix comme mère de huit enfants successifs, les deux prénoms maternels restant distincts sans fusion silencieuse. D'après un relevé des registres, 5 E 409/2-3 Le ménage Louis Bizat–Jeanne Lagarde, documenté à Rouna en 1763 et 1767, est ensuite signalé à Lalande pour les naissances de Pierre en 1776 et Jeanne en 1779 : un parcours qui relie deux villages voisins, sans prouver qu'ils formaient une seule propriété. À la fin de 1792, Pierre Bizac et Marie Ver[d]ruil sont parents d'Elisabeth : ce ménage constitue le point d'appui pour la généalogie du XIXe siècle qui suit. D'après un relevé des registres 1794–1824Deux Bizat à distinguer Antoine époux Caillau et Antoine fils de Pierre–Verrouil : deux hommes différents Le 11 juillet 1794, Antoine Bizat, laboureur de vingt-six ans, épouse Marguerite Caillau, seize ans, fille de François Caillau, menuisier. Ses parents sont Pierre Bizat et Marguerite Lacoin [?] (lecture incertaine), de Lalande. Cette filiation diffère de celle d'un autre Antoine baptisé en 1768, fils de Jean Bizat et d'Isabeau Lacroix : l'identité entre ces deux Antoine n'est donc pas établie. Lu sur l'original, 5 E 409/4 Un second ménage est celui de Pierre Bizat et Marie Verrouil, déjà identifié en 1792 : leur fils Antoine, déclaré le 20 juillet 1800, est celui que suivra le mariage de 1857, qui cite les dates de décès de ses parents — Marie Verrouil le 30 avril 1834, Pierre Bizat le 6 septembre 1834. Antoine époux Caillau, mort en 1824, et Antoine fils de Pierre–Verrouil, remarié en 1857, sont deux hommes différents — une distinction indispensable pour ne pas créer une longévité ou une succession artificielles. Filiations des actes cités Marguerite Caillau : ce que le rappel de 1824 ne disait pas Le 22 janvier 1818, Antoine Bizat, propriétaire cultivateur à Lalande, déclare une fille Françoise, née de lui et de Marguerite Caillaud. Or le mariage de la fille aînée en 1824 dit sa mère morte le 4 mars 1808 à Lalande. La recherche dans le relevé de la commune, au-delà du seul lieu, a retrouvé à Rouna le décès, le 4 mars 1818, d'une Marguerite Caillaud, quarante ans, épouse d'Antoine Bizat — même nom, même conjoint, même jour et mois que le rappel de 1824. L'année 1808 et le lieu Lalande du mariage de 1824 sont très probablement des erreurs de rappel, commises dix ans après les faits par les comparants eux-mêmes. Identité très probable ; erreur de rappel Décès de Marguerite Caillaud à Rounat, le 4 mars 1818, déclaré le 5 (AD24, 5 E 409/6, v08G, acte 12). La pièce qui corrige le rappel erroné de 1824. Une date corrigée Le mariage de 1824 dit Marguerite Caillau morte le 4 mars 1808 à Lalande. L'acte de décès lui-même, enregistré à Rounat, donne le 4 mars 1818 : dix ans d'écart et un village voisin. C'est donc le rappel fait au mariage qui est erroné. Antoine Bizac, cultivateur de cinquante-quatre ans, meurt le 28 avril 1824 à Lalande ; le 19 mai 1824, Pierre Bizac, dix-neuf ans, meurt dans le même village en laissant une sœur — rapprochement très probable avec le fils du couple Bizat–Caillau. Identité très probable Le 16 septembre 1824, Françoise Bizat, vingt-cinq ans, épouse Jean Boste, né au Luquet (commune de Fouleix), fils de feu Guillaume Boste et d'Élisabeth Labrousse. Françoise demeure à La Lande ; l'acte énumère ses parents défunts. Ce mariage fait entrer les Boste/Bos dans la parenté Bizat ; il ne contient pas de partage de biens, et l'idée que Françoise aurait recueilli l'ensemble de la propriété après la mort de son père et de son frère reste une hypothèse à éprouver dans les successions. Lu sur l'original, 5 E 409/7, v27-v29 16 septembre 1824 (5 E 409/7, v27D, acte 35). Françoise Bizat de Lalande épouse Jean Boste de Fouleix. 1824–1867Trois fils Jean Bos Trois garçons nommés Jean, et une pièce de naissance mal citée Le couple Boste–Bizat a au moins trois garçons successivement nommés Jean : l'un en 1826, un autre le 7 septembre 1831, et le troisième le 22 août 1835. Le plus jeune meurt le 6 avril 1837, à dix-huit mois. Françoise Bizat meurt le 12 décembre 1838 ; son veuf Jean Bos meurt à Lalande le 24 décembre 1867. D'après un relevé des registres, 5 E 409/7-8, /11 7 avril 1837 (AD24, 5 E 409/8, acte 5). Le Jean Bos né en 1835 meurt enfant ; sa pièce de naissance sera pourtant citée au mariage d'un frère en 1870. Les deux fils adultes sont distingués en 1870 comme Jean Bos aîné, uni à Marie Malaure, et Jean Bos jeune, qui épouse Marguerite Clément le 13 janvier 1870. L'acte de mariage de ce dernier cite pourtant une naissance au 22 août 1835 : c'est celle du frère mort en 1837. Sa présence à trente-six ans dans le décès paternel de 1867 et son propre décès à soixante ans en 1891 rendent son identification au Jean de 1831 très probable, sans qu'on puisse remplacer silencieusement la pièce citée au mariage. Erreur de pièce de naissance au mariage de 1870 Les Bleyzac : un charron allié aux Bizat Le 30 octobre 1833, Jean Bleyza, vingt-huit ans, charron à Rouna, épouse Élisabet Bizot, vingt-six ans, de Lalande, fille de Pierre Bizot et Marie Vernot selon l'orthographe de l'acte — concordance forte avec la branche Pierre Bizat–Marie Verrouil. Le couple apparaît à Lalande dans les recensements 1836-1856, sous des orthographes variables du prénom maternel (Élisabeth/Marie) ; la famille ne figure plus dans les ménages de Lalande en 1861. D'après un relevé des registres, 5 E 409/8-9 1857–1899Chavanel, Clément, Bourg, Bernardie Antoine Bizat et Marie Chavanel : la branche qui traverse le siècle Le 15 juillet 1857, Antoine Bizat, cinquante-six ans, veuf, né et domicilié à Lalande, épouse Marie Chavanel, trente-six ans, servante née à Saint-Marcel. Les pièces du mariage citent les décès de Pierre Bizat le 6 septembre 1834, de Marie Verrouil le 30 avril 1834, et de la première épouse d'Antoine le 20 septembre 1842. Un contrat de mariage est passé la veille chez Me Labat à Beauregard ; ses minutes, 1856-1857, sont conservées sous 3 E 11250. Lu sur l'original, 5 E 409/10, v04 15 juillet 1857 (5 E409/10, v04). Présentation des époux. Suite du même acte. Actes familiaux et contrat reçu la veille chez Me Labat à Beauregard. Les jumeaux Marguerite et Jean Bizat naissent le 9 avril 1858 ; Antoine meurt au village le 5 novembre 1870. Le fils Jean, appelé Élie dans les recensements de 1881 et 1891, épouse Cécile Taulou ; leurs fils Henri, né le 3 juillet 1884, et Émile, né le 13 mai 1889, seront retrouvés plus loin par leurs fiches militaires. D'après un relevé des registres, 5 E 409/10-14 Les alliances Bos–Clément, Bos–Bourg et Bos–Bernardie Le 13 janvier 1870, le mariage de Jean Bos jeune et de Marguerite Clément, meunière, a lieu au Moulin Blanchard, chez les parents de l'épouse, parce que son père est malade. Un contrat est reçu le 28 décembre 1869 par Me Marty à Vergt (minutes 3 E 17093). Lu sur l'original, 5 E 409/11 13 janvier 1870 (5 E409/11, v03). Cérémonie Bos–Clément au Moulin Blanchard, en raison de la maladie du père de l'épouse. Leur fille Jeanne Bos, née au Moulin Blanchard mais fille de parents domiciliés à Lalande, épouse le 1er juin 1889 Barthélemy Bernardie, du bourg ; un contrat du 12 mai 1889 est reçu par Me Larobertie, notaire à Sainte-Alvère (minutes 3 E 21746). Lu sur l'original, 5 E 409/13 1er juin 1889 (5 E409/13, v04). L'alliance Bernardie–Bos. Dans l'autre branche, Jean Bos aîné et Marie Malaure ont notamment Anne, qui épouse le 4 décembre 1887 Jean Bourg, cultivateur venu de Montagnac-la-Crempse ; un contrat est reçu le 18 novembre 1887 par Me Durand à Montagnac (minutes 3 E 14878). Lu sur l'original, 5 E 409/13 4 décembre 1887 (5 E409/13, v07-v08). Alliance Jean Bourg–Anne Bos, fille de propriétaires cultivateurs de Lalande. Le recensement de 1891 photographie ces trois ménages liés : Jean Bourg avec Anne Bos, sa belle-mère Marie Malaure ; Barthélemy Bernardie avec Jeanne Bos et ses beaux-parents Jean Bos et Marguerite Clément ; et le ménage d'Élie/Jean Bizat. Jeanne Bos épouse Bernardie meurt le 4 octobre 1899, à vingt-neuf ans. Lu sur le document, recensement 1891, p08G XXe s.Trois maisons, deux soldats 1901-1946 : trois ménages qui perdurent En 1901, Lalande compte onze personnes en trois ménages : Barthélemy Bernardie veuf avec ses filles ; Jean Bos, fils de Jean et Marie Malaure ; la veuve de Jean Bizat avec Henri, Émile et leur grand-mère. En 1926, une nouvelle alliance apparaît : Irénée Faure est inscrit comme gendre de Barthélemy Bernardie, marié à Hélène Alice Bernardie — le mariage est antérieur au recensement, sans que sa date soit connue. Lu sur le document, recensement 1926, 6 M 378, p05G 1926 (AD24, 6 M378, p05G). Irénée Faure est le gendre de Barthélemy Bernardie ; extrait limité aux adultes nés au XIXe siècle. Henri et Émile Bizat : deux parcours militaires retrouvés Henri Bizat, né le 3 juillet 1884, cultivateur, fils de feu Jean et de Cécile Taulou, classe 1904, bureau de Bergerac, matricule 1346, est appelé le 7 juin 1915 à la 12e section d'infirmiers militaires, à l'hôpital temporaire n° 23 de Tulle, après avoir été ajourné deux fois pour faiblesse. Sa campagne contre l'Allemagne court du 7 juin 1915 au 7 mars 1919. Lu sur le document, AD24 02R0989, fiche 1346 Henri Bizat, cultivateur et infirmier militaire pendant la Grande Guerre. AD24, 02R0989, Bergerac classe 1904, matricule 1346. Émile Bizat, né le 13 mai 1889, maréchal-ferrant, fils des mêmes parents, classe 1909, matricule 1103, subit un accident au manège le 7 décembre 1910 — une chute de cheval antérieure à la guerre, non une blessure de combat. Mobilisé le 3 août 1914, il est classé en réforme n° 2 par la commission spéciale de Bergerac le 18 mars 1916, pour une plaie à la jambe droite jugée antérieure au service ; une pension de 35 % est proposée en 1920. Lu sur le document, AD24 02R1028, fiche 1103 Émile Bizat, maréchal-ferrant : fiche de service et accident de cheval de 1910. AD24, 02R1028, Bergerac classe 1909, matricule 1103. 1946, puis un feuillet qui se contredit La liste nominative de 1946 donne trois maisons, trois ménages, huit habitants : le couple Bizat, un ménage Bos de deux personnes et le ménage Faure de quatre personnes, tous cultivateurs. Lu sur le document, 106 W 71, p05G Récapitulation de 1946 : Lalande, trois maisons, trois ménages, huit habitants. AD24, 106 W71, p07G. Deux chiffres pour une même liste Un feuillet inséré dans le même registre, daté du 15 février 1951, attribue à Lalande trois maisons, trois ménages et dix habitants, alors que son en-tête dit être établi « d'après le recensement de mars 1946 », qui n'en compte que huit. Erreur de copie, périmètre différent ou mise à jour : les documents ne permettent pas de trancher. 1824Le bâti au cadastre Cinq à six emprises séparées, de part et d'autre du chemin Le tableau d'assemblage place Lalande à la jonction de la section A, La Vernelle, et de la section B, La Peyrouze. Sur A2, la relecture distingue cinq emprises colorées disjointes, dont un rectangle septentrional subdivisé — soit six unités graphiques si l'on compte ses deux compartiments séparément. Sur B1, à l'est du chemin, une emprise allongée en deux parties décalées porte le numéro 109. Aucun de ces nombres ne désigne un compte de maisons habitées : la disposition en plusieurs cours et dépendances correspond à un petit village agricole. Lu sur le document, plans de 1824 Lalande en 1824, à l'ouest du chemin (AD24, 3 P3 4618, section A2). Cinq emprises bâties séparées, dont un rectangle subdivisé. Lalande en 1824, à l'est du chemin (AD24, 3 P3 4619, section B1). Bâtiment allongé n° 109. Tableau d'assemblage de 1824 (AD24, 3 P3 4616). Le village, de part et d'autre de la limite des sections A et B. Les cartes antérieures situent déjà le lieu sans le détailler : Cassini y porte le nom « la Lande » dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, et la carte de Belleyme, planche 22, fait de même. La minute d'état-major (fin XVIIIe-XIXe s.) montre un groupe de maisons, sans que son millésime local exact soit déterminé. Lu sur le document pour nom et signe ; datation des levés en source secondaire Cassini, feuille 71. La Lande et ses voisins ; la carte situe l'habitat sans détailler les maisons. Belleyme, planche 22 (AD24, 1 Fi Dordogne 13/22). « la Lande » dans le réseau de chemins. Les photographies aériennes IGN de la couche 1950-1965 montrent encore trois groupes bâtis dans le noyau ancien ; la photographie aérienne contemporaine (orthophotographie) conserve le chemin et plusieurs implantations anciennes, avec de grandes toitures agricoles au sud et un bâti occidental élargi. Les données cadastrales de 2026 comptent quinze constructions en dur et cinq légères dans les deux périmètres Est/Ouest ; la BD TOPO donne vingt et un objets bâtiment pour environ 2 868 m² d'emprise — des écarts de segmentation, pas autant de maisons distinctes. Lu sur le document ; IGN, données du 23 septembre 2026 Couche photographique 1950-1965 (IGN). Trois groupes bâtis discernables dans le noyau du hameau ; année de vol exacte non fournie. Orthophotographie contemporaine (IGN). Noyau ancien et constructions agricoles ; vol non daté dans ces données. PopulationDix-sept recensements De vingt-trois habitants en 1846 à huit en 1946 Pour les listes explicitement localisées, Lalande passe de vingt-trois habitants en 1846 à dix en 1856, puis oscille entre dix et treize jusqu'en 1901 ; les campagnes de 1926, 1931 et 1936 en comptent neuf, celle de 1946 huit. Ce sont des effectifs présents à des dates de recensement, non un registre des départs : ils ne mesurent pas seuls l'émigration, la mortalité ni l'effet d'une guerre. D'après les documents et un relevé des registres, dix-sept campagnes Année | Maisons | Ménages | Habitants | Cote, vues | 1846 | 6 | 6 | 23 | 6 MI 34, p.14-15 | 1851 | 5 | 5 | 18 | 6 MI 56, p11-p12 | 1856 | 3 | 3 | 10 | 6 MI 72, p09L-p09R | 1866 | 4 | 4 | 10 | 6 MI 96, p09D | 1881 | 3 | 3 | 11 | 6 MI 131, p07D | 1891 | 3 | 3 | 13 | 6 MI 150, p08 | 1901 | 3 | 3 | 11 | 6 MI 161, p06-p07 | 1926 | 3 | 3 | 9 | 6 M 378, p05G | 1936 | 3 | 3 | 9 | 6 M 422, p04G | 1946 | 3 | 3 | 8 | 106 W 71, p05G | 1951 discordant | 3 | 3 | 10 | 106 W 71, p04 ; se réclame de 1946 | Le tableau ci-dessus est un extrait des dix-sept campagnes consultées ; les années intermédiaires figurent dans l'annexe des ménages. La liste de 1836 ne nomme aucun village : le total de vingt-trois personnes qui lui est associé résulte d'un rattachement hypothétique de sept ménages, à ne jamais présenter comme un chiffre assuré. Les images de 1886 et 1911 portent la mention « commune manquante dans le registre » ; 1896 et 1906 ne figurent pas dans les documents exploités. 1836 : rattachement hypothétique Aujourd'huiÉlevage et arboriculture Un hameau encore agricole Une présentation officielle de producteurs, publiée dans le bulletin municipal de janvier 2021, situe à Lalande une exploitation associant élevage bovin et broutards, châtaignes et truffes biologiques, vente directe. Ce document atteste une activité annoncée en 2021 ; il ne suffit pas à certifier son périmètre actuel, et les noms des particuliers qu'il cite ne sont pas reproduits ici. Attestation datée, non actualisée Le RPG 2024 (registre parcellaire graphique des cultures) classe environ 10,3 ha agricoles dans les deux lieux-dits cadastraux, dont 5,8 ha de prairie permanente, 3 ha de cultures pérennes à forte biomasse, 0,9 ha de châtaigniers et 0,4 ha de verger. Le PLUi-H de 2024 (plan local d'urbanisme intercommunal) répartit les deux périmètres principalement entre espaces agricoles (≈ 15 ha) et naturels (≈ 8 ha). Aucun bâtiment noble, site archéologique ou souterrain de Lalande n'est identifié avec certitude dans les pièces examinées. RPG 2024, PLUi-H 2024, données du 23 septembre 2026 Et maintenantOù chercher Quatre contrats de mariage, et la matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires) Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour toutes les mentions de Lalande jusqu'à leur terme ; ce qui manque tient dans les cotes notariales et cadastrales qui transformeraient cette histoire familiale en histoire de propriétés. Quatre contrats de mariage identifiés par leur seule mention dans l'état civil restent à consulter en minute. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : nature, propriétaire et surface des parcelles bâties et cours d'A2 et B1, notamment B109. 3 E 11250Labat, minutes 1856-1857 : contrat Antoine Bizat–Marie Chavanel, 14 juillet 1857, à Beauregard. 3 E 17093Marty, minutes 1869 : contrat Jean Bos–Marguerite Clément, 28 décembre 1869, à Vergt. 3 E 14878Durand, minutes 1887-1888 : contrat Jean Bourg–Anne Bos, 18 novembre 1887, à Montagnac-la-Crempse. 3 E 21746Larobertie, minutes 1889 : contrat Barthélemy Bernardie–Jeanne Bos, 12 mai 1889, à Sainte-Alvère. 63 P 2192 63 P 1547Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : distinguer les deux branches Bos et la maison Bizat ; mutations Bernardie–Faure du XXe siècle. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791 ; partages 1751-1790 : chercher Bizat et Lalande dans baux, contrats et partages. 24 AV, n° 132059Entretien de Maurice Gay, 26 avril 2012 : écouter l'enregistrement complet avant d'utiliser le souvenir du bélier hydraulique de 1931, dont la localisation à Lalande n'est pas établie. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/lamoute/ — Château de Lamoute en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Château de Lamoute Un tertre ovalaire cerné d'un fossé, au nord de Caveroque — nommé « Tumulus » sur la carte d'état-major, puis « Château de la Motte » par un abbé en 1945, enfin « Château de Lamoute » au cadastre. Aucun titre médiéval ne le nomme ; un praticien (homme de loi) de La Pouleille signe pourtant « Lamothe » dès 1680, sans qu'on puisse prouver le lien. Entre les deux, deux siècles de silence, un plan de 1824 sans bâtiment, et depuis 2014 un sentier qui mène jusqu'au fossé. 44,92898 N — 0,66225 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, 39 parcelles, 23,95 ha Motte ≈ 45 × 40 m, fossé 5-6 m XIXe s.Tumuluscarte d'état-major, couche 1820-1866 1945Château de la MotteBSHAP (bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord), signalement de l'abbé Chaumette 1963Château de la MotheBSHAP, signalement de M. Bierne 2020Château de LamouteCCBDP (communauté de communes), délibération du 24 novembre Aujourd'huiCHÂTEAU DE LAMOUTEcadastre actuel · IGN : « Motte Féodale » En bref Au nord de Caveroque, un tertre ovale entouré d’un fossé porte aujourd’hui le nom de « Château de Lamoute ». C’est très probablement une motte castrale (une butte fortifiée du Moyen Âge), mais aucun document ne la date ni ne dit qui l’a fondée. La plus ancienne trace du nom est la signature « Lamothe » d’un homme de loi de La Pouleille en 1680, sans que le lien avec le tertre soit prouvé. Le plan cadastral de 1824 n’y montre aucun bâtiment ; en 1945, l’abbé Chaumette y signale un « Château de la Motte ». Depuis 2014, le fossé a été dégagé et un sentier y conduit. Restent incertains l’âge de la motte, son premier seigneur et les liens entre les différents « Mothe » des textes anciens. Le siteUne motte, un fossé Un tertre à 200 mètres au nord du point de repère du lieu-dit Le lieu-dit cadastral « CHÂTEAU DE LAMOUTE » s'étend au nord de Caveroque et de La Palue, en bordure méridionale d'un grand chemin ancien. Mais la motte elle-même se trouve vers 44,92898 N ; 0,66225 E — à environ 200 mètres au nord du point de repère du lieu-dit, placé au milieu des terres du lieu-dit (44,92719 ; 0,66206). C'est un écart qui explique pourquoi certains relevés centrés sur le seul point médian n'ont pas repéré le tertre. État-major et plan IGN, coordonnées BD TOPO La butte est ovalaire, bordée d'un fossé visible sur l'imagerie récente comme sur l'ombrage du modèle numérique de terrain LiDAR (relevé laser du relief). Une description locale lui donne environ 45 sur 40 mètres, et 5 à 6 mètres entre le fond du fossé et le sommet : ce sont des estimations publiées, pas un levé topographique réalisé pour ce dossier. La motte dégagée, au nord du lieu-dit cadastral, près du carrefour. Bois au sud ; pourtour arboré ; pas de maison au sommet. IGN, photographie aérienne (orthophotographie) récente, date de cliché non fournie par le service de cartes en ligne. Ombrage LiDAR HD, MNT de l'IGN. Le relief ovalaire du tertre et la dépression périphérique du fossé sont lisibles ; ni datation, ni détection de murs enterrés ou de souterrains. Date du levé non déterminée. L'emprise cadastrale portant le nom est beaucoup plus vaste que la motte : 23,95 hectares, 39 parcelles, toutes en section E, et aucun bâtiment cadastral en dur ou léger. La parcelle actuelle E 0084 porte le repère patrimonial près du tertre. Ces chiffres décrivent le lieu-dit cadastral d'aujourd'hui, pas l'étendue d'un château médiéval ni celle d'une propriété unique. Cadastre Etalab, IGN, GPU, extraction de septembre 2026 Plan IGN : la « Motte Féodale », au nord de Caveroque et de La Palue. Le nomMotte, mais lequel ? Trois « Mothe » chez Gourgues — et aucune sûrement ici Le rapprochement de Lamoute avec la motte, au sens du tertre fortifié, est cohérent avec les appellations successives du site et avec la forme du terrain. C'est une explication vraisemblable du nom de lieu, pas une étymologie démontrée par une série médiévale de formes : aucun acte ancien ne nomme ce site précisément, et l'on ne propose donc ni étymon reconstruit ni date de formation du nom.Rapprochement plausible, non démontré Le Dictionnaire topographique d'Alexis de Gourgues (1873) contient trois entrées qui portent un nom voisin, sans qu'aucune ne se laisse identifier avec certitude au site actuel : Forme exacte | Date rapportée | Source consultée | Ce que l'on peut retenir | « Ten. de la Mothe Vigueyral » | 1562 | Gourgues, p. 340, art. Vigeral, d'après un acte notarié | Mention ancienne réelle dans l'imprimé ; rattachement à Lamoute non démontré. | « Mothe-Ferrière (La) » | 1667 | Gourgues, supplément, p. 360, commune de Saint-Félix, d'après un acte notarié | Un lieu ainsi nommé existait dans la paroisse ; pas localisé au tertre par la notice. | « Castel-la-Mote » | 1873 (sans date ancienne) | Gourgues, p. 57, à la Pouleille, commune de Saint-Félix | Candidat intéressant par le nom et la proximité ; aucune équivalence certaine. | Gourgues, 1873, p. 340. « Ten. de la Mothe Vigueyral », 1562. Gourgues, supplément, p. 360. « Mothe-Ferrière (La) », 1667. Gourgues, 1873, p. 57. « Castel-la-Mote », lieu-dit à la Pouleille. Ces trois entrées restent, dans ce dossier, ?:la Mothe Vigueyral, ?:Mothe-Ferrière et ?:Castel-la-Mote — des pistes, pas des variantes datées de Lamoute. Les dates 1562 et 1667 ne peuvent pas servir d'acte de naissance au site : la base documentaire assurée du tertre commence par le cadastre de 1824. Avant 1668Une motte, sans date Motte castrale probable, datation ouverte La morphologie du tertre et de son fossé, son inventaire parmi les structures fortifiées médiévales par Yves Laborie et les observations publiées par Gilles Delluc fondent son interprétation comme motte castrale (tertre fortifié) — mieux étayée que les étiquettes « tumulus » ou « oppidum » héritées des cartes. Cela n'apporte ni stratigraphie, ni datation absolue, ni plan du château disparu.Laborie 1990 ; Delluc 2017 Un récit local place les mottes de la région au Xe siècle ; le sentier pédagogique du village retient les environs de l'an mil. Ces propositions ne s'appuient, dans les documents examinés, sur aucun mobilier daté ni résultat de fouille propre à Lamoute : la date de construction doit rester ouverte. Aucun document ne prouve ici une sépulture mégalithique, un oppidum gaulois, une attaque normande, un incendie ou un souterrain. Datations non validées Un récit local propose que la motte ait surveillé l'axe ancien Bergerac-Brive et dépendu du castrum de Montclar — plausible dans le cadre seigneurial de la paroisse, restée sous la châtellenie puis la baronnie de Montclar jusqu'en 1789 — mais sans date, cote ni transcription contrôlable à l'appui. Le seigneur fondateur et le détenteur médiéval du site ne sont pas identifiés. Une prospection de tracé vers Mouleydier, en 2021, part encore du tertre comme repère de terrain ; elle ne le fouille pas et ne le date pas. 1668-1792Le sieur de Lamothe Jean Malmontaigne, sieur de Lamothe, habitant de La Pouleille En juillet 1680 — le quantième du jour reste incertain, voir ci-dessous — Jean Malmontagne, dit « sieur de Lamothe » (titre d'usage devant un nom de domaine), intervient comme parrain (il présente l'enfant) dans un baptême. Le curé le qualifie de praticien, indique son domicile à La Pouleille, et sa signature porte « Lamothe ». C'est la plus ancienne mention personnelle retrouvée du nom dans les registres de la paroisse. AD24, 5 E 409/1, v. 486 AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 486, juillet 1680. Page cotée « TRES ENDOMMAGE » par les AD24 : mois et année assurés par la position dans le registre, quantième du jour non garanti malgré un agrandissement ×5 à ×8. Signature « Lamothe », qualité de praticien et domicile à La Pouleille confirmés. Un acte d'avril 1682, au jour mutilé, distingue expressément deux Jean Malmontaigne : le parrain, chirurgien de Périgueux, et celui qui le représente, sieur de Lamothe (même titre d'usage), habitant La Pouleille. Le chirurgien n'est pas, dans cet acte, qualifié de sieur de Lamothe : il faut séparer ces deux identités, que des notices généalogiques ont pu rapprocher trop vite. 5 E 409/2, v. 46 5 E 409/2, vue 46, avril 1682. « led Sr de Lamothe » représente le chirurgien de Périgueux, son homonyme : deux hommes, non un seul. Le titre se répète le 20 septembre 1682, le 3 janvier 1683, le 3 octobre 1683 et le 17 février 1684 : ces parrainages et témoignages mettent l'homme en relation avec des familles de La Vernelle, de Rabard et de Monclor, mais le domicilient toujours à La Pouleille. Aucun de ces actes n'atteste ni maison habitée à Lamoute, ni exploitation agricole du tertre. Le 29 août 1694, Judith Malmontagne, environ 65 ans, est inhumée à La Pouleilhe ; Jean Malmontagne, sieur de Lamothe, y est expressément dit son neveu — la parenté la plus nette établie pour cet homme. 5 E 409/2, v. 308 5 E 409/2, vue 308, 29 août 1694. « Jean Malmontagne sr de Lamothe […] nepveu de lad. deffuncte, ht dud. la Pouleilhe. » Le nom réapparaît encore le 30 septembre 1690 (patronyme pâli, lecture incertaine) et le 5 juin 1705, sans prénom ni titre. Sur vingt-cinq ans, du praticien de 1680 au nom seul de 1705, rien ne révèle de doublon ni de télescopage de générations — mais rien ne prouve non plus, dans ces actes, une maison à Lamoute même : l'homme habite La Pouleille du premier au dernier acte qui le nomme. Trois pistes foncières qu'il faut garder séparées Trois dossiers différents mentionnent un fief ou un titre voisin du nom, sans qu'aucun ne rejoigne sûrement les autres ni le site actuel : Piste | Ce que dit la source | Limite | Rochon | Hélie-Guillaume de Rochon de Lapeyrouse, dit seigneur de « la Mothe »/« la Motte » vers 1668-1675 (Saint-Saud, 1942). | Fief non localisé par le livre ; carrière militaire hors de la paroisse. | Favareille | Testament du 26 juin 1689 : legs à Jean Favareille de Caveroque, Ravard et du « fief de Lamothe-Ferrière » (Roux, 1911). | Acte original non consulté ; fief non localisé par confronts. | Malmontaigne / Lassaigne | Procès (1689-1693) de Jean Malmontaigne, sieur de « La Mothe », contre Raymond de Rochon ; succession en 1734 de sa fille présumée, Françoise, veuve Lassaigne. | Objet foncier du procès inconnu ; filiation et transmission de Lamoute non démontrées. | Émile Roux, BSHAP, 1911, p. 352, note 1. « …la métairie de Caveroque, et celle de Ravard, et le fief de Lamothe-Ferrière, le tout situé dans la paroisse de St-Félix-de-Villadeix. » Imprimé lu ; testament original non consulté. Inventaire AD24, série B, p. 482, art. B 1026*. Procès de Jean Malmontaigne, sieur de « La Mothe », contre Raymond de Rochon, sieur de Saint-Félix, 1689-1693. Analyse lue ; registre lui-même non consulté. Ces trois pistes peuvent se rejoindre par des droits de nature différente, ou concerner plusieurs lieux homonymes : les documents disponibles ne permettent pas de choisir. Aucune vente, aucun partage, aucun mariage transférant sûrement le site actuel n'est établi pour la fin de l'Ancien Régime. 1824Un plan sans château Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) ne nomme rien, et ne bâtit rien Aucun acte d'état civil de 1793-1922 n'est rattaché à Lamoute dans les documents consultés. Cela ne démontre pas une absence de fréquentation du lieu : les événements d'un éventuel exploitant pouvaient être enregistrés sous son domicile à La Palue, Caveroque ou ailleurs. Le cadastre de 1824 est le premier document parcellaire localisé consulté pour ce site. Sur la feuille E1, le secteur de la motte ne porte ni nom de château, ni masse bâtie. Une station du canevas, marquée « N » et cerclée en rouge, est placée dans ce secteur, près du chemin — un signe d'arpentage, non un plan de tour ou de donjon. AD24, 3 P 3 4625, E1 AD Dordogne, 3 P 3 4625, section E, feuille 1, 1824. Aucun symbole de bâtiment n'entoure le signal « N » : le secteur est figuré vierge de construction. Ce que dit vraiment le plan Le n° 19 ne désigne pas toute la motte : il désigne la bande de terrain au nord du signal, et non une parcelle qui l'engloberait. Le signal se trouve au sud de cette bande et à l'est du n° 18. La continuité des limites suggère son inclusion dans la grande parcelle 63, plus à l'est, mais ce rattachement reste à confirmer par l'état de sections. Rattachement à la parcelle 63 : hypothèse à confirmer Détail autour du signal N. Le n° 19 est la bande étroite au nord du signal ; 18 est à l'ouest ; 63 apparaît plus au sud-est, sans limite continue démontrée jusqu'au signal sur cet extrait. La carte d'état-major distingue ensuite le relief par le mot « Tumulus » et un petit symbole rayonnant, près du carrefour. C'est la première désignation cartographique explicite du tertre dans les documents consultés — un vocabulaire de relief, pas un diagnostic de tombe préhistorique. Les propriétaires et la nature fiscale des sols en 1824-1826 restent inconnus : il manque l'état de sections et la matrice cadastrale (registre des propriétaires) correspondants. IGN, carte d'état-major, couche 1820-1866 ; date particulière de la feuille non vérifiée. « Tumulus », avec symbole de relief. Couche IGN 1950-1965. Couverture arborée autour du tertre et sur une partie du terrain voisin ; aucun grand bâtiment discernable. Date exacte du cliché inconnue. Couche IGN 1965-1980. Une zone à l'est paraît plus ouverte ; le tertre reste boisé. Ne prouve pas à elle seule un abattage daté. 1945-1998Le dire des érudits Une motte féodale, signalée trois fois au XXe siècle En 1945, l'abbé G. Chaumette signale à la Société historique et archéologique du Périgord une motte féodale nommée « Château de la Motte », à environ un kilomètre de La Pouleille, dans l'angle de l'ancienne route de Montclar à Saint-Laurent-des-Bâtons et du chemin de Liorac. La description permet de reconnaître le site actuel : c'est la première attestation retrouvée qui associe clairement un nom de château à cette localisation. BSHAP, t. LXXII, 1945, p. 142 BSHAP, t. LXXII, 1945, p. 142. Signalement de l'abbé G. Chaumette. En 1963, M. Bierne, de Sainte-Foy-de-Longa, décrit au « Château de la Mothe » un grand tertre bordé de fossés, couvert de châtaigniers et d'ajoncs, voisin d'un tronçon de voie qu'il tient pour romaine. Ce témoignage documente bien l'état boisé du site avant son dégagement. Le bulletin emploie encore le mot « tumulus ». BSHAP, t. XC, 1963, p. 59. Signalement de M. Bierne. En 1990, l'inventaire d'Yves Laborie range Saint-Félix-de-Villadeix parmi les mottes du Périgord (n° 12). En 1998, Jean-Pierre Bitard maintient une hésitation entre motte castrale et tumulus funéraire pour le relief au nord de Caveroque — l'histoire d'une interprétation, pas la découverte d'une tombe. En 1996, un récit local rapporte un dégagement de la couverture végétale ; le site pédagogique du sentier attribue plus largement à la commune des travaux de déboisement dans les années 1990.Date de 1996 : récit local, sans pièce de travaux retrouvée R. Simonet, La Motte castrale, s.d., p. 3. Récit local du dégagement. Depuis 2014Patrimoine et promenade Un fossé dégagé, un sentier, une préemption sans achat Le 28 octobre 2014, le tableau des fonds de concours de la communauté de communes inscrit un projet d'aménagement de la motte féodale au titre du petit patrimoine : 20 000 € HT de travaux, 6 000 € de fonds de concours. Ce sont les montants présentés au conseil, pas un décompte final des dépenses réellement payées. CCBDP, compte rendu du 28 octobre 2014, p. 11 CCBDP, compte rendu du 28 octobre 2014, p. 11. Tableau des fonds de concours. En 2016, des photographies montrent la butte dégagée, son fossé et un panneau réalisé par des élèves d'un lycée agricole de Périgueux. En 2017, la motte est intégrée à un sentier d'interprétation de 3,5 km, avec une dizaine de stations consacrées au paysage et à l'histoire. La visite donne accès à un relief conservé et à une médiation historique, pas à un château encore debout. Coordonnées erronées dans une notice de 2016 Le BSHAP de 2016 imprime, pour ce site, 44°56′09,28″ N, 0°40′07,04″ E, soit environ 44,935911 ; 0,668622. Ce point est à environ 920 mètres au nord-est de la motte telle que l'identifient l'IGN et les photographies. C'est une erreur de localisation dans la notice imprimée, et non la preuve d'une seconde motte à ces coordonnées. BSHAP, t. CXLIII, 2016, p. 266. Coordonnées imprimées, inexactes (voir l'encadré ci-dessus). Le 24 novembre 2020, la CCBDP étend un périmètre de préemption dans le cadre d'un projet de développement économique et agricole communal, et autorise la délégation de son exercice au maire. Cinq parcelles — E 0051, E 0053, E 0057, E 0061 et E 0063 — sont explicitement énumérées sous « Château de Lamoute » parmi les propriétés non bâties. Elles ne comprennent pas E 0084, le repère du tertre. Le document ne prouve ni l'achat de la motte à cette date, ni un changement effectif de propriétaire de ces cinq parcelles. Extension de périmètre, pas un acte de vente CCBDP, compte rendu du 24 novembre 2020, p. 13. Recadrage sans noms de particuliers. En 2021, une prospection de terrain reprend la motte comme point de départ pour rechercher le tracé d'une voie ancienne vers Mouleydier : un compte rendu de repérage, pas une fouille du site. Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 (plan local d'urbanisme intercommunal) classe environ 23,90 ha du lieu-dit en zone N et 0,05 ha en zone A, avec un point de patrimoine bâti ou paysager sur la parcelle E 0084 — un repérage urbanistique, à ne pas présenter comme un classement au titre des monuments historiques. E. Hiriart et C. Chevillot, DAHP 36, millésime 2021, p. 74. Compte rendu de prospection de terrain ; ne date pas le tertre. Et maintenantOù chercher Ce qu'il reste à établir Le tertre est bien décrit depuis 1945, mais rien ne relie encore de façon sûre le titre « sieur de Lamothe », porté à La Pouleille dès 1680, à la propriété de ce terrain-ci — ni ne date sa construction. La chaîne des propriétaires entre 1824 et le XXe siècle reste, elle aussi, à reconstituer. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : nature de culture, nom de pièce et propriétaire des anciennes parcelles E 18, 19 et 63 ; résoudre l'emplacement fiscal du signal N. 63 P 1547/1 63 P 1547/2Matrices non bâties, 1914-1955 : reconstituer la chaîne des propriétaires et la concordance vers le parcellaire actuel. B 1026*Registre de procès, 3 août 1689-17 avril 1693 : retrouver la procédure Jean Malmontaigne, sieur de La Mothe, contre Raymond de Rochon ; objet du litige, titres produits, confronts. 2 E 703-1 2 E 703-2Fonds Favareille de la Coussetête, achats-échanges (1631-1690) et baux (1658-1694) : chercher Lamothe-Ferrière et les confronts de Caveroque/Ravard. AN, AB/XIX/3410-3461 dossier 59Requête du 24 mars 1734 contre Françoise Malmontaigne, veuve Lassaigne : identifier son père et le patrimoine litigieux. AN, 109 APFonds de Gourgues : chercher les relevés ou originaux de « Mothe Vigueyral » (1562) et « Mothe-Ferrière » (1667). BnF, Périgord 159Contrôler le contrat du 25 juin 1675 et une éventuelle localisation du titre d'Hélie-Guillaume de Rochon. Mairie / CCBDPArchives non cotées : travaux de dégagement de 1996 ; projet et paiements de 2014 ; aménagements de 2016-2017 ; suites foncières de la délibération de 2020. SRA Nouvelle-AquitaineCarte archéologique et dossier de site « Château de Lamoute » : topographie, prospections, datations, anciennes photographies. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/langlade/ — Langlade en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Langlade en Villadeix Un village de tisserands et de laboureurs (cultivateurs), sûrement attesté dès février 1668 et jamais quitté depuis : les mêmes noms — Faure, Delcros, Lambert, puis Lafaye, Verroul, Grellety, Caminade — s'y succèdent ou s'y croisent pendant deux siècles et demi, sans qu'aucun d'eux n'en devienne jamais le seigneur. Une demoiselle de la famille de Rochon de Lapeyrouse y réside en 1686 ; deux frères tisserands du même prénom s'y marient la même année, 1831 ; un cultivateur et sa fille de dix ans y meurent à sept jours d'écart, en octobre 1918. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,9446° N — 0,6785° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre LANGLADE, ≈ 23,4 ha, 111 parcelles Site interfluve habité (crête entre deux vallons), pentes de part et d'autre 1328, rapporté 1896Langlade« frères de Langlade », parchemin annoncé, lecture provisoire 1668Langlade« village de Langlade pnte parroisse », premier registre XVIIIᵉ s.LangladeCassini, Belleyme pl. 22 — signe de hameau 1824Langladecadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), section B 1860Langleun seul acte, « Langlade » juste après — distraction du rédacteur 1884 · aujourd'huilanglade · LANGLADEBrugière, minuscule ; cadastre actuel, capitales de saisie En bref Langlade est un village de tisserands et de cultivateurs, sûrement attesté dès février 1668 et habité depuis. Plusieurs familles s’y succèdent ou s’y croisent pendant plus de deux siècles — Faure, Delcros, Lambert, puis Lafaye, Verroul, Grellety, Caminade —, sans qu’aucune en devienne le seigneur. Une demoiselle de la famille de Rochon de Lapeyrouse y réside en 1686, mais l’acte dit seulement sa résidence, pas une propriété. Le plan cadastral de 1824 montre déjà le noyau du hameau ; le relevé compte dix-neuf personnes en 1901 et huit en 1946. Reste incertain un parchemin de 1328, annoncé en 1896 et non retrouvé, qui parlerait de « frères de Langlade » : rien ne prouve qu’il concerne ce village. Le siteUn carrefour de lieux-dits Sur l'interfluve, entre quatre voisins Langlade est dans la partie nord de Saint-Félix-de-Villadeix, autour de 44,9446° N, 0,6785° E — un point qui repère le hameau, non une maison précise. La Pouleille est au sud, Lalande à l'ouest, Les Granges au nord, La Peyrouse à l'est : quatre lieux-dits voisins qui reviennent sans cesse dans les actes, comme lieux de naissance des conjoints ou comme destinations des chemins. La carte d'état-major y figure un interfluve habité, avec des pentes de part et d'autre ; le hameau actuel est desservi par le chemin de Langlade, au nord de la route des Étangs. Carte d'état-major et Plan IGN Le cadastre actuel distingue un lieu-dit LANGLADE d'environ 23,4 hectares, pour 111 parcelles selon les données géographiques de 2026 : une emprise foncière plus vaste que le groupe central de maisons, qui ne dessine ni une ancienne seigneurie démontrée ni un périmètre constant à travers les recensements successifs. Les qualifications assurées par les sources sont celles de « village », dès le XVIIe siècle, puis de hameau habité : rien dans les documents consultés ne permet d'en faire un château, un repaire noble (maison forte) ou un moulin. La présence, en 1686, d'une demoiselle de la famille de Rochon n'en fait pas davantage un domaine Rochon — l'acte dit sa résidence, pas sa propriété. AD24, 3 P 3/4619, section B, 1824. Le noyau de Langlade à son emplacement, et son développement agrandi reporté à part sur la même feuille — à ne pas additionner aux groupes qu'il détaille. 1328Une piste, avec sa réserve « Absoudre les frères de Langlade » : une hypothèse, jamais confirmée En 1896, le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord rapporte la découverte, dans un trou du mur de l'église romane de Saint-Félix, fermé par une planche, d'un petit parchemin abîmé et décoloré, portant un sceau de cire rouge sur languette. Le secrétaire général croit y reconnaître un committimus de l'évêque de Périgueux Raymond de Durfort, demandant au chapelain de Saint-Félix d'absoudre « les frères de Langlade », daté de 1328 — mais il réserve explicitement sa conclusion, « avant de se prononcer avec certitude », jusqu'à une meilleure lecture des caractères effacés. BSHAP, t. XXIII, 1896, p. 104. L'annonce, avec sa réserve d'origine : les caractères, dit le texte, sont « trop effacés » pour trancher. L'information rapproche donc très anciennement un nom Langlade de l'église de Saint-Félix. Elle ne donne ni les prénoms des frères, ni leur domicile, ni la nature de leur faute, ni un titre de propriété ; le mot « frères » ne suffit pas non plus à identifier une communauté religieuse. Le rapprochement avec notre village demeure une hypothèse sérieuse, non une preuve territoriale : il faudrait retrouver le parchemin lui-même, une photographie, ou une lecture ultérieure publiée, avant de dater formellement Langlade de 1328. Attribution au village : hypothèse, non prouvée La presse de l'époque — le Journal de Bergerac du 13 mai 1896 — relaie la découverte, sans y ajouter de deuxième attestation médiévale indépendante. La première mention territoriale réellement assurée du village reste donc celle de février 1668. Une seconde piste médiévale, non résolue, dort peut-être aux Archives nationales : un procès de partage de 1734-1737, entre Pierre Gontier de la Sayssie et un « Hélie Gontier de Langlade », dont le répertoire du fonds Gontier du Soulas ne précise pas la paroisse. Rien ne permet encore d'en faire un propriétaire de ce Langlade-ci ni de le relier aux Gontier de Berthier et de La Valette, également notaires et praticiens dans la même paroisse au même siècle. Rattachement à vérifier, cote 3 J 4 Le nomUn coin de terre, en occitan « Anglada » : l'angle, pas la longueur La forme Langlade est remarquablement stable : registres, cartes et cadastre la conservent sans presque varier, l'article agglutiné à l'occitan anglada. Robert Geuljans rattache ce mot à la famille du latin angulus et relève des sens tournant autour d'un angle ou d'un coin de terrain — une étymologie générale du mot, non une étude spécifique de ce lieu : on ignore la parcelle, l'angle de chemin ou le trait de relief qui aurait motivé le nom local. Étymologie du mot établie ; application au site, hypothèse Une seule variante apparaît dans tous les documents consultés : la forme « Langle », dans l'acte de mariage de Guillaume Grellety et Marie Verroul, le 20 juillet 1860 — suivie, dans le même acte, par « Langlade ». L'acte écrit bien « village de Langle » : ce n'est pas un ancien nom autonome, mais une abréviation ou une distraction du rédacteur, corrigée par lui-même quelques lignes plus loin. 1668–1695Le village se lève Catherine Delbos, un mariage à l'encre pâlie Dans le premier registre conservé de la paroisse, un mariage de février 1668 rattache une Catherine Delbos [?] (lecture incertaine) au « village de Langlade pnte parroisse ». L'acte se poursuit sur deux vues ; l'encre en est si pâlie que, même agrandie, elle ne permet de lire sûrement ni le jour du mois ni plusieurs des noms de famille. Cette borne est donc celle de la documentation consultée, nullement celle d'une fondation du village : on retient février 1668, sans plus de précision. Jour et noms de famille incertains 5 E 409/1, v016 D. Le début de l'acte, à l'encre presque invisible par endroits. 5 E 409/1, v018 G. La continuation : « …habitant du villaige de [La]glade paroisse… » revient à deux reprises — la plus ancienne mention territoriale assurée du village. Les mentions suivantes montrent rapidement plusieurs foyers et métiers, coexistant plutôt que se succédant : le charpentier Léonard Chadourne et Marguerite Lambert baptisent une fille en novembre 1668 ; des Faure et des Chantegreils sont présents dès janvier 1669 ; des Lambert, Delcros et Chort ou Escout apparaissent dans les mêmes années. Non confirmé sur chaque acte Faure, Chantegreils, Caminade : une installation par mariage Le 4 août 1672, Martin Caminade, tailleur d'habits d'environ trente ans, habitant Castaing, paroisse de Saint-Marcel, épouse Thone Faure, donnée âgée d'environ quatorze ans, fille d'Arnaud Faure, laboureur de Langlade. Le jeune âge de l'épouse est bien écrit dans l'acte. Antoine Caminade, frère de l'époux, est tisserand dans la paroisse de Pressignac ; Gellies Chantegreils, tisserand de Langlade, est parrain et cousin maternel de l'épouse. 5 E 409/1, v222 G. « …Martin Caminade, tailleur d'habits… et Thone Faure… fille d'Arnaud Faure, laboureur, habitant du village de Langlade… » Confirmé sur le document Onze jours plus tard, Martin est parrain de Marguerite Faure, née d'Arnaud Faure et de Peyronne Chantegreils : il habite déjà Langlade. La sépulture d'Arnaud, le 14 février 1694, nomme explicitement Martin Caminade comme son gendre — ce qui établit une installation par mariage, même si aucun contrat ne décrit la dot ou la maison apportée. Les baptêmes et sépultures suivants suivent ce foyer : Peyrone, née en 1676, meurt en mai de la même année ; Antoine, né en 1681, meurt en février suivant ; Jean, né en 1686, meurt en septembre. Les orthographes Thone, Tonie et Toinette varient selon les actes pour désigner la même mère. Non confirmé sur l'acte pour les baptêmes et sépultures des enfants Un tuilier, un serrurier — mais aucun four démontré Le baptême de septembre 1681 confirme Antoine Delcros, tuilier (fabricant de tuiles), et son épouse Judith Chort, habitants de Langlade ; la marraine, Marguerite Dalin, est l'épouse de Petit Jean Delcros, serrurier, également du village. L'acte écrit « tuil[l]ier » et le village de Langlade ; le prénom du serrurier est moins net. L'acte porte un baptême le 28 septembre ; le 27 est la date de naissance mentionnée dans l'acte lui-même, non une erreur. Écart de date expliqué 5 E 409/2, v030 D. « …fils d'Antoine Delcros, tuil[l]ier… du village de Langlade… marraine Marguerite Dalin, femme de Petit Jean Delcros [serrurier]. » D'autres tuiliers apparaissent dans les années 1670, dont Guillaume Cabanac — mais celui-ci est aussi rattaché à une tuilière de La Pouleille : un tuilier domicilié à Langlade ne prouve pas un four à Langlade. Les mêmes précautions valent pour le charpentier Chadourne et le forgeron ou maréchal Pierre Dutard. Les activités textiles dominent pourtant le village : tailleurs d'habits, tisserands, cardeurs ou peigneurs de laine s'y succèdent sans discontinuer jusqu'au XVIIIe siècle. Françoise de Rochon, demoiselle de Bellegarde, en 1686 Le mariage du 25 novembre 1686 est le témoignage social le plus singulier du village. Françoise Rouchon, « demoiselle de Bellegarde », réside au village de Langlade. Elle épouse Anthoine Bridat, sieur de Boulon (titre d'usage devant un nom de domaine). Le père de l'épouse est Jacques de Rouchon, sieur de Lapeyrouze ; Joseph de Rouchon, sieur de Larbonne, est dit son frère — les mêmes Rochon de Lapeyrouse et de Larbonne qu'on retrouve à la même époque résidant à Berthier, à quelques kilomètres de là. Une lecture corrigée La signature de l'époux se lit « Bridat l'espoux », et non « Tridat » ; un mot est biffé dans l'acte lui-même, au-dessus de son âge. L'épouse a « [tr]ente six ans », et non « quarante-six ans ». Son père est « Jacques de Rochon, sieur de Lapeyrouze », et non « Antoine ». Aucun des titres de cet acte n'est « sieur de Langlade » : ni Bridat ni aucun Rochon n'y porte ce titre. L'acte atteste la résidence de Françoise et ses liens avec les Rochon de Lapeyrouse, non la propriété du hameau. 5 E 409/2, v166 D. « …Françoise Rouchon… demoiselle de Bellegarde… village de Langlade… fille de Jacques de Rochon, sieur de Lapeyrouze… » Signature : « Bridat l'espoux ». Trois lectures confirmées sur l'acte XVIIIᵉ s.Lafaye, Verroul, lacunes Un siècle de tisserands, mal raccordé à ce qui précède Les années manquantes entre les premières séries paroissiales et les années 1730-1740 sont un obstacle majeur : rien ne justifie de relier automatiquement tous les porteurs d'un même nom de famille de 1690 à 1743. En 1747, un Lafaye — le prénom du père se lit Michel [?] —, tisserand, et Marguerite Reynal, habitants de Langlade, font baptiser un fils ; les actes de cette génération proposent aussi Jean ou Hélie selon les lectures, et un regroupement sous un seul père serait prématuré. Filiation à consolider Le 26 janvier 1762, Louis Lafaye de Langlade épouse Anne Jammet de La Pouleille ; leur fils Marc naît le 28 mars et est baptisé le lendemain. Les enfants ultérieurs du couple sont signalés tantôt à Lapeyrouse, tantôt à Langlade — une famille avec une histoire de résidences, non une immobilité présumée. À la même époque, les Verroul — Thoni Verroul et Isabeau Lavergne — font baptiser une longue série d'enfants entre 1762 et 1778 ; les prénoms réemployés (deux Léonard, nés en 1768 et 1775) interdisent de conserver chaque enfant comme survivant sans un contrôle par le décès. En fin de siècle, les Caminade restent présents avec Jean et Claire Chantal, puis leur fils Pierre ; Jean meurt à Langlade le 2 janvier 1793 — une filiation qu'on peut suivre par l'état civil, sans que son raccord exact au Martin de 1672 soit établi. 1795La sage-femme du village Marguerite Boisset, une naissance chez elle Marguerite Boisset apparaît fréquemment dans les déclarations de naissance révolutionnaires, avec le métier de sage-femme ou d'accoucheuse et le domicile de Langlade. Le 22 messidor an III, 10 juillet 1795, elle déclare François, né le 17 messidor, de Jeanne Neyrier, originaire de Fouleix, qui a accouché chez elle. Le 1er messidor an III (calendrier révolutionnaire) correspond au 19 juin 1795, ce qui place bien le 22 messidor au 10 juillet ; le nom et l'origine de la mère sont lus mot pour mot. Confirmé, conversion calendaire exacte 5 E 409/4, N an III, v20 G. « …Marguerite Boisset exerçant sa profession de sage-femme demeurant à Langlade… laquelle… habitante de la commune de Fouleix a accouché chez la susdite Marguerite. » Ce passage établit que sa maison a accueilli au moins cet accouchement : il ne prouve ni maternité permanente ni établissement de charité. Le relevé des registres établi pour cette étude la retrouve ensuite à La Cabane, notamment en 1800-1801, où un enfant du couple Bernard Virol–Marguerite Boisset est déclaré le 24 juin 1801 : l'accord du nom, du métier et du conjoint rend ce déplacement vraisemblable, sans que les filiations aient été vérifiées au point de fusionner sans réserve toutes les mentions Boisset/Coisset. Continuité personnelle, hypothèse 1831Deux frères, un même prénom Ne pas confondre les deux Louis Lafaye Le foyer Jean Lafaye–Marie Granger (ou Grangié) occupe une place centrale dans les actes de Langlade au tournant du siècle ; Jean meurt en août 1831, Marie en octobre 1838. Deux de leurs fils portent le prénom Louis, vivent à Langlade, et se marient la même année : Époux | Mariage et filiation | Suite assurée ou probable | Louis, 25 ans, tisserand | 5 mai 1831 : fils de Jean Lafaye et Marie Grangier ; épouse Marie Émilie Lafaye, 18 ans, de Lapeyrouse, fille de Pierre Lafaye, artiste vétérinaire, et Suzanne Rochon | Encore présent comme « oncle » dans les recensements tardifs Hypothèse, d'après l'âge et le conjoint | Louis, 38 ans, tisserand | 25 novembre 1831 : fils de feu Jean Lafaye et Marie Grangié ; épouse Jeanne, 22 ans, née de père et mère inconnus | Mort en avril 1846, époux de Marie Fromentière Rapprochement très probable | 5 E 409/7, M 1831, v04 G. « Louis Lafaye, âgé de vingt-cinq ans… domicilié au village de Langlade… fils de Jean Lafaye tisserant et de Marie Grangier… et Marie Emilie Lafaye… fille du sieur Pierre Lafaye artiste vétérinaire et de Suzanne Rochon. » Confirmé mot pour mot 5 E 409/7, M 1831, v18 G. « Louis Lafaye, âgé de trente-huit ans, tisserant, domicilié au lieu de Langlade… fils de feu Jean Lafaye et de Marie Grangié… et Jeanne, âgée de vingt-deux ans… fille naturelle de père et mère inconnus. » Confirmé mot pour mot En février 1846, le petit Pierre, fils de Louis Lafaye et Marie Fromentière, meurt ; sa mort est déclarée par un autre Louis, quarante ans, explicitement « oncle ». En avril, Louis, cinquante-trois ans, tisserand, époux de Marie Fromentière, meurt à son tour à Langlade : ce contrôle interdit de fusionner les deux Louis, ou de faire mourir en 1846 celui qui figure encore dans les recensements de 1876 et 1881. Le 23 octobre 1867, Jean Lafaye, vingt-sept ans, tisserand né et domicilié à Langlade, fils de feu Louis et Marie Fromentière, épouse Jeanne Vaysse, du Bourdial-haut (commune de Molières), habitant alors La Pouleille ; un contrat du 30 septembre 1867 devant Me Jules Larobertie, à Saint-Alvère, est cité dans l'acte — la meilleure piste pour établir un jour les biens réellement apportés. Le père des enfants du couple est ensuite appelé Jean, Pierre ou Louis selon les actes et les recensements : le conjoint identique et les âges proches rendent la concordance forte, mais chaque prénom est donné tel que la source l'écrit, sans produire trois généalogies indépendantes ni effacer ces variations. 1846–1902Verroul, puis Grellety Onze personnes chez Jean Verroul, dont quatre domestiques En 1846, le ménage de Jean Verroul, propriétaire cultivateur, est nettement plus grand que les autres du village : onze personnes, dont quatre domestiques après les membres de la famille. Les quatre domestiques sont lus à la suite (Demaison, deux Aubert/Aubard, Rabier) ; le début du ménage et le compte total de onze personnes restent à confirmer. Total confirmé partiellement Recensement 1846, 6 MI 34, p09 G. Fin du ménage Verroul : quatre domestiques consécutifs avant que ne commence le ménage suivant. Deux des filles de Jean Verroul épousent successivement le même homme, Guillaume Grellety, sabotier originaire du Luquet, à Fouleix. Le 25 février 1851, il épouse Anne Verroul, seize ans ; un contrat du 14 février 1851 devant Me Chérifel [?], à Saint-Mayme, est mentionné dans la suite de l'acte. Anne meurt en janvier 1859. Le 20 juillet 1860, Guillaume, veuf, épouse Marie Verroul, sœur de la première, elle-même veuve de Jean Chambon — mort, comme le précise l'acte, le 4 février 1858. Un décret impérial du 25 avril 1860 a dû lever la prohibition portée par l'article 164 du Code Napoléon, à raison de cette alliance entre beau-frère et belle-sœur. 5 E 409/10, M 1860, v02 D, acte 2. « …Un décret de l'Empereur en date du vingt-cinq du mois d'avril dernier, duquel il résulte que la prohibition portée par l'article 164 du code Napoléon… est levée… L'acte de décès de Jean Chambon son premier mari du quatre du mois de février mil huit cent cinquante-huit. » Confirmé intégralement La seconde épouse est donc bien la sœur de la première — conclusion obtenue en comparant leurs filiations, non par supposition. On ne sait en revanche pas si ces mariages ont transmis à Guillaume une maison Verroul, ni laquelle : l'installation familiale est établie, le mécanisme patrimonial reste à rechercher. Guillaume apparaît aussi dans les fonctions municipales — sa signature d'adjoint figure au bas de l'acte de naissance de Pierre Louis Lafaye en 1883 — puis garde particulier, puis propriétaire cultivateur à son décès du 1er février 1902, où il est dit âgé de soixante-dix-neuf ans (et non soixante-neuf). Son décès appelle sa mère Marie Rousset, contre Catherine dans les deux actes de mariage — une discordance conservée, non arbitrée. XXᵉ s.Un père, une fille, un fils Pierre Louis Lafaye : du recrutement à la mort au village Pierre Louis Lafaye naît à Langlade le 24 septembre 1883, fils de Pierre Lafaye et Jeanne Vaysse. Sa fiche matricule (fiche militaire) — classe 1903, bureau de Bergerac, n° 1352 — donne le 26 septembre : les deux pièces confirment cet écart d'un jour, sans qu'aucune ne l'emporte de façon décisive sur l'autre ; l'acte de naissance, concordant avec le décès, reste le document retenu. Écart d'un jour, non résolu 5 E 409/13, N 1883, v07 D, acte 7. « …né aujourd'hui à dix heures du matin au village de Langlade… des mariés Pierre Lafaye âgé de quarante-quatre ans et Jeanne Vaysse âgée aussi de quarante-quatre ans. » Signature : « Grellety adjt ». Fiche matricule 1903/1352. « Né le 26 Septembre 1883… » Réforme n°2 le 23 janvier 1915 « pour bronchite chronique » ; décès rappelé « le 11 octobre 1918 à St Félix de Villadeix ». Confirmé sur le document Cultivateur, Pierre Louis sert au 108e régiment d'infanterie, incorporé en novembre 1904, passé dans la réserve en septembre 1905, rappelé le 4 août 1914, puis réformé pour bronchite chronique le 23 janvier 1915 — décision maintenue en septembre. Il meurt à son domicile de Langlade le 11 octobre 1918 à vingt-trois heures, époux d'Anne Montayaud. Sa fille Anne Marie, dix ans, née à Langlade le 4 juin 1908, meurt au même lieu le 18 octobre, sept jours plus tard. Les deux actes de décès confirment les dates et l'intervalle, et aucun des deux actes ne mentionne de cause de décès — une hypothèse de grippe espagnole, avancée ailleurs, n'est donc pas retenue comme fait. Confirmé intégralement, aucune cause mentionnée 5 E 409/16, D 1918, v05 G-D, actes 7-8. « …Lafaye Pierre Louis… est décédé… au village de Langlade. » Dressé le 12. « …Lafaye [Anne] Marie… fille de Lafaye Pierre Louis décédé… est décédée… au village de Langlade. » Dressé le 19. Le « LAFAYE Louis » inscrit sur le monument communal correspond très probablement à Pierre Louis ; l'inscription commémorative et la fiche militaire ne suffisent cependant pas à établir ici une attribution juridique « Mort pour la France », ni un décès au combat. Concordance du prénom usuel, non juridique Clément Lafaye et 1939 Le fils de Pierre Louis et Anne Montayaud, Clément, naît à Langlade le 7 novembre 1910 ; l'acte donne le père cultivateur, vingt-sept ans, et la mère vingt-six ans (acte lu mot pour mot). Ce Clément, encore recensé au village en 1936, s'identifie avec une très forte probabilité, par la date et la commune, au soldat du 16e régiment de tirailleurs sénégalais, mort le 12 septembre 1939 à « Luderschiedt », en Moselle, selon Mémoire des hommes ; son nom figure sous la rubrique 1939-1945 du monument communal, ce qui est confirmé par une consultation en ligne. Le risque d'homonymie n'est pas levé : aucun dossier militaire individuel n'a été lu. Identification très étayée, non juridiquement établie 5 E 409/15, N 1910, v04 D, acte 8. « …né aujourd'hui à quatre heures du matin, au village de Langlade… des mariés Pierre Louis Lafaye, âgé de vingt-sept ans, et Anne Montayaud, âgée de vingt-six ans. » Un village qui se vide, encore agricole Entre 1901 et 1946, le relevé passe de sept ménages et dix-neuf personnes à quatre ménages et huit personnes. En 1946 figurent le ménage de la veuve Lafaye, celui de Gabriel Caminade et Françoise Dondard, celui d'un cantonnier et son épouse, et une rentière, seule : le tableau récapitulatif donne quatre maisons, quatre ménages, huit individus, huit Français. Confirmé intégralement AD24, 106 W 71. Récapitulatif de 1946 : la ligne Langlade. Un tableau inséré dans le même registre, signé le 15 février 1951, donne pour Langlade quatre maisons, trois ménages, quatre habitants — mais son en-tête indique se rapporter au recensement de mars 1946, en contradiction avec les huit habitants de la liste nominative et du récapitulatif. C'est une discordance documentaire, peut-être une mise à jour partielle, non un « recensement de 1951 » démontré : ce chiffre de quatre n'est pas intégré à la série comparable de population. 1824 → auj.Le bâti, prudemment compté Sept à neuf masses bâties, pas un compte de logements La section B, dite de La Peyrouze, première feuille, datée de 1824 (3 P 3/4619), est la pièce la plus précise sur le bâti ancien. Le noyau de Langlade y apparaît à son emplacement et dans un développement agrandi reporté à l'ouest de la même feuille — les deux représentations ne s'additionnent pas. Les groupes cités se trouvent à ces emplacements : 207 au nord-ouest ; 204-205 au sud ; 212-215 au carrefour sud-ouest. On ne peut pas trancher, même à fort agrandissement, si la parcelle 212 est une cour ou un bâtiment supplémentaire : sa teinte, plus pâle que celle du bâtiment voisin, va plutôt dans le sens d'une cour, mais peut aussi tenir à l'état de conservation du document. Nature de la parcelle 212, invérifiable avec certitude 3 P 3/4619, encart des parcelles B180-197. Le noyau agrandi : sept masses bâties continues, neuf compartiments si l'on compte les divisions internes de deux d'entre elles — ce n'est pas neuf maisons d'habitation. Le compte retenu — quatorze ensembles bâtis continus dans le noyau et les petits groupes voisins, ou seize compartiments si l'on choisit cette autre unité — reste un comptage graphique, non une statistique cadastrale des maisons : sans état de sections, la fonction de chaque corps demeure inconnue. Les propriétaires de 1824 restent eux-mêmes inconnus à l'échelle parcellaire ; le plan n'associe aucun numéro aux Lafaye, Verroul, Caminade ou Lacombe. Cassini, seconde moitié du XVIIIe s. Un symbole conventionnel de hameau : ni nombre de maisons, ni plan des façades. Date de levé local non vérifiée. Belleyme, pl. 22. Langlade au voisinage des Granges, de Lalande et de Pommegal — un repérage territorial, sans attribution de propriété. La persistance du site villageois est bien établie par la suite des couches cartographiques et photographiques : la photographie dite « 1950 » montre un noyau ancien encore dense, avec les groupes méridional et du sud-ouest reconnaissables ; la photographie aérienne récente (orthophotographie) montre le même noyau, entouré de jardins et de grands champs, avec des modifications des emprises et des abords. La conservation de chaque construction, en revanche, l'est beaucoup moins : il manque un relevé architectural, les matrices cadastrales (registres des propriétaires) des augmentations et diminutions, et une superposition géoréférencée documentée pour dater les remaniements bâtiment par bâtiment. Emprise proche, murs non garantis identiques Photographie dite « 1950 ». Noyau ancien encore dense ; le nom de fichier ne suffit pas à dater précisément la prise de vue (couche 1950-1965). Orthophotographie récente. Noyau principal, jardins, grands champs et plantations ; date de vol non identifiée dans les fichiers fournis. En 1884, le chanoine Brugière relève neuf maisons à Langlade, « à 2½ km au nord » du bourg — un chiffre à comparer, sans les fondre arbitrairement, aux huit ménages du recensement nominatif de 1881 : différence de date, de périmètre ou de convention de compte, possible sans que l'un corrige l'autre. Notice Brugière, Saint-Félix-de-Villadeix, p. 3, vers 1884. « langlade », neuf maisons, distance au bourg. Aujourd'huiUn noyau qui tient Une grange, un possible logement, rien de réalisé Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 répartit le périmètre étudié entre zones naturelles et agricoles. Sa liste des bâtiments susceptibles de changer de destination identifie à Langlade une grange sur la parcelle B0641, repère CDSFV12, avec une destination de logement indiquée par l'index de la fiche. Ce repérage administratif ne prouve pas que les travaux aient été réalisés ; il n'a pas été confirmé sur l'original. Non confirmé sur l'original PLUi-H Bastides Dordogne-Périgord, p. 20. La grange B0641, repère CDSFV12. Aucun propriétaire actuel ni particulier vivant n'est identifié dans ce dossier. Il manque une observation extérieure de terrain et une datation précise des clichés aériens pour décrire l'état architectural actuel ; aucune visite ni inspection intérieure n'est prétendue. Et maintenantOù chercher Relier les noms aux parcelles Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus intégralement pour ce village ; ce qui manque tient dans des cartons non encore ouverts. La priorité est de relier les habitants identifiés aux numéros du plan de 1824, puis de remonter les mutations jusqu'aux propriétaires actuels. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date : identifier propriétaires et natures des B180-197, 204-207 et 212-214 ; vérifier la nature de B192 et des cours 182/212. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes Lafaye, Verroul, Caminade, Lacombe ; relever mutations, entrées et sorties. 63 P 2192Propriétés bâties, 1882 : distinguer logements, ateliers et dépendances ; retrouver augmentations et diminutions de matière imposable. 63 P 1547/3Propriétés bâties, 1910-1955 : suivre les transformations du XXe siècle, démolitions et reconstructions. 63 P 1547/1-2Non bâti, 1914-1955 : reconstituer les ensembles fonciers et jardins, sans confondre le hameau avec tout le lieu-dit cadastral. 3 J 4Papiers Gontier du Soulas, 1734-1737 : lire le procès de partage entre Pierre Gontier de la Sayssie et Hélie Gontier de Langlade ; établir d'abord la paroisse concernée. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Montclar, 1732-1791, et tables des partages : trouver contrats de mariage, baux, ventes et partages impliquant les familles de Langlade. 179 Q · 180 QTables des acquéreurs et vendeurs de Lalinde, 1808-1865 : repérer les mutations des personnes identifiées dans les matrices. Me Chérifel, Saint-Mayme 14 fév. 1851Contrat Guillaume Grellety–Anne Verroul : apports, dot, éventuels biens à Langlade. Cote et nom du notaire à confirmer. Me Larobertie Saint-Alvère, 30 sept. 1867Contrat Jean Lafaye–Jeanne Vaysse : biens apportés, droits de Marie Fromentière, éventuelle maison à Langlade. SHD Caen AC 21 P 68023Dossier individuel de Clément Lafaye : vérifier les circonstances du décès de septembre 1939 et le statut juridique de l'inscription au monument. SHAPRetrouver le parchemin de 1328, sa photographie ou la lecture définitive annoncée en 1896 ; lire les séances suivantes du Bulletin. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/lapeyrouse/ — Lapeyrouse en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Lapeyrouse en Villadeix Un plateau calcaire qui a porté un sanctuaire gaulois, une maison noble pillée en 1619, un village de tisserands et de forgerons, puis, à partir de 1899, un orphelinat, un grand séminaire, une communauté de Frères de Saint-Gabriel et enfin un foyer pour adultes sourds-aveugles. Le nom traverse ces vies successives sans jamais désigner une seule propriété ni un seul bâtiment — et un homme mort au Girard en 1788, titré « sr de Capelanet », n'a rien à y voir. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,94567 N — 0,68730 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre Lapeyrouze-Est, 65,82 ha · Lapeyrouze-Ouest, 12,09 ha Plateau 150-170 m 1452PeyrosaLivre nofragé, cité par Gourgues 1646repaire noble de la Garde-PeyrouseGourgues, acte notarié non identifié 1668La Peyrouzeregistre paroissial, sieur (titre d'usage devant un nom de domaine) et village 1672repaire de Lapeyrousebaptême de Guy Louis 1824Lapeyrouze.cadastre, section B2 aujourd'huila PeyrouseIGN ; cadastre : Lapeyrouze-Est / -Ouest En bref Lapeyrouse est un plateau calcaire où l’on a reconnu un village gaulois et un sanctuaire, occupés du IIIe siècle avant notre ère au IIe siècle de notre ère. Le nom apparaît en 1452 (« Peyrosa », connu de seconde main), puis comme « repaire noble » en 1646. La famille Rochon porte le titre de « sieur de Lapeyrouse », mais ce titre désigne un domaine, pas une adresse : en 1680 et 1686, des actes la montrent à Bertier. À côté vivent des tisserands, des forgerons et des laboureurs. À partir de 1899, Anna Tocque y fait construire un orphelinat, puis viennent un grand séminaire, les Frères de Saint-Gabriel (1931) et, depuis 1972, un foyer pour adultes sourds-aveugles. Restent incertaines les ventes du XVIIIe siècle, dont les contrats n’ont pas été retrouvés. Le siteUn plateau, pas un château Une agglomération gauloise sous le domaine moderne Lapeyrouse occupe un plateau calcaire dominant le Caudeau, entre environ 150 et 170 mètres d'altitude, creusé de vallons, de points d'eau et de cavités karstiques (creusées par l'eau dans le calcaire) — une grotte, un puits, un conduit taillé dans le rocher. Leur présence ne permet pas de parler indistinctement de « souterrains du château » : ce sont des formes naturelles répertoriées, pas un ouvrage médiéval unique. Étude archéologique publiée Sous ce nom moderne, Christian Chevillot a reconnu en 2014 une agglomération ouverte, sans fortification reconnue, occupée principalement du IIIe siècle avant notre ère au IIe siècle de notre ère — avec du mobilier plus ancien, de la fin du IVe siècle avant notre ère. La fouille dirigée par Eneko Hiriart en 2020 y a confirmé un sanctuaire quadrangulaire d'environ 25 mètres de côté, présenté par les auteurs comme le premier sanctuaire celtique alors documenté en Aquitaine : monnaies coupées, armement, et un masque de Silène ornant une œnochoé (cruche à vin) étrusque, témoin de réseaux à longue distance. L'étude ne propose aucun nom antique pour le site, et sa superficie — « probablement plus de 40 hectares » selon l'article, une trentaine selon des présentations au public — reste une estimation évolutive, non une surface intégralement fouillée. Hiriart, Chevillot et al., Aquitania 38, 2022, p. 10. Situation et étendue du site antique ; aucun nom antique n'y est proposé. Ce sanctuaire antique n'est pas identifié avec l'emplacement de la chapelle Saint-Georges moderne, à l'autre bout de la chronologie du lieu. Entre les deux, six siècles et demi d'un nom qui change de porteurs sans changer de plateau. Le nomPeyrosa, 1452 « Peyrosa » — un terrain pierreux, un repaire noble La plus ancienne mention textuelle publiée est « Peyrosa, 1452 », que Gourgues place explicitement sous La Peyrouse de Saint-Félix-la-Linde et attribue au « Livre nofragé ». Il ajoute un « repaire noble de la Garde-Peyrouse », en 1646 (un repaire : une maison noble fortifiée), d'après un acte notarié qu'il ne cite pas autrement. Le registre médiéval lui-même n'a pas été consulté dans ce dossier : la date reste une attestation de seconde main, non un acte lu sur pièce. Original non vu Gourgues, 1873, p. 238. « Peyrouse (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde. — Peyrosa, 1452 (Liv. Nof.). — Repaire noble de la Garde-Peyrouse, 1646 (Acte not.). » L'explication par un terrain pierreux est vraisemblable : le glossaire des noms de lieux de l'IGN donne, à l'entrée Peiro, les formes périgourdines peirous, peirouso, « pierreux, -euse ». Le rapprochement convient au substrat calcaire du plateau ; il n'autorise en revanche aucune déduction sur un dolmen, une fortification ou un culte de la pierre — c'est une étymologie de terrain, pas une preuve archéologique. Rapprochement, non preuve du motif Gourgues relève encore, dans son supplément, une forme « La Queyrouse », en 1650 — identification à recontrôler dans l'acte notarié dont elle provient. Gourgues, 1873, supplément, p. 363. « La Queyrouse », 1650 : homonymie régionale possible, non résolue ici. 1619–1682Le puits et les titres perdus Une maison pillée, une mémoire de soixante-trois ans Une convention du 8 avril 1682, réglant les droits de sépulture à la chapelle Saint-Nicolas du cimetière paroissial, conserve le souvenir d'un événement bien antérieur : en février 1619, les gens de guerre du sieur de Saint-Jean de Rocquefeuil auraient pillé la maison principale de Lapeyrouse et jeté tous ses papiers dans le puits. Le récit explique ainsi, dans l'acte de 1682, l'absence des titres de fondation de la chapelle. Formulé soixante-trois ans après les faits, il atteste une mémoire familiale et un argument juridique — pas un procès-verbal dressé en 1619. Il ne prouve ni l'incendie de la demeure ni l'existence de deux châteaux distincts. Témoignage rétrospectif, dans un acte édité BSHAP 1983, p. 73 (édition Maxime de Lapeyrouse). « …à raison du pillage qui fut fait de leur maison principale de Lapeyrouse, en février 1619, où tous les papiers ou titres de la maison furent jettés dans le puits par les gens de guerre du Sr de Saint-Jean de… » ; même page, « Sieur de Lapeyrouse du lieu de Bertier ». Un arrêt du 20 février 1668 du Parlement de Bordeaux, rapporté par Lapeyrère, rappelle une limite indispensable : il interdit à un sieur Rochon de se qualifier simplement de « sieur de Saint-Félix », face au seigneur d'Estissac, seigneur de Montclar et justicier de toute la paroisse. La noblesse d'une maison et la possession de rentes ne confèrent donc pas la justice paroissiale : « seigneurs de Lapeyrouse » ne veut jamais dire seigneurs de Saint-Félix. 1668–1751Les Rochon, entre trois villages « Sieur de Lapeyrouse » — mais où habite-t-on ? Le 30 juillet 1668, le curé baptise une fille de Jacques, « sieur de La Peyrouze », et de Marguerite de Babut, habitants du village — l'enfant, née le 11 août 1663, approchait déjà de ses cinq ans : 1663 est sa date de naissance, pas une résidence démontrée à cette date. Le nom de famille du père se lit avec difficulté, Rouchoy/Rochon [?] (lecture incertaine), antérieurement lu « Roumegos ». Lu sur l'original AD24 5 E 409/1, v030 D. Première attestation paroissiale du sieur et du village de La Peyrouze. Le baptême de Guy Louis, né le 15 et baptisé le 21 juillet 1672, est décisif : Jacques est « sieur de Lapeyrouse », gentilhomme ordinaire du roi, et le couple habite le repaire. Ce vocabulaire qualifie le statut de la demeure ; il ne décrit pas ses murs. AD24 5 E 409/1, v220 G. « …fils de Jacques […] sr de Lapeyrouse gentilhomme ordinaire du Roy et de Marguerite de Babut ses pere et mere habitants du repaire de Lapeyrouse pnte parroisse… » Mais la famille n'est pas fixée dans une seule maison. Le 25 février 1680, la marraine Élisabeth/Izabeau, fille du sieur de Lapeyrouze, est rattachée avec son père au village de Bertier — à deux kilomètres de là. La convention du 8 avril 1682 le confirme explicitement. Le mariage de Françoise Rouchon, demoiselle de Bellegarde, avec Antoine Tridat, sieur du Boulou, le 25 novembre 1686, retrouve encore un père « sieur de Lapeyrouse » présent et demeurant à Bertier ; son frère, Joseph de Rochon, y est dit « sieur de Larbonne ». Lu sur les originaux 5 E 409/1, v470 D. Le sieur de Lapeyrouze, habitant du village de Bertier. 5 E 409/2, v166 D. Mariage Tridat–Rochon ; le père, sieur de Lapeyrouse, habite Bertier et signe l'acte. Autrement dit, dans les années 1680, le titre voyage avec la personne : « sieur de Lapeyrouse » nomme un domaine noble et un rang, non une adresse. La maison de Bertier était alors occupée par cette même famille, à deux kilomètres du domaine qui lui donnait son nom. Une génération plus loin, le 3 mars 1751, le registre donne pour parrain « Mr Louis de St Eloy », chevalier de la garde ordinaire du roi, habitant du lieu de la Peyrouse ; la marraine, « dame de Wormezelle », y habite aussi. Son identification avec Louis-Ferdinand de Rochon, chevalier de Saint-Éloy, est très probable au regard de la généalogie publiée par Saint-Saud, sans être écrite en toutes lettres dans ce baptême. 5 E 409/3, v094 D. « …parrein Mr Louis de St Eloy chevalier de la garde ordinaire du roy et marreine Marguerite … dame de Wormezelle habitants du lieu de la Peyrouse. » 175279 ans, pas 19 Une date à corriger dans une généalogie imprimée Le 13 février 1752, Antoine de Rochon, écuyer, seigneur de Bellegarde, mort au village de la Peyrouse, est enterré dans l'église paroissiale. L'âge porté en marge se lit 79 ans : le premier chiffre porte la même barre et le même jambage que le « 7 » de « 1752 » dans les actes voisins, d'une main identique — il ne s'agit pas d'un « 1 » simple. Une date corrigée La marge du registre dit expressément « aagé de 79 ans » : Antoine de Rochon est né vers 1673, et non en 1733. La généalogie imprimée par Saint-Saud donne pourtant « décédé à 19 ans en 1752, donc né en 1733 ». On ne peut pas dire avec certitude de quel Antoine de la généalogie il s'agit. AD24 5 E 409/3, v106 G. « Le 13e de février 1752 a été enterré dans notre église messire Antoine de Rochon écuyer seigneur de Bellegarde mort au village de la Peyrouse… » — marge : « aagé de 79 ans ». 1746Le village, à côté du repaire Un maître arquebusier, des tisserands, des laboureurs Le terme « village » accompagne constamment le repaire noble. Les Coste sont tisserands, plusieurs Gontier sont laboureurs (cultivateurs), des Rouchon sont forgerons, maçons ou arquebusiers : ni le nom Rochon ni la proximité des nobles ne suffisent à rattacher ces artisans à la lignée seigneuriale. Léonard Rouchon, maître arquebusier (fabricant d'armes à feu), et Marie Gouviou sont explicitement domiciliés au village dans le baptême de leur fils Jean, le 4 janvier 1746. AD24 5 E 409/3, v036 D. Léonard Rouchon, maître arquebusier, et son fils Jean. Un pressoir de Lapeyrouse est cité en 1671, puis dans les actes du ménage Lavignie/Larrenie–Delcros des années 1681-1689 ; à la fin du XVIIIe siècle, des actes distinguent une métairie (petite exploitation agricole) du même nom. Ces mentions prouvent des lieux de travail et d'habitation agricole, sans permettre de leur attribuer une parcelle précise du cadastre de 1824. 1749–1788Deux ventes, un titre égaré Deux ventes à distinguer ; un titre qui ne survit pas à l'examen Saint-Saud imprime 1749 pour une vente intrafamiliale de Lapeyrouse à Louis-Ferdinand de Rochon, chevalier de Saint-Éloy. Michel Roy rapporte ensuite une vente, en 1754, à Gabriel Debreil (ou Dubreil), curé de Sainte-Alvère. Ces indications peuvent décrire deux opérations successives ; rien ne permet de les fondre en une seule transaction. Les contrats notariés n'ont pas été retrouvés. Publications, contrats non vus À la veille de la Révolution, la famille Rochon porte toujours le nom du domaine : le 7 octobre 1788, demoiselle Marguerite Rochon de Lapeyrouse, de la paroisse de Saint-Félix, épouse un de Ségur, officier de dragons au régiment de Picardie, en présence de son père, messire Louis Bonaventure de Rochon de Lapeyrouse, brigadier des armées du roi. L'acte ne dit pas où la famille réside : un nom de domaine n'est jamais, à lui seul, une preuve de propriété ni de résidence. Ce que dit vraiment l'acte La sépulture du 24 octobre 1788 se lisait d'abord « Pierre Gontier, sr de Lapeyrouse, mort à 81 ans dans sa maison du Girard » ; le titre est en réalité « sr de Capelanet » (lecture incertaine en 1788) : le mot commence par « cap » et finit en « -anet », ce qui est incompatible avec « lapeyrouse » (pas de « y », pas de « rou »). Le même homme est parrain le 11 octobre 1771 (v336) comme « Mre Pierre Gontier sr de Capelanet, docteur en médecine ». Ce Pierre Gontier, mort au Girard, n'a donc aucun rapport avec Lapeyrouse. 5 E 409/3, v538 G. Le titre, d'abord lu à tort « sr de Lapeyrouse ». Comparaison v336 (1771) / v538–v539 (1788). Le même nom, « sr de Capelanet », dans les deux actes : la correction retenue. 1824Deux groupes bâtis Le cadastre : un noyau nord, un pôle sud, pas un château isolé La feuille B2, 3 P 34620, porte « Lapeyrouze. » ; le lieu donne son nom à toute la section B. Le groupe septentrional comprend environ treize masses colorées, distribuées de part et d'autre de chemins et autour de cours ; le grand ensemble coudé de la parcelle 492 est un plan de bâtiment certain, mais rien n'autorise à y voir un « château des Rochon » sur la seule forme du dessin. Ce décompte porte sur des emprises : plusieurs corps peuvent appartenir à une seule maison, et un bâtiment peut être partagé entre familles. AD24 3 P 34620, section B2, 1824. Le noyau nord du village, étiqueté « Lapeyrouze. » ; environ treize masses colorées autour des parcelles 481-496. Au sud, un second pôle bâti ancien entoure la parcelle 739 : deux principaux corps, un rectangle au nord et un ensemble en U ouvert vers le nord, autour d'une cour — à rapprocher du secteur actuel de la chartreuse et du foyer, sans que la continuité des murs soit prouvée. Plus au sud-est, un autre groupe correspond au secteur de Larbonie : il ne doit pas être compté automatiquement comme une maison du village de Lapeyrouse. AD24 3 P 34620, B2. Le groupe méridional, parcelle 739 : un rectangle au nord et un corps en U ouvert vers le nord. 1795–1883Les Dubreil, les Tocque Un juge de paix, un capitaine, un maire — la même maison Le couple Guillaume Dubreil × Anne Dubreil Labarte est fermement documenté à Lapeyrouse dès la fin du XVIIIe siècle. Guillaume meurt le 26 janvier 1850, à 80 ans, capitaine retraité et ancien commandant de la garde départementale de la Dordogne ; c'est son fils Paulin Pierre, 51 ans, juge de paix de Lalinde et résident du lieu, qui déclare le décès. L'Annuaire rétrospectif de la magistrature l'identifie comme Paulin Pierre Dubreil-Mondazel, né le 10 février 1798 à Lapeyrouse. Lu sur l'original AD24 5 E 409/9, décès 1850, vue 2. Décès de Guillaume Dubreil, 26-27 janvier 1850 ; déclarant Paulin Pierre Dubreil, juge de paix de Lalinde. Anne Dubreil Labarte meurt le 24 novembre 1865 à 90 ans, au lieu. Leur fils Pierre, juge de paix à Sainte-Alvère puis maire de Saint-Félix, meurt à son tour le 28 mai 1883, à 85 ans, né à Lapeyrouse. Entre eux, la génération suivante fixe le lieu à un autre couple : la naissance du 28 juillet 1870 établit Georges Pierre Adolphe Tocque, né à Lapeyrouse, fils d'Adolphe Tocque, propriétaire et ancien capitaine, et d'Anna Pauline Eudoxie Dubreil. Adolphe meurt au lieu le 18 janvier 1871, à 40 ans, chef de bataillon à la garde mobile de la Dordogne — l'état civil ne donne aucune cause de décès. Pierre Dubreil, l'ancien juge, est son oncle par alliance, non son beau-père : les deux Pierre/Paulin Pierre ne doivent pas être fusionnés. AD24 5 E 409/11, décès 1871, vue 1. Mort du commandant Adolphe Tocque, 18-19 janvier 1871 ; déclarants Pierre Dubreil, oncle par alliance, et un voisin non parent. 1899–1907L'orphelinat Saint-Georges Anna Tocque fait construire un orphelinat de garçons Devenue veuve puis, après la mort de son fils, seule héritière, Anna Tocque fait construire et entretient sur ses fonds un orphelinat de garçons, avec trois membres de la Société de Marie envoyés en 1899. En 1901, le recensement distingue trois ménages et 41 personnes au lieu : la maison de Mme Tocque, 18 personnes ; l'orphelinat, 21, soit quatre adultes et dix-sept enfants de neuf à douze ans ; un ménage Fonsegrive de deux personnes. L'inscription « ORPHELINAT ST GEORGES » reste visible sur une carte postale portant déjà la légende « Grand Séminaire » — une preuve matérielle du changement d'usage, pas de sa date exacte. AD24 60 Fi 3376/1, fonds Nedellec, début XXe siècle. Le grand bâtiment portant encore « ORPHELINAT ST GEORGES », légendé « Grand Séminaire ». La fermeture ne doit pas être datée mécaniquement de 1901, année de la loi sur les associations. Un article diocésain de 1903 explique que l'autorisation demandée a été refusée, que les religieux se sont sécularisés et que les enfants ont été dispersés ; en février 1904, la presse annonce un non-lieu. Ni le non-lieu ni le maintien des bâtiments ne prouvent une réouverture de l'orphelinat comme tel. Le Journal de Bergerac du 6 avril 1907 (samedi), reproduisant la Semaine religieuse « portant la date d'aujourd'hui 6 avril », annonce la rentrée au « mardi prochain » des séminaristes accueillis à La Peyrouse « grâce à Mme Tocque » : soit le 9 avril 1907. Cette annonce contemporaine corrige les récits qui placent l'installation seulement à la fin de 1907. Journal de Bergerac, 6 avril 1907, p. 2. « La rentrée du grand séminaire aura lieu mardi prochain, à la Peyrouse, commune de Saint-Félix-de-Villadeix, établissement que Mme Tocque a eu la générosité de mettre à la disposition de Monseigneur. » Le Grand Séminaire fonctionne à La Peyrouse de 1907 à 1914 environ ; l'abbé Jules Lafaye, son économe, y meurt le 12 juin 1911 — une attestation locale indépendante des récits diocésains. L'acte exact de son transfert hors du domaine reste à retrouver. 1924–1946Vacances, Frères, école d'agriculture Soixante-dix lits pour des fillettes, puis l'arrivée des Frères Le 13 août 1924, L'Avenir de la Dordogne annonce que Mme « Toque », propriétaire de Lapeyrouse, a préparé soixante-dix lits pour des fillettes de l'orphelinat des chemins de fer — une capacité annoncée, non un effectif permanent : le recensement de 1926 ne porte que dix-sept personnes au ménage principal. La mort d'Anna est datée de 1927 ou 1928 selon les récits ; son acte n'a pas été localisé. La tradition institutionnelle date l'arrivée des Frères de Saint-Gabriel du 2 novembre 1931, reproduite sur l'affiche de leur quatre-vingt-dixième anniversaire, publiée en 2021. Le contrat et le périmètre de l'acquisition ne sont pas établis ici ; les huit personnes recensées au printemps 1931 appartiennent encore à deux ménages de service, une lecture plus ancienne à l'arrivée de novembre. Commémoration, contrat non vu Affiche INFO Saint-Félix-de-Villadeix, publiée le 21 novembre 2021. « 2 novembre 1931 — 2021 » : 90 ans de présence des Frères, fête commémorative du 27 novembre 2021. En 1946, la liste nominative porte la rubrique « École d'agriculture » et compte direction, aumônerie, professeurs, élèves et personnel. La récapitulation range 38 personnes dans la catégorie « Séminaires », population comptée à part de la commune ; trois prisonniers de guerre allemands figurent sur des lignes ensuite rayées, et une seule personne reste comptée dans la population municipale ordinaire du lieu. Recensement de 1901, p03D–p04G. Les vingt et une personnes de l'orphelinat : quatre adultes, dix-sept enfants de neuf à douze ans. Depuis 1972Adultes sourds-aveugles D'un juvénat à un foyer de vie Le récit institutionnel des Frères de Saint-Gabriel décrit ensuite un juvénat, un noviciat et, à partir de 1949, une maison de retraite de religieux, sur une exploitation rapportée à 150 hectares — un chiffre agricole rétrospectif, à ne pas confondre avec les 77,91 hectares que le cadastre range aujourd'hui sous le nom de Lapeyrouze. En 1972, cinq adultes précédemment accueillis à Poitiers arrivent à La Peyrouse, accompagnés de Frères : c'est le début de l'accueil de personnes sourdes-aveugles qui caractérise le lieu aujourd'hui. Le récit institutionnel situe des constructions nouvelles en 1981, une association laïque en 1992, une extension en 2008, puis une fusion avec l'APEI de Périgueux en 2017 (Roy, en 2019, donne 1997 pour cette fusion — une divergence non résolue). Le départ des Frères, en 2024, concerne la communauté religieuse ; il ne signifie pas la fermeture du foyer. La chapelle funéraire Saint-Georges, attribuée à Alexandre Antoine Lambert, collaborateur d'Abadie, et datée de 1886-1888, reste propriété communale avec le cimetière : sa composition néo-romane à coupole rappelle Saint-Front, et sa crypte répond à une fonction funéraire familiale. Père Igor, 23 février 2020, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. La chapelle Saint-Georges vue depuis le parc. Père Igor, 23 février 2020, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. L'entrée de la crypte funéraire, inscription « J'ATTENDS LA RÉSURRECTION ». Au 29 septembre 2026, le foyer de vie La Peyrouse, géré par l'APEI de Périgueux, accompagne des adultes sourds-aveugles à son adresse institutionnelle, 161 chemin de Narbonne ; des offres officielles de septembre 2026 confirment son activité. Une notice encyclopédique, renvoyant à un article de presse du 22 août 2026, signale une mise en vente du domaine des Frères : l'article original et les actes fonciers n'ont pas été consultés, et ce signalement reste à vérifier — sans affirmer une vente conclue ni l'étendre aux biens du foyer. Aucun résident ni membre du personnel actuel n'est nommé dans ce dossier. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été lus pour les actes cités ; un fonds privé entier et plusieurs matrices cadastrales (registres des propriétaires) restent à ouvrir pour relier les propriétaires successifs aux bâtiments observés. À consulter en salle AD24 105 JFonds du domaine de Lapeyrouse, XVIe-XXe s. : correspondance, copies d'actes, plans, photographies ; don de 2004, non classé selon la fiche AD24 et les guides CNAHES. AD24 2 E 626-1 IRHT MF17078Le Livre nofragé : retrouver « Peyrosa, 1452 », son folio et son contexte ; résoudre la discordance des catalogues sur l'ouverture du registre (1452 ou 1455). AD24 2 E 1528-2 2 E 1528-5Extraits d'état civil, mariages, testaments, successions 1646-1845 ; titres de propriété et donations 1727-1788 : rechercher les transmissions de 1749 et 1754. AD24 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : attribuer aux propriétaires les parcelles B 481-496 et 739, séparer maison, grange, cour, pressoir et dépendances. AD24 63 P 2192 63 P 1547Matrices bâties/non bâties et mutations ultérieures : chantiers de la chapelle, de l'orphelinat, du séminaire puis du foyer. AD24 V 241 1 Z 152Congrégations, 1901-1904 : demande d'autorisation des Marianistes, fermeture, liquidateur, propriété des bâtiments, poursuites et non-lieu. AN 109 APFonds de Gourgues, rubrique « Actes divers », Rochon : arbitrage du 17 et transaction du 22 avril 1651 avec les Estissac ; documents des branches de Bellegarde et Wormezelle. AN BB/6*/538 n° 12191Carrière du juge Paulin Pierre Dubreil-Mondazel ; filiation et lieux de résidence, au-delà de la seule fiche de l'Annuaire de la magistrature. AD24 37 J 324Fonds de Maillard-Larmandie : contrat de mariage de Louis Rochon de Lapeyrouse en l'an XIII, succession de 1859 — distinguer les biens de La Pouleille de l'ancien domaine éponyme. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/larbonie/ — Larbonie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Larbonie en Villadeix Un repaire cité en 1494 par une compilation du XIXe siècle, une métairie (ferme exploitée à moitié fruits) tenue par des laboureurs (cultivateurs) dès 1669, un « sieur de Larbonne » qui, en 1685, habite en réalité à Bertier : le nom migre sur deux siècles et demi entre Larbone, Narbonne et Larbonie, sans que la ferme ne bouge — elle, du moins, reste attenante à Lapeyrouse. Trois registres paroissiaux et onze recensements consultés distinguent aujourd'hui deux lieux que le même nom a fini par confondre : la ferme habitée, et un bois à 1,37 km de là où une motte médiévale dort sans date. 44,94451 N — 0,68874 E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B2, parcelles 734-735 (ferme) ; secteur LARBONIE, section A2 (terres) Lieu-dit actuel la Ferme de Narbonne Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1494Narbonae · DarbonneGourgues, 1873, citant « Liv. N. » et « coll. de Lenquais » 1669a Larbone [Laubone ?]baptême, 5 E 409/1, v070 1672Larbone« mestairie de Larbone », 5 E 409/1, v224 1685-1686Larbonne · Narbonnetitre « sieur de Larbonne » ; signatures « narbonne delapeyrouse » 1738Narbonne« lieu de narbonne », 5 E 409/2, v387-389 1827Larboune« attenant au village de Lapeyrouse » 1936 →Narbonne · Larbonierecensement ; secteur cadastral actuel En bref Larbonie désigne en réalité deux lieux que le même nom a fini par confondre : une ferme habitée près de Lapeyrouse, aujourd'hui la Ferme de Narbonne, et des terres boisées à 1,37 km à l'ouest, où une motte médiévale non datée est signalée. La plus ancienne mention, en 1494, ne nous parvient que par un dictionnaire du XIXe siècle, qui parle d'un « repaire ». Dès 1669, des laboureurs vivent à la métairie de Larbone ; en 1685-1686, un « sieur de Larbonne », Joseph de Rouchon, porte ce nom mais habite à Bertier. Le plan de 1824 montre cinq emprises bâties, et les recensements de 1841 à 1936 décrivent une seule maisonnée à la fois, avec au plus huit personnes en 1841. Le nom a pris bien des formes (Larbone, Narbonne, Larbonie…) sans que la ferme ne bouge. Restent incertains le lien entre la ferme et le bois, la date de la motte et l'origine du nom. Le siteDeux lieux, un nom Une ferme près de Lapeyrouse, un bois à 1,37 km Le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude rattache à Larbonie deux emplacements qu'il faut distinguer. Le point habité correspond à « la Ferme de Narbonne », à 44,94451 N, 0,68874 E, au sud-est du château de Lapeyrouse. Le lieu-dit cadastral actuel LARBONIE désigne des terres situées environ 1,37 km à l'ouest-sud-ouest, dans une autre section. Le rattachement des deux objets au même identifiant sert la recherche ; il ne démontre ni leur ancienne unité foncière, ni un déplacement de l'habitat.Continuité entre les deux emplacements non démontrée Les deux sites sur fond IGN. Larbonie, dans les bois, à l'ouest ; la Ferme de Narbonne, près de Lapeyrouse, à l'est. Leur unité foncière ancienne reste à démontrer. La localisation de la ferme près de Lapeyrouse est solidement ancrée dans un acte : le 30 septembre 1827, l'officier d'état civil enregistre deux naissances survenues la veille « au lieu de Larboune attenant au village de Lapeyrouse ». En 1867, un acte de mariage porte d'abord Lapeyrouse, puis corrige ce domicile en Larbonne dans un renvoi marginal. Ces documents expliquent que des habitants aient pu être désignés par l'un ou l'autre nom, sans que chaque variation constitue un déménagement. Lu sur l'original : AD24, 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 22 ; 5 E 409/11, mariages 1867, vue 7 L'habitat est agricole : une métairie explicitement en 1672, un métayer (cultivateur qui partage la récolte avec le propriétaire) en 1807, une maison isolée au recensement de 1841. Les actes emploient aussi « lieu » ou « village » ; ces mots ne mesurent pas à eux seuls le nombre de maisons. Le titre « sieur de Larbonne », porté par Joseph de Rouchon en 1685-1686, atteste une désignation domaniale (« sieur » : titre donné à un propriétaire de rang) ; il ne prouve pas qu'il habite ici — en 1685, il demeure expressément au village de Bertier. Plan IGN. La Ferme de Narbonne, au sud-est de Lapeyrouse ; deux groupes bâtis distincts. Orthophotographie récente (photo aérienne). Trois corps principaux autour de la cour ; données téléchargées en 2026. Le nomUne étymologie non résolue Narbonae en 1494 — mais par la plume d'un compilateur Gourgues publie en 1873 une attestation de 1494, sous deux formes : « Fons, repayrium voc. Narbonae » dans le dictionnaire, puis « Repayrium voc. Darbonne » au supplément. Il ajoute dans ce dernier « Comba de la fon Darbonne », sans lui attribuer séparément une date. L'entrée principale est intitulée Narbone et signale aussi une reconnaissance de 1770.Compilation du XIXe s. ; originaux non vus Gourgues, 1873, p. 215. « Narbone, mét. cne de Saint-Félix-de-Villefranche, 1770 (Reconn.). — Fons, repayrium voc. Narbonae, 1494 (Liv. N.). » Gourgues, 1873, p. 360 (supplément). « Narbone, cne de Saint-Félix-de-la-Linde. Ajouter : Comba de la fon Darbonne. — Repayrium voc. Darbonne, 1494 (coll. de Lenquais). » L'imprimé donne d'abord « Saint-Félix-de-Villefranche », puis le supplément « Saint-Félix-de-la-Linde ». La correction interne permet de rattacher la notice à Saint-Félix-de-Villadeix ; il ne faut pas reproduire « Villefranche » comme une ancienne appellation certaine de la commune. Aux XVIIe-XIXe siècles se rencontrent Larbone, Larbonne, Larbonie, Larboune, Narbone, Narbonne, Narbonnie, avec quelques lectures Laubone/Laubonie où r et u sont difficiles à distinguer. Narbonne est ancien : Joseph de Rouchon signe sous cette forme en 1685-1686, et elle est sans ambiguïté employée dans les actes de 1738. Il serait donc faux d'en faire une transformation récente de Larbonie. Formes attestées sur les originaux Étymologie non résolue. La forme écrite Darbonne peut inviter à rechercher une construction « d'Arbonne », mais une segmentation graphique n'est pas une démonstration étymologique. Aucune origine latine, gauloise, anthroponymique ou liée à la ville de Narbonne n'est retenue ici comme un fait établi.Hypothèse, non démontrée Avant 1668Un repaire, une motte Un repaire cité en 1494, une structure fossoyée non datée 1494 est la plus ancienne mention écrite actuellement repérée, mais par une compilation du XIXe siècle. Gourgues renvoie d'une part à « Liv. N. », d'autre part à la « coll. de Lenquais ». Le mot repayrium autorise à parler d'un repaire mentionné par Gourgues ; il ne suffit pas à restituer un château, une enceinte ou une maison forte sur les bâtiments conservés. La présence de fons et de fon rattache ces formes textuelles à une fontaine ou source, mais aucune fontaine actuelle n'est identifiée avec certitude à celle du texte. Le Livre noir conservé sous la cote AD24 2 E 1806-22, couvrant 1409-1511, est une piste matérielle : l'IRHT le décrit comme un recueil de titres de propriété de biens en Bergeracois, de 136 feuillets, microfilmé sous MF 17439. Son identification avec le « Liv. N. » utilisé pour cette notice doit cependant être vérifiée ; les abréviations anciennes ne suffisent pas. Identification du « Liv. N. » à vérifier Le cadre communal relève historiquement de Montclar, mais les preuves réunies ne donnent aucune reconnaissance directe de Larbonie envers Montclar, ni la quotité d'une rente, ni le nom d'un tenant en 1494. La reconnaissance de 1770 signalée par Gourgues reste à retrouver. Une trouvaille antique, une motte médiévale non datée Une anse d'amphore vinicole italique Dressel Ib, découverte en 2011 lors d'une plantation de châtaigniers à « Larbonnie », est signalée par E. Hiriart et C. Chevillot. Les auteurs ne déterminent pas si elle provient d'un habitat ou d'une trouvaille isolée : « Une visite sur place ne m'a pas permis de savoir s'il s'agit d'un site plus important ou d'une découverte isolée car le terrain n'est pas cultivé ». Cette découverte ne date donc pas l'origine de la ferme. DAHP 36 (2021), p. 73 Le bilan archéologique régional de 2015 décrit à « Larbonie » ou « Planta Rouge » une structure fossoyée d'environ 30 m de côté, interprétée comme une motte médiévale, avec talus, possible basse-cour et fondations d'un bâtiment. Des traces d'extraction de minerai de fer sont également signalées. L'auteur précise l'absence de mobilier de surface permettant de dater la structure. Ni la date du site, ni son emplacement sur la ferme actuelle, ni son identité avec le repaire de 1494 ne sont établis par cette publication. BSR Aquitaine 2015, p. 79, opération 26530 1669–1686La mestairie de Larbone Des laboureurs, une métairie — et un sieur qui n'y habite pas La première attestation paroissiale retrouvée est le baptême d'Anne Coustilhe, le 14 avril 1669, née le 8 : son père Givon/Guyon [?] (« [?] » : lecture incertaine) est laboureur et sa mère Anne Filissas. L'orthographe du domicile se lit de préférence « a Larbone » (« Laubone » n'est pas entièrement exclu) — la main du vicaire Jean Rougier confond régulièrement r et un v/u ouvert. L'inhumation du 26 mai 1669 renforce l'identification : la même enfant, âgée de sept semaines, est morte la veille dans la maison de « Larbore [Larbone ?] » ; son oncle Arnaud Coustilgie, laboureur, y est nettement rattaché : « habitant aux Larbonnie ». Lu sur l'original : 5 E 409/1, v070 et v072 L'acte écrit « Anne Coustilhe » (même orthographe pour son père) et, pour le domicile, « a Larbone ». AD24, 5 E 409/1, v070. Suite du baptême d'Anne Coustilhe : le domicile, « a Larbone [Laubone ?] », confirmé par la sépulture de mai suivant. Le 10 septembre 1672, le mariage de Guilhem Clusel avec Guilhaume Coustilhe situe le père du marié, Jean, à la « mestairie de Larbone ». Le père et le fils sont dits laboureurs — le mot « métayer » n'est pas dans l'acte.Lu sur l'original : 5 E 409/1, v224 L'acte écrit « Clusel » (et non « Chasel ») ; « mestairie de Larbone » est maintenu (le « s » reste probable). AD24, 5 E 409/1, v224. « …habitant de la mitoirie [métairie] de Larbone pnte paroisse… » Une date corrigée Le 21 août 1685, Joseph de Rouchon, sieur de Larbonne, assiste à un mariage et est domicilié au village de Bertier ; sa signature se lit « narbonne delapeyrouse ». L'acte porte « Le vingtvnieme jour du mois d'aoust mil six cent huitante cinq » : la boucle unique ne peut correspondre à « troisiesme », et l'acte suivant, daté du 28 août, écrit bien « vingthuictieme » avec ses huit lettres. La date est donc 23 août 21 août 1685. AD24, 5 E 409/2, v143. 21 août 1685 : Joseph de Rouchon, sieur de Larbonne, habitant Bertier ; signature « narbonne delapeyrouse ». Le 25 novembre 1686, il est à nouveau qualifié de sieur de Larbonne, comme frère de Françoise Rouchon, demoiselle de Bellegarde. Le père de celle-ci est Jacques de Rochon, sieur de Lapeyrouze, et non Antoine — la page est très endommagée, mais la boucle du « q » de Jacques y est incompatible avec « Antoine ». Joseph signe alors « Narbonne de Lapeyrouze ». Ces deux actes établissent un usage familial du nom et son lien avec les Rochon de Lapeyrouse ; ils ne datent pas une acquisition. Lu sur l'original : 5 E 409/2, v166 AD24, 5 E 409/2, v166 (page endommagée). 25 novembre 1686 : mariage de Françoise Rochon ; Jacques est son père et Joseph, sieur de Larbonne, son frère. Les cultivateurs Rouches/Rouchon/Rouchos et les Roux/Rouge qui vivent à Larbonne ne doivent pas être confondus avec ces titulaires sur la seule proximité des noms. Le mariage de Pierre Rouches en 1680 nomme Léonard Roux son parâtre et Jean Rouches son frère : c'est un lien familial explicite, distinct d'une généalogie nobiliaire.Noms identiques : personnes à ne pas confondre Le tableau des familles et l'annexe des actes conservent les présences successives jusqu'à 1790 : les Lafon (1738-1745), les Tridat/Fridas à partir de 1749, puis les Chassaigne–Lambert, Laubissé–Lentignat, Langlade–Chevalier, Gueyraud–Perbos, Camberou–Miadet, Besse–Bartelome, Bretou–Besse, puis Gred–Sagette. Ce sont des fenêtres documentaires, souvent courtes, qui ne permettent pas de dater précisément chaque entrée ou sortie ; les professions rencontrées comprennent laboureurs, tisserands, un tailleur et des travailleurs de terre. 1790–1824Les Campagnac La métairie et les Campagnac–Javerzac En 1790, Pierre Gred naît à la métairie de Larbone, fils de Jean et de Pétronille Sagette. Le 28 juillet 1795, l'état civil enregistre à la métairie le décès d'une Pétronille Sagette/Lagette [?], trente ans, native de Saint-Marcel — un rapprochement plausible, non certain. Le 13 mai 1805, Jean Javerzac, domestique de vingt-neuf ans à Lapeyrouse, épouse Anne Campagnac, dix-neuf ans, métayère avec ses parents au même lieu. Son père est Antoine ; son frère utérin Pierre Langlade est témoin. AD24, 5 E 409/5, mariages an XIII, vue 6. 13 mai 1805 : Jean Javerzac, domestique, et Anne Campagnac, métayère, à Lapeyrouse. Deux ans plus tard, le 28 décembre 1807, Antoine Campagnat, soixante ans, meurt comme « meteyer a Larbonne ». L'acte donne : « …sont comparus Pierre Lanxade, laboureur, demeurant à Larbonne, et Pierre Rouffet, domestique, demeurant à Lapeyrouse, lesquels nous ont déclaré qu'Antoine Campagnot […], âgé de soixante ans, métayer à Larbonne, est décédé ce jour d'huy à une heure du matin. » Lu sur l'original : 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1807, vue 17 AD24, 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1807, vue 17. 28 décembre 1807 : décès d'Antoine Campagnat, métayer à Larbonne. Le lien entre cet Antoine et Antoinette Champagnac est particulièrement sûr : son mariage du 24 février 1824 cite le décès paternel, à Larbonne, le 28 décembre 1807. Antoinette, cultivatrice de trente-quatre ans, demeure alors avec sa mère Marguerite Péricord, soixante-dix ans, à Larbonne ; elle épouse Jean Délage, de la Crabouille à Saint-Martin-des-Combes. Campagnat et Champagnac désignent donc ici le même père — l'acte lui-même cite explicitement la date du 28 décembre 1807.Deux actes concordants Jean et Anne Javerzac sont ensuite rattachés à Larbonne lors des naissances de Jeanne en juin 1809 et de Jean en juillet 1815 ; un petit Jean Javerzac meurt en septembre 1816 à quatorze mois. La parenté entre Anne (mariée en 1805) et Antoinette (mariée en 1824) est très probable, mais la mère d'Anne paraît nommée Marguerite Allior [?], ce qui interdit de dresser sans réserve une fratrie complète.Filiation Anne / Antoinette probable, non certaine 1827–1879Virol, puis les Laville « Larboune attenant au village de Lapeyrouse » Les deux Jean Virol, jumeaux, naissent le 29 septembre 1827, l'un à dix-sept heures, l'autre à dix-huit heures. Leur grand-père, Jean Virol, soixante-dix ans, déclare les naissances le lendemain. L'acte porte : « …né le vingt-neuf à cinq heures du soir au lieu de Larboune, attenant au village de Lapeyrouze, présente commune, fils de Jean Virol et de Marie [Mounia ?], domiciliés au susdit lieu de Larboune… ». Deux décès d'enfants du même couple sont enregistrés les 10 et 22 octobre ; les âges annoncés ne concordent pas exactement avec les naissances de septembre — une discordance des actes, conservée sans être recalculée.Lu sur l'original : 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 22 et v24 AD24, 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 22. 30 septembre 1827 : les naissances des jumeaux situent Larboune « attenant au village de Lapeyrouse ». Entre 1833 et 1841 se succèdent les couples Carbonel–Noumbou [?], Privat–Combarel/Camarel, et le ménage de huit personnes d'Antoine Grelleti et Jeanne Chevolie. Une naissance de 1838 nomme le père Pierre Greleti, et non Antoine, avec la même Jeanne Chevalier pour mère : la ressemblance des couples ne permet pas d'effacer cette contradiction. Contradiction Antoine/Pierre non résolue Chadourne, Faure et Libersac : des trajectoires entre villages Le recensement de 1846 donne Jean Chadourne, son épouse Magdelaine Demourant, et un jeune homme dit « frère consanguin » à vingt-quatre ans ; le mariage du 28 juillet 1846 puis le décès de Jean, le 12 mars 1847, le disent au contraire fils, sous le prénom Pierre. Le recensement et l'état civil diffèrent donc sur le prénom et la parenté du jeune adulte ; aucune correction silencieuse n'est faite ici. Le ménage Pierre Faure–Catherine Domenge est recensé à La Tuilière en 1841 et 1846 ; le décès du père de Catherine « à Narbonne le 13 novembre 1848 » place cette famille au lieu avant le recensement de 1851, où elle forme un ménage de cinq personnes, Pierre étant expressément métayer. On la retrouve ensuite aux Granges en 1856 et 1861 : le déplacement est beaucoup mieux étayé que la seule lecture ambiguë du patronyme en 1851. Les Libersac–Malaure sont à Larbonne en 1856 et 1861, entre un passage aux Quatremailles et à Cantegrel avant, et à Cavigne après. Les prénoms des enfants varient entre état civil et recensements ; les actes de filiation devront régler chaque équivalence. Trois générations autour des Laville La veuve Magdelaine Marti/Marty apparaît à Lapeyrouse en 1856, avec son fils Jean Laville et sa fille Marie. Le mariage de sa fille Martine, le 30 septembre 1862, situe déjà mère et fille à Larbone. Le 9 septembre 1867, Marty Laville, trente-trois ans, fils de feu Pierre Laville et de Magdelaine Marty, épouse Marie Chadourne, vingt ans, de Lavernelle : dans le corps de l'acte, « domicilié au village de Lapeyrouse » est rayé, avec un renvoi marginal « 1° Larbonne, approuvant le renvoi » ; sa mère est dite domiciliée « au dit village de Larbonne ».Lu sur l'original : 5 E 409/11, mariages 1867, vue 7 AD24, 5 E 409/11, mariages 1867, vue 7, acte 6. 9 septembre 1867 : Larbonne remplace Lapeyrouse dans le domicile du marié, par renvoi marginal. Marty est appelé Jean dans les recensements, et dans plusieurs actes de naissance des enfants — un rapprochement très probable (même épouse, même mère, mêmes âges), exposé ici comme une équivalence documentaire, non comme un second prénom officiellement établi. Le ménage comprend deux enfants en 1872, puis trois en 1876, et cohabite avec Magdelaine : AD24, 6 MI 118, p10 gauche, lignes 4-9. Larbonne en 1876 : six personnes, trois générations du ménage Laville–Chadourne–Marty. En 1881, les Laville sont recensés comme métayers à Lapeyrouse, tandis que Larbonne abrite alors un autre ménage, Jean Jammet–Anne Soulet. Entre les deux, Félix Russat et Jeanne Teillet sont expressément domiciliés au lieu lors de la naissance de Marie, le 20 juillet 1879 — un jalon qui montre pourquoi les seules listes quinquennales ne suffisent pas à identifier tous les occupants. Les mariages ultérieurs des enfants Laville, en 1890 et 1895, prolongent la lignée hors de Larbonie, sans prouver aucune propriété conservée sur place. 1824Le premier plan Cinq emprises bâties, un groupe sans nom Le plan cadastral de 1824, section B2 (cote 3 P 3 4620), montre sur les parcelles 734-735 cinq emprises rouges : trois petites à l'ouest, un corps nord-sud à décrochement au nord-est, un grand corps oblique au sud-est. Une petite pièce d'eau est figurée en vert au sud ; les parcelles 733 et 736 sont voisines, l'accès se fait depuis le sud-ouest. Le groupe n'est pas nommé sur le plan ; son identification avec la ferme actuelle repose sur sa position. Cinq emprises ne signifient pas cinq logements. Numérotation exacte des parcelles à revérifier sur le feuillet complet AD24, 3 P 3 4620, section B2, 1824. Cinq emprises bâties en 1824 sur le groupe des parcelles 734-735. Le plan ne porte pas le nom de la ferme. Le secteur cadastral actuel LARBONIE, en section A2 (cote 3 P 3 4618), ne montre aucune construction dans la zone attribuée par géoréférencement au lieu-dit actuel, autour de la grande parcelle 447 et de parcelles voisines : un secteur de terres, distinct de la ferme bâtie de la section B.Limites anciennes et actuelles : correspondance hypothétique AD24, 3 P 3 4618, 1824. Terres non bâties en section A2 : calage hypothétique du lieu-dit cadastral actuel LARBONIE, distinct de la ferme. Sur Cassini, pas de nom ni de symbole distinct attribué à la ferme, le repère voisin étant Peyrouse. Sur l'état-major du XIXe siècle, des maisons sont figurées dans le prolongement du groupe de Lapeyrouse, sans inscription Larbonie/Narbonne — la généralisation cartographique ne permet pas un décompte fiable des bâtiments de la seule ferme. 1836–1946Ceux qui ont vécu là Onze recensements positifs, un maximum de huit habitants Les onze rubriques positives du recensement sont lues sur les images. ND signifie « non déterminé pour Larbonie » : ce n'est jamais un zéro implicite. Année | Feux · hab. | Qui | Statut | 1836 | — · — | Pas de rubrique localisée : le registre ne porte pas les noms des lieux. | 1841 | 1 · 8 | Antoine Grelleti–Jeanne Chevolie, cinq enfants Grelleti, un domestique. | « Maison isolée ». | 1846 | 1 · 5 | Jean Chadourne–Magdelaine Demourant, un fils, une servante. | Prénom/parenté du fils discordants avec l'état civil. | 1851 | 1 · 5 | Pierre Faure/Laure [?]–Catherine Domenge, trois fils. | Métayer explicite. | 1856 | 1 · 5 | François Libersac–Marie Malaure, deux enfants, une servante. | Avant : Quatremailles, Cantegrel. | 1861 | 1 · 5 | Libersac–Malaure, deux enfants et un neveu. | Après : Cavigne (le père). | 1866 | 1 · 4 | Magdelaine Marty, veuve, trois enfants Laville. | Prélude au mariage Marty Laville de 1867. | 1872 | 1 · 6 | Jean Laville–Marie Chadourne, deux enfants, mère et sœur du chef. | Trois générations cohabitent. | 1876 | 1 · 6 | Laville–Chadourne, trois enfants et Magdelaine Marty. | Composition confirmée à l'acte de naissance. | 1881 | 1 · 2 | Jean Jammet–Anne Soulet. | Les Laville sont alors recensés à part, sous Lapeyrouse. | 1891 · 1901 · 1921 · 1926 | — | Pas de rubrique isolée dans la liste ; absence ne signifie pas zéro habitant. | 1931 | 1 · 5 | Joseph et Marthe Vidal, domestiques, trois enfants. | Sous « Narbonne ». | 1936 | 1 · 4 | Giovanni et Stella De Grandis, deux enfants. | Chef domestique, employeur « Courteix » (directeur de l'école de Lapeyrouse). | 1946 | — | Pas de rubrique isolée : absence ne prouve pas une ferme vide. | La série positive décrit une seule maisonnée agricole à chaque date, avec un maximum observé de huit personnes en 1841. Le chiffre de deux personnes en 1881 ne démontre pas une diminution régulière : les limites de désignation Larbonne/Lapeyrouse et les longues lacunes interdisent une courbe continue.Onze listes lues sur les images En 1936, la fiche du ménage De Grandis porte : « De Grandis Giovanni », né en Italie en 1886, domestique ; sa femme est Stella, et non « Nelly ». Les parents et leur fils apprenti sont inscrits italiens ; la fille née en France est inscrite française. Le chef de ménage a Courteix pour employeur — nom du directeur de l'école de Lapeyrouse dans la même liste : le document atteste un lien de travail avec cet établissement, il ne dit pas que Courteix possède la ferme. Les enfants ne sont pas nommés dans ce dossier, conformément à la règle sur les personnes récentes.Lu sur l'original : AD24, 6 M 422, p03 droite Aucune liste propre à Larbonie n'a été isolée dans le recensement de 1946. Cela ne permet pas de conclure à une ferme vide : une incorporation à Lapeyrouse ou une autre désignation reste possible. Vers 1884, le chanoine Brugière compte à Larbonne, dans sa notice de la paroisse, une maison à 2½ km du bourg — un renseignement descriptif concordant avec les listes voisines, non un recensement supplémentaire. 1950–2026Vu du ciel Trois corps de toiture, une date de mission non établie L'orthophotographie historique, couche 1950-1965, montre trois principaux corps de toiture organisant une cour, avec un verger régulier au sud et des terres ouvertes à l'ouest ; le fichier est nommé « ortho 1950 », mais la date exacte du cliché n'est pas documentée dans l'extrait disponible. Couche IGN 1950-1965. Ferme et abords agricoles ; date exacte du cliché non établie. Couche IGN 1965-1980. Ferme et plantations ; les trois corps restent reconnaissables. Les trois corps restent reconnaissables sur la couche 1965-1980, avec une organisation agricole des abords et des plantations visibles. Sur l'orthophotographie récente et le plan IGN, le nom de lieu « la Ferme de Narbonne » apparaît, avec trois corps principaux autour de la cour, un verger au sud, une lisière boisée et un vallon vers l'est. État-major, XIXe siècle. Groupe de Lapeyrouse, sans toponyme propre à la ferme. La disposition orientale de 1824 reste compatible avec deux des corps visibles aujourd'hui, mais la conservation des mêmes murs n'est pas démontrée. Le petit ensemble occidental a été réorganisé entre le plan cadastral et les premières vues aériennes disponibles. Pour dater démolitions, réunions et reconstructions, il faudrait les matrices cadastrales (registres des propriétaires successifs) et une lecture du bâti sur place — non entreprises ici.Continuité matérielle des corps : hypothèse LiDAR HD, IGN (relevé laser du relief). Relief aux abords de la ferme : aucune datation archéologique ne peut être tirée de cet extrait, qui ne localise pas la motte publiée sous Larbonie/Planta Rouge. Le château et les constructions de Lapeyrouse forment un groupe voisin, distinct. Les 25 bâtiments dans un rayon de 250 m donnés par une base de données actuelle englobent cet entourage et ne constituent pas le nombre de bâtiments de Larbonie. Les feuilles cadastrales de 1956 disponibles pour la commune ne documentent pas la ferme en section B : aucun plan de la ferme daté de 1956 n'a donc été utilisé ici. Aujourd'huiDeux zones distinctes La ferme habitée, les terres du secteur Larbonie Les données téléchargées en septembre 2026 conservent « la Ferme de Narbonne » comme lieu habité de l'IGN, dans le polygone cadastral LAPEYROUZE-EST ; la voie porte le nom Chemin de Narbonne. L'orthophotographie montre toujours le petit groupe agricole et ses abords. Elle ne permet pas d'affirmer combien de logements sont occupés, quelle est l'activité effective des bâtiments, ni qui en est propriétaire. Le secteur cadastral distinct LARBONIE, repéré autour de 44,94058 N, 0,67225 E, couvre dans l'extraction cadastrale 19,29 hectares, 15 parcelles de section A, sans bâtiment cadastral. Le RPG 2024 y déclare 4,40 hectares de châtaigniers ; le PLUi-H l'affecte en zone N dans le relevé disponible. Ce sont des renseignements sur les terres, pas la superficie démontrée du domaine historique de la ferme. Une activité rattachée par son adresse au Chemin de Narbonne peut relever de Lapeyrouse. L'établissement associatif figurant dans le répertoire SIRENE est d'ailleurs géolocalisé sous Lapeyrouse : il n'est pas présenté ici comme une affectation prouvée de la ferme. Aucun particulier actuel n'est nommé.Rattachement de l'activité à vérifier Et maintenantCe qui reste incertain Erreurs corrigées, incertitudes assumées Plusieurs points restent délibérément ouverts, plutôt que résolus par supposition : l'attestation de 1494 est indirecte (les pages de Gourgues ont été consultées, pas les originaux médiévaux qu'il cite) ; le lieu historique (la ferme près de Lapeyrouse), le bois cadastral à l'ouest et la structure archéologique Larbonie/Planta Rouge ne sont pas fusionnés, faute de plan ancien qui les relie ; le titre de « sieur de Larbonne » porté par Joseph de Rouchon en 1685-1686 ne fournit ni prix ni date d'acquisition ; les noms de familles Clusel/Chastel, Roux/Rouge, Rouches/Rouchon, Fridas/Tridat, Laubissé/Laubitte restent des équivalences à confirmer acte par acte ; les âges des actes de décès d'octobre 1827 sont incompatibles avec les naissances jumelles de septembre, sans que l'on recorrige les actes en inventant des dates. Une analyse publiée par Matagrin en 1856 invoque des biens « de Narbonne ou de Lapeyrouse » dans un prétendu testament vers 1500 ; les sources nobiliaires consultées signalent que ces titres sont récusés par Saint-Saud et Chaix d'Est-Ange. Ils ne sont utilisés ici ni pour vieillir la lignée, ni pour établir une ancienne propriété.Titre généalogique récusé, non retenu À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État des sections A à E et matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : relever B 734-735 et les abords 733/736 (nature, propriétaire, contenance, folio de matrice), puis vérifier séparément A 447 et ses divisions pour les terres Larbonie. Point de départ de la chaîne de propriété. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrice bâtie 1882, matrices bâtie 1910-1955 et non-bâtie 1914-1955 : suivre les mutations par renvois de folios, constructions nouvelles et démolitions, jusqu'à la correspondance avec les parcelles actuelles. 2 E 1806-22 MF 17439Livre noir, 1409-1511 : identifier le repaire Narbonae/Darbonne de 1494, lire les confronts, tenanciers, seigneurs et droits ; vérifier d'abord que ce volume correspond bien au « Liv. N. » de Gourgues. 3 E 21723Minutes de Pierre Jules Larobertie à Sainte-Alvère, 1867 : rechercher le contrat du 15 septembre 1867 de Marie Laville et Jean Lagarde, cité au mariage civil du 9 octobre ; relever dot, apports, biens et domiciles. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791, et tables de partages : repérer reconnaissances, baux, ventes et partages sous Larbone/Narbonne et Rochon ; retrouver la reconnaissance de 1770 citée par Gourgues. 3 E 8665-8696Minutes Perrot à Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : chercher les exploitants successifs du XVIIIe siècle et les Rochon de Lapeyrouse. 24 U 34Répertoire de Me Bézenac Eymeric à Saint-Félix, an XIV-1822 : chercher baux, inventaire ou succession d'Antoine Campagnat, mort le 28 décembre 1807, et contrats des Javerzac et Campagnac. 109 APArchives nationales, fonds Gourgues : retrouver la fiche ou pièce utilisée pour le supplément p. 360, et identifier la « collection de Lenquais ». SRA DRAC opération 26530Dossier de la prospection 2015, documentation Chevillot, secteur Larbonie/Planta Rouge : obtenir la localisation et le plan de la structure décrite, puis les comparer aux deux secteurs cadastraux. 6 MI 150, 161 6 M 358, 378 106 W 71Reprendre les limites des rubriques et les ménages de Lapeyrouse en 1891, 1901, 1921, 1926, 1946, pour rechercher un éventuel regroupement de la ferme. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_brodas/ — Le Brodas en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Brodas en Villadeix Une petite maison de part et d'autre de la route de Bergerac à Brives, dont l'histoire certaine commence en 1851 avec un couple de journaliers (ouvriers payés à la journée) venus des Quatremailles. Un baptême de 1690 en garde peut-être — sans qu'on puisse le prouver — une trace bien plus ancienne. Entre les deux : deux ménages sous un même toit en 1866, une maison vide en 1901, puis les Lagarde et les Grellety jusqu'au mitan du XXe siècle. 44°56′22″ N — 0°41′17″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre sections B et C, 24 parcelles, 19,6 ha Secteurs Le Brodas-Nord et Le Brodas-Sud Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1690 [?]des Brodasbaptême, lecture incertaine, rattachement non garanti 1851Le Brodarecensement — première mention certaine 1856–1910Brodatrecensements et actes de décès, forme dominante du XIXe siècle 1856Bradatune occurrence isolée, récapitulatif 1926 →Le Brodasrecensements du XXe s., cadastre et IGN actuels En bref Le Brodas est une petite maison de part et d'autre de la route de Bergerac à Brives. Son histoire certaine commence en 1851, quand un couple de journaliers, Jérôme Malaure et Marie Lambert, venus des Quatremailles, y est recensé. Un baptême de 1690 en garde peut-être une trace plus ancienne, mais le nom y est difficile à lire et rien ne permet de le prouver. En 1866, deux ménages vivent sous le même toit ; en 1901, la maison est recensée sans aucun habitant. Au XXe siècle, les familles Lagarde puis Grellety l'occupent jusqu'en 1946 au moins. On ne sait pas par quels actes la propriété a changé de mains, ni qui était la veuve morte en 1887. Le siteAu bord de la grande route Une maison au nord, une dépendance au sud, de part et d'autre de la route Le point de repère du lieu-dit se situe à 44,93936° N, 0,68791° E. Le nom couvre aujourd'hui deux secteurs cadastraux, Le Brodas-Nord (section B, 8,49 ha, 15 parcelles, deux bâtiments en dur) et Le Brodas-Sud (section C, 11,13 ha, 9 parcelles, un bâtiment), de part et d'autre de la route. Le noyau bâti principal est au nord ; une petite dépendance se trouve au sud. Les terres ouvertes occupent surtout l'ouest du site, les bois bordant les constructions vers le nord et l'est. C'est un habitat dispersé à vocation agricole, non un village aggloméré. Source secondaire : cadastre Etalab La route figure déjà sur le plan cadastral de 1824, sous la désignation de route de Bergerac à Brives. L'appellation actuelle, « Voie Romaine », est une adresse contemporaine et ne suffit pas à démontrer l'origine antique de cette voie, ni celle de la maison. Le voisinage à retenir est celui de La Tuilière, de Constant et de La Pouleille ; Les Quatremailles, à l'est, est le village d'origine du premier ménage certain. Le Brodas aujourd'hui sur le plan IGN, de part et d'autre de la route. Crédit IGN. Orthophotographie actuelle (photo aérienne, IGN). Bâtiment principal au nord, dépendance au sud ; date de vol non établie. Le nomSans étymologie établie Broda, Brodat, Brodas : trois formes pour un même lieu La première forme lue avec certitude est « Le Broda », en 1851. La finale en -t, « Brodat », domine ensuite les recensements de 1856 à 1901 et se retrouve dans les actes de décès de 1883, 1887 et 1910. Les listes de 1926 à 1946 donnent « Le Brodas », forme retenue par l'IGN et par le cadastre contemporain. On relève aussi « Bradat » dans le récapitulatif de 1856 — une occurrence isolée, distincte du « Brodat » lu directement sur la liste nominative. Lu sur les originaux, 1851–1946 Aucune explication publiée du nom n'a été trouvée dans le matériau local ni dans les recherches complémentaires : ni Gourgues, ni les tables thématiques ne portent d'entrée « Brodas » ou « Brodat ». Les rapprochements avec des mots occitans, ou avec d'autres « Brodas » de la région, seraient prématurés tant que les formes anciennes sûres ne remontent ici qu'au XIXe siècle. Étymologie non établie Avant 1851Un silence prudent Un baptême de 1690, et rien avant 1851 qui le confirme Le 15 mars 1690 est baptisée Jeanne, née la veille, fille de François Triol et d'une mère dont le nom reste incertain, « du village des [Brodas ?] » (un point d'interrogation entre crochets signale une lecture incertaine). Le parrain serait un travailleur du même lieu ; la marraine, après une rature, une veuve résidant dans une autre paroisse dont le nom n'est pas établi. Ce sont des lectures provisoires, pas une généalogie acquise. Le baptême et la mention d'un village sont bien lisibles, mais l'orthographe du nom n'est pas assurée. Le mot occupe, entre « Village de » et « paroisse », un espace plus large que ne le voudrait « Brodas » seul — il pourrait inclure la formule suivante, « de cette », en écriture liée et très compressée, un phénomène observé ailleurs sur la même page. L'image des Archives départementales, plafonnée à 2 500 pixels de large, n'offre pas de définition supérieure. Une lecture alternative, « les Brandes » — un autre lieu du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, mais à plus de 2,6 km, hors du voisinage des autres lieux cités sur la même vue — a été envisagée sans être plus convaincante. Ni confirmé ni réfuté AD Dordogne, 5 E 409/2, vue locale 240, droite. Baptême de Jeanne Triol, « du village des [Brodas ?] » — l'orthographe du village n'est pas assurée ; ce baptême n'est pas utilisé pour construire une continuité entre 1690 et 1851. Aucun acte supplémentaire de 1668-1792 n'a permis de suivre cette famille au Brodas de façon sûre. Aucun titre « sieur du Brodas » (titre donné à un propriétaire de rang) n'a été rencontré. Le cadastre de 1824 ne porte pas davantage de nom : dans le secteur approximatif correspondant au noyau actuel, aucun bâtiment rouge n'a été identifié sur les deux feuilles voisines, B2 au nord de la route et C1 au sud, et aucun libellé « Brodas » n'y figure. Cassini n'individualise pas d'habitat ici ; Belleyme représente un petit rectangle noir sans nom dans le secteur Brodas-Tuilière, à une distance qui ne permet pas de l'attribuer avec certitude. Recalage approximatif, non une preuve d'absence Cadastre de 1824, section B2 (3 P 3 4620), au nord de la route. Parcelles 725-728 et 763-770 ; aucun bâti ni nom Brodas dans cette fenêtre. Cadastre de 1824, section C1 (3 P 3 4621), au sud de la route. Parcelles 57-68 dans cette fenêtre ; aucun nom Brodas. Carte d'État-major (IGN, minute du XIXe s.) : pas de nom « Brodas » ni de bâtiment carmin identifiable au point approximatif ; la date exacte du levé local n'est pas établie. La convergence des silences cartographiques avec la première mention certaine de 1851 suggère une individualisation de l'habitat au XIXe siècle, sans autoriser à dater précisément une fondation ni à exclure un bâtiment antérieur simplement omis des plans. 1841–1848Venus des Quatremailles Jérôme Malaure et Marie Lambert, avant Le Brodas Jérôme Malaure appartient à une famille des Quatremailles. Son mariage, le 10 février 1841, le présente âgé de 28 ans, militaire congédié devenu cultivateur, né et domicilié aux Quatremailles, fils de Pierre Malaure et de Jeanne Rochon — l'acte cite sa naissance au 10 mars 1813. Il épouse Marie Lambert dite Jeanneton, cultivatrice de 33 ans, née et domiciliée à Lapoulielle, fille des défunts Raymond Lambert et Élisabeth Charaygnac ; l'acte cite sa naissance au 2 octobre 1808. Aucun des deux époux ne signe. Lu sur l'original 5 E 409/8, mariage no 1, 10 février 1841. Jérôme Malaure, ancien militaire, cultivateur, et Marie Lambert dite Jeanneton, des Quatremailles et de Lapoulielle. Suite de l'acte. Parents de Marie Lambert, déjà décédés ; dates de naissance citées — à comparer avec le décès contradictoire de 1887 (plus bas). La famille est encore aux Quatremailles en 1841 et 1846. Deux enfants du couple y sont relevés : François, né le 21 janvier 1842, mort le 26 décembre 1843 à 23 mois, puis Pierre, né le 25 octobre 1846, mort le 27 février 1848 à 17 mois. L'acte de ce dernier décès, dressé le lendemain, nomme ses parents « Jérôme Malaure et Jeanne Lambert, cultivateurs domiciliés aux Quatremailles » : c'est le dernier domicile certain du couple avant son apparition au Brodas. Lu sur l'original L'arrivée au Brodas se place donc après le 27 février 1848 et au plus tard au recensement de 1851, sous réserve qu'il s'agisse bien du même couple — identification ici très forte par les noms, le mariage et la succession des listes, mais non appuyée sur un acte de vente ou de succession retrouvé. Rapprochement très probable, non un acte de propriété 1851–1887Le ménage Malaure « Le Broda » : un journalier devenu propriétaire cultivateur En 1851, Jérôme Malaure est journalier ; Marie Lambert est désignée comme sa femme, avec un renvoi de profession. Une maison, un ménage, deux personnes sont inscrits sous « Le Broda » — première mention certaine du lieu. Le formulaire ne comporte pas de colonne d'âge : les âges ne sont donc pas « illisibles », mais simplement absents de ce recensement-là. AD Dordogne, 6 MI 56, recensement de 1851, p20. « Le Broda » : Malaure Jérôme, journalier ; Lambert f. Malaure Marie, sa femme, idem — aucune colonne d'âge sur ce formulaire. Le ménage se retrouve en 1856, 1861, 1866, 1872, 1876 et 1881, désormais sous la forme « Brodat ». Jérôme est cultivateur ; son épouse est tantôt Marie, tantôt Jeanne — le mariage de 1841, où elle est dite « Jeanneton », rend cette alternance intelligible. En 1881 apparaît la qualification « propriétaire cultivateur » : une indication sociale importante, mais qui ne donne ni la date d'achat, ni l'étendue du bien. 6 MI 131, recensement de 1881, p10D. Jérôme Malaure, « propriétaire cultivateur » au Brodat — le titre, sans l'acte, ne date pas l'acquisition. Les âges recensés deviennent incohérents : en 1881, Jérôme est donné pour 70 ans et Jeanne pour 80 ans, alors que leurs naissances citées au mariage de 1841 seraient 1813 et 1808. Le dossier conserve les nombres écrits dans les listes plutôt que de les lisser. Aucun enfant du couple n'est présent dans les ménages du Brodas relevés entre 1851 et 1881. Jérôme meurt au « lieu du Brodat » le 25 septembre 1883, à 17 heures, à 70 ans, cultivateur né aux Quatremailles, époux de Marie Lambert, fils des défunts Pierre Malaure et Jeanne Rouchon. Les déclarants sont deux voisins de La Pouleille, tous deux nommés Pierre Lambert — un tonnelier de 41 ans, un cultivateur de 37 ans — expressément dits non parents du défunt. Lu sur l'original 5 E 409/13, décès no 6, dressé le 26 septembre 1883. Jérôme Malaure, 70 ans, cultivateur, mort « au lieu du Brodat » ; déclarants Pierre Lambert (tonnelier, 41 ans) et Pierre Lambert (cultivateur, 37 ans), de Lapouleille, « voisins non parents du décédé ». Deux actes qui ne concordent pas Le 24 février 1887, à 21 heures, meurt au Brodat une femme dite Marguerite Lambert, 83 ans, sans profession, native de la commune, veuve de Jérôme Malaure, fille de Jean Lambert et de Pétronille Guillier. L'indication du mari et du lieu rend très probable un lien avec le ménage suivi depuis 1851 ; pourtant, ni le prénom (Marguerite, et non Marie ou Jeanne) ni les parents ne correspondent à ceux de Marie dite Jeanneton, fille de Raymond Lambert et d'Élisabeth Charaygnac, au mariage de 1841. Les deux actes se lisent sans ambiguïté ; il manque une pièce (mariage, acte de naissance) pour trancher entre erreur déclarative, homonymie ou second mariage, et ce dossier ne publie donc pas une identité fusionnée « Marie-Jeanne-Marguerite Lambert » comme si elle était démontrée. 5 E 409/13, décès no 7, dressé le 25 février 1887. Marguerite Lambert, 83 ans, veuve de Jérôme Malaure, « au lieu du Brodat » ; parents Jean Lambert et Pétronille Guillier, distincts de ceux du mariage de 1841. 1866Deux maisons, un temps Marthe Barrière et son fils adoptif, venus de Rounat Le recensement de 1866 ajoute, après les Malaure, une deuxième maison et un deuxième ménage : Marthe Barrière, veuve, 62 ans, sans profession, et Barthélemy Saliz [?], 26 ans, qualifié de « son fils adoptif ». Le lieu compte ainsi quatre habitants dans deux maisons, maximum observé au XIXe siècle dans les listes retrouvées. La qualification familiale est celle du recenseur ; aucun acte d'adoption n'a été consulté. Lu sur l'original 6 MI 96, recensement de 1866, p12D-p13G. Fin du ménage Malaure (Jérôme, 52 ans, Jeanne Lambert, 58 ans) puis, en tête de page suivante, Marthe Barrière, veuve, 62 ans, et Barthélemy Saliz [?], 26 ans, « son fils adoptif ». La liste de 1861 place auparavant à Rounat une Marthe Barrière, 58 ans, avec Barthélemy, 21 ans, dont le patronyme est lu « Salin » — un déplacement de Rounat au Brodat entre les deux recensements est donc probable, malgré de légers écarts d'orthographe et d'âge. Continuité probable, non démontrée pour tout le foyer En 1872, les Malaure redeviennent le seul ménage individualisé, dans une seule maison recensée. Cette disparition statistique ne prouve ni démolition, ni vente, ni décès : les actes expliquant le départ de Marthe et de Barthélemy n'ont pas été retrouvés. 1891–1910Une maison vide 1901 : une maison au Brodat, sans un seul habitant La liste de 1886 n'est pas disponible. En 1891, le Brodat n'est pas individualisé dans la liste ni dans le récapitulatif — un silence qui n'équivaut pas à une population nulle. Le point ferme suivant est 1901 : le récapitulatif inscrit une maison à Brodat, sans ménage ni individu dans les colonnes correspondantes. Lu sur l'original 6 MI 161, récapitulatif du recensement de 1901, p11G. « Brodat » : une maison inscrite, les colonnes de ménages et d'individus vides — à la différence des autres lignes de la même page, toutes renseignées. C'est une vacance à la date du recensement, pas la preuve d'un abandon continu depuis 1887. Aucun acte de vente ou de succession ne relie, dans les pièces disponibles, la disparition des Malaure à l'arrivée ultérieure des Lagarde. Le 31 juillet 1910, à 18 heures, Marie Foulquier meurt au Brodat : elle atteste donc que le lieu est de nouveau habité, sans indiquer quand l'occupation a repris. L'acte la dit cultivatrice, 64 ans, née à Pézuls, fille des défunts Jean Foulquier et Marie Conte, épouse de Jean Lagarde, 62 ans — mariés à Sainte-Foy-de-Longas. Cet âge situe la naissance de ce Jean Lagarde-là vers 1848 : un écart de génération net avec le déclarant, gendre de la défunte, Jean Lagarde, 46 ans, domestique au village de Lapeyrouse — ni son fils, ni son mari — et surtout avec le Jean Lagarde né en 1864 des listes de 1926 à 1936. Ce sont donc bien trois mentions distinctes, à ne pas fusionner. Un âge corrigé L'âge du mari se lit « soixante-deux » (et non « soixante-douze »), sans ambiguïté, sur le mot manuscrit. À 62 ans en 1910, ce Jean Lagarde reste donc distinct du gendre de 46 ans et du Jean Lagarde né en 1864. 5 E 409/15, décès no 4, dressé le 1er août 1910. Marie Foulquier, 64 ans, « au lieu du Brodat », épouse de Jean Lagarde, 62 ans (lecture corrigée) ; déclarant Jean Lagarde, 46 ans, domestique à Lapeyrouse, gendre de la défunte. 1921–1946Les Lagarde, puis les Grellety De Constant au Brodas, puis deux générations sous un même toit À Constant en 1921, un ménage réunit Jean Lagarde, né en 1864 à Saint-Laurent-des-Bâtons, ses enfants Raoul (1898) et Yvonne (1901), nés à Sainte-Foy-de-Longas, et un oncle, Baptiste, né en 1846 à Grand-Castang. Le prénom et l'origine de l'épouse sont difficiles à lire et ne correspondent pas exactement à ceux de Marie, 1872 à Saint-Félix, des listes suivantes — un problème que le dossier conserve sans le résoudre. Continuité Jean-Yvonne très probable En 1926, Jean Lagarde, né en 1864 à Saint-Laurent-des-Bâtons, et Marie, née en 1872 à Saint-Félix, occupent seuls une maison au « Brodas » ; Jean, cultivateur, porte la mention « patron ». Si le raccord avec Constant est exact, le déplacement au Brodas est intervenu entre 1921 et 1926. 6 M 378, recensement de 1926, p03D. Jean Lagarde (1864, Saint-Laurent-des-Bâtons) et Marie (1872, Saint-Félix), seul ménage du « Brodas ». Une année de naissance précisée Le couple est encore seul en 1931. L'année de naissance de Jean se lit 1864 (et non « 1862 ») : le dernier chiffre est un 6 à boucle fermée nette, comme dans les listes de 1926 et de 1936. Il n'y a donc pas de discordance entre 1926, 1931 et 1936. 6 M 402, recensement de 1931, p03G. Jean et Marie Lagarde, seuls ; l'année de naissance de Jean se lit 1864 (lecture corrigée), concordante avec 1926 et 1936. En 1936, le ménage a doublé : Jean Lagarde (1864), Marie (1872), Henri Grellety (1896), gendre, né à Saint-Laurent-des-Bâtons, et Yvonne Grellety (1901), fille, née à Sainte-Foy-de-Longas. Tous quatre sont cultivateurs et Français ; les liens « gendre » et « fille » sont écrits dans le registre. 6 M 422, recensement de 1936, p03D. Jean et Marie Lagarde, leur fille Yvonne Grellety (1901) et leur gendre Henri Grellety (1896), tous cultivateurs. En 1946, Marie Lagarde, veuve, née en 1872, est désormais cheffe du ménage. Avec elle vivent son gendre François Grelletty, né en 1896, sa fille Yvonne Grelletty, née en 1901, et un domestique cultivateur né en 1922 dont le nom n'est pas publié. Le veuvage de Marie situe la mort de Jean avant 1946 ; compte tenu de sa présence en 1936, l'intervalle 1936-1946 est probable, mais l'acte de décès reste à retrouver. 106 W 71, recensement de 1946, p02G (trois premières lignes). Marie Lagarde, veuve, cheffe ; François Grelletty, gendre ; Yvonne Grelletty, fille. Un quatrième habitant, domestique né en 1922, n'est pas reproduit ici. Henri en 1936, François en 1946 : même année de naissance, même origine, même épouse et même place de gendre rendent probable la continuité du même homme ; le registre de 1946 porte bien « François », sans double prénom. Une erreur de recenseur ou un prénom d'usage est possible ; ce dossier ne transforme pas cette possibilité en certitude. Identité Henri/François non tranchée Une fiche militaire, un candidat plausible La recherche complémentaire a retrouvé la fiche de François Grellety, classe 1916, matricule 1226 au bureau de Bergerac : né le 5 septembre 1896 à Saint-Laurent-des-Bâtons, cultivateur, fils de Jean Grellety et d'Anne Besse. Les mêmes année et commune de naissance en font un candidat très plausible pour le gendre du Brodas, sans qu'aucune mention de mariage avec Yvonne ni du Brodas ne figure sur la fiche. Elle porte des campagnes de la Grande Guerre, une citation du 5 janvier 1919, la croix de guerre avec étoile de bronze, un domicile à Saint-Marcel en 1929 puis à Saint-Félix-de-Villadeix vers 1930, un rappel en 1940 et une libération de captivité le 3 septembre 1940. Rattachement au ménage non confirmé Une autre fiche Grellety de la même classe, matricule 206, concernant un homonyme né à Bergerac, a été écartée. Baptiste Lagarde, mort à Verdun La fiche matricule 122, classe 1915 à Bergerac, concerne Baptiste Lagarde, né le 26 novembre 1895 à Sainte-Foy-de-Longas, cultivateur, fils de Jean Lagarde et de Marie Libersac, tous domiciliés à Saint-Félix-de-Villadeix. Incorporé au 123e régiment d'infanterie en décembre 1914, passé au 65e en octobre 1915, il est tué le 6 août 1916 au bois Fumin, devant Verdun. La concordance des prénoms des parents (Jean Lagarde, Marie Libersac) renforce la piste familiale des Lagarde du Brodas ; ni la fiche militaire ni l'acte de transcription ne donnent Le Brodas comme domicile de Baptiste, qui ne peut donc pas être présenté comme un habitant certain du lieu. Lien familial probable, domicile non prouvé Le bâtiDe 1824 au XXe siècle Deux séries à ne pas confondre : maisons recensées et bâtiments visibles Le plan de 1956, mis à jour pour cette date, porte le libellé « LE BRODAS - SUD » et plusieurs numéros de parcelles ; un petit contour bâti possible, sous un coin de feuille replié, reste de lecture incertaine et n'est pas compté comme une habitation prouvée. AD Dordogne, 3 P 3 11288, section C1, plan mis à jour en 1956. « LE BRODAS - SUD » ; le coin replié empêche une lecture sûre du petit contour bâti. Les orthophotographies historiques de l'IGN montrent, aux deux périodes couvertes, la même organisation générale : un bâtiment principal au nord de la route, une dépendance au sud. Les noms de fichiers « 1950 » et « 1965 » désignent des couches de dates 1950-1965 et 1965-1980, non des prises de vue datées avec précision. Couche historique IGN, 1950-1965. Deux volumes bâtis de part et d'autre de la route ; année exacte de la prise de vue non récupérée. Couche historique IGN, 1965-1980. Même organisation générale : bâtiment principal au nord, dépendance au sud. Les deux constructions visibles de part et d'autre de la route ne peuvent pas être assimilées, sans preuve, aux deux maisons habitées de 1866 : une dépendance agricole n'est pas nécessairement une habitation, et la liste de population ne donne pas de plan. Ombrage LiDAR (relevé laser du relief, IGN) du secteur. Des traces linéaires et des chemins apparaissent, notamment au nord-est du bâti ; ni leur âge ni leur fonction ne sont établis, et aucun souterrain ni site antique n'y est attribuable au Brodas. PopulationRecensement après recensement Une maison, presque toujours ; deux à un seul moment, en 1866 Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source et statut | 1851 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 56, p20 | 1856 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 72, p12D | 1861 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 85, p10D | 1866 | 2 | 2 | 4 | 6 MI 96, p12D-p13G | 1872 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 106, p10D | 1876 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 118, p10D | 1881 | 1 | 1 | 2 | 6 MI 131, p10D | 1891 | n. i. | n. i. | n. i. | 6 MI 150, non individualisé | 1901 | 1 | 0 | 0 | 6 MI 161, p11G ; maison sans occupants | 1921 | n. i. | n. i. | n. i. | 6 M 358 ; famille Lagarde probablement à Constant | 1926 | 1 | 1 | 2 | 6 M 378, p03D | 1931 | 1 | 1 | 2 | 6 M 402, p03G | 1936 | 1 | 1 | 4 | 6 M 422, p03D | 1946 | 1 | 1 | 4 | 106 W 71, p02G | n. i. : lieu non individualisé dans les listes de cette année. Un zéro n'est employé qu'en 1901, où la maison figure explicitement sans occupants. Les années non disponibles (1836-1846, 1886, 1896, 1906, 1911) ne figurent pas dans ce tableau. Aujourd'huiDeux secteurs, une adresse 19,6 hectares répartis en deux polygones cadastraux Le relevé spatial du 23 septembre 2026 distingue, sous le même nom, deux secteurs : Secteur | Section | Surface | Parcelles | Bâtiments en dur | Le Brodas-Nord | B | 8,49 ha | 15 | 2 | Le Brodas-Sud | C | 11,13 ha | 9 | 1 | Total | B et C | 19,62 ha | 24 | 3 | Deux adresses de la Base adresse nationale relèvent du Brodas-Nord : 95 et 397, route de la Voie Romaine. Le point de repère du lieu-dit correspond à l'adresse 397 et à la parcelle B 603. La BD TOPO compte, sur l'ensemble des deux polygones, trois bâtiments d'une emprise totale d'environ 266 m², dont deux classés résidentiels ; elle renseigne deux logements. Aucun propriétaire ni occupant actuel n'est identifié ici. Source secondaire Le registre parcellaire graphique 2024 fait apparaître 7,34 ha déclarés à usage agricole dans les deux secteurs : 4,21 ha de prairie permanente et 3,13 ha de sorgho. Le zonage du PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le secteur entre environ 10,24 ha en zone N et 9,38 ha en zone A, le point du lieu étant en zone A. Un fait d'équipement est précisément localisé et daté : dans son bilan des investissements de 2015, publié en janvier 2016, la commune signale que des fuites répétées ont conduit au déplacement de la canalisation d'eau desservant « Le Brodas/Constant », travaux réalisés par l'entreprise Montastier et financés par le syndicat d'eau potable. Cette mention prouve une intervention sur le réseau, pas la date de son installation initiale. Lu dans le bulletin municipal Aucun monument ou objet patrimonial spécifiquement attribué au Brodas n'a été identifié dans les bases consultées ; ce constat ne signifie pas que le lieu soit dépourvu de bâti ancien ou d'intérêt. Un établissement individuel actif dans les transports, créé fin janvier 2026, y est enregistré par le répertoire des entreprises ; son existence administrative seule est retenue. BilanCe qui est acquis, ce qui reste ouvert Aucune chaîne de propriété, mais une occupation bien datée depuis 1851 Le Brodas est solidement documenté comme lieu habité à partir de 1851, avec un ménage Malaure venu des Quatremailles. L'établissement compte exceptionnellement deux ménages en 1866, est recensé sans habitants en 1901, puis accueille au XXe siècle la famille Lagarde et le ménage de sa fille Yvonne Grellety. Une lecture ancienne proposée pour 1690 demeure incertaine : elle est conservée comme piste, sans servir à fabriquer deux siècles de continuité. Aucune chaîne successorale n'est démontrée entre Malaure, Lagarde et Grellety. L'occupation par des familles successives et les liens de parenté déclarés dans les recensements ne remplacent pas des actes de propriété. La deuxième maison de 1866, la date de construction du noyau, l'identité de la veuve de 1887 et les mariages des générations Lagarde-Grellety restent les principales questions ouvertes. Sur les quinze faits clés du dossier, treize sont confirmés sans changement et deux lectures ont été corrigées (l'âge de Jean Lagarde en 1910, son année de naissance en 1931) ; le nom de 1690, lui, reste sans verdict possible à la résolution d'image disponible. À consulter en salle 63 P 704 63 P 2192Matrices des propriétés bâties et non bâties, 1826 et 1882 : rechercher Malaure, dater une éventuelle construction, distinguer propriétaire et occupant. 63 P 1547/1-3Matrices non bâti et bâti, 1910-1955 : suivre les comptes Lagarde et Grellety, la deuxième maison ou dépendance, les mutations de la première moitié du XXe siècle. 63 P 1716État de sections A à E, sans date : noms de terres et propriétaires du secteur B2/C1, report sur le cadastre rénové. 183 Q · 178 QTables des successions et absences, mutations par décès du bureau de Lalinde : héritiers de Jérôme Malaure (1883) et de Marguerite Lambert (1887). 179 Q · 180 Q 176 Q · 421 QAcquéreurs et vendeurs, actes civils publics, baux : installation des Malaure entre 1848 et 1851. 181 QContrats de mariage de Lalinde : mariages de Marie Fourquier/Foulquier avec François Libersac puis Jean Lagarde, et de Marie Libersac avec Jean Lagarde le jeune. État civil post-1922Mariage d'Yvonne Lagarde et d'un Grellety avant 1936 ; décès de Jean Lagarde entre 1936 et 1946 : ces actes résoudraient l'écart Henri/François. 5 E 409/2Baptême du 15 mars 1690 : exemplaire matériel ou double communal à localiser pour trancher la graphie du village. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_cambout/ — Le Cambout en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Cambout en Villadeix Au pied du coteau, une longue bande de terres accompagne les courbes de la Louyre. Le plan cadastral de 1824 en dessine les parcelles, sans inscrire le nom du Cambout ni y montrer de maisons. Les photographies suivent ensuite les champs, les prés et les arbres de la rive. À l'extrémité orientale, un lavoir couvert donne un visage à ce petit terroir dont les propriétaires anciens restent à retrouver. 44,91952° N — 0,67904° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre actuel section E · ≈ 6,9 ha · 21 parcelles Altitude au point repère ≈ 91 m (IGN) 1824Non nomméle terrain est dessiné sur E2 ; le nom de lieu n'y est pas inscrit Relevé de 2026LE CAMBOUTcadastre numérique, commune 24405 Relevé de 2026Le CamboutBase Adresse Nationale ; ancienneté de cette forme non établie En bref Le Cambout est une longue bande de terres d'environ 6,9 hectares, sur la rive droite de la Louyre, au pied du coteau. Le plan cadastral de 1824 dessine ses parcelles jusqu'au bord de l'eau, sans y montrer de maison ni y écrire le nom du Cambout. Aucune famille résidente n'est établie ici et la première mention ancienne du nom reste à trouver : les actes de 1678 aux noms voisins concernent un autre lieu, dans la paroisse de Sainte-Foy-de-Longas. Les photographies aériennes montrent ensuite des champs, des prés et des arbres le long de la rivière. À l'extrémité nord-est, un lavoir couvert est photographié en 2008, sans que sa date de construction soit connue. Le nom pourrait venir d'un mot occitan désignant un terrain d'alluvions, mais ce n'est qu'une piste. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteEntre coteau et rivière Un nom posé sur des terres Le Cambout s'étire au sud-ouest du bourg, sur la rive droite de la Louyre. Son périmètre cadastral suit le pied du versant au nord-ouest et les inflexions de la rivière au sud-est ; il atteint, au nord-est, le pont de la route de la Motte Castrale. Les quelque 6,9 hectares forment surtout une bande de champs et de prés. Le grand bois qui domine cette bande est, pour l'essentiel, en dehors du lieu-dit. Cadastre · images IGN Le périmètre cadastral actuel, ajouté en jaune sur l'orthophotographie IGN (photo aérienne). Nord en haut. Le contour vient du fichier officiel de la commune 24405 ; la date précise du cliché n'est pas établie. Cette limite actuelle n'est pas une limite de propriété ancienne. Les vingt et une parcelles modernes appartiennent à la section E. L'altitude d'environ 91 mètres correspond au point de repère du lieu-dit, au milieu du lieu, et non à une mesure uniforme de toute la vallée. Aucun ménage n'est rattaché au Cambout dans le relevé des mentions du lieu : aucune histoire de famille résidente n'est donc établie ici. Cela ne signifie ni que ces terres étaient sans propriétaires, ni que le lieu est aujourd'hui entièrement dépourvu de bâtiments. Le nomUne piste occitane La terre du fond de vallée ? Le rapprochement avec l'occitan cambon, également représenté par des noms de terres Cambou, est plausible. Dans son étude de 1987, Ernest Nègre décrit un terrain d'alluvions bordant un cours d'eau, cultivé ou occupé par un pré. Cette situation convient au Cambout de la Louyre. Nègre, « Cambon, Chambon en France », p. 145. Rapprochement proposé Il manque cependant une série de formes écrites anciennes pour démontrer cette origine locale et expliquer le t final. « Cambou » n'est pas une forme ancienne attestée de ce lieu dans les pièces retenues. L'étymologie proposée ne permet pas davantage de dater sa mise en culture ou d'y supposer une occupation antique. 1678 · recherchesLes noms voisins Le piège de Camberou La recherche dans les registres paroissiaux et l'état civil fait remonter des Cambou, Cambrou et Camberou. Deux actes lus sur les images sont concernés : le 6 mars 1678, un parrain réside dans un moulin ; le 20 septembre 1678, une défunte et son mari sont rattachés à un village. Dans les deux cas, le curé écrit explicitement « paroisse de Ste Foy de Longa ». Ces mentions concernent un autre lieu. 5 E 409/1 · vues 436, 452 AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 452, page gauche. Lu « Camberou [?] » (« [?] » : lecture incertaine), là où un relevé ancien proposait « Cambrou ». La paroisse de Sainte-Foy-de-Longas est lisible : cet acte ne fournit pas des habitants au Cambout de Saint-Félix. Une autre lecture « Camberou [?] », le 28 août 1758, reste brouillée par l'encre traversant le papier (5 E 409/3, vues 183-184). Elle est conservée comme piste, sans identification au Cambout. L'index de Gourgues (1873) ne fournit pas d'entrée sous Cambout ni sous les variantes proches recherchées. Ce sont les limites des documents consultés : la première attestation ancienne du nom reste à trouver. Recherche ouverte XVIIIe–XIXe s.Le terrain sur les cartes En 1824, des parcelles jusqu'au bord de l'eau Le tableau d'assemblage donne la date du levé : « Terminé Sur le Terrain Le 10 aout 1824 » (AD24, 3 P 3 4616). La vallée apparaît sur la deuxième feuille de la section E, dite de Caveroque, au 1/2 500 (3 P 3 4626). Dans le secteur correspondant au Cambout, des parcelles allongées descendent vers le cours d'eau, écrit « Louire ». Un chemin longe leur bord supérieur. Aucune emprise bâtie carmin n'y est dessinée. Lu sur le plan AD24, 3 P 3 4626, détail de la feuille E2. Les numéros 663 à 668 sont des repères lisibles dans la bande centrale. Ils serviront à retrouver les articles de l'état de sections (liste des parcelles et de leurs propriétaires) ; une concordance parcelle par parcelle avec le cadastre actuel reste à établir. « Le Cambout » n'est pas écrit sur cet extrait. Le plan montre aussi plusieurs bras d'eau et des découpages que la photographie actuelle ne reproduit pas tous à l'identique. Il ne donne ni le propriétaire, ni la culture de chaque parcelle, ni la fonction certaine de chaque branche hydraulique. On ne peut donc transformer ces dessins en preuve d'un moulin au Cambout, ni appeler toutes les parcelles « prés » sans consulter l'état de sections. Cassini, XVIIIe siècle. Le secteur est sans nom Cambout ni symbole de hameau identifiable à cet emplacement. Le moulin figuré vers le sud-ouest est un repère voisin, pas une preuve pour ce lieu. État-major, XIXe siècle. Le fond de vallée est figuré en vert, lecture compatible avec des prairies. Aucun nom Cambout ni groupe de maisons n'y est identifié. Date précise de la minute non établie. Le silence de ces cartes à petite échelle ne date pas la naissance du nom. En revanche, la finesse du parcellaire de 1824 permet de documenter un espace de terres sans groupe bâti représenté, bien avant sa photographie. XXe–XXIe s.Champs, prés et lavoir Une bande agricole qui reste ouverte Les deux mosaïques aériennes historiques de l'IGN montrent de petites unités de culture, des espaces herbeux et des arbres alignés près de la rivière. Sur la plus ancienne, le coteau présente un couvert plus discontinu que sur la vue récente. La bande du Cambout demeure ouverte entre ce versant et la rive arborée. Les fichiers appartiennent aux couches 1950-1965 et 1965-1980 : leurs noms ne permettent pas d'affirmer que les clichés ont été pris exactement en 1950 et en 1965. Images comparées IGN, couche 1950-1965. Le fond de vallée et la bande au pied du coteau ; jour et année du cliché non identifiés. IGN, couche 1965-1980. Même fenêtre de 700 mètres environ. La comparaison décrit le paysage ; elle ne date pas précisément les changements. Le lavoir au pont Au nord-est, la BD TOPO situe un lavoir à proximité immédiate du pont, sur la bordure du périmètre cadastral du Cambout. Une photographie de Père Igor, datée du 28 septembre 2008, montre la couverture de tuiles, la charpente ouverte et le bord aménagé de la rivière. Elle prouve son existence à cette date ; aucun document consulté ne date sa construction ou sa restauration. Photographie · repérage IGN Le lavoir sur la Louyre, 28 septembre 2008. Photo Père Igor, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Image redimensionnée et recompressée, sans recadrage ; version diffusée sous la même licence. Aujourd'hui Le nom est conservé par le cadastre numérique et par la Base Adresse Nationale, qui rattache au Cambout le 281, route de la Motte Castrale. La vue aérienne montre une construction et une cour à cette extrémité. Les bases du bâti divergent : le croisement cadastral fourni ne compte aucune emprise, tandis que la BD TOPO en compte une. Le « zéro » d'une base ne doit donc pas être lu comme une absence matérielle de construction. Le croisement du registre parcellaire graphique 2024 avec le lieu-dit relève environ 4,52 hectares déclarés : 3,26 de cultures pérennes à forte biomasse, 1,17 de prairie permanente, et de très petites surfaces temporairement non exploitées ou en maïs. Le code de culture ne distingue pas l'espèce cultivée dans la première catégorie. Ces données décrivent l'usage agricole déclaré en 2024, sans identifier un propriétaire ni une culture des siècles précédents. RPG 2024 · relevé spatial Les preuvesCe qui est daté Les jalons, avec leur portée Date | Pièce | Ce qu'elle établit | 1678 | 5 E 409/1 vues 436, 452 | Un autre lieu, paroisse de Sainte-Foy-de-Longas. Lecture incertaine ; attribution au Cambout écartée. | 1824 | 3 P 3 4616 3 P 3 4626 | Le terrain : parcelles et rivière, sans nom Cambout ni bâti représenté dans le secteur. | 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Paysage agricole observé ; dates exactes des prises de vue inconnues. | 2008 | Photo Père Igor 28 septembre | Lavoir couvert photographié ; date de construction inconnue. | 2024 | RPG relevé spatial | Cultures et prairies déclarées ; aucune rétroprojection sur les usages anciens. | 2026 | Cadastre numérique et BAN | LE CAMBOUT / Le Cambout : nom conservé. Date d'apparition du nom de lieu non établie. | À poursuivreLes propriétaires et le nom Passer du plan aux registres fonciers La prochaine pièce décisive serait un article cadastral donnant ensemble le nom de la terre, son numéro, sa nature et son propriétaire. Les cotes suivantes figurent dans l'inventaire des Archives de la Dordogne ; les registres eux-mêmes n'ont pas été consultés. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l'inventaire. Chercher la bande de vallée de la feuille E2, notamment les numéros 663 à 668 : le nom Cambout y figure-t-il ? Quelles natures de culture et quels propriétaires sont indiqués ? 63 P 704Matrice de 1826 (registre des propriétaires) : retrouver les comptes des propriétaires identifiés dans l'état de sections et suivre les mutations. Ne pas confondre ses numéros anciens avec les numéros modernes. 63 P 1547/1-2Matrices non bâties, 1914-1955 : suivre les terres, les changements de nature et les renvois de comptes ; rechercher la continuité du nom. Mairie · cote à établirDélibérations, devis et factures concernant le lavoir et le pont de la Louyre : construction, entretien, restauration. Leur présence dans les archives communales reste à vérifier. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_chene/ — Le Chêne en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Chêne en Villadeix Au sud de Saint-Félix, Le Chêne désigne aujourd’hui une maison isolée, au bout d’un chemin, entre les bois et les terres du Cirier. Le plan cadastral de 1824 laisse son emplacement présumé sans nom ni bâtiment figuré. Une toiture apparaît clairement sur la photographie aérienne du milieu du XXe siècle. Le nom lui-même est attesté dans un bulletin municipal de janvier 2013 ; ses origines plus anciennes restent à établir. 44,91147° N — 0,67423° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D · Le Cirier-Ouest Altitude du bâti ≈ 150 m JANVIER 2013Le chênebulletin municipal, vue PDF 7 RELEVÉ 2026le ChênePlan IGN et BD TOPO En bref Le Chêne est aujourd’hui une maison isolée, au bout d’un chemin, entre les bois et les terres du Cirier. Le plan cadastral de 1824 ne montre, à son emplacement présumé, ni nom ni bâtiment. Une longue toiture apparaît nettement sur la photographie aérienne du milieu du XXe siècle. Le nom lui-même est attesté en janvier 2013 dans un bulletin municipal, qui le présente comme un lieu de résidence. Ses origines plus anciennes restent à établir : l’idée d’un chêne servant de repère est plausible, mais rien ne la prouve, et aucune famille ancienne n’est démontrée. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteAu bord des bois Une maison à l’écart du Cirier Le chemin vient de l’est, contourne une prairie et s’arrête devant une longue toiture. Les bois enveloppent la maison à l’ouest et au nord ; une petite clairière s’ouvre au sud. Plus au nord-est, la carte distingue la Grange du Cirier. Le Chêne est donc un emplacement bâti individualisé, même si les documents consultés ne lui attribuent aucun ménage sous ce nom. Cartes et images consultées Plan IGN, copie consultée en septembre 2026. Le nom « le Chêne » accompagne la maison ; « Chemin des Chênes » désigne la desserte à l’est. Nord en haut. Le cadastre actuel n’individualise pas de lieu-dit « Le Chêne » : le point du nom et la maison appartiennent au secteur LE CIRIER-OUEST. Le bâtiment principal se trouve sur la parcelle actuelle D 57. L’IGN donne au sol du bâtiment résidentiel une altitude comprise entre 149 et 150,7 mètres. Ces données décrivent le site ; elles ne donnent ni sa population, ni son histoire de propriété. Données cadastrales et IGN Le nomUn arbre pour repère ? Un sens clair, une origine encore ouverte Dans sa forme française actuelle, Le Chêne désigne l’arbre. Un chêne servant de repère pourrait avoir donné son nom à la terre, puis à la maison : c’est une explication plausible, mais aucun document consulté ne désigne cet arbre, son emplacement ou son âge. Le singulier ne permet pas davantage de reconstituer une ancienne chênaie. Origine supposée L’occitan possède notamment les mots casse et garric pour le chêne, documentés par l’Institut occitan de l’Aveyron. Cette comparaison de vocabulaire ne prouve pas qu’un de ces mots ait été employé ici. Les variantes le Chaîne et le Chesne, proposées par le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, restent sans attestation locale datée dans ce dossier. XVIIe–XIXeLes indices anciens Des lectures incertaines, puis des terres sans nom Deux lectures proposées par des relevés anciens sont incertaines. Au 2 septembre 1668, un domicile de témoin a été proposé comme « Ch[es]ne [?] » (« [?] » : lecture incertaine) : l’encre très effacée ne permet pas de confirmer cette lecture (AD Dordogne, 5 E 409/1, vues 34–35). Le 18 pluviôse an III, soit le 6 février 1795, un acte nomme le cordonnier Jean Lacoste, mais son domicile demeure empâté et indéchiffrable avec sûreté (5 E 409/4, naissances de l’an III, vue 10 gauche). Aucun de ces hommes ne peut être présenté comme habitant du Chêne. Rattachements non établis Sur Cassini, le secteur recherché est une croupe marquée de hachures et de petits arbres. On n’y lit pas le nom du Chêne, et aucun signe d’habitation n’a été identifié à cet emplacement. C’est le silence d’une carte à petite échelle, pas une preuve que toute la terre était alors inhabitée. Cassini, XVIIIe siècle, diffusion IGN. Des bois dans le secteur, aucun nom « Le Chêne » repéré. Les décalages de cette carte empêchent une identification à la parcelle. 1824 : le premier dessin parcellaire La feuille D, première division, dite du Cirier montre, dans le secteur présumé du Chêne, des pièces de terre au sud d’un chemin transversal. Le recadrage permet de lire les numéros 180, 181, 182 et 183. Il ne porte ni le nom recherché, ni masse bâtie coloriée. Le rapprochement géographique est indicatif : la correspondance exacte avec la parcelle actuelle D 57 reste à établir. Il serait donc prématuré de transformer cette observation en date certaine de construction. Plan luEmplacement approximatif AD Dordogne, 3 P 3 4623, cadastre de 1824. Secteur présumé du Chêne. Les numéros sont ceux du plan ancien ; ils ne doivent pas être confondus avec la numérotation actuelle. Une maison anonyme sur l’État-major La carte de l’État-major figure un petit bâtiment carmin à l’ouest du Cirier, dans la même bande de terrain entre deux vallons. Il pourrait correspondre au Chêne. Toutefois, la carte ne le nomme pas et sa position est décalée par rapport aux données actuelles : le symbole est certain, son identification reste possible seulement. La date précise du levé local n’a pas été retrouvée. Identification possible État-major, série 1820–1866, diffusion IGN. Le petit rectangle rouge au centre est l’indice retenu. La fourchette désigne la série cartographique, pas une date de construction. La recherche dans l’index de Gourgues, complétée par la séquence des entrées Chen- du Dictionnaire topographique de la Dordogne (1873, p. 75), n’a pas livré de notice du Chêne rattachée à Saint-Félix. Aucune famille ni propriété ancienne n’est ainsi démontrée par ces sources. XXe siècleLa maison apparaît Une toiture dans une petite clairière Avec les photographies aériennes, la localisation devient beaucoup plus sûre. La couche IGN couvrant 1950–1965 montre déjà une toiture allongée à l’emplacement bâti actuel. Des pièces agricoles de petite taille et des alignements d’arbres occupent le voisinage. Sur la couche 1965–1980, la desserte par l’est et la clairière sont plus nettes. Ces deux vues établissent la présence du bâti au milieu du XXe siècle ; elles ne renseignent ni le nom de la maison à cette date, ni ses occupants. Photographies lues Couche IGN 1950–1965. Toiture au centre de l’extrait. La date précise du cliché n’est pas établie. Couche IGN 1965–1980. Le chemin rejoint clairement la maison. Même cadrage et nord en haut. Le détail qui traverse ces images est cette petite ouverture dans les bois, prolongée vers l’est par les terres dégagées. La photographie récente conserve cette organisation. La ressemblance des emplacements ne suffit cependant pas à garantir que tous les murs visibles aujourd’hui sont ceux de la première photographie. 2013–2026Un nom et une habitation Le Chêne entre dans les documents municipaux Le bulletin Vivre à St Félix de Villadeix de janvier 2013 porte l’orthographe « Le chêne » dans sa rubrique d’accueil des nouveaux habitants. Cette mention, lue sur la vue 7 du PDF, prouve à la fois l’usage du nom et sa fonction de lieu de résidence. Elle ne date pas la création du lieu. Bulletin municipal original. Lu sur l’image Dans les données IGN consultées en septembre 2026, le Chêne est enregistré comme lieu-dit habité. Les trois objets bâtis relevés à proximité comprennent un bâtiment résidentiel et des annexes. C’est pourquoi l’absence de ménage individualisé dans le relevé des recensements doit être formulée précisément : aucune population n’y a été rattachée sous ce nom, ce qui ne signifie pas que la maison ait toujours été vide. Orthophotographie IGN (photo aérienne), copie consultée en septembre 2026. Le bâti demeure au bout du chemin. Le millésime de prise de vue n’étant pas établi, l’image n’est pas datée « 2026 ». Date ou période | Ce qui est établi | Référence et preuve | 1824 | Secteur présumé sans nom du Chêne ni bâtiment colorié. | 3 P 3 4623, D1 ; plan lu, localisation indicative. | XIXe siècle | Un bâtiment anonyme pourrait être celui du Chêne. | État-major ; symbole lu, attribution incertaine. | 1950–1965 | Toiture visible à l’emplacement actuel. | Photographie IGN ; présence bâtie certaine. | Janvier 2013 | « Le chêne », lieu de résidence. | Bulletin municipal, vue PDF 7 ; mention certaine. | Relevé 2026 | « le Chêne », lieu-dit habité dans Le Cirier-Ouest. | IGN et cadastre ; données directement consultées. | La suiteRetrouver la maison Passer du plan aux propriétaires La priorité est de relier la parcelle bâtie actuelle D 57 aux anciennes parcelles de la section D, puis de suivre les entrées de constructions nouvelles. Les cotes ci-dessous figurent dans le répertoire des Archives départementales ; les registres eux-mêmes restent à consulter. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date : contrôler les anciennes parcelles du secteur 180–183 et leurs voisines, leurs noms de terres, leurs propriétaires et leur nature fiscale. 63 P 704Matrice (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : rechercher les comptes correspondants, les mutations et l’apparition éventuelle d’une maison. 63 P 2192 63 P 1547/3Matrices bâties de 1882 et de 1910–1955 : identifier le bâtiment et sa chaîne de propriété. Compléter avec les matrices non bâties 63 P 1547/1–2, 1914–1955. Mairie · CadastrePlans de rénovation, tables de correspondance et dossiers de dénomination des voies : établir le raccord avec D 57, dater l’usage du nom et celui du Chemin des Chênes. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_cirier/ — Le Cirier en Villadeix === ← Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Dossier d'archives · Dordogne Le Cirier en Villadeix Un village de maçons dès 1669, une famille titrée « de Labarthe » qui fréquente en secret une assemblée protestante dans les années 1760, une « maison de maître » nommée en toutes lettres en 1829 : voilà pour le noyau ancien. Puis les Perrot, propriétaires et maires, de 1855 à 1901 ; et les Demaison, arrivés des Alpes vers 1915-1921, seuls occupants recensés du lieu pendant tout l'entre-deux-guerres. Entre les deux, une question qui reste ouverte : par quels actes le domaine a-t-il changé de mains ? 44°54′49″ N — 0°40′46″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, Le Cirier-Est/Ouest et Fontaine du Cirier, 67,2 ha Secteur sud-ouest de la commune, hauteurs au nord de la Louyre 1669Ci[v/r]ier« village du Ci[v/r]ier » — v et r indécidables sous cette plume 1675-1707Sirie, Sirierregistres paroissiaux, plusieurs actes v. 1770le SirierCassini ; Belleyme, planche 22 1680del SirierGourgues, 1873, « Terre del Queyrou-Long » 1803-1838Siriéétat civil révolutionnaire et post-révolutionnaire 1824 →Le Ciriercadastre, section D ; puis recensements « Cirié » En bref Le Cirier est un village ancien : dès 1669, les registres y citent des ménages de maçons. Des actes de 1757 à 1769 y montrent la famille Puijaumier, dite « de Labarthe » ; l'un d'eux, en 1769, précise qu'une de ses filles avait été portée à une assemblée de protestants. En 1829, un acte parle de « la maison de maître » du village. De 1855 à 1901, la famille Perrot, propriétaire, y est présente, et l'un des siens est maire en 1889. Vers 1915-1921 arrivent les Demaison, venus des Alpes, seul ménage recensé en 1921. On ignore encore par quels actes le domaine a changé de mains, et la forme exacte du nom en 1669 (« Civier » ou « Cirier ») reste incertaine. Le siteUn village, pas un château Sur les hauteurs, au sud-ouest de la commune Le point de repère du lieu-dit place le Cirier à 44,91349 N ; 0,67931 E, sur les hauteurs au nord de la Louyre, dans le secteur sud-ouest de la commune. Le chanoine Brugière le situe, vers 1884, à 1½ kilomètre au sud-ouest du bourg, et lui attribue quatre maisons. Plan IGN et notice manuscrite lus Le plan IGN distingue aujourd'hui « le Cirier » et « la Grange du Cirier », à l'ouest ; le chemin du Cirier et le chemin des Chênes desservent les groupes bâtis. Le périmètre cadastral moderne est plus vaste que celui du seul village ancien : le relevé communal distingue Le Cirier-Est (33,85 ha, section D), Le Cirier-Ouest (23,75 ha, section D) et Fontaine du Cirier (9,60 ha, section E), soit 67,2 hectares pour les trois polygones — une étendue de noms cadastraux, pas la superficie d'une propriété unique aux limites restées fixes. Le Cirier et la Grange du Cirier sur le plan IGN actuel : deux noms de lieu voisins, à ne pas confondre avec une propriété unique. La qualification la mieux étayée pour les XVIIe-XIXe siècles est village, le terme même des registres : plusieurs maisons, plusieurs ménages. Une maison de maître y coexiste avec des exploitants, des métayers (cultivateurs qui partagent la récolte avec le propriétaire) et des domestiques. Aucun document consulté ne permet d'en faire un repaire noble médiéval, un château fort ou une seigneurie autonome. Registres et recensements consultés Le nomUne lecture indécidable Cirier, Sirier, Civier : ce qu'on peut vraiment lire Les formes assurées oscillent entre Cirier, Sirier, Sirié/Sirie et Cirié ; l'initiale comme la finale varient selon le scribe. Ce que la première mention ne permet pas de trancher Le 13 janvier 1669, le curé écrit deux fois, en toutes lettres, le nom du village. Une lecture ancienne y voyait « Civier », corrigée depuis en « Cirier » ; mais, comparé aux mots sûrs de la même page (vicaire, village, Janvier, Courant), le groupe de traits du milieu du mot ressemble au u que ce curé emploie pour v, et non à son r. La forme « Civier » reste donc au moins aussi probable que « Cirier », sans exclure ce dernier ; le rattachement du lieu au Cirier du répertoire des lieux-dits, lui, reste très solide (mêmes familles, même voisinage, mêmes lieux-dits alentour). Forme de 1669 : « Civier » probable AD24, 5 E 409/1, vue 58 D, 13 janvier 1669. « …fils de sr Gilies Tamav̄lle le jeune, massos, et de Marie Gauvit ses père et mère habitants au village de Ci[v/r]ier. » Par la suite, une écriture beaucoup plus claire lève le doute pour les décennies suivantes : le 7 mars 1757, l'acte de baptême de Marie Puijaumier donne sans ambiguïté « village du Sirier » — preuve que la forme en r existe bien pour ce lieu, sans pour autant permettre de trancher l'orthographe du scribe de 1669. Deux formes isolées et douteuses, « Fibier [?] » (« [?] » : lecture incertaine) et « Sirrié », apparaissent ailleurs dans les registres ; elles ne sont pas versées à la liste des variantes certaines. L'étymologie n'est pas établie Le français cirier désigne un fabricant de cierges ou d'objets en cire ; ce sens lexical ne prouve rien de l'origine du nom de lieu périgourdin, et aucun artisan de ce métier n'a été identifié au Cirier dans les documents consultés. Aucune proposition propre à ce lieu n'a été vérifiée dans un dictionnaire de noms de lieux occitan : une explication par le métier, un végétal ou un patronyme serait prématurée. Étymologie non établie Une terre disparue : Queyrou-Long Gourgues imprime, dans son supplément de 1873 : « Queyrou-Long (Terre del), au vill. del Sirier, cne de Saint-Félix-la-Linde. — 1680 (Acte not.). » La ligne atteste une référence publiée à une terre du village en 1680, mais ne donne ni le notaire, ni le jour, ni les parties ; l'acte lui-même n'a pas été retrouvé. Acte de 1680 non localisé 1669-1680Les maçons Deux ménages de maçons, un père de « 98 ans ou environ » Le 13 janvier 1669, le curé baptise le même jour deux enfants de deux ménages du village. Gilies Tamarelle « le jeune », maçon, et Marie Gauvit sont les parents de Ramon, né le 3 janvier. Gilies « le vieux », lui aussi maçon, et Jeanne Gauvit/Gauvil sont ceux d'Anne, née le 25 décembre précédent — Jeanne étant en outre marraine de Ramon. Lu sur l'original Ramon Tamarelle, 13 janvier 1669 (v58 D). Anne Tamarelle, née le 25 décembre 1668, baptisée le même 13 janvier (v60 G). Trois semaines plus tard, le 6 février 1669, une sépulture relie les deux générations : Jean Tamarelle, orthographe qu'on peut aussi lire Tamaville [?], meurt le 5 dans sa maison du village, dit âgé de « 98 ans ou environ » — une déclaration approximative, pas une date de naissance établie. Les deux Gilles, maçons, y sont désignés comme ses fils. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 64 G, 6 février 1669. Décès (le 5) de Jean Tamarelle, « 98 ans ou environ » ; ses fils, les deux Gilles, maçons, sont nommés dans l'acte. Le village n'est pas fait que de maçons : en 1671, un charpentier est parrain d'un enfant Tamarelle ; les actes mentionnent aussi des laboureurs (cultivateurs), un tisserand surnommé « petit Jean » Gauville, des « pigneurs » (peigneurs) et un tailleur. Une alliance de 1688 relie le Cirier au monde des moulins — un meunier de Rabard épouse une fille du tisserand — et d'autres, en 1672, 1676 et 1680, ouvrent vers La Cabane et La Valette. Registres, 5 E 409/1 1757-1769Labarthe et le culte protestant « Sr de Labarthe » — et un baptême protestant en 1769 En mars 1757, une famille titrée s'installe dans le paysage documentaire du Cirier : Jean Puijaumier, dit « sr de Labarthe » (« sr » : sieur, titre donné à un notable), et son épouse demoiselle Jeanne Lespinasse. Le titre est confirmé dans les baptêmes de 1760, 1761, 1762, 1763 et 1769. Il est attaché à Labarthe, lieu non localisé dans ces actes, et non à un titre « du Cirier » ; les appellations de sieur et de demoiselle n'y valent pas preuve de noblesse juridique. Six actes lus Le curé note d'emblée une réserve : le couple produit, pour son mariage, un certificat non légalisé, célébré dans un « diocèse étranger » — c'est-à-dire hors de son propre diocèse, pas nécessairement hors de France. La réserve revient à chaque baptême suivant. AD24, 5 E 409/3, vue 168 D, 7 mars 1757. « Le 7e mars 1757 a été baptisée Marie Puijaumier née le quatre du courant fille à sr Jean Puijaumier sr de Labarthe et à demoiselle Jeanne Lespinasse (…) habitants au village du Sirier (…) qui se disent conjoints en légitime mariage dont ils ont produit un certificat non légalisé (…) dans un diocèse étranger. » Le jour du baptême se lit 7 : ce curé trace le 7 comme un 4 (voir les deux 7 de « 1757 » sur la même ligne), et il écrit « née cejourd'huy » quand l'enfant naît le jour du baptême — ici l'enfant est « née le quatre » et baptisée le 7. Le 30 mars 1769, leur fille Marguerite Puijaumier, née le 30 novembre 1764, reçoit un baptême sous condition : le curé précise qu'elle avait été portée à une assemblée des protestants pour y être baptisée par leur ministre. C'est une trace directe d'une pratique religieuse protestante dans l'histoire du ménage — l'acte ne localise pas l'assemblée et ne prouve donc ni temple ni réunion clandestine au Cirier même. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 310 G, 30 mars 1769. « …baptisée sous condition Marguerite Puijaumier née le trente novembre mil sept cent soixante-quatre qui fut portée à l'assemblée des protestants pour y être baptisée par leur ministre (…) » Parrain Léonard Mirabel, maître chirurgien juré de Cantelaube. La fratrie doit être reconstituée avec soin : trois baptêmes concernent des Marie différentes, en 1757, 1761 et 1762. Une Jeanne, morte en 1827 à 72 ans, révèle une fille aînée née vers 1755, en amont des actes conservés. Une mort accidentelle, 1764 Le 24 juin 1764, la sépulture de François Lambert, dix-huit ans, rapporte une mort subite « d'une chute aux environs du village du Sirier » — sans préciser d'où, ni comment. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 250 D, 24 juin 1764. « …mort subitement d'une chute aux environs du village du Sirier, âgé de dix-huit ans. » 1803-1838Des Lespinasse aux Reynier La veuve, son métayer, et un mariage qui fait le lien Jeanne Lespinasse, veuve Puygomier/Puigomier, meurt à Sirié le 4 frimaire an XII (26 novembre 1803), à neuf heures du matin, âgée de quatre-vingts ans, née à Lamonzie. L'un des déclarants, Pierre Desplad/Desplat, est expressément qualifié de « métayer de la défunte » ; le second, Ramond Fromentière, cultivateur, se dit son voisin. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/5, décès an XII, vue 3, D. Décès de Jeanne Lespinasse, veuve Puygomier ; déclarants « le citoyen Pierre Desplad (…) profession de métayer de la défunte » et « le citoyen Ramond Fromenture (…) cultivateur, voisin de la défunte ». Le 10 juin 1809, Jean Reynier Lafon, né le 7 mai 1769 à Cendrieux, épouse Marie de Puijaumier Labarthe, née au Sirié le 22 novembre 1762, fille des défunts Jean et Jeanne Lespinasse. La date de naissance donnée au mariage correspond au baptême de novembre 1762 : le lien entre l'enfant du registre et l'épouse de 1809 est établi sans ambiguïté. L'acte ne dit rien d'une dot, d'un partage ou d'une vente du domaine. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1809, vue 8, D, 10 juin 1809. Mariage de Jean Reynier Lafon et de Marie de Puijaumier Labarthe, « née au lieu du Sirié, présente commune, le vingt-deux novembre 1762, fille de feu Jean de Puijaumier Labarthe et de feue demoiselle Jeanne Lespinasse ». 1829 : « la maison de maître » Le décès du 19 mars 1829 livre l'expression la plus nette du dossier : Marie Puijaumier, épouse du sieur Reynier, avait son domicile dans « la maison de maître » du village de Sirié. L'âge déclaré, soixante-huit ans, est supérieur de deux ans à celui qu'aurait la femme née en 1762 — un écart qui n'efface pas, pour autant, le rapprochement très fort des noms et du conjoint. « Maison de maître » lue sur l'original AD24, 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1829, vue 12, D, acte 13, 19 mars 1829. « …dame Marie Puijonnier, âgée de soixante-huit ans, sans profession, ayant son domicile dans la maison de maître au village du Sirié, (…) épouse du sieur Regnier. » Le 19 août 1838 est déclaré le décès, survenu la veille, de Jean Reynier, soixante-dix ans, propriétaire agriculteur né à Cendrieux et domicilié à Sirié — mais l'acte le dit « célibataire ». L'âge et le domicile rendent très probable l'identité avec l'époux de 1809 ; la contradiction avec son veuvage attendu doit néanmoins rester visible, sans être corrigée en douce. Contradiction d'état civil maintenue Entre les Reynier et les Perrot : Brondel et Gallabert D'autres familles possèdent des biens au village avant l'arrivée des Perrot. Raymond Brondel, né au Cirier en 1806, est dit propriétaire lorsqu'il épouse Catherine Sartral le 30 mai 1833 ; son ménage se suit dans les recensements jusqu'en 1851 — une propriété Brondel attestée, sans qu'on sache si elle recouvre la maison de maître ou tout le domaine. AD24, 5 E 409/8, mariages 1833, vue 1, D, 30 mai 1833. Mariage de Raymond Brondel, « propriétaire », né au Cirier, et de Catherine Sartral, du Greil à Saint-Martin-des-Combes. En 1846, le premier ménage recensé au Cirié est celui de Louis Gallabert, cinquante-deux ans, propriétaire, avec deux fils et une domestique, Marie Chort. Aucune vente Reynier–Gallabert ou Gallabert–Perrot n'a été retrouvée : la chaîne des propriétaires reste, à ce stade, une suite de présences documentées plutôt qu'une filiation de titres. Recensement lu en entier Recensement 1846, p03 G/D. Premier ménage du quartier « Cirié » : Louis Gallabert, propriétaire, ses deux fils et sa servante Marie Chort — quatre personnes. 1855-1901Les Perrot, propriétaires et maire Deux générations certaines, une institutrice particulière, un maire Le 22 mai 1855 naît au Cirié Jean Jérôme Delrieu Perrot, fils de Jérôme Delrieu Perrot, quarante-huit ans, et de Mélina Marie Laveyrie, trente et un ans, tous deux propriétaires sans profession. Le père signe « Perrot fils » — à ne pas confondre avec un autre Perrot qui reçoit l'acte comme maire. C'est, dans les pièces consultées, la première présence certaine de la famille au Cirier. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/10, naissances 1855, vue 2, G, acte 3, 22 mai 1855. Naissance de Jean Jérôme Delrieu Perrot ; parents propriétaires sans profession, domiciliés au village du Cirié. Le recensement de 1861 montre le ménage au complet : les parents, deux garçons, et trois personnes employées — deux domestiques et Noémie Monfange, dix-sept ans, « institutrice particulière ». C'est un indice direct du mode de vie du ménage propriétaire, non la preuve d'une école ouverte au village. Lu sur l'original Recensement 1861, p06 G, page 11. Le ménage Perrot, deux domestiques, et Noémie Monfange, « institutrice particulière », 17 ans. Le fils aîné, Jean Jérôme Delrieux Perrot, et son épouse Marie Céline Coyral dirigent le ménage recensé en 1881, 1891 et 1901. Le 14 novembre 1889, l'acte de naissance de leur fils le qualifie expressément de « maire de la dite commune » — une qualité explicite et non ambiguë. Le chanoine Brugière range déjà, vers 1884, les « Perrot au Cirier » parmi les familles notables de la paroisse. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/13, naissances 1889, vue 4, D, acte 10, 14 novembre 1889. « …mariés sieur Jean Jérôme Delrieux Perrot, maire de la dite commune, âgé de trente-quatre ans, et dame Marie-Céline Marguerite Angèle Coyral. » Autour de la maison propriétaire, le village reste peuplé de ménages de cultivateurs et de métayers — Delanes, Dumont, Gautier/Gonthier, Olivier, Texier, Doyen — dont trois chefs sont expressément qualifiés de métayers au recensement de 1881, sans que leur bailleur y soit nommé. En 1901, les ménages agricoles sont Gagnaire–Julien et Pralong–Parsat, tous deux « colons » (cultivateurs qui partagent la récolte avec le propriétaire) ; les Perrot restent propriétaires exploitants, avec un domestique. Recensements consultés 1901-1922Pralong et la guerre Pierre Pralong, quatorze ans en 1901, disparu en 1914 La liste de 1901 compte, chez Jean Pralong et Marie Parsat, un fils Pierre Pralong, quatorze ans. Un acte de naissance du 29 février 1888, à Lapouleille — et non au Cirier —, concerne un Pierre, fils de Romain Pralong et Marie Parsat. La fiche matricule, numéro 659, classe 1908, bureau de Bergerac, confirme cette naissance et ces parents ; elle porte le domicile « Saint-Sauveur, canton de Bergerac » et la profession de cultivateur. Lu sur l'original AD24, 2 R 1004, Bergerac, classe 1908, matricule 659, image 359737. Le numéro matricule, imprimé en toutes lettres, est net : « 659 ». Ce soldat entre au 108e régiment d'infanterie le 8 octobre 1909, obtient son congé en 1911, est rappelé le 3 août 1914, et la fiche le porte disparu le 27 août 1914 à Belle-Épine, près de Mouzon ; un jugement du tribunal civil de Bergerac du 8 octobre 1920 fixe son décès à cette date. Le rapprochement avec l'adolescent recensé au Cirier en 1901 est très probable — même patronyme, même mère, génération compatible — mais le prénom du père (Jean au recensement, Romain sur l'acte de naissance et la fiche) reste discordant : le parcours militaire est bien établi, son rattachement précis au ménage du Cirier demeure hypothétique. Rapprochement familial très probable, non prouvé 1921-1946Les Demaison, venus des Alpes Douze personnes, un seul ménage, une origine alpine En 1921, le Cirier ne compte plus qu'un ménage recensé, douze personnes : Jean Demaison, né en 1869 à Duingt, et son épouse Angéline, née en 1870 à Évires (Haute-Savoie), avec dix enfants. Les lieux de naissance dessinent une migration en plusieurs étapes : Alice en 1897 à Montmin, Bernard en 1900 à Saint-Pierre-de-Chartreuse, Raoul et Jeanne en 1902-1903 à Corps, puis, de Paul (1907) à Raymond (1915), tous nés à La Motte-en-Champsaur (Hautes-Alpes). Recensement lu en entier ; douze personnes comptées AD24, 6 M 358, p03 D, image FRAD024_06M0358_0065. Les douze Demaison, seul ménage du Cirier en 1921 ; lieux de naissance échelonnés de la Haute-Savoie aux Hautes-Alpes. Ces naissances situent l'arrivée au Cirier après 1915 et avant le recensement de 1921, sans qu'on en connaisse le jour ni le motif ; aucun acte de vente Perrot–Demaison n'a été retrouvé. Le mariage du 15 novembre 1922 précise la condition du père : Alice Marie Demaison, née à Montmin, domiciliée au Cirier, épouse Hippolyte Purimon, propriétaire cultivateur à Cours ; ses parents sont Jean Baptiste Demaison, propriétaire cultivateur, et Angéline Chappaz, tous deux domiciliés au Cirier. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/16, mariages 1922, vue 4, G, acte 4, 15 novembre 1922. Alice Marie Demaison, « fille majeure de Jean Baptiste Demaison, propriétaire cultivateur, et de Angéline Chappaz son épouse (…) domiciliés au Cirier ». Le ménage passe à onze personnes en 1926, huit en 1931, sept en 1936 et cinq en 1946 : Jean Baptiste, ses fils Bernard, Paul et Raymond, et sa fille Jeanne, tous inscrits comme cultivateurs. Le départ d'Alice suit son mariage ; celui de Raoul est documenté à La Ruffie dès 1931. La baisse traduit donc, pour une part au moins, des départs et des installations ailleurs, pas une série de décès. Lu sur l'original AD24, 106 W 71, liste nominative 1946, p01 G. Cinq Demaison, tous cultivateurs : Jean Baptiste et ses enfants Bernard, Jeanne, Paul et Raymond. Les registres exploités ici s'arrêtent trop tôt pour suivre chaque décès, partage ou transmission Demaison après 1946. Le bâtiDu cadastre aux cartes Un grand logis en équerre, deux groupes de dépendances Le plan cadastral de 1824 porte le nom du Cirier sur la section D. La feuille détaillée D2 montre l'étiquette « Le Cirier » à droite, un grand bâtiment en équerre, numéroté 448, avec une aile en retour et une petite cour, un petit corps 449 accolé, un groupe occidental (452, deux corps séparés) et un second groupe bâti plus au sud (secteur 441-447, plusieurs petits corps serrés). Le décompte conventionnel du dessin donne environ onze corps bâtis — ce qui ne veut dire ni onze maisons, ni onze logements, ni onze familles. Plans D1 et D2 lus AD24, 3 P 3 4624, section D2, 1824. Le grand bâtiment 448 en équerre — candidat à la « maison de maître » nommée en 1829, sans identification assurée par le seul plan. La mention textuelle de « maison de maître » en 1829 confirme qu'un logis de ce statut existe alors au Sirié ; la disposition du bâtiment 448 rend son identification plausible, mais seule la liaison de la matrice cadastrale (registre des propriétaires) au plan — non encore faite — permettrait de l'assurer. Cassini, Belleyme, état-major Cassini nomme « Sirier » ; Belleyme, « le Sirier », à proximité de La Bouyguette, sur un relief descendant vers la vallée. Leur décalage avec le point IGN moderne et les symboles conventionnels ne prouvent ni déplacement du village ni existence d'une tour. Symboles cartographiques, non des preuves de bâti Cassini. « Sirier », position généralisée. Belleyme, planche 22. « le Sirier », près de La Bouyguette. L'extrait de la carte d'état-major (couverture du XIXe siècle, sans année de levé précisée dans cet extrait) rend mieux les groupes bâtis et leur séparation : un groupe principal et un groupe occidental, au milieu d'espaces cultivés et boisés. IGN/GeoPF, carte d'état-major. Persistance des groupes bâtis dans un environnement agricole compartimenté. Des photographies aériennes L'orthophotographie (photo aérienne) de la couche 1950-1965 montre le noyau central, une longue dépendance au nord, le groupe occidental, et davantage de petits corps au sud qu'aujourd'hui, au milieu de champs et de haies. L'orthophotographie récente, téléchargée en 2026, montre un logis en retour, un jardin aménagé, une piscine au nord et un terrain de sport au sud-est, un grand bâtiment au nord-est conservé, et les anciens corps nord et sud simplifiés ou disparus. Dates d'acquisition des clichés non identifiées à l'année IGN/GeoPF, couche 1950-1965. Le noyau bâti et son environnement de haies, avant les transformations récentes. IGN/GeoPF, orthophotographie récente. Le logis, le grand bâtiment nord-est, et des aménagements qui ne renseignent pas sur les occupants. Les extraits aériens couvrent la même fenêtre géographique ; les cartes anciennes ne sont pas recalées au bâtiment près. Aucune photographie de façade, carte postale localisée avec certitude ou analyse archéologique du bâti n'a été trouvée pour dater les élévations ; les recherches n'ont pas établi de cluzeau (abri creusé dans le sol ou la roche), de souterrain, de motte ou de vestige propre à ce lieu. Aujourd'huiDomaine et raisons sociales Un lieu encore habité et agricole Le Cirier reste un lieu habité et agricole, avec un noyau de domaine, des constructions secondaires et des terres portant le nom de la Fontaine du Cirier. La BD TOPO compte treize objets bâtis dans les trois polygones cadastraux, dont quatre à usage résidentiel — un comptage informatique, ni celui du village de 1824, ni une estimation de la population actuelle. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme) approuvé le 26 novembre 2024 partage ces polygones entre zones agricoles et naturelles ; deux points de repérage patrimonial se trouvent près du logis, sur la parcelle D 440, sans valoir classement au titre des monuments historiques. Repérage patrimonial, non un classement Une partie des terres du secteur de la Louyre appartient au périmètre de la ZNIEFF des coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas (zone naturelle reconnue pour son intérêt écologique) — un espace naturel plus large que les seules maisons du Cirier. Deux raisons sociales publiques prolongent l'usage du mot domaine : SCI Le Relais de Chasse, domiciliée « Domaine de Cirier » depuis 1998, et Domaine Le Cirier, constituée le 13 juin 2018, siège au « Domaine du Cirier » ; leur activité déclarée relève de la location de terrains et d'autres biens immobiliers. Une adresse de siège social n'est pas une preuve de propriété de toutes les terres portant ce nom, ni une offre de visite ou d'hébergement. Aucun particulier contemporain n'est nommé ici. Données SIRENE et registres publics Et maintenantOù chercher Ce que les matrices cadastrales peuvent encore dire L'objectif prioritaire est d'identifier les propriétaires des parcelles de 1824, puis de suivre leurs mutations jusqu'aux Perrot et aux Demaison : c'est ce que la lecture des registres paroissiaux et de l'état civil, mené jusqu'à son terme, ne peut pas donner à lui seul. À consulter en salle 63 P 1716État des sections A à E : relever D195, D448, D449, D452 et les parcelles bâties du groupe D441-447 ; nature, propriétaire et contenance. Localiser Queyrou-Long si le nom subsiste. 63 P 704 (matrice 1826)Ouvrir les comptes Puijaumier/Labarthe, Reynier, Brondel, puis suivre les renvois et mutations vers Gallabert et Perrot. 63 P 2192 (matrice 1882)Identifier le logis, les maisons des exploitants, leurs natures fiscales, augmentations et diminutions et leurs propriétaires. 63 P 1547/1-3 (1910-1955)Rechercher la mutation Perrot/Demaison, les bâtiments retirés ou ajoutés, et la correspondance entre les deux maisons fiscales du récapitulatif de 1946 et la seule maison occupée. II C 1332-1370 contrôle des actes de Monclard, 1732-1791Rechercher Jean Puijaumier sieur de Labarthe et Jeanne Lespinasse : mariage, achats, baux, obligations, testaments ; relever notaire et parties pour demander la minute. 24 U 34 Me Bézenac EymericCibler 1803 et le mariage Reynier-Labarthe du 10 juin 1809 : succession, contrat éventuel, partage ou procuration. 176 Q à 183 Q 421 Q, enregistrement de LalindeDemander les tables et volumes correspondant aux décès de 1827, 1829, 1838, 1877, et aux périodes de transition avant 1855 et entre 1901 et 1921. 109 AP Archives nationalesPapiers Gourgues : rechercher la note ou copie ayant fourni « Terre del Queyrou-Long », acte notarié de 1680. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_fontagnal/ — Le Fontagnal en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Fontagnal en Villadeix Au nord-ouest du bourg, Le Fontagnal étend ses bois entre La Forêt et les terres du Prapalou. En 1824, le géomètre y dessine des parcelles et des chemins, sans inscrire le nom dans le secteur repéré. Les photographies retrouvent les bois, les trouées, puis les installations agricoles de la lisière. Une mention explicite de 2020 donne enfin deux numéros de parcelles à ce nom dont l’origine reste à éclaircir. 44,93369° N — 0,66585° E Saint-Félix-de-Villadeix · Dordogne · 24405 Cadastre section A · 33 parcelles · 24,39 ha Altitude au repère ≈ 162 m · modèle IGN 24 NOVEMBRE 2020Le Fontagnalcompte rendu communautaire, p. 13 CONSULTÉ EN 2026LE FONTAGNALpolygone cadastral, section A En bref Le Fontagnal est un vaste lieu boisé, à environ 1,7 km au nord-ouest du bourg ; le contour cadastral actuel couvre 24,39 hectares. Sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), on ne voit que des arbres, et sur le plan cadastral de 1824 des parcelles et des chemins, sans le nom. Les photographies aériennes de 1950 à 1980 montrent surtout des bois, avec des trouées et des terres ouvertes. Le nom apparaît par écrit le 24 novembre 2020, pour deux parcelles, A 298 et A 300. Aujourd’hui, on y compte deux constructions légères, dont un bâtiment agricole d’environ 287 m². L’origine du nom, peut-être liée à un terrain humide, reste une simple hypothèse. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteDes bois et des terres Un lieu étendu, à l’écart des maisons Le point de repère retenu pour Le Fontagnal se trouve à environ 1,7 km au nord-ouest du bourg. C’est le centre géométrique du lieu cadastral, au milieu des bois : il ne désigne ni une maison ni une fontaine. Plantarougé est au nord, La Forêt à l’ouest, Le Prapalou à l’est. Le contour cadastral actuel couvre 24,39 hectares, répartis en 33 parcelles de la section A.Données du cadastre Le périmètre actuel. Cadastre Etalab sur orthophotographie (photo aérienne) IGN ; annotations de 2026. Le point est un repère géographique. En jaune, les deux parcelles nommées dans le document de 2020. Nord en haut ; date exacte de la photographie non établie. Le nomLa piste de l’eau Un sol humide dans le souvenir du nom ? L’occitan fontanal désigne, chez Cantalausa, un terrain rendu boueux par une source non canalisée. Ce rapprochement fournit une piste ; son application au Fontagnal reste hypothétique. Il manque des graphies anciennes, une prononciation locale et une source précisément identifiée.Hypothèse Cantalausa, Diccionari general occitan, deuxième édition, p. 493, colonne droite. Entrée lue sur l’image ; il s’agit d’un mot du lexique, pas d’une notice sur ce lieu périgourdin. Aucune fontaine n’a été reconnue à cet endroit sur le plan de 1824. L’index de Gourgues (pages 122–123) ne contient pas d’entrée Fontagnal. Les autres noms en Font- ne peuvent lui être rattachés sans preuve. La date la plus ancienne retenue pour le nom lui-même est ici 2020 : une borne documentaire, sans indication de son âge réel. XVIIIe siècleLe terrain avant le nom Des arbres sur Cassini Dans le secteur rapproché du Fontagnal, Cassini grave des arbres et les hachures du relief. Aucun nom ni signe d’habitat ne désigne le lieu. L’image donne un environnement boisé ; la précision de cette carte ne permet pas d’y reporter les limites des 33 parcelles actuelles.Lu sur l’image Cassini, XVIIIe siècle, extrait diffusé par l’IGN. Le secteur se situe dans les bois au nord de la route oblique. Localisation approximative : l’absence du nom sur la carte ne prouve pas son absence dans l’usage. 1824Parcelles et chemins Le géomètre dessine les pièces, sans les nommer Le tableau d’assemblage date l’achèvement du cadastre sur le terrain du 10 août 1824. La feuille A2 appartient à la section dite de « LAVERNELLE » ; Delord, géomètre de deuxième classe, l’a levée au 1/2 500. Au sud-ouest de cette feuille, le calage du point moderne conduit près des numéros 515, 516, 519 et 532.Position approximative AD Dordogne, 3 P 3 4618, feuille A2. Cercle ajouté au repère moderne approximatif ; aucun nom Fontagnal écrit. La date se lit au cartouche du tableau d’assemblage, 3 P 3 4616. Des pièces allongées, notamment les 534 à 539, bordent le côté ouest ; plusieurs passages dessinés en double trait desservent le terrain. Le petit rectangle 533 est une parcelle sans remplissage de bâtiment. Aucun bâti coloré n’apparaît dans le recadrage examiné.Lu sur l’original Le nom manque, et la nature fiscale des terres aussi. Pour savoir quelles pièces étaient bois, prés ou cultures, et qui les possédait, il faut l’état de sections (le registre qui décrit chaque parcelle et son propriétaire). Le calage, dont les écarts atteignent plusieurs dizaines de mètres par endroits, ne remplace pas une table de correspondance cadastrale. XIXe–XXeBois et trouées Un couvert qui change d’aspect L’État-major retrouve les bois et les chemins, sans maison ni nom Fontagnal au point rapproché. Une cote voisine paraît se lire 168 [?] (lecture incertaine) ; elle ne donne pas l’altitude du repère moderne. Le mot Tumulus, plus au sud dans l’extrait, ne doit pas être transformé en vestige du Fontagnal. État-major, XIXe siècle. Couche IGN 1820–1866 ; année du levé local non établie. Lu sur l'image, rapprochement géographique approché. Les deux mosaïques photographiques historiques montrent un couvert dominant, des trouées et des terres ouvertes à l’est. Sur la seconde, une surface claire parcourue de pistes se distingue au sud-est. On voit une différence de paysage, sans pouvoir en dater l’intervention ni en établir la cause.Lu sur les images IGN, mosaïque 1950–1965. Les trouées interrompent le couvert. Fenêtre d’environ 700 m, nord en haut. IGN, mosaïque 1965–1980. Même fenêtre. Ces intervalles sont ceux des produits IGN ; les dates exactes des clichés restent à identifier. Les images récentes gardent les bois, avec des éclaircies et une lisière agricole. Cette succession documente un paysage largement boisé ; elle ne démontre pas que chaque parcelle l’a été sans interruption. 2020 →Le nom dans un acte public A 298 et A 300, au Fontagnal Le 24 novembre 2020, le conseil communautaire étend un droit de préemption pour un projet économique et agricole. Le compte rendu classe A 298 et A 300 au Fontagnal parmi les propriétés non bâties. La mention lie sûrement le nom à des parcelles ; elle ne prouve ni acquisition ni réalisation du projet.Lu sur le document officiel CCBDP, conseil du 24 novembre 2020, p. 13. Extrait limité aux références parcellaires ; décision p. 12, date p. 1. Aujourd’hui : des installations agricoles, aucun chiffre d’habitants établi Dans le périmètre, les données cadastrales décrivent deux constructions légères, sans emprise classée en dur. La BD TOPO y distingue un bâtiment agricole d’environ 287 m². Les bases ne découpent ni ne qualifient les objets de la même façon ; les bâtiments voisins hors du contour ne sont pas ajoutés au lieu. Le champ « nombre de logements » de cet objet IGN est non renseigné. Il ne permet aucun décompte d’habitants. Aucun ménage n’est rattaché au nom dans le relevé des recensements, et aucune mention sûre du lieu n’a été retrouvée dans les relevés bruts des registres paroissiaux et de l’état civil interrogés. Ce sont des limites des sources disponibles, sans preuve d’une absence d’habitat à toutes les époques.Population inconnue Repère | Lecture | Portée | 1824 | Pièces numérotées, sans nom dans le secteur | Terrain rapproché par calage ; aucune attestation du nom | 2020 | Le Fontagnal, A 298 et A 300 | Attestation textuelle sûre | 2026 · consultation | LE FONTAGNAL, 24,39 ha | Périmètre numérique actuel ; ancienneté du nom inconnue | À poursuivreLes terres et leurs noms Retrouver le Fontagnal dans les matrices La prochaine étape est parcellaire. Il faut faire correspondre les pièces anciennes, leurs noms et les comptes de propriétaires avant de chercher les actes notariés. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans l’inventaire : noms et natures des pièces autour de 515–519 et 532–539, après contrôle du calage. 63 P 704Matrice de 1826 : propriétaires et mutations, en partant des références de l’état de sections. 63 P 1547/1–2Matrices du non-bâti, 1914–1955 : permanence du nom, changements de nature, renvois de comptes. Mairie · cadastreFeuille A2 rénovée et table de correspondance des numéros. La feuille A1 de 1956 disponible localement ne couvre pas Le Fontagnal. Minutes notarialesVentes, partages et confronts à rechercher une fois les propriétaires anciens identifiés. Aucune minute précise n’est encore localisée. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_juge/ — Le Juge en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Juge en Villadeix Neuf hectares et demi de bois et de terres sur le versant nord d'un petit vallon — et, juste de l'autre côté du ruisseau, un vrai village qui porte le même nom, mais qui n'est pas dans la même commune. Depuis 1669, les registres racontent des Langlade, des Gauville, des Meynardie « frère et sœur » qui habitent tous l'autre Juge, celui de Saint-Marcel-du-Périgord. Deux actes de l'an II, en pleine Révolution, viennent pourtant placer une naissance et une mort « au lieu du juge de cette commune » — de Saint-Félix. La contradiction n'a pas été résolue ; ce dossier la conserve telle quelle, avec ses vingt actes et sa carte des deux périmètres. 44°54′32″ N — 0°40′24″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, 21 parcelles, ≈ 9,6 ha Bâti cadastral : aucun 1669du Juge« du village du Juge », registre de Saint-Marcel 1671Jutgeforme occitane du mot « juge », confirmée sur l'original 1751-1793iuge · juge« village du iuge », registres de Saint-Félix, toujours pour un habitant de Saint-Marcel 1796jugo« au jugo », lecture sûre, identification réservée 1793-1794le juge de cette communean II, formulaire de Saint-Félix — contradiction non résolue 1840 →LE JUGEvillage de Saint-Marcel ; les deux cadastres actuels portent le même nom Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix → En bref Le Juge de Saint-Félix est un ensemble de bois et de terres de 9,6 hectares, sans aucun bâtiment, sur le versant nord d'un petit vallon. De l'autre côté du ruisseau, à environ 500 mètres, se trouve un vrai village du même nom, mais dans la commune de Saint-Marcel-du-Périgord. La plus ancienne mention retrouvée date du 1er décembre 1669, dans un registre de Saint-Marcel ; au XVIIIe siècle, les Gauville, Langlade et Meynardie cités « du Juge » habitent ce village voisin. Deux actes de 1793 et 1794 placent pourtant le Juge dans la commune de Saint-Félix : cette contradiction n'est pas résolue. Le plan cadastral de 1824 ne montre aucun bâtiment sur les terres de Saint-Félix, et les actes de 1804 et 1840 rattachent de nouveau le Juge à Saint-Marcel. L'origine du nom reste inconnue, et on ne sait rien des propriétaires de ces terres. Le siteUn nom, deux communes Des terres sans maison, en face d'un vrai village Le point de repère retenu pour ce lieu-dit désigne un ensemble de bois et de terres du versant nord d'un petit vallon, dans la section D du cadastre de Saint-Félix-de-Villadeix — vingt et une parcelles, D 61-66, 68, 76-86, 342, 437 et 438, pour environ 9,6 hectares. Aucun bâtiment n'y est cadastré. Cadastre Etalab Le nom qu'on attendrait d'y trouver bâti se trouve en réalité de l'autre côté du ruisseau, à environ 500 mètres au sud-ouest, dans la commune voisine de Saint-Marcel-du-Périgord (INSEE 24445) : un groupe de maisons qu'IGN et le cadastre de cette commune nomment tous deux « le Juge ». Les deux communes possèdent donc, aujourd'hui encore, chacune un lieu-dit « LE JUGE » — l'un bâti, l'autre non. C'est cette homonymie entre deux communes, et non une erreur de lecture, qui explique pourquoi tant d'actes « du Juge » des registres de Saint-Félix concernent en réalité des habitants d'une autre paroisse (l'ancienne circonscription de l'Église). IGN BD TOPO, cadastres 24405/24445 Les deux « Juge ». En rouge, les terres de Saint-Félix, sans bâti ; en bleu, le village de Saint-Marcel, à environ 500 m au sud-ouest. IGN Plan IGN v2 et cadastre Etalab, 24405 et 24445 ; superposition documentaire, non plan de bornage. Le voisin immédiat au nord, sur les cartes et les vues aériennes, est Le Chêne — hors du périmètre cadastral du Juge, dont le bâti ne doit donc pas servir à écrire une histoire du bâti d'ici. Le plan de 1824 porte déjà le ruisseau « Barbeyrol » et la limite de la « Commune de St marcel » juste au sud des parcelles de Saint-Félix. AD24, 3 P 3 4623 1824, section D1 (AD24, 3 P 3 4623). Des parcelles, un ruisseau, une limite de commune — aucun bâtiment, et le nom « Juge » n'a pas été lu dans ce secteur de la feuille. Le nomUne étymologie ouverte « Juge », « Jutge », « iuge », « jugo » Le nom traverse les siècles sans grande variation : Juge dès 1669, Jutge en 1671 — la forme occitane du mot, confirmée sur l'original, avec un « t » à hampe barrée bien net —, puis iuge et juge tout au long du XVIIIe siècle, une fois jugo en 1796, et enfin « LE JUGE » en lettres capitales sur les deux cadastres actuels. Cassini et Belleyme portent « Juge » sans article lisible ; l'état-major et le Plan IGN portent « le Juge ». Lu sur les originaux et les cartes L'étymologie locale n'est pas établie. Aucun document consulté ne rattache le nom à un magistrat déterminé, à l'exercice d'une justice sur place ou à un seigneur portant ce titre. La ressemblance avec le nom commun juge ne suffit pas, à elle seule, à choisir entre une fonction, un sobriquet, un patronyme ou une autre transmission du nom. Aucune explication vérifiable n'a été trouvée dans les dictionnaires de noms de lieux consultés. Il serait prématuré de traduire le nom par « maison du juge ». Pistes non tranchées Cassini, feuille 71 (BnF, exemplaire de 1766). Le signe de hameau est au sud du vallon ; les signes cassiniens ne dénombrent pas les maisons. Belleyme, feuille 22, sous « le Sirier ». Levé de la seconde moitié du XVIIIe siècle ; le village voisin, non un point de repère de lieu-dit de Saint-Félix. Avant 1668Une date à écarter 1650 : une date qui appartient à un autre lieu Aucune attestation médiévale ni aucun acte antérieur à 1668 propre aux terres du Juge de Saint-Félix n'a été identifié dans les documents consultés. Le nom que l'on rencontre parfois associé à l'année 1650 provient en réalité d'une notice du Dictionnaire topographique de la Dordogne d'Alexis de Gourgues (1873) consacrée à un autre lieu, Combe del Capello, que l'auteur situe « près du Juge » — sans que l'acte notarié de 1650 qu'il cite pour Combe del Capello nomme lui-même le Juge. Son notaire, son étude et sa cote ne sont pas donnés ; l'acte n'a pas été retrouvé. Acte non localisé Gourgues, 1873, p. 352, supplément. La date 1650 date l'acte cité pour Combe del Capello, pas une attestation certaine du nom Juge. Aucun terrier, hommage, accensement ou bail consulté ne fixe une dépendance seigneuriale propre à ces parcelles. Le cadre général de la châtellenie puis baronnie de Montclar, connu pour l'ensemble de la paroisse de Saint-Félix, ne démontre ni un fief du Juge ni son rattachement foncier particulier. Rien n'autorise à qualifier le lieu de maison noble, de repaire ou de moulin. 1669–1792Le village d'à côté Une découverte à Saint-Marcel : la plus ancienne mention lue directement La plus ancienne attestation trouvée dans cette recherche ne vient pas des registres de Saint-Félix, mais d'un sondage complémentaire dans ceux de Saint-Marcel : un baptême daté « Le 1er 10bre 1669 », soit le 1er décembre 1669. La marraine (celle qui présente l'enfant au baptême) — dont le prénom reste à déchiffrer — porte le nom Delburge, après un mot rayé, et est dite femme de Buchion [?] Langlade (le « [?] » signale une lecture incertaine), « du village du Juge ». Lu sur l'original AD24, 5 E 446/1, v028-v030. « […] Delburge, famme de Buchion [Langlade], du village du Juge. » Montage de deux fragments successifs ; noms personnels partiellement incertains. Moins de deux ans plus tard, le 24 mai 1671, cette fois dans le registre de Saint-Félix, Margueritte Langlade, veuve de feu Jean Langlade dit Bonvicaire, habitante du « Jutge » de Saint-Marcel, est marraine d'une enfant née au Cirier, Marguerite Gauville, fille du tisserand Jean Gauville et d'Annette Valade. Le parrain, Gillies Vallade, laboureur (paysan qui cultive la terre), vient de La Malatie, paroisse de Fouleix. L'acte tisse un lien de parrainage entre trois lieux ; il ne prouve aucune parenté biologique entre les Langlade et les Gauville. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v174. « […] veuve de feu Jean Langlade dit Bonvicaire, habitante du village de [le] Jutge, paroisse de Saint-Marcel […] » Gauville, Langlade, Chadourne : des parrainages, quelques parentés sûres De 1751 à 1763, les Gauville — orthographiés tour à tour Gauville, Gauille, Gauvile — reviennent à plusieurs reprises comme parrains résidant « au village du iuge paroisse de St marcel ». Le seul prénom Pierre ne permet pas de fusionner toutes ces mentions : le 22 février 1762, un Pierre Gauville épouse Anne Chaumon ; le 24 septembre suivant, une petite Marguerite Gauvile est baptisée, fille d'un autre couple, Pierre Gauvile et Catherine Langlade — sa marraine, Marguerite Gauvile, étant expressément dite sa tante. En l'absence d'âge, de filiation ou d'une séquence décès-remariage, les deux couples Pierre Gauville restent distincts dans cette reconstitution. Lu sur les originaux 24 septembre 1762 (AD24, 5 E 409/3, v227). Marguerite Gauvile, née le 22, fille de Pierre Gauvile et Catherine Langlade « du village du iuge paroisse de St Marcel » ; marraine Marguerite Gauvile, sa tante. Ce baptême donne au passage l'explication d'un phénomène qui revient plusieurs fois dans les registres : pourquoi des habitants de Saint-Marcel apparaissent-ils dans les registres de Saint-Félix ? La réponse est écrite dans l'acte lui-même — le curé de Saint-Félix intervient en l'absence de l'archiprêtre de Saint-Marcel, comme le 10 décembre 1771 pour un autre baptême Gaumard-Chadourne. Il ne faut donc pas transformer cette présence en preuve de résidence à Saint-Félix. Lu sur les originaux 1760 : un frère et une sœur, aucun « seigneur du Juge » prouvé Le 28 février 1760, « monsieur Jean Meynardie » et « demoiselle Cristine Meynardie », expressément dits « frere et soeur », habitent le village du Juge et parrainent Cristine Puijaumier, fille de Jean Puijaumier, « sr de Labarthe », habitant lui du Sirier. Le titre de sieur (titre de notable) de Labarthe appartient donc à un homme d'un autre lieu — ni les civilités des Meynardie ni leur parrainage ne prouvent un fief, une noblesse ou la propriété du Juge. Lu sur l'original 28 février 1760 (AD24, 5 E 409/3, v199). « […] monsieur jean meynardie et marreine demoiselle cristine meynardie frere et soeur habitans au village du juge […] » Une mention, enfin, résiste à toute lecture assurée : le 20 juin 1751, un « Jean Fromentières [?] » meurt « presque subitement », âgé — au grossissement — de 27 ans plutôt que 23. Le nom du village est illisible avec certitude sur une page tachée ; il pourrait s'agir du Sirier plutôt que du Juge. Cette mention reste conservée pour mémoire, non comme un fait établi. Lecture incertaine RévolutionUne contradiction ouverte 1793-1794 : deux actes de l'an II placent le Juge à Saint-Félix Tous les actes du XVIIe et du XVIIIe siècle rattachent sans exception le village du Juge à la paroisse de Saint-Marcel. Deux actes de l'an II viennent pourtant contredire cette règle, dans une écriture très soignée, quasi calligraphiée, qui exclut une lecture hâtive. Jérôme Roussel, laboureur, et Louise Blondin ont un fils, Pierre, né le 21 septembre 1793 à 22 heures — le formulaire de Saint-Félix situe le foyer « au lieu du juge de cette commune ». L'enfant meurt le 3 décembre suivant, à deux mois et demi ; l'acte du lendemain le dit né « dans la municipalité de Saint-Félix » — la mention est manuscrite, ajoutée à la main dans le corps imprimé, et le rédacteur complète aussi la formule de transport de l'officier « au juge ». Lu sur les originaux 21 septembre - 3 décembre 1793 (AD24, 5 E 409/4, naissances an II, vue 16 et décès an II, vue 33). Naissance et décès du même enfant : les deux actes le rattachent à « au lieu du juge de cette commune » — Saint-Félix, non Saint-Marcel. Le 16 mars 1794, à 22 heures, naît Léonard Langlade, fils de François Langlade, cultivateur, et Lizabet Mirabet (lecture incertaine : « Mirabel » n'est pas exclu), également placés « au lieu du juge de cette commune ». Marie Langlade, journalière (ouvrière payée à la journée), habite au Juge et sert de témoin. De grands traits traversent l'acte ; aucune annotation lisible n'en explique la portée. Ce que dit vraiment l'acte Le déclarant, Léonard Mirabet/Mirabel [?], habite un lieu que l'acte écrit, aux deux endroits où il apparaît, « Cantelaube » (un a, et non un o, à la deuxième syllabe). Une lecture plus ancienne avait proposé « Canteloube [?] ». Ce lieu n'est pas identifié parmi les lieux-dits recensés ; cela ne change rien à l'attribution de la famille Langlade au Juge. 17 mars 1794 (AD24, 5 E 409/4, naissances an II, vue 24). « […] au lieu du juge de cette commune […] ». Les grands traits qui barrent l'acte restent sans interprétation certaine. Trois explications restent ouvertes, aucune démontrée : une désignation du Juge débordant la limite communale, une habitation alors réellement située du côté de Saint-Félix, ou une pratique — ou une erreur — d'enregistrement propre à la période révolutionnaire. Le plan de 1824 ne montre pas de bâtiment dans le secteur correspondant ; cela ne prouve pas l'absence d'une maison disparue entre 1794 et 1824. Aucune modification de frontière communale n'a été établie. Contradiction non résolue Deux ans plus tard, en 1796, Antoine Guillien, laboureur, et Marie Escurier [?], parents de la mariée Petronille Guillien, sont dits demeurer « au jugo » — lettres lisibles avec certitude, identification au Juge proposée mais non imposée par le seul suffixe -o. Hypothèse XIXe siècleRetour à Saint-Marcel François Langlade, puis Jean Marchandou : le Juge redevient de Saint-Marcel Le 18 septembre 1804, un François Langlade, 37 ans, agriculteur, signe comme témoin à un mariage : il demeure cette fois explicitement « au juge Commune de St marcel ». Il pourrait être le père rencontré en 1794 ; l'acte ne donne ni épouse ni parents, ce rapprochement reste hypothétique. Identité plausible, non démontrée 18 septembre 1804 (AD24, 5 E 409/5, mariages an XII, vue 2). « […] françois Langlade demeurant à juge Com[m]une de St marcel […] agriculteur âgé de trante-sept ans […] » Le 3 septembre 1840, Jean Marchandou, 22 ans, cultivateur domicilié à Garrissade, épouse Marie Sirvin, 25 ans, cultivatrice à Lacabane. Il est dit né au village du Juge, commune de Saint-Marcel, fils de Jean Marchandou, cultivateur à Garrissade, et de feue Elisabeth Desplat. L'acte de mariage énumère l'acte de naissance du marié, daté du 3 janvier 1818, et le décès de sa mère, daté du 30 juillet 1832 — deux pièces encore à relire dans l'original pour distinguer date d'acte et date de naissance. Lu sur l'original 3 septembre 1840 (5 E 409/8, mariages 1840, vue 4). Jean Marchandou, né au Juge de Saint-Marcel, domicilié à Garrissade. Suite de l'acte (v06). Pièces produites : naissance du 3 janvier 1818, décès de la mère du 30 juillet 1832. Ce document établit un passage du lieu de naissance — le Juge — à un domicile ultérieur — Garrissade — pas une date de déménagement ni une acquisition de propriété. Le plan de 1824 ne figure toujours aucun bâtiment dans le secteur nord du Barbeyrol correspondant au Juge cadastral de Saint-Félix. Plan de 1824 consulté Carte d'état-major, couche IGN 1820-1866. Le groupe bâti « le Juge » reste au sud du ruisseau ; date précise du levé local non établie. XXe–XXIeUn versant qui se referme Pas d'événement individualisé, un paysage qui se lit Le dossier communal du XXe siècle ne fournit aucun événement individualisé pour ce lieu. Les dix-sept recensements disponibles ne contiennent aucune rubrique normalisée pour le Juge de Saint-Félix — ND signifie non déterminé, jamais zéro habitant ; le village bâti, situé à Saint-Marcel, relève des recensements de cette autre commune. Listes des ménages consultées La comparaison aérienne apporte en revanche une histoire du paysage. Les mosaïques 1950-1965 montrent un versant compartimenté, en partie ouvert, avec arbres, haies et petites unités ; celle de 1965-1980 conserve des ouvertures au sein du versant arboré. Dans l'image récente, le couvert boisé paraît plus continu, tandis que le fond de vallon reste largement ouvert et agricole. Cette comparaison reste visuelle : elle ne mesure ni des surfaces boisées ni une date précise d'abandon des parcelles. Lecture qualitative 1950-1965 à gauche, récent à droite. IGN, mosaïques ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS ; dates exactes de mission non établies. Mosaïque 1965-1980. État intermédiaire, à ne pas dater de 1965 précisément sans métadonnée de mission. Sous le couvert boisé, le modèle numérique de terrain LiDAR (relevé laser du relief) laisse deviner des talus et des compartiments de relief. Aucune datation ni interprétation archéologique n'en est démontrée ici : c'est un relief visible, pas un diagnostic. Hypothèse, sans datation LiDAR HD, IGN. Talus et compartiments visibles sous le bois ; aucune datation ni diagnostic archéologique établis dans ce dossier. Aujourd'hui Le lieu-dit cadastral de Saint-Félix demeure, dans les données consultées, sans bâti enregistré, associant bois et terres de vallon. Les sources actuelles relèvent 3,57 ha de surfaces agricoles déclarées au registre parcellaire graphique 2024, principalement en blé tendre d'hiver (2,43 ha), avec de la betterave non fourragère (0,67 ha), une surface temporairement non exploitée (0,24 ha), une jachère (0,18 ha) et une prairie permanente (0,05 ha) — des catégories déclaratives d'une seule année, non une histoire des cultures de chaque parcelle. Données RPG 2024, secondaires Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 attribue environ 5,84 ha à la zone N et 3,72 ha à la zone Atvb, ainsi que 3,73 ha de zone humide et environ 666 m de haies et ripisylves repérées. Une partie du lieu est en outre comprise dans la ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique) 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » (5,46 ha, environ 57 % du périmètre). Ces chiffres décrivent une extraction de données datée, non l'état réglementaire en vigueur en 2026. Extraction PLUi/ZNIEFF, secondaire Et maintenantOù chercher Ce que seule une lecture des matrices cadastrales (registres des propriétaires) peut trancher Le plan de 1824 décrit des parcelles, mais aucun propriétaire ; les matrices et l'état de sections n'ont pas été consultés pour ces terres. Aucune succession de propriétaires, aucun héritage, bail à métayage ou achat du Juge de Saint-Félix ne peut, à ce stade, être donné. Le mot laboureur, cultivateur ou agriculteur ne distingue pas, à lui seul, propriétaire exploitant, fermier et métayer. La question la plus utile pour un futur dossier reste celle de la contradiction de l'an II : à qui appartenaient réellement, en 1793-1794, les terres où l'on a écrit « au lieu du juge de cette commune » ? À consulter en salle 63 P 1716État de sections de Saint-Félix, sections A à E, sans date dans l'inventaire : rechercher Juge/Jutge, identifier les numéros anciens et les propriétaires des terres au nord du Barbeyrol, relever les natures de culture. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : à partir de l'état de sections, suivre chaque compte et vérifier l'existence éventuelle d'un compte au nom d'un habitant du village voisin. 63 P 1547/1-2Non bâti 1914-1955 : suivre la propriété et les changements de nature de culture au XXe siècle, relier ancien et nouveau parcellaire. 63 P 2192 63 P 1547/3Bâti 1882 et 1910-1955 : tester un bâtiment disparu ou une attribution de bâtiment à la mauvaise rive, sans présumer qu'un article existe pour le Juge de Saint-Félix. 5 E 446/3Saint-Marcel, 1793-an XI, avec lacunes indiquées par l'inventaire : chercher les doubles, renvois ou absences correspondant à Pierre Roussel (1793) et Léonard Langlade (1794), pour tenter de résoudre le rattachement territorial. 5 E 446/5Saint-Marcel, 1813-1822 : relire l'acte du 3 janvier 1818 de Jean Marchandou — date réelle de naissance, prénom du père, domicile des parents. 5 E 446/6Saint-Marcel, 1823-1832 : tester l'acte de décès d'Elisabeth Desplat du 30 juillet 1832 ; si absent, chercher sans présumer Saint-Marcel. 5 E 446/1-2 5 MI TD 22Saint-Marcel, 1669-1711 (années discontinues), 1737, 1743-1790, et tables décennales 1793-1902 : reconstituer les Langlade, Gauville, Meynardie, Chadourne et Gaumard du village de Saint-Marcel. à localiserL'acte notarié de 1650 cité par Gourgues, p. 352 : aucune cote ni étude identifiée à ce jour — rechercher d'abord ses notes et la provenance de sa référence « Combe del Capello », sans inventer une cote notariale. 24445Cadastre, matrices et recensements de Saint-Marcel-du-Périgord : histoire du village bâti et de ses exploitants, à mener séparément de ce dossier. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_pigat/ — Le Pigat en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Pigat en Villadeix Un versant de laboureurs et d'artisans, attesté sans interruption depuis un baptême de 1669 : deux siècles et demi de Falgueyret, de Marty, de Lafaye et de Javerzac, une double noce où un père et son fils épousent le même jour une mère et sa fille, un cadastre de 1824 qui compte sept masses bâties, et deux erreurs de lecture — un mariage de 1841 mal attribué, une date de naissance mal recopiée en 1920 — reprises et corrigées sur les actes mêmes. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,92357° N — 0,67389° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, ≈ 60 parcelles, 18,08 ha (périmètre actuel) Site : versant à replats, altitude non chiffrée dans les sources réunies 1669aux pigatzregistre paroissial, domicile d'une marraine 1757des piquatsmariage Falgueyret–Marti 1795Piguamariage Verroul–Falgueret, an III 1823despiguatmariage Marty–Parié 1824Le Pigat.cadastre, section E2 1841Pigot (Village)recensement 2024Le PigatPLUi-H, fiche CDSFV25 En bref Le Pigat est un village agricole du versant ouest, à l'écart du bourg ; la plus ancienne mention retrouvée est un baptême du 3 février 1669, où une marraine est dite habitante « aux pigatz ». Au XVIIe siècle, on y trouve surtout des laboureurs, dont un père et son fils qui épousent le même jour, le 29 janvier 1680, une mère et sa fille. Du XVIIIe au XXe siècle, les familles Falgueyret, Marty, Lafaye puis Javerzac et Blondy s'y succèdent. Le plan cadastral de 1824 y dessine sept bâtiments en quatre groupes, et les recensements comptent jusqu'à vingt-cinq habitants en 1866, contre sept en 1921. Le lieu garde son nom aujourd'hui, mais on ne sait pas combien de personnes y vivent. Reste à découvrir qui possédait les terres, car les registres de propriétaires et les actes de notaires n'ont pas encore été consultés ; la date de mort d'André Marty en 1957 diffère aussi selon les sources. Le siteUn versant sans nom sur les cartes Entre le Girard et le moulin de Rabard Le point de repère du lieu-dit place Le Pigat à 44,92357° N, 0,67389° E, à l'ouest du bourg de Saint-Félix, entre le secteur du Girard au nord-est et le versant qui descend vers le moulin de Rabard au sud. Le Rabard habité, figuré à l'ouest et au nord-ouest, ne doit pas être confondu avec son moulin, dans le fond du vallon : le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude range les deux désignations sous un même identifiant, ce qui oblige à garder l'orthographe de chaque acte plutôt que de les fondre. Point de repère du lieu-dit, lu sur le plan L'habitat occupe un versant, avec des replats successifs et des bandes de terre qui descendent vers le vallon. Le modèle numérique de terrain (relevé laser du relief) rend les talus et les ruptures de pente perceptibles, mais n'autorise ici aucune identification de motte, de souterrain ou de structure médiévale. Dans les actes lus, le lieu est toujours un village ou hameau agricole : on y dit « village », plusieurs ménages y coexistent, et le cadastre distingue plusieurs groupes bâtis. Aucun acte consulté ne le qualifie de repaire, de château ou de maison noble. Orthophotographie actuelle (photo aérienne ; IGN/Géoplateforme, millésime de prise de vue non précisé). Le noyau ancien reste lisible au centre du cliché, entouré d'extensions et de boisements. Le territoire cadastral contemporain nommé LE PIGAT est plus large que le seul groupe bâti ancien : le relevé géographique calcule environ 18,08 hectares sur une soixantaine de parcelles de la section E. Ce périmètre récent n'est pas une limite historique démontrée pour les Pigats du XVIIe siècle. Le nomPigat, Pigatz, Piquats, Pigua Un singulier récent pour un pluriel ancien Le singulier actuel Le Pigat coexiste longtemps avec le pluriel les Pigats. La finale varie en -at, -ats, -atz, et le groupe consonantique en g, gu ou q. Des graphies (formes écrites) agglutinées comme Épigua ou dépigua apparaissent au début du XIXe siècle. La forme Pigot, propre au recensement de 1841 et à quelques actes voisins, s'identifie sans ambiguïté grâce aux familles et à la succession des villages du même dénombrement. Registres et recensements lus La carte de Belleyme écrit Pigat. Sur Cassini, la forme se lit Pigual [?] (le « [?] » signale une lecture incertaine), avec une lecture Piqual encore possible : le texte est empâté dans l'extrait disponible. Il serait abusif de transformer cette seule finale cartographique en démonstration d'une étymologie en -al.Lecture de carte incertaine Belleyme, planche 22. Pigat entre Girard, Rabard et Cavaroque ; les repères rouges ont été ajoutés, ils ne figurent pas sur la carte d'origine. Cassini, extrait local. « Pigual [?] » : la finale est empâtée, la lecture Piqual reste défendable. Une piste lexicale existe : le dictionnaire de l'Académia occitana donne pigalhat, ada / pigat, ada, « tacheté », « moucheté », « de couleur pie ». C'est un mot occitan attesté, pas la preuve d'une origine pour ce nom de lieu. Le passage éventuel d'un sobriquet à un nom de lieu reste une hypothèse ; aucun habitant ancien porteur de ce sobriquet n'a été identifié ici.Rapprochement de vocabulaire, non démontré Avant 1669Une date d'archives, pas une origine Ce qui manque avant les registres Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle propre au Pigat n'a été retrouvée dans les documents consultés. Les attestations anciennes d'autres lieux de Saint-Félix — notamment l'accensement de Caveroque en 1370 — ne peuvent pas être reportées sur Le Pigat : aucun hommage, terrier, reconnaissance ou accensement ne le nomme explicitement. 1669 est la plus ancienne date retrouvée dans les documents, non une date de fondation. Le dictionnaire de Gourgues ne consacre d'ailleurs, pour la commune, aucun article au Pigat.Constat de recherche 1669–1707Laboureurs, un boucher, un cardeur « Aux pigatz » : la première attestation, un père et un fils morts ensemble Le 3 février 1669, le baptême de Marguerite Delmigial, dont les parents demeurent au Cirier, nomme comme marraine (celle qui présente l'enfant au baptême) Marguerite Chantiguil, épouse de Gilies Parrot [?] dit Boyvalet [?], laboureur (paysan qui cultive la terre) habitant « aux pigatz » ; le mari est cité une seconde fois, « habitant aux pigat ». C'est un domicile explicitement énoncé, non la preuve que l'enfant baptisé y soit né. AD24, 5 E 409/1, v064 G (suite de v062 D). « …habitant aux pigatz… » : la graphie est nette et répétée deux fois dans l'acte. Ce foyer appartient vraisemblablement au groupe Perrot/Pirot/Parrot que l'on suit les années suivantes par les baptêmes de leurs enfants. Le 30 août 1670, on enterre Bertrand Crabol, environ 55 ans, et Jean Crabol, 19 ans, père et fils, morts la veille dans leur maison des Pigats. L'acte évoque les sacrements ; il n'explique pas la simultanéité des deux morts — ni épidémie, ni accident, ni violence n'y sont mentionnés.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v129 D. « …ont esté enterrés… Bertrand Crabol, agé de 55 ans, et Jean Crabol agé de 19 ans, père et filz, tous deux décédés… dans leur maison des pigats… » Le village n'abrite pas seulement des cultivateurs : un cardeur, un peigneur et un scieur y sont relevés dans les années 1670-1680, et le mariage de 1685 d'un tisserand de La Pouleille avec une fille Perrot du Pigat précède des naissances au village. Quelques parrains appartiennent au monde des officiers — un sieur (titre de notable) de La Marie de La Valette, un sieur de Lamothe de La Pouleille — sans que ces liens de parrainage prouvent qu'un notable possède le Pigat. 29 janvier 1680 : un père et son fils épousent une mère et sa fille Le même jour, deux mariages successifs relient le Pigat à deux villages voisins. Gilles Perrot dit Boyviallet [?], laboureur des Pigatz d'environ 60 ans, épouse Peyronne Piat, 58 ans, habitante de Cantelauve, paroisse (circonscription religieuse) de Saint-Maurice. Le même jour, son fils Léonard Perrot (« Pierrot » n'est pas exclu), 25 ans, laboureur, épouse Peyronne Faure, 23 ans, du village de Bertie, fille de Peyronne Piat : un père et son fils épousent une mère et sa fille, la parenté étant explicitement énoncée dans les deux actes.Lu sur les originaux AD24, 5 E 409/1, v468 G-D. Le même jour que le mariage de son père, Léonard épouse la fille de la femme que son père vient d'épouser — double alliance entre Pigatz, Cantelauve et Bertie. Cette double alliance relie les Pigatz à Cantelauve et à Berthier, sans qu'aucun apport matrimonial ni mutation de maison n'y soit énoncé. La lecture « Perrot » est la plus probable (le curé trace le double r comme un w, comme en 1672). Le rapprochement de Gilles avec le groupe Perrot de 1669 est très probable. Identité avec Gilles de 1669, non démontrée Les mentions de 1707 — Pierre Falquier, fils d'Élie, et Jean Gaurel, fils d'Eymery, au lieu relevé « del piquat » — ne comblent pas l'intervalle documentaire entre les séries les mieux conservées, et aucune filiation démontrée ne les relie encore aux Falgueyret de la seconde moitié du siècle. 1757–1791Deux foyers Falgueyret Pierre Falgueyret des Piquats épouse Marthe Marti de Liorac Le 21 février 1757, Pierre Falgueyret, habitant des Piquats, épouse Marthe Marti, du village de La Rafigne, paroisse de Liorac. C'est le point de départ documenté d'une lignée qui traverse ensuite la Révolution sous deux noms, Falgueyret puis Parié.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, v168 G. « …mariage entre Pierre Falgueyret habitant du village des piquatz presente paroisse et Marthe Marti, de celluy de la Rafigne, paroisse de Liorac… » Leurs enfants portent les prénoms Guillelme (1758), Isabeau (1761), Guillaumette (1763), Élisabeth (1766) et Antoine (1772) ; les trois premières identités doivent être rapprochées avec prudence des femmes appelées Marie dans les actes postérieurs, sans équivalence automatique. Pierre Falgueyret meurt en 1791 ; Marthe lui survit jusqu'en 1802. Un second foyer, distinct, est celui d'Antoine Falgueyret et Jeanne Tridat, dont les enfants sont relevés entre 1744 et 1764. Le lien de parenté exact entre les deux foyers Falgueyret n'est énoncé dans aucun acte lu. 1795–1840Propriétaires, métayers, deux branches Une propriétaire nommée en 1795 : Marie Boussenot L'état civil révolutionnaire apporte des qualifications sociales plus précises. Le 6 mars 1795 (16 ventôse an III), Jean Verroul, cultivateur originaire de Pressignac (relevé « persignac » sur l'acte), épouse Anne Falgueret, seize ans, fille de Léonard Falgueret, laboureur, et de Marie Boussenot, qualifiée de propriétaire au Pigua. C'est le mari qui est laboureur ; la qualité de propriétaire est attribuée sans ambiguïté à la mère.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/4, mariages an III, v06 D. Marie Boussenot, mère de la mariée, est seule qualifiée de « propriétaire » ; son mari Léonard Falgueret est dit laboureur. Le Pigat comprend parallèlement des exploitants qui ne sont pas présentés comme propriétaires : Guinot, métayer (exploitant qui partage les récoltes avec le propriétaire), en 1810 ; Jean Combarel [?], métayer, en 1813-1815 ; puis les familles Reynier/Portingeas et, en 1881, Pierre Chavagnac et Marie Coutou, explicitement qualifiés de métayers. Aucune de ces mentions ne nomme le bailleur. La branche Falgueyret–Verrouilh Anne Falgueret et Jean Verroul ont plusieurs enfants ; Anne meurt le 26 juin 1818, Jean lui survit jusqu'au 31 décembre 1836. Leur fils Antoine Verrouilh épouse Marie Lapouze, meunière du moulin de Rabard, le 15 mai 1839 : le couple s'installe durablement aux Pigats. Marie Lapouze meurt le 15 août 1858. Le fils du couple, également Pierre, devient homme d'affaires à Lapeyrouse ; la fille aînée Marie épouse en 1869 un autre Pierre Verrouil, de Lapeyrouse. La famille quitte ainsi progressivement le centre du tableau nominatif du Pigat au tournant du XXe siècle, sans qu'aucune vente de biens aux Javerzac — qui arrivent ensuite — ne soit démontrée par un document lu. La branche Falgueyret–Parié–Marty Le 20 novembre 1802, Marthe Marty meurt aux Pigats ; Pierre Parré, laboureur du village, se présente comme son gendre. En 1823 il est nommé Pierre Parié, époux d'Élisabeth Falgueret — très probablement l'Élisabeth baptisée en 1766, fille de Pierre Falgueyret et Marthe Marti, bien que l'acte de mariage des parents de Marie Parié manque encore pour fermer entièrement l'identification. Identification très probable, mariage parental non retrouvé Le 3 juillet 1823, Marie Parié, née au village « despiguat » le 15 août 1806, épouse Pierre Marty « second », venu de Bonnefille, Saint-Alvère, fils de Pierre Marty et Jeanne Greilh. Les âges déclarés dans l'acte ne concordent pas entièrement avec les dates recopiées ailleurs et ne doivent pas servir de calcul exact de naissance.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/7, NMD 1823, acte 20, v19 D. « …despiguat… » : la graphie agglutinée du nom du village, telle qu'écrite dans l'acte. Ce mariage ne documente à lui seul aucune donation ni aucun achat ; il explique seulement l'apparition du ménage Marty au Pigat. Leur fils Pierre, né en 1835, est caporal au 55e régiment d'infanterie de ligne lorsqu'il épouse Jeanne Grellety, de Cavigne, le 5 octobre 1862, restant domicilié au Pigat.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/10, M1862, acte 9, v07. Grade, régiment, domicile et lieu d'origine de l'épouse sont donnés en toutes lettres. Devenu veuf, Pierre se remarie en 1871 avec Marthe Breton, du Ponsillou (Vicq). Le petit-fils Pierre Marty, propriétaire cultivateur, épouse en 1905 Anastasie Marty, de Rabard — la répétition du patronyme n'autorisant aucun degré de cousinage non énoncé dans l'acte. 1815–1841Les Lafaye : une erreur à défaire Thève, pas Pierre : le marié de 1841 Le 17 décembre 1815, Pierre Laffaye, cultivateur aux Pigats, déclare un fils Pierre de son épouse Jeanne Bourgeois ; le père signe « P. Lafaye Declarant ». Cette pièce atteste directement l'installation du foyer avant la fin de 1815, venu de Saint-Mayme. Ce que dit vraiment l'acte Une lecture plus ancienne voyait dans l'acte deux prénoms pour le même marié, « Pierre Lafaye » au début et Thève à la fin. En réalité, l'acte nomme le marié Thève Lasaye aux deux endroits : « …acte de mariage de Thève Lasaye agé de vingt-huit ans, cultivateur, né au village des Captes [?], commune de Sainte-Mayme, domicilié au village des Pigats, commune de Sainte-Félix, fils majeur de Pierre Lasaye cultivateur domicilié audit village… » AD24, 5 E 409/8, M1841, acte 3, v04 D « Les dits Thèva Lafaye et Marie Bouynat ont déclaré… vouloir se prendre pour mari et pour femme… » même acte, v06 G Pierre Lafaye n'est jamais l'époux : c'est le père du marié, présent et consentant. Le marié, Thève, âgé de 28 ans en 1841 (né vers 1812-1813 à Saint-Mayme, donc avant l'installation attestée de la famille au Pigat), est vraisemblablement un frère aîné du Pierre né aux Pigats le 17 décembre 1815, et non la même personne sous deux prénoms. v04 D, début de l'acte. Le marié est nommé Thève Lasaye ; son père Pierre Lasaye est cité comme consentant. v06 G, conclusion. Le nom du marié reste Thève ; Marie Bouynat, de Caqueroussie, est son épouse. Le couple Thève–Marie a des enfants prénommés Jeanne, Jean et Pierre dans les années 1840 ; une fille Jeanne, couturière, épouse le forgeron Pierre Mouyna en 1866. La génération suivante donne Jean Lafaye, mort en 1894, dont la femme est tantôt dite Marie Ferrié, tantôt Marie Lafosse. Le mariage d'Anne Lafaye, le 7 février 1907, nomme clairement ses parents « feu Jean » et Marie Lafosse, domiciliée au Pigat ; Anne y signe « Augusta Lafaye » — une correspondance établie sur cette seule pièce.Lu sur l'original 1853–1892De Lapalu au Pigat Les Javerzac s'installent avant 1881 Le mariage du 17 mai 1853 situe encore Pierre Javerzac, 22 ans, à Lapalu, où résident ses parents Jean Javerzac et Marie Longis ; en 1881, le recensement du Pigat inscrit déjà Javerzac Jean, 50 ans, propriétaire cultivateur, sa femme Marie Prévot et leur fils Pierre. Le 19 juin 1885, le mariage du fils Pierre Javerzac, né à Lapalue et déjà domicilié aux Pigats, avec Anne Juglas, de Lavalette, nomme les parents Pierre Javerzac et Marie Prévot, également domiciliés aux Pigats.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/13, M1885, acte 3, v03 D. Contrat cité du 15 juin 1885, Me Larobertie, Sainte-Alvère. Le fils Jean Javerzac devient instituteur public à Saint-Marcel, mais meurt aux Pigats, célibataire, le 23 octobre 1911, à 24 ans, sans cause indiquée. Sa sœur Joséphine, née aux Pigats le 18 juin 1892, reste au village. 1905–1920Contrats, un mariage, une date corrigée Un contrat reçu par Me Le Bœuf en 1905 Le 28 octobre 1905, Pierre Marty, 27 ans, propriétaire cultivateur aux Pigats, fils de Pierre Marty et Marthe Breton, épouse Anastasie Marty, 25 ans, de Rabard, fille de feu Jean Marty et Marie Mirabel. Le contrat a été reçu le 24 octobre 1905 par Me Le Bœuf, à Beauregard, cité dans l'acte de mariage.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/15, M1905, acte 2, v03 G-D. Les deux familles sont dites cultivateurs propriétaires, l'une au Pigat, l'autre à Rabard. Une date corrigée : le 9 août 1886 Le 5 juillet 1920, Laurent Blondy, cultivateur né à Lacroix (Veyrines-de-Vergt), épouse Joséphine Javerzac, née aux Pigats le 18 juin 1892. Une lecture plus ancienne donnait sa date de naissance comme le 28 août 1886. L'acte porte sans ambiguïté : « …Laurent Blondy, cultivateur, né au village de Lacroix, commune de Veyrines-de-Vergt, le neuf août mil huit cent quatre-vingt-six, fils majeur de Pierre Blondy décédé et de Marie Teillet… » AD24, 5 E 409/16, M1920, acte 8, v05 Les époux déclarent n'avoir pas fait de contrat de mariage. En 1921, Laurent est recensé comme gendre dans le ménage Javerzac ; il en devient chef en 1946. Ce mariage explique le passage du nom Javerzac au nom Blondy dans les listes, sans documenter les conditions d'un héritage. AD24, 5 E 409/16, M1920, acte 8, v05. « …le neuf août mil huit cent quatre-vingt-six… » lu sans ambiguïté sur l'original. 1914–1957Les guerres Jean Bosset, disparu à la cote 200 ; André Marty, une date qui divise les sources Le 7 février 1907, Anne Lafaye, domiciliée au Pigat, épouse Jean Bosset, né à Saint-Laurent-des-Bâtons. Sa fiche matricule, bureau de Bergerac, classe 1901, n°10, le dit musicien au 138e régiment d'infanterie en 1904, rappelé à l'activité en août 1914, et disparu le 30 décembre 1914 à la cote 200 au nord des Hurlus (avis officiel du 4 février 1915).Lu sur l'original Fiche matricule, bureau de Bergerac, classe 1901, n°10. Anne Lafaye, veuve Bosset, reparaît comme chef de ménage au Pigat dans les listes de 1926 à 1946. André Marty naît le 17 juillet 1909 à 2 h du matin au village des Pigats, fils de Pierre Marty et Anastasie Marty. Le bulletin municipal de janvier 2013 le présente comme le capitaine André Marcel Marty, mort pour la France en Algérie ; la place de la mairie a reçu son nom en 2012.Naissance lue sur l'original AD24, 5 E 409/15, N1909, acte 10, v05 D. La mention marginale rouge, en bas de l'acte, porte la date du décès. La date de décès présente une contradiction réelle. La marge de l'acte de naissance porte « 27/5/1957 », « Mort pour la France », dans l'arrondissement de Mascara. Le bulletin municipal et la notice Mémoire des hommes (ark m00523ad70f2ff5b), consultée directement, donnent tous deux 25 mai 1957. La concordance de la naissance soutient l'identification ; elle ne permet pas de corriger silencieusement la marge. L'acte de décès militaire ou sa transcription civile reste nécessaire pour trancher.Divergence non tranchée Un autre mort de 1914 est né au Pigat : Charles Chavagnac, le 9 avril 1882, fils de Pierre et Marie Coutou, cultivateurs métayers. Une mention marginale militaire porte le 28 août 1914 ; les sources militaires l'identifient comme soldat du 308e régiment d'infanterie, mort à Moislains (Somme). Il ne faut pas le compter parmi les habitants du Pigat au moment de la mobilisation : son domicile ultérieur est Issigeac. 1824Le bâti Sept masses bâties en quatre groupes La deuxième feuille de la section E, dite de La Caveroque, porte « Le Pigat. ». On y distingue sept masses bâties colorées en rouge, réparties en quatre ensembles le long d'un axe de desserte approximativement nord-sud : un groupe au nord-ouest (bâtiment principal et petite annexe), un groupe à l'est du chemin (deux masses associées), un groupe central (deux bâtiments distincts) et une construction isolée au sud. Cette lecture compte des emprises dessinées, non des logements ou des exploitations distinctes.Lu sur l'original, recompté AD24, 3 P 3 4626, section E2, 1824. « Le Pigat. » et les sept emprises bâties qui donnent son nom au dénombrement. Un petit signe vert en forme de goutte, au nord du chemin d'accès, pourrait représenter un point d'eau ; sa fonction n'est pas démontrée par une légende explicite dans l'extrait disponible. Mare ou fontaine : hypothèse Le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, écrit « Lepigat » et donne une représentation plus simplifiée, à une échelle qui ne permet pas le même décompte. La fiche CDSFV25 du PLUi-H, datée du 6 novembre 2024, repère au Pigat un bâtiment de la parcelle E0579, destination envisagée « Logement », désigné par ailleurs comme grange. C'est un repérage dans le document d'urbanisme, non la preuve d'un permis individuel ni d'une transformation réalisée.Lu sur l'original Fiche CDSFV25, PLUi-H Bastides Dordogne-Périgord, PDF p. 351, 6 novembre 2024. 1836–1946Recensements Vingt-cinq habitants en 1866, le maximum observé La liste nominative de 1866 compte six ménages et vingt-cinq habitants aux Pigats, lignes 2 à 26 : Verrouilh, Lafaye, Ferrier, Grellety, Marty, Gauville. C'est le maximum observé dans la série disponible, non un maximum historique absolu compte tenu des lacunes. Lu sur l'original Recensement de 1866, p03 G, lignes 2-26. Six ménages successifs, vingt-cinq individus. La liste de 1851 présente une erreur interne non résolue : dix-sept personnes numérotées (Lafaye, Verroul, Marie Portingeas et ses deux fils, Marty), mais un récapitulatif qui n'en donne que seize, avec une fille de moins. Les deux lectures doivent être conservées. Écart interne non résolu Recensement de 1851, p08 (comparé à p23). Dix-sept noms portés, seize au récapitulatif du même registre. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source / niveau | 1841 | non renseigné | 4 | 22 | 6 MI 22, p13 D-p14 G ; « Pigot (Village) » ; [LU] relevé | 1846 | 4 | 4 | 19 | 6 MI 34, p04 G ; [LU] relevé | 1851 | 4 | 4 | 17 / 16 | 6 MI 56, p08 et p23 ; [LU] personnel des deux états | 1856 | 5 | 5 | 18 | 6 MI 72, p05 D ; [LU] relevé | 1861 | 5 | 5 | 21 | 6 MI 85, p02 G ; [LU] relevé | 1866 | 6 | 6 | 25 | 6 MI 96, p03 G, lignes 2-26 ; [LU] personnel | 1881 | 4 | 4 | 14 | 6 MI 131, p06 D ; [LU] personnel | 1921 | 2 | 2 | 7 | 6 M 358, p04 G ; [LU] relevé | 1936 | 3 | 3 | 10 | 6 M 422, p05 D ; [LU] personnel | 1946 | 3 | 3 | 11 | 106 W 71, p03 G, lignes 1-11 ; [LU] personnel | Un feuillet du 15 février 1951, joint aux documents de 1946, donne trois maisons, trois ménages et huit habitants pour « Pigats (les) » — mais son en-tête dit expressément qu'il est établi « d'après le recensement de mars 1946 » : ce n'est donc pas un recensement autonome. L'écart avec les onze personnes de 1946 reste inexpliqué.Report non expliqué Le maximum observé dans les listes disponibles est de vingt-cinq habitants en 1866, le minimum de sept en 1921 — sans bilan causal exhaustif de cette baisse. Aujourd'huiLe noyau, vu du ciel Un lieu-dit encore nommé, une population actuelle non établie Le Pigat demeure un lieu nommé du cadastre et du Plan IGN. Le noyau ancien reste lisible dans les vues aériennes, au sein d'un espace de maisons, dépendances, terres et secteurs boisés. Aucune population actuelle précise du hameau n'est établie par les sources réunies. Le relevé géographique communal dénombre 24 polygones de bâti « dur » et 12 de bâti « léger » dans le cadastre, tandis que l'extraction BD TOPO comporte 34 objets bâtis pour environ 2 915 m² d'emprise et 11 logements renseignés. Ces chiffres dépendent des bases et des découpages ; ils ne signifient ni trente-quatre maisons habitées ni onze ménages actuels.Sources hétérogènes, non comparables terme à terme Et maintenantOù chercher Ce que les matrices cadastrales (registres des propriétaires) et les minutes (actes des notaires) pourraient trancher Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été lus pour ce lieu ; ce qui manque tient surtout aux matrices cadastrales et aux minutes notariales, jamais consultées. Elles diraient qui, de Falgueyret, Parié, Marty, Lafaye ou Verrouilh, tenait quelles parcelles en 1824, et dateraient les mutations qui ont fait passer le village d'une famille à l'autre. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : propriétaires, natures et surfaces des parcelles E786, 793, 794, 798, 75[5 ?] et voisines ; distinguer maisons et dépendances parmi les sept masses de 1824. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : suivre les comptes Falgueyret, Parié, Marty, Lafaye, Verrouilh et Javerzac-Blondy au niveau de chaque propriété. 179 Q · 180 Q 178 Q · 183 QTables acquéreurs/vendeurs et mutations par décès du bureau de Lalinde, 1808-1865 : passer d'un décès ou d'un titulaire de matrice à un acte de mutation. 181 QContrats de mariage enregistrés : retrouver les contrats déjà datés par les actes civils (1853, 1866, 1867, 1868, 1871, 1877, 1885, 1905, 1907), sans cote de volume encore identifiée pour aucun d'eux. II C 1332-1370 II C 299, 301Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791, et tables de partages : rechercher Falgueyret, Prévost, Gauret et Parié avant l'état civil. 3 E (Sainte-Alvère, Beauregard)Minutes des notaires Larobertie, Le Bœuf et Labat, pour les neuf contrats de mariage cités entre 1853 et 1907, dont les cotes précises restent à demander aux répertoires des études. Série R, BergeracFiches matricules complètes de Jean Bosset (classe 1901, matricule 10) et Charles Chavagnac (classe 1902, matricule 1332), et acte de décès militaire ou transcription civile d'André Marty, mai 1957. MairieListes de recensement 1886, 1896, 1906 et 1911, introuvables dans les fonds préfectoraux consultés ; peut-être conservées en double en mairie. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_placial/ — Le Placial en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Placial en Villadeix Une seule maison, au bord du chemin de Cavigne, dont l'histoire tient tout entière dans l'état civil : aucun acte médiéval, aucun seigneur, mais sept recensements qui font défiler, entre 1872 et 1946, quatre familles qui ne se croisent jamais — Deymier-Chadourne, puis Bretou-Breton, puis Beney, puis Gounou-Gounon — chacune arrivée on ne sait comment, chacune partie on ne sait où. Le bâti, lui, ne bouge pas : une masse en L, déjà là en 1956, toujours là aujourd'hui. 44°55′58″ N — 0°41′19″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C, ≈ 11,99 ha, 22 parcelles (C7-C28) Bord ouest du chemin de Cavigne Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1872Placialrecensement, première mention certaine 1876-1918lieu du Placialactes de naissance, mariage, décès 1894lieu des Placialsacte de mariage — forme plurielle isolée 1926 · 1946Les Placialsrecensements 1951Placials (les)état rédigé d'après le recensement de 1946 1956 →LE PLACIALcadastre rénové, IGN, cadastre actuel En bref Le Placial est une seule maison isolée, au bord du chemin de Cavigne. Aucun document n'en parle avant 1872 : cette année-là, le recensement y compte Jeanne Deymier, veuve, son fils Pierre Chadourne et la femme de celui-ci. Sur le plan cadastral de 1824, on ne voit ni nom ni bâtiment dans ce secteur ; une construction entre 1824 et 1872 est possible, mais pas démontrée. Ensuite, les actes et les recensements font se succéder quatre familles : Deymier-Chadourne, Bretou-Breton (1881), Beney (1918) puis Gounou-Gounon (1926 et 1946). Le plan cadastral de 1956 dessine déjà la maison en forme de L, que l'on retrouve aujourd'hui. On ignore comment les familles se sont succédé (vente, location ou héritage), et l'origine du nom reste inconnue. Le siteUne maison, pas un hameau Au bord du chemin de Cavigne Le Placial est un écart isolé de la commune de Saint-Félix-de-Villadeix : une seule maison, jamais davantage, dans tous les documents consultés. Le point de repère du lieu-dit le place au bord ouest ou sud-ouest du chemin de Cavigne, entre des parcelles ouvertes et des bois. À vol d'oiseau, les lieux voisins les plus proches sont Cavigne, à environ 480 m au sud-est, La Pouleille, à 710 m au nord-ouest, et Le Brodas, à 725 m au nord — trois distances à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits, pas des distances routières. Point de repère du lieu-dit ; plan IGN Le Placial sur le plan IGN : une maison isolée du chemin de Cavigne, sans voisin bâti immédiat. IGN, couche GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.PLANIGNV2, extrait local 2026. La qualification la mieux étayée est celle d'une maison agricole isolée. Chaque fois que les listes nominatives l'individualisent, elles comptent une maison et un seul ménage. Les professions attestées — « cultivateur », « propriétaire cultivateur », « propriétaire exploitant » — disent une petite exploitation familiale ; aucun bail consulté ne permet de la qualifier juridiquement de métairie ou de ferme donnée à bail, et aucun moulin, repaire ou château n'est identifié au Placial dans ces documents. Sept listes nominatives, 1872-1946 Le nomUne étymologie qui reste ouverte « Placial », « des Placials » : la même maison, jamais fixée La forme dominante au XIXe siècle est simple : Placial, lieu du Placial, puis au Placial. Une forme plurielle apparaît une seule fois, dans un acte de mariage de 1894, lieu des Placials ; les recensements de 1926 et 1946 la reprennent, Les Placials, et l'état rédigé en 1951 d'après le recensement de 1946 donne Placials (les). Le cadastre rénové de 1956 revient à la forme cadastrale actuelle, LE PLACIAL. Ces formes écrites désignent le même endroit : le rapprochement repose sur la commune, les familles et le plan cadastral, pas sur la seule ressemblance des noms. Douze mentions d'état civil et de recensement lues sur l'image L'étymologie reste à établir. Aucune attestation ancienne localisée à Saint-Félix ni explication linguistique de référence n'a été trouvée pour ce nom précis. Une traduction improvisée à partir de « place » ou un rattachement à un nom de propriétaire donneraient une certitude que les sources ne fournissent pas. Un « Plassial » de 1740 qui n'est pas ce lieu Le Dictionnaire topographique de la Dordogne du vicomte de Gourgues (1873) comporte quatre entrées « Placial », à Faux, Molières, Montplaisant et Tursac — jamais à Saint-Félix-de-Villadeix. La forme la plus ancienne, Le Plassial, 1740, appartient à l'entrée de Montplaisant ; Al Plassat appartient à celle de Molières. Sur la page imprimée 241, le dernier mot se lit « Plassial », avec un i entre les deux « s » (et non « Plassal »). Aucune de ces quatre entrées ne recule la première mention du Placial de Saint-Félix, qui reste 1872. Avant 1872Le silence des registres Rien avant 1872 — et une piste écartée Les relevés des registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures) 5 E 409/1 à 3, qui couvrent les périodes conservées entre 1668 et 1792, ne fournissent aucun acte attribué au Placial ; aucune personne portant un titre de « sieur du Placial » n'y a été trouvée. En 1824, le secteur où l'on projette aujourd'hui le lieu est dépourvu de nom et de bâtiment sur le plan de la section C1 : aucune parcelle bâtie n'y figure aux abords des numéros 96 à 100 et 350. Le recalage de la table cadastrale reste approximatif, de l'ordre de ±40 m : ce constat porte sur le dessin du plan, pas sur une parcelle ancienne identifiée sans ambiguïté sous la maison actuelle. 3 P 3 4621, lu sur l'image Cassini, XVIIIe siècle. Le secteur du Placial, entre La Pouleille et Cavigne ; le lieu n'y est pas nommé. Localisation approximative. Carte d'état-major, fond 1820-1866. Aucun nom ni maison au point recalé ; millésime local du levé non déterminé. Cadastre de 1824, section C1 (AD24, 3 P 3 4621). Secteur présumé du Placial, recadré : aucun nom ni figuré de bâtiment. Le recalage reste approximatif (±40 m environ). L'hypothèse d'une implantation entre 1824 et 1872 est compatible avec les documents, mais elle reste à vérifier dans les matrices cadastrales (registres qui recensent les propriétaires) — « fondé en 1872 » serait une formule fausse : 1872 est seulement le premier témoignage certain retrouvé. Intervalle proposé, non démontré Une piste de nom doit rester séparée, précisément parce qu'elle est tentante. Un inventaire après décès de Pierre Favareille Placial, chirurgien-major, est signalé à Paris en 1816 (étude notariale MC/ET/XLVII, répertoire MC/RE/XLVII/12) ; la notice n'est connue que par un répertoire d'inventaires, et la minute n'a pas été lue. Aucun bien au Placial de Saint-Félix n'y est actuellement démontré : ce nom de personne ne recule pas la première mention certaine du lieu de 1872 à 1816. Rapprochement de nom, non prouvé 1872–1876Jeanne Deymier et les deux Pierre Une veuve, son fils, sa bru — et un deuil qui les réduit à trois Le 28 juillet 1846, Pierre Chadourne, 24 ans, né à Rouna et domicilié à Larbonne, épouse à Cavigne Jeanne Deymier, 27 ans, née et domiciliée sur place. Leur fils, également nommé Pierre, naît à Rabard le 22 juin 1849 ; le père meurt à Lalande le 31 janvier 1851, à 28 ans — un homonyme du fils, mort lui aussi en 1876, qu'il ne faut pas confondre. Jeanne et son fils sont ensuite recensés à Lalande, puis à Lapouleille en 1856 et 1861, puis Jeanne seule à Cavigne en 1866, comme journalière (ouvrière payée à la journée). Recensements En 1872, « Placial » désigne pour la première fois une maison où vivent Jeanne Deymier, veuve de 54 ans, cultivatrice et chef de ménage, son fils Pierre Chadourne, 22 ans, et la femme de celui-ci, prénommée Jeanne Rébeyrin[?] (le « [?] » signale une lecture incertaine) dans la liste, 24 ans, née à Cause-de-Clérans — un ménage de trois personnes, la première mention certaine du lieu. Lu sur l'image AD24, 6 MI 106, recensement de 1872, p. 10 droite. « Placial » en marge ; Deymier Jeanne, veuve, cultivatrice, chef de ménage, 54 ans ; Chadourne Pierre, son fils, 22 ans ; Rébeyrin Jeanne, sa femme, 24 ans, née à Cause-de-Clérans. Le 24 juin 1876, Jeanne Chadourne naît au Placial ; son père a alors 27 ans, sa mère — nommée Catherine Rébeyrin dans cet acte, et non Jeanne comme en 1872 — en a 28. Le père est dit empêché de signer « pour cause de maladie ». Cinq mois plus tard, le 16 novembre 1876 à 19 heures, Pierre Chadourne, cultivateur de 27 ans né à Rabard, meurt au Placial ; sa mère Jeanne Deymier, elle aussi domiciliée sur place, est nommée dans l'acte, dressé le lendemain à 8 heures du matin. Actes lus en entier 25 juin 1876 (5 E 409/12, N, acte 6, v04). Naissance de Jeanne Chadourne le 24, au Placial ; père empêché de signer « pour cause de maladie ». 17 novembre 1876 (5 E 409/12, D, acte 14, v08). « Pierre Chadourne âgé de vingt-sept ans […] né au village de Rabard […] fils de feu Pierre Chadourne et de Jeanne Deymier cultivatrice domiciliée audit lieu du Placial […] décédé hier à sept heures du soir. » La liste nominative portant le millésime 1876 compte toujours trois habitants, mais leur composition a changé : Jeanne Deymier, 59 ans, sa bru Catherine Rébeyrin, veuve, 28 ans, et sa petite-fille Jeanne Chadourne, cinq mois. Le chiffre stable cache donc le décès du père et la naissance de l'enfant ; le devenir de ces trois femmes ensuite n'est pas établi. Divergence Jeanne/Catherine non résolue 1881–1907Les Bretou / Breton Un propriétaire cultivateur, une couturière, un charron En 1881, une autre famille occupe la maison : Bretou Jean, 48 ans, propriétaire cultivateur, son épouse Jeanne Lintignac, 50 ans, cultivatrice, et leurs enfants Angéline, 15 ans, couturière, et Baptiste, 10 ans. Le passage d'une famille à l'autre intervient donc entre les listes de 1876 et 1881 ; aucun acte de vente, bail ou héritage retrouvé n'en donne le mécanisme. 6 MI 131, lu sur l'image AD24, 6 MI 131, recensement de 1881, p. 10 gauche. Bretou Jean, chef de ménage, propriétaire cultivateur ; Lintignac Jeanne, sa femme ; Bretou Angéline, couturière ; Bretou Baptiste, leur fils. Les actes civils appellent ce même homme tantôt Pierre Bretou, tantôt Pierre Breton ; le recensement de 1891 le prénomme encore Jean. L'identification d'une seule et même personne repose sur son épouse, sa fille et les filiations croisées des actes, pas sur une simple normalisation orthographique. Natif de Pressignac, il est fils de Pierre Breton/Bretou et Marie Peyrot ; son acte de mariage de 1899 cite, parmi les pièces produites, « l'acte de naissance du futur, du douze Juillet, mil huit cent trente et un » — ce qui situe sa naissance vers 1831, sans en prouver le jour exact : c'est la date de l'acte cité, non une date de naissance énoncée en toutes lettres, et l'acte de naissance original de Pressignac n'a pas été consulté. Date de naissance non vérifiée au-delà de « vers 1831 » Le 6 août 1885, la fille épouse Gabriel Bruneteau, menuisier de Combecave (Saint-Amand-de-Vergt). Elle est nommée Marie Bretou, 19 ans, couturière, née le 15 mars 1866 à la Bénéchie[?] (Saint-Marcel) ; sa signature au bas de l'acte, « M. Angéline Bretou », établit le lien entre le Marie de l'état civil et l'Angéline des recensements. Signature lue sur l'acte 6 août 1885 (5 E 409/13, M, acte 4). Mariage de Marie Bretou, couturière domiciliée au Placial, avec le menuisier Gabriel Bruneteau ; signature « M. Angéline Bretou ». Jeanne Lentignac meurt au Placial le 5 février 1891, à 63 ans ; l'acte dit sans ambiguïté, et non « Buton[?] » comme l'avait lu un relevé ancien, « épouse de Bretou Pierre ». Le recensement de la même année réunit Bretou Jean, veuf de 60 ans, Baptiste devenu charron, Angéline, désormais femme Bruneteau, et son fils Louis, quatre ans — le petit-fils du chef de ménage, pas un second fils. Lecture confirmée Devenue veuve de Gabriel Brunetaud, Marie Breton épouse le 20 septembre 1894 Jean Meyzie, tailleur de pierres domicilié à Constant ; elle habite alors avec son père Pierre, cultivateur propriétaire, au « lieu des Placials » — la seule forme plurielle de tous les actes civils. La date de l'acte est corrigée en marge : « dix-neuf » barré, « Vingt » ajouté. Correction lue sur l'original 20 septembre 1894 (5 E 409/14, M, acte 4). Remariage de Marie Breton, veuve Brunetaud, avec Jean Meyzie ; domicile donné « au lieu des Placials » ; date corrigée en marge (dix-neuf barré, vingt ajouté). Le 20 octobre 1899, le père, Pierre Breton, 68 ans, propriétaire cultivateur au Placial et veuf de Jeanne Lentignac, se remarie avec Marie Castégnerol, 50 ans, cultivatrice native de Saint-Félix-Mortemart, domiciliée à Tirodet[?] (Lacropte) et veuve de Jean Faure. Lu sur l'acte 20 octobre 1899 (5 E 409/14, M, acte 4). Remariage de Pierre Breton, propriétaire cultivateur au Placial, avec Marie Castégnerol. Une naissance et une reconnaissance s'intercalent dans ces années : le 6 février 1896, Jean Blaize naît au Placial d'Elise Blaize, 17 ans, sans profession, et d'un père inconnu ; Pierre Breton présente l'enfant le lendemain. Le prénom de la mère, longtemps incertain, se lit sans ambiguïté sur l'acte de reconnaissance du 15 mars : « Dont Elise [Blayzat, rayé]… ». Aucun lien de parenté ni rapport d'emploi avec Pierre Breton n'est indiqué : le rôle de déclarant n'est pas une preuve de paternité, de tutelle ou de domesticité. Prénom confirmé sur l'image Pierre Bretou meurt au Placial le 14 décembre 1905, à 74 ans, sans profession, époux de Marie Castignerol ; son déclarant, Pierre Marty, cultivateur de 27 ans aux Pigats, est expressément dit son neveu. En 1901, le recensement ne donnait que deux personnes, « Bretou Cadisson[?] », 69 ans, et Marie Castagnol, 52 ans — un surnom ou prénom qui reste illisible avec certitude, malgré l'identité très probable du couple avec Pierre Breton. Lecture « Cadisson[?] » incertaine 15 décembre 1905 (5 E 409/15, D, acte 9). Décès de Pierre Bretou au Placial ; son neveu Pierre Marty, cultivateur aux Pigats, déclarant. Deux ans plus tard, le 13 juillet 1907, une autre Marie Faure, célibataire de 18 ans, cultivatrice née à Lacropte, meurt au Placial ; son frère Maurice Faure, cultivateur à Sauvebeuf (Lalinde), déclare le décès. Elle ne peut être confondue avec la Marie Faure mariée en 1903 à Pierre Paul Maurie : âge, commune de naissance et état matrimonial diffèrent — deux sœurs, très probablement, filles de la seconde épouse de Pierre Breton. Sororité probable, non confirmée par un acte de naissance 1918La guerre, à distance François Beney meurt à son domicile, un mois après son fils François Beney, né le 25 octobre 1862 à Bressac (Sainte-Foy-de-Longas), cultivateur, époux de Françoise Mouneydière, meurt à son domicile du Placial le 31 mars 1918 à 19 heures ; l'acte porte une correction visible, le mois « avril » barré au profit de « mars ». Les voisins Léonard Bannes, sabotier, et Jean Malaure, cultivateur, déclarent le décès. L'acte ne dit ni depuis quand François est arrivé, ni à quel titre il occupe la maison. Correction lue sur l'original 31 mars 1918 (5 E 409/16, D, acte 2). Décès de François Beney à son domicile du Placial ; « avril » barré, « mars » interlinéaire, cohérent avec la date de rédaction de l'acte. Une transcription du 4 février 1917 concerne un soldat né François Beney lui aussi — Béney Peyrière, né le 23 février 1896 à Sainte-Alvère, mort le 21 septembre 1916 près de Barleux (Somme), « Mort pour la France » — dont les parents, François Beney et Françoise Mounteydier, sont domiciliés à Saint-Félix. L'identité du couple parental rend très probable le lien avec le cultivateur mort au Placial en 1918, mais la transcription ne nomme aucun lieu-dit : elle ne prouve pas que le soldat ait personnellement résidé au Placial. Lien familial probable, résidence du soldat non prouvée 1921–1951Les Gounou / Gounon Du Placial à Lavernelle, et retour Le 23 avril 1921, Henri Gounou, né le 8 février 1898 à Chambary (Saint-Marcel), et Marie Beney, née le 22 avril 1900 à Vicq, se marient à Saint-Félix ; tous deux sont alors domestiques à Lapeyrouse. Henri est fils de Pierre Gounou et de feue Catherine Taugère — et non « Faugère » : la majuscule, agrandie, est un T sans ambiguïté, différent du F employé ailleurs dans le même acte. Lettre lue à fort grossissement En 1926, Henri Gounon est recensé aux « Placials », cultivateur et patron — c'est-à-dire travaillant à son compte, sans que ce mot vaille titre de propriété ; sa femme, prénommée Berthe dans cette liste et née en 1900 à Vicq, est cultivatrice. Le ménage compte quatre personnes avec un fils et une sœur. La concordance du mari, de l'année et de la commune de naissance rend très probable l'identité de Berthe avec la Marie Beney mariée en 1921 ; le nom Picard, donné pour la mère de Marie en 1921, ne concorde toutefois pas avec les mentions ultérieures de la belle-mère, Françoise Mounaydière puis Marie Beney selon les listes — une discordance non résolue. Identité très probable, discordance de filiation ouverte AD24, 6 M 378, recensement de 1926, p. 2 gauche. Henri et Berthe Gounon aux « Placials » ; Henri cultivateur patron, Berthe cultivatrice. Le passage par ailleurs est sûr : Henri et Berthe Gounon sont recensés à Lavernelle en 1931, puis en 1936 comme domestiques chez de Bonfils — le couple quitte donc le Placial entre ces deux dates et son propre compte pour un emploi salarié. En 1946, ils réapparaissent aux « Placials », cultivateur et cultivatrice, seuls dans une maison ; leur résidence au Placial est ainsi attestée en 1926 et en 1946, avec une interruption documentée par les listes intermédiaires, sans qu'aucun acte ne révèle les raisons du départ ou du retour. Recensements de 1931, 1936 et 1946 AD24, 106 W 71, recensement de 1946, p. 2 gauche. Henri et Berthe Gounou/Gounon, seuls, cultivateur et cultivatrice, aux Placials. Une feuille datée du 15 février 1951, conservée avec le dossier de 1946, reprend une maison, un ménage, deux habitants aux « Placials (les) » ; son titre précise qu'elle est établie d'après le recensement de mars 1946 — elle atteste la reprise administrative du nom, non un nouveau dénombrement de population pour 1951. Titre et date lus sur la feuille 1824–2026Le bâti Une masse en L, déjà là en 1956 Le plan cadastral rénové de 1956 nomme LE PLACIAL et représente une masse bâtie en L, composée de corps jointifs et de redents, rattachée à la parcelle 11 de la section C, avec un espace de cour dans l'angle du L. C'est le premier document qui donne une forme précise au bâti ; il ne donne ni nombre de logements, ni fonction certaine de chaque aile. 3 P 3 11288 AD24, 3 P 3 11288, section C1, rénovation de 1956. LE PLACIAL, masse bâtie en L sur la parcelle 11 ; flèches de renvoi vers le numéro de parcelle. Les photographies aériennes (orthophotographies) de l'IGN suivent ensuite le même groupe. Sur le fond 1950-1965, on distingue un groupe bâti au bord ouest du chemin, entouré de bois et de petites parcelles ouvertes, certaines en lanières — le nom de fichier ne donne pas le millésime réel du cliché. Sur le fond 1965-1980, la forme générale du groupe est mieux lisible, avec des alignements réguliers d'arbres au sud-ouest, interprétables comme un verger, sans qu'aucune espèce ni date exacte de plantation puisse être affirmée. Sur la vue récente, plusieurs volumes s'étendent vers le nord et l'ancien alignement d'arbres n'est plus visible sous la même forme. Lu sur les photographies ; Hypothèse : un verger Fond 1950-1965. Groupe bâti au bord ouest du chemin ; parcelles ouvertes en lanières. Millésime local du cliché non vérifié. Fond 1965-1980. Alignements réguliers d'arbres au sud-ouest, interprétés comme un verger (hypothèse, aucune espèce identifiée). Vue aérienne récente (millésime local non vérifié). Groupe principal et annexes ; l'ancien alignement d'arbres du fond 1965-1980 n'est plus visible sous la même forme. Le LiDAR HD (relevé laser du relief) montre, dans le relief ombré, des chemins, des talus et des lignes du parcellaire autour du groupe bâti — sans qu'aucune datation ni attribution à un habitat disparu ou à un site archéologique n'en découle. Relief lu, aucune datation possible IGN, LiDAR HD. Chemins et limites du parcellaire dans le relief ombré ; aucune datation ni attribution archéologique n'en découle. Aujourd'huiOnze hectares, une adresse 672, chemin de Cavigne Dans les données cadastrales consultées en septembre 2026, le lieu-dit LE PLACIAL couvre environ 11,99 hectares, en section C, avec 22 parcelles, C7 à C28 — le périmètre du nom cadastral, ni une propriété unique prouvée, ni la superficie connue de l'exploitation de 1872. La Base Adresse Nationale rattache au Placial l'adresse 672 chemin de Cavigne, sur la parcelle C11. Aucun nom d'occupant actuel n'est publié. Données Cadastre Etalab et BAN, septembre 2026 Le comptage cadastral donne cinq éléments bâtis en dur et quatre légers ; la BD TOPO dénombre sept objets bâtiments, pour environ 796 m² d'emprise cumulée, dont un usage résidentiel, un annexe et cinq d'usage indifférencié — les différences de découpage entre bases expliquent que ces nombres ne coïncident pas, et ils ne démontrent ni sept habitations, ni une population actuelle précise. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 attribue au périmètre cadastral environ 8,41 ha en zone N et 3,58 ha en zone A, et relève environ 163 m de haies ou ripisylves protégées ; le rapport de consommation foncière 2011-2021 signale une emprise classée « extension », estimée à environ 3 375 m² près du groupe bâti — une surface cartographiée, pas une surface de plancher. PLUi-H 2024 Les recherches thématiques n'ont pas identifié de notice patrimoniale propre au Placial, ni d'activité rattachée sans ambiguïté dans les données SIRENE (répertoire des entreprises) ou RPG (déclarations agricoles). Ce résultat négatif ne prouve ni absence d'intérêt architectural ni cessation de toute activité agricole ; la permanence du nom de lieu et du groupe bâti est, elle, visible sur le plan IGN et les orthophotographies. Et maintenantOù chercher Ce que les matrices cadastrales pourraient trancher La chaîne Deymier-Chadourne → Bretou/Breton → Beney → Gounou/Gounon est une succession documentaire d'occupants ou de personnes domiciliées ; elle ne doit pas être publiée comme une chaîne de ventes ou d'héritages, faute de matrices, de successions ou de minutes consultées à ce jour. Trois cotes prioritaires, pas encore consultées, pourraient dater la construction et reconstituer la propriété entre 1824 et 1956. À consulter en salle 63 P 1716État de sections, sans date : nom, nature, superficie et propriétaire des parcelles anciennes correspondant à C11 et à son voisinage ; vérifier si « Placial » existe comme nom de terre avant la maison. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, ouverte en 1826 : entrée d'une construction nouvelle, date et auteur de l'implantation ; la mutation vers Bretou/Breton entre 1876 et 1881, si elle est foncière. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : compte de la maison, propriétaire imposé, transformations et renvois de mutation jusqu'aux matrices suivantes. 63 P 1547/1-3Non bâti 1914-1955 et bâti 1910-1955 : répartition des terres, succession du compte Bretou, statut de la maison jusqu'à la rénovation cadastrale de 1956. 3 E, Cendrieux et Sainte-AlvèreMinutes de Me Lafaye (contrat Bruneteau-Bretou, 19 juin 1885) et de Me Larobertie (contrat Meyzie-Breton, 17 septembre 1894) : apports, biens et éventuelles mentions du Placial. État civil de VicqNaissance de Marie Beney, 22 avril 1900 : contrôler le prénom et les parents, pour résoudre le lien avec Berthe Gounon et avec François Beney mort au Placial en 1918. AN, MC/RE/XLVII/12Répertoire de l'étude XLVII, inventaire après décès Favareille Placial, 1816 : piste de contrôle d'homonymie seulement, à ne pas traiter d'avance comme un fonds du Placial. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/le_planege/ — Le Planège en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Planège en Villadeix À l’ouest de Saint-Félix, le Planège est un morceau de bois découpé en parcelles et parcouru de chemins. Le plan de 1824 dessine les terrains sans écrire leur nom ; la feuille mise à jour pour 1956 porte enfin « LE PLANÈGE ». Entre ces deux images, aucune famille ne peut lui être rattachée sûrement. Son histoire se lit d’abord dans les limites, les dessertes et le couvert des arbres. 44,92948° N — 0,65748° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre A 82–115 · 34 parcelles · 22,93 ha Altitude au point de repère ≈ 166 m 1956LE PLANÈGEplan cadastral A1, accent grave visible EXTRAIT CONSULTÉ · 2026LE PLANÈGElieu-dit cadastral EXTRAIT CONSULTÉ · 2026Le PlanegeBase Adresse Nationale En bref Le Planège est un grand bois de 22,93 hectares, découpé en 34 parcelles, à l’ouest de Saint-Félix ; aucun bâtiment n’y est enregistré dans les données consultées. Sur les cartes de Cassini et d’état-major, on ne voit que du bois, et le plan cadastral de 1824 dessine des parcelles et des chemins, sans nom ni bâtiment. Le nom est écrit pour la première fois, dans les documents consultés, sur la feuille mise à jour pour 1956 : « LE PLANÈGE ». Les photographies aériennes anciennes montrent un secteur largement boisé. Aucune famille ne peut lui être rattachée avec certitude. Le nom vient peut-être d’un terrain plat (en occitan, « petite plaine »), mais ce n’est qu’une hypothèse. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn nom de terres Vingt-trois hectares sous les arbres Le lieu occupe une pointe entre la limite de Saint-Georges-de-Montclard, à l’ouest, et les voies qui bordent le bois à l’est et au sud-est. Le Lac Noir est son voisin du nord ; la pointe méridionale rejoint la limite de Liorac. Le cadastre numérique lui attribue 34 parcelles, A 82 à A 115. Leur contour couvre 22,93 hectares, sans emprise bâtie enregistrée dans les données consultées. Cadastre consulté Le lieu-dit cadastral actuel. Contour Etalab reporté sur l’orthophotographie (photo aérienne) IGN, nord en haut. Les bâtiments visibles au sud sont hors du lieu-dit. Millésime de prise de vue non vérifié. Au point de repère du lieu-dit, le calcul d’altitude de l’IGN (RGE ALTI) donne 165,61 m, arrondis ici à 166 m. C’est un repère ponctuel. L’absence de bâtiment dans la couche cadastrale ne constitue pas un inventaire de tous les ouvrages que les arbres pourraient cacher. Le nomUne petite plaine ? Le relief pourrait avoir donné le nom L’occitan planesa fournit une piste. Mistral donne à planeso le sens de « petite plaine » ou d’« esplanade » : l’entrée est lue sur l’image du Tresor dóu Felibrige, tome II, p. 589. Une notice sur l’origine du nom diffusée par le Département de la Dordogne explique ainsi le Planège de Montferrand-du-Périgord. Ce parallèle régional rend plausible un nom de terrain relativement plan. Il ne démontre pas l’origine du Planège de Saint-Félix : il manque une forme ancienne et la prononciation locale. Hypothèse La recherche dans l’index de Gourgues ne fournit aucune entrée pour ce lieu. Les articles voisins de sa p. 242, lue sur l’image, concernent Beauronne, Tursac et Neuvic. Aucune date médiévale de ces homonymes n’est transférable ici. XVIIIe–XIXe s.Avant le nom écrit Les cartes montrent le bois ; le cadastre, les chemins Sur Cassini, le repère moderne tombe dans un espace figuré en bois, près d’une grande voie. L’état-major ne nomme pas davantage Planège et ne dessine pas de groupe de maisons à cet emplacement. Ces cartes renseignent le paysage ; leur silence ne date pas l’apparition du nom. Lu sur les images Cassini, XVIIIe siècle. Repère cerclé indicatif, calage approximatif. Aucun « Planège » inscrit ; date précise de feuille non déterminée. État-major, XIXe siècle. Aucun nom ni groupe bâti au repère. La cote 165 voisine n’est pas le point altimétrique moderne. Le plan cadastral de 1824 est plus précis. La pointe méridionale de la feuille A1 est découpée en grandes pièces et petites parcelles, entre la limite communale et la « Route de Bergerac à Brives ». Deux dessertes intérieures se prolongent en doubles traits pointillés jusqu’à la route. Les parcelles 197 à 200 sont serrées contre celle-ci ; la 191 occupe une surface bien plus vaste. AD Dordogne, 3 P 3 4617, A1. Secteur repéré par comparaison géographique. Le tableau d’assemblage, 3 P 3 4616, date l’achèvement du terrain du 10 août 1824. Orientation de la feuille conservée. Ni bâtiment ni nom Planège ne sont figurés dans ce secteur. Ce constat est lu sur le plan ; son rapprochement avec le lieu moderne reste géographique, sans table de concordance. On ne sait pas encore si les petites pièces sont des terres, des vignes ou des bois : l’état de sections (le registre qui décrit chaque parcelle et son propriétaire) doit le dire. Lu sur l’original 1956Le nom sur le plan « LE PLANÈGE », enfin en toutes lettres Sur la feuille A1 mise à jour pour 1956, l’inscription est nette, avec son accent grave. C’est la première attestation sûre du nom dans les pièces consultées. Le cartouche précise : « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». Cette formule ne permet pas de reporter l’inscription à 1824. Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 11287. Section A, feuille n° 1, mise à jour pour 1956, échelle 1/2 500. Nord vers le haut-gauche : l’orientation diffère de celle du plan de 1824. Deux chemins ruraux rejoignent le chemin vicinal n° 4, de Brive à Bergerac. Plusieurs dessertes de 1824 ne sont plus dessinées ; cela ne prouve pas qu’elles aient disparu sur le terrain. Aucun bâtiment n’est figuré dans le lieu-dit. Document | Nom | Ce qu’il prouve | 1824 · A1 | Aucun nom | Un secteur parcellaire sans bâti figuré ; pas une attestation du nom de lieu. | 1956 · A1 | LE PLANÈGE | Le nom est inscrit sur la feuille mise à jour. | Extrait 2026 | LE PLANÈGE | Le cadastre numérique conserve le nom pour 34 parcelles. | Le « Plant » de 1897 reste un autre dossier La recherche dans les registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures) et l’état civil n’apporte aucun acte sûrement attribuable au Planège. Une hypothèse ancienne rapprochait le domicile de Raimond Bannes de ce lieu. L’acte du 23 février 1897 dit pourtant « lieu du Plant » : 5 E 409/14, décès de 1897, vue 2 gauche, acte n° 2. La lecture est sûre. Le rapprochement demeure non établi ; cet homme n’est pas ajouté à une population du Planège. Attribution non retenue XXe siècle →Le bois vu du ciel Un couvert boisé qui traverse les images Les deux mosaïques anciennes de photographies aériennes montrent un secteur largement boisé, des voies et, à l’ouest des extraits, des arbres plus espacés. Elles confirment la place durable du bois dans le paysage. Elles ne permettent pas d’affirmer que toutes les parcelles ont conservé les mêmes arbres ou les mêmes usages. IGN, mosaïque 1950–1965. Date exacte du cliché non déterminée ; « 1950 » est le nom du fichier préparatoire. IGN, mosaïque 1965–1980. Même cadrage, nord en haut. La date 1965 seule ne peut être attribuée à cette image. Dans les données récentes consultées, le registre parcellaire graphique (RPG, déclarations agricoles) 2024 recoupe le lieu sur environ 0,38 ha déclarés en châtaigne, essentiellement des portions de parcelles aux marges. Ce chiffre ne mesure pas les châtaigniers du bois. La Base Adresse Nationale conserve aussi « Le Planege » pour une adresse de la route de la Motte Castrale : une adresse, à elle seule, ne prouve pas un ménage résident. Données consultées À poursuivreLes propriétaires manquent Remonter des parcelles aux actes La prochaine preuve ancienne viendra peut-être d’un nom de canton (quartier du cadastre) dans l’état de sections. Pour connaître les propriétaires, les usages et les transmissions, il faut partir des numéros du plan, puis suivre les folios des matrices cadastrales (registres des propriétaires). À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date dans le répertoire : noms de canton, propriétaires et nature des parcelles du secteur, notamment A 171–200 de 1824 et leurs voisines. 63 P 704Matrice de 1826 : suivre les comptes révélés par l’état de sections et les mutations des terrains. 63 P 1547/1–2Propriétés non bâties, 1914–1955 : poursuivre les terrains jusqu’à la mise à jour. Demander la concordance avec les numéros A 82–115. Cote à identifierDossier de mise à jour pour 1956 et archives des chemins ; ensuite, actes de vente et de partage des propriétaires identifiés. Cotes lues dans le répertoire AD24 de la série 63 P, p. 131. Les registres eux-mêmes restent à consulter. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_bories/ — Les Bories en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Bories en Villadeix Entre la Louyre et la route, Les Bories désignent aujourd’hui cinq hectares et demi de terres. En 1692, le curé y situe une famille ; en 1909, l’état civil y enregistre un décès. Les plans et les actes conservent ainsi plusieurs usages d’un même nom, dont l’étendue ancienne reste à préciser. Un renvoi fautif de Gourgues ajoute une fausse piste vers le château de la Gaubertie. 44,92246° N — 0,69651° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre C 105–108 · ≈ 5,48 ha Altitude au point repère ≈ 98 m · IGN 1692des Boriesdomicile, « présente paroisse » 1794aux Boriesdomicile d’un journalier (ouvrier payé à la journée) ; rattachement probable 1909des Bories« village », lieu de décès MISE À JOUR POUR 1956LES BORIESterres du plan cadastral C1 En bref La plus ancienne mention sûre des Bories date de 1692 : le baptême d’Arnaud Lansade, dont les parents Pierre Lansade et Louize Laval habitent « le village des Bories ». En 1794, un journalier de soixante ans, dont le nom de famille reste incertain, est dit demeurer « aux Bories », puis en 1909 un homme meurt « au village des Bories ». Le plan cadastral de 1824 ne porte pas encore le nom ; il apparaît sur le plan mis à jour pour 1956, sur quatre parcelles d’environ 5,48 hectares entre la Louyre et la route. Aujourd’hui, ce sont surtout des champs, dont 4,32 hectares de maïs en 2024. Reste incertain : l’étendue ancienne du lieu et l’emplacement de la maison de 1692. Un renvoi fautif d’un dictionnaire ancien vers le château de la Gaubertie ne concerne pas ce lieu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteLes terres de la rivière Une longue pièce entre l’eau et la route Le lieu cadastral suit la rive sud de la Louyre, jusqu’à la limite de Saint-Marcel-du-Périgord. Il comprend quatre parcelles, C 105, 106, 107 et 108, pour environ 5,48 hectares. Sur l’orthophotographie (photo aérienne), les arbres dessinent les méandres du cours d’eau ; la route ferme les terres au sud, au pied du versant boisé. Le point de repère du lieu-dit se trouve dans ce fond de vallée : le service altimétrique IGN y donne 98,42 m. Données géographiques Le périmètre cadastral actuel, tracé en jaune sur le fond IGN. Nord en haut ; environ 5,48 ha de terres. Date précise du cliché non fournie. Cette limite ne restitue pas celle du lieu nommé dans les actes anciens. Le nom dépasse ce dessin fiscal. À environ 173 m du point repère, l’IGN place une étiquette « les Bories » près du bâti oriental ; sa fiche la rattache explicitement à Saint-Marcel-du-Périgord. Il faut donc garder ensemble les deux voisinages, tout en respectant la commune écrite dans chaque acte. Donnée établie Le nomFerme et domaine Le souvenir probable d’exploitations agricoles L’occitan bòria signifie « Ferme, domaine agricole » dans le dictionnaire d’Alibert, qui rattache le mot au latin bovarius. Le rapprochement avec Les Bories est très probable. Le pluriel peut garder le souvenir d’exploitations ou de leurs terres ; il ne permet d’en restituer ni le nombre ni l’emplacement. Aucun document examiné ne décrit ici des cabanes de pierre sèche. Alibert, entrée « bòria ». Étymologie probable Ce que dit vraiment Gourgues En 1873, page 31, Gourgues présente « Borie (La) » comme l’ancien nom du château de la Gaubertie et le place à Saint-Félix-la-Linde. Mais page 141, son article « Gaubertie (La) » donne Saint-Martin-des-Combes, avec la forme « La Borie, 1738 », qui est aussi la commune de la notice officielle du château. Ce renvoi et cette date de 1738 ne concernent donc pas Les Bories de Saint-Félix. Lu sur l’imprimé Gourgues, p. 31 : l’attribution fautive, lue sur le fac-similé de l’imprimé. Gourgues, p. 141 : le renvoi se résout dans le même dictionnaire. L’acte notarié de 1738 cité par l’auteur n’a pas été consulté. 1692–1909Les mots des actes Une famille, un témoin, un décès Le 5 octobre 1692, Arnaud Lansade, né le premier du mois, est baptisé à Saint-Félix. Ses parents, Pierre Lansade et Louize Laval, sont dits habitants « hnts du village des Bories pnt parroisse » (habitants du village des Bories, présente paroisse). Le domicile est donc rattaché expressément à la paroisse (la communauté locale, ancêtre de la commune). C’est la plus ancienne mention non ambiguë retrouvée ; la maison, elle, n’est pas localisée. Original lu AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 267 droite, dernier acte. « Le 5 8bre 1692 » : octobre, et non août. Le rapprochement avec le point de repère du lieu-dit est très probable ; l’emprise ancienne reste inconnue. Un siècle plus tard, un journalier de soixante ans, Jean Veinal [?] (le signe [?] indique une lecture incertaine), apparaît comme témoin d’un mariage, demeurant « aux Bories » (le mot imprimé « à » du formulaire est complété à la main par « ux », comme pour « à ux quatre mailles » deux lignes plus haut sur le même acte). Le nom de famille reste incertain et la commune n’est pas répétée à cette ligne. En 1909, la précision communale revient, mais pour un lieu de décès : Jean Saint Nexant est domicilié ailleurs. Date | Ce que dit l’acte | Preuve et limite | 4 mars 1794 | Jean Veinal [?], journalier, 60 ans, témoin au mariage Chevalier–Compte ; « aux Bories ». | 5 E 409/4, mariages an II, v25 droite. Lecture du lieu sûre ; rattachement local probable. | 7 janvier 1909 | Jean Saint Nexant, cultivateur, 59 ans, meurt « au village des Bories, présente commune ». | 5 E 409/15, décès 1909, v01 droite, acte 1. Domicile : la Combette, Sainte-Foy-de-Longas. | 1794, 5 E 409/4, v25 droite. Un domicile nommé, sans localisation parcellaire. Aucun lien familial établi avec les Lansade. 1909, 5 E 409/15, v01 droite. Décès à sept heures du matin, déclaré à seize heures. Ni maison ni circonstances précisées. Les listes de recensement ne fournissent aucun ménage sous cet identifiant. Il ne faut pas en déduire une absence permanente d’habitants : le baptême de 1692 atteste bien un domicile. Et le 25 janvier 1922, un autre acte situe des parents aux Bories, cette fois « commune de Saint Marcel » : cette occurrence doit rester rattachée à la commune voisine (5 E 409/16, naissances, v01 droite, acte 1). Lu sur l’original 1824–1956Les terres sur le plan Le parcellaire avant l’inscription du nom Le cadastre napoléonien (le plan cadastral de 1824), terminé sur le terrain le 10 août 1824 dessine ici les méandres de la Louyre et de grandes parcelles, notamment la 387, contre Saint-Marcel. Dans ce secteur de la feuille C1, aucun nom « Bories » ni masse bâtie n’est visible. Le repérage par la rivière et les limites est cohérent ; la concordance détaillée avec les numéros modernes reste à établir. Ce plan ne dit pas où se trouvait la maison des Lansade. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4621, C1, secteur sud-est. Date lue au cartouche du tableau d’assemblage, 3 P 3 4616. Le rapprochement concerne un secteur ; ce n’est pas une équivalence des numéros cadastraux. La feuille suivante porte une formule décisive : « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». C’est dans cet état remanié qu’apparaît « LES BORIES », sur les terres des parcelles 105 à 108, entre « La Louire » et la route. Aucun bâtiment n’y est dessiné. Cette inscription ne constitue donc pas une attestation du nom en 1824. Lu sur le plan 3 P 3 11288, section C, feuille 1. Nord vers le haut-gauche. Les croix alignées marquent la limite communale ; elles ne figurent pas des croix de chemin. Les extraits de Cassini et d’État-major consultés ne donnent pas le nom. Le second montre la vallée entre ses versants hachurés, sans noyau bâti identifiable comme Les Bories dans le secteur étudié. À cette échelle, le silence de la carte ne vaut pas dénombrement. État-major, XIXe siècle, extrait IGN. La rivière et les routes organisent le paysage ; le nom des Bories n’est pas inscrit. XXe–XXIe sièclesLes champs ouverts Un usage agricole qui reste lisible Les photographies des couches IGN 1950–1965 et 1965–1980 montrent des parcelles ouvertes, les arbres de la rivière et le bâti voisin, à l’est, près de la route. L’image récente conserve cette disposition générale, avec moins de limites de culture dans la grande pièce centrale. La date de ce regroupement n’est pas établie. IGN, couche historique 1950–1965. Date exacte du cliché non déterminée. Les bâtiments voisins ne doivent pas être confondus avec l’ensemble des terres du lieu cadastral de Saint-Félix. Aujourd’hui Dans le RPG 2024, environ 4,84 ha du lieu sont couverts par des déclarations agricoles, dont 4,32 ha de maïs. Ces chiffres décrivent une année de culture, sans identifier un exploitant ni préjuger des années suivantes. Données IGN / ASP Le cadastre téléchargé n’y dessine aucun bâtiment ; la BD TOPO situe néanmoins une petite emprise d’environ 48 m² en bordure orientale. Son usage est indifférencié et son nombre de logements non renseigné. On ne peut donc pas transformer le zéro de la fiche agrégée en un constat d’absence de logements ou de population. En salleRetrouver les biens Passer du nom aux propriétaires L’origine du nom, la maison de 1692 et la chaîne des propriétaires restent inconnues. La priorité est d’identifier les comptes cadastraux des terres et de vérifier le voisinage de Saint-Marcel, avant de chercher les ventes et les baux. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et première matrice cadastrale de Saint-Félix (registre des propriétés et de leurs propriétaires) : nature des terres, noms fiscaux et propriétaires du secteur C 386–387 et des parcelles voisines ; concordance à établir avec C 105–108. 63 P 1547/1–2 63 P 2192 63 P 1547/3Mutations des propriétés non bâties ; contrôle des comptes de propriétés bâties si une maison est identifiée. Références transmises par l’inventaire, liasses non consultées. Saint-Marcel Cotes à demanderPlans, matrices et recensements du groupe voisin appelé Les Bories : préciser les limites du nom et les ménages, sans les transférer automatiquement à Saint-Félix. 3 E · notairesAprès identification des propriétaires : actes de vente et baux avec confronts. Pierre Lansade et Louize Laval donnent une piste pour le XVIIe siècle, pas une propriété déjà démontrée. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_brandes/ — Les Brandes en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Brandes en Villadeix Neuf hectares de coteau aujourd'hui boisés, au sud-est de Caveroussie : les Brandes ont une histoire de terres que les cartes laissent entrevoir. Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) y dessine des parcelles sans maison. Le nom évoque les bruyères, tandis que les photographies anciennes montrent un couvert végétal moins continu qu'aujourd'hui. Aucun habitant n'est sûrement rattaché à ce nom dans les documents consultés. 44,91643° N — 0,69273° E Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre D 260–278 · ≈ 9,27 ha Altitude au point de repère ≈ 158 m Relevé de septembre 2026LES BRANDESLieu-dit du cadastre numérique de Saint-Félix. Relevé de septembre 2026les BrandesBois nommé par l'IGN ; point placé juste au-delà du périmètre cadastral. En bref Les Brandes sont aujourd’hui neuf hectares de coteau boisé, au sud-est de Caveroussie. Le plan cadastral de 1824 y dessine des parcelles numérotées, sans aucune maison, et une abréviation « B.es » dont le sens complet n’est pas donné. Les cartes anciennes, Cassini et l’état-major, ne portent pas le nom, et aucun habitant n’est rattaché sûrement à ce lieu. Le nom évoque probablement la bruyère ou la lande. Les photographies aériennes de 1950 à 1980 montrent un couvert d’arbres de plus en plus serré, jusqu’au bois actuel de 19 parcelles, soit environ 9,27 hectares. Reste inconnu : la première mention ancienne du nom, l’usage ancien des terres et leurs propriétaires. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn coteau boisé Une longue bande de terrain au-dessus du vallon À environ 1,2 kilomètre au sud-est du bourg, le lieu-dit cadastral s'étire sur quelque 600 mètres du nord au sud. Le relief descend vers l'est et vers le vallon de Barbeyrol, au sud. Le point de repère du lieu-dit se trouve à environ 158 mètres d'altitude ; cette mesure ne vaut pas pour tout le versant. Cadastre · IGN Le contour actuel réunit dix-neuf parcelles, D 260 à D 278, pour une surface géométrique d'environ 9,27 hectares. Aucun bâtiment n'y est dessiné dans l'extraction cadastrale examinée. La maison visible au nord-ouest de la photographie est extérieure au lieu-dit. Données du cadastre IGN, orthophotographie (photo aérienne) récente. Contour du cadastre numérique ajouté en 2026 ; nord en haut. La date précise de prise de vue n'est pas fournie avec l'extrait local. Les lacets visibles dans la petite ouverture sont des aménagements dont l'usage n'est pas établi par les sources consultées. Le nom déborde légèrement ce contour sur les données de l'IGN : son point « les Brandes », classé Bois, est situé à environ 15 mètres à l'extérieur du polygone, du côté de la commune codée 24445. Le nom cartographique du bois et l'emprise fiscale de Saint-Félix sont donc deux repères distincts. Données du cadastre Le nomLa bruyère, probablement Le souvenir d'une végétation En occitan, branda désigne notamment la grande bruyère à balais : c'est le sens donné par l'étude toponymique publiée par la mairie de La Chapelle-Aubareil. Le français régional brande désigne aussi bien une bruyère que le terrain inculte où elle pousse, selon le Dictionnaire de l'Académie française. Un nom de lande ou de broussailles est ainsi l'explication la plus probable ici. Interprétation Ce sens ne date pas le lieu-dit. Il ne suffit pas davantage à identifier les plantes qui poussaient sur ces parcelles, ni à prouver un ancien pacage (pâturage), un écobuage (brûlis de la végétation) ou une récolte de bruyère. Les photographies donnent une physionomie du terrain ; l'état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle) devra donner sa nature fiscale. XVIIIᵉ–XIXᵉ s.Un nom encore à retrouver Des cartes silencieuses, des homonymes à écarter Ni l'extrait de Cassini ni celui de la carte d'état-major ne portent le nom des Brandes dans le secteur repéré. Ils figurent des versants hachurés, sans groupe de maisons à cet emplacement. Leur échelle et leurs décalages empêchent d'en tirer une preuve d'absence de toute occupation. Lu sur les images Cassini, XVIIIᵉ siècle. Extrait IGN ; le cercle indique seulement le secteur approximatif. État-major, XIXᵉ siècle. Extrait IGN ; aucun nom des Brandes lu dans le secteur entouré. Les registres paroissiaux et d'état civil ne livrent pas d'attestation locale sûre. Plusieurs « La Brande » renvoient à d'autres paroisses ou communes. Une lecture douteuse de « moulin de la Brande » a été reprise sur 5 E 409/2, vue 249, page gauche, deuxième acte : le nom reste insuffisamment lisible pour être retenu. Aucun moulin des Brandes n'est établi. Rien trouvé En 1873, Gourgues n'offre pas de point d'appui supplémentaire. La page 40 de son dictionnaire donne plusieurs « La Brande » ailleurs en Dordogne ; son article « Brandes (Les) » concerne Vallereuil. Aucune de ces mentions ne doit vieillir artificiellement les Brandes de Saint-Félix. Lu sur l'imprimé 1824Le parcellaire Des terres numérotées, aucun nom développé Le tableau d'assemblage porte la date de fin des opérations sur le terrain : 10 août 1824. Dans le secteur des Brandes, au sud de la station de triangulation B, il inscrit une abréviation que l'on peut transcrire « B.es », les deux dernières lettres étant surélevées. Son développement n'est pas donné. « Brandes » ou « bruyères » sont des hypothèses, pas des mots lus sur le plan. 3 P 3 4616 AD Dordogne, 3 P 3 4616. Recadrage du tableau d'assemblage. « B.es » est une notation abrégée ; elle ne constitue pas une attestation certaine du nom de lieu Les Brandes. La feuille détaillée appartient à la section D, dite du Cirier, deuxième division, levée par le géomètre Lacoste. On y lit les numéros 260 à 278, avec notamment une parcelle 264 bis, dans la bordure orientale. Grandes pièces au nord, bandes et petites pièces au sud : le dessin est déjà celui d'un terrain divisé. Aucun bâtiment carmin n'est représenté dans cet ensemble. 3 P 3 4624 Le chemin de limite est désigné par les mots « Chemin », « De Léysertade », « à S.t Felix », répartis le long de son tracé. À l'extérieur se lit le nom de Saint-Marcel. La feuille ne nomme pas les Brandes et ne dit ni qui possède ces terres, ni lesquelles sont bois, landes, vignes ou terres labourables. La reprise de nombreux numéros dans le cadastre actuel facilite le rapprochement ; elle ne dispense pas de suivre les divisions et réunions dans les matrices cadastrales (registres des propriétaires). AD Dordogne, 3 P 3 4624, feuille D2. Bordure orientale de la section. Recadrage sans ajout de limites modernes. La date de la campagne cadastrale est lue sur le tableau d'assemblage ; elle n'est pas inscrite dans le cartouche de D2. Date | Document | Ce qui est établi | 1824 | 3 P 3 4616 et 4624 | Parcellaire sans bâti figuré ; « B.es » au tableau d'assemblage ; nom développé non attesté. | 1873 | Gourgues, p. 40 | L'article « Brandes (Les) » désigne Vallereuil, pas Saint-Félix. | 1950–1980 | Deux mosaïques IGN | Végétation discontinue puis plus dense ; dates de clichés non déterminées. | Relevé 2026 | Cadastre numérique | « LES BRANDES » : 19 parcelles, environ 9,27 hectares, aucun bâtiment cadastré. | XXᵉ–XXIᵉ s.Le couvert se densifie Des trouées anciennes au bois actuel La mosaïque IGN 1950–1965 montre des arbres espacés, des trouées claires et des limites de parcelles encore perceptibles. Dans celle de 1965–1980, le couvert apparaît plus serré. L'orthophotographie récente montre une emprise très largement boisée. La comparaison établit cette densification visible ; elle ne permet pas de choisir entre plantation, repousse après coupe et progression spontanée du bois. Comparaison d'images IGN, couche 1950–1965. Le nom de la couche donne une plage de dates, pas l'année de ce cliché. IGN, couche 1965–1980. Même fenêtre et même contour moderne que sur la vue précédente. IGN, LiDAR HD (relevé laser du relief). Le relief du sol sous le couvert végétal. Les formes sinueuses également visibles sur la photographie récente n'ont pas reçu de datation ou d'interprétation archéologique dans ce dossier. Aujourd'hui Dans les données réunies pour cette notice, le zonage du PLUi-H de 2024 place toute l'emprise en zone N, naturelle et forestière. Le périmètre de ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt écologique) n° 720012869 conservé dans le dossier, intitulé « Coteaux xérothermiques de Sainte Foy de Longas », en recoupe environ 7,7 hectares. Ces données décrivent un cadre paysager et écologique ; elles ne renseignent pas l'exploitation ancienne des parcelles. Données recoupées Le nom demeure aussi dans l'usage des promeneurs : un itinéraire publié sur Visorando, étape 10, situe les Brandes dans la traversée forestière qui descend vers Barbeyrol. C'est un témoignage contemporain du nom, à une échelle plus large que celle des parcelles cadastrales. Source numérique À poursuivreNom, usages, propriétaires La pièce décisive reste l'état de sections Les sources examinées permettent de suivre le terrain depuis 1824. Elles ne fournissent encore ni première attestation ancienne du nom, ni chaîne de propriétaires, ni preuve de droits collectifs sur ces terres. Les registres fiscaux peuvent apporter ces réponses. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E. Chercher en section D les articles 260 à 278, sans oublier 264 bis : nom du canton, nature de culture, contenance et propriétaire. Premier point : savoir si « Les Brandes » y est écrit. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties. Partir des propriétaires trouvés à l'état de sections, puis relever les comptes, mutations et éventuels changements de nature. 63 P 1547/1–2Matrices des propriétés non bâties. Suivre le prolongement de cette histoire foncière et les modifications du parcellaire. Ces cotes sont repérées dans l'inventaire publié des AD Dordogne ; leur contenu n'a pas été consulté. Minutes notarialesAprès identification d'un propriétaire et d'une mutation, rechercher l'acte correspondant : vente, partage ou bail peut nommer les Brandes et décrire leurs usages. Aucun notaire ni acte précis n'est encore identifié. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_combes/ — Les Combes en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Combes en Villadeix Sous Leymarie, les Combes occupent un fond de vallée traversé par la Louyre. Le plan de 1824 y dessine une rivière sinueuse et de petites parcelles, sans bâtiment dans le secteur. Les photographies montrent ensuite de grandes pièces agricoles autour d'un chenal plus rectiligne. Une mention de « Las Combas » en 1341 pourrait allonger cette histoire, mais son rattachement au lieu reste à établir. 44°54′49″ N — 0°40′01″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D · 48 parcelles · 19,10 ha Altitude au point central ≈ 85 m 1341 · cité en 1873Las CombasGourgues, p. 83 ; localisation incertaine 1873Combes (Les)« cne de Saint-Félix ? » Septembre 2026LES COMBESnom cadastral ; date de consultation En bref Les Combes sont un fond de vallée de 19,10 hectares traversé par la Louyre, sous Leymarie. Le nom vient sans doute du mot occitan qui signifie « vallon ». Un dictionnaire de 1873 cite « Las Combas » en 1341, mais il hésite sur la commune : cette mention reste à vérifier. Le plan cadastral de 1824 montre une rivière très sinueuse et de petites parcelles, sans bâtiment, mais il n’écrit pas le nom. Entre 1950 et 1980, les photographies aériennes montrent de plus grandes pièces cultivées et un cours d’eau devenu plus rectiligne. En 2024, 15,63 hectares y sont déclarés comme terres agricoles, surtout du maïs. Aucune famille n’est rattachée sûrement à ce lieu, ce qui ne prouve pas qu’il n’ait jamais été habité. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteLes terres de la Louyre Un fond de vallée sous Leymarie Le lieu-dit cadastral s'étend au sud-ouest du bourg, de part et d'autre de la Louyre. Au nord, son contour suit le pied du versant de Leymarie ; au sud-est, il longe la route de la Vallée, au-dessous de Paput. Le chemin de Leymarie traverse son extrémité occidentale. Le nom désigne ici un ensemble de terres : 19,10 hectares en section D, regroupant 48 parcelles dans l'extraction cadastrale consultée. Le point de repère du lieu-dit se situe à environ 85 mètres d'altitude ; cette mesure ponctuelle ne vaut pas pour tout le périmètre. Cadastre · IGN Les Combes aujourd'hui. Contour DGFiP–Etalab reporté sur le Plan IGN, consultés le 29 septembre 2026. Le trait rouge est une annotation du dossier ; il représente le lieu-dit cadastral actuel, sans préjuger de ses limites anciennes. Nord en haut. Dans les relevés des registres paroissiaux et de l'état civil établis pour cette étude, aucun acte ne permet d'installer ici une famille avec sûreté. Le relevé des recensements ne rattache aucun ménage à ce nom. Ce résultat décrit l'état des recherches : il ne démontre pas que les Combes n'ont jamais été habitées. Le nom1341, sous réserve « Las Combas » : les vallons Le nom correspond à l'occitan comba, « vallon », au pluriel combas. Le tableau des noms de lieux de l'ouvrage Opération Village : Vailhourles, p. 15, donne précisément Las Combas pour « vallons, dépressions ». C'est une comparaison linguistique, prise ailleurs en pays occitan. Aux Combes de Saint-Félix, le sens convient au terrain bas que traverse la rivière ; il ne fournit pas, à lui seul, une date d'apparition du nom. Sens documenté La piste la plus ancienne vient du Dictionnaire topographique de la Dordogne de Gourgues. L'entrée de la page 83 de l'édition de 1873 porte : « Combes (Les), cne de Saint-Félix ? — Las Combas, 1341 (Périg. M. H. 1). » Gourgues, 1873, p. 83 · Gallica, bpt6k39292s, vue 176 Le point d'interrogation appartient à Gourgues. Fac-similé de l'exemplaire de l'Université de Toronto, p. 83, Archive.org, image n180. La date 1341 est bien imprimée ; l'acte médiéval n'a pas été consulté. Deux réserves se cumulent : 1341 est une date rapportée par une source secondaire, et Gourgues hésite sur la commune. Son article ne précise ni propriétaire, ni maison, ni terre voisine citée permettant de reconnaître les terres actuelles. On conserve donc Las Combas comme candidat médiéval, sans en faire une première attestation certaine des Combes de Saint-Félix-de-Villadeix. La référence abrégée « Périg. M. H. 1 » reste à résoudre en cote et en folio. Attribution incertaine Une autre piste reste suspendue : dans 5 E 409/2, vue 276, page gauche, un mariage de janvier 1693 laisse lire un fragment « des Combes [?] » (le signe [?] marque une lecture incertaine). Le feuillet est déchiré et le contexte manque. Ce fragment ne permet pas de distinguer un lieu-dit d'une fin de nom paroissial ; il n'est pas retenu comme mention du lieu. 1824Le parcellaire ancien Des parcelles au bord des méandres Le premier document qui montre ce terrain en détail est la section D, première division, dite du Cirier, levée par Lacoste au 1/2 500 : AD Dordogne, 3 P 3 4623. Elle appartient au cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), dont le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, porte la date du 10 août 1824. La feuille D1 elle-même ne porte pas d'année complète. 3 P 3 4623, feuille D1. Secteur des Combes actuelles, nord en haut. Le cours d'eau porte le seul libellé « Louire » (l'inscription « ruisseau... de... » vue plus à l'ouest désigne un autre petit cours d'eau). Les parcelles 20 à 25 forment des bandes étroites au centre. Aucun contour moderne n'a été ajouté à ce recadrage. Le cours de la Louire multiplie les boucles. Des parcelles longues et étroites se pressent sur sa rive nord ; d'autres épousent les méandres. Un chemin borde le fond de vallée au sud-est. Dans le secteur correspondant aux Combes actuelles, aucune emprise bâtie carmin n'est figurée. Lu sur le plan Le nom « Les Combes » n'est pas inscrit sur cette feuille. Le rapprochement repose sur la rivière, les chemins et le calage géographique, non sur une légende ancienne. Le dessin ne permet pas davantage d'attribuer les terres à un propriétaire ni de choisir entre pré, labour et autre nature fiscale. Ces précisions sont à chercher dans l'état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle). Carte d'état-major, XIXe siècle. Le fond de vallée se distingue des versants hachurés. Aucun nom « Les Combes » n'est lu dans ce secteur. Couche historique IGN ; millésime local non vérifié. La carte d'état-major confirme l'organisation du relief autour de la rivière. Cassini, également examinée, ne fournit pas de nom « Les Combes » dans le cadrage. Le silence de ces cartes générales apporte peu sur l'ancienneté d'un nom de terres. XXe siècleLe paysage se transforme Moins de méandres, de plus grandes pièces Sur l'image de la couche IGN 1950–1965, la Louyre serpente encore entre des surfaces ouvertes ponctuées d'arbres. De petites limites végétales compartimentent le fond de vallée. L'image de la couche 1965–1980 montre des pièces agricoles plus vastes et un alignement riverain beaucoup plus rectiligne. Images comparées Couche IGN 1950–1965. Le cours sinueux et les arbres dispersés restent visibles. Fenêtre d'environ 700 mètres de large, nord en haut. Couche IGN 1965–1980. Même cadrage. Les plages de dates désignent les couches du service IGN ; les missions et clichés précis restent à identifier. La comparaison documente une simplification du dessin agricole et une modification du tracé visible de la rivière. Elle suggère un aménagement du chenal, mais ne permet d'en fixer ni la date exacte, ni le maître d'ouvrage, ni la nature des travaux. Travaux à documenter Orthophotographie (photo aérienne) IGN récente. La bande d'arbres de la Louyre sépare deux grands ensembles cultivés. Image disponible en septembre 2026 ; date de prise de vue non établie. 2024–2026Les usages documentés Un terroir surtout cultivé Le registre parcellaire graphique de 2024, recoupé avec le contour cadastral des Combes, documente environ 15,63 hectares : 12,76 hectares de maïs, 2,24 de prairie permanente et 0,63 de bande tampon. Ce sont des surfaces déclarées pour ce millésime, pas un inventaire de chaque usage sur les 19,10 hectares du lieu-dit. Déclarations agricoles 2024 Le cadastre contemporain représente aussi deux emprises bâties, une en dur et une légère. Leur présence ne renseigne pas le nombre d'habitants. Les données consultées ne permettent pas de reconstituer une population propre aux Combes. Ce qui est daté, et ce qui reste incertain Date | Document | Ce qu'il établit | 1341 | Gourgues, 1873, p. 83 | Las Combas : mention rapportée ; attribution à Saint-Félix interrogative. À identifier | 1824 | AD24, 3 P 3 4623, D1 | Terrain reconnu par sa position ; parcelles et méandres, sans bâti figuré dans le secteur ; nom absent. Lu sur le plan | 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Transformation du paysage visible ; date des clichés et des travaux non établie. Images vues | 2024 | RPG, IGN–ASP | Maïs, prairie permanente et bande tampon dans le contour actuel. Donnée primaire | 2026 | Cadastre DGFiP–Etalab | « LES COMBES » : nom et périmètre. Donnée primaire | À poursuivreLes propriétaires et l'eau Retrouver le nom dans les écritures foncières À consulter en salle AD24 · 63 P 1716 63 P 704L'état de sections A à E, sans date, puis la matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires) : retrouver le nom des Combes, les propriétaires et les natures de culture. Partir du secteur D1, notamment des parcelles 20 à 25, puis étendre aux parcelles riveraines. Les numéros modernes ne doivent pas être transposés automatiquement. AD24 · 63 P 1547/1–2 63 P 1547/3Propriétés non bâties, 1914–1955, puis bâties, 1910–1955 : suivre les mutations des parcelles identifiées et rechercher l'apparition des constructions. Cotes données par l'inventaire, p. 131 ; registres non consultés. « Périg. M. H. 1 »Faire identifier la référence manuscrite de Gourgues et retrouver la pièce de 1341. Les confronts et la paroisse doivent décider de son rattachement. Aucune cote moderne ni aucun folio n'est ici assuré. Mairie · AD24 Cotes à identifierRechercher les dossiers de travaux sur la Louyre et les documents de modification du parcellaire. Les confronter aux clichés IGN datés pour expliquer le redressement visible du cours d'eau. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_garennes/ — Les Garennes en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Garennes en Villadeix Au sud de Rabard, les Garennes descendent par les bois vers la vallée de la Louyre. Le cadastre conserve leur nom sur dix-huit hectares de terres sans bâtiment cadastré. Les photographies anciennes montrent déjà le bois et les prés du vallon. Un baptême de 1690 offre une piste plus ancienne, mais son écriture ne permet pas encore d’en faire une attestation certaine. 44,92046° N — 0,67054° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · 17 parcelles · 18,39 ha Altitude au point repère ≈ 141 m 1690 · LECTURE PROBABLEgarennes« granges » non exclu par l’image seule · 5 E 409/2, vue 238 1824 · PLANsans nom inscritdans le secteur rapproché du lieu · feuille E1 CADASTRE ACTUELLES GARENNESorthographe du cadastre numérique En bref Les Garennes sont dix-huit hectares de bois et de prés, au sud de Rabard, sans aucune maison dans le périmètre actuel. Le nom pourrait rappeler un bois ou une réserve de chasse, mais aucun acte consulté ne le prouve. La plus ancienne piste est un baptême du 19 février 1690, où la marraine Catherine Cluzeau, femme du laboureur Jean Lambert, semble habiter « les garennes » ; on ne peut pas exclure « granges ». Le plan cadastral de 1824, Cassini et l’état-major n’écrivent pas le nom. Les photographies aériennes montrent déjà le bois au centre, et un plan d’eau apparaît entre 1965 et 1980. Reste incertain : la lecture de 1690, l’origine du nom et les propriétaires successifs. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteDu bois au vallon Un nom de terres entre les maisons Les Garennes s’étendent au sud de Rabard, entre les secteurs de Caveroque et du Pigat, jusqu’aux abords de la vallée de la Louyre. Leur périmètre cadastral comprend le versant boisé et des terres plus ouvertes. Les maisons visibles à la périphérie des photographies sont celles des alentours : l’extraction cadastrale examinée ne compte aucun bâtiment à l’intérieur du lieu-dit. Cadastre actuel Le point de repère du lieu-dit est à 140,68 m d’après l’IGN, soit environ 141 m. Il représente le lieu sans en résumer le relief : la pente descend vers le vallon. Les 18,39 hectares et les 17 rattachements parcellaires ont été recalculés. Le périmètre actuel. Fond IGN Plan, cadastre Etalab et point BRGM. Contour et repères ajoutés pour cette notice en 2026 ; nord en haut. Les limites sont celles du lieu-dit cadastral, pas celles d’une propriété unique. Le nomBois ou réserve Ce que peut garder une « garenne » Le glossaire des noms de lieux de l’IGN donne à l’ancien occitan garena le sens de bois ; le français garenne peut désigner une réserve de chasse ou de pêche. L’Académie française distingue aussi le sens féodal du mot et celui d’un terrain où vivent des lapins. Pégorier, 2006, p. 221 ; Académie, « Garenne ». Sens documentés Le paysage boisé rend ce rapprochement naturel. Mais aucun acte consulté ne prouve ici une réserve seigneuriale, un enclos ou un élevage de lapins. Le sens précis du nom demeure ouvert. Garena est une comparaison de vocabulaire : aucune forme écrite occitane ancienne propre à ces terres n’a été trouvée. Origine à préciser 1690 ?Une piste dans le registre Catherine Cluzeau, marraine — mais de quel village ? Le 19 février 1690, lors du baptême de Catherine Trouboure, le curé nomme la marraine Catherine Cluzeau, femme de Jean Lambert, laboureur (paysan qui cultive la terre). Un ancien relevé des registres a transcrit leur domicile « les garennes ». La date et le lien conjugal se lisent sur l’image ; l’attribution du lieu demande davantage de prudence. 5 E 409/2 · v. 238 AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 238, page droite, dernier acte. Le domicile suit « du village des ». Double prise à la vue 239. Lu « garennes », lecture probable : le mot porte deux jambages « nn » consécutifs, absents de l’étalon « granges » de la vue 234 ; « granges » n’est pas totalement exclu. La comparaison a porté sur les lettres du même acte et sur granges, écrit dans un mariage du 10 janvier 1690, vue 234. Les traits de la ligne suivante, notamment la grande initiale de Boyer, gênent la lecture des jambages. On retient « garennes » comme lecture probable, qui rejoint celle de l’ancien relevé. 1690 devient la première attestation probable des Garennes, sans être encore certaine. On ne peut pas pour autant y installer définitivement le ménage Lambert-Cluzeau, ni localiser sa maison. Lecture probable La recherche par variantes dans les registres paroissiaux et l’état civil n’a livré aucun autre candidat local ; l’autre résultat concerne Clichy-la-Garenne. Aucun article des Garennes n’a été retrouvé dans l’index de Gourgues (1873). Ce sont des résultats de recherche, non la preuve que le nom serait absent de tous les originaux. XVIIIe–XIXe s.Des terres sans étiquette 1824 : des numéros, aucun nom des Garennes La première division de la section E est intitulée « dite de CAVEROQUE », levée par le géomètre Lacoste. Le tableau d’assemblage du cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) date l’achèvement sur le terrain du 10 août 1824 (3 P 3 4616) ; la feuille E1 elle-même n’est pas datée. Dans le secteur rapproché du point actuel des Garennes, les parcelles 472, 478 et 479 ne portent ni nom du lieu ni bâtiment teinté. 3 P 3 4625 · E1 AD Dordogne, 3 P 3 4625. Recadrage du plan original. Rapprochement géographique approximatif, de l’ordre de ± 50 m : ces numéros sont des pistes pour les matrices, pas une concordance complète avec le parcellaire actuel. Le blanc de la feuille ne dit pas si la terre est bois, pâture ou labour. Il ne donne pas les propriétaires. Ces réponses se trouvent dans l’état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle) et les matrices cadastrales (registres des propriétaires). Les numéros de 1824 ne doivent pas être confondus avec ceux des 17 parcelles actuelles. Cassini, XVIIIe siècle. Le nom des Garennes n’apparaît pas dans cet extrait IGN. Carte de secteur ; localisation non parcellaire. État-major, XIXe siècle. Les vallons verts et les versants hachurés donnent le cadre du lieu. Aucun libellé « Garennes » ; année du levé local non établie. Le périmètre moderne déborde le seul fond de vallée : il comprend aussi le versant boisé. L’absence de nom sur ces cartes n’efface donc pas les terres ; elle empêche simplement de dater le nom de lieu à partir de leur légende. Cartes examinées XXe–XXIe s.Bois, prés et eau Le bois traverse les photographies Dans la couche IGN 1950–1965, la masse boisée occupe déjà le centre du lieu, au contact de terres ouvertes. La couche 1965–1980 conserve cette organisation ; on y distingue un plan d’eau près du chemin du vallon, qui n’est pas discernable au même emplacement sur la première image. Les fourchettes sont celles des couches IGN, pas des dates précises de clichés. Elles ne permettent pas de donner une année de creusement. Couche IGN 1950–1965. Limite cadastrale actuelle ajoutée en rouge, non limite historique. L’extrémité sud du lieu est hors cadre. Couche IGN 1965–1980. Un plan d’eau se distingue dans la moitié basse, près du chemin. Même périmètre actuel ajouté pour comparaison. Orthophotographie (photo aérienne) récente, IGN. Millésime local non documenté dans le fichier fourni. Le contour rouge est cadastral ; les bâtiments périphériques ne sont pas des maisons attribuables au lieu-dit. Les repères actuels Date / source | Constat | Portée | Cadastre | 18,39 ha · 17 parcelles · aucun bâtiment E 232–237, E 242–249, E 755, E 756, E 871. | Parcelles et bâti recalculés sur l’extraction locale. | RPG 2024 | 5,27 ha de prairie permanente (PPH). | Surface déclarée située dans le lieu ; le reste n’est pas automatiquement de la forêt. | PLUi-H 2024 | 11,55 ha en N ; 6,84 ha en A. | Lecture du zonage 2024 conservé ; pas une certification du règlement actuel. | Une singularité se trouve dans ce périmètre : le point « GROTTE DES GIRARDS », AQIAA0006766, classé cavité naturelle par le BRGM. Sa position tombe aux Garennes, à environ 198 m à l’ouest-nord-ouest du point repère. Son nom ne suffit pas à la rattacher au lieu-dit Le Girard ; la notice géologique n’établit aucune occupation humaine ancienne. Inventaire Géorisques. Notice officielle À poursuivreNommer les parcelles La prochaine preuve est dans les matrices Le dossier disponible ne permet encore ni de dater sûrement la naissance du nom, ni d’identifier une succession de propriétaires. Il ne contient aucune population recensée attribuée aux Garennes. Pour avancer, il faut relier le nom aux terres, puis les terres aux actes. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date à l’inventaire : chercher les Garennes, puis les anciennes parcelles 472, 478, 479 et leurs voisines. Relever noms de quartiers, cultures et propriétaires. 63 P 704Matrice de 1826 : suivre les comptes des propriétaires établis par l’état de sections et les mutations de leurs terres. 63 P 1547/1–2Propriétés non bâties, 1914–1955 : suivre bois et terres jusqu’au cadastre rénové ; rechercher les correspondances de numéros. 5 E 409/2 · v. 238Faire relire le domicile de Jean Lambert dans le baptême du 19 février 1690 : Garennes ou Granges. Titres à identifierÀ partir des propriétaires retrouvés, chercher ventes, partages et confronts ; un éventuel droit de garenne devra être attesté par un acte propre à ces terres. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_gauilles/ — Les Gauilles en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Gauilles en Villadeix Au sud-ouest de Saint-Félix, les Gauilles occupent le fond de vallée où le Barbeyrol rejoint la Louyre. En 1824, les géomètres y dessinent des parcelles et des chemins, sans inscrire ce nom ni représenter de maison. Les photographies montrent ensuite les terres ouvertes et les bois voisins qui s’épaississent. Le cadastre conserve aujourd’hui « LES GAUILLES » pour un peu plus de huit hectares. 44,90850° N — 0,66491° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D · 22 parcelles · 8,26 ha Altitude au point repère ≈ 85 m · IGN Cadastre actuel · consulté en 2026LES GAUILLESOrthographe administrative exacte. Aucune forme locale ancienne sûrement identifiée dans les pièces examinées. En bref Les Gauilles forment un peu plus de huit hectares de prés et de terres au fond de la vallée, là où le Barbeyrol rejoint la Louyre. Le plan cadastral de 1824 y dessine des parcelles et des chemins, sans maison et sans écrire le nom. En 1873, Gourgues explique que « gauille » désigne en région « une petite source dans les prés » ; d’autres ouvrages rattachent des mots voisins aux endroits fangeux. Un nom lié à l’humidité du sol est donc probable. Les photographies aériennes montrent des terres ouvertes et des bois voisins qui se densifient, et en 2024 environ 5,6 hectares sont en prairie permanente. Reste incertain : la forme ancienne du nom à cet endroit, les familles qui y ont vécu et les propriétaires. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteAu pied du coteau Un nom posé sur les terres de la vallée Le contour des Gauilles suit le bas du versant : une pièce à l’ouest de la route, puis une longue bande à l’est, bordée au sud par le Barbeyrol. Le coteau boisé se tient au-dessus ; les terres ouvertes accompagnent le ruisseau. Le point de repère du lieu-dit est à 84,85 m selon le service altimétrique de l’IGN, soit environ 85 m. Le cadastre téléchargé le 29 septembre 2026 donne 8,26 hectares, 22 parcelles rattachées par leur point intérieur, et aucune emprise bâtie dans ce contour. Le dossier disponible ne rattache aucune population au nom des Gauilles. Il décrit ici un lieu-dit foncier.Cadastre actuel Le périmètre contemporain. DGFiP/Etalab, commune 24405, sur l’orthophotographie (photo aérienne) IGN courante consultée en 2026. Contour et échelle ajoutés pour cette notice ; date exacte du cliché non identifiée. Le nomL’eau dans les prés « Une petite source dans les prés » Gourgues fournit une piste précise. Dans l’introduction de son dictionnaire de 1873, il explique le mot régional Gauille : « Gauille (prononcer Ga-ouil, Gaw-euil) est usité généralement pour indiquer une petite source dans les prés. »Gourgues, 1873, introduction p. XI Une définition régionale. P. XI, page 21 du PDF de l’exemplaire Internet Archive. Ce passage ne nomme pas les Gauilles de Saint-Félix. Le glossaire de l’IGN, p. 225, donne gaulha, « bourbier », pour la Dordogne. La notice municipale de La Chapelle-Aubareil rattache aussi ses propres « Gouilles » à ce vocabulaire occitan des endroits fangeux. Le rapprochement convient au bas-fond de Saint-Félix : un nom lié à l’humidité du sol est probable. Il reste à le confirmer par une forme ancienne locale.Interprétation Gourgues n’apporte pas cette attestation : les entrées « Gauille » et « Gauilles » de sa p. 141 concernent d’autres communes. Les registres paroissiaux et l’état civil donnent surtout des noms de famille ressemblants et des rapprochements incertains. Aucun ne permet ici d’installer une famille ancienne aux Gauilles. Le nom seul ne prouve pas davantage l’existence d’une source précise ou d’un étang disparu. 1824Le parcellaire Les terres sont dessinées, le nom manque Le tableau d’assemblage du cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) porte la date du 10 août 1824. La feuille D1, section dite du Cirier, est levée par le géomètre Lacoste. Dans son angle sud-ouest, elle détaille les terres que l’on peut rapprocher du périmètre actuel : petites pièces à l’ouest du chemin, parcelles plus étendues et bandes le long du ruisseau à l’est.Lu sur les plans AD Dordogne, 3 P 3 4623. Section D, première division. Repères anciens : 71, 72, 76, 77, 81, 85, 91–94. La date générale se lit au cartouche du tableau d’assemblage, 3 P 3 4616. La feuille écrit « Ruisseau de Lagaune » à l’ouest et « Ruisseau de Barbeyrol. » au sud. Une voie traverse le fond de vallée ; un chemin s’en détache vers l’est au pied du coteau. Aucun bâtiment n’est figuré dans le secteur examiné, et « Les Gauilles » n’y est pas inscrit. Les petits rectangles du parcellaire ne sont donc pas, à eux seuls, des maisons disparues. Le plan ne dit ni qui possède les terres ni ce qui est pré, jardin ou labour. L’état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle) donnera ces renseignements, peut-être aussi le nom que le géomètre a omis. Les numéros anciens ne doivent pas être confondus avec ceux du cadastre actuel. Les cartes voisines du plan Cassini laisse ce secteur sans nom particulier ; Juge fournit un repère voisin. L’état-major représente le fond de vallée en vert bleuté, teinte des prés, entre les versants hachurés. Ces images renseignent le paysage ; leur silence ne date pas l’apparition du nom. Cassini, XVIIIe siècle. Mosaïque IGN/BnF. Fenêtre de voisinage ; le calage ancien ne permet pas une délimitation parcellaire. État-major, XIXe siècle. Couche IGN 1820–1866 ; année propre à la minute non établie. Le nom des Gauilles n’est pas écrit. XXe siècleVu du ciel Des terres ouvertes, des bois qui se ferment La première photographie montre plusieurs divisions étroites et limites arborées dans le fond de vallée. Sur la seconde, de grandes surfaces claires se détachent dans le même espace agricole. Le coteau au nord-est est encore clairsemé ; l’orthophotographie récente montre à cet endroit une couverture d’arbres plus continue. Une partie de ce coteau est extérieure aux Gauilles.Images comparées Couche IGN 1950–1965. La date exacte du cliché n’a pas été identifiée. Couche IGN 1965–1980. Même fenêtre, environ 700 m de large ; extrémité orientale du lieu-dit hors champ dans les deux vues. Les contrastes de teinte ne suffisent pas à identifier les cultures. Ces vues ne permettent pas non plus de dater un remembrement, un drainage ou une plantation : elles montrent une évolution du paysage, dont les modalités restent à documenter. 2024–2026Les prés aujourd’hui La prairie et les bordures humides Le registre parcellaire graphique de 2024 recense environ 5,6 hectares de prairie permanente dans le contour cadastral : près des deux tiers du lieu-dit. Cette déclaration décrit un millésime agricole ; elle ne démontre pas deux siècles d’un même usage. Source | Mesure | Ce qu’elle établit | Cadastre · 2026 | 8,26 ha · 22 parcelles | Lieu-dit « LES GAUILLES », section D ; aucune emprise bâtie. | RPG · 2024 | ≈ 5,6 ha | Prairie permanente, code PPH, dans le périmètre. | PLUi · 2024 | 7,45 ha Atvb · 0,81 ha N | Zone agricole protégée ; zone naturelle et forestière. | PLUi · 2024 | ≈ 8,11 ha · ≈ 1,19 km | Couche des zones humides ; haies et ripisylves (bois de berge) repérées. | Les surfaces du PLUi proviennent du croisement avec les données de l’édition 20241126. Le règlement graphique situe bien ce bas-fond dans un ensemble agricole et humide. Ce constat renforce la cohérence de l’explication du nom ; il ne la transforme pas en preuve historique.Données du PLUi PLUi, règlement graphique 36, page unique. Édition du 26 novembre 2024, secteur des Gauilles. Le trait communal suit le bord sud ; le nom du lieu n’est pas porté sur cet extrait. À poursuivreLe nom avant le plan Retrouver les propriétaires et le nom des pièces La lacune essentielle tient à quelques registres fonciers : ils pourraient donner aux parcelles de 1824 leur nom, leur usage et leurs propriétaires. Les cotes suivantes figurent au répertoire des Archives de la Dordogne, p. 131 ; les volumes restent à consulter. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date au répertoire. Commencer par le secteur D1, autour des anciens numéros 70–98 : noms des cantons, nature et propriétaires des pièces. 63 P 704Matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires). Suivre les comptes repérés dans l’état de sections et les mutations des terres. 63 P 1547/1–2Propriétés non bâties, 1914–1955. Reconstituer les changements et rechercher la concordance avec le cadastre actuel. Cotes à identifierNotaires, voirie et hydraulique. À partir des propriétaires identifiés, rechercher ventes, partages, baux de prés et servitudes. Aucun acte concernant les Gauilles n’est encore établi dans ces séries. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_granges/ — Les Granges en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Granges en Villadeix Un village double, sur le chemin de Pommegal : dès 1668 les « granges de Pommegal », habitées par des laboureurs (paysans qui cultivent la terre) ; puis, un siècle durant, une maison de « sieurs » (notables) qui prend le nom du lieu — les Lambert, tour à tour maîtres de forge, chirurgien, propriétaires — pendant que d'autres familles y sont métayers (cultivateurs payés d'une part de la récolte) ou domestiques. Un chirurgien qui signe « Desgranges », une alliance avec les Malet et les Deglane, un tambour licencié du service de Naples, un plan de 1824 qui montre deux ensembles bâtis distincts : le fil conducteur de deux siècles et demi de registres lus page à page. 44,94923° N — 0,67849° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, ≈ 34,7 ha Premier ancrage documenté 1668 Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668granges de pommegal5 E 409/1, v014 D — première mention 1670granges de pomigal / pomygal5 E 409/1, v135 G 1678village des granges5 E 409/1, v432 D — sans le déterminant 1741la grange / desgranges5 E 409/2, v397 G — « sieur desgranges » 1809 · 1789Desgrangessignature de Louis Lambert, chirurgien 1824 →Les Grangescadastre, IGN, forme actuelle En bref Les Granges apparaissent dans les registres en 1668 sous le nom de « granges de Pommegal » : c'est déjà un village, habité par des laboureurs. Au XVIIIe siècle, la famille Lambert y compte des « sieurs » (notables), puis un chirurgien, Louis Lambert, qui signe « Desgranges » en 1809. Au XIXe siècle, on y trouve aussi les Deglane, propriétaires, et les Malet par alliance en 1837. En 1881, des métayers vivent à côté de familles de propriétaires ; en 1946, il reste deux maisons et deux ménages. Le plan cadastral de 1824 montre déjà plusieurs groupes de bâtiments. On ignore tout d'avant 1668, et le lien entre les Lambert du XVIIe et ceux du XVIIIe siècle n'est pas démontré. Lire ce dossierNiveaux de preuve Ce que disent les étiquettes Lu sur l'original : image de l'acte lue directement. D'après le relevé des registres : lecture de l'original d'après un relevé des registres, reprise avec ses réserves, sans nouvelle lecture de l'original. Source secondaire : inventaire, auteur ou site secondaire. Hypothèse : rapprochement ou interprétation, jamais présenté comme un fait. Un acte peut lui-même se tromper : âges et noms d'épouses se contredisent parfois d'un acte à l'autre. Les guillemets ne couvrent que ce qui est effectivement lisible ; [?] conserve un doute. Un acte de 1843 lu d'abord « veuf » dit en réalité « époux » (voir plus bas). Le nomGrange, et de Pommegal Un bâtiment à grain, longtemps accolé à Pommegal Grange, du latin populaire granica, dérivé de granum (« grain ») : un bâtiment où l'on conserve les récoltes. L'explication est plausible et ne date pas la fondation du lieu ; aucune pièce consultée ici ne prouve une grange monastique, cistercienne ou une dépendance agricole fondatrice. Étymologie du nom commun, application locale non démontrée Ce qui est écrit, en revanche, c'est que le lieu n'apparaît jamais seul avant le XVIIIe siècle : en 1668 et en 1670, le curé écrit « granges de pommegal » ou « granges de pomigal », associant les deux noms. Ce voisinage des formes écrites établit une proximité et sans doute une parenté de familles — les mêmes Lambert se disent, selon les actes, « sieur des Granges » ou « sieur de Pommegal » — mais il ne prouve pas à lui seul une dépendance foncière d'un lieu envers l'autre. Le déterminant tombe ensuite : « village des granges » en 1678, et jusqu'au XIXe siècle. La variante du répertoire des lieux-dits « las Granjas » n'a pas d'attestation historique datée dans les sources consultées ici. Lu sur les originaux : 5 E 409/1, v014 et v135 AD24, 5 E 409/1, v014 D — février 1668 (jour illisible). « …habitans au village des grangef de pommegal p[rese]nte parroisse… » : la plus ancienne mention repérée du lieu, déjà composée avec Pommegal, et déjà un village habité par un laboureur, Pierre Guilhem. Avant 1668Ce qu'on ignore Aucune mention antérieure établie Le village était évidemment constitué lorsque les premiers registres conservés le nomment en 1668, mais ni sa fondation ni ses premiers exploitants ne peuvent être datés à partir des sources consultées. Le cadre paroissial appartient à l'histoire de Saint-Félix et à la juridiction de Montclar ; aucun hommage, terrier ou bail lu ici n'identifie une tenure particulière des Granges, ses redevances ni son seigneur direct — à la différence du mainement de Cavarupe (Caveroque), accensé en 1370 par le seigneur de Montclar, qui concerne un autre lieu de la paroisse. Aucun document, ce qui ne prouve pas qu'il n'y avait rien Les entrées « Granges » du Dictionnaire topographique de Gourgues (1873, p. 149) concernent d'autres communes — Lenquais, le Nontronnais, Sainte-Aulaye, Saint-Seurin-de-Prats, Valeuil, Villefranche-de-Belvès — et ne doivent pas être appliquées ici : aucune n'est le lieu de Saint-Félix-de-Villadeix. Page du livre lue directement 1668–1707Laboureurs et tisserands Un village de laboureurs, avant les sieurs La première image exploitable, en 1668, nomme les « granges de pommegal » et un laboureur, Pierre Guilhem, parrain d'un baptême dont l'encre trop pâle empêche d'assurer le jour. Deux ans plus tard, le 5 octobre 1670, Jean Lambert est dit syndic des tailles lorsqu'il devient parrain d'Anne Coustilhe, fille de Léonard Coustilhe et de Françoise Bonal, « habitans du village des granges de pomaygal ». L'acte montre une responsabilité fiscale locale ; il ne lui donne aucune qualité nobiliaire, et rien ne permet d'assurer qu'il s'agit chaque fois du même Jean Lambert d'un acte à l'autre. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v135 G — 5 octobre 1670. « …parrain [Jean ?] Lambert sindic des tailles habitant dess granges de pomygal… » Le prénom du parrain, juste avant « Lambert », est en grande partie recouvert par une tache d'encre ; la forme résiduelle est compatible avec « Jean », sans lecture certaine. Une parenté, elle, est explicite. Anne Lambert, morte vers cinquante-cinq ans aux Granges le 24 janvier 1678, est inhumée le lendemain « dans le cimetière de la paroisse de St Félix », en présence de ses frères Jean, laboureur, et Pierre, meunier, « tous habitants du village des granges ». Le métier de Pierre n'indique pas l'emplacement du moulin où il travaille. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v432 D — 25 janvier 1678. « …Anne Lambert aagée denviron cinquante cinq ans […] decedée le jour de hier au village des granges […] auquel ont assisté Jean Lambert laboureur son frère […] et Pierre Lambert meunier son frère […], tous habitants du village des granges. » Autour de ce noyau Lambert gravitent d'autres ménages que les actes suivent dans le détail : les Coustilhe, venus du secteur de Larbonne puis de Lapeyrouse avant de s'établir aux Granges à partir de 1675 ; les Pitou/Piton, alliés aux Coustilhe ; les Guilhem, Pelou/Peloux et Beney/Beneit. Le cas le mieux documenté est celui de Catrine Lambert, née le 25 septembre 1675 et morte le 1er octobre : l'original dit qu'elle avait sept jours, et non sept ans comme une lecture rapide pourrait le laisser croire. Le village n'est donc pas seulement la résidence d'une famille de notables, et la série ne fournit pas de continuité annuelle entre 1707 et 1741 — un silence documentaire, pas la preuve d'un abandon. Filiation entre ces Lambert du XVIIe et les « sieurs » du XVIIIe non démontrée 1741–1756Sieurs des Granges, sieurs de Pommegal Deux titres, deux cellules familiales, un même patronyme Le 3 décembre 1741, le baptême de Pierre Lamber, né la veille, donne ses parents : Guilhaume Lamber, sieur des granges, et Françoise Vivien[s], « du village desgranges ». Le parrain, Pierre Lambert, est maistre de forge. Cette mention établit un titre de domaine et un réseau professionnel, sans démontrer une noblesse, un droit seigneurial ni une forge sur place. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, v397 G — 3 décembre 1741. « …fils légitime de Guilhaume Lambert s[ieu]r desgranges et de françoise Vivien[s] du village desgranges p[rese]nte paroisse. Parrain Pierre Lambert […] maistre de forge… » Une seconde cellule apparaît autour de Jean Lambert, sieur de Pommegal, et Françoise Mourniac (Mournac, Mauriac [?] : l'orthographe reste incertaine), qualifiée de demoiselle de Pommegal : ils habitent les Granges, où sont rattachés plusieurs baptêmes entre 1751 et 1756, dont les jumeaux François et Marie, le 10 juillet 1756 : « …fils naturels et légitimes de Jean Lambert sieur de Pommegal et de françoise Mourniac demoiselle de pommegal, habitants du village des granges… ». Lu sur l'original Le parrain de ces enfants, Guillaume Lambert, sieur des Granges, habite pour sa part au château de Saint-Maurice — c'est écrit noir sur blanc au baptême du 2 juin 1752 : « …parrain Guillaume Lambert sieur [des granges] habitant au chasteau de St Maurice… ». Le titre et le domicile doivent donc rester distincts : porter le titre de sieur des Granges n'implique pas d'y résider. 5 E 409/3, v108 G — 2 juin 1752. Le titre du père (« sieur de pommegal ») et celui du parrain, domicilié « au chasteau de St Maurice », nettement distincts. 5 E 409/3, v158 D — 10 juillet 1756. Les jumeaux François et Marie Lambert, « habitants du village des granges présente paroisse ». Le 17 avril 1752, Marie Desplas, veuve du sieur Lambert des Granges, morte au village vers soixante-trois ans, est enterrée dans l'église de Saint-Félix — une place de sépulture qui distingue socialement la défunte. Un ancien relevé des registres paroissiaux donnait le 9 avril ; l'acte porte le 17. L'acte ne donne pas le prénom du mari défunt, et ne démontre donc pas qu'il s'agirait du « Sr Pierre Lambert » mort aux Granges en 1744. Une date corrigée Un ancien relevé des registres paroissiaux plaçait la sépulture de Marie Desplas au 9 avril 1752. Sur l'original, la date est nette : « Le 17e avril 1752 ». AD24, 5 E 409/3, v106 D — 17 avril 1752. « …enterrée dans l'eglise de St Felix Marie Desplas veuve au feu Sr Lambert des granges p[rese]nte paroisse des granges, après avoir receu les sacremens, agée d'environ soixante trois ans… » 1789Le hameau à la veille de la Révolution Une signature « Desgranges » au cahier de doléances Le 8 mars 1789, François, Louis et Jean Lambert figurent parmi les bourgeois et principaux habitants réunis pour le cahier de doléances de Saint-Félix. La signature « Desgranges » ressemble étroitement à celle que Louis Lambert appose vingt ans plus tard, en 1809, à la naissance de son fils. Cette comparaison rend l'attribution très probable, sans que les registres de 1809 démontrent à eux seuls l'identité de chaque signataire de 1789. Attribution à Louis : très probable, non prouvée AD24, 6 C 12, procès-verbal, signatures — 8 mars 1789. La signature « Desgranges », rapprochée de celle de Louis Lambert en 1809. 1794–1837Le chirurgien et ses enfants Louis Lambert, du village au titre : officier de santé, chirurgien, ex-chirurgien À partir de 1784, les baptêmes font suivre le ménage Louis Lambert–Anne Bézenac. En 1794, le praticien (celui qui soigne) est nommé officier de santé ; en 1806 et 1809, chirurgien ; au mariage de sa fille en 1837, ex-chirurgien. Le domicile aux Granges est chaque fois explicitement donné. Aucune pièce consultée ne décrit son cabinet, son diplôme ou une clientèle précise. Un acte apporte une parenté décisive. Le 10 août 1806, François Lambert, cultivateur demeurant à Poumayal (Pommegal), déclare la naissance de Françoise, fille de Louis Lambert, « son frère », et d'Anne Bézenac, « sa belle-sœur », « demeurant aux Granges présente commune ». François est donc un relais explicite entre Pommegal et les Granges — la lecture en confirme chaque mot. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/5, an XIV, v18 G — 10 août 1806. « …comparu monsieur François Lambert cultivateur demeurant à Poumayal […] lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né de monsieur Louis Lambert chirurgien son frère et d'Anne Bezenac sa belle-sœur demeurant aux Granges présente commune… » Le 7 janvier 1809, Louis Lambert, chirurgien demeurant aux granges présente commune, déclare la naissance de son fils Léonard, né la veille, et signe en bas de l'acte « Desgranges ». Lu sur l'original AD24, 5 E 409/5, NMD1809, v02 D — 7 janvier 1809. « …comparu monsieur Louis Lambert chirurgien demeurant aux granges présente commune […] né de lui déclarant et d'Anne Bezenac son épouse le jour d'hier […] prénom de Léonard. » Signature : « Desgranges ». Le couple a au moins onze enfants entre 1784 et 1809, dont les alliances relient les Granges au bourg et aux paroisses voisines : Élisabeth épouse Pierre Bibié en 1813, Jeanne-Thérèse épouse Henry Dubois en 1815, Marie-Christine épouse Jean Bierne en 1819, Françoise épouse Jean Ouzenac en 1826, et Léonard, le fils né en 1809, devient propriétaire, marié à Marie Brunaud. La dernière, Sophie Justine, née en 1802, épouse Pierre Malet en 1837 (voir plus bas). Fortunée-Marie Lambert, épouse Deglane, ne doit pas être confondue avec Marie-Christine Lambert, épouse Bierne : aucune filiation commune démontrée Deux actes de la génération suivante imposent en revanche des réserves. Le 25 juillet 1843, un Louis Lambert, né et mort aux Granges, âgé de 95 ans, est déclaré — l'acte porte « époux » — de dame Anne Cluzeau. Le contexte rend l'identification avec le chirurgien probable, mais les contradictions d'âge et de conjointe — et cette mention d'un mariage apparemment non rompu par un veuvage — empêchent d'en faire une certitude : l'acte ne dit pas si Anne Cluzeau est alors vivante ou décédée, ni si son identité recoupe celle d'Anne Bézenac. Ce que dit vraiment l'acte On avait d'abord lu « veuf d'Anne Cluzeau » dans l'acte de décès du 25 juillet 1843. À fort grossissement, le mot est nettement « époux ». On ne sait donc toujours pas si cet homme est le chirurgien, ni si Anne Cluzeau est Anne Bézenac. AD24, 5 E 409/9, D1843, v09 G, acte 13 — 25 juillet 1843. « …domicilié au village des Granges commune de Saint-Félix, époux de dame Anne Cluzeau… » Déclarant : Jean Loste, domestique du défunt. 1817Un tambour de Naples Luc Desplat, licencié du service de Naples Le 12 mars 1817 meurt aux Granges Luc Desplat (Duplat), quarante et un ans, « ci-devant tambour mais licentié du service de Naples » — un fait militaire propre au lieu, mais que l'acte ne rattache à aucun régiment, aucune campagne, aucun souverain servi. Une carrière sous Murat, roi de Naples jusqu'en 1815, ou un licenciement au moment de sa chute, restent à démontrer, non à supposer. Une note marginale ajoute son mariage avec Marie Duplat. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, NMD1817, v05 D, acte 6 — 12 mars 1817. « …Luc Desplat[Duplat], ci-devant tambour mais licentié du service de Naples, âgé de quarante un an[s], est décédé le susdit jour au village des Granges… » Note marginale : « marié à Marie Duplat ». 1822–1850Les Deglane, propriétaires Louis Auguste Deglane, premier ancrage certain en 1822 Le 10 juillet 1822, Louis Auguste Deglane, propriétaire demeurant aux Granges, déclare son fils Raimond, né de Fortunée Lambert son épouse. C'est le premier ancrage certain du couple dans les actes de ce dossier ; il ne date pas leur arrivée effective, et rien ne démontre la filiation de Fortunée avec le chirurgien Louis Lambert. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, NMD1822, v18 D, acte 30 — 10 juillet 1822. « …comparu Monsieur Louis Auguste Deglane propriétaire demeurant au village des granges […] né […] de lui déclarant et de Mademoiselle Fortunée Lambert son épouse […] prénom de Raimond. » Auguste-Louis meurt aux Granges le 20 mai 1850 — il a soixante-quatre ans, est né à Périgueux, fils de François Deglane et Marie Brou. La famille est repérable dans les recensements de 1836 à 1866 ; le foyer de 1866 compte huit personnes, dont l'aïeule Fortunée-Marie et du personnel. La disparition du nom dans le bloc de 1872 marque la fin de cette présence recensée, sans qu'aucune vente ou extinction de famille ne soit démontrée par les seules listes. Plus cités aux recensements ; aucune vente prouvée 1833Un enfant de l'hospice Virginie Espan, confiée par l'hospice de Bergerac Les Granges accueillent aussi des enfants de l'assistance publique. Virginie Espan, cinq mois et demi, de parents inconnus, confiée par l'hospice de Bergerac à Jeanne Desplat, épouse de Jean Contou [?], meurt au village le 9 novembre 1833 ; le numéro de collier 2290 est relevé dans l'acte. Cette pièce offre une piste dans les archives hospitalières ; elle ne suffit pas à qualifier tout le ménage Desplat-Contou de nourriciers professionnels. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/8, D1833, v10 D, acte 22 — 9 novembre 1833. Virginie Espan, enfant de l'hospice de Bergerac, confiée aux Granges ; collier n° 2290. 1837L'alliance Malet Pierre Malet de Garissade épouse Sophie Justine Lambert Le 10 mai 1837, Pierre Malet, vingt-six ans, propriétaire cultivateur né au village de Garissade et domicilié à Lapeyrouse (commune de Saint-Marcel), épouse Sophie Justine Lambert, née et domiciliée aux Granges, fille majeure de Louis Lambert, ex-chirurgien domicilié au même village, et de feue dame Anne Bézenac. Louis Lambert consent et signe. Le mariage établit l'alliance et le domicile de la mariée ; il ne contient pas, dans le passage lu, la transmission d'un domaine. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/8, M1837, v05, acte 3 — 10 mai 1837. « …mariage de Sr Pierre Malet âgé de vingt-six ans […] né au village de Garrissade commune de Saint-Félix, domicilié au village de Lapeyrouse commune de Saint-Marcel […] et Demoiselle Sophie[-]Justine[-] Lambert, née et domiciliée aux Granges commune de Saint-Félix […] fille majeure de Mr Louis Lambert ex-chirurgien… » Leurs enfants Louis (1839), Anne (1841) et Françoise (1844) sont rattachés aux Granges. Le fils Louis Malet y revient ou y demeure : recensé avec son épouse en 1901, il y meurt le 17 avril 1914, « lieu dit les Granges ». Les parents Malet, eux, sont ensuite donnés « au bourg » ; le chemin juridique suivi par les terres reste à chercher dans les matrices et les actes notariés. 1881Métayers et propriétaires Sabineau métayer, Monset et son gendre propriétaires Le recensement de 1881 distingue nettement les conditions au village : le ménage Sabineau, Louis, cinquante-deux ans, y est « cultivateur métayer » et chef de ménage ; le ménage Monset, Antoine, soixante-treize ans, veuf, est « propriétaire cultivateur » et chef de ménage, avec son gendre Jean Jouhanneau, également « propriétaire cultivateur ». Sabineau et Moursaud, un troisième ménage présent la même année, exploitent donc simultanément, à côté d'une famille de propriétaires — pas l'un après l'autre. Lu sur l'original AD24, 6 MI 131, recensement 1881, p07 G-D. Sabineau, « cultivateur métayer » ; Monset et son gendre Jouhanneau, tous deux « propriétaire cultivateur ». Les alliances des filles Jouhanneau relient ensuite cette famille de propriétaires à Jean-Baptiste Crevet en 1890, puis à Pierre Chort, maçon venu de Caveroussie, en 1900 — mariage qui cite un contrat du 10 avril 1900 chez le notaire Le Bœuf, à Beauregard. Côté Sabineau, Louis se remarie en 1875 avec Marguerite Texier ; sa fille épouse Jules Peyroussou en 1881 : la continuité d'exploitation se lit dans les naissances qui suivent, sans qu'aucun bail ne permette encore d'identifier avec certitude le propriétaire bailleur. 1901–1946Marcou, Château, Bourg, Lafillas Une mobilité agricole à l'intérieur de la commune Au tournant du XXe siècle, la famille Marcou–Maury, recensée colons (cultivateurs qui exploitent la terre d'un autre) à Berthier en 1901, se déplace aux Granges vers 1912-1913. Françoise Mauri, journalière, y meurt le 6 janvier 1914 ; son gendre Isidore Château, métayer, déclare le décès. La liste de 1921 comprend ensuite un ménage Château de six personnes. Le second ménage de 1921 est celui de Jean Bourg, né en 1864, et de son épouse — recensée Mathilde, tandis que les actes de mariage des filles donnent Anne Bos. Le 18 avril 1922, deux filles Bourg se marient : Marie Alberta avec Marcel Véroul, Marguerite Marie avec Jean Lafaye. L'acte donne Jean Bourg et Anne Bos comme propriétaires cultivateurs aux Granges. La famille demeure dans les recensements jusqu'en 1946, rejointe à partir de 1931 par le ménage d' Ernest Lafillas. En 1946, la liste nominative des Granges compte deux maisons, deux ménages et onze personnes : le ménage Lafillas (cinq personnes, dont les domestiques Schafner Albert et Roger) et le ménage Bourg (six personnes). Un feuillet daté du 15 janvier 1951, mais explicitement établi « d'après le recensement de mars 1946 », donne pour la ligne « Granges (les) » : 2 maisons, 2 ménages, et dix habitants — un de moins que la liste nominative. Écart confirmé à l'unité près AD24, 106 W 71 — feuillet du 15 janvier 1951, « d'après le recensement de mars 1946 ». Ligne « Granges (les) » : 2 maisons, 2 ménages, 10 habitants — contre 11 dans la liste nominative de 1946 elle-même. Une récapitulation en désaccord d'une personne, pas un nouveau recensement de 1951. Les documents consultés ne fournissent pas d'événement de guerre, de Résistance, de déportation ou de destruction attribuable avec sûreté aux Granges elles-mêmes. Les identités des générations les plus récentes, au-delà de 1946, ne sont pas reproduites dans ce dossier. 1824Le plan parcellaire Deux ensembles principaux, pas une maison unique La feuille B1, section de La Peyrouze, montre le hameau au nord-est d'un chemin orienté nord-ouest–sud-est, avec une branche vers Pommegal. Le nom « Les Granges » couvre plusieurs constructions distinctes : un ensemble ouest (parcelle 399), avec un long corps et deux ailes autour d'une cour ; un ensemble nord-est (417-418), deux unités accolées ; un ensemble est/sud-est (423-424), un petit carré isolé — peut-être un pigeonnier — puis un grand corps en L. Une petite surface lavée de vert au bord du chemin est compatible avec une mare. Lu sur le plan AD24, 3 P3 4619, section B1, 1824. Deux ensembles principaux bien distincts sur le plan, plus un troisième groupe de dépendances à l'est. Le décompte exact des masses bâties dépend d'une convention de lecture — une aile accolée compte-t-elle comme une masse séparée ? — qui n'est pas objectivement tranchable sur la seule image. Onze masses séparées, ou douze en distinguant les deux parties de 417-418, est une lecture défendable ; le chiffre de treize, parfois avancé, n'est pas la lecture la plus naturelle du plan. Dépend de la façon de compter Les états de sections et matrices, non consultés ici, restent indispensables pour passer de la forme du plan au nom du propriétaire. CartesDu XVIIIe siècle à aujourd'hui Un hameau constant, dans son voisinage de Pommegal Sur Cassini, au XVIIIe siècle, « les Granges » figure avec un symbole d'habitat distinct de Pommegal ; le symbole n'atteste ni château ni église. Sur la carte d'état-major du XIXe siècle, plusieurs constructions rouges et des chemins entourent l'inscription « les Granges » — les déformations propres à cette carte interdisent tout raccord bâtiment par bâtiment sans recalage. Carte de Cassini, XVIIIe siècle (IGN, Géoportail). Les Granges, distinct de Pommegal et de Lalande. Carte d'état-major, XIXe siècle (IGN, Géoportail). Plusieurs bâtiments distincts, sans raccord cadastral précis possible. La couche IGN dite « ortho1950 » montre deux noyaux bâtis autour de la voie, des champs en bandes, des arbres et des vergers — le grand corps ouest y est encore lisible ; la désignation de la couche ne donne toutefois ni le jour ni l'année exacte de la prise de vue. La photographie aérienne actuelle (orthophotographie) conserve ce grand corps et son aile dans leurs grandes lignes, avec des constructions supplémentaires vers le nord-ouest et le sud-est. Couche IGN dite « ortho1950 ». Mission exacte non identifiée ; le grand corps ouest est déjà lisible. Orthophotographie actuelle (IGN, Géoportail). Date de prise de vue précise non établie. Le relevé laser du relief (LiDAR) de l'IGN donne à voir talus, chemins et terrassements autour du hameau, sans permettre d'affirmer ici une motte, un souterrain ou un site antique. Le plan IGN actuel situe Les Granges au carrefour de la route de la Brugère et de la route dite « Gauloise », avec un accès direct vers Pommegal — un nom moderne qui ne date pas l'origine de la chaussée. Le relevé laser seul ne permet pas de dater Ombrage LiDAR IGN. Relief, talus et chemins ; aucune datation archéologique proposée. Plan IGN actuel. Carrefour de la route de la Brugère et de la route « Gauloise », vers Pommegal. Une partie du bâti actuel accueille une maison d'hôtes qui présente ses bâtiments comme datant du XVIe siècle ; cette datation commerciale n'est appuyée ici par aucun document ancien ni aucune étude du bâti, et reste une attribution à vérifier — la première attestation solide du lieu demeure celle de 1668. Datation commerciale, non établie par une source ancienne Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour les familles et les années citées ici ; ce qui manque tient dans quelques cotes précises, non encore ouvertes. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704États de sections A-E et matrice (registre d'impôt foncier) de 1826 : qui possède les parcelles 399, 417, 418, 423 et 424 en 1824-1826 ? Quelles natures fiscales — maison, bâtiment rural, cour, jardin ? 63 P 2192 63 P 1547Matrice des propriétés bâties de 1882, et non bâties 1914-1955 / bâties 1910-1955 : suivre Lambert, Deglane, Malet, Jouhanneau ; retrouver cases et renvois de mutations, et le passage aux Bourg puis aux Lafillas. 3 E 11260Minutes du notaire Romain Le Bœuf, 1874-1875 : le contrat Sabineau–Texier du 6 avril 1875, apports et terres. 3 E 14857Minutes de Romain Le Bœuf, 1900 : le contrat Chort–Jouhannau du 10 avril 1900 et les relations avec les biens Monset/Jouhanneau. 3 E 11254-11255 3 E 14838 3 E 14847Répertoires de Le Bœuf, 1868-1921 (et 1881, 1890) : chercher les contrats Peyroussou–Sabineau et Crevet–Jouhanneau, puis d'éventuelles ventes et partages portant sur les Granges. B 2145Sénéchaussée de Bergerac, 1745-1750, 48 feuillets : l'acte de 1748 où Jean Lambert, sieur de Pommegal et maître de forge, fait assigner le sieur Énouf — identité, résidence, partenaires. 24 U 34 24 U 36Répertoires d'Eymeric Bézenac, à Saint-Félix (an XIV-1822) et à Saint-Maurice (an VIII-an XIII) : actes Lambert et Bézenac relatifs aux Granges, sans assimiler automatiquement les homonymes. 8 J 120Fonds Cosson, « Favareille de la Grange », 1764-1785 : identifier d'abord de quelle Grange il s'agit avant tout rapprochement avec Saint-Félix. 5 E 409/7, D1832 5 E 409/9, D1843Doubles communaux correspondants : résoudre le décès d'Anne Bézenac et celui du Louis Lambert de 1843 ; comparer âges et noms d'épouses sans corriger silencieusement les actes. 179 Q · 180 Q 1001 QTables des acquéreurs et vendeurs du bureau de Lalinde, et transcriptions des hypothèques de Bergerac : les actes de vente eux-mêmes, avec description des biens. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_plans/ — Les Plans en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Plans en Villadeix Un petit écart du sud de la commune, sur le versant qui domine le Barbeyrol, dont toute l'histoire connue tient en trente ans : un cantonnier (ouvrier chargé de l'entretien des routes) venu du Lot en 1866, un couple de vieux cultivateurs qui s'éteint en 1876, une mère et son fils qui n'y restent que six semaines en 1880, puis une famille Bannes qui y devient, en 1891, « propriétaire cultivateur ». Une sépulture de 1680, longtemps rattachée au lieu, n'en parlait pas : elle disait « des Granges ». Après 1897, le silence est presque total. 44°54′51″ N — 0°41′11″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, 20 parcelles, ≈ 15,1 ha Altitude du bâti 146-148 m Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1866Aux Plantsrecensement, première mention sûre 1872 · 1876 · 1891Plantsrecensements 1874 · 1880 · 1883lieu des Plantsétat civil v. 1884-1890les PlantsBrugière, notice manuscrite 1887lieu du Planétat civil 1895 · 1897lieu du Plantétat civil 2024 →Les Planscadastre, IGN, carnet municipal En bref Les Plans sont un petit écart du sud de la commune, au nord du Barbeyrol. La première mention sûre est de 1866 : un cantonnier venu du Lot, Jean Ladgié, y habite avec sa famille. En 1874 et 1876, on suit un couple de vieux cultivateurs, les Charrière ; en 1880, une jeune mère, Anne Béleyme, et son fils Louis y vivent six semaines. À partir de 1883, la famille Bannes s'y installe et, en 1891, le père est « propriétaire cultivateur ». Après 1897, plus rien de précis : on ne sait ni qui a succédé aux Bannes, ni quand la maison a été construite, et le cadastre de 1824 n'y montre aucun bâtiment colorié. Le siteUn versant sans nom médiéval Entre le Barbeyrol, le Cirier et Caveroussie Les Plans se trouvent dans le sud de la commune, sur le versant situé au nord du Barbeyrol, à l'est du Cirier et au sud de Caveroussie. Le point de repère du lieu-dit est à 44,91414° N, 0,68648° E. Le plan IGN y montre un très petit ensemble bâti, desservi par un accès qui se détache de la route du Barbeyrol ; la BD TOPO situe le sol des deux objets bâtis autour de 146-148 m. Carte IGN et photo aérienne Le périmètre cadastral contemporain nommé LES PLANS couvre environ 15,11 hectares et vingt parcelles de la section D : 301 à 315, 317, 318, 319, 338 et 339. C'est l'étendue d'un lieu-dit cadastral d'aujourd'hui — pas la superficie démontrée d'une propriété historique ni celle d'une exploitation unique. Trois polygones bâtis cadastraux et deux objets BD TOPO s'y trouvent ; ces découpages ne dénombrent pas la même chose. Plan IGN. Le nom « les Plans », le petit ensemble bâti et son accès depuis la route du Barbeyrol. Le statut historique établi est celui d'un écart d'une maison habitée, accueillant un cantonnier puis des cultivateurs. Aucun des actes retenus ne donne aux Plans le titre de maison noble, repaire, château ou moulin ; aucun « sieur des Plans » n'y a été trouvé, et le terme de métairie (petite exploitation agricole) ne peut pas davantage lui être attribué à partir des documents disponibles. Recensements, actes d'état civil et registres paroissiaux Le nomPlan, Plant, Plants Un replat, peut-être — et un dictionnaire muet Les formes lues sont « Aux Plants » en 1866, « Plants » aux recensements de 1872, 1876 et 1891, « lieu des Plants » dans les actes de 1874, 1880 et 1883, « lieu du Plan » en 1887, puis « lieu du Plant » en 1895 et 1897. Brugière écrit « les Plants ». L'usage administratif récent est « Les Plans » ; l'IGN emploie « les Plans » et le cadastre « LES PLANS ». Actes et listes cités, document municipal 2024, plan IGN Le rapprochement de Plan/Plant avec Les Plans est très probable, mais il ne repose pas sur la seule ressemblance des mots : Pierre Bannes en 1887, Marie Maury en 1895 et Raymond Bannes en 1897 appartiennent au même foyer que celui recensé sous « Plants » en 1891 et attesté sous « Plants » en 1883. C'est cette continuité familiale qui porte l'identification. Identification très probable, fondée sur la continuité du foyer Bannes Robert Geuljans rattache l'occitan plan, nom d'une surface plane, au latin planus : une désignation topographique d'un terrain relativement plat ou d'un replat est donc envisageable ici. C'est une hypothèse locale — aucune forme médiévale ne vient établir l'étymologie des Plans de Saint-Félix, et l'écriture « Plants » ne suffit pas à prouver une origine liée à des plantations. Hypothèse d'étymologie, non démontrée pour ce lieu précis Les Plans ne doivent pas être confondus avec le Placial, nommé séparément dans la liste de Brugière. Gourgues ne fournit pas d'entrée locale « Plans » ou « Plants » dans son dictionnaire de 1873 (pp. 241-242) ; son « Plant-du-Prêtre » concerne Beleymas. Cette omission, postérieure au recensement de 1866, montre justement qu'une absence de dictionnaire ne démontre pas l'inexistence d'un lieu. Brugière, notice manuscrite, v. 1884-1890. Troisième colonne, troisième ligne : « les Plants », distance 1, une maison. La feuille elle-même ne porte pas de date propre. Avant 1866Une erreur à défaire 1680 : « desd. granges », pas « aux Plans » Aucune mention médiévale ou antérieure à 1668 des Plans n'a été retrouvée dans les documents consultés, et aucun cens, hommage, accensement ou titre foncier ne permet de rattacher ces terres précises à un seigneur ou à une tenure. Le cadre seigneurial général de Montclar ne remplace pas une preuve de dépendance des Plans eux-mêmes : il n'est donc possible de donner ni date de fondation ni premier propriétaire. Une sépulture qui n'est pas aux Plans Un ancien relevé des registres paroissiaux proposait, avec des points d'interrogation, une sépulture du 22 novembre 1680 « aux Plans ». Sur la vue 494 du registre 5 E 409/1, l'angle brûlé rend une partie de l'identité difficile à lire, mais le domicile répété à la fin se lit clairement « desd. granges ». L'acte ne concerne donc pas les Plans ; le baptême de Léonard Pitou du 14 janvier 1680 (vue 466) situe d'ailleurs Pierre Pitou et Marie Coustilhe aux Granges. Ailleurs, la recherche des formes Plan, Plans, Plant et Plants dans les registres paroissiaux 1668-1792 ne livre aucune autre occurrence utilisable pour le lieu. La première mention sûre retrouvée est donc « Aux Plants », au recensement de 1866. AD24, 5 E 409/1, vue 494 droite. Sépulture du 22 novembre 1680 : le domicile répété en fin d'acte porte « desd. granges », non « aux Plans ». Angle de la page brûlé. La carte de Cassini ne porte ici ni nom ni maison individualisée, mais sa petite échelle et la localisation approximative du site interdisent d'en tirer une preuve absolue de terrain inhabité. Cassini, feuille 71, état v. 1760-1766. Aucun nom ni habitat individualisé au site estimé ; l'échelle limite la portée de ce silence. 1866Le cantonnier Jean Ladgié, cantonnier venu de Salviac En 1866, Jean Ladgié, 33 ans, cantonnier, habite « Aux Plants » avec Marie Javerzac, 27 ans, et leurs filles Marie, 2 ans, et Jeanne, 5 mois. Le registre porte une maison et un ménage ; il ne donne pas leur statut de propriétaires ou de locataires. Recensement de 1866 lu sur l'original AD24, 6 MI 96, recensement de 1866, p. 12 gauche, p. 21 du registre, lignes 20-23. « Aux Plants » : une maison, un ménage, quatre habitants — première mention sûre retrouvée du lieu. Le mariage du 21 août 1862 permet de retrouver leurs origines. Jean, 29 ans, est né dans la commune de Salviac, dans le Lot, et demeurait alors à Leymarie ; il est fils de Marie Ladgié, son père n'étant pas désigné. Marie Javerzac, 24 ans, est née à Lapalu et demeurait à Lavalette ; elle est fille de Jean Javerzac et de Marie Longin [lecture incertaine]. Un contrat avait été reçu le 5 août 1862 par Me Labat, à Beauregard ; il n'a pas été consulté. Les filles Marie et Jeanne sont nées à Leymarie, le 25 août 1863 et le 19 janvier 1866 : sans document immobilier, le changement de libellé du domicile entre l'acte de janvier 1866 et le recensement de la même année ne date pas à lui seul un déménagement matériel. En 1872, les Ladgié sont recensés à Labouyguette, tandis que les Charrière sont aux Plants. À partir de 1876, les Ladgié sont suivis à la Combe de Lugon, où Jeanne se marie en 1884 et Marie en 1888. L'expression « échange de maisons » entre les deux familles irait au-delà des preuves : un échange juridique, une vente ou un bail ne sont pas démontrés. Aucune transaction foncière retrouvée 1872-1876Charrière–Verrouil Un couple déjà âgé, puis un veuvage Pierre Charrière est inscrit en 1872 sous une forme écrite pouvant se lire « Chamière » ou « Chanière » : il a 73 ans, cultivateur, et vit avec Marie Verrouilh, 69 ans. Ils s'étaient mariés le 21 août 1860, déjà veufs l'un et l'autre : Pierre, né et domicilié à Labouyguette, fils de Marc Charrière et Anne Millial ; Marie, née et domiciliée aux Pigats, fille de Jean Verroul et Anne Falgueiret. Un contrat de mariage avait été reçu le 2 août 1860 par Me Reynier, à Sainte-Alvère. Recensement de 1872 et acte de mariage de 1860 lus sur l'original AD24, 6 MI 106, recensement de 1872, p. 10 droite, p. 20 du registre. Ménage de Pierre Charrière et Marie Verrouilh. Marie Verrouil meurt aux Plants le 30 juin 1874, à quatre heures du matin, à 71 ans, dite cultivatrice, épouse de Pierre Charrière. Les déclarants, Jean Carbonnel et Pierre Chort, sont des voisins de Caqueroussie — forme ancienne de Caveroussie. AD24, 5 E 409/12, décès du 30 juin 1874, vue 04 droite, acte 7. « …domiciliée aux Plants… décédée aujourd'hui à quatre heures du matin, au dit lieu des Plants. » Deux ans plus tard, Pierre, cultivateur veuf de 78 ans, constitue à lui seul le ménage des Plants ; aucun décès ni acte de départ n'a été identifié après cette mention. AD24, 6 MI 118, recensement de 1876, p. 10 droite, p. 20 du registre, ligne 27. Pierre Charrière, veuf, seul au foyer. 1880Anne Béleyme La courte vie de Louis Le 6 juillet 1880, à trois heures du matin, Louis Béleyme naît au lieu des Plants. Sa mère, Anne Béleyme, a 27 ans et est cultivatrice domiciliée sur place ; l'acte indique un père inconnu. La déclaration est faite par Marie Tauvat, épouse de Pierre Chort, cultivatrice de Caqueroussie, dite « témoin de l'accouchement » — le document atteste cette assistance de voisinage, sans qualifier la déclarante de sage-femme. Acte de naissance lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, naissance du 6 juillet 1880, vue 03, acte 6. Montage du début et de la suite du même acte. Louis meurt le 16 août suivant à seize heures, au même lieu, âgé de six semaines ; la cause n'est pas indiquée. Ces deux actes ne disent pas depuis quand Anne demeure aux Plants, avec qui elle y vit, ni combien de temps elle y reste ensuite. AD24, 5 E 409/12, décès du 16 août 1880, vue 05 gauche, acte 11. « …décédé aujourd'hui à quatre heures du soir au susdit lieu des Plants, où il était né. » Une Anne Beleyme de même génération, née à Courteille (Saint-Laurent-des-Bâtons), veuve de Charles Pierre Peytaud, épouse Jean Filet le 31 janvier 1877 : l'identité avec la mère de Louis n'est pas établie, et il serait prématuré de lui attribuer cette union. Inversement, « père inconnu » ne prouve pas le célibat de la mère. Homonyme : on ne les confond pas 1881-1897Les Bannes Du bourg aux Plans : une famille qui devient propriétaire La famille Bannes–Maury se suit avant son passage aux Plans. Au mariage du 20 février 1854, Raymond Banes, cultivateur de 29 ans, né à Sucat [lecture à conserver prudemment], commune de Saint-Georges-de-Monclard, demeure à Labrugière ; ses parents sont Arnaud Banes et Marie Greilh, cultivateurs au même lieu. Marie Mauri, 32 ans, couturière, née au Moulin Bessou, est fille de feu Bernard Mauri et de Jeanne Coste, meunière à Saint-Martin-des-Combes. AD24, 5 E 409/10, mariage du 20 février 1854, vue 01 droite, acte 1. Origines de Raymond Banes et Marie Mauri, avant leur installation aux Plants. Les recensements les placent ensuite aux Quatremailles (1856, 1861, 1866) puis au bourg (1872, 1876, 1881), Raymond y étant journalier (ouvrier payé à la journée), entrepreneur, puis cultivateur — des mots qui ne suffisent pas à reconstituer ses revenus. En 1881, au bourg, le ménage compte Raymond, 57 ans, Marie, 60 ans, et trois fils : Arnaud, cultivateur ; Léonard, sabotier ; Pierre, cultivateur. AD24, 6 MI 131, recensement de 1881, p. 01 droite. Raymond, Marie et leurs trois fils, encore au bourg. Le 5 décembre 1883, au mariage de Léonard avec Marie Coste, ses parents sont domiciliés au lieu des Plants — leur changement de domicile est donc encadré par ces deux documents. Le mariage de Léonard n'est pas pour autant une transmission prouvée des Plans : le marié demeure lui-même au bourg. AD24, 5 E 409/13, mariage du 5 décembre 1883, vue 03 droite, acte 2. Domicile des parents de Léonard : « au lieu des Plants ». 1887 : « au lieu du Plan » — une date corrigée Le 24 septembre 1887, Pierre Bannes, 26 ans, cultivateur domicilié au lieu du Plan, déclare le décès de Jean Lacroix, meunier mort la veille au Moulin de Rabar — ni ce moulin, ni ce domicile, ni ce décès ne doivent être transférés aux Plans. L'acte porte l'année écrite « mil huit cent quatre-vingt quatre » [sic] ; la datation en 1887 est rétablie par l'en-tête annuel du registre et par les actes immédiatement voisins, du 6 septembre et du 28 octobre 1887, ainsi que par l'âge de Pierre, cohérent avec sa naissance de 1861. Discordance de date résolue par le contexte du registre AD24, 5 E 409/13, décès déclaré le 24 septembre 1887, vue 07 droite, acte 18. Montage avec l'en-tête annuel (vue 01) et l'acte du 28 octobre (vue 08), qui datent l'année. 1891 : « propriétaire cultivateur » En 1891, une seule maison et un seul ménage de trois personnes sont recensés aux Plants : Raymond Bannes, 66 ans, Marie Maury, 68 ans, et leur fils Pierre, 29 ans. La profession du chef est « propriétaire cultivateur » — c'est le premier témoignage explicite retrouvé d'une qualité de propriétaire parmi les habitants du lieu. Il ne fournit ni titre de propriété, ni date d'achat, ni surface, et ne prouve pas que Raymond possédait tout le lieu-dit cadastral actuel. Recensement de 1891 lu sur l'original AD24, 6 MI 150, recensement de 1891, p. 11 gauche, p. 20 du registre. Raymond Bannes, « propriétaire cultivateur », Marie Maury et Pierre. 1895 et 1897 : deux décès, un prénom corrigé Marie Maury meurt le 27 janvier 1895 à treize heures au lieu du Plant, âgée de 73 ans. Le fils déclarant, sabotier de 37 ans demeurant au bourg, se nomme Léonard, et non « Léonce » : le même prénom, écrit sans doute possible dans l'acte de décès de Raymond Bannes en 1897 (même registre), et la cohérence des âges déclarés — 37 ans en 1895, 39 ans en 1897 — le confirment. Aucun « Léonce Bannes » n'apparaît ailleurs dans le dossier. Lecture corrigée et confirmée AD24, 5 E 409/14, décès du 27 janvier 1895, vues 03 droite et 04 gauche, acte 7. Montage des deux parties du même acte. Le 23 février 1897, Raimond Bannes (ainsi écrit), 72 ans, cultivateur veuf de Marie Maury, est encore domicilié au lieu du Plant, mais il est mort au chef-lieu à une heure du matin. Son fils Léonard, sabotier de 39 ans, le déclare. L'acte nomme le père du défunt « Armand », contre « Arnaud » au mariage de 1854 — une variante qui ne doit pas faire naître artificiellement une autre famille. Rien ne prouve que Raymond soit mort dans la maison de son fils : seul le chef-lieu est précisé. AD24, 5 E 409/14, décès du 23 février 1897, vue 02 gauche, acte 2. « …domicilié au lieu du Plant… décédé au chef-lieu à une heure du matin. » Après 1897Un silence de plus d'un siècle Ni le XXe siècle, ni le bâti ancien ne se laissent lire Les listes de population de 1901, 1921, 1926, 1931, 1936 et 1946 ne présentent pas de rubrique distincte Les Plans dans le relevé communal — ce qui ne donne pas une population de zéro : les occupants ont pu être rattachés à une autre rubrique, ou la maison a pu changer d'usage, sans qu'aucune de ces explications soit démontrée. Les années 1896 et 1906 ne sont en outre pas cataloguées dans la série utilisée, ce qui aggrave la lacune immédiatement après Raymond Bannes. Impossible à déterminer, ce qui ne veut pas dire zéro Les anciennes familles restent repérables ailleurs : Jean Ladgié meurt à la Combe de Lugon le 20 janvier 1906, cantonnier jusqu'au bout ; Marie Javerzac y meurt le 2 février 1908 ; Léonard Bannes, sabotier, meurt au bourg le 4 avril 1919. Aucun de ces décès ne documente une occupation des Plans au XXe siècle. Aucun propriétaire succédant à Raymond, aucun occupant du XXe siècle et aucune mutation précise de la maison n'ont été établis : c'est la lacune majeure de ce dossier. Le plan cadastral de 1824 : rien à l'emplacement du bâti actuel Le secteur relève de la section D, dite du Cirier, deuxième feuille, cote 3 P 34624. À l'emplacement estimé des bâtiments actuels, dans le secteur de l'ancienne parcelle 365, aucun bâtiment colorié en carmin n'a été repéré. Un petit rectangle portant 364, plus au sud (~125 m), est dessiné au trait et non colorié — sa nature (bâtiment non teinté, aménagement, petite parcelle) n'est pas déterminée par cette seule image. AD24, 3 P 34624, cadastre de 1824, section D dite du Cirier, 2e feuille. Cercle ajouté au site estimé (marge indicative ± 30 m) : aucun bâtiment colorié n'y apparaît. Le résultat est donc : zéro bâtiment colorié repéré au site estimé ; nombre réel de bâtiments de l'éventuel établissement en 1824 indéterminé. Une construction de la maison après 1824 est plausible, mais non prouvée. Deux hameaux voisins incontestablement habités en 1824, Caveroussie et Labouyguette, montrent des bâtiments nettement coloriés : la convention de coloriage était donc bien active sur cette feuille, ce qui renforce la valeur de son absence au site des Plans. Comparé avec Caveroussie et Labouyguette Couche IGN « 1950-1965 ». Mission exacte non identifiée ; paysage plus ouvert qu'aujourd'hui, parcellaire encore subdivisé. Couche IGN « 1965-1980 ». Site toujours en bordure de champs et de formations arborées ; couverture végétale masquant en partie le bâti possible. Photographie aérienne récente (orthophotographie). Petit ensemble très entouré d'arbres ; année exacte du cliché non identifiée. La BD TOPO décrit environ 140 m² d'emprise bâtie cumulée pour ses deux objets, et donne pour l'un d'eux une « date d'apparition » au 1er janvier 1789 — une valeur sans pièce historique justificative jointe, qui n'est pas retenue ici comme date de construction et ne peut pas prévaloir sur l'examen des plans et des matrices (registres d'impôt foncier). Donnée numérique non vérifiée par une source historique Relevé laser du relief (LiDAR HD), IGN. Accès, talus et limites de parcelles lisibles ; aucune datation ni identification archéologique ne peut en être tirée seule. Aujourd'huiLe nom persiste Un nom de lieu vivant, une maison sans histoire récente Le nom est toujours porté par le cadastre et par l'IGN. Le carnet municipal mis à jour le 5 novembre 2024 cite expressément Les Plans dans un secteur comprenant aussi Caveroussie, le Cirier, le Moulin Bessou bas, le Chêne, Lavalette et Leymarie — une preuve récente d'usage du nom de lieu, lue sur un document numérique d'origine, sans incertitude de lecture. Lu sur le document numérique d'origine Carnet municipal, mise à jour du 5 novembre 2024, p. 7. Nom repris dans les secteurs du conseil municipal. La cartographie récente montre un petit ensemble bâti dans un cadre de champs, haies et bois. Les bases signalent un logement ; l'occupation réelle, le nombre d'habitants et les propriétaires actuels ne sont pas établis dans ce dossier. Aucun particulier vivant n'est nommé. L'inventaire environnemental rattache une partie du lieu-dit à la ZNIEFF 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas », également reprise dans le rapport environnemental du PLUi-H de 2024 : un recouvrement de 7,07 ha, soit 47 % du lieu-dit, y est calculé. Ce chiffre n'est pas un périmètre actuel confirmé — une décision du CSRPN de 2019 propose une extension sous le nom « Coteaux de la Louyre et du Barbeyrol », et la page INPN correspondante n'a pas pu être ouverte pour résoudre cette différence. Périmètre environnemental non recoupé avec l'INPN Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Le dossier des Plans est de format court : les trois registres paroissiaux et les registres d'état civil disponibles localement ont été lus pour les années et les familles citées, mais les matrices cadastrales — qui seules diraient l'origine de propriété, les mutations et la date de construction — n'ont pas été consultées. Les cotes suivantes proviennent du répertoire des AD24 (document numérique 729033, pp. 131-132) ; leur contenu lui-même reste à voir en salle. À consulter en salle 63 P 1716État de sections, sections A à E, sans date : nom, nature, propriétaire et contenance des anciennes parcelles du secteur, notamment D 363-366 ; nature du rectangle D 364. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : comptes initiaux, mutations et constructions nouvelles ; date d'individualisation de la maison. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : compte Bannes, origine de propriété et éventuel ancien numéro du bâtiment. 63 P 1547/3Matrice des propriétés bâties, 1910-1955 : propriétaires au XXe siècle, transformations ou démolitions fiscales. 63 P 1547/1 63 P 1547/2Matrice des propriétés non bâties, folios 1-475, 1914-1955 : étendue des biens après les Bannes et mutations des terres. 3 P 34624Plan cadastral, section D, 2e feuille, 1824 ; image déjà consultée. Comparaison à demander avec les états de sections et le plan rénové de D ; concordance avec D 309 actuelle. 3 E (Sainte-Alvère, Beauregard)Les contrats de mariage Charrière-Verrouil (2 août 1860, Me Reynier) et Ladgié-Javerzac (5 août 1862, Me Labat) : leurs cotes de minutes n'ont pas été identifiées, seules leurs mentions en état civil le sont. Enregistrement · hypothèquesDéclarations de succession de Marie Maury (27 janvier 1895) et de Raymond Bannes (23 février 1897) ; toute vente retrouvée par les matrices. Le sort de Pierre Bannes après 1891 est la principale piste familiale. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/les_salignas/ — Les Salignas en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Salignas en Villadeix Entre Les Quatre Mailles et Le Placial, Les Salignas dessinent une longue bande de terres aujourd'hui largement boisées. Le cadastre y conserve un nom, sans maison. Un « Salignac » cité pour 1651 et des titres portés en 1670 pourraient en éclairer l'histoire, mais le lien reste à établir. Les plans, eux, permettent de suivre le terrain depuis 1824 et de lire sûrement son nom sur la réédition de 1956. 44,93055° N — 0,68670° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre C 296 à C 306 · ≈ 10,58 ha Altitude au point de repérage ≈ 138 m (IGN) 1651 · cité en 1873SalignacGourgues ; rapprochement hypothétique 1670Signac (corrigé)titre de personne ; lecture corrigée ; terre non localisée 1956LES SALIGNASplan cadastral mis à jour 2026 · consultationLES SALIGNASlieu-dit cadastral actuel En bref Les Salignas sont une longue bande de terres, aujourd'hui largement boisées, entre Les Quatre Mailles et Le Placial ; le cadastre y garde un nom, mais aucune maison. En 1873, Gourgues cite un « Salignac » de 1651, et en 1670 une demoiselle porte le titre « Signac » alors que sa famille habite La Pouleille : le lien avec Les Salignas reste à établir. Sur le plan cadastral de 1824, le terrain n'a ni nom ni bâtiment ; le nom « LES SALIGNAS » apparaît en toutes lettres sur le plan mis à jour pour 1956. Les photographies aériennes anciennes montrent déjà un secteur boisé. En 2020, six de ces parcelles figurent dans un projet foncier de la communauté de communes. On ne sait pas encore qui possédait ces terres ni d'où vient leur nom. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteDes terres sans maison Un nom gardé par le découpage des parcelles À l'est des Quatre Mailles et au sud-ouest du Placial, le contour cadastral des Salignas s'allonge du nord vers le sud, entre des espaces ouverts et le massif boisé. Les maisons visibles autour appartiennent au voisinage : aucun bâtiment cadastré ne recoupe ce contour dans les données cadastrales consultées. Le lieu comprend onze parcelles, C 296 à C 306, pour une surface géométrique d'environ 10,58 hectares. Données cadastrales Le contour actuel des Salignas, ajouté sur la photographie aérienne IGN (orthophotographie). Limite DGFiP, repérage de 2026 ; date exacte du cliché non fournie par cet extrait. Le trait désigne le lieu-dit cadastral, non une propriété unique. L'altitude donnée en tête — environ 138 mètres — est celle du seul point de repère du lieu-dit, calculée par le service altimétrique de l'IGN. Elle ne décrit pas tout le versant. Aucun ménage n'est rattaché aux Salignas dans le relevé des recensements disponible ; cette absence de rubrique ne vaut pas dénombrement historique d'une population nulle. 1651–1670Un nom à rattacher Le « Salignac » des anciens papiers La piste la plus ancienne tient en deux lignes. À la page 307 de son Dictionnaire topographique de la Dordogne, paru en 1873, Gourgues imprime : « Salignac, h. cne de Saint-Félix-la-Linde. — 1651 (Acte not.). »Gourgues, p. 307 — Gallica, bpt6k39292s, vue 400 . Une mention de 1651 transmise en 1873. Le document notarié lui-même n'a pas été retrouvé ; ni son notaire ni sa cote ne sont indiqués. La commune indiquée et la proximité des formes rendent le rapprochement avec Les Salignas plausible. Elles ne suffisent pas à situer ce Salignac dans les onze parcelles actuelles. L'abréviation h., pour « hameau », appartient à la notice de Gourgues : elle ne prouve pas qu'une agglomération disparue occupait ce bois. Source de seconde main Une demoiselle dite « Signac », domiciliée à La Pouleille Le 23 janvier 1670, un mariage de Saint-Félix donne à Anne (de Rochon) le titre de « damoyselle dite à Signac ». Elle épouse Pierre Favareille — nom normalisé d'après Saint-Saud — et l'acte situe sa famille au « village de La polelhie », La Pouleille. C'est un titre personnel, distinct du domicile. En septembre de la même année, un parrain signe un titre proche, mais sur une page très tachée où la lecture n'est plus tranchable. Aucun de ces actes ne décrit la terre dont le titre serait tiré. Forme corrigée sur les originaux AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 107, page droite ; suite vue 109. Pour le parrain de septembre : vue 131, page droite, jour incertain, page tachée. Le lien de ces titres avec Les Salignas reste hypothétique. Deux précisions sur l'acte de 1670 Saint-Saud, qui identifie l'épouse comme Anne de Rochon, écrit en 1942 qu'elle se maria à « 10 ans (sic) » ; le registre porte « 19 ans ou environ », chiffre lisible sur l'extrait. De même, on avait lu « damoiselle de Salignac » : à la lecture, il n'y a qu'un seul trait vertical entre le « a » et « ignac », ce qui donne « Signac ». Cela ne résout pas la localisation du lieu ni ne dit s'il s'agit du même nom que le Salignac de Gourgues (1651). Le nom et son sens On ne dispose pas ici d'une étymologie occitane établie. Il faudrait d'abord démontrer que Salignac et Les Salignas sont bien deux états du même nom. Le passage de la finale -ac à -as, comme l'apparition de l'article pluriel, n'est documenté par aucune forme intermédiaire attestée. Les titres de 1670 ouvrent une recherche foncière ; ils ne permettent encore ni traduction sûre du nom de lieu ni attribution du terrain aux Rochon. Sens non établi 1824 · XIXeLe terrain sur les plans Une grande parcelle, aucun village dessiné Le premier cadastre (plan cadastral de 1824), dont le tableau d'assemblage porte la date d'achèvement du 10 août 1824, montre le secteur sur la feuille C1, dite du Bourg. Au point de repère du lieu-dit se trouve le voisinage de la grande parcelle 134. Aucun nom « Salignas » ni bâtiment n'y est figuré. Les maisons des Quatre Mailles apparaissent plus à l'ouest. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4621, section C, première feuille. Repérage approché, à quelques dizaines de mètres près. La parcelle 134 sert de point de départ à la recherche ; une correspondance exacte avec les parcelles actuelles reste à établir. Cette feuille dessine les limites, mais ne donne pas la nature fiscale de chaque terrain. On ne peut en tirer à elle seule un bois, une vigne ou une terre labourable. Les réponses sont dans l'état de sections et les matrices cadastrales (registres d'impôt foncier). L'absence d'une maison sur le plan ne permet pas davantage d'exclure toute occupation antérieure. Carte d'état-major, couche IGN 1820–1866. Le secteur reste sans nom propre ni groupe bâti identifiable. Les teintes ne sont pas utilisées ici pour attribuer une culture précise ; le millésime particulier de la feuille n'est pas établi. L'extrait de Cassini consulté ne nomme pas non plus Les Salignas. À son échelle et avec le décalage des cartes anciennes, ce silence renseigne surtout sur ce que le cartographe a choisi de représenter. 1956Le nom est situé « LES SALIGNAS », en toutes lettres La réédition cadastrale de C1 apporte la preuve la plus nette du nom à cet emplacement. Son cartouche précise « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». « LES SALIGNAS » s'étale sur les grandes parcelles 303 et 300, près des étroites bandes 302 et 301. Le dessin ne porte aucune emprise bâtie dans ce secteur. Nom localisé AD Dordogne, 3 P 3 11288, C1, échelle 1/2 500. Cette inscription appartient à la version mise à jour pour 1956 ; elle ne constitue pas une attestation du nom en 1824. Date | Document | Ce qu'il établit | 1651 / 1873 | Gourgues, p. 307 | Un Salignac dans la commune ; acte de 1651 non retrouvé, identité avec Les Salignas incertaine. | 1670 | 5 E 409/1, v. 107–109, 131 | Une personne porte le titre Signac (et non « Salignac ») ; domicile déclaré ailleurs, à La Pouleille. | 1824 | 3 P 3 4621 | Au point approché : terres sans nom Salignas et sans bâtiment. | 1956 | 3 P 3 11288 | LES SALIGNAS, nom inscrit et localisé sur un secteur non bâti. | 2020 | Conseil communautaire, p. 12–13 | C 296 à C 301, propriétés non bâties incluses dans un périmètre de préemption. | XXe–XXIeLe bois et le foncier Le couvert boisé traverse les photographies Les deux mosaïques aériennes anciennes de l'IGN montrent déjà un secteur boisé, bordé de champs et de prés. Des espaces plus clairs ponctuent le couvert ; le parcellaire ouvert du voisinage est plus morcelé que sur la photographie récente. La comparaison établit la présence du boisement à plusieurs moments, sans permettre d'en dater l'origine, les coupes ou les essences. Images comparées IGN, couche 1950–1965. Ces bornes désignent la collection ; elles ne donnent pas la date exacte du cliché. IGN, couche 1965–1980. Même fenêtre géographique ; les maisons en bordure ne sont pas des maisons des Salignas. 2020 : six parcelles dans un projet foncier Le conseil communautaire du 24 novembre 2020, pages 12–13, décide d'étendre le droit de préemption pour un projet de développement économique et agricole destiné à l'installation de plusieurs familles. Parmi les nombreux biens concernés, il énumère C 296, 297, 298, 299, 300 et 301, « Les Salignas », comme propriétés non bâties, puis autorise la délégation de ce droit au maire. Cette décision ne prouve ni une acquisition effectivement conclue ni l'implantation de logements aux Salignas. Lu sur la délibération Aujourd'hui, les données cadastrales et l'image aérienne restent celles d'un lieu de terres et de bois. Pour écrire l'histoire de leur propriété ou de leur exploitation, il faut passer du nom sur le plan aux comptes cadastraux et aux actes. À poursuivreLes pièces décisives Retrouver le nom dans les comptes de terres À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E : commencer par la parcelle C 134 et ses voisines sur le plan de 1824. Relever les noms de quartiers, les natures de culture et les comptes de propriétaires ; vérifier où figurent Salignac ou Salignas. 63 P 704Matrice de 1826 : suivre les biens identifiés, leurs mutations et divisions. C'est le moyen de relier l'ancien parcellaire aux onze parcelles actuelles. 63 P 1547/1–2Matrices non bâties de 1914–1955 : retrouver la chaîne des comptes jusqu'à la mise à jour de 1956 et chercher les pièces de correspondance des numéros. Acte de 1651 Cote inconnueRechercher la pièce citée par Gourgues, à partir de ses papiers et des fonds notariaux pertinents. Il faut des confronts ou un plan pour localiser Salignac ; aucune cote précise de l'acte n'est acquise. Mairie · notairesExaminer les suites du dossier foncier de 2020. Une annonce de vente de bois, publiée en août 2026 mais devenue inaccessible directement, fournit une piste supplémentaire à vérifier dans les délibérations et les actes. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/leymarie/ — Leymarie en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Leymarie en Villadeix Un hameau de versant, voisin de La Valette, dont le nom se lit pour la première fois de façon sûre le 12 février 1668, dans le baptême d'une petite Jeanne du « village de Laymarie ». Pendant plus d'un siècle, des Gontier domiciliés à La Valette en portent le titre de « sieur de Leymarie » (« sieur » : notable) sans qu'aucun acte connu ne livre l'acquisition du domaine. Autour d'eux se succèdent des tisserands, un faiseur de paniers, un chaudronnier, puis les Chort, les Teyssier, les Gagnaire et les Pralong — ces derniers colons (cultivateurs qui exploitent la terre d'autrui) d'un propriétaire de La Valette en 1904, et dont un fils meurt au hameau même en 1917, « Mort pour la France ». Trois registres paroissiaux lus page à page et dix-sept recensements consultés n'ont livré ni terrier (registre des redevances dues à un seigneur), ni vente, ni partage : l'histoire du bâti reste, pour l'essentiel, celle de ses habitants plutôt que celle de ses propriétaires. 44°54′59″ N — 0°39′54″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E, 40 parcelles, ≈ 23,42 ha (périmètre actuel étendu) Voisinage La Valette, Rabard Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix → 12 fév. 1668village de Laymariebaptême de Jeanne — première date sûre 25 oct. 1670des aymariesvillage au pluriel, deux fois dans le même acte 1685-1746sieur de Laymarie / Laimarie / Leymarietitre des Gontier, domiciliés à La Valette v. 1766Leycharies[?]Cassini, feuille 71 de Bergerac — hypothèse géographique XVIIIe s.LeymariesBelleyme, feuille 22, exemplaire UBM 1793 → 1841Leymarié → Leymarieétat civil révolutionnaire, puis recensements et cadastre En bref Le nom de Leymarie se lit pour la première fois de façon sûre le 12 février 1668, dans le baptême d'une petite Jeanne du « village de Laymarie ». De 1685 à 1746, des Gontier qui habitent La Valette portent le titre de « sieur de Leymarie », sans qu'aucun acte connu ne dise comment ils ont acquis le domaine. Autour d'eux vivent des tisserands, un faiseur de paniers, puis les Chort, les Teyssier, les Gagnaire et les Pralong. En 1904, Pierre Pralong est dit « colon du décédé » d'un propriétaire de La Valette ; en 1917, son fils Jean meurt au hameau, « Mort pour la France ». Le plan cadastral de 1824 montre sept emprises bâties, et le nombre d'habitants baisse de dix-huit en 1841 à neuf en 1901. On ne sait rien des propriétaires, ni de ce lieu avant 1668. Le nomUn domaine sur un prénom « Laymarie » en 1668 — et un nom d'homme derrière le lieu La première mention à date certaine actuellement lue est le 12 février 1668 : une enfant Jeanne, âgée d'environ quinze jours, est baptisée, fille de parents habitant le « village de Laymarie ». Une mention antérieure, sur un feuillet mutilé du même registre, paraît remonter à janvier 1668, mais elle ne permet pas de retenir un jour ni des noms sûrs. Lu sur l'original Les formes Laymarie, Laimarie, Leymarie se succèdent ensuite sans discontinuer jusqu'à la Révolution, identifiées par la paroisse et par les familles qui y sont domiciliées, non par la seule ressemblance des formes écrites. 12 février 1668 (AD24, 5 E 409/1, vue 016 G bas). Début de l'acte : encre pâlie, lecture des parents incertaine. Suite du même acte (vue 016 D haut) : la mention « village de Laymarie » — première attestation sûre du nom de lieu. L'enfant est dite fille de Marguerite Jeanjaume ; le patronyme du père, mal assuré, ressemble à Mourniac[?]. Le nom du lieu et la date sont plus sûrs que les noms des parents eux-mêmes — une hiérarchie de certitude qui vaut pour l'ensemble de ce dossier. L'explication la plus probable du nom passe par un nom de personne, Aimar/Eymar : l'index linguistique accompagnant la transcription du Petit Livre noir de Périgueux par Jean Roux rapproche Leymarie et Les Eymaries de la forme occitane L'Aimaria, un domaine formé sur ce prénom. C'est une explication du type de nom, pas la preuve d'un propriétaire médiéval identifié à Saint-Félix ; aucune étymologie par une sainte Marie, aucun récit de fondation ne sont documentés. Type de nom plausible, fondateur non identifié Index des noms propres, entrée Aymar/Eymar. Avant 1668Une lacune de preuves Aucune mention médiévale établie pour ce Leymarie-ci Aucun document actuellement lu ne date ce Leymarie avant 1668. Les dates anciennes publiées pour d'autres lieux de la commune, notamment Caveroque, accensée en 1370 par les seigneurs de Montclar, ne concernent pas Leymarie. Le rattachement paroissial et le cadre seigneurial de Montclar donnent un contexte général, mais aucun acte ne permet de nommer le seigneur direct de cette tenure ni ses redevances. La lacune avant 1668 est celle des preuves réunies ici, pas une date de fondation : elle pourrait se combler dans les fonds seigneuriaux non encore consultés pour ce lieu précis. 1668–1746Les Gontier de La Valette « Sieur de Leymarie » : un titre porté depuis ailleurs Le 16 septembre 1685, Estienne Gontier, sieur de Laymarie, est parrain d'Estienne Lagrange et demeure à La Valette. Le 17 mars 1686, il assiste à l'inhumation, dans l'église, de son frère Jean, mort la veille à La Brande, en paroisse de Fouleix ; leur père Pierre Gontier, marchand, y est lui-même inhumé le 30 août 1689. Lu sur les originaux Il existe deux Estienne Gontier contemporains, qu'il ne faut pas confondre : le notaire royal, mari de Jeanne Lacombe, et le sieur de Leymarie, mari de Jeanne Favareilhes. Un baptême du 27 juillet 1687 les distingue déjà par le titre de l'un et l'identité du mari de la marraine ; le 10 juin 1694, Jean Gontier, fils du sieur de Laimarie et de Jeanne Favareilhes, a pour marraine Jeanne Lacombe, « femme d'Estienne Gontier, sieur de La Valette, notaire royal ». Ces actes établissent un ménage et un enfant ; ils ne livrent ni l'acquisition de Leymarie, ni une succession, ni la superficie d'aucun bien. Le 11 septembre 1746, Estienne Gontier, sieur de Leymarie, mort à La Valette, est inhumé dans l'église, âgé d'environ 83 ans. L'identité avec le titulaire de 1685 est très plausible par le nom, le titre, le domicile et l'âge — sans qu'aucun acte de partage ne soit pour autant connu. 11 septembre 1746 (AD24, 5 E 409/3, vue 042 D bas). Sépulture d'Estienne Gontier, sieur de Leymarie, « dans l'église ». Une ancienne note donnait 1747, par erreur. Voir l'encadré ci-dessous pour un autre acte de la même famille. Ce que dit vraiment l'acte de 1690 Le baptême du 12 mars 1690 (vues 240 et 241) avait été noté comme désignant les parents de l'enfant « Pierre Chort et Jeanne Chantegreilh ». À la lecture, l'acte semble plutôt dire que le père et la mère sont « Pierre Chort et Jeanne Chantegreilh » — en réalité « habitants du lieu de Chantegreilh de cette paroisse » (probable ancienne forme de Cantegrel), et non le patronyme d'une « Jeanne » ; le prénom du père reste douteux. Le parrain, Estienne Gontier — non « Jean » —, est confirmé. Sur une image abîmée, ce point reste invérifié : ni confirmé ni réfuté. Filiation invérifiée Un village d'artisans et de travailleurs Les habitants du XVIIe siècle ne se réduisent pas aux Gontier. Le 24 janvier 1672, Berni Mouniac, faiseur de paniers, et Margueritte Jamme font baptiser leur fils Estienne ; le parrain, Estienne Gontier, encore clerc, habite déjà La Valette. Les registres font aussi apparaître un chaudronnier (Julien Colombier), un tisserand (Jean Tridau, au village « des aymaries » le 25 octobre 1670), un charpentier, un peigneur de chanvre, un praticien (soignant), puis des journaliers (ouvriers payés à la journée) et un tailleur d'habits — une diversité de petit village, sans qu'on puisse en déduire un atelier collectif ou un moulin propre au lieu. Registres lus en entier 1680-1685 : le « petit Arnoul » et un nom mal lu Un couple de laboureurs (paysans), Élie Arnoul et Margueritte Desplats, revient dans cinq actes en cinq ans. Elle est marraine le 18 novembre 1680, « de Laymarie » ; leur fille Jeanne est baptisée le 23 août 1682, leur fils Pierre le 25 mars 1685, toujours à Leymarie ; et le 7 octobre 1684, un témoin est appelé « Elie arnoul dit petit ». Le 29 août 1683, Margueritte est encore marraine, présentée comme « femme du petit Arnoul Laboureur ht du village de laimarie de cette parroisse ». Lu sur les originaux Ce dernier acte avait d'abord été lu « Laindarie », au point de faire croire à un hameau disparu. Le « d » n'existe pas : c'est la boucle du g de « Margueritte », descendue de la ligne du dessus. L'acte suivant, du 4 septembre 1683, écrit d'ailleurs « laimarie » puis « laymarie », de la même main. L'acte écrit bien « laimarie ». Le détail de cette fausse piste. 29 août 1683 (AD24, 5 E 409/2, vue 83, page droite, deuxième acte). La marraine est « femme du petit Arnoul Laboureur ht du village de laimarie de cette parroisse ». Septembre-octobre 1746 : trois actes en quatre jours Le 30 septembre 1746, Marie Métifet naît et est baptisée, fille de Pierre Métifet et de Françoise Chanut, habitants du village de Leymarie. Le lendemain, le curé enterre Françoise Chanut, âgée d'environ 35 ans, « morte subitement » ; en marge du baptême, il ajoute que l'enfant elle-même est morte et enterrée le 3 octobre. Une mort liée à l'accouchement est envisageable, mais le registre ne donne pas cette cause. Septembre-octobre 1746 (AD24, 5 E 409/3, vue 044 D). Baptême de Marie Métifet, sépulture de sa mère, et note marginale donnant le 3 octobre pour l'enfant. Les Chort, une longue implantation Les Chort tiennent à Leymarie depuis au moins 1685 : Jean Chort, venu de Caveroque, y épouse Marie Arnoul le 14 juin de cette année, puis y est relevé tisserand. L'acte nomme George Chort, tailleur du bourg de Montclar, comme frère de l'époux (et non comme père). Les générations suivantes réunissent Pierre Chort et Catherine Cassaigne, puis Guillaume Chort et Marie Lavau, enfin Pierre Chort et Catherine Milliat, mariés le 1er février 1785 : cet acte bref ne nomme pas leurs parents, et le rapprochement avec Guillaume reste une hypothèse, non une filiation écrite. Filiation Guillaume → Pierre : hypothèse 1793–1850Tisserands et cultivateurs Trois mariages de Léonard Chort, et des voisins nombreux Le 5 mars 1793, l'officier public enregistre Léonard, né la veille, fils de Pierre Chors, tisserand, et de Catherine Miliah, au lieu de Leymarié. Pierre meurt à Leymarie le 7 octobre 1821 à 64 ans ; Catherine, sous la forme Millial, le 3 janvier 1843 vers 84 ans. Léonard, leur fils, épouse successivement trois femmes au hameau. Le 7 février 1816, il est tisserand et ancien soldat du cinquième régiment de dragons, quand il épouse Louise Ponterie ; elle meurt en 1828. Le 15 janvier 1829, il épouse Jeanne Barjou, de La Palue, et se qualifie alors de propriétaire cultivateur — un mot qui établit sa qualité, sans dire quels immeubles il possède. Jeanne meurt en 1834 ; il épouse ensuite Marie Maury la même année, que d'autres actes et le recensement de 1841 nomment plutôt Françoise : une variation d'origine conservée dans ce dossier, non réécrite. Les Chort quittent Leymarie pour La Bouyguette entre 1841 et 1846 — un déplacement dans la commune, non une disparition. Autour d'eux, les Grellety sont présents dès les années 1800 : un Jean Grellety, laboureur métayer (cultivateur payé d'une part de la récolte), meurt à Leymarie en 1808 ; un autre, né à Cause-de-Clérans, époux de Marie Chort, meurt le 25 janvier 1836. Un acte du 6 avril 1813 révèle l'accueil, chez Marie Chort et son mari, d'un enfant confié par l'hospice de Bergerac le 6 avril 1811, mort deux ans après. En 1851, trois ménages se distinguent nettement par leur statut : Jean Gautier, métayer, Antoinette Grelleti, propriétaire cultivatrice, Pierre Teyssier, métayer. Ce recensement compte douze personnes pour trois maisons. Lu sur l'original 1854–1901Teyssier, Gagnaire, Pralong Deux gendres, deux contrats de notaire Pierre Teyssier et Antoinette Coulaud forment un ménage retrouvé de 1836 à 1866. Leur fils Raymond épouse Marie Faure le 26 octobre 1854, avec un contrat du 11 octobre devant Me Valeton, notaire à Lanquais. Leur petite-fille Pétronille Teyssier, née à Leymarie en 1855, épouse Pierre Gagnaire, de Saint-Georges-de-Monclard, le 22 avril 1873 : un contrat a été passé le 30 mars devant Me Laterrière, à Mouleydier. En 1876, le recensement le place explicitement comme gendre de Raymond Teyssier ; en 1881, il est chef d'un ménage de métayers. 22 avril 1873 (AD24, 5 E 409/12, mariages 1873, vue 2 D, mariage n° 2). Début de l'acte Gagnaire–Teyssier ; le contrat de notaire est cité dans la suite de l'acte. Parallèlement, le mariage du 18 octobre 1860 unit Jean Gautier, du Cirier, fils d'Hilaire Gautier et de Marie Tamarelle — à distinguer du Jean Gautier déjà chef de ménage à Leymarie en 1851 — et Françoise Boussenot, de Caveroque. Le couple est à Leymarie au plus tard en 1864. Leur fille Marie Gautier épouse Pierre Pralong, venu des Pigats par Sainte-Alvère, le 23 avril 1885, avec un contrat du 30 mars devant Me Larobertie, à Sainte-Alvère. L'acte appelle la mère de l'épouse « Marie Boussenot », alors que son propre mariage la nomme Françoise : une variation lue dans l'original, non corrigée. 23 avril 1885 (AD24, 5 E 409/13, mariages 1885, vue 1 D et vue 2 G, mariage n° 1) : montage documentaire de deux vues successives, sans modification des textes. En 1891, les deux générations Gautier et Pralong cohabitent ; en 1901, elles forment l'unique ménage inscrit sous Leymarie, neuf personnes en tout. Le registre de 1891 multiplie les prénoms discordants — « Henri » Pralong, « Féline » Gauthier, « Albin » Pralong, au lieu des Pierre, Marie et Jean attendus — des divergences visibles dans l'original, conservées ici plutôt que lissées. 1904–1946Un colon, deux morts de 1917 « Colon du décédé » — et deux hommes nés à Leymarie, morts en 1917 Le 6 avril 1904, Pierre Pralong, cultivateur domicilié à Leymarie, déclare la mort de son voisin Antoine Mirabel, propriétaire de 90 ans à La Valette. L'officier écrit « cultivateur, Colon du décédé » : une preuve directe du lien économique entre l'exploitant de Leymarie et Mirabel, mais qui ne dit rien des parcelles exploitées ni ne démontre que Mirabel possédait tout le hameau. 6 avril 1904 (AD24, 5 E 409/15, décès 1904, vue 1 D, acte n° 1). « …cultivateur, Colon du décédé… » — Pierre Pralong déclarant la mort d'Antoine Mirabel. Jean Pralong, né le 9 janvier 1886 à Leymarie, sergent au 9e régiment d'infanterie, matricule 335 au recrutement de Bergerac, meurt à Leymarie même, le 13 août 1917 à 7 h 30. L'acte porte « Mort pour la France » et précise une maladie contractée aux armées, sans la nommer. 13 août 1917 (AD24, 5 E 409/16, décès 1917, vue 6 G, acte n° 8). Décès de Jean Pralong « au lieu de Leymarie », maladie contractée aux armées. Son cousin par alliance Albert Gagnaire, fils de Pierre Gagnaire et de Pétronille Teyssier, était né à Leymarie le 3 décembre 1886. Selon la notice Mémoire des hommes — non rouverte —, il sert comme soldat au 8e régiment de marche de tirailleurs, classe 1906, matricule 1090 à Bergerac, et meurt à La Malmaison le 23 octobre 1917. Détails militaires : source de seconde main, non rouverte 3 décembre 1886, déclaré le 4 (AD24, 5 E 409/13, naissances 1886, vue 6 D, acte n° 12). Naissance d'Albert Gagnaire à Leymarie — preuve directe du lien de sa famille avec le hameau. Les deux noms sont relevés sur le monument communal ; cette commémoration ne signifie pas que tous les morts de la commune aient habité Leymarie. Des Pralong au Moulin Bessou, et deux ménages étrangers Les Pralong restent recensés à Leymarie jusqu'en 1931 (six personnes). En 1936, ils ne le sont plus : la même page les retrouve au Moulin Bessou, un déplacement familial très probable, sans que le jour ni les conditions n'en soient connus. À Leymarie même, le ménage de 1936 se lit Jahm[?] — Hilary, Pélagie et leur fils, inscrits Polonais et cultivateurs, avec une fille née à Raismes inscrite Française : quatre personnes, dont l'histoire d'immigration n'est pas donnée par le registre. En 1946, un ménage de cinq personnes, toutes inscrites françaises, occupe le lieu. Recensements Une feuille intercalaire datée du 15 février 1951, mais annonçant reprendre le recensement de mars 1946, donne pourtant sept habitants pour Leymarie — contredisant les cinq personnes de la liste nominative de 1946. Cette divergence n'est pas résolue ici. Feuille du 15 février 1951 (AD24, 106 W 71, p04). Une maison, un ménage, sept habitants « d'après » 1946 — chiffre en contradiction avec la liste nominative de la même année. Le bâtiDu cadastre au relevé laser Sept emprises en 1824, un noyau qui persiste Sur le plan cadastral de 1824, la feuille E1, section de La Caveroque, 3 P 3 4625, porte « Leymarie. » au voisinage d'un carrefour. On y distingue sept emprises bâties colorées — ni sept logements, ni sept ménages : le tableau d'assemblage, plus schématique, n'en montre qu'environ cinq. Une mare ovale est dessinée dans la cour du grand ensemble occidental (parcelle 418, bâtiment en L avec plusieurs annexes) ; une seconde petite surface verte borde l'emprise orientale (parcelle 433). Fonctions et propriétaires de chaque bâtiment restent à établir par l'état de sections, non encore consulté. Cadastre de 1824 (AD24, E1, section de La Caveroque, 3 P 3 4625). Bâtiments en L, annexes et mare autour du carrefour ; sept emprises colorées, fonctions non données par le plan seul. Cartes anciennes : deux orthographes pour un même hameau La carte de Cassini, feuille 71 de Bergerac, connue ici dans un état catalogué vers 1766, porte « Leycharies » à l'emplacement du hameau, sous un symbole d'habitat : l'identification à Leymarie est une hypothèse géographique forte, appuyée par La Valette et Rabard voisins, mais l'écart d'orthographe n'est pas expliqué. Belleyme, feuille 22, écrit « Leymaries ». Ni l'un ni l'autre symbole ne prouve château ou tour. Leycharies = Leymarie : hypothèse Cassini, feuille 71 (BnF btv1b53095146f). « Leycharies » — orthographe éloignée, identification par la position. Belleyme, feuille 22 (exemplaire UBM). « Leymaries » ; la ligne rouge est une limite communale moderne ajoutée sur l'image, non un tracé d'origine. La minute d'état-major (levés 1820-1866) conserve une étiquette dont la fin « …marie » est nette, le début noyé dans les hachures du relief, ainsi que de petites emprises carmin au-dessus du fond de vallée. Minute d'état-major, IGN, série 1820-1866. Étiquette « …marie » partiellement noyée dans les hachures ; date locale du levé non établie. Vers 1884, le chanoine Brugière note deux maisons à Leymarie, à deux kilomètres du bourg, direction ouest-sud-ouest — un chiffre qui s'accorde avec les recensements voisins de cette date, sans dater les murs eux-mêmes. Photographies aériennes : un noyau stable, une desserte qui change Couche IGN 1950-1965. Groupe central de toitures, chemin en large courbe à l'ouest, bois au nord. Couche IGN 1965-1980. Même noyau ; implantation distincte au nord-est, parcelles encore largement ouvertes. Photographie aérienne récente (orthophotographie) (IGN, millésime local non fourni). Noyau à toitures de tuiles, constructions allongées au nord/nord-est, végétation plus dense qu'aux états antérieurs. Le grand ensemble occidental du cadastre de 1824 et le bâtiment principal actuel occupent des positions comparables : une continuité d'emprise est plausible, la conservation des maçonneries de 1824 n'est pas démontrée. Le réseau de chemins a changé de dessin autour du noyau. Relevé laser du relief (LiDAR HD) (IGN). Versant, replats et tracés de chemins ; support pour une reconnaissance topographique, sans datation de vestige. Le périmètre actuel dépasse le hameau ancien Le polygone cadastral nommé LEYMARIE dans l'extraction actuelle couvre 23,42 ha, 40 parcelles de section E, et englobe un espace plus vaste que le hameau ancien, avec notamment une emprise rattachée géographiquement au Moulin Blanchard, lieu distinct du répertoire des lieux-dits. Les 15 bâtiments comptés par la BD TOPO sur ce périmètre étendu ne se comparent donc pas directement aux sept emprises de 1824. Un bâtiment voisin de la parcelle E0270 reçoit dans la base une date « 1700-01-01Z » : une donnée de base, pas une datation architecturale démontrée — aucune façade, charpente ni inscription n'a été examinée sur place. PopulationDe 1836 à 1946 Dix-sept recensements, un hameau qui se resserre La population de la rubrique Leymarie, relevée recensement par recensement, décrit un resserrement progressif : de quatre ménages et dix-huit habitants en 1841 à un seul ménage dès 1901, puis à quatre ou cinq personnes après 1931. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Remarque | 1841 | non indiqué | 4 | 18 | Jacoutet, Teyssier, Chort, Laffilias | 1851 | 3 | 3 | 12 | propriétaires et métayers distingués dans l'acte | 1866 | 2 | 2 | 13 | Teyssier, Boussenot/Gonthier | 1876 | 2 | 2 | 12 | Gagnaire gendre dans le ménage Teyssier | 1891 | 2 | 2 | 11 | prénoms discordants dans le registre | 1901 | 1 | 1 | 9 | Gautier-Pralong, trois générations | 1931 | 1 | 1 | 6 | Pralong, deux enfants non nommés ici | 1936 | 1 | 1 | 4 | ménage Jahm[?], trois Polonais, une Française | 1946 | 1 | 1 | 5 | ménage Brettnacher, toutes personnes françaises | Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne figurent pas dans les données nominatives réunies pour ce dossier ; leur absence ne suffit pas à déclarer les registres perdus. Il n'existe aucune série chiffrée sûre de population du hameau après 1946. Aujourd'huiUne société immobilière, un chemin Un lieu-dit habité, un chemin refait, une société civile Leymarie reste identifié comme lieu-dit habité par l'IGN et le répertoire des lieux-dits ; son nom désigne aujourd'hui un chemin et un ensemble cadastral de section E. Les images récentes montrent un noyau ancien et plusieurs constructions voisines, des prairies et des bois — un paysage et un habitat, sans identification de leurs occupants actuels. Plan IGN actuel. Le périmètre du lieu-dit cadastral est plus étendu que le noyau bâti visible ici. Les données publiques relèvent une SCI de Leymarie, immatriculée le 23 avril 1983, dont l'activité est la location de biens immobiliers — un jalon de l'histoire foncière récente, sans que ce dossier n'établisse la liste ni l'origine de ses parcelles ; associés et dirigeants ne sont pas nommés ici. Notice d'entreprise. Deux bulletins municipaux documentent le chemin : celui de janvier 2009 prévoit 4 100 € pour son renforcement, avec un changement d'assiette annoncé pour le printemps suivant ; celui de janvier 2013 inclut Leymarie dans un groupe d'interventions de voirie pour 56 678 € au total, aux côtés des Brugères, des Granges et du Moulin de Rabard — un montant global, non le coût du seul chemin. Bulletin de 2009, bulletin de 2013. Dans l'extraction du PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024, le polygone cadastral étendu se partage entre environ 16,38 ha de zone N et 7,04 ha de zone A, avec 2,38 ha de prairie permanente déclarée au RPG 2024. Deux points de patrimoine bâti ou paysager et une croix sont signalés par les bases ; leur datation demande un contrôle de terrain. Aucune notice Mérimée spécifiquement attribuable à Leymarie n'a été identifiée. Et maintenantOù chercher Ce que seules les matrices cadastrales peuvent dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus jusqu'à leur terme disponible ; ce qui manque tient dans quelques cartons non consultés. Une chaîne complète de propriétaires, de 1824 à 1955, et le lien entre les Gontier et le domaine avant 1685 y attendent : les matrices sont les registres d'impôt foncier. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : propriétaires, natures et contenances autour des parcelles E 416, 418, 420, 433 et 431[?], puis folios et mutations. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices bâties de 1882 et 1910-1955, non bâties 1914-1955 : reconstituer les comptes Chort, Jacoudet/Grelleti, Mirabel et leurs successeurs. J 702 2 E 703-24Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et « Gontier de Saint-Félix : baux et obligations » (1635-1709) : chercher une acquisition ou un partage nommant explicitement Leymarie. 2 E 703-17Obligation Chort de 1695 : vérifier prénoms, domicile, biens et parties — piste familiale, le lieu n'y est pas nommé dans la notice. 2 E 703-21 2 E 703-1, -2, -5Fonds Desplats/Favareille (testaments, achats, baux, partages, 1631-1718) : retrouver l'origine des biens de Jeanne Favareille. 178 Q · 183 Q · 421 QBureau de Lalinde : succession d'Antoine Mirabel, mort à La Valette le 5 avril 1904, et éventuels baux de Leymarie. 176 Q-182 QActes civils publics et sous seing privé, tables acquéreurs/vendeurs, contrats de mariage et testaments du même bureau : ventes, échanges et partages non encore localisés. 1 R, à préciserRegistres matricules de Bergerac, classe 1906 : matricules 335 (Jean Pralong) et 1090 (Albert Gagnaire) — signalement, adresses successives, pièces médicales. 106 W 71Résoudre le chiffre de sept habitants donné par la feuille du 15 février 1951, en contradiction avec la liste nominative de 1946. MairieListes de recensement manquantes (1886, 1896, 1906, 1911) : peut-être conservées en double communal. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/leyssartade/ — Leyssartade en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Leyssartade en Villadeix Un nom, deux lieux : à Saint-Félix, seize parcelles de fond de vallée sans une seule maison ; de l'autre côté du vallon, dans la commune voisine de Saint-Marcel, un vrai village, attesté dès 1672, où des laboureurs (paysans), des maçons et une lignée de Claveille vivent jusqu'au bout du XIXe siècle. Des actes anciens ont été mal lus pendant des années : ce que l'on prenait pour un « L » est un « E ». Ce dossier tient les deux moitiés du nom bien séparées, et raconte ce que les registres de Saint-Félix disent malgré tout du village d'à côté. 44°54′45″ N — 0°41′27″ E Terres de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, 16 parcelles, ≈ 2,81 ha Village voisin dans Saint-Marcel-du-Périgord (24445), ≈ 780 m au SE Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1672Leyssartadebaptême, « village de Leyssartade paroisse de St Marcel » 1674Eyssartadeacte lu, capitale E et non L 1744 [?]l'Eyssartademême correction, lecture moins sûre 1755–1768Leyssertadeet Leissertade — orthographes d'un relevé, non vérifiées sur l'image 1824De L'eysertadenom du chemin, plan cadastral de Saint-Félix 1873Eyssartade (L')Gourgues, « lieu, cne de Saint-Marcel » 1859 →Leyssartadeforme stabilisée de l'état civil au cadastre actuel En bref Leyssartade est un nom pour deux lieux. À Saint-Félix, ce sont seize parcelles de fond de vallée, sans aucune maison ; de l'autre côté du vallon, dans la commune voisine de Saint-Marcel, se trouve un vrai village, attesté dès 1672, où vivent des laboureurs, des maçons et une lignée de Claveille. Le plan cadastral de 1824 ne montre aucun bâtiment sur les terres de Saint-Félix, seulement un chemin nommé « De L'eysertade ». Le nom s'écrivait sans doute « (l')Eyssartade » : ce que l'on prenait pour un « L » est un « E », et le sens probable est une terre gagnée sur le bois, sans que ce soit prouvé. Aujourd'hui, ce sont des prairies et une zone humide. Rien n'est connu avec certitude avant 1668, et l'on ne sait pas qui possédait ces terres. Le siteDeux lieux, un nom Des terres sans maison — et, en face, un village À Saint-Félix-de-Villadeix, Leyssartade n'est pas un village habité dans les documents examinés : c'est un nom de terres de fond de vallée, au bord du ruisseau de Barbeyrol, contre la limite de Saint-Marcel-du-Périgord. Le lieu cadastral couvre environ 2,81 hectares, en section D, seize parcelles numérotées D 279 à D 294 ; aucun polygone de bâtiment n'y recoupe la couche cadastrale. C'est une mesure du périmètre nommé, non une superficie de propriété. Contrôle cadastral direct Le village de Leyssartade, lui, avec ses maisons, est de l'autre côté du vallon, dans la commune de Saint-Marcel-du-Périgord (24445) : la BD TOPO de l'IGN l'y rattache explicitement. Les centres des deux périmètres sont distants d'environ 780 mètres, le village au sud-est des terres de Saint-Félix. Les deux cadastres communaux portent aujourd'hui le même nom — un même nom de part et d'autre d'une limite, ce qui est réel, mais qui ne prouve ni un déplacement du village ni un ancien transfert de commune. Les deux Leyssartade. En rouge, les 2,81 ha de terres de Saint-Félix ; en bleu, le village de Saint-Marcel, à 780 m au sud-est ; en violet, la limite communale. Fond IGN ; Etalab/DGFiP 24405 ; BD TOPO 24445. La règle de rattachement retenue dans ce dossier est donc stricte : « Leyssartade » au sens de Saint-Félix désigne exclusivement le périmètre de terres ; le village historique, plus riche en archives, est noté à part comme appartenant à Saint-Marcel. Les personnes de ce village sont conservées ci-dessous parce qu'elles apparaissent dans les registres de Saint-Félix et y documentent des liens réels — parrainages, mariages, décès — mais elles ne constituent pas une population des seize parcelles. Les seize parcelles D 279–294, environ 2,81 ha, redessinées d'après le cadastre DGFiP/Etalab. Aucun bâtiment dans la couche disponible. Le nomUn « L » qui était un « E » « L'Eyssartade », le défrichement et l'article soudé au nom Le rapprochement avec l'occitan issart/eissart, famille lexicale d'« essart » et du latin exsartum — une terre gagnée sur le bois par défrichement — est plausible : l'article « l' » soudé au nom (article agglutiné), présent dans plusieurs formes écrites anciennes, s'accorde avec cette piste. C'est une hypothèse d'étymologie, non une preuve d'un défrichement daté. Étymologie plausible, non démontrée Ce que disent vraiment les actes Trois pièces lues d'abord « Leyssarta[de] » (acte de 1674), « leystartade » (acte de 1744) et « Léysertade » (plan de 1824) portent en réalité un E et non un L : en 1674, la capitale ressemble au « E » à petite boucle ronde d'« Eglise », non au « L » ample de « Le vintiesme ». La forme la plus ancienne paraît donc être « (l')Eyssartade », avec l'article soudé, et non « Leyssartade ». Sur le plan de 1824, l'inscription que l'on croyait être une seule phrase, « Chemin De Léysertade à S.t Felix. », se sépare en éléments distincts : « Chemin » ; le nom du chemin, « De L'eysertade » ; et, de part et d'autre de la limite communale, deux labels indépendants, « marcel. » et « S.t Felix. », qui nomment les deux communes voisines. Cela ne change pas l'identification du lieu et renforce l'hypothèse étymologique, jusque-là appuyée seulement sur l'entrée de Gourgues en 1873 ; les actes de 1755 à 1797, repris d'un relevé sans nouvelle lecture de l'image, pourraient présenter la même confusion E/L, à vérifier. 20 mai 1674 (5 E 409/1, vue 304 G). « …habitants tous deux du village de Eyssartade, paroisse de St Marcal… » La capitale correspond au E d'« Eglise » sur le même acte, non au L de « Le vintiesme ». 1824 (3 P 3 4624, D2). « De L'eysertade » : le nom du chemin, avec l'article agglutiné — et non « Léysertade » en un seul mot. Gourgues, en 1873, range d'ailleurs le lieu de Saint-Marcel sous « Eyssartade (L') » — la même forme que celle que l'on lit dans les actes anciens de Saint-Félix, un siècle et demi plus tôt. Avant 1668Un homonyme à écarter Aucune mention sûre — et un faux ami à Sainte-Alvère Aucune mention antérieure à 1668 n'a été identifiée avec sûreté, ni pour ces terres, ni pour le village de Saint-Marcel. La première lecture positive demeure celle de 1672, ci-dessous. Il ne faut surtout pas importer ici le « Tenem. de Leyssartada, 1454 » que donne Gourgues : son entrée, page 177, concerne expressément un hameau de Sainte-Alvère, à distinguer aussi d'un pré de Sainte-Foy-de-Longas cité juste à côté, page 112, sous la forme Pratum de l'Eysartada. Trois noms de lieu voisins par la forme, trois lieux distincts.Homonymie écartée sur pièces Gourgues, 1873, p. 112. « Eyssartade (L'), pré, cne de Sainte-Foy-de-Longa[s]. […] Eyssartade (L'), lieu, cne de Saint-Marcel. » Gourgues, 1873, p. 177. « Leyssartade, h., cne de Sainte-Alvère. — Tenem. de Leyssartada, 1454. » L'homonyme à ne pas confondre. Aucun terrier (registre des redevances), hommage, accensement ou aveu propre à Leyssartade n'a été retrouvé. Aucun document lu ne qualifie ces terres de repaire, maison noble, métairie (petite exploitation agricole) ou moulin. Le cadre seigneurial de Montclar, connu pour Saint-Félix, ne remplace pas une preuve foncière sur ces parcelles et ne doit pas être transposé automatiquement au village voisin, qui relève d'une autre paroisse. 1668–1792Le village voisin 1672 : la plus ancienne mention, un parrain de Saint-Marcel Le 5 juin 1672, Pierre Gontier, « fils de Zacarie » ou « de Laprade » (lecture incertaine), habitant du village de Leyssartade, paroisse de Saint-Marcel, est parrain de Pierre Laval, enfant d'un meunier du moulin de Vabaud (Rabard probable) à Saint-Félix. Le parrain signe. C'est la plus ancienne mention retrouvée du village, et elle prouve à la fois un habitat à Saint-Marcel et un lien de parrainage avec Saint-Félix. L'acte cite aussi un autre Pierre Gontier, marchand à La Valette, mari de la marraine : l'homonymie n'autorise pas à confondre les deux hommes. La suite du nom du parrain est incertaine : on peut lire « [sieur] de Laprade » ou « fils de Zacarie ». On rappellera qu'en 1674 un Pierre Gontie est dit sieur de Laprade. Lu sur l'original 5 juin 1672 (5 E 409/1, vue 214 D). « …Pierre Gontier fils de Za[carie ?] [ou « de Laprade » ?] habitant du villayge de Leyssartade paroisse de St Marcel… » Ici, l'initiale est bien un L, distinct du E identifié en 1674. Deux ans plus tard, le 20 mai 1674, Marie Cambron, femme de Pierre Gontie, sieur de Laprade, est marraine d'une enfant du moulin Bisson ; elle est représentée par Anne Delmoz [?], fille du notaire royal Pierre Delmoz [?]. Le titre lu est « sr de Laprade », et non « sieur de Leyssartade » : il ne prouve donc aucune seigneurie du lieu. L'identité de ce Pierre avec le parrain de 1672 n'est pas établie. Le reste du XVIIIe siècle se manifeste surtout par des parrains et des marraines venus du village pour des baptêmes de Saint-Félix : Jean Chort et Antoine Fagette en 1744, Léonarde Cata[y ?] en 1755, Antoine Compte en 1757, Reymond Gueynaud en 1761, Marguerite Arnouil en 1765. Le 30 août 1768, le curé de Saint-Félix baptise Bertrand Bliot, fils d'habitants de Leyssertade, avec la permission de l'archiprêtre de Saint-Marcel — une explication positive, et rare, de la présence d'habitants de la paroisse voisine dans ce registre. Lu sur l'original 30 août 1768 (5 E 409/3, vue 299 G). Baptême de Bertrand Bliot, « habitant au village de Leyss[ertade ?] paroisse de St marcel », avec la permission de l'archiprêtre de Saint-Marcel — page endommagée. Trois actes de 1792 ajoutent un baptême de la famille Fagette et deux sépultures — Marie Sudrie, environ 70 ans, puis Jeane Meyriniac, 33 ans, mortes toutes deux au village en octobre. Rien ne prouve que ces familles possèdent les terres de Saint-Félix : ce que ces actes documentent, ce sont des vies et des morts à Saint-Marcel, et des liens de voisinage avec la paroisse d'à côté. 1792–1887Maçons, cultivateurs, un ménage suivi trois fois Le mariage d'un Gontier natif de Saint-Félix, en 1797 Le 18 mai 1797 (29 floréal an V), Guilliaume Gontier, 36 ans, natif de Saint-Félix, se marie avec Jeane Jammet, de La Brugère. Ses parents, Guilliaume Gontier, laboureur, et Anne Bruzel [?], sont dits domiciliés à Leyssartade, commune de Saint-Marcel. L'acte confirme une circulation entre les deux communes — un fils né à Saint-Félix, des parents installés au village voisin — non un rattachement du village à Saint-Félix. 18 mai 1797 (5 E 409/4, mariages an V-an VI, vue 8). Mariage de Guilliaume Gontier, natif de Saint-Félix, fils de Guilliaume Gontier et Anne Bruzel [?], « domiciliés au village, commune de Saint-Marcel ». Le plan de 1824 est le premier document qui, sur le territoire de Saint-Félix, nomme un chemin d'après le village voisin — « De L'eysertade », le long de la limite communale. Dans le fond de vallée correspondant au lieu cadastral actuel, aucun bâtiment n'est dessiné. Le plan ne permet de déduire aucun propriétaire : seuls les états de sections et les matrices (registres d'impôt foncier), non encore consultés, diraient si ces terres dépendaient déjà de ménages du village voisin. 1824 (3 P 3 4624, D2, angle sud-est). Aucun bâtiment dessiné dans le secteur correspondant au lieu cadastral actuel. Au XIXe siècle, l'état civil dévoile le milieu social du village : des cultivateurs, plusieurs maçons, un « propriétaire cultivateur » nommé Jean Fagette en 1829. Le 25 février 1829, Joseph Rentière [?], maçon, domicilié à Leysartade avec sa mère Jeanne Perrot, cultivatrice, épouse Fillette [?] Fardet. Trois lectures voisines — Joseph Peteur en 1828, Joseph Meuzerie en 1835, Joseph Peutière en 1836, tous maçons du village — pourraient désigner le même homme, sans que le rapprochement soit démontré. Le ménage Claveille–Boisset, de La Cabane au Girard Un même couple traverse trois recensements et deux mariages, sous une orthographe qui hésite entre Clavaille et Claveille. En 1837, Pierre Clavaille [?], cultivateur né et domicilié au village de Leyssartade, fils de Jean et Jeanne Rentière, épouse Catherine Molière de Caveroque — très probablement le même Pierre Claveille qui meurt veuf de Catherine à Caveroque en 1855. Un second Pierre Claveille, de mêmes parents, épouse Marie Boisset : c'est ce couple que l'on retrouve, avec leurs enfants Anne et Noël, à travers trois adresses successives. Deux ménages Claveille à ne pas confondre Date et résidence | Personnes du ménage | Source | 1866 Lacabane | Pierre Claveille, 48 ans, cultivateur ; Marie Boisset, 45 ans ; Anne, 20 ans ; Noël, 11 ans | 6 MI 96, p11 G, lignes 19-22 | 1872 Quatremailles | Pierre, 54 ans ; Marie, 51 ans ; Anne, 24 ans ; Noël, 17 ans — nés à Saint-Marcel, sauf Marie à Sainte-Foy-de-Longas | 6 MI 106, p04 D, pers. 9-12 | 11-05-1876 mariage d'Anne | Anne Claveille, 30 ans, née à Leyssartade, Saint-Marcel, domiciliée aux Girards avec ses parents ; épouse Pierre Dévaux, 21 ans, domestique au bourg | 5 E 409/12, v06 D-v07 G | 1876 Les Girards | Pierre, 58 ans ; Marie, 55 ans ; Noël, 22 ans ; Pierre Dévaux, gendre, 21 ans ; Anne, 29 ans | 6 MI 118, p06 D, lignes 15-19 | 19-02-1887 bourg de Saint-Félix | Noël Claveille, 32 ans, menuisier, né à Leyssartade, vit au chef-lieu avec sa mère ; épouse Marie Gatinel du Girard | 5 E 409/13, v02 D-v03 | 11 mai 1876 (5 E 409/12). « …Anne Claveille âgée de trente ans […] née au village de Leyssar[t]ade, commune de Saint-Marcel et domiciliée au lieu des Girards, commune de Saint-Félix… » La continuité de ce ménage repose sur le couple, les prénoms des enfants et les relations écrites — pas sur les seuls âges, qui varient légèrement d'un recensement à l'autre. Elle permet de situer les déplacements entre deux attestations : arrivée à La Cabane avant 1866, passage aux Quatre Mailles entre 1866 et 1872, puis au Girard entre 1872 et mai 1876. Le mot « cultivateur » n'établit à aucun moment qu'ils aient possédé ces exploitations. Gourgues situe sans ambiguïté L'Eyssartade dans la commune de Saint-Marcel en 1873. La notice manuscrite du chanoine Brugière, consacrée à Saint-Marcel vers 1884, y indique douze maisons, à un kilomètre et demi au sud-ouest de l'église — un chiffre du village voisin, à ne surtout pas transposer aux terres de Saint-Félix. Brugière, notice Saint-Marcel, v. 1884, p. 2. « [Le]yssartade. 1½ SO. 12 » — distance en lieues, orientation, nombre de maisons. Cassini, 2e moitié XVIIIe s. « Leyſſartade », symbole d'habitat au sud du ruisseau — le village voisin. Le bâtiDe 1824 à aujourd'hui Aucun bâtiment, sur aucun document, dans le périmètre de Saint-Félix D'un plan à l'autre, sur près de deux siècles, la même absence se confirme : ni le cadastre de 1824, ni la carte d'état-major du XIXe siècle, ni les couches aériennes de l'IGN depuis 1950 ne montrent de construction dans le fond de vallée correspondant au lieu-dit actuel de Saint-Félix. Un zéro de bâtiments dans une couche cadastrale n'est pas pour autant un recensement d'habitants : c'est une lacune documentaire, pas une preuve d'absence de tout usage humain ancien. Constat répété sur cinq documents Document | Observation | Cadastre 1824, D2 | Aucun bâtiment ; parcelles au bord du Barbeyrol ; chemin « de L'eysertade » le long de la limite | État-major, XIXe s. | Pas de maison à l'emplacement des terres ; habitat de Leyssartade figuré au sud-est, hors périmètre | IGN, photo aérienne 1950–1965 | Fond de vallée ouvert, limites végétales ; aucun toit discerné | IGN, photo aérienne 1965–1980 | Parcelles agricoles, haies et bordures ; aucun bâtiment discerné | Photo aérienne actuelle (orthophotographie) | Couvert herbacé, lisières arborées ; pas de construction | Cadastre vectoriel | 0 bâtiment en intersection ; 16 parcelles D 279-294 | Relevé laser du relief (LiDAR) IGN | Fond de vallée, talus, ruptures de pente ; pas de structure archéologique identifiée avec sûreté | État-major, XIXe s. « Leyssart[ade] », habitat hors du périmètre étudié, au sud-est. Belleyme, planche 22 (exemplaire UBM 1886). Symbole de hameau et petit rectangle noir : le village, non les terres de Saint-Félix. Photo aérienne 1950–1965. Fond de vallée ouvert ; contour cadastral actuel en repère rouge ; date exacte du cliché inconnue. Photo aérienne 1965–1980. Parcelles agricoles, haies et bordures ; aucun bâtiment. LiDAR IGN, ombrage du relief. Fond de vallée, talus, ruptures de pente ; un ombrage ne date pas les formes et ne permet pas de conclure à l'absence de vestiges. Les feuilles A1 et C1 du cadastre, datées de 1956 dans le fonds communal, ne couvrent pas la section D étudiée : elles ne fournissent donc aucun état de 1956 pour Leyssartade. Côté XXe siècle, les listes de recensement de Saint-Félix ne portent aucune rubrique de peuplement « Leyssartade » entre 1901 et 1946 : ce n'est pas comptable comme un « 0 habitant », c'est l'absence d'une rubrique nominative. Aujourd'huiPrairies, zone humide, haies Un fond de vallée en herbe, sous protection environnementale Le nom demeure dans le cadastre de Saint-Félix sous la forme LEYSSARTADE, pour les terres décrites plus haut ; il est aussi porté par le village et par un quartier de terres de Saint-Marcel. Le paysage lisible sur l'orthophotographie actuelle est celui d'un fond de vallée herbacé, bordé d'arbres, sans construction. Orthophotographie actuelle disponible : couvert herbacé et lisières arborées dans le vallon ; contour cadastral actuel en repère rouge ; millésime de prise de vue non déterminé. Le Registre parcellaire graphique 2024 recoupe 1,17 hectare du périmètre : 0,95 ha de prairie temporaire, 0,20 ha de prairie permanente et 0,02 ha d'orge d'hiver — des surfaces déclarées et intersectées, non toute la surface exploitable. Le document d'urbanisme approuvé le 26 novembre 2024 place environ 2,70 ha en zone Atvb et 0,10 ha en N, et repère environ 2,68 ha de zone humide ainsi que 644 mètres de haies et ripisylves protégées. Le relevé environnemental signale en outre un recoupement d'environ 0,30 ha avec la ZNIEFF I 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas ». Ces chiffres décrivent des couches documentaires, avec leurs arrondis ; aucun propriétaire ni occupant vivant n'est nommé. Données actuelles Et maintenantOù chercher Ce que seules les matrices peuvent dire La priorité pour ces terres est foncière : identifier les parcelles du vallon, leurs natures, leurs propriétaires et leurs mutations. Aucune des cotes ci-dessous n'a encore livré, dans ce dossier, une mention de Leyssartade certifiée sur image. À consulter en salle 63 P 1716État de sections de Saint-Félix, sections A à E, sans date dans l'inventaire : relever les numéros correspondant au périmètre D 279-294, la nature de chaque parcelle, la contenance et le propriétaire. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : ouvrir les comptes retrouvés dans l'état de sections, suivre entrées et sorties, vérifier si les propriétaires demeurent à Leyssartade, Saint-Marcel. 63 P 1547/1 63 P 1547/2Matrice des propriétés non bâties, 1914-1955, folios 1-475 : prolonger la chaîne des terres et retrouver les renvois de comptes. J 702 2 E 703-24Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et famille Gontier de Saint-Félix, bail et obligations (1635-1709) : chercher une mention de Leyssartade ou de Laprade, sans présumer qu'il s'agit des Gontier du village voisin. 3 E (Sainte-Alvère)Contrat de mariage du 18 février 1887, devant Me Larobertie [?], pour Claveille-Gatinel : la cote de minute n'est pas établie. 3 E (Cause-de-Clérans)Contrat de mariage du 9 janvier 1861, devant Me Dutauzin [?], pour Fardet-Rossignol : même réserve. Si l'étude est étendue au village de Saint-Marcel lui-même, il faudra consulter ses propres registres, son cadastre et ses recensements : les actes de Saint-Félix n'en sont qu'une fenêtre partielle, celle des liens avec la paroisse voisine. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/monrepas/ — Monrepas en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Monrepas en Villadeix Un petit nom de la carte, au bord de la route et tout près de La Farguette. En 1824, le géomètre dessine déjà une construction dans ce voisinage, mais ne lui donne aucun nom. Les photographies aériennes racontent ensuite les champs, les bois et les maisons qui s’étendent autour. L’histoire du site se laisse entrevoir ; celle du mot « Monrepas » reste à retrouver. 44,93110° N — 0,67321° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · La Farguette-Sud Altitude au point IGN ≈ 174 m 2026 · consultationMonrepasPlan IGN et BD TOPO Sans date établieMon Repasvariante du répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, sans pièce ancienne retrouvée En bref Monrepas est aujourd’hui un nom de la carte IGN, au bord de la route, tout près de La Farguette. Le plan cadastral de 1824 dessine une construction dans ce voisinage, mais sans lui donner de nom. Les photographies aériennes des années 1950 à 1980 montrent un petit groupe de toits entouré de champs et de bois, puis les maisons plus nombreuses d’aujourd’hui. Aucun document ancien ne cite le mot « Monrepas » : son origine reste inconnue. C’est ce que les prochaines recherches aux archives devront tenter d’éclaircir. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteAu bord de la route À quatre-vingt-dix mètres de La Farguette Sur le Plan IGN, Monrepas se lit juste au sud-ouest de la Farguette, près de la route de la Motte Castrale. Les deux points de référence sont séparés d’environ 90 mètres. L’IGN donne une altitude de 174 m au point de Monrepas ; les coordonnées désignent un repère cartographique, sans délimiter une propriété.Données IGN Deux noms voisins. Le Plan IGN écrit « Monrepas » près du groupe bâti de bord de route. Au cadastre, son point appartient au lieu-dit LA FARGUETTE-SUD. La BD TOPO classe Monrepas comme « Lieu-dit habité », avec un nom au statut « Collecté ». Le cadastre ne lui donne toutefois aucun lieu-dit distinct, et les recensements consultés ne lui attribuent aucune rubrique propre. Ces documents parlent de choses différentes : un nom utilisé aujourd’hui, un découpage cadastral et des habitants autrefois comptés sous certains noms. Le nomUn sens à retrouver Une appellation sans acte de naissance Monrepas, en un mot, est la forme portée sur la carte contemporaine. Mon Repas, en deux mots, figure dans le répertoire des lieux-dits, mais aucune pièce ancienne ne permet ici de dater cette variante. L’origine du nom demeure inconnue.Non établie On peut y reconnaître les mots français « mon repas » ; cela n’explique ni qui les aurait choisis ni ce qu’ils désignaient. Aucune forme occitane ancienne, aucune auberge ou halte liée au nom n’a été documentée. Il reste à retrouver le premier acte, le premier plan ou le souvenir local qui nomme précisément ce terrain ou cette maison. Gourgues n’apporte pas cette pièce : la recherche dans son dictionnaire de 1873, index compris, est négative. Sur l’image de la page 204, les entrées passent de Monrany à Monribot, puis Monrival, sans Monrepas. Le silence d’un dictionnaire ne date pas la naissance d’un nom.Lu sur l’imprimé 1824Le premier dessin précis Une construction que le plan ne nomme pas Le tableau d’assemblage porte une date nette : « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 ». La feuille détaillée est la section E, deuxième division, dite de Caveroque, levée par le géomètre Lacoste. Dans le secteur actuel de Monrepas et de La Farguette, elle dessine un bâtiment allongé, teinté de carmin, immédiatement à l’ouest d’une fourche de chemins.Plans lus AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E2. Ensemble 498, avec 497 à l’ouest et 499 au nord-est. Le bâtiment n’est pas nommé. Date du cadastre lue sur le cartouche du tableau d’assemblage, 3 P 3 4616. Le numéro 498 est inscrit près de la construction ; 497 désigne la grande parcelle à l’ouest et 499 celle qui borde le chemin montant. Au nord passe la « route de Bergerac à Brives ». Cette disposition rapproche le bâtiment du noyau ancien de La Farguette, par sa position. Aucun mot sur le plan ne permet de l’appeler Monrepas.Localisation probable Le plan donne une forme et des numéros. Il ne dit pas qui possède ces biens ni si le bâtiment est un logis ou une dépendance. L’état de sections et les matrices devront reprendre l’enquête à ces numéros, sans supposer que leurs limites coïncident avec celles du nom moderne. Les cartes à plus petite échelle Cassini, XVIIIe siècle. Aucun libellé Monrepas dans l’extrait. Le millésime précis de ce tirage n’est pas établi ici. État-major, XIXe siècle. Petit signe bâti carmin près de la fourche. Couche IGN 1820–1866 ; date du levé local non déterminée. Ni Cassini ni la minute d’état-major ne livrent une forme ancienne de Monrepas dans ce secteur. Leurs décalages de position imposent toutefois de regarder le voisinage : l’absence d’un symbole au point de repère exact du lieu-dit ne prouve pas que le terrain ait toujours été vide. XXe–XXIe s.Le paysage photographié Des champs autour d’un groupe de toits La vue de la couche 1950–1965 montre un petit ensemble bâti au nord de la route, des champs divisés et des bois, notamment au sud-ouest. Sur celle de 1965–1980, le groupe reste reconnaissable et les espaces agricoles dominent encore les abords. Les fourchettes sont celles des produits IGN : les dates exactes des clichés n’ont pas été identifiées.Images lues IGN, couche 1950–1965. Le groupe de toits, les arbres et les divisions des champs. Nord en haut. IGN, couche 1965–1980. Même cadrage. Les terrains au nord du noyau ancien sont encore largement ouverts. L’image récente montre davantage de maisons, de jardins et d’accès au nord et au nord-est du groupe ancien. Des terres ouvertes subsistent à l’ouest et au sud, bordées de bois. C’est l’évolution visible du secteur Monrepas–La Farguette ; ces photographies sans légende ne disent pas depuis quand le mot Monrepas y est employé. Orthophotographie (photo aérienne) IGN récente, consultée en 2026. Millésime précis non identifié. Les maisons du voisinage ne sont pas toutes attribuables au seul nom Monrepas. Les preuvesCe que l’on peut dater Le site ancien, le nom contemporain Date | Source | Résultat et portée | 1824 | 3 P 3 4616 3 P 3 4626 | Un bâtiment sans nom dans le voisinage ; aucune attestation écrite de Monrepas. | 1873 | Gourgues, p. 204 | Recherche négative ; place alphabétique lue sur l’imprimé. | 1950–1980 | Deux couches aériennes IGN | Le secteur est photographié avec son bâti et ses terres ; le nom n’est pas daté par ces vues. | 2026 | Plan IGN · BD TOPO | Monrepas, « Lieu-dit habité », statut « Collecté » : attestation contemporaine. | La recherche dans les relevés des registres paroissiaux et de l’état civil établis pour cette étude — 10 003 actes relevés — n’a trouvé aucune occurrence du nom ni des variantes. Les séries de recensements préparées pour 1836–1946 ne donnent pas de rubrique Monrepas identifiée. Ce sont des résultats de relevés, sans nouvelle lecture intégrale des registres. Aucune famille ancienne n’est donc attribuée ici au lieu.Absence dans les documents étudiés À poursuivreDes parcelles au nom Retrouver ce qui s’appelait Monrepas La prochaine recherche doit partir du plan : relever les propriétaires et les noms de terres, puis suivre les changements de parcelles. Les cotes ci-dessous figurent dans l’inventaire cadastral, pages 131–132 ; les volumes restent à consulter. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date à l’inventaire : anciennes parcelles E 497–500, 528 et 530. Chercher les noms, propriétaires et natures ; établir la correspondance avec le point moderne. 63 P 704Matrice cadastrale (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les folios et les mutations retrouvés grâce à l’état de sections. 63 P 2192 63 P 1547/1–3Bâti : 1882, puis 1910–1955 ; non bâti : 1914–1955. Reconstituer les constructions et les divisions sans confondre leur date avec celle du nom. Mairie · IGNPlans d’adressage et documents de collecte des noms de lieux, références à identifier : déterminer si Monrepas désignait d’abord une maison, une propriété ou une terre. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/moulin_bessou/ — Moulin Bessou en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Moulin Bessou en Villadeix Au pied du coteau du bourg, dans le fond de la vallée de la Louyre, un moulin et sa métairie (petite exploitation agricole) ont vécu côte à côte pendant deux siècles et demi : un meunier y est attesté dès 1668, une longue suite de meuniers et de meunières — Falgueyret, Raymondie, Laval, Mauri, Rougeoir, Calvès, Roussel, Dupuis — s'y succède jusqu'en 1922, dernière mention retrouvée du métier. À côté, des laboureurs (paysans qui travaillent la terre) puis des cultivateurs propriétaires exploitent la métairie du même lieu. Le bief qui détourne la rivière est encore lisible sur le cadastre de 1824 (le plan des parcelles de l'époque) ; le hameau, resté à deux maisons pendant tout le XIXe siècle, porte aujourd'hui des activités agricoles. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix → 44,92122° N — 0,68688° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre actuel Moulin Bessou, ≈12,22 ha, 29 parcelles ; Moulin Bessou-Sud, ≈5,58 ha, 9 parcelles Site fond de vallée de la Louyre, au sud-est du bourg 1668moulin Bessou« p[rese]nte parroisse » — première mention 1737moulin Bisson5 E 409/2, v377 D 1743–1750moulin bissou / Bessau [?]5 E 409/3, v004, v012, v088 · [?] : lecture incertaine XVIIIe s.BessouBelleyme, planche 22 1819moulin Bessous5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1819 1824 · 1873M.in Bessoucadastre ; Gourgues, « Bessou (Le Moulin-) » 1828 · 1841 · 1921 · 1946Moulin Bessonétat civil, recensements — finale u/n incertaine 1956 → 2026Moulin Bessouplan rénové, cadastre et IGN actuels En bref Le Moulin Bessou se trouve dans la vallée de la Louyre, au sud-est du bourg. Sa plus ancienne mention retrouvée date du 27 mai 1668 : un mariage cite Guilhaume Dumas, « meunier et habitant du moulin Bessou ». Du XVIIe au début du XXe siècle, des familles de meuniers se succèdent au moulin, et à côté une métairie fait vivre des familles de laboureurs puis de cultivateurs ; le canal qui amène l'eau est bien visible sur le cadastre de 1824. La dernière mention d'un meunier retrouvée est celle de Jean Abel Dupuis, mort en 1922, et en 1946 un seul foyer de cultivateurs est recensé au lieu. Aujourd'hui le site a une vocation agricole. L'origine du nom reste incertaine, et rien ne dit si le moulin fonctionne encore. Le siteUn moulin et sa métairie Deux noms pour un même lieu, un bief venu de l'est Le noyau ancien se trouve au pied du coteau du bourg, au sud-est de celui-ci, au nord de l'actuelle route de la Vallée. La Louyre traverse la vallée au nord des bâtiments, mais l'eau qui fait tourner le moulin ne vient pas directement de son cours sinueux : un canal distinct l'amène depuis l'est jusqu'au site, particulièrement lisible sur le cadastre de 1824. Le groupe de Caveroussie, de l'autre côté de la route, est un lieu voisin, à ne pas confondre avec Moulin Bessou. Cadastre 1824 · extraits IGN Les documents désignent tantôt le moulin, tantôt la métairie du moulin, parfois l'ensemble comme un lieu ou un village. Ce n'est pas une déduction tirée après coup de deux maisons voisines : dès le 8 mai 1687, le même acte de baptême nomme un père meunier « au moulin Bessou » et un témoin laboureur « de la métairie du moulin Bessou ». La distinction se retrouve à la fin du XVIIIe siècle et se lit encore dans l'organisation des ménages des recensements du XIXe siècle : un ménage de meunier, un ménage de cultivateur, presque toujours côte à côte. Aucun titre de maison noble, de repaire ou de « sieur de Bessou » ne se rattache aux documents consultés pour ce lieu. Des nobles de Bessou apparaissent bien dans les inventaires judiciaires de Sarlat, mais ils concernent Carves et Cladech : leur nom ne permet aucun rattachement au moulin de Saint-Félix. Recherches complémentaires, aucun lien trouvé Localisation actuelle du Moulin Bessou dans la vallée de la Louyre. IGN, extrait du plan communal, septembre 2026. Le nomUne forme écrite stable, une origine incertaine Bessou, déjà écrit en 1668 Bessou apparaît dès la première mention retrouvée, en 1668 : ce n'est donc pas un nom né au cadastre. Les formes Bissou, Bisson, Bessau, Bessous et Besson traduisent des façons d'écrire variables d'un scribe à l'autre ; dans plusieurs écritures, la finale u/n est difficile à distinguer avec certitude — l'état-major porte encore « M.lin Besso[u/n] » sans trancher. On conserve donc ces réserves de lecture plutôt que de fabriquer une évolution régulière du nom, et le passage occasionnel de « moulin » à « métairie » dans une notice n'implique ni changement de nom ni abandon de la meunerie. Formes lues sur les actes et les cartes L'étymologie reste indéterminée. Robert Geuljans relève bessou parmi les formes limousines rattachées à bes/beç, le bouleau. Mistral distingue le mot désignant le bouleau et bessoun/bessou, « jumeau », également employé comme nom de famille. Ni l'une ni l'autre de ces pistes n'a pu être démontrée pour ce lieu précis : aucune ancienne boulaie, aucun fondateur nommé Bessou, aucune paire de moulins jumeaux n'a été retrouvée dans les sources consultées. La coexistence historique d'un moulin et d'une métairie ne peut pas, à elle seule, servir d'explication au nom du lieu. Hypothèses sur le sens du mot, non démontrées ici Avant 1668Une borne, pas une fondation 1668 est une borne documentaire, pas une date de construction Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle attribuable avec sûreté à ce moulin n'a été retrouvée, dans les documents consultés pour cette étude. Le 27 mai 1668, l'installation existe déjà et emploie un meunier domicilié sur place : c'est tout ce que l'on peut affirmer. La paroisse appartient au cadre territorial de Montclar, mais ce contexte communal ne donne ni le propriétaire de Bessou, ni le seigneur auquel le moulin aurait payé une rente, ni la preuve d'un moulin banal (que les habitants devaient utiliser). L'accensement (concession d'une terre contre redevance) de 1370 établi pour Caveroque ne concerne pas, en l'état des lectures, Moulin Bessou. Aucun acte de fondation, reconnaissance féodale, bail ou règlement d'eau ancien propre à Bessou n'a été retrouvé dans les documents consultés. Alexis de Gourgues cite en 1873 un acte de 1728, avec la référence abrégée « Not. de M. », renvoyant aux registres du notaire de Mouleydier dont il possédait cinq volumes. Il ne reproduit cependant ni l'acte, ni son objet, ni ses parties ; son entrée de 1873 qualifie le lieu de métairie, ce qui ne prouve pas que le document de 1728 employait déjà ce mot. Le registre paroissial de 1668 recule donc de soixante ans la première attestation aujourd'hui connue, par rapport à la date citée par le dictionnaire. Acte de 1728 non retrouvé Gourgues, 1873, p. 24. La notice « Bessou (Le Moulin-) », qualifiée de métairie, cite un acte de 1728 sans le transcrire. 1668–1792Meuniers, laboureurs, réseaux familiaux Guilhaume Dumas, premier meunier nommé Le 27 mai 1668, Guilhaume Dumas, âgé d'environ dix-huit ans, natif de Clermont, épouse une jeune femme d'environ vingt-deux ans. L'acte le dit expressément meunier et habitant du moulin Bessou ; la permission du curé de Clermont rappelle son origine extérieure à la paroisse. Le nom de l'épouse est difficile à lire : on lit Marsalle Eymery [?], là où le relevé du registre hésitait sur « Magdalaine Esmerie ». Le prénom reste incertain : l'image disponible, de mauvaise qualité, ne permet pas de trancher. Lu sur l'original · date, qualité et lieu confirmés Nom de l'épouse incertain 27 mai 1668, AD24, 5 E 409/1, v028–029. Guilhaume Dumas, meunier et habitant du moulin Bessou : la plus ancienne mention aujourd'hui connue. Les Falgueyret : plusieurs branches contemporaines Dès les premières années du registre, une parentèle Falgueyret — écrite aussi Falgueyrat, Falqueyret, Falgairet ou Salgueyrat — est fortement représentée au lieu. Il serait erroné d'en faire un seul homme répété : les actes distinguent au contraire des frères, des cousins et des branches alliées. Le 23 avril 1680, la sépulture de Toni Falqueyret, âgé d'environ soixante-douze ans et mort la veille au moulin, cite deux fils portant tous deux le prénom de Léonard, l'un distingué par le surnom « Petit » ; tous deux laboureurs, habitant le même lieu. Ce constat, lu sur l'acte, est essentiel pour séparer les homonymes plutôt que d'en fabriquer un seul individu. Une date corrigée Sur l'acte, l'âge de Toni Falqueyret à sa mort est « soixante-douze ans » : le mot après « de soixante » est nettement plus long qu'un « deux » ne le serait, et se termine par un « e » avec paraphe. Une lecture plus ancienne donnait « soixante-deux ans » ; le folio porte d'ailleurs la mention d'archives « très endommagé » sur la page en regard. 23 avril 1680, AD24, 5 E 409/1, v476 G. Sépulture de Toni Falqueyret ; deux fils Léonard, dont « Petit », sont cités — l'âge du défunt est de soixante-douze ans. Une union du 25 février 1675 relie encore une famille de cultivateurs à deux familles de meuniers : Léonard Falgueyrat épouse Marie Marbatt [?], et le même jour sa sœur Jeanne Marbatt épouse le meunier Antoine Chadourne ; leur mère est alors femme d'un autre meunier, Arnaud Laval. Les Falgairet restent représentés à la métairie en 1695, sans qu'aucun acte ne prouve une propriété ou un bail transmis héréditairement. Les meuniers des années 1670–1707 Le 16 novembre 1683, Léonard Raymondie, meunier, trente-cinq ans, du moulin Bessou, épouse Jeanne Chavaignac [?], de Cavigne. En 1687, Thoni Chadourne est meunier au moulin avec Janeton Martrat [?] ; au baptême de leur fils Pierre, le 8 mai, un meunier de Rabard participe au parrainage (il est parrain de l'enfant) et Léonard Falgairet, laboureur de la métairie de Bessou, est témoin — un acte qui montre à la fois les relations entre moulins voisins et la coexistence du travail du grain et de l'agriculture sur le site. Lu intégralement sur l'original 8 mai 1687, AD24, 5 E 409/2, v178 G. Un meunier au moulin, un laboureur à sa métairie, dans le même acte : la distinction entre les deux exploitations n'est pas une déduction tardive. Le 30 avril 1690, le baptême d'un Pierre nomme ses parents Jean Laval, meunier, et Jeanne Ganeille, au moulin Bessou ; Arnaud Laval, meunier à Rabard, est parrain. La répétition du patronyme et du métier suggère un réseau familial entre Bessou et Rabard, sans que la filiation entre les deux hommes soit explicitement établie par ces seuls actes. Réseau Bessou–Rabard probable, filiation non démontrée 30 avril 1690, AD24, 5 E 409/2, v242 D. Jean Laval, meunier à Bessou ; Arnaud Laval, meunier de Rabard, est parrain. 1737–1771 : Poumeau, Lacombe et Jeammet Après les lacunes de la série paroissiale, Jean Poumeau, meunier au « moulin Bisson », est parrain à un baptême le 22 février 1737 — une présence isolée qui ne permet pas de dater sa prise d'exploitation. Les Jeammet/Jammet/Jammes sont bien implantés au lieu au milieu du XVIIIe siècle. Jean Lacombe habite le moulin au moins dès 1745 ; le baptême de Bertrand Lacombe, le 29 décembre 1750, le dit meunier et donne son épouse, Françoise Salaver. La signature du parrain, « be[r]tnard Salauer », confirme l'orthographe Salaver contre une lecture antérieure « Salaner ». Françoise est elle-même qualifiée de meunière en janvier 1762. Lu sur l'original, signature comprise 29 décembre 1750, AD24, 5 E 409/3, v088 D. Baptême de Bertrand Lacombe ; la signature du parrain confirme « Salaver », contre une lecture antérieure « Salaner ». 1776–1792 : Reymondie au moulin, Durand à la métairie À partir de 1776, des baptêmes rattachent Pierre Reymondie au moulin, d'abord avec Louise Delmas puis, en 1787–1790, avec Anne Chavagnac — sans qu'un remariage soit ici prouvé : homonymes et plusieurs générations de Pierre restent possibles. Jean Durand et Jeanne Calinel, présents dès 1787, appartiennent à la population agricole de la métairie ; plusieurs de leurs enfants y meurent en bas âge entre 1789 et 1791, dont Marie Gion, environ soixante ans, morte subitement à la métairie le 3 juillet 1791 — les actes constatent ces décès sans en donner la cause. 1793–1899Révolution et XIXe siècle Mauri/Maury : une lignée de meuniers, des prénoms fluctuants Le 3 mars 1794, Léonard Mauri, dix-sept ans, natif de Sainte-Foy, épouse Marie Reimondie, dix-neuf ans, fille de Reymond Reimondie, meunier du moulin Rabard. Deux témoins, Jean Duran et Marguerite Veymondie, sont déjà domiciliés à Bessou : le mariage relie ainsi deux familles de la vallée de la Louyre. Lu intégralement sur l'original 3 mars 1794, AD24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 25 G. Mariage Mauri–Reimondie : la future lignée de meuniers de Bessou s'allie à une famille du moulin Rabard. Le 27 juillet 1800, Jean Maury, vingt-deux ans, et Marie Reymondie sont domiciliés au moulin Bessou. En 1807 puis en 1815, le père est de nouveau appelé Léonard, meunier : le rapprochement Jean/Léonard est très probable par l'épouse et les enfants communs, mais la variation du prénom est conservée sans être artificiellement résolue. Leur fils Mathieu naît au moulin le 30 mars 1828 ; à son mariage du 6 février 1850, son père défunt est appelé Léonard Mauri, meunier — le même homme apparaît donc Bernard en 1828, Léonard en 1849–1850, une divergence réelle entre deux actes primaires, non une erreur de lecture. Mathieu, meunier à son tour, épouse Jeanne Gauville, née au moulin de Lapeyrouse et alors domiciliée au moulin de Laforge, à Saint-Laurent-des-Bâtons, chez ses parents meuniers. Lu sur deux actes originaux, divergence signalée 6 février 1850, AD24, 5 E 409/9, mariages 1850, vue 3 D. Mathieu Mauri épouse Jeanne Gauville, née au moulin de Lapeyrouse — deux familles de meuniers de la vallée s'unissent de nouveau. Rossignol, Clamens/Clément : les familles de la métairie Le décès de Jeanne Rossignol, deux ans, le 4 octobre 1801, distingue trois générations : son père Jean Rossignol, sa mère Anne Lacoste, son grand-père Antoine, laboureurs au moulin. Guillaume Clamens, laboureur, demeure au moulin dès 1819 ; il meurt en février 1828 dans ce que l'acte appelle le « domaine du Moulin Bessou » — un mot qui décrit l'habitation, non la propriété. Ces familles se marient et s'allient avec les Durand, les Pelogue et les Coste, sans qu'un arbre généalogique définitif puisse être reconstruit sur ces seules pièces. Lafaye/Lafage, puis Bibie Le 19 septembre 1834, Jean Lafaye, cultivateur de cinquante-cinq ans, meurt au moulin. Dans les recensements de 1836 à 1856, la famille Lafaye/Lafage forme le ménage agricole voisin de celui des meuniers ; en 1851, Jean Lafaye est explicitement métayer (qui exploite une terre contre une part de la récolte). Les Bibie/Bibié sont attestés au lieu à partir de 1859, avec deux fils mariés et leurs descendances suivies dans les recensements jusqu'en 1867. Lacroix, Maisonneuve et Roussel : une continuité par Anne Chanut Le 30 juillet 1859, Léonard Maisonneuve et Anne Chanut sont meuniers à Bessou. Léonard meurt le 4 décembre suivant. Au recensement de 1861, Anne, veuve, est inscrite comme meunière et chef du ménage, avec trois enfants Maisonneuve et Jean Roussel, meunier, « son domestique ». Le 21 octobre 1861, Anne et Jean Roussel se marient : un mécanisme familial documenté de continuité au moulin, une veuve qui dirige le ménage épousant l'homme auparavant employé chez elle. L'acte renvoie à un contrat reçu le 29 septembre 1861 par le notaire Guillaume Reynier, à Sainte-Alvère ; son contenu patrimonial n'est pas connu. Lu sur l'original 21 octobre 1861, AD24, 5 E 409/10, mariages 1861, vue 3 D. Anne Chanut, veuve meunière, épouse Jean Roussel, meunier — auparavant son domestique selon le recensement de 1861. Fin de siècle : Rougeoir, Calvès, Delcros et un boulanger Victor Rougeoir et Marie Pelou, tous deux meuniers, sont installés à Bessou au plus tard le 25 octobre 1875. Le recensement de 1881 y nomme comme meuniers Pierre Calvès et Marie Landa, avec trois enfants — les Rougeoir reviennent dans les listes de 1891 et 1901 : une présence continue de cette famille entre 1875 et 1917 ne peut donc pas être affirmée. Dans l'autre ménage de 1881, Pierre Deloros/Delcros, trente-huit ans, est expressément cultivateur propriétaire, avec sa femme Catherine Mirabel — une qualification qui établit une propriété agricole, sans en donner les parcelles ni prouver que Delcros possède le moulin lui-même. Le mariage du boulanger Pierre Bazès, le 8 janvier 1884, atteste enfin l'exercice de son métier « au lieu du Moulin Bessou », un prolongement concret de la transformation du grain, sans preuve d'un four commun avec les meuniers. Recensement de 1881 lu sur l'original Recensement de 1881, AD24, 6 MI 131, image 8399 (montage de trois recadrages). Huit habitants dans deux ménages : les meuniers Calvès et le cultivateur propriétaire Delcros. 1900–1946Dernières attestations, continuité agricole Les Rougeoir et la Première Guerre mondiale En 1901, Victorin Rougeoir et son fils, meuniers, sont recensés au lieu. Le 30 juillet 1902, Marie Rougeoir, née au moulin en 1878, épouse le boulanger David Antoine Magat ; elle est elle-même qualifiée de meunière, son père Victor de meunier et sa mère Marie Pelou également de meunière. « meunière » : lecture confirmée Ce que dit vraiment l'acte À l'acte du 30 juillet 1902, la mère de la mariée, Marie Pelou, est qualifiée de « meunière » : le mot est net et sans ambiguïté. Une lecture plus ancienne avait cru voir « sans profession » ; le relevé des registres établi pour cette étude donnait déjà « meunière ». La fiche matricule (registre militaire) de Jean Rougeoir, classe 1895, bureau de Bergerac, n° 1274, situe sa naissance au 21 octobre 1875, alors que l'acte civil, rédigé le 26, dit expressément qu'il est né « la veille », soit le 25 octobre — la date civile est retenue, la divergence conservée. Sursis comme meunier jusqu'au 31 décembre 1914, mobilisé le 8 janvier 1915, réformé le 23 février 1916 pour une « bronchite suspecte », il meurt à Lalinde le 22 juin 1917. Entre-temps, son épouse Jeanne Hivert, meunière, meurt au moulin le 5 février 1917 ; son beau-père Victorin Rougeoir, meunier, déclare le décès. Acte de naissance de 1875 lu sur l'original, jour exact précisé 26 octobre 1875, AD24, 5 E 409/12, naissances 1875, vue 9 G, acte 7. Naissance de Jean Rougeoir « hier », soit le 25 — contre le 21 octobre porté à sa fiche matricule. Dupuy/Dupuis : dernière mention positive d'un meunier En 1921, Abel Dupuy, né en 1890, est inscrit comme charpentier de moulin, patron. Le 22 octobre 1922, Jean Abel Dupuis, né le 10 juillet 1890 à Saint-Félix-de-Villadeix, meurt à son domicile du Moulin Bessou ; l'acte le dit meunier, époux de Marthe Berthoumeyrou. C'est la dernière attestation positive de la profession de meunier retrouvée dans les documents consultés — ce n'est pas une preuve que le moulin s'arrête ce jour-là : l'acte ne donne d'ailleurs pas la cause du décès. Lu sur l'original 22–23 octobre 1922, AD24, 5 E 409/16, décès 1922, vue 2 D, acte 4. Jean Abel Dupuis, meunier : la dernière mention positive du métier retrouvée dans les documents consultés. Les Pralong, puis des exploitations agricoles contemporaines Marthe Dupuis et ses deux enfants restent recensés au lieu en 1926 et 1931 ; en 1936, elle est journalière agricole (ouvrière payée à la journée) et son fils René, né en 1919, apprenti. Le second ménage de 1936 est celui de Félix François Pralong, cultivateur — présent entre les listes de 1931 et 1936, sans que l'année exacte d'arrivée soit connue. En 1946, un seul ménage de cinq personnes, celui de François Pralong, cultivateur, occupe la rubrique du lieu ; aucune pièce consultée ne décrit, après 1922, une vente du moulin, le démontage des meules ou la suppression d'un droit d'eau. Le bâtiDe 1824 à aujourd'hui 1824 : un petit ensemble hydraulique et agricole La feuille C1 du cadastre de 1824 représente le noyau nommé « M.in Bessou », au voisinage des numéros 254 à 264. En comptant les surfaces rouges séparées, on distingue environ sept emprises bâties, éventuellement huit si deux corps accolés sont traités séparément — mais pas sept ou huit maisons habitées : le plan seul ne permet pas de répartir logements, granges, écuries et bâtiment des machines. Les constructions se répartissent de part et d'autre d'un passage nord–sud ; à proximité immédiate du bâtiment oriental arrive le canal dérivé de la Louyre, ce qui rend très probable l'identification d'un bâtiment du moulin à cet endroit, sans permettre d'attribuer une fonction précise à chacun des corps voisins. Lu sur le plan Fonction de chaque corps de bâtiment 1824, AD24, 3 P 3 4621, C1. Environ sept emprises bâties de part et d'autre du passage ; maisons et dépendances restent à identifier par la matrice cadastrale (registre des propriétaires). 1824, extrait élargi. Le bief d'amenée depuis l'est et l'ensemble du moulin ; le plan ne date pas le premier creusement du canal. Cassini, Belleyme et l'état-major Sur Cassini, un signe de moulin non nommé se trouve à l'emplacement compatible avec Bessou, sous le bourg — identification très probable par comparaison avec les autres cartes, mais le nom « Bessou » n'est pas lisible sur ce signe. Belleyme fournit au contraire la lecture du nom « Bessou », associé au moulin. La carte d'état-major place « M.lin Besso[u/n] » dans la vallée et rend le dispositif rivière–canal plus lisible que Cassini, mais la plage « 1820–1866 » de la couche IGN n'est pas le millésime du levé de ce petit secteur. Identification du symbole de Cassini, très probable Belleyme, planche 22, AD24 1 Fi Dordogne 13/22. Le nom Bessou et le signe de moulin ; millésime du levé local non déterminé. Cassini, feuille 71, Bergerac. Signe de moulin sans nom sous le bourg, très probablement Bessou par rapprochement cartographique. État-major, couche IGN historique 1820–1866. « M.lin Besso[u/n] » dans la vallée ; la dernière lettre du nom reste incertaine. Plan rénové de 1956 et photographies aériennes Sur la feuille C1 de 1956, les parcelles bâties du noyau sont 155 et 157 ; on peut compter cinq masses bâties séparées, ou six corps en distinguant deux parties jointives. L'orientation du dessin diffère de celle des extraits photographiques : une comparaison rigoureuse doit s'appuyer sur le tracé du chemin et du canal, pas sur la seule position des bâtiments dans l'image. 1956, AD24, 3 P 3 11288, plan rénové C1. Parcelles bâties 155 et 157, cinq masses séparées ; l'orientation du plan diffère de celle des vues aériennes. La photographie classée « ortho1950 » montre un noyau compact, un chemin d'accès et la végétation liée à la vallée. Sur l'image classée « ortho1965 », un bâtiment agricole allongé supplémentaire apparaît côté occidental de l'ensemble — une modification entre les deux états, sous réserve de la datation exacte des prises de vue, qu'aucune fiche de vol n'est venue confirmer ici. Datation relative de l'agrandissement, millésimes des vols à confirmer État aérien ancien, fichier dit « 1950 ». Noyau compact, chemin et végétation de la vallée ; date exacte du vol à confirmer. État aérien, fichier dit « 1965 ». Un grand volume agricole allongé apparaît par comparaison avec l'état précédent. L'orthophotographie (photo aérienne) récente conserve le noyau ancien et montre d'autres volumes agricoles ; elle permet de suivre des emprises de toits et des accès, pas de dater les murs, ni de démontrer une conservation intégrale des bâtiments de 1824, ni d'identifier une roue à l'intérieur. Le rendu LiDAR (relevé laser du relief) aide à lire le relief bas de la vallée ; aucun vestige archéologique propre à Bessou n'est attribué sur ce seul rendu. Vue aérienne récente. Maintien du noyau et volumes agricoles voisins ; elle ne permet pas de constater l'état intérieur du moulin. Relief LiDAR de la vallée au voisinage du moulin. Aucun vestige archéologique n'est attribué sur ce seul rendu. PopulationDeux maisons, un siècle et demi Un maximum de 18 habitants, en 1851 et 1856 Les chiffres qui suivent concernent la rubrique Moulin Bessou des listes nominatives, pas l'ensemble de la vallée. « Non établi » n'équivaut jamais à zéro ; les maisons recensées sont des unités administratives habitées, à distinguer des sept emprises bâties du plan de 1824. Année | Maisons | Ménages | Habitants | Réserve | 1836 | non indiqué | 2 | 15 | rattachement au lieu très probable | 1841 | non établi | 2 | 16 | — | 1846 | 2 | 2 | 17 | — | 1851 | 2 | 2 | 18 | maximum de la série | 1856 | 2 | 2 | 18 | maximum de la série | 1861 | 2 | 2 | 12 | lu sur l'original | 1866 | 2 | 2 | 15 | — | 1872 | — | — | — | aucune rubrique séparée ; pas preuve de dépeuplement | 1876 | 2 | 2 | 7 | — | 1881 | 2 | 2 | 8 | lu sur l'original | 1891 | 2 | 2 | 7 | — | 1901 | 2 | 2 | 7 | — | 1921 | 2 | 3 | 6 | lu sur l'original | 1926 | 2 | 3 | 5 | — | 1931 | 2 | 3 | 5 | — | 1936 | 2 | 2 | 8 | lu sur l'original | 1946 | 1 (liste) / 2 (récap.) | 1 | 5 | écart sur les maisons conservé | 1951 | 2 | 1 | 6 | fiche se référant à 1946, pas une nouvelle campagne | La baisse à sept habitants en 1876 traduit aussi le remplacement des grands ménages agricoles élargis par des groupes plus petits ; elle ne suffit pas à expliquer les départs ni à dater une crise du moulin. Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne figurent pas dans les documents consultés, sans qu'on en conclue que leurs documents n'existent plus. Les femmes n'y sont pas seulement désignées comme épouses : Marguerite Veymondie en 1794, Marguerite Mauri en 1815, Jeanne Coste en 1851, Anne Chanut en 1861, Marie Landa en 1881, Marie Rougeoir en 1902 et Jeanne Hivert en 1917 sont explicitement qualifiées de meunières. Aujourd'huiUne vocation agricole Le nom du lieu subsiste, le fonctionnement du moulin n'est pas documenté Une annonce parue dans Dordogne Libre le 8 décembre 2020 rapporte une délibération intercommunale du 24 novembre 2020 étendant le droit de préemption pour un projet économique et agricole, citant au lieu « Moulin-Bessou » les parcelles C0139, C0149 et C0150 — sans prouver ni acquisition effective, ni modification du moulin. Le relevé cadastral communal du 23 septembre 2026 distingue Moulin Bessou, environ 12,22 hectares et 29 parcelles, et Moulin Bessou-Sud, environ 5,58 hectares et neuf parcelles — deux périmètres cadastraux portant ces noms de lieux, à ne pas confondre avec la superficie d'une propriété historique unique ; la seconde zone ne comporte pas de bâti. La même compilation donne douze objets bâtis, environ 1 627 m² d'emprise dans la BD TOPO, et environ 10,78 hectares déclarés en 2024 au RPG (registre des déclarations des agriculteurs), notamment prairies, avoine et maïs. Le carnet d'adresses municipal de novembre 2025 indique au lieu une activité d'élevage bovin, veaux sous la mère et céréales, ainsi qu'une ferme maraîchère biologique. Aucune pièce consultée ne confirme en revanche un fonctionnement actuel du moulin, une ouverture au public, la conservation des meules ou la reconnaissance patrimoniale d'un mécanisme. État actuel du mécanisme non documenté Et maintenantOù chercher De l'histoire des occupants à celle des biens Les registres paroissiaux et l'état civil rattachés au lieu ont été consultés, les actes principaux sur l'original ; ce qui manque encore tient surtout aux matrices cadastrales et aux minutes notariales, qui donneraient enfin les propriétaires successifs du moulin et de sa métairie. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections A–E et matrice bâtie/non bâtie de 1826 : relever les parcelles autour de C254–264, isoler moulin, maisons, dépendances, canal et terres. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Propriétés bâties de 1882 et matrices de 1910–1955 : identifier les comptes contemporains des Calvès, Delcros et Rougeoir ; raccorder aux parcelles 155 et 157 de 1956. 3 E 25184Sarlandie de la Robertie, Sainte-Alvère, 1909–1910 : le contrat du 6 juin 1910, Jean Danier–Catherine Mirabel, apports et éventuels droits sur Bessou. 3 E 21716Minutes Reynier classées sous Joseph, 1861 : rechercher le contrat Roussel–Chanut du 29 septembre 1861, en vérifiant d'abord la discordance Guillaume/Joseph avec l'archiviste. 6 M 513 · 518 · 524Statistique générale et tableaux des moulins de l'arrondissement de Bergerac, an X–an XII : retrouver la déclaration propre à Bessou et contrôler l'unité des « quatre meules » rapportées pour 1789/an IX. 7 S 98 · 100 · 117Curage des cours d'eau de Saint-Félix : chercher Louyre, canal de Bessou, propriétaires riverains, prises d'eau, plaintes et règlements d'eau du moulin. 179 Q · 180 Q 178 Q · 183 Q · 421 QTables des acquéreurs/vendeurs du bureau de Lalinde, mutations par décès, successions, baux : cibler 1849–1853, le décès de Delcros en 1907 et celui de Dupuis en 1922. 1001 QHypothèques de Bergerac : transcriptions des ventes, puis origines de propriété. 3 E 8665-8696Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748–1792 : contrats, fermes et inventaires des Lacombe, Jeammet, Reymondie et Durand ; nom du bailleur du moulin et de la métairie. AN, 109 APCollection du vicomte de Gourgues : provenance et sort des registres du notaire de Mouleydier, pour retrouver l'acte de 1728. 1 R, matricule 1274Compléter la fiche de Jean Rougeoir et rechercher la transcription de son décès à Saint-Félix, pour confirmer l'identité avec l'« Henri Rougeoir » du monument aux morts. Ne pas commander 7 S 69 comme un dossier de Moulin Bessou : cette référence du répertoire concerne le moulin Blanchard, sur le Caudeau, classé sous la commune sans être ce moulin de la Louyre. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/moulin_blanchard/ — Moulin Blanchard en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Moulin Blanchard en Villadeix Un moulin à eau du fond de vallée du Caudeau, entre les Granges et le Sourial, qu'on sait habité et en activité dès 1671 — soit trois ans après le début des registres paroissiaux de la commune. Pendant plus de deux siècles, presque personne d'autre que des meuniers n'y vit : des Lambert et des Dumas au XVIIe siècle, des Chadourne et des Falgueyret sous Louis XV, puis les Chambon, alliés aux Beneix et aux Verroul, qui tiennent la maison la majeure partie du XIXe siècle. En 1936 la roue tourne encore ; en 1946 le couple qui y habite n'a plus de métier déclaré, et la date exacte de l'arrêt de la mouture (du grain) reste, à ce jour, introuvable. 44°57′13″ N — 0°40′40″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, 17 parcelles, 5,92 ha Altitude ≈ 100 m (fond de vallée du Caudeau) Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1671moulin Blanchartregistre paroissial, sépulture du 1er février 1682moulin Blanchaud [?]lecture incertaine, quantième et finale douteux v. 1770BlanchardBelleyme, feuille 22 — abréviation « Mr » 1824M.lin de blanchardcadastre ancien, feuille B1 1817moulin Blanchareétat civil, naissance du 12 août 1841 →Moulin Blanchardrecensements, état civil, cadastre actuel En bref Le Moulin Blanchard est un moulin à eau du fond de la vallée du Caudeau. Sa plus ancienne mention retrouvée est un acte du 1er février 1671, où Jean Lambert est dit meunier au « moulin Blanchart ». Presque tous les habitants connus du lieu sont des meuniers : les Lambert et les Dumas, puis les Chadourne et les Falgueyret, puis la famille Chambon jusqu'en 1893, et enfin Jean Bartholome en 1926, 1931 et 1936. En 1946, le couple qui y habite n'a plus de métier déclaré, mais la date exacte de l'arrêt du moulin reste introuvable. Aucun acte de vente ni aucun nom de propriétaire n'a été retrouvé : un dossier de 1878-1880 (7 S 69) reste à consulter. Rien de médiéval n'a été trouvé, et le bâtiment est déjà dessiné sur le plan cadastral de 1824. Le siteUn moulin sans autre nom Sur le Caudeau, au pied du versant boisé Le moulin occupe le fond de la vallée du Caudeau, au nord de la commune, vers 44,95371° N, 0,67791° E. Il est sur le côté méridional de la vallée, au pied d'un versant boisé, au nord des Granges et à l'est du Sourial. Le cours d'eau, des prés et des canaux organisent le site ; les cartes anciennes le placent du côté de Saint-Félix, près de la limite avec Fouleix, et le distinguent nettement des autres moulins de la vallée. Lu sur les originaux La fonction de moulin à eau est établie à la fois par les métiers de ses habitants, les symboles cartographiques et le plan du bief (canal d'amenée d'eau). Le recensement de 1841 le qualifie de « maison isolée ». Aucun document consulté ne le désigne comme maison noble, repaire (petite demeure fortifiée) ou métairie (exploitation agricole). Le mot « village », commencé puis biffé dans un acte de baptême de janvier 1754 au profit de « moulin », montre que le rédacteur du registre distinguait bien ces catégories : ce n'était pas, pour lui, un hameau ordinaire. AD24, 3 P 3 4619, section B1, 1824. Sur ce plan cadastral, « M.lin de blanchard » : une seule emprise bâtie, une encoche côté nord, un symbole de roue. Le bief porte le numéro 455. Le nomFixé dès 1671 Blanchart, Blanchar, Blanchard — un nom déjà stable Le nom est fixé dans sa substance dès la première mention connue, en 1671. Les variantes portent surtout sur la finale : Blanchart, Blanchar, Blanchard, exceptionnellement Blanchaud [?] en 1682 et Blanchare en 1817. Les abréviations cartographiques « M.lin », « Mln » ou « Mn » ne constituent pas des noms différents. Le nom cadastral actuel est MOULIN BLANCHARD. Actes de 1671 à 1817 lus sur les originaux L'hypothèse d'un nom de personne Blanchard à l'origine du nom du lieu est plausible, mais aucun Blanchard fondateur ou propriétaire n'a été identifié dans les actes rassemblés : rien ne permet d'inventer une date de fondation à partir de ce nom, ni de l'expliquer par la couleur d'un bâtiment. Une notice du Cercle généalogique de Languedoc, citant Dauzat et Morlet, expose deux analyses du nom de famille — dérivé de Blanc, ou ancien nom personnel germanique — sans départager l'origine locale de ce moulin. Origine du nom de famille non démontrée localement À propos d'un « moulin Langlade » Un acte du 26 février 1688 mentionne un « moulin Langlade ». Rien n'établit qu'il s'agisse du moulin Blanchard : le répertoire des lieux-dits ne comporte aucune entrée pour un « moulin Langlade », seulement pour le village de Langlade lui-même. Cette mention est donc écartée des mentions sûres de Blanchard. Le « moulin de Gaucel », situé par Gourgues sur la Louyre, ne fournit pas non plus une ancienne appellation démontrée du moulin du Caudeau : le rapprochement a été examiné et rejeté faute de preuve. Source secondaire : Gourgues, 1873, entrée Gaucel, p. 141 Avant 1668Silence des sources Aucune mention médiévale retrouvée Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle propre à Moulin Blanchard n'a été retrouvée dans les documents consultés ni dans les recherches complémentaires. Ce constat définit la limite documentaire actuelle, pas l'âge du moulin : la mention de 1671 prouve qu'il existe alors, elle n'en raconte pas la construction. Le cadre seigneurial de Montclar concerne toute la paroisse, mais aucun bail, hommage, accensement (concession d'une terre contre redevance), reconnaissance ou titre de banalité (obligation d'utiliser le moulin du seigneur) propre à Blanchard n'a été lu. L'accensement de Caveroque de 1370 par les seigneurs de Montclar ne peut donc pas servir de preuve pour ce moulin. Sa dépendance foncière précise et d'éventuels droits seigneuriaux restent à rechercher. 1671–1792Des meuniers, toujours Lambert, Dumas, Chadourne, Falgueyret : cinq familles en cent vingt ans Le 1er février 1671, Pierre Lambert, environ quinze ans, est enterré après être mort dans sa maison de Langlade. Son frère Jean Lambert, « meusnier », habite le « moulin Blanchart ». C'est la plus ancienne preuve du moulin — mais elle vient d'une sépulture extérieure au site : elle ne place pas le décès de Pierre à Blanchard. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v160 G, 1er février 1671. La plus ancienne mention retrouvée du moulin, et la première preuve qu'il est habité. Le 9 décembre 1682 [? quantième], Élie Malmontaigne, meunier au « moulin Blanchaud [?] », est parrain de baptême à Bessou. Le 31 janvier 1685, Pierre Chaverou, meunier au « moulin Blanchart », accompagne son cousin germain mort à Leymarie. Guilhaume Gontier est meunier à Blanchard le 21 décembre 1689 et encore le 25 avril 1692 ; il est alors dit neveu de Louise [?] Chantegreilh, tandis que Jean Lambert, travailleur de terre à Langlade, est le fils de la défunte — un Jean Lambert à ne pas confondre sans contrôle avec le meunier de 1671. Aucune filiation avec les Gontier notaires de La Valette ou les Gontier de Berthier n'est établie ici. Le 15 août 1694, le baptême de Margueritte Lambert, fille de Jean Lambert et Eli [?] Delans, mentionne aussi Marsau Dumas, meunier au même moulin : deux hommes sont donc qualifiés simultanément de meuniers du lieu, preuve qu'une liste chronologique de noms de famille ne saurait devenir une succession exclusive d'exploitants. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, v308 G, 15 août 1694. Jean Lambert et Marsau Dumas, meuniers tous deux au moulin Blanchard le même jour. 1737–1771 : Dumas, Chadourne, Falgueyret Après une longue lacune, le 28 avril 1737, Arnaud Dumas est baptisé, fils de Léonard Dumas et Louyse (nom de famille de la mère laissé en blanc), au moulin « Blanchar ». Le 21 juillet 1738 meurt un Dumas d'environ soixante-dix ans, dont Léonard est expressément le fils ; le prénom du défunt, lu Martial [?] (une lecture antérieure proposait Arnal [?]), demeure incertain, et rien n'identifie ce défunt avec Marsau Dumas de 1694 malgré la tentation. Léonard et Louise ont ensuite Françoise (1745, nom de famille de la mère Renier) puis Jeanne (1750, lu Reyne [?]) ; Léonard meurt au moulin vers quarante-cinq ans en avril 1750. D'autres familles cohabitent : les Carier en 1746, une Marguerite Dumas morte en 1762. Quatre enfants de Jean Chadourne et Jeanne Salaver (aussi Salavé) naissent au moulin entre 1754 et 1760 ; leurs parrains et marraines relient ce ménage au moulin du Luquet à Fouleix, à Brunis (Paunat) et à un moulin Besson dont l'identification reste ouverte. Puis le couple Thoni/Antoine Falgueyret–Jeanne Eymerie y a quatre enfants entre 1766 et 1771 ; en 1768 la marraine Jeanne Falgueyret est dite explicitement sœur du baptisé — une parenté solide, rare dans ces registres. Léonard Falgueyret, mort au moulin vers soixante ans, est enterré le 12 février 1768 dans les tombeaux de la fabrique, ce qui ne décrit ni un caveau privé au moulin ni une chapelle familiale. 1781–1788 : un Chambon, et un « Sr de blanchar » Le 23 février 1781 naît Jean Chambon, fils de Jean Chambon et Jeane Viveviade/Riveviade [?], du « moulain blanchar » — ce père Jean ne peut être changé en Élie pour l'insérer dans la filiation du Chambon marié en 1815. Le moulin est aussi, entre 1787 et 1788, le lieu du décès de trois personnes (Jeanne Grenier, Pierre Soulier, Marie Mousseau), sans que leurs métiers ou parentés soient établis. Le 2 mars 1788, au baptême de Marie Jammet née aux Granges, le parrain est Pierre Lambert, « Sr de blanchar ». Le titre est lisible et le rattachement à Moulin Blanchard très probable ; il distingue un homme par le nom d'un bien ou d'un lieu, sans que l'acte précise sa résidence, l'étendue de ses droits ou son acquisition — ni une noblesse, ni une seigneurie autonome. Aucune filiation avec Jean Lambert, meunier en 1671 ou 1694, n'a été établie. Titre comme preuve de propriété : non démontré AD24, 5 E 409/3, v532 G, 2 mars 1788. « Sr de blanchar » : un titre, pas un acte de propriété. 1793–1812Révolution Marie Bonami, meunière, et les Beney Le 22 novembre 1793, Marie Bonami, expressément qualifiée de meunière, déclare la naissance de Marie, née la veille au moulin, de Pierre Mouseau [?], meunier, et Jeane Arnoux [?] (une lecture plus ancienne donnait « Mourseau » et « Arnouil »). Marie Bonami n'est donnée ni comme la mère de l'enfant ni comme l'épouse du meunier : sa relation avec la famille reste inconnue, mais l'acte rend visible une femme exerçant ou déclarée dans la meunerie. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/4, naissances an II, vue 18 D, 22 novembre 1793. Marie Bonami, meunière, déclarante. Le 13 janvier 1797, Gabriel Beney, cinquante ans, meunier, déclare avec un voisin le décès de Marguerite Sirder/Cirder [?], habitante du moulin. Le 1er mai 1798, Gabriel épouse Jeanne Fourget [?] ; l'acte cite Pierre Beney, meunier à Blanchard, et un autre Pierre Beney, meunier à Saint-Julien — les liens entre tous les Beney ne sont pas assez clairement formulés pour dresser une fratrie certaine. Pierre Beney meurt au moulin le 25 août 1812, environ soixante-dix ans ; ce défunt pourrait être le père de Marie Beneix, mariée en 1815, mais l'acte de décès ne nomme pas son épouse. 1815–1851Chambon–Beneix Une alliance de meuniers, et trois fils prénommés Jean Le 1er février 1815, Marie Beneix, meunière domiciliée à Blanchard, épouse Jean Chambon, meunier venu de Saint-Amand-de-Vergt, fils d'Élie Chambon, meunier, et Jeanne Viveviale [?]. Marie est fille de feus Pierre Beneix et Marguerite Couder. Le recoupement de l'état civil retrouve Marie Beneix née au moulin de Rabard le 19 brumaire an III (9 novembre 1794) : son parcours Rabard–Blanchard est ainsi établi, sans date d'arrivée connue. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 4 D, 1er février 1815. Le mariage réunit deux personnes de familles de meuniers ; il n'est pas un acte de transmission du moulin. Un premier Jean Chambon naît à Blanchard le 1er décembre 1815. D'autres meuniers de passage y déclarent aussi des naissances en 1817 et 1819 (Pierre Souillier [?], Pierre Chaverou [?]), sans qu'aucun document ne prouve un départ des Chambon. Le 23 juin 1846, un Jean Chambon de vingt-six ans, meunier, explicitement fils de Jean Chambon et Marie Beney, épouse Marie Verroul, cultivatrice de Langlade ; il est né au moulin Fourtou, commune de Fouleix — un autre fils Jean que celui né à Blanchard en 1815, et la preuve d'un déplacement familial au moins temporaire. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/9, mariages 1846, vue 3 D, 23 juin 1846. Deux générations de Chambon meuniers, et une naissance à Fourtou (Fouleix) qui révèle un déplacement familial. Jean Chambon et Marie Verroul ont à leur tour un fils Jean, né à Blanchard le 17 avril 1847. Le recensement de 1851 regroupe sept personnes : Jean Chambon et Marie Beney, leurs trois fils tous prénommés Jean, Marie Verroul et le jeune Jean — trois générations dans une même maison, sans indication de qui dirige matériellement l'exploitation. 1856–1873La famille Clément Un domestique de quatre-vingts ans, un mariage à domicile En 1856, la maison est occupée par Jules Clément, quarante-cinq ans, meunier, Marguerite Follet, trente-sept ans, trois enfants et un domestique, Jean Chort, quatre-vingts ans. Cette famille n'est pas celle du recensement de 1851 : le changement de ménage principal se place entre les deux listes, sans acte de vente ou de location retrouvé. Jean Chort meurt au moulin le 1er février 1860, alors donné pour quatre-vingt-deux ans, veuf de Marie Roussel. Lu sur l'original du recensement de 1856 AD24, 6 MI 72, recensement 1856, p10 G, lignes 18–23. Six personnes au moulin, dont un domestique octogénaire. Les listes de 1861, 1866 et 1872 maintiennent Jules et Marguerite au moulin, avec des effectifs qui diminuent (5, puis 4, puis 3 personnes) et un nom d'épouse lu tour à tour Salea, Saléa/Salva [?], Salva/Salca [?] — les actes d'état civil donnent Marguerite Fallet. Le 13 janvier 1870, leur fille Marguerite Clément, vingt-trois ans, meunière au moulin, épouse Jean Bos, cultivateur de Lalande. Le mariage civil est célébré à Blanchard même, dans la demeure des parents de la mariée, car Jules Clément est malade et ne peut se rendre à la mairie ; un contrat a été passé le 28 décembre 1869 devant Me Marty, notaire à Vergt. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/11, mariages 1870, vue 3 G, 13 janvier 1870. Le mariage se tient au moulin même, faute pour le père malade de se déplacer. Jules Clément meurt le 18 octobre 1873, à cinq heures du matin au moulin, à cinquante-huit ans, toujours qualifié de meunier. L'acte le dit né à Saint-Laurent-des-Bâtons et laisse ses parents inconnus. 1874–1893Retour des Chambon « Beney Chambon » : une signature qui explique un nom de recensement Le 8 décembre 1874, Jean Chambon, vingt-huit ans, meunier au moulin Blanchard, témoigne à un mariage ; un renvoi marginal le dit cousin germain de la mariée, fille d'une Anne Verroul. Le témoin signe « Beney Chambon » — signature qui explique que le recensement de 1891 ait pu le désigner sous la forme « Chambon Bény [?] ». L'âge, le nom et la parenté Verroul rendent très probable son identification avec le Jean né en 1847 de Jean Chambon et Marie Verroul, mais son mariage avec Marie Toulou/Taulou/Caulou n'a pas été retrouvé dans les registres de la commune : une étape généalogique fortement étayée, non directement lue. Signature lue sur l'acte AD24, 5 E 409/12, mariages 1874, vue 5 G–D, 8 décembre 1874. La signature « Beney Chambon » qui explique une forme écrite du nom dans le recensement de 1891. Jean Chambon et Marie Taulou [?] ont un fils Jean le 31 août 1875, puis une première Marguerite, née le 22 mars 1879 et morte le 29 (à six jours), puis une seconde Marguerite née le 1er mai 1880. L'acte de naissance donne le nom de la mère « Marie Taulou », et non « Caulou », forme d'une transcription plus ancienne. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/12, naissances 1880, vue 3 G, acte 5, 2 mai 1880. Naissance de Marguerite Chambon à Blanchard : la pièce qui corrigera, vingt-trois ans plus tard, une erreur de lieu. En 1881, la liste donne Jean, Marie, Ferdinand (six ans) et Marguerite (un an) ; en 1891, le chef sous la forme « Chambon Bény [?] », son épouse « Victorine Toulou [?] », puis Ferdinand, Philippine, Filbert et Louis. Ferdinand pourrait correspondre au Jean né en 1875, Philippine à la Marguerite de 1880, Victorine à Marie — des équivalences de prénoms qui demandent encore les actes individuels. Le 18 septembre 1893, Jean Chambon, meunier, encore domicilié à Blanchard, déclare un décès aux Granges : c'est la dernière attestation nominale sûre de cette famille à Blanchard dans les actes rassemblés. Un dossier de 1878–1880 à ouvrir Le répertoire du service hydraulique comporte l'entrée « Moulin Blanchard sur le Caudeau (1878–1880) », sous la cote 7 S 69. L'inventaire prouve l'existence et les dates extrêmes du dossier ; il ne permet pas d'en annoncer le propriétaire, le règlement, les travaux ou le nombre de meules. Une enquête patrimoniale sur le moulin voisin de Lafargue, publiée dans le Bulletin de la SHAP en 2013, mentionne Blanchard parmi des moulins concernés par des plaintes d'usiniers (exploitants de moulins) ou de riverains, sans détail propre ni date permettant de rattacher sûrement ces plaintes au dossier de 1878–1880. Dossier non consulté AD24, répertoire série 7 S, Moulins, p. 14. Cote 7 S 69, marquée par répétition en marge ; les pièces elles-mêmes restent à consulter en salle. XXe siècleLapeyrouse, puis Bartholome Les Chambon partis à Lapeyrouse, les Bartholome à Blanchard Le 3 octobre 1899, un Jean Chambon, meunier de vingt-trois ans, fils de Jean Chambon et Victorine Toulou [?], meurt au moulin de Lapeyrouse ; son identification au garçon né à Blanchard en 1875 est probable. Le ménage recensé à Lapeyrouse en 1901 ressemble étroitement à celui de Blanchard en 1891. Le 4 juin 1903, Marguerite Chambon épouse un boulanger du moulin Bertier (Saint-Laurent-des-Bâtons) ; l'acte de mariage lui attribue, à tort, une naissance à Lapeyrouse — la naissance contemporaine du 2 mai 1880 la donne explicitement née à Blanchard. Ces documents établissent le déplacement de la famille de Blanchard à Lapeyrouse, entre 1893 et 1901, sans dater ni bail, ni vente. Rapprochement des ménages de 1891 et 1901 Ce que dit vraiment l'acte L'acte de naissance du 2 mai 1880 dit sans ambiguïté que Marguerite Chambon est née au moulin Blanchard, de parents meuniers domiciliés à Blanchard ; l'acte de mariage de 1903 l'affirmait, à tort, née à Lapeyrouse. La naissance est donc retenue à Blanchard ; son domicile de 1903, lui, est bien à Lapeyrouse. 1926–1946 : le couple Bartholome Les listes de 1926, 1931 et 1936 donnent deux habitants : Jean Bartholome/Bartholomé, né en 1869, meunier, et son épouse Anne, née en 1879, tous deux nés à Clermont-de-Beauregard. Le recensement de 1926 coche pour Jean la case « patron » — un statut professionnel qui ne prouve pas la possession de l'immeuble. Lu sur l'original, 1926 et 1936 AD24, 6 M 378, p02 D, 1926. Jean Bartholome, meunier, coché « patron ». AD24, 6 M 422, p03 D, 1936. Jean Bartholome, meunier — la dernière mention connue du métier au moulin. En 1946, la maison abrite toujours Jean Fernand Bartholome et Anne. La profession est cette fois « néant » pour les deux. On peut constater la disparition du métier déclaré entre 1936 et 1946, sans pouvoir en déduire la date exacte de fermeture du moulin, ni exclure une exploitation par une personne non résidente. Lu sur l'original AD24, 106 W 71, p05 G, 1946. « Néant » : le métier de meunier a disparu de la déclaration, sans qu'une date de fermeture puisse en être tirée. Une fiche de 1951 qui se contredit elle-même Une liste des hameaux insérée dans le dossier de 1946, mais datée du 15 février 1951, porte pour Blanchard une maison, puis des guillemets de répétition interprétés comme un néant pour les ménages et les habitants. Son en-tête précise pourtant qu'elle est dressée d'après le recensement de mars 1946 — elle contredit donc la liste nominative de la même année, qui donne deux personnes. Ce document n'est pas appelé « recensement de 1951 » et ne prouve pas à lui seul une maison devenue inhabitée cette année-là. Contradiction dans le document, non résolue AD24, 106 W 71, fiche insérée p04. Une maison, et des marques de répétition qui contredisent la liste nominative de 1946 conservée à la page suivante. CartesCassini à l'état-major Un moulin sans nom sur Cassini, nommé sur Belleyme Cassini figure un moulin à eau non nommé dans la vallée, au nord des Granges — une correspondance très probable par la position, non certaine par un nom lisible. Belleyme, feuille 22, nomme au contraire Blanchard, précédé d'une abréviation de moulin, sur le côté sud du « Caudou » ; un moulin d'Huile distinct, plus à l'est, n'autorise pas à qualifier Blanchard d'huilerie. Lu sur l'original Carte de Belleyme, feuille 22 (exemplaire UBM, seconde moitié du XVIIIe siècle). Blanchard et le moulin d'Huile, deux établissements distincts sur le Caudou. La carte d'état-major, couche générale 1820–1866, nomme « M.n de Blanchard » dans les prés de la vallée et place un petit bâtiment sur le dispositif hydraulique ; le millésime précis de levé ou de révision de cette feuille n'a pas été établi. IGN, carte d'état-major, couche 1820–1866. « M.n de Blanchard » dans les prés du fond de vallée. 1950–2026Vu du ciel Le bâti reste, le nom de la couche photographique trompe Les fichiers appelés localement « ortho1950 » et « ortho1965 » proviennent en réalité des couches IGN 1950–1965 et 1965–1980 : le jour et l'année exacts des clichés n'ont pas été retrouvés. Dans la première période, le noyau bâti est perceptible au milieu des prés, près des alignements d'arbres et de l'accès ; dans la seconde, le contraste et les arbres rendent sa lecture moins nette — une différence de lisibilité qui ne démontre ni disparition ni reconstruction. IGN, couverture 1950–1965. Le bâti perceptible au milieu des prés. IGN, couverture 1965–1980. Contraste et couvert végétal plus marqués. L'orthophotographie (photo aérienne) récente montre un bâtiment au site du moulin, des prés dans le fond de vallée, des arbres suivant les écoulements et le versant boisé au sud ; un plan d'eau apparaît au nord-est, sa date d'aménagement n'étant pas établie. Le modèle de terrain LiDAR (relevé laser du relief) aide à lire le fond de vallée, les ruptures de pente et les traces de chenaux : ses irrégularités près de l'eau ne constituent pas des preuves de ruines ou de structures anciennes — aucun vestige archéologique spécifique au moulin n'est établi dans les sources consultées. IGN, orthophotographie récente. Bâtiment, prés et plan d'eau au nord-est. IGN, LiDAR HD. Ruptures de pente et traces de chenaux du fond de vallée. Les données contemporaines divergent légèrement selon leur objet : le cadastre compte une emprise en dur et deux emprises légères dans le lieu-dit ; la BD TOPO en décrit deux, pour environ 182 m² d'emprise au total, avec un bâtiment principal d'environ 142 m², classé résidentiel. L'attribut de date 1850 de la BD TOPO n'est pas un acte de construction et ne peut effacer le bâtiment déjà dessiné en 1824. IGN, plan actuel. Moulin Blanchard, distinct des constructions voisines du Sourial, au sud-ouest. Aujourd'huiCadastre et urbanisme Un lieu-dit de 5,92 hectares, une étoile de repérage sans détail Le nom MOULIN BLANCHARD désigne un lieu-dit cadastral de 5,92 hectares, en section B, comprenant 17 parcelles (B1, B2, B4, B5, B7 à B13, B631, B633, B634, B782, B783, B859) dans l'extraction communale de septembre 2026. La Base Adresse Nationale rattache le lieu au 1486 Route Gauloise ; le point d'adresse correspond à l'accès, le bâtiment du moulin étant plus à l'est, repéré sur la parcelle B0012. Le RPG 2024 (registre des déclarations agricoles) identifie, dans ce périmètre, environ 3,67 ha de prairie permanente et 0,38 ha d'une catégorie de « fruit pérenne », soit un paysage de fond de vallée en prés, dominé par le versant boisé. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 place le site dans le secteur Atvb et le coteau voisin en N. Une étoile de repérage patrimonial se trouve au site du moulin, sans libellé individuel permettant d'énumérer des éléments protégés du bâtiment — un repérage au PLUi ne vaut pas classement ou inscription au titre des monuments historiques. Le relevé communal des couches géographiques donne aussi environ 5,35 ha de zone humide et 3,93 ha dans la zone rouge du PPR d'inondation, surfaces qui peuvent se superposer. Lu sur le règlement graphique PLUi-H Bastides Dordogne-Périgord, règlement graphique, 26 novembre 2024. Secteur Atvb en fond de vallée, coteau en N, étoile de repérage sans libellé détaillé. L'état intérieur du moulin, la conservation de meules ou de mécanismes, le fonctionnement éventuel du bief et l'existence d'un droit d'eau encore mobilisable ne sont pas documentés par les images aériennes. Une visite documentée et l'étude de 7 S 69 restent nécessaires pour aller au-delà du site et du bâti visibles. Les documents consultés ne livrent aucun acte de vente, partage ou succession du moulin, ni incendie ou destruction propre au site pouvant être racontés avec certitude — ce qui ne permet pas de conclure que de tels événements n'ont jamais existé. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut encore dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus pour toutes les mentions du moulin ; ce qui manque tient dans des cartons non numérisés. Le dossier hydraulique de 1878–1880 et les matrices cadastrales (registres des propriétaires), en priorité, donneraient enfin le nom d'un propriétaire. À consulter en salle 7 S 69« Moulin Blanchard sur le Caudeau », 1878–1880 : lire toutes les pièces et plans — pétitionnaires, propriétaire ou exploitant, règlement éventuel, prise d'eau, chute, ouvrages, litiges — et rapprocher avec les Chambon. 63 P 1716 63 P 704État de sections A–E et matrice de 1826 : partir des parcelles anciennes B453 et B455, relever propriétaire, nature fiscale, contenance, revenu, folio et tous renvois de mutation. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : identifier le propriétaire et les mutations à l'époque Chambon ; distinguer logement, moulin et dépendances. 63 P 1547/3Propriétés bâties, 1910–1955 : suivre le bâtiment au temps des Bartholome, changements d'affectation et éventuelles démolitions. 63 P 1547/1-2Non bâti, 1914–1955 : terres, bief, prés et éventuelles divisions, pour établir la concordance avec les parcelles actuelles. 3 E 9422–9438 3 E 21807François Gontier puis F. Gonthier, notaires à Saint-Laurent-des-Bâtons, 1769–1829 : chercher Lambert « sieur de blanchar », les Beney/Beneix, des baux et l'alliance de 1815. 3 E 14416–14425 3 E 6309–6318Reynier (Saint-Laurent-des-Bâtons, 1710–1768) et Favareilhes (Saint-Michel-de-Villadeix, 1741–1763) : baux de moulin, contrats de mariage et inventaires après décès pour Dumas, Chadourne, Falgueyret. 3 E 8665–8696Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748–1792 : vérifier les mêmes familles et le Pierre Lambert de 1788. 1001 QHypothèques de Bergerac : une fois un nom de propriétaire obtenu par les matrices, départager vente, succession et simple changement d'exploitant. VergtLe contrat Bos–Clément du 28 décembre 1869 (Me Marty) et le contrat Deldevert–Chambon du 22 mai 1903 (Me Mazereau) : cotes exactes non déterminées, à retrouver par les répertoires de l'étude. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/moulin_lapeyrouse/ — Moulin de Lapeyrouse en Villadeix === Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Dossier d'archives · Dordogne Moulin de Lapeyrouse en Villadeix Un moulin à eau sur le Caudeau, distinct du village voisin de La Peyrouse dont il porte le nom : attesté avec certitude en 1671 par un couple de meuniers, il traverse ensuite deux siècles et demi sous les mêmes familles — Fileyssac, Gauchou, Gouzou puis Gauville, Armandie, Chambon, Meyzie, Mathé — associées à une métairie (exploitation agricole) attenante qui compte parfois jusqu'à treize habitants. La mouture (transformation du grain en farine) s'y pratique encore en 1931 ; en 1936 le meunier devenu chaisier (fabricant de chaises) annonce la fin d'un métier, sans qu'on sache encore quand l'eau a cessé de tourner les meules. 44°57′14″ N — 0°41′36″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre MOULIN DE LAPEYROUZE, section B, ≈ 14,6 ha (parcelles B 417-428) Vallée du Caudeau — bief (canal d'amenée d'eau) cadastré 539 1452, cité 1873PeyrosaLa Peyrouse, le domaine — pas encore le moulin 1671moulin de Lapeyrouzepremière mention certaine du moulin lui-même 1741 · 1749moulin de la peyrouze / Lapeyrouseregistres paroissiaux 1782meterie du meulain de lapeyrousepremière mention de la métairie v. 1760 · BelleymeMn / Mr de la Peyrouse(z)Cassini, feuille 71 ; Belleyme, feuille 22 1824Moulin de Lapeyrouze.plan cadastral de 1824, section B 2 1881 → 1936Moulin (de) Lapeyrouserecensements ; forme stabilisée En bref Le moulin de Lapeyrouse est un moulin à eau sur le Caudeau, à ne pas confondre avec le village voisin de La Peyrouse dont il porte le nom. Sa première mention certaine date du 12 avril 1671, au baptême d'Anthoine Estang, fils de Pierre Estang, meunier, et de Marguerite Gontier. Pendant deux siècles et demi, des familles de meuniers s'y succèdent, associées à partir de 1782 à une métairie voisine qui compte jusqu'à treize habitants en 1856. En 1931, Élie Mathé est encore déclaré meunier ; en 1936, il est chaisier, mais la date exacte de l'arrêt du moulin reste inconnue. Une enquête de 2012 indique que le moulin reçoit encore de l'eau et garde son équipement de mouture. On ne sait toujours pas qui en était propriétaire : aucun acte de vente, de partage ou de bail n'a été consulté. Le siteUn moulin, pas un village Sur le Caudeau, distinct de La Peyrouse Le Moulin de Lapeyrouse est un écart habité du nord de la commune, dans la vallée du Caudeau — écrit Caudou sur les cartes anciennes — près de la limite avec Saint-Laurent-des-Bâtons. Le point de repère du lieu-dit est 44,95391° N ; 0,69340° E. Le moulin et le domaine ou village de La Peyrouse, plus au sud, sont deux entrées distinctes : le plan de 1824 les sépare, comme tous les recensements du XIXe siècle. Cadastre 1824 · recensement 1881 La forme du site tient à l'eau. En 1824, le bâtiment du moulin occupe l'extrémité occidentale d'un bief ou réservoir allongé, numéroté 539, au contact d'un carrefour de chemins. Une enquête patrimoniale de 2012, consacrée au moulin voisin de Lafargue, situe explicitement Lapeyrouse en aval de celui-ci, sur la rive gauche du Caudeau. Le cadastre de 1824, section B, deuxième feuille : trois emprises bâties — un rectangle au nord (535), un petit bâtiment isolé à l'ouest (534) et le moulin lui-même, de forme irrégulière, marqué d'un signe hydraulique. Le bief 539 s'allonge à l'est. AD24, 3 P 3 4620. La désignation cadastrale actuelle « MOULIN DE LAPEYROUZE » couvre environ 14,6 hectares (parcelles B 417 à B 428) : ce périmètre moderne ne représente pas automatiquement l'étendue d'une exploitation ancienne ni une propriété unique. Périmètre administratif, pas une preuve de propriété Le nomPierreux, par analogie Un moulin qui porte le nom du village voisin Le nom associe une fonction — le moulin — au nom de lieu voisin La Peyrouse. L'alternance s/z, la séparation ou la soudure de l'article et les formes moulin / moulain / meulain ne suffisent pas à distinguer plusieurs établissements : le rapprochement repose sur la situation, les familles et les mentions de la métairie attenante. Pour la racine, Frank R. Hamlin rattache des noms languedociens de la même famille, dont La Peyrouse, à l'adjectif occitan peirós, peirosa, « pierreux, pierreuse ». C'est une explication linguistique documentée du type de nom de lieu, applicable ici par analogie, non une démonstration de l'origine précise du lieu périgourdin : il serait excessif d'en déduire une carrière ou une fondation antique. Type de nom de lieu établi ailleurs, appliqué par analogie La première forme propre au moulin lui-même, et non au village, est « moulin de Lapeyrouze » en 1671. Les formes médiévales de La Peyrouse (1452, 1646) concernent le domaine voisin et ne doivent pas être transformées en attestations du moulin. Avant 1668Rien de sûr Aucun moulin attesté avant 1671 Aucune attestation du moulin antérieure à 1671 n'est établie dans les documents consultés. Gourgues cite à son article « Peyrouse (La) » une forme Peyrosa, 1452 et un « repaire noble de la Garde-Peyrouse » en 1646 : la page imprimée confirme ces chiffres, mais l'article ne nomme à aucun moment un moulin. Gourgues, 1873, p. 238, lu sur l'image La proximité du domaine de La Peyrouse et le nom du moulin rendent plausible une relation ancienne entre les deux — une dépendance foncière ou seigneuriale, une banalité (obligation d'utiliser le moulin du seigneur), un droit d'eau. Cela reste à prouver par un titre : le cadre seigneurial général de Montclar ne suffit pas à attribuer ce moulin à ses seigneurs ou aux propriétaires connus de La Peyrouse. Hypothèse — fonds 105 J et papiers Rochon à consulter L'acte de 1671 mentionne aussi François Estang, déjà décédé et qualifié de meunier, père de la marraine Mondine Estang : une génération plus ancienne de la famille, sans date ni preuve qu'il ait exploité ce moulin avant Pierre. 1671-1690Estang, puis Fileyssac 12 avril 1671 : le premier acte sûr Le 12 avril 1671, Anthoine Estang, né le premier du mois, est baptisé. Ses parents, Pierre Estang, « meusnier », et Marguerite Gontier, habitent le moulin. Son parrain (celui qui tient l'enfant au baptême) est laboureur (paysan qui travaille la terre) au Loulier, paroisse de Saint-Laurent ; sa marraine, Mondine Estang, est fille de feu François Estang, meunier. Le lien avec les Gontier notaires de La Valette n'est pas démontré par ce seul nom de famille. Lu sur l'original — 5 E 409/1, v 172 D 12 avril 1671. « Anthoine né le premier du courant fils de pierre estang [mot illisible, papier endommagé] et de Marguerite Gontier... habitans du moulin de Lapeyrouze ». AD24, 5 E 409/1, v 172 D. Entre 1677 et 1685, les baptêmes font apparaître plusieurs porteurs du nom Fileyssac (Fileyssas, Fileyssay, Filessac, Phileissan) : Jean, meunier, marié successivement ou simultanément — l'ordre reste incertain — à Tonie Faraud, Marie Faure, Naude Sauvaud, Jeanne Arnaud ou Léonarde Faler, selon les actes ; Hillies Fileyssas et Pierre Fileyssay sont cités la même décennie. Plusieurs hommes peuvent porter le même prénom au même moulin : il serait hasardeux de fusionner ces femmes en une seule ou de reconstruire une série de remariages. Plusieurs Jean Fileyssac, non départagés Le site accueille aussi des travailleurs agricoles bien avant la première formule explicite de « métairie du moulin » : Pierre Gontier, bouvier (conducteur de bœufs), en 1683 ; en 1690, la fille d'un laboureur qui y réside épouse un homme de Fouleix. 1737-1760Lafage, Campaignac, Gauchou Une lacune, puis trois familles de meuniers Après une lacune documentaire locale, Pierre Lafage et Catherine Esmartier sont meuniers au moulin en novembre 1737 ; un Pierre Lafage décède le mois suivant, sans qu'on puisse l'identifier avec certitude au père. Le 6 octobre 1741, le baptême de Jean Campaignac, fils de Pierre Campaignac et Marie Olivier, est parfaitement lisible ; les Campagnac reviennent en 1745, 1749, 1751 et 1752, avec des noms de mères qui varient entre Olivier, Jeanyve et Riou. Lu sur l'original — 5 E 409/2, v 395 D En avril 1760, Martial Gauchou, expressément meunier au moulin de La Peyrouse, épouse Marie Rouchon, du village de Lapeyrouse : l'acte, fortement encré, donne le jour 23 avec réserve. Le nom Rouchon, porté ici sans titre, ne démontre ni noblesse ni propriété du moulin. Date et nom de famille à conserver avec réserve 1762-1792La métairie apparaît 1782 : « la meterie du meulain de lapeyrouse » Les Goujou, plus tard souvent écrits Gouzou, sont attestés dès 1769 avec Jean Goujou et Jeanne Laval. Le 24 mai 1771, un fils Pierre est baptisé ; son parrain, « pierre goujou frere au baptisé », porte déjà ce prénom — deux frères Pierre coexistent donc, ce qui interdit de fusionner tous les Pierre des décennies suivantes. Lu sur l'original — 5 E 409/3, v 334 G 24 mai 1771. Le parrain, homonyme du nouveau-né, est explicitement « frere au baptisé » : preuve directe que deux Pierre Goujou coexistent au moulin. AD24, 5 E 409/3, v 334 G. En 1782, Pierre Gouzon et Anne Chaumon habitent « a la meterie du meulain de lapeyrouse » : leur fille Jeane, née la veille, est baptisée le 20 septembre — c'est la première formule qui nomme une métairie propre au moulin. Le 1er thermidor an IX (20 juillet 1801), l'acte de naissance de Jeane Goutzou, fille de Jean Gouzou, laboureur, et Marie Telliau, précise que cette métairie est « joignant le moulin » — une contiguïté explicitement écrite, non une simple proximité supposée. Lu sur l'original — 5 E 409/3, v 464 D ; 5 E 409/4, an IX, v 12 G 20 septembre 1782. « a la meterie du meulain de lapeyrouse » : Jeane Gouzon, née la veille. AD24, 5 E 409/3, v 464 D. 1er thermidor an IX (20 juillet 1801). « la metairie joignant le moulin » : la contiguïté est écrite noir sur blanc. AD24, 5 E 409/4, an IX, v 12 G. Un autre ménage, Jean Gouzou et Marie Telliau/Teilhaud, occupe cette métairie : Joseph naît le 9 juin 1786, Pierre en octobre 1787, Henry en décembre 1790 — le mariage de Joseph en 1823 confirmera cette naissance et cette filiation. 1793-1848Deux branches Gouzou Le moulin et la métairie, deux ménages parents Le 23 avril 1793, Pierre Gouzou, meunier de vingt et un ans et onze mois, épouse Marguerite Gleyzat, fille d'un tisserand de Saint-Sauveur. Ses parents sont Jean Gouzou, laboureur, et Jeanne Laval : l'âge concorde très étroitement avec le baptême du 24 mai 1771, dont l'identification est très probable. Parmi les témoins, Henry Campagniac, quarante-deux ans, est lui aussi meunier au moulin — il n'y a donc pas nécessairement un seul homme exerçant le métier sur place au même moment. Lu sur l'original — 5 E 409/4, an II, v 05 G 23 avril 1793. Mariage de Pierre Gouzou, meunier, et Marguerite Gleyzat ; filiation Jean Gouzou–Jeanne Laval. AD24, 5 E 409/4, an II, v 05 G. La branche agricole est mieux localisée encore en 1801 (métairie « joignant le moulin », ci-dessus). Le mariage de Marguerite Gouzou avec Léonard Audy en 1818 précise que Jean Gouzou, cinquante-sept ans, est son oncle paternel — donc frère du père de l'épouse, Pierre : un lien de parenté explicitement écrit qui rapproche enfin la branche de la métairie et celle du moulin. Lu sur l'original — 5 E 409/6, 1818, v 16 G-D 29 octobre 1818. Mariage Gouzou-Audy : Jean Gouzou, de la métairie, y est dit « oncle paternel » de l'épouse, fille de Pierre, du moulin — le lien qui relie les deux branches. AD24, 5 E 409/6, v 16 G-D. Le fils Joseph, né le 9 juin 1786, se remarie le 27 octobre 1823 : veuf de Gilloune Campagnac, morte le 15 juin 1822, fils de Jean Goujou, soixante-sept ans, et Marie Teilhaud, soixante-six ans, résidant à la métairie du moulin, il épouse Jeanne Jammet. Lu sur l'original — 5 E 409/7, v 33 G 27 octobre 1823. Joseph Goujou (°9 juin 1786), veuf, épouse Jeanne Jammet ; ses parents Jean Goujou et Marie Teilhaud sont dits de la métairie du moulin. AD24, 5 E 409/7, v 33 G. Les filles Gouzou nouent des alliances plus loin : Jeanne Gouzou épouse un tailleur d'habits en 1815, dont le ménage se déplace à Rabard au plus tard en 1824 ; une autre Jeanne Gouzou, meunière, épouse en 1819 un sonneur de cloche de Clermont — deux femmes distinctes, malgré le prénom commun. Un moulin d'origine précisé Le 4 octobre 1824, Joseph Gauville, meunier au moulin, se remarie avec Pétronille Trémouille après la mort de sa première femme, Jeanne Goujou, le 3 février 1824. L'acte donne son père comme meunier au « moulin de la Guibesse, commune de Saint-Marcel » (et non moulin de la Nègrerie, comme le lisait une lecture antérieure) et âgé de quarante ans (et non « quarante et un ans »). 4 octobre 1824. Remariage de Joseph Gauville, meunier, veuf de Jeanne Goujou ; son père était meunier au moulin de la Guibesse, à Saint-Marcel. AD24, 5 E 409/7, v 31 D-33 G. Le couple Gauville-Trémouille a des filles qui deviennent elles aussi meunières ailleurs : l'une épouse en 1850 un meunier du Moulin-Bessou ; très probablement la même femme épouse en 1881, au Grand Moulin de Clermont-de-Beauregard, un meunier de Rabard — avec une dispense présidentielle du 4 juillet 1881 pour un mariage entre beau-frère et belle-sœur. Identité 1850/1881 très probable, non prouvée 1835-1856Meuniers et cultivateurs Treize habitants dans deux ménages en 1856 Le 28 janvier 1838, la naissance d'un Pierre Gouzou fait connaître Pierre Gouzou, trente et un ans, et Jeanne Sirvain, vingt-quatre ans, tous deux meuniers au moulin : le passage du métier de père en fils est très probable, sans que le mariage du jeune couple ait été retrouvé. Le vieux Pierre Gouzou, meunier, meurt au moulin le 17 novembre 1848, à soixante-seize ans — l'acte le dit né au moulin et nomme son père Pierre, alors que son propre mariage de 1793 nommait Jean : une contradiction bien présente dans l'original, conservée telle quelle. Lu sur l'original — 5 E 409/8, N 1838 v 01 D La famille du jeune Pierre et de Jeanne Sirvain demeure au moulin de 1841 à 1856. Le recensement de 1856 montre quatre garçons appelés Pierre, âgés de dix-huit, treize, neuf et six ans, et une fille Marguerite de trois ans ; des jumeaux nés en février 1852 meurent quelques jours après leur naissance — une perte que ne montre pas la photographie d'un recensement. À leurs côtés, un second ménage de cultivateurs, les Teyssier, complète le hameau : au total, treize personnes sous la rubrique du moulin en 1856. Lu sur l'original — recensement 1856, p 10 D-p 11 G 1856, p 10 D. Début du ménage Gouzou-Sirvain, meuniers. AD24, 6 MI 72. 1856, p 11 G. Suite du ménage Gouzou puis ménage Teyssier : au total treize personnes sous la rubrique du moulin. AD24, 6 MI 72. Une incertitude demeure : un troisième groupe de six personnes (Dubreuil et autres) suit sur la même page, sans nouveau nom de hameau en marge. On retient la lecture la plus prudente — treize habitants, Gouzou et Teyssier seuls — parce qu'elle correspond au groupe le plus nettement délimité par un trait sur la page, mais la population du lieu en 1856 pourrait atteindre dix-neuf si ce troisième groupe en relevait aussi. Composition exacte du hameau en 1856 incertaine 1859-1894Autier, Armandie, Vigier Des femmes explicitement « meunières » Les Autier-Jammet, cultivateurs, occupent le moulin de 1859 à 1876, avec plusieurs filles et un ménage qui atteint neuf personnes en 1866 ; à leurs côtés, Jean Chaumont et Marie Paulin sont expressément meuniers entre 1866 et 1870. Le recensement de 1881 sépare nettement deux unités : d'une part Pierre Vigier, cultivateur métayer (qui exploite une terre contre une part de la récolte), sa femme et quatre enfants ; d'autre part Raymond Armandie, trente-sept ans, Soulange Barbine, cinquante-trois ans, son épouse, et Marie Barbine, vingt-deux ans, fille de celle-ci — tous trois désignés comme meunier ou meunières. Les femmes participent donc explicitement à l'activité professionnelle telle qu'elle est déclarée, et pas seulement comme épouses. Lu sur l'original — recensement 1881, p 09 G 1881, p 09 G. Pierre Vigier, métayer ; Raymond Armandie, Soulange et Marie Barbine, meunier et meunières. AD24, 6 MI 131. Soulange Barbine meurt au moulin en 1885 ; Raymond Armandie se remarie ensuite avec Jeanne Chadourne, et le recensement de 1891 réunit ce ménage à celui du métayer Jean Olivier — onze personnes en tout, dans un hameau qui n'a jamais compté une seule famille à la fois. 1899-1921Chambon puis Meyzie Un moulin, deux naissances : la correction de 1903 Le mariage du 4 juin 1903 unit Marguerite Chambon, meunière, à un boulanger du moulin Bertier ; ses parents, Jean Chambon et Marie Caulou, sont dits meuniers à Lapeyrouse, et l'acte affirme qu'elle y est née. L'acte contemporain de sa naissance, enregistré le 2 mai 1880, la donne pourtant née la veille au moulin Blanchard, où ses parents étaient alors meuniers. Le dossier retient donc Blanchard pour la naissance et Lapeyrouse pour le domicile de 1903 : la preuve d'un passage de la famille d'un moulin à l'autre, sans en fixer l'année. Lu sur l'original — 5 E 409/12, v 03 G 2 mai 1880. Marguerite Chambon naît au moulin Blanchard, pas à Lapeyrouse : une preuve contemporaine qui corrige la formule rétrospective du mariage de 1903. AD24, 5 E 409/12, v 03 G. À partir de 1904, les Meyzie apparaissent : Jean Frédéric Meyzie, trente et un ans, meunier, et Marie Farge. En 1921, leur fille Thérèze se marie, dite fille de Jean Meyzie, meunier au moulin, et de Marie Farge, cultivatrice — le double intitulé, meunier et cultivatrice, dans le même ménage, illustre la vie mêlée du site. 1926-1951Le dernier meunier, puis un chaisier 1931 : encore meunier ; 1936 : chaisier En 1931, Élie Mathé, né en 1865 à Veyrines-de-Vergt, avec son épouse Marie et leur fille Madeleine, est déclaré meunier : c'est la dernière mention professionnelle de meunier connue. Lu sur l'original — recensement 1931, p 02 D 1931, p 02 D. Élie Mathé, meunier, cinq personnes réparties en deux ménages. AD24, 6 M 402. En 1936, le même ménage — Élie, Marie et Madeleine — ne compte plus que trois personnes, et la profession du chef se lit désormais chaisier. Une notice plus ancienne proposait « scieur » ; l'original donne bien « chaisier ». Ce changement de métier ne date pas à lui seul l'arrêt du moulin, et n'établit pas une transformation du site en scierie. Lu sur l'original, lecture corrigée — 6 M 422, p 02 D 1936, p 02 D. Élie Mathé, désormais « chaisier » — et non « scieur » comme le donnait une notice antérieure. AD24, 6 M 422, vue 3/9. Un feuillet inséré, daté du 15 février 1951 mais se référant explicitement au « recensement de mars 1946 », attribue au moulin une maison, un ménage et cinq habitants. En l'absence de rapprochement certain avec des personnes nommées, cette donnée est conservée sous la double référence 1946/1951, sans déclarer le lieu vide en 1946 ni y voir un recensement autonome de 1951. Datation démographique ambiguë Feuillet du 15 février 1951, « d'après le recensement de mars 1946 » : une maison, un ménage, cinq habitants. AD24, 106 W 71. Le bâtiDes cartes, une enquête Un site suivi sur trois siècles, pas des murs datés Le moulin apparaît déjà, nommé et distingué du domaine de La Peyrouse, sur Cassini (feuille 71, état du XVIIIe siècle : « Mn de la Peyrouse ») et sur Belleyme (feuille 22, exemplaire de l'université de Bordeaux Montaigne : « Mr de la Peyrouze », sur le Caudou). Ces cartes à petite échelle prouvent l'existence et le nom du site ; elles ne renseignent ni le bâti ni la date précise du levé local. Cassini, feuille 71. « Mn de la Peyrouse », moulin à eau distingué du domaine. Fond IGN. Belleyme, feuille 22 (exemplaire UBM). « Mr de la Peyrouze », les moulins voisins et le domaine distinct au sud. Le cadastre de 1824 (ci-dessus) fournit le seul plan de masse détaillé du dossier. Les couches photographiques de l'IGN — ortho 1950, ortho 1965, orthophotographie actuelle (photo aérienne) — montrent la permanence du noyau bâti principal et la disparition, entre les vues anciennes et l'état actuel, du petit bâtiment isolé au nord-ouest repéré dès 1824 : une disparition vraisemblable, sans date de démolition ni preuve que les maçonneries visibles aujourd'hui soient celles de 1824. Correspondance exacte des murs anciens : hypothèse Orthophotographie actuelle (extrait IGN). Le bâtiment principal se maintient dans son secteur ancien ; le petit volume isolé visible sur les vues aériennes plus anciennes n'apparaît plus comme une toiture distincte. Une enquête patrimoniale achevée le 16 mai 2012, consacrée principalement au moulin de Lafargue, ajoute un paragraphe propre à Lapeyrouse : elle indique que le moulin reçoit encore de l'eau et conserve son équipement de mouture du grain. La description technique des mécanismes donnée ailleurs dans ce même dossier concerne cependant Lafargue, et ne doit pas être reportée ici. La Pierre angulaire / CAUE Dordogne, dossier 982, p. 11 BilanCe qu'on sait, ce qui manque Un site continu, une propriété jamais prouvée Deux siècles et demi séparent le baptême de 1671 du chaisier de 1936, avec une continuité d'occupation presque ininterrompue au même endroit, sous des noms de familles qui changent tous les trente à cinquante ans : Estang, Fileyssac, Lafage, Campagnac, Gauchou, Coulaud, Goujou/Gouzou, Gauville, Autier, Chaumont, Armandie, Chambon, Meyzie, Matet/Mathé. À aucun moment, cependant, un acte de vente, de partage, de succession ou de bail effectivement consulté n'établit qui possédait le moulin : être « meunier », « métayer » ou « patron » au recensement décrit une activité, pas un titre de propriété. Propriétaires successifs non établis Le tableau ci-dessous résume les repères les plus solides de la chronologie. Date | Ce que la source établit | Preuve | 1671 | Première mention certaine : Pierre Estang, meunier, et Marguerite Gontier | 5 E 409/1, v 172 D | 1771 | Deux frères Pierre Goujou coexistent au moulin | 5 E 409/3, v 334 G | 1782-1801 | La métairie du moulin est nommée, puis dite « joignant » celui-ci | 5 E 409/3 v 464 D ; /4 an IX v 12 G | 1818 | Parenté écrite entre les deux branches Gouzou (oncle paternel) | 5 E 409/6, v 16 G-D | 1824 | Cadastre : trois emprises bâties, bief 539 | 3 P 3 4620, B 2 | 1856 | Treize habitants dans deux ménages (Gouzou, Teyssier) | Recensement, p 10 D-11 G | 1881 | Trois personnes, dont deux femmes, déclarées meunier/meunières | Recensement, p 09 G | 1931 → 1936 | Élie Mathé, meunier puis chaisier | Rec. 1931 p 02 D ; 6 M 422, p 02 D | 2012 | Alimentation en eau et appareils de mouture dits conservés | Dossier 982, p. 11 | À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections de Saint-Félix (sections A-E) et matrice de 1826 (registre des propriétaires) : le propriétaire et la nature exacte des parcelles B 534-539 — moulin, cour, bief — et leurs mutations. 63 P 2192 63 P 1547Propriétés bâties (1882) et non bâties (1910-1955) : concordance des comptes jusqu'au passage aux parcelles B 417-428 actuelles. 105 JFonds du domaine de Lapeyrouse (XVIe-XXe s.) : baux du moulin et de la métairie, droits d'eau, ventes et partages — si le moulin s'y trouve effectivement classé. 2 E 1528-2 · -5 2 E 703-41Papiers de la famille Rochon (titres de propriété, successions, obligations) : chercher une mention explicite du moulin, pas seulement du domaine. 3 E 9422-9438 3 E 21807Minutes du notaire François/F. Gontier, Saint-Laurent-des-Bâtons (1769-1829) : baux et successions Gouzou, Gauville, Trémouille. 3 E (Lanquais, Cendrieux, Vergt, Cause-de-Clérans)Contrats de mariage datés et nommés dans les actes d'état civil (1842, 1881, 1903, 1921) : apports matrimoniaux et éventuels apports du moulin. 179-180 Q · 1001 QTables des acquéreurs-vendeurs de Lalinde et hypothèques de Bergerac : premières ventes à rechercher une fois un propriétaire identifié par la matrice. Archives privéesPhotographies anciennes, mécanismes et inscriptions, date d'arrêt de la mouture : aucune visite réalisée pour ce dossier ; accès à convenir sans publier de noms privés. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/paput/ — Paput en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Paput en Villadeix Au-dessus du ruisseau de Barbeyrol, Paput est aujourd’hui un coteau boisé d’un peu moins de vingt-quatre hectares. Gourgues cite un « ténement de Papus » mentionné en 1456, très probablement ce lieu : une terre ancienne, dont l’acte reste à consulter. Le cadastre de 1824 dessine ici des parcelles sans maison, et les photographies aériennes montrent le bois, ses clairières et ses chemins. Aucun habitant n’est sûrement rattaché au lieu dans les documents disponibles. 44,91048° N — 0,66829° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D · 23 parcelles · 23,88 ha Altitude au point de repérage ≈ 133 m 1456 · CITÉ EN 1873Tenem. de PapusGourgues, p. 221 ; original médiéval non consulté 1873Papusvedette imprimée ; identification à Paput très probable DONNÉES ACTUELLESPaput · PAPUTIGN et cadastre, état de septembre 2026 En bref Paput est aujourd’hui un coteau boisé d’un peu moins de vingt-quatre hectares, au-dessus du ruisseau de Barbeyrol. Gourgues cite en 1873 un « ténement de Papus » mentionné en 1456 : c’est très probablement ce lieu, mais l’acte médiéval n’a pas été consulté. Le plan cadastral de 1824 dessine ici des parcelles sans maison, et le nom n’y est pas écrit. Les photographies aériennes du XXe siècle montrent un bois avec ses clairières et un chemin. Aucun habitant n’est sûrement rattaché à Paput, et le sens du nom reste inconnu. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn nom de bois Entre la route et le Barbeyrol Paput occupe un coteau du sud de Saint-Félix. La route de la vallée longe son côté nord-ouest ; le ruisseau de Barbeyrol passe au sud, tandis que la Louyre coule au-delà de la route. Le plan IGN inscrit le nom au milieu du bois. Sa base topographique précise même la nature du lieu : « Bois », dans la catégorie des lieux-dits non habités.IGN Paput aujourd’hui. Plan IGN ; contour du lieu-dit cadastral actuel ajouté en rouge. Ce contour ne représente pas les limites du ténement médiéval. Nord en haut. 1456 · 1873La terre et son nom « Tenem. de Papus » La plus ancienne piste tient en deux lignes. À la page 221 de son dictionnaire, publié en 1873, Gourgues écrit : « Papus, cne de Saint-Félix. — Tenem. de Papus, 1456 (Liv. Nof. p. 53). »Gourgues, p. 221 — Gallica, vue 314. Le témoignage imprimé de 1873. La date 1456 et la finale en -s sont lisibles. L’image reproduit Gourgues, pas le document médiéval. L’abréviation désigne un ténement, un ensemble foncier. Elle ne prouve pas qu’une maison s’y trouvait. Le rapprochement de Papus avec Paput est très probable ; il reste à le contrôler par les confronts de l’acte. Gourgues renvoie au Livre nofragé, page 53, dont le passage n’a pas été consulté.Source secondaire Le sens du nom reste ouvert Les documents retenus n’expliquent pas ce nom. La recherche dans les dictionnaires n’a pas fourni d’étymologie occitane assez sûre pour être appliquée à Paput. On ne sait pas davantage quand la finale -t a remplacé le -s imprimé par Gourgues. Aucun propriétaire ancien nommé Paput n’est identifié ici.Sens non établi Un candidat de 1687, laissé en suspens Une sépulture du 25 septembre 1687 contient un nom lu provisoirement « Papelut [?] » : 5 E 409/2, vue 182 droite, troisième acte (le « [?] » signale une lecture incertaine). La lecture, même agrandie, ne permet pas de l’identifier sûrement à Paput ou à La Palut. Ce candidat reste donc sans attribution ; il ne fournit aucun habitant certain de Paput.Lecture incertaine 1824Le parcellaire Des pièces de terre, sans maison dessinée Le tableau d’assemblage date l’achèvement du cadastre sur le terrain du 10 août 1824 (3 P 3 4616). Paput se situe dans la section D dite du Cirier, première division, levée par M. Lacoste. Le chemin diagonal et le ruisseau méridional permettent de retrouver le secteur sur cette feuille. AD Dordogne, 3 P 3 4623, feuille D1. Au centre, le secteur du Paput actuel. Grande pièce n° 118, petites divisions au sud, dont les nos 114-116. L’extrait déborde le lieu-dit moderne. Le nom Paput n’est pas inscrit ici ; aucune masse bâtie n’est dessinée dans le secteur. Une grande pièce, n° 118, voisine avec des parcelles plus étroites. Le cours du sud porte le seul mot « Barbeyrol. » (les mots « Ruisseau de » n’y sont pas écrits). Le plan ne nomme aucun propriétaire et ne donne pas la nature des cultures : les numéros conduisent aux matrices cadastrales (registres des propriétaires), sans suffire à distinguer bois, vigne et terre labourable.Lu sur le plan Les limites du lieu-dit actuel ne sont pas automatiquement celles de 1824. Les reprises au crayon et les numéros anciens devront être rapprochés des documents de rénovation cadastrale. Date | Ce qui est établi | Portée de la preuve | 1456 | « Tenem. de Papus », cité par Gourgues. | Source secondaire ; identification très probable. | 1824 | Parcellaire sans bâtiment dans le secteur, D1. | Plan original numérisé ; nom Paput absent. | 1873 | Entrée imprimée « Papus », p. 221. | Lu sur l’imprimé. | 2026 | PAPUT au cadastre ; Paput, bois, à l’IGN. | Données officielles. | XVIIIe–XXIe s.Le paysage conservé Le bois, les ouvertures et les chemins Ni Cassini ni l’extrait de Belleyme examiné ne donnent le nom Paput. La carte d’état-major montre une croupe hachurée entre les fonds de vallée, également sans nom ni maison dans le secteur repéré. Les teintes suggèrent plusieurs occupations du sol ; leur lecture comme bois, landes ou vignes reste trop incertaine pour attribuer une culture à chaque pièce.Cartes examinées État-major, XIXe siècle, couche IGN. Paput se situe sur la croupe au centre de l’extrait. Le nom « le Juge » visible plus au sud appartient à un autre emplacement. Date exacte du levé local non vérifiée. Les deux mosaïques aériennes anciennes montrent un couvert boisé irrégulier, avec une partie occidentale plus ouverte et des espaces agricoles au pied du versant. Sur la seconde, un chemin courbe entre depuis la route. Leurs intitulés désignent des périodes : les dates précises des clichés n’ont pas été retrouvées. IGN, mosaïque 1950-1965. Une lisière irrégulière et un boisement plus ouvert à gauche. IGN, mosaïque 1965-1980. Le chemin intérieur se lit nettement. Même cadrage, nord en haut. La photographie récente conserve le massif, avec une zone centrale éclaircie, compatible avec une intervention sylvicole sans que l’opération soit documentée. Sous les arbres, le relief LiDAR (relevé laser du relief) révèle des lignes et des ruptures de pente. Leur présence ne suffit pas à en faire des vestiges datés.Interprétation limitée IGN, orthophotographie (photo aérienne) récente. Millésime local non établi ; zone éclaircie au centre-nord. IGN, LiDAR HD. Tracés visibles sous le couvert ; fonctions et ancienneté non déterminées. Aujourd’hui : 23,88 hectares sans bâti cadastré Le calcul sur les données cadastrales actualisées donne 23 parcelles de section D et aucun bâtiment dans l’emprise du lieu-dit. Les documents disponibles ne lui attribuent aucun ménage certain. Ces constats décrivent les sources ; ils ne démontrent pas une absence d’habitat à toutes les époques.Cadastre Le croisement avec l’inventaire écologique disponible place environ 13 hectares, soit 54 % du lieu-dit, dans la ZNIEFF de type I « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » (n° 720012869). Ce calcul porte sur le périmètre de l’inventaire, sans constituer un relevé d’espèces propre à Paput.Calcul sur carte À poursuivreLa propriété des terres Retrouver les limites et les tenanciers Deux pièces peuvent donner à cette histoire ses premiers noms de personnes : le texte médiéval cité par Gourgues et l’état de sections du cadastre. Ils diraient de quelles terres il s’agit et qui les tenait. À consulter en salle 2 E 626-1 IRHT MF 17078Vérifier la piste du Livre nofragé, p. 53 : forme écrite du nom, date de 1456, tenancier, confronts et éventuel bâti. La notice ARCA atteste un registre et son microfilm ; le passage reste à consulter. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : retrouver le nom Paput, les propriétaires et les natures de culture des pièces de D1, puis suivre leurs mutations. 63 P 1547/1-2Matrice des propriétés non bâties, 1914-1955 ; puis documentation de rénovation cadastrale pour établir la correspondance avec les parcelles actuelles. Minutes notarialesCotes à déterminer d’après les propriétaires : ventes, partages et confronts sous Papus ou Paput. Aucun acte précis n’est encore localisé. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/perrel/ — Perrel en Villadeix === Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Dossier d'archives · Dordogne Perrel en Villadeix Six parcelles sans maison, dans un vallon au sud de Saint-Félix — et, huit cents mètres plus loin, un vrai village du même nom, mais dans une autre paroisse. Depuis 1678, les registres de Saint-Félix parlent sans cesse d'habitants « de Perrel » : ce sont ceux de Saint-Marcel. Ce dossier suit les deux fils sans les mêler, et corrige au passage une lecture de 1775 qui avait pris un d pour un l. 44°54′43″ N — 0°41′15″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, parcelles D 295-D 300, ≈ 2,45 ha Sans bâtiment cadastré 1583, cité en 1873Perelpré cité par Gourgues, village de Saint-Marcel 1678Perelregistre de Saint-Félix, habitant extérieur 1683Perrelvillage de Saint-Marcel, orthographe nette 1775Peved= Peret (lecture corrigée) 1824Perelchemin, cadastre de Saint-Félix 1825PEREL · Pérelsection et hameau, cadastre de Saint-Marcel 1873 · 1960 →Perrel / PerelGourgues ; lettre de 1960 ; cadastre actuel En bref Perrel, à Saint-Félix, désigne aujourd'hui six parcelles de terres agricoles, sans aucune maison, dans un vallon au sud du bourg. À environ 871 mètres de là, dans la commune voisine de Saint-Marcel-du-Périgord, se trouve un vrai village au nom presque identique, Pérel : les deux lieux sont distincts. La plus ancienne date liée au nom est 1583, un pré à Perel cité par Gourgues en 1873, mais l'acte lui-même n'a pas été retrouvé. À partir de 1678, les registres de Saint-Félix parlent d'habitants « de Perrel » : ce sont ceux du village de Saint-Marcel. En 1824 et 1825, les plans cadastraux distinguent clairement les deux communes, et aucune construction n'apparaît sur les six parcelles depuis au moins 1950. Reste incertain le lien ancien entre ces terres et le village voisin : il est plausible, mais aucun document ne le prouve. Le siteDeux Perrel, un vallon Des terres sans maison, un village voisin qui porte le même nom Le point de repère du lieu-dit est 44,91183 N ; 0,68746 E. Le polygone cadastral PERREL, section D, réunit six parcelles — D 295 à D 300 — dans le vallon du ruisseau de Barbeyrol, entre des terres ouvertes et un versant boisé au nord, au sud-est du Cirier. Sa surface géométrique, recalculée en Lambert-93, est de 2,4528 ha, soit environ 2,45 ha ; ce n'est pas une contenance juridique, la somme des contenances attributaires des six parcelles étant différente (2,674 ha). Aucun bâtiment cadastral ne l'intersecte. Données cadastrales Au sud-sud-ouest, à environ 871 mètres de distance entre les centres des deux objets, l'IGN identifie Pérel comme un lieu-dit habité de Saint-Marcel-du-Périgord (INSEE 24445). Le cadastre de cette commune porte en outre Pérel-Ouest et Pérel-Est. Ce sont deux emplacements distincts qui coexistent aujourd'hui : les terres de Saint-Félix ne se confondent pas avec le village de Saint-Marcel, même si les deux portent, à une lettre près, le même nom. Deux Perrel. En rouge, les terres cadastrales de Saint-Félix ; au sud, à travers le vallon du ruisseau de Barbeyrol, le village bâti de Pérel, commune de Saint-Marcel-du-Périgord. Fond Plan IGN v2 ; contours ajoutés d'après le cadastre Etalab. Les six parcelles, aujourd'hui. Contour rouge : le lieu-dit cadastral PERREL, D 295-D 300 ; contour orange : les parcelles. Aucun bâtiment n'apparaît à l'intérieur du périmètre sur la photo aérienne (orthophotographie) contemporaine. Le statut démontré pour ce lieu est donc un lieu-dit cadastral de terres, non une maison noble, une métairie ou un village identifié. Une relation foncière ancienne avec le village voisin est plausible — un même nom, un vallon partagé — mais aucune pièce consultée n'en fournit la preuve. Origine du nom des terres : hypothèse Le nomUne orthographe flottante Peret, Perrel, Peyrel, Perret : la même incertitude depuis 1678 La série documentaire du village de Saint-Marcel comporte Perel en 1678 (« Peret » n'est pas entièrement exclu), Perrel en 1683, Peyrel [?] (le [?] signale une lecture incertaine) en 1687, Perret [?] en 1688, puis Perrel/perrel en 1694-1695 et de nombreuses formes Perel/perel au XVIIIe siècle. Le cadastre de Saint-Marcel de 1825 emploie PEREL dans l'intitulé de section et Pérel auprès de l'habitat. Les formes Perrel, Perel et Pirel [?] se lisent dans l'état civil du XIXe siècle ; Gourgues imprime Perrel en 1873, une lettre de 1960 porte Perel. Pour les terres de Saint-Félix, la seule forme assurée est PERREL, celle du cadastre contemporain — ses attributs numériques portent une création du 20 octobre 2016, mais ce sont des dates informatiques, qui ne datent en rien le nom de lieu lui-même. Une proposition linguistique publiée range Perrel parmi les diminutifs occitans du prénom Pierre, sous la forme Peirèl — mais elle vise expressément le village de Saint-Marcel-du-Périgord ; l'étendre au nom des terres de Saint-Félix suppose que les deux noms de lieu partagent une même origine, ce qui n'est pas démontré. Étymologie : hypothèse pour les terres À propos d'une lecture de 1775 Le 9 mars 1775, François Faucon, sieur (monsieur) de Laborie, bourgeois, est parrain d'un baptême de Lapouleille ; lui et la marraine Marie Grelety sont dits habitants d'un lieu de la paroisse Saint-Marcel. On y avait d'abord lu « perel [?] », mais le mot écrit est « Peved » : le d final est net et bouclé, comme dans « Demoiselle » sur la même page. Ce curé note souvent le t final par un d (juilled, perrod) : « Peved » se déchiffre donc Peret, forme voisine de celle de 1678, et non « Perel » ou « Perrel ». Le titre de Faucon reste sieur de Laborie, non de Perrel. AD Dordogne, 5 E 409/3, vue 368 G, 9 mars 1775. « …parrain Monsieur François Faucon Sieur de Laborie bourgeois et habitant du lieu de Peved paroisse St Marcel, marraine Demoiselle Marie Grelety aussi habitante de Peved susdite paroisse… » Le d final se déchiffre en t, soit « Peret ». Avant 1668Un pré, une chapelle 1583 : un pré à Perel cité par Gourgues, non retrouvé aux sources La plus ancienne date attachée au nom, 1583, n'est connue que par une source secondaire. Gourgues donne à l'entrée Sainte-Catherine une ancienne chapelle dont dépendait un pré situé à Perel, commune de Saint-Marcel, et renvoie à un « Acte not. » de 1583. Ni notaire, ni jour, ni cote de minute ne sont fournis ; l'acte lui-même n'a pas été retrouvé. Source secondaire, acte non retrouvé Gourgues, 1873, p. 286. « SAINTE-CATHERINE, anc. chapelle dont relevait un pré, à Perel, cne de Saint-Marcel. — 1583 (Acte not.). » La phrase situe le pré, non nécessairement la chapelle, à Perel ; elle ne permet ni de placer une chapelle Sainte-Catherine sur les six parcelles de Saint-Félix, ni d'assimiler ce pré aux terres étudiées ici. Aucun acte médiéval localisé à ce Perrel n'a par ailleurs été retrouvé, et la dépendance seigneuriale particulière des six parcelles reste inconnue : le cadre général de la châtellenie de Montclar ne suffit pas à identifier leur seigneur direct, et aucun terrier ou accensement portant ce nom n'a été lu. 1668–1792Des voisins de Saint-Marcel « Habitant du village de Perrel, paroisse de Saint-Marcel » Ce que les registres de Saint-Félix donnent, ce sont des relations avec des habitants du village voisin — parrains, marraines, témoins — jamais des propriétaires ou habitants des six parcelles elles-mêmes. Le 20 mars 1678, David Hugo, laboureur (cultivateur) du village de Perel, paroisse de Saint-Marcel, est parrain de Félix Lartignac, enfant de La Cabane. L'acte écrit « Perel », avec une finale en l, ce qui conforte le rattachement à Perrel ; « Peret » n'est pas entièrement exclu. La paroisse (la circonscription religieuse, ici Saint-Marcel) est nette. AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 438 G, 20 mars 1678. « …parrain David Hugo, laboureur, habitant du village de p[…]t paroisse de St Marc[el]… » Première mention de ce village voisin dans les registres de Saint-Félix. Cinq ans plus tard, l'orthographe du nom est nette. Le 1er mars 1683, Jeanne Lambert, âgée de neuf jours, est enterrée à Saint-Félix après être morte la veille au village de Perrel, paroisse de Saint-Marcel ; son père Jean Lambert et son oncle Élie Ginest [?], tous deux laboureurs de ce village, assistent à l'inhumation sans savoir signer. Perrel et Saint-Marcel, lecture nette AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 075 G, 1er mars 1683. « …laquelle deceda le vingt-huictieme du mois de […] jour d'hier au village de Perrel parroisse de St Marcel au convoy duquel ont assisté Jean Lambert Laboureur pere de lad. deffuncte et Elie Ginest Laboureur oncle de lad. defuncte habitans du village de Perrel… » Entre 1687 et 1695, les registres relevés pour cette étude font apparaître d'autres habitants du même village : le tailleur Raimond Favareille, le laboureur Pierre Mazau — frère de Françoise Mazau, épouse Tamarelle au Sirier — encore parrain du fils de sa sœur en 1695. Le 20 octobre 1744, Pierre Chors, de perel paroisse de St marcel, épouse Valérie [?] Farguyres de Leymarie ; une Valérie Fargueyres, marraine depuis Perel l'année suivante, en est très probablement la même personne, sans que l'acte ne le dise en toutes lettres. Sur les cartes du XVIIIe siècle, Belleyme donne un signe de hameau net et le nom Perrel au sud du ruisseau, côté Saint-Marcel ; la carte de Cassini porte aussi le nom, mais son placement sur les hachures ne permet ni de l'assigner aux six parcelles actuelles, ni de conclure à un terroir nécessairement inhabité — Belleyme, lui, figure sans ambiguïté un habitat. Belleyme, feuille 22 (exemplaire Université Bordeaux Montaigne). Le nom « Perrel » et son semis de signes de hameau, au sud de la limite de paroisse portant « St Mar[cel] ». Levés de la seconde moitié du XVIIIe siècle. 1824–1825Deux cadastres, deux communes Un chemin nommé « Perel » côté Saint-Félix, une section « PEREL » côté Saint-Marcel Les deux cadastres napoléoniens (plans cadastraux de 1824 et 1825), levés à un an d'écart, distinguent nettement les deux lieux. En 1824, sur la feuille E 2 de Saint-Félix, le mot Perel est inscrit le long d'un chemin, entre les parcelles 599 et 599 bis ; aucune construction n'est représentée au point d'inscription — ce n'est pas la localisation d'une maison, mais la légende d'un itinéraire (« Chemin de Perel à La Pouleille »). AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E 2, 1824. « Perel » le long d'un chemin rehaussé en rouge, entre les parcelles 599 et 599 bis — destination d'un itinéraire, non emplacement d'une maison. En 1825, les plans de Saint-Marcel lèvent une section C dite de PEREL et représentent l'habitat Pérel, avec ses bâtiments ; la limite nord de cette section porte en toutes lettres la mention « COMMUNE DE St FÉLIX-DE-VILLADEIX ». Les deux cadastres contemporains distinguent donc explicitement les deux communes : ils n'étayent en rien l'explication, parfois reprise par des répertoires, selon laquelle Saint-Marcel aurait ensuite été réunie à Saint-Félix. AD Dordogne, 3 P 3 4990, section C 1, Saint-Marcel, 1825. Cartouche « Commune de St Marcel, Section C dite de 1re PEREL » ; le hameau Pérel, en rose, près de la limite occidentale ; « COMMUNE DE St FÉLIX-DE-VILLADEIX » le long de la limite nord. 1841–1872Une famille qui circule De Lapoulielle à Perrel, du Cirié à Perrel : des allers-retours entre deux communes L'acte du 25 mai 1841 est particulièrement clair sur la distinction des deux lieux : Jean Lachaud, cultivateur et veuf, a demeuré à Lapoulielle, commune de Saint-Félix, puis « depuis quelque temps » au village de Perrel, commune de Saint-Marcel. Il épouse Jeanne Lambert dite Cadette. C'est le déplacement d'un homme entre deux lieux, non un changement de commune du même lieu. Les âges déclarés dans l'acte sont incompatibles avec les dates de naissance qu'il cite lui-même — une discordance réelle, que ce dossier signale sans la résoudre arbitrairement. Âges discordants, non résolus AD Dordogne, 5 E 409/8, mariages 1841, vue 9, acte 6, 25 mai 1841. « …domicilié au village de Lapoulielle commune de Saint-Félix et depuis quelque temps au village de Perrel commune de Saint-Marcel, veuf… » Une famille de cultivateurs peut être suivie plus précisément à travers plusieurs générations : Hilaire Gautier et Marie Tamarelle, mariés en 1824, ont au moins deux fils dont les actes de mariage les disent nés à Perrel/Perel, Saint-Marcel — Jean, le 5 septembre 1837, et Antoine, le 1er novembre 1840. Les actes de 1860 et 1865 les donnent ensuite au Cirié, à Saint-Félix ; Marie Tamarelle meurt à Cavigne en 1858, Hilaire est dit habitant du Cirié dès 1859 et y meurt en 1868. Le recensement de 1861 fixe le ménage à ce moment précis : au Cirié, Hilaire Gonthier, veuf, 68 ans, cultivateur ; son fils Jean, 38 ans ; Marguerite Ferrié, femme de Jean, 39 ans ; leurs enfants Marie, 9 ans, et Jean, un mois ; un autre fils du chef, 20 ans. AD Dordogne, 6 MI 85, p. 06 G, p. 11, lignes 15-20, recensement de 1861. Le ménage d'Hilaire Gonthier au Cirié — une famille originaire du village de Perrel, Saint-Marcel, mais qui ne doit pas être comptée à Perrel elle-même. Le fils Jean, 38 ans, n'est pas le Jean né en 1837 : deux générations à ne pas confondre. Ce croisement distingue deux Jean et propose une continuité sur trois générations, d'Hilaire à sa petite-fille Marie Gauthier, née à Perrel en 1872 et mariée à Pierre Boussenot la même année. Le terme « cultivateur » ne permet pas de choisir entre propriétaire exploitant, fermier, métayer (qui partage la récolte avec le propriétaire) ou journalier (ouvrier payé à la journée) ; aucun titre foncier ne relie cette famille, ni aucune autre, aux parcelles D 295-D 300. 1873–1960Le hameau, pas les terres Gourgues classe Perrel dans Saint-Marcel ; une lettre de 1960 confirme l'adresse En 1873, Gourgues consacre au village une entrée sans ambiguïté : Gourgues, 1873, p. 363, supplément. « PERREL, h. cne de Saint-Marcel. » Près d'un siècle plus tard, le 22 novembre 1960, une lettre conservée dans un dossier de la Légion d'honneur porte une adresse Perel, St Marcel du Périgord, Dordogne — la orthographe à un seul r. Cette adresse confirme la persistance du village extérieur ; elle ne situe aucun ménage dans les terres de Saint-Félix. Archives nationales, base Léonore, notice 7879, dossier 19800035/627/72533, lettre du 22 novembre 1960, vue 6. « Perel / St Marcel du Périgord / Dordogne. » Aucune incendie, vente, mort de guerre, activité industrielle ou événement du XXe siècle spécifiquement localisé aux six parcelles de Saint-Félix n'a été établi — une limite des sources consultées, non l'affirmation qu'il ne s'y est rien passé. Aujourd'huiDes terres agricoles Aucune construction depuis au moins 1950 Les mosaïques aériennes IGN des couches 1950-1965 et 1965-1980, comme l'orthophotographie contemporaine, ne montrent, dans le contour cadastral actuel du lieu-dit, que des surfaces ouvertes et cultivées, une bordure boisée et un cours d'eau ; aucune construction n'y est repérable. Le cadastre confirme : 0 bâtiment en dur, 0 bâtiment léger dans le polygone. Constat contemporain — ce n'est pas la preuve d'une absence de bâti à toutes les époques. IGN, couche ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965. Contour Etalab actuel ajouté (rouge). Surfaces ouvertes et boisées le long du ruisseau ; aucune silhouette de bâtiment identifiable. Le nom demeure cadastral, sur les seules terres de Saint-Félix, alors que le plan IGN nomme le village Pérel, plus au sud, dans la commune voisine. Le RPG 2024 donne 1,79 ha de surfaces agricoles déclarées à l'intérieur du lieu-dit, l'orge d'hiver (≈ 0,75 ha) et la prairie permanente (≈ 0,42 ha) étant les usages les plus représentés ; le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le polygone entre zone Atvb (1,84 ha) et N (0,61 ha), et relève environ 1,86 ha de zone humide et 495 m de haies ou ripisylves protégées. Ces mesures décrivent un intérêt agricole et écologique contemporain ; elles ne prouvent ni ancienneté de culture, ni localisation de la chapelle citée par Gourgues en 1583. Et maintenantOù chercher La priorité : la chaîne des parcelles de Saint-Félix, avant toute généalogie du village voisin L'essentiel du travail accompli ici a consisté à séparer deux lieux qu'un même nom rapproche dangereusement. Ce qui reste à faire porte sur les six parcelles elles-mêmes, dont aucune chaîne de propriétaires n'a encore été reconstituée. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E de Saint-Félix, sans date : repérer le vallon en section D, toutes les formes Perel/Perrel et les parcelles correspondantes — première inscription cadastrale du nom, nature des terres, numéros anciens et propriétaires à l'ouverture. 63 P 704Matrice cadastrale (registre des propriétaires) des propriétés bâties et non bâties, 1826 : suivre les comptes trouvés dans l'état de sections et leurs renvois — propriétaires, mutations, lien éventuel avec des habitants ou domaines de Saint-Marcel. 63 P 1547/1 63 P 1547/2Matrices non bâties, 1914-1955 : prolongement de la chaîne foncière, usages et concordances. 63 P 1547/3Matrice bâtie, 1910-1955 : vérification d'une éventuelle entrée bâtie, sans présumer qu'il en existe à Perrel. E suppl. 770, GG 1Saint-Michel-de-Villadeix, BMS (registres de baptêmes, mariages et sépultures) 1745-1764 : retrouver le mariage du sieur Étienne Gontier de Laveyssière, du lieu de Perrel, paroisse de Saint-Marcel, avec Marie Grellety-Dumaine — date exacte, formulation des qualités et résidence. Cote actuelle à demander, l'imprimé n'en donnant qu'une ancienne référence. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/plantarouge/ — Plantarougé en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Plantarougé en Villadeix Au sud de Rouna, Plantarougé donne son nom à une dizaine d'hectares de bois, de chemins et de pièces éclaircies. Le cadastre de 1824 y dessine des parcelles sans maison, dont une petite pièce arrondie portant le repère « P ». Sous les arbres, le LiDAR (relevé laser du relief) révèle aujourd'hui une forme annulaire dans le même secteur. L'histoire du terrain commence ainsi à se préciser ; l'âge et le sens complet de son nom restent à retrouver. 44,93783° N — 0,66604° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre A · 11 parcelles · ≈ 10,60 ha Altitude au point de repère ≈ 162 m · IGN 1824[sans nom]secteur de la feuille A2 : le terrain est dessiné, le nom n'est pas inscrit CADASTRE · CONSULTÉ EN 2026PLANTAROUGÉorthographe du lieu-dit dans le cadastre numérique ; première attestation historique non établie En bref Plantarougé est un ensemble d'environ dix hectares de bois, de chemins et de pièces éclaircies, à environ deux kilomètres au nord-ouest du bourg, au sud de Rouna. Les cartes du XVIIIe siècle montrent un secteur boisé sans ce nom, et le cadastre de 1824 dessine des parcelles sans maison, dont une petite pièce ronde marquée d'un « P ». Sous les arbres, un relevé laser du relief révèle aujourd'hui une forme annulaire près de ce repère : les deux pourraient se correspondre, mais la fonction et la date de cette forme restent inconnues. Le nom ne figure dans aucun registre consulté ni chez Gourgues ; son premier élément évoque peut-être une plantation, ce qui reste une simple piste. Aujourd'hui, ces terres n'ont aucun bâtiment et sont classées en zone N. Aucune famille ne peut encore y être rattachée avec certitude. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn nom de terres Dans les bois, au sud de Rouna Plantarougé se situe à environ deux kilomètres au nord-ouest du bourg, entre La Forêt, à l'ouest, et Le Prapalou, au sud-est. Le point de repère du lieu-dit est à quelque 660 mètres au sud de Rouna. Ces distances, mesurées à vol d'oiseau, situent un ensemble de terres : elles ne désignent pas l'emplacement d'une maison. Le lieu-dit cadastral forme un contour irrégulier de 10,60 hectares. Onze parcelles de section A y sont rattachées : 313, 314, 317 à 323, 428 et 429. Aucun bâtiment n'y figure dans l'extraction cadastrale consultée. La photographie montre des bois de densité variable, des alignements d'arbres et des secteurs éclaircis ; les constructions visibles en bas de l'image sont hors du périmètre. Données et image IGN Le périmètre actuel. Fond photographique aérien (orthophotographie) IGN, millésime individuel non déterminé ; limite Cadastre Etalab. Nord en haut. Le contour désigne le lieu-dit, pas une propriété unique. Le nomUne origine ouverte La piste d'une plantation La forme sûre est celle du cadastre numérique : « PLANTAROUGÉ », avec un accent final. Aucune forme écrite ancienne n'a été retrouvée dans les registres paroissiaux et l'état civil interrogés. Gourgues ne donne pas ce nom dans la suite alphabétique des Plant-, à la page 242 de son dictionnaire de 1873. Ces résultats ne datent pas la naissance du nom de lieu. Aucune trace retrouvée dans les sources consultées Le premier élément évoque le vocabulaire des plantations. Le glossaire de l'IGN donne planta pour un terrain portant arbres ou vignes dans les Landes de Gascogne, et l'occitan plantada pour une jeune vigne. Ce rapprochement reste une piste : il ne démontre ni une vigne ancienne à Plantarougé, ni le sens de la finale -rougé. Sans forme écrite ancienne ni prononciation locale recueillie, le nom complet demeure inexpliqué. Pégorier, IGN, 2006, p. 367. Hypothèse linguistique XVIIIe siècleLe paysage avant le nom Des arbres entre les villages Sur Cassini comme sur Belleyme, le secteur où l'on situe aujourd'hui Plantarougé appartient à un espace boisé. Belleyme dessine des arbres et des touffes au sud de Rouna et vers Langlade, sans inscrire notre nom. Le calage de ces cartes reste approximatif : elles renseignent le paysage environnant, pas les limites des onze parcelles actuelles. Images consultées Belleyme, feuille 22. Seconde moitié du XVIIIe siècle ; date précise du levé local non établie. Exemplaire de l'Université Bordeaux Montaigne. Le bois est figuré ; « Plantarougé » n'est pas écrit. Aucun acte n'est actuellement rattaché au lieu dans le relevé des sources réuni. La recherche complémentaire dans les registres paroissiaux (1668-1792) et d’état civil (1793-1922) de la commune, soit 10 003 actes relevés pour cette étude, n'a trouvé aucune occurrence du nom ou des variantes recherchées. C'est la limite des sources interrogées : elle n'autorise pas à attribuer ici une famille, une tenure médiévale ou un nombre d'habitants. 1824Le terrain parcelle à parcelle Une petite pièce ronde au milieu des grandes La feuille A2, section dite de « LAVERNELLE », a été levée par le géomètre Delord. Le tableau d'assemblage date l'achèvement du plan communal du 10 août 1824. Dans le secteur rapproché de Plantarougé, aucun bâtiment coloré en carmin n'est dessiné et aucun nom de lieu n'est inscrit. Les chemins encadrent de grandes pièces ; le fond non colorié ne suffit pas à en connaître la culture. AD24 · 3 P 3 4618 AD Dordogne, 3 P 3 4618, feuille A2. Secteur des parcelles 450 à 461, avec le numéro ajouté « 456 bis ». La localisation repose sur le calage du plan ancien ; ces numéros ne sont pas ceux du cadastre actuel. Datation d'ensemble : tableau d'assemblage, 3 P 3 4616. La singularité est la parcelle 452, au contour presque rond, d'environ quarante mètres de largeur d'après l'échelle du plan. Elle contient une grande lettre « P » et un cercle ponctué : le repère du levé est distinct du contour parcellaire. Le plan individualise donc une petite pièce, sans en donner ici la destination. Sa nature et son propriétaire sont à chercher dans l'état de sections. Contour et numéro lus Un rapprochement avec le relief actuel Le LiDAR montre une forme annulaire dans la partie occidentale de Plantarougé. Le repère « P », projeté à partir du calage ancien disponible, tombe à une vingtaine de mètres de son centre apparent : un écart compatible avec l'imprécision de ce calage. La parcelle ronde et le relief pourraient se correspondre. La fonction et la date du relief restent inconnues ; cette ressemblance ne constitue pas une identification archéologique. Correspondance possible 1824 : A 452. Le contour noir est celui de la parcelle ; le petit signe près du P appartient au levé. LiDAR HD de l'IGN. Nord en haut ; trait rouge : limite cadastrale actuelle ; cadre rouge : forme observée, non datée. Millésime local de l'acquisition non vérifié. XIXe–XXIeChemins et bois Un espace boisé, traversé et découpé La carte d'état-major figure plusieurs chemins et les hachures des versants dans ce secteur. Elle n'y place ni le nom Plantarougé ni une maison. L'extrait appartient à la série des minutes levées entre 1820 et 1866 ; son année locale précise n'a pas été établie. Image consultée IGN, minute d'état-major au 1/40 000. Le nom et les bâtiments visibles sur les bords appartiennent aux lieux voisins. La mosaïque présente un décalage de calage ; l'emplacement du lieu est approché, non délimité à la parcelle. Couche IGN 1950–1965. Un couvert ligneux étendu, de densité variable. Date précise du cliché non déterminée. Couche IGN 1965–1980. Même cadrage : les différences de couvert et les contours des pièces se lisent mieux. Date précise du cliché non déterminée. Les repères documentaires Date ou période | Source | Ce qu'elle établit | XVIIIe siècle | Cassini, feuille 71 ; Belleyme, feuille 22 | Un secteur boisé sans notre nom. Lecture d'images ; localisation approximative. | 1824 | AD24, 3 P 3 4618, A2 | Parcellaire (plan des parcelles) sans bâti figuré ; pièce ronde 452 et repère P. Lu sur le plan. | XIXe siècle | IGN, état-major 1/40 000 | Chemins, versants, ni nom ni maison au secteur ciblé. Image consultée. | 1950–1980 | Deux couches photographiques IGN | Couvert boisé aux deux états photographiés. Dates individuelles inconnues. | Consulté en 2026 | Cadastre Etalab ; PLUi-H, version du 26 novembre 2024 | Nom « PLANTAROUGÉ », environ 10,60 ha ; zonage N sur tout le périmètre dans cette version. Données numériques. | Aujourd'hui, les données consultées décrivent toujours des terres non bâties. La version 2024 du PLUi-H les classe entièrement en zone N. Les images ne permettent pas de reconnaître les essences ni de reconstituer une exploitation forestière continue ; elles montrent plusieurs états d'un paysage majoritairement boisé. À poursuivreNommer les parcelles La prochaine pièce est dans le cadastre écrit La recherche doit maintenant partir des numéros du plan : retrouver les propriétaires, les natures de culture et les appellations fiscales, puis remonter aux actes de propriété. Aucune famille ne peut encore être attachée sûrement à Plantarougé. À consulter en salle AD24 · 63 P 1716État de sections A à E. Chercher en priorité A 452 et les pièces voisines 450–461, avec les numéros bis : nature, contenance, propriétaire et nom de lieu. L'article est inventorié sans date. AD24 · 63 P 704Matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires). Suivre les comptes correspondant aux parcelles repérées. Le premier objectif est la petite pièce ronde et l'éventuelle présence du nom Plantarougé. 63 P 1547/1–2Propriétés non bâties, 1914–1955. Suivre les mutations ; demander aussi le plan rénové couvrant ce secteur et les documents de correspondance des anciens et nouveaux numéros. Cote de ce plan à préciser. Titres · terrainÀ partir des propriétaires identifiés, rechercher les ventes et partages qui nomment les terres ; recueillir la prononciation locale et faire examiner la forme annulaire sans lui attribuer de fonction d'avance. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/pommegal/ — Pommégal en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Pommégal en Villadeix Un « village de Pommegal » déjà peuplé en février 1668, un moulin homonyme perdu en 1689, puis, pendant un siècle, une famille Lambert qui porte le nom du lieu sans y habiter — ses baptêmes disent tous aux Granges. Au XIXe siècle des métayers (cultivateurs qui partagent la récolte avec le propriétaire) se succèdent, une fusillade y éclate en 1867 ; en 1925 une annonce judiciaire décrit, pour la première fois avec précision, un domaine de vingt-quatre hectares avec sa maison pour maîtres et colons (cultivateurs), son four, son pigeonnier — avant qu'il ne se dépeuple presque entièrement au milieu du XXe siècle. 44°57′01″ N — 0°40′57″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section B, 21 parcelles, ≈ 22,1 ha Noyau bâti sur un replat dominant le Caudeau Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Fév. 1668Pommegal« village de Pommegal », premier mariage 1669–1707Pomigal, Pomegat…orthographes mouvantes des registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures) 1751–1786Pommegal, Pomagaltitre des Lambert ; famille domiciliée aux Granges 1806–1834Poumayal, Poumagalétat civil de l'Empire et de la Restauration 1846 · 1851Pomigalorthographe isolée de l'état civil 1919 · 1946Pomegalétat civil, recensement Auj.PommégalIGN ; POMMEGAL au cadastre En bref Pommégal est un écart du nord de la commune, sur un replat qui domine la vallée du Caudeau. La plus ancienne mention est un mariage de février 1668 : un Lambert, laboureur, y est dit du « village de Pommegal » ; un moulin du même nom est cité en 1689. Au XVIIIe siècle, des Lambert portent le titre de « sieur de Pommegal » mais habitent aux Granges ; la première résidence nette d'un Lambert au lieu date de 1811. Au XIXe siècle, des familles de métayers se succèdent et une fusillade éclate en 1867 ; en 1925, une annonce de vente décrit un domaine d'environ vingt-quatre hectares avec sa maison, son four et son pigeonnier. Le lieu se dépeuple ensuite, jusqu'à une seule habitante en 1946. Restent incertains le sens du nom, l'ancienneté du bâtiment actuel (le mot « chartreuse » n'est pas démontré) et la chaîne des propriétaires. Le siteVillage, puis domaine Un replat au-dessus du Caudeau, entre les Granges et le moulin Blanchard Pommégal est un écart du nord de la commune, centré approximativement sur 44,95020° N, 0,68247° E, sur un replat qui domine la vallée du Caudeau, à proximité des Granges et du moulin Blanchard. Le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude retient les formes Pomigal, Pommegal, Pomegal et Poumegal ; le cadastre actuel écrit POMMEGAL, l'IGN Pommégal. Répertoire des lieux-dits Le lieu apparaît d'abord comme un village de laboureurs (cultivateurs) et d'artisans dans les registres du XVIIe siècle, puis comme un nom porté par des notables Lambert au XVIIIe, avant de devenir un petit ensemble d'habitation et d'exploitation agricole. Le mot domaine, avec « maison pour maîtres et colons », est explicite dans la vente publiée en 1925. La désignation actuelle de chartreuse, reprise par un parcours patrimonial départemental, est une lecture touristique du bâtiment : elle ne démontre ni fondation monastique, ni statut seigneurial. Qualificatif « chartreuse » non démontré par les sources anciennes Le lieu aujourd'hui (photo aérienne, ou orthophotographie, IGN, extrait communal, année d'acquisition non fournie). Le noyau, à deux toits dominants, occupe le même emplacement que sur le plan de 1824. Aucune mention de Pommégal antérieure à 1668 n'est actuellement établie dans les documents consultés : ni la documentation médiévale réunie pour la baronnie de Montclar, ni Gourgues, ni les extraits de registres anciens transcrits pour la notice de Brugière n'apportent ici une attestation plus ancienne et localisée avec certitude. C'est une limite documentaire, non une date de fondation. Aucun terrier, hommage, accensement ou cens concernant spécifiquement Pommégal n'a été lu : on ne peut lui attribuer un seigneur direct par simple extension de l'histoire des lieux voisins. Le nomPomégal, pas Plumégal Des orthographes mouvantes — et un homonyme à écarter Pommegal, Pomegal, Poumegal, Poumagal, Pomégal, Pommégal : ces écritures désignent le même lieu lorsque le domicile et les personnes permettent le rapprochement. Il faut les conserver telles quelles dans les citations, sans leur imposer rétrospectivement l'accent moderne. La forme Pomigal est relevée isolément dans l'état civil le 19 janvier 1846 et le 14 mars 1851. 5 E 409/9, décès 1846, vue 3 ; décès 1851, vue 2 Aucune étymologie savante propre à Pommégal n'a été retrouvée dans les sources effectivement consultées. Un rapprochement intuitif avec la pomme, le pommier ou un nom de personne ne constituerait pas une démonstration. Gourgues, 1873, p. 243. L'entrée Pomégal ne fournit aucune attestation ancienne datée ; elle renvoie seulement aux annonces judiciaires. Homonymie à écarter : Plumégal n'est pas Pommégal Gourgues donne séparément Pomégal, écart de Saint-Félix-de-Villadeix, et Plumégal, hameau de Saint-Georges-de-Montclar — l'index de l'ouvrage proposait pourtant de les rapprocher. La notice de Brugière sur Saint-Georges situe son Plumégal au sud-ouest de cette paroisse, alors que Pommégal est au nord-est de Saint-Félix : la fusion des deux lieux n'est pas justifiée. Gourgues 1873, p. 243 ; Brugière, notices de Saint-Félix et Saint-Georges 1668–1792Le village, puis le titre Un mariage de 1668, un moulin perdu en 1689, et des Lambert qui n'y logent pas La plus ancienne mention retrouvée est un mariage de février 1668, sur les vues 18-19 de 5 E 409/1. Le bas du feuillet, endommagé, porte encore le tampon d'archives « TRÈS ENDOMMAGÉ ». On y reconnaît un Lambert, laboureur d'environ trente ans, du « village de Pommegal », marié à une Léonarde. Le lieu et le métier se lisent nettement ; le jour du mois et plusieurs lettres des patronymes restent insuffisamment lisibles, et une nouvelle lecture n'a pas levé ces doutes. 5 E 409/1, v. 18-19 — lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, v. 18-19, février 1668. « …du village de Pommegal p[rese]nte parroisse… » Feuillet abîmé : jour et patronymes restent partiellement incertains. Le nom revient ensuite régulièrement dans les registres, sous des orthographes changeantes — Pomigol en 1669, Pomigal en 1670, Pommigal en 1671, Pomegat en 1681, Poumegal et pomegel en 1683, Pommeguol en 1688 — porté par plusieurs foyers qui se succèdent ou coexistent : André Lavignie et Jeanne Chambon, Jean Chambon et Anne Galet, les Cousteilhe, Massombre–Dumas, Pelou–Cinfeille, Casseille–Bonau. Les Malmontagne y sont particulièrement visibles entre 1684 et 1694, alliés aux Farge et aux Chavagnac ; ces mentions n'autorisent pas à les rattacher au procureur du roi Malmontaigne de La Pouleille. Lectures non toutes confirmées sur l'original Un « moulin de Pommegal » en 1689 Le baptême du 5 juin 1689 livre une mention très précise, mais isolée : la marraine (qui présente l'enfant au baptême) Anne Gontier, fille de Guillaume Gontier, meunier, réside au « moulin de Pommegal ». Le lieu et le métier sont nets sur le recadrage ; le surnom du meunier est « dit B…age [?] » (le [?] marque une lecture incertaine) : l'acte porte un mot en b…age (« bolage » ou « bazage »), et non « Bataille » ; le surnom est mal lisible, l'encre étant très dégradée à cet endroit précis. L'emplacement de ce moulin reste inconnu : on ne peut le confondre automatiquement avec le moulin Blanchard voisin. Surnom « B…age » : mal lisible AD24, 5 E 409/2, v. 222 G, 5 juin 1689. « …au moulin de Pommegal… » ; Anne Gontier, marraine, fille de Guillaume Gontier, meunier. Les Lambert « sieurs de Pommegal » — domiciliés aux Granges Un inventaire des Archives départementales signale, en 1748, « Jean Lambert, sieur de Pommegal, maître de forge », venu de Saint-Maurice pour faire assigner un dénommé Énouf. La notice est lue ; l'acte lui-même ne l'est pas. Cinq baptêmes suivants, lus sur les registres, donnent Jean Lambert sieur de Pommegal (titre de notable), époux de Françoise Mourniac, mais domicilient systématiquement le couple aux Granges : Date | Enfant | Informations relevées | Référence | 24 mai 1751 | Marie, née le 22 | Titre de Pommegal ; famille aux Granges | v. 97 | 2 juin 1752 | Guillaume, né le 31 mai | Guillaume Lambert sieur des Granges, parrain, lié au château de Saint-Maurice | v. 108 | 21 août 1753 | Guillaume, né le 19 | Signature « Poumagal de Lambert » ; marraine de la paroisse de La Cropte | v. 121 | 24 mars 1755 | Pierre, né le 23 | Parents aux Granges ; titre du père | v. 144 | 10 juillet 1756 | François et Marie, jumeaux | Même couple, même réseau des Granges | v. 158 | Ces titres et cette signature montrent l'usage d'un nom de domaine dans une famille de notables ; ils ne sont pas une preuve de noblesse, de juridiction seigneuriale, ni de possession de toutes les terres qui porteront ensuite ce nom. 5 E 409/3, v. 97, 108, 121, 144, 158 — lu personnellement 21 août 1753 (5 E 409/3, v. 121 G). Signature « Poumagal de Lambert » ; titre de Pommegal, résidence aux Granges. Une seconde parentèle, Guillaume Lambert et Françoise Vivien, parents de François Lambert, se dessine par la suite : Guillaume, âgé d'environ 74 ans, est inhumé « à Pommégal » en janvier 1786 ; Françoise Vivien, âgée de plus de 80 ans, en avril 1790. Leur fils François Lambert épouse Suzanne Pasquet Duparc, de la paroisse Saint-Jean de Périgueux, le 19 février 1776 ; une signature « poumagal » figure sur l'acte, sans qu'on puisse l'attribuer sans réserve à un individu précis. 5 E 409/3, v. 382, v. 506, v. 557 — lu personnellement 19 février 1776 (5 E 409/3, v. 382 G). Mariage de François Lambert et Suzanne Pasquet Duparc ; signature « poumagal ». Le lien exact entre ce couple Guillaume Lambert–Françoise Vivien et le Jean Lambert–Françoise Mourniac des baptêmes de 1751-1756 reste à démontrer : ce sont deux parentèles Lambert rapprochées par le nom de terre, non une filiation prouvée par un acte. Rapprochement des deux branches Lambert non démontré 1792–1867La famille et le village François Lambert, deux mariages, une fille née ailleurs — puis des métayers de passage Le 10 août 1806, François Lambert, cultivateur de Poumayal, déclare la naissance de sa nièce Françoise, fille de Louis Lambert, chirurgien, son frère, et d'Anne Bézenac, demeurant aux Granges. La fraternité François–Louis est ici explicite. 5 E 409/5, naissances, mariages, décès an XIV, vue 18 10 août 1806 (5 E 409/5, naissances, mariages, décès an XIV, vue 18). François Lambert déclare la naissance de sa nièce ; son frère Louis est chirurgien, domicilié aux Granges. Son épouse, Suzanne Pasquet, meurt le 4 janvier 1811 à Poumagal, « dans la maison de son mari » — c'est la première mention nette d'une résidence effective d'un Lambert au lieu, et non plus aux Granges. 5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1811, vue 2D 4/5 janvier 1811 (5 E 409/5, naissances, mariages, décès 1811, vue 2D). Suzanne Pasquet meurt « à Poumagal, dans la maison de son mari ». Veuf, François Lambert épouse en secondes noces Marguerite Perrot le 2 juin 1813. La comparaison des deux exemplaires de l'acte corrige une lecture plus ancienne : Marguerite est née le 14 août 1778, et non en 1768 ni le 14 avril. Double 5 E 409/6 et exemplaire communal — lu personnellement Une date corrigée Les deux exemplaires de l'acte de mariage du 2 juin 1813 (le registre départemental et le double conservé à la commune) donnent la même date de naissance pour Marguerite Perrot : 14 août 1778. Les dates 14 avril 1778 et 1768, proposées par une lecture plus ancienne, sont à écarter. 2 juin 1813 (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1814, vue 11, classé sous 1814 par erreur matérielle). Remariage de François Lambert avec Marguerite Perrot. Leur fille Pétronille naît pourtant aux Granges le 23 janvier 1815 : la famille circule donc entre les deux lieux, et on ne peut lui attribuer une résidence continue à Pommégal entre 1813 et 1834. Au mariage de Pétronille avec Philippe Delros, le 20 janvier 1834, François Lambert et Marguerite Perrot sont vivants, présents, et domiciliés à Poumegal — la mère n'est pas « Devaux », lecture erronée plus ancienne. 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 2D ; 5 E 409/8, mariages 1834, vues 1-3 20 janvier 1834 (5 E 409/8, mariages 1834, vues 1-3). Mariage de Pétronille Lambert ; ses parents, présents, résident à Poumegal. La date et le mode de sortie du domaine de la famille Lambert restent inconnus. Vers 1884, Brugière inscrit « Lambert à Pomegol » parmi les familles notables qu'il considère éteintes — une appréciation rétrospective, non une preuve d'extinction de toute descendance, surtout par les femmes. Brugière, notice de Saint-Félix, appréciation rétrospective Un village de métayers qui change souvent de mains Au fil des recensements du XIXe siècle, les foyers se succèdent sans qu'aucune chaîne de propriété ne soit démontrée : Peytou/Peyton, Fronton Longis et Anne Chassin, Ferriol Cuinat médecin en 1846, Jean Coutou, Jean Capette, puis Pierre Vitrac, serrurier, et Pierre Chort, domestique, seuls habitants recensés en 1866. Le maximum observé dans la série disponible est de seize personnes, en 1846 et 1851. Recensements 1841-1866 — lus personnellement 1867L'affaire Vitrac Une fusillade chez les Vitrac, un accusé nommé deux fois différemment Le journal du 7 juillet 1867 rapporte une attaque survenue le 27 janvier, chez les époux Vitrac, au lieu de Pommegal. Un différend sur une vente de meubles aurait amené un certain Lafage à réclamer la restitution de ses engagements ; devant le refus, il aurait tiré deux coups de pistolet, blessant Vitrac au front, au bras et à la poitrine, avant de fuir vers Cantelaube et de tenter de se suicider. Le compte rendu annonce son acquittement à l'audience du 4 juillet 1867. Lu sur l'imprimé ; récit judiciaire de seconde main L'Écho de la Dordogne, 7 juillet 1867, p. 2. Le compte rendu de l'attaque de Vitrac à Pommegal et de l'acquittement de Lafage. Une divergence interne mérite d'être conservée sans être tranchée : l'article nomme l'accusé Jean Lafage, propriétaire au Plâtrier, commune de Montagnac-la-Crempse ; la lettre publiée juste après, datée du 5 juillet et signée P. Bonneau, le nomme à plusieurs reprises Prosper Lafage, époux d'Angélina Cuinat. Les deux textes concordent sur l'acquittement. Il ne faut identifier cet homme ni avec le métayer Jean Lafage recensé à Pommégal en 1851, ni trancher lequel des deux prénoms est le bon sans consulter la minute d'assises. Prénom de l'accusé : divergence non résolue 1888–1919Foulquier, Cochot, Chassagne Un garçon prénommé Cinquième, des jumelles mortes en quelques heures, un futur résistant Le foyer Foulquier offre un épisode documenté avec précision : un garçon reçoit réellement le prénom Cinquième, né le 4 août 1888. Le 19 mars 1891, les jumelles Jeanne et Marguerite Foulquier naissent à trois heures et meurent, l'une après quatre heures de vie, l'autre après cinq. Leur mère meurt à Pommégal le 20 mai 1891, à 35 ans. Les actes ne donnent aucune cause à ces décès. 5 E 409/13, naissances 1888, vue 3 ; naissances 1891, vue 3 ; décès 1891, vues 2-4 Le mariage de Lucie Cochot, le 18 février 1908, ancre solidement la famille Cochot au lieu : son père Pierre Victor Gustave Cochot est qualifié de propriétaire, sa mère est Pauline Sophie Lucienne Gautret. La date d'acquisition du domaine par le couple n'est pas fournie. 5 E 409/15, mariages 1908, vue 3 18 février 1908 (5 E 409/15, mariages 1908, vue 3). Les Cochot, domiciliés à Pommegal ; Gustave est qualifié de propriétaire. Mignon Cochot, fille du couple, épouse Étienne Célestin Chassagne et s'établit dans la ferme. Leur fils Hughes Maurice Chassagne naît à Pomegal le 13 novembre 1919 (acte du 14). Une trajectoire publique documentée suit cette naissance : Hughes Maurice Chassagne figure dans les notices de résistants homologués FFI, sous le pseudonyme Charto, dossier SHD GR 16 P 122691. La concordance de la date, des prénoms et de la commune avec l'acte de naissance rend l'identification solide ; le registre écrit Hughes. 5 E 409/16, naissances 1919, vues 3-4 ; notice officielle Mémoire des hommes 13 novembre 1919, acte du 14 (5 E 409/16, naissances 1919, vue 3D-4G). Naissance de Hughes Maurice Chassagne, futur résistant homologué FFI sous le pseudonyme Charto. 1920–1925Une vente qu'on peut suivre Vingt-quatre hectares, une adjudication ratée, un procès entre héritiers dispersés Une annonce du 4 juillet 1925 permet, pour la première fois, de dépasser la simple succession d'occupants et de suivre une procédure. Le domaine dépend de la communauté et de la succession Cochot–Gautret ; les héritiers énumérés résident à Bordeaux, Sens, Hanoï et Bergerac — leur domicile hors du lieu n'est pas une résidence au domaine. Le Progrès de Bergerac, 4 juillet 1925, p. 3 — lu personnellement Étape | Ce que rapporte le journal | 18 nov. 1920 | Jugement ordonnant la licitation | 29 nov. 1921 | Adjudication pour 28 000 F à Me Bouluguet, agissant pour Maurice Doubard, tapissier à Bordeaux | 14 fév. 1922 | Transcription aux hypothèques de Bergerac, volume 2035, n° 46 | 27 déc. 1922 | État liquidatif par Me Robine, notaire à Bordeaux | 13 juin 1925 | Sommation de payer ; défaut de paiement reproché à Doubard | 23 juil. 1925 | Nouvelle adjudication annoncée à Bordeaux, mise à prix 10 000 F ; résultat non établi | Le Progrès de Bergerac, 4 juillet 1925, p. 3. Maurice Doubard, adjudicataire de 1921, et son défaut de paiement. La désignation décrit un domaine d'environ 24 ha 32 a 50 ca, réparti entre Saint-Félix-de-Villadeix, Saint-Laurent-des-Bâtons et « Livrac ». Le bloc principal, à Saint-Félix, comprend une maison pour maîtres et colons, une cave ou chai, une écurie, des étables, un four, un pigeonnier, un puits dans la cour et une grange avec écurie — des fonctions que le plan de 1824 ne donnait pas. L'annonce signale environ 15 000 pins plantés en 1906 et environ 400 pruniers, noyers et autres fruitiers en production ; ce sont des chiffres d'annonce de vente, non un comptage moderne. Le Progrès de Bergerac, 4 juillet 1925, p. 3, désignation Le Progrès de Bergerac, 4 juillet 1925, p. 3. La désignation du domaine : bâtiments, pins plantés en 1906, arbres fruitiers. 1931–1951Le vide se creuse De dix personnes à une seule habitante En 1921 encore, le recensement réunissait dix personnes autour d'Étienne Chassagne et Mignon Cochot. En 1931 et 1936, les listes nominatives ne donnent plus que Louis Charles de Bovée et son épouse Louise, soit deux personnes ; il est qualifié d'agriculteur. Rien n'indique qu'ils aient acheté lors de la vente de 1925. 6 M 402, p. 06 G ; 6 M 422, p. 04 G Recensement de 1931 (6 M 402, p. 06 G). Le couple de Bovée, seuls habitants recensés. En 1946, la liste nominative et son récapitulatif ne comptent plus qu'une seule personne, Marthe Gabet-Bertrandon, née en 1890, sans profession. Une feuille signée le 15 février 1951, insérée dans le même dossier, donne deux habitants pour Pomegal, mais porte explicitement la mention « d'après le recensement de mars 1946 » : ce n'est donc pas un nouveau comptage de 1951, mais un document rétrospectif discordant avec la liste de 1946 elle-même. 106 W 71, p. 03 D et p. 04 État signé le 15 février 1951 (106 W 71, p. 04), établi « d'après le recensement de mars 1946 » : à ne pas lire comme un comptage de 1951. Aucune acquisition du domaine par Marthe Gabet-Bertrandon n'est prouvée. La chute démographique observée entre 1921 et 1946 n'est appuyée, dans les documents consultés, par aucun événement daté qui l'expliquerait. Le bâti1824 à aujourd'hui Cinq masses bâties en 1824, deux grands toits aujourd'hui La feuille B1, section B, du cadastre de 1824 (cadastre napoléonien) porte le nom Pommegal et permet de compter cinq masses bâties dans le noyau principal, organisées de part et d'autre du chemin et autour d'une cour — ce n'est pas un nombre de logements attestés. Environ 180 mètres au nord, deux très petites masses se trouvent près du même chemin, distinctes du noyau principal. 3 P 3 4619, section B, 1824 — lu sur le plan AD24, 3 P 3 4619, section B, 1824. Cinq masses bâties au noyau principal ; deux petites masses isolées 180 m au nord. Les formes portées par Cassini et Belleyme montrent que le lieu était déjà cartographié avant 1824. Le relevé cadastral contemporain rassemble 21 parcelles, environ 22,12 ha, sous le nom POMMEGAL, avec trois constructions en dur et deux légères selon le cadastre, quatre selon la BD TOPO — des comptages qui répondent à des définitions différentes, sans qu'on puisse dater précisément une démolition ou un remaniement à partir des seules photographies aériennes successives. Comparaison des couches aériennes ; transformations non datées avec précision Aujourd'huiLe lieu et ses adresses Un lieu toujours habité, entre chemin de Pommegal et route Gauloise Pommégal reste un lieu habité, avec une grande maison, des dépendances, des terrains ouverts et des boisements. Le nom apparaît sur le plan IGN, dans le cadastre et dans les adresses du chemin de Pommegal et de la route Gauloise. Le relevé RPG 2024 identifie, à l'intérieur du nom de lieu cadastral, environ 4,79 ha de prairie permanente et de blé tendre d'hiver — des surfaces déclarées cette année-là, non toute l'exploitation ni son propriétaire. Extractions IGN, cadastre, RPG Deux sociétés ont une adresse au lieu, sans que cela indique un titre de propriété ou une activité industrielle sur place : l'une y est domiciliée depuis 2016, l'autre a cessé son activité fin 2023. Aucune identité de particulier vivant n'est publiée dans ce dossier. Répertoire SIRENE, annonces légales Le parcours patrimonial départemental qualifie la maison de chartreuse et lui associe une mention de 1753 — mais les actes de 1751-1756 domicilient toujours le couple Lambert aux Granges, pas au domaine. Le texte touristique ne suffit donc pas à dater le bâtiment actuel ni à établir que Jean Lambert y logeait. Parcours Dorie : mention de 1753 non corroborée par les registres Et maintenantOù chercher Ce que la chaîne cadastrale et les minutes bordelaises pourraient encore dire Le récit s'arrête là où s'arrêtent les pièces réellement lues : le titre de 1748 n'a pas été consulté, la chaîne des propriétaires entre 1824 et 1955 n'a pas été reconstituée, et la vente de 1925 ne dit pas qui a finalement acheté. À consulter en salle B 2145Affirmations de voyage, sénéchaussée de Bergerac, 1745-1750, entrée 1748 : Jean Lambert, sieur de Pommegal, maître de forge, contre Énouf. Texte original du titre, profession, domicile. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice cadastrale (registre des propriétaires) de 1826 : pour B 426-442, surtout 427, 430, 431, 438, les propriétaires cadastraux et la nature des constructions. 63 P 2192Matrice des propriétés bâties, 1882 : maisons et dépendances imposées au noyau de Pommégal. 63 P 1547/1-3Non-bâti 1914-1955 et bâti 1910-1955 : Cochot, Chassagne, Doubard, de Bovée, Gabet-Bertrandon et leurs renvois. Hyp. Bergerac vol. 2035, n° 46Transcription du 14 février 1922 : copier l'adjudication de 1921 et ses mentions complètes. AD33Tribunal civil de Bordeaux : jugement du 18 novembre 1920, adjudication du 29 novembre 1921, homologation du 5 mai 1924, vente annoncée le 23 juillet 1925. Résultat effectif et nouvel adjudicataire. AD33, min. Robine 27 déc. 1922État liquidatif Cochot–Gautret : parts successorales et origine de propriété. 24 U 34 · 24 U 36Répertoires notariaux Bézenac (Saint-Félix, an XIV-1822) et Saint-Maurice (an VIII-an XIII) : contrats, inventaires après décès concernant Lambert, Pasquet, Perrot. Cour d'assises 4 juillet 1867Audience Lafage/Vitrac : identité exacte de l'accusé (Jean ou Prosper), circonstances de l'attaque, décision originale. SHD GR 16 P 122691Dossier individuel d'homologation FFI de Hugues Maurice Chassagne, pseudonyme Charto : service et parcours complets. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/pont_maureli/ — Pont Mauréli en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Pont Mauréli en Villadeix Un chemin descend de Cavigne, traverse la Louyre et rejoint la route de la vallée. En 1824, le passage est déjà dessiné, mais le nom manque encore sur le plan. « PONT MAURÉLI » apparaît sur le cadastre mis à jour pour 1956 ; les archives de l’eau parlent aussi de « FONT MAURELI ». Autour de ce franchissement et de cette source, l’histoire retrouvée est celle de terres cultivées, puis d’un captage d’eau potable. Repère 44,92333° N · 0,69163° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C · ≈ 13,16 ha · 32 parcelles Altitude du captage 98 m (BRGM, 1985) 1956PONT MAURÉLIcadastre, section C1 1985 · 1990FONT MAURELIfichiers des captages, BRGM 2020Pont Maurelidélibération foncière 2024Pont de Maurelicaptage de secours, PLUi En bref Pont Mauréli désigne environ treize hectares de terres de part et d'autre de la Louyre, à l'est du bourg, où un chemin franchit la rivière. Le cadastre de 1824 dessine déjà ce passage et des parcelles sans maison, mais n'y inscrit aucun nom. Parmi les documents consultés, le nom « PONT MAURÉLI » apparaît pour la première fois sur le plan cadastral mis à jour pour 1956. Des rapports sur l'eau de 1985 et 1990 parlent d'une source « FONT MAURELI », très probablement liée à ce lieu, qui contribuait à alimenter la commune et figure aujourd'hui parmi les captages de secours. Les images récentes montrent deux ensembles de serres dans un paysage resté ouvert. Reste inexpliqué le sens de « Mauréli » : on ne sait ni quand le pont a été construit, ni quand le nom est né. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteLe fond de vallée Des terres de part et d’autre de la Louyre À l’est du bourg, Pont Mauréli s’étend entre le chemin du pied du coteau et la route de la vallée. La rivière traverse le lieu-dit ; un chemin transversal relie ses deux rives. Le contour cadastral couvre environ 13,16 hectares. Les coordonnées ci-dessus repèrent ce secteur : elles ne donnent pas la position exacte du pont ou de la source. Plans et cadastre Le lieu-dit cadastral actuel. Contour rouge ajouté d’après les données du cadastre Etalab, sur fond Plan IGN. Il délimite un nom de terres, pas une propriété unique. Nord en haut. Le nomPont et font Deux mots de l’eau, une origine encore ouverte Pont s’accorde avec le franchissement dessiné sur les plans. Mais aucun document consulté ne dit quand l’ouvrage fut construit, ni de quoi il était fait. Mauréli reste inexpliqué : aucune forme ancienne retrouvée ne permet de lui donner une origine précise ou de l’attacher à une famille. La forme FONT MAURELI des rapports du BRGM mérite d’être conservée. En occitan, font, issu du latin fons, signifie « source, fontaine » (référence lexicale secondaire). La concordance du nom, de la commune et de la fonction de captage rend le rapprochement avec Pont Mauréli très probable. Elle ne démontre pas que Font serait devenu Pont, ou que l’une des formes écrites serait fautive. Lien très probable La variante Pont-Maurély, donnée par le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, n’a pas reçu ici de date : aucune des pièces consultées ne l’atteste sous cette forme. 1824Le passage avant le nom Un carrefour, des méandres, aucune maison figurée Le cadastre terminé sur le terrain le 10 août 1824 (plan cadastral dit napoléonien) montre déjà la rencontre des chemins et la traversée de la rivière, écrite Louire. Autour du passage, les parcelles sont numérotées, mais aucun nom ni bâtiment n’est figuré. Le chemin, lui, constitue une première trace matérielle certaine. Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 4621, section C, première division, levée par Delord. Parcelles 289, 290, 292-294 au voisinage du passage, 301 au sud de la rivière. Date lue sur le tableau d’assemblage 3 P 3 4616. Les numéros sont ceux du cadastre ancien. Le plan ne donne ni propriétaires ni nature fiscale des terres : il faudra les chercher dans l’état de sections. La comparaison des chemins et des sinuosités permet de retrouver le secteur sur le plan rénové, sans prouver que le même pont aurait traversé les deux siècles. État-major, XIXe siècle, extrait IGN. Le secteur appartient au fond de vallée figuré en prairie, près du Moulin Bessou. Aucun nom Pont Mauréli repéré ici, ni sur l’extrait de Cassini également consulté. Leur silence ne date pas la naissance du nom. 1956Le nom sur le plan « PONT MAURÉLI », écrit sur les terres Sur la feuille rénovée, le nom occupe le milieu des parcelles. La Louire est dessinée à double trait ; de petits traits marquent le franchissement. Aucun bâtiment n’est représenté dans ce secteur. C’est la première inscription du nom effectivement retrouvée. Lu sur l’original AD Dordogne, 3 P 3 11288, section C, feuille 1. Le cartouche précise : « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». Cette mention ne permet pas d’attribuer le nom à 1824. Orientation de la feuille conservée. IGN, mosaïque 1950-1965. Champs, arbres riverains et chemin transversal. La date précise du cliché n’est pas établie. L’extrait 1965-1980, également examiné, conserve cette organisation générale. 1985–2024L’eau potable Font Mauréli, une source distincte de Font Guilhem En 1985, le fichier BRGM–DDASS inscrit FONT MAURELI comme source à Saint-Félix : code C2440501, indice 806-4-15, altitude 98 m. Font Guilhem figure sur une autre ligne, sous l’indice 806-4-13. Les coordonnées Lambert publiées les séparent d’environ 160 mètres, Font Guilhem à l’ouest. BRGM · vue 23 Le 23 mars 1990, le rapport sur la sécheresse donne 10 m³/h pour Font Mauréli et 6 m³/h pour Font Guilhem. Le minimum de 8 m³/h porté plus bas concerne le bilan des deux sources ; il ne doit pas être attribué à Mauréli seule. Le document atteste son rôle dans l’alimentation communale, sans dater la première mise en service. BRGM, R 30735 AQI 4S 90, vue PDF 64. Les deux noms et leurs débits sont lisibles. La prévision de 1990 envisage des besoins supérieurs à la production et un recours à des apports extérieurs ou à un forage. Date | Document | Ce qui est attesté | 1985 | 85-SGN-410-AQI vue PDF 23 | FONT MAURELI : source, indice 806-4-15 ; 98 m. Lu sur l’original ; identification avec le secteur très probable. | 1990 | R 30735 vue PDF 64 | FONT MAURELI : débit indiqué de 10 m³/h. Lu sur l’original. | 2024 | PLUi-H, environnement p. 88 | Pont de Maureli : secours ; protection « oui » ; prélèvement autorisé indiqué : 4 L/s et 280 m³/jour. Lu sur l’original. | Le PLUi de 2024 conserve les deux captages séparément et les classe en secours. Il ne donne pas leur volume annuel prélevé. La date du changement de rôle, comme le plan exact de Font Mauréli, reste à retrouver dans les archives du service de l’eau. 2020 →Les terres aujourd’hui Des serres dans un paysage resté ouvert La photo aérienne récente (orthophotographie) montre deux ensembles de serres, des planches cultivées et de grands champs, bordés par les arbres de la rivière. Le Plan IGN signale une station de pompage à l’ouest du passage. Ces images montrent des usages agricoles et techniques ; elles ne constituent pas un dénombrement d’habitants. Observation d’image IGN, orthophotographie récente consultée pour cette notice. Même cadrage que la vue ancienne. La date de prise de vue n’est pas précisée dans l’extrait conservé ; aucune année de construction des serres n’en est déduite. Le 24 novembre 2020, la communauté de communes inclut dix parcelles non bâties de Pont Maureli dans l’extension d’un droit de préemption pour un projet économique et agricole : C 114, 115, 117, 119, 120, 121, 122, 123, 512 et 513. Les maisons citées dans ce même dossier sont aux Quatre Mailles. La décision ne prouve ni une acquisition ultérieure ni un lien avec les serres visibles aujourd’hui. Compte rendu, p. 12-13. Lu sur l’original Aucun ménage n’est rattaché à Pont Mauréli dans le relevé des sources établi pour cette étude. La recherche des variantes dans les registres paroissiaux et l’état civil n’a livré aucun nom de lieu pertinent ; les quelques rapprochements sont des patronymes. Aucune entrée n’a été repérée dans l’index de Gourgues. Ces résultats limitent ce que l’on peut raconter : ils ne prouvent pas que le nom ou toute occupation seraient récents. À poursuivreLes pièces manquantes Retrouver le nom des terres et l’âge du captage À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704Aux AD Dordogne, état de sections et matrice cadastrale (registre des propriétaires) de 1826 : noms, propriétaires et nature des terres autour des anciennes parcelles C 289-294 et 301. Puis suivre les mutations dans 63 P 1547. Pièces repérées, non consultées. Mairie · voiriePlans et dossiers de construction ou de réparation du passage ; documents de rénovation cadastrale de 1956 et correspondance des numéros. Cotes à demander. BRGM 806-4-15 Archives de l’eauLocalisation précise de Font Mauréli, mise en service, protection et passage au rôle de secours. Confronter séparément Font Guilhem, indice 806-4-13. CCBDP · 2020Suite du dossier foncier des dix parcelles : préciser ce qui a été réalisé après la délibération du 24 novembre. Cote à demander. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/prapalou/ — Le Prapalou en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Prapalou en Villadeix Une petite exploitation isolée au nord-ouest du bourg, habitée par un seul ménage dans chacune des onze listes disponibles entre 1866 et 1946 : Jacoudet, Ferrier, Brachet, Pralong, Méry, puis les Lafaye qui y tiennent la ferme pendant un demi-siècle. Un témoin de 1686 y a peut-être son domicile — le mot est déchiré sur le registre avant qu'on puisse le lire en entier — mais la première attestation certaine reste le recensement de 1866. Ni seigneur, ni château, ni titre : l'histoire du lieu est celle de familles de cultivateurs et de métayers (qui partagent la récolte avec le propriétaire) qui s'y succèdent, mariage après mariage, décès après décès. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix → 44,93508° N — 0,67155° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section A, ≈ 21,58 ha, 25 parcelles Altitude — non mesurée dans ce dossier 1686 ?Prata[…] [?]domicile d'un témoin de mariage, mot tronqué par une déchirure 1866–1888Pré Palourecensements et actes d'état civil, les deux mots séparés 1870 →Prépalouacte de naissance de 1870, puis courant au XXe siècle 1911–1946Prépalouactes de mariage et recensements du XXe siècle aujourd'huiLe Prapalourépertoire des lieux-dits établi pour cette étude, annuaire 2025 cadastre / IGNAu Prapalouchemin du Prapalou ; polygone LE PRAPALOU En bref Le Prapalou est une petite ferme isolée au nord-ouest du bourg, dans une clairière entre bois et terres cultivées. Un témoin de mariage de 1686 y avait peut-être son domicile, mais le mot est déchiré sur le registre ; la première attestation certaine est le recensement de 1866, au « Pré Palou », où vit un seul homme. Dans chacune des onze listes de 1866 à 1946, un seul ménage y habite : Jacoudet, Ferrier, Brachet, Pralong, Méry, puis les Lafaye, qui tiennent la ferme pendant un demi-siècle, fermiers en 1905 puis propriétaires cultivateurs en 1922. Le nom s'écrit d'abord en deux mots, « Pré Palou », puis « Prépalou », aujourd'hui « Prapalou » ; le sens de « Palou » reste inexpliqué. Aujourd'hui, des bâtiments agricoles plus nombreux entourent la ferme et une exploitation y est toujours active. On ignore encore qui possédait les terres et quand les bâtiments ont été construits. Le siteUne clairière au nord-ouest Une ferme dans une clairière, entre bois et terres cultivées Le Prapalou se trouve au nord-ouest du bourg de Saint-Félix, à environ 1,6 km à vol d'oiseau. La Farguette est à environ 400 m au sud-est, Fontagnal à 475 m à l'ouest et La Pouleille à 775 m à l'est — des distances qui relient des points de lieu-dit, non des limites de propriétés. Le chemin du Prapalou dessert la clairière depuis la route des Crêtes. Répertoire des lieux-dits · plan IGN Les photographies distinguent un noyau agricole allongé au nord, des constructions plus au sud, des bois surtout à l'ouest et au nord, et des terres cultivées à l'est. Le point de repère du lieu-dit tombe au sud de ce noyau visible sur les anciennes couvertures aériennes : un repère de nom de lieu n'est donc pas l'emplacement exact d'une maison historique. Plan IGN. « Au Prapalou », le chemin du Prapalou et le voisinage de La Farguette. Il faut distinguer le lieu habité et le lieu-dit cadastral. Le polygone cadastral LE PRAPALOU, mesure environ 21,58 ha, appartient à la section A et comprend 25 parcelles. Le point IGN « Au Prapalou » tombe, lui, dans le polygone voisin LA FARGUETTE-NORD ; la Base adresse nationale emploie aussi « La Farguette Nord » pour plusieurs adresses du chemin du Prapalou. Ces décalages administratifs expliquent certaines ambiguïtés de rattachement, sans remettre en cause l'existence du lieu. Cadastre Etalab · IGN · BAN Le nomUn pré, et un « Palou » non résolu « Pré Palou » : un pré, mais qui est Palou ? La série certaine du XIXe siècle est dominée par Pré Palou, les deux mots séparés, parfois liés d'un trait d'union. Prépalou apparaît dès l'acte de naissance de 1870 et devient courant dans les listes du XXe siècle. Les formes contemporaines Prapalou et Au Prapalou coexistent avec Prépalou dans l'usage administratif actuel. Chronologie ci-dessous L'occitan prat signifie « pré » ; l'étude de Robert Geuljans sur le Prat du Raïs souligne l'importance des formes anciennes pour toute interprétation des noms de lieux, et un rapport entre Pra- et prat est envisageable ici. Cela ne suffit pas à expliquer Palou, ni à trancher si « Pré Palou » est une francisation. Aucune étymologie locale complète n'est démontrée : ni propriétaire nommé Palou, ni sens de « marais », ni origine antique ne sont établis dans ce dossier. Étymologie de « Palou » non résolue Deux lectures d'initiale difficile — « Pré Falou [?] » (le [?] marque une lecture incertaine) en 1895 et « Pré Talou [?] » en 1891 — ne prouvent pas deux noms différents : ce sont des variantes de lecture d'un même mot mal formé sur le papier. « Pradalou », proposé par une notice thématique pour 1936, est écarté : la liste porte en réalité « Prépalou ». « Le Fratalou », relevé dans un fichier d'entreprises, n'est pas retenu comme variante sûre du nom. 1686 ?Un mot déchiré Michel Lafarge, laboureur (cultivateur), et un domicile qui se lit à moitié En janvier 1686, le mariage de Jean Malet, tailleur de La Quatremaille, avec Peyronne Jauville, du Sivier, fait intervenir Michel Lafarge, « lab. », cousin germain par alliance de l'époux. C'est la seule entrée paroissiale du dossier qui pourrait concerner le lieu avant le XIXe siècle. Le domicile du témoin avait d'abord été transcrit « Prabalou [?] ». AD24, 5 E 409/2, vue 150 droite. Mariage Malet–Jauville, janvier 1686 : le domicile du témoin Michel Lafarge, lu « Prata[…] [?] » sur l'original (transcrit d'abord « Prabalou [?] »). Le mot est tronqué net par une déchirure du papier. À propos d'une lecture : « Prata[…] », non « Prabalou » La troisième lettre du mot, d'abord lue « b » (d'où « Prabalou »), est en fait un « t » : comparée aux mots sûrs de la même main sur la même page, elle ressemble au « t » à hampe simple de « tailleur » et non au « b » bouclé de « bernard ». La lecture correcte des quatre lettres visibles est donc « Prata », puis le mot est coupé net par une déchirure du papier : on ne peut pas le compléter. Cette forme se rapproche davantage de « Pratpalou », variante donnée par le répertoire des lieux-dits (rattachable à l'occitan prat, « pré »), que de « Prabalou », qui n'a pas d'équivalent connu. Cela renforce, sans la prouver, l'identification avec le Prapalou : 1866 demeure la première attestation certaine du lieu. Il n'est établi ni que Michel Lafarge possède le bien, ni que sa famille y reste, ni que la maison du XIXe siècle soit celle qu'il aurait habitée. Les cartes de Cassini (vers 1766) et de Belleyme (fin du XVIIIe siècle) n'offrent aucun nom permettant de combler cette lacune : leur silence est compatible aussi bien avec un petit habitat omis qu'avec une occupation discontinue.Identification hypothétique 1824–1866Un secteur sans bâtiment dessiné Le cadastre de 1824 ne dessine rien — le recensement de 1866 atteste tout La feuille A2 du cadastre de 1824 (plan cadastral dit napoléonien), section dite de Lavernelle (3 P 3 4618), montre les parcelles 499, 500, 501 et leurs voisines, ainsi que des chemins, dans le secteur rapproché du point actuel. Aucun nom de Prapalou n'y est écrit ; aucune masse bâtie n'est dessinée dans le recadrage. Le calage reste approximatif, avec des résidus annoncés de 3 à 34 m sur ses points d'appui. Cadastre 1824, section A (AD24, 3 P 3 4618, feuille 2). Parcelles 499-501 et voisines ; aucun bâtiment dessiné, aucun nom de Prapalou inscrit dans le secteur rapproché. Le nombre défendable est donc zéro bâtiment dessiné dans ce secteur rapproché, et non « zéro habitation dans tout le futur lieu-dit ». Un habitat nouveau entre 1824 et 1866 est plausible, mais la date de construction et le premier propriétaire ne sont pas démontrés par les pièces réunies ici. Position approximative sur le plan Cassini, feuille 71 (BnF-IGN, état catalogué 1766). Le lieu n'est pas nommé ; cette absence n'est pas une preuve d'inoccupation. Carte d'état-major (IGN, minute 1820-1866, date précise du levé inconnue). Aucun nom ni bâtiment identifiable ; calage approximatif. En 1866, Pierre Fonmarty [?], cultivateur célibataire, forme seul le ménage du « Pré Palou » ; il est donné pour 55 ans. Son patronyme, d'abord proposé comme Sonmarty, Soumarty ou Tonmarty, reste difficile à fixer. Le rapprochement avec un Pierre Fonmarty domestique chez les Lapeyronie de La Pouleille en 1836 et 1851 est possible — l'homme a 21 ans en 1836, ce qui ne concorde pas exactement avec 55 ans trente ans plus tard — mais reste une hypothèse. L'habitation est certaine en 1866 ; l'identité complète de son occupant et la date de construction ne le sont pas. AD24, 6 MI 96, p. 13 gauche. Recensement de 1866 : « Pré Palou », Pierre Fonmarty [?], cultivateur célibataire, seul habitant — la première attestation certaine du lieu. 1870–1876Jacoudet, puis Ferrier Les Jacoudet, entre Leymarie, le Prapalou et les Quatre Mailles Jean Jacoudet et Marie Diamen sont déjà recensés à Leymarie en 1856, avec une fille Marie d'un an. L'état civil les place au Prapalou le 29 octobre 1870 : leur fille Marie Jacoudet y naît à cinq heures du matin ; le père déclare 42 ans, la mère 39 ans, tous deux cultivateurs au lieu — c'est la première apparition datée de la forme « Prépalou ». En 1872, le ménage comprend Jean 40 ans, Marie Diamey 38 ans, Julien 15 ans, Marie 12 ans, Lucien 5 ans et Féline 18 mois — six personnes, l'un des deux maxima de population observés au lieu. Féline pourrait être l'enfant déclarée Marie en 1870, mais le changement de prénom n'est pas prouvé. Recensement de 1872 AD24, 6 MI 106, p. 10 gauche. Recensement de 1872 : ménage Jacoudet–Diamey, six personnes. En 1876, le couple Jacoudet–Diamen est recensé aux Quatre Mailles. Le départ des Jacoudet se place donc entre les deux listes de 1872 et 1876 ; son motif n'est pas documenté, et rien ne prouve une vente entre Jacoudet et Ferrier, la famille qui leur succède. AD24, 6 MI 118, p. 10 droite. Recensement de 1876 : Pierre Ferrier, Marguerite Verroul et leur fille Victorine — trois personnes. 1876–1888Les Ferrier et les Desplat Trois prénoms à ne pas confondre : Victorine, Marguerite, Jeanne Le recensement de 1876 inscrit Pierre Ferrier, 54 ans, sa femme Marguerite Verroul, 55 ans, et leur fille Victorine Ferrier, 25 ans. Le 1er septembre 1877, Marguerite Ferrier, cultivatrice de 26 ans au Pré Palou, donne naissance à Pierre Ferrier, déclaré sans père désigné ; son grand-père Pierre présente l'enfant. Le registre ne permet pas de décider si cette Marguerite est la Victorine du recensement de 1876 : elles doivent rester distinctes dans la transcription. Filiation Victorine/Marguerite non établie AD24, 5 E 409/12, naissances 1877, acte 15, vue 8 gauche. Pierre Ferrier naît au Pré Palou le 1er septembre 1877, fils de Marguerite Ferrier ; son grand-père Pierre déclare la naissance. Le 28 mai 1879, Jeanne Ferrier, 26 ans, née à La Tissanderie (Liorac), domiciliée au Pré-Palou avec son père Pierre, épouse Jean Desplat, 23 ans, né à Lafourquérie (Pressignac). Jeanne est fille de Pierre Ferrier et de feue Jeanne Brugière, morte en 1858 — une troisième femme dans la vie de Pierre Ferrier, à ne pas confondre avec Marguerite, mère du petit Pierre de 1877, ni avec Verroul/Verrouilh, l'épouse recensée en 1876 et 1881. AD24, 5 E 409/12, mariages 1879, acte 1, vue 1 droite. 28 mai 1879 : Jeanne Ferrier du Pré-Palou épouse Jean Desplat. Sa mère est feue Jeanne Brugière ; ne pas la confondre avec Marguerite Ferrier, mère de Pierre. En 1881, Pierre Ferrier est explicitement cultivateur métayer au Pré Palou — la qualification la plus nette du mode d'exploitation de cette période. Son ménage compte six personnes : sa femme, appelée ici Marie Verrouilh, 58 ans ; son gendre Jean Desplat, 26 ans ; sa fille Jeanne Ferrier, 28 ans ; sa petite-fille Louise Desplat, quatre mois ; et son petit-fils Pierre Ferrier, quatre ans — cohérent avec l'enfant de Marguerite né en 1877, sans que le recensement le dise fils de Jeanne et Jean. AD24, 6 MI 131, p. 09 droite. Recensement de 1881 : Pierre Ferrier cultivateur métayer, avec son épouse, son gendre Jean Desplat, sa fille Jeanne, sa petite-fille Louise et son petit-fils Pierre — six personnes. Une mention marginale ajoutée à l'acte de Pierre 1877 rapporte qu'à Saint-Émilion, le 27 décembre 1898, un dénommé Jean Desplat [?] l'a reconnu « pour son fils légitime ». La notation « Xbre » signifie décembre (et non septembre) — ce point-là est net. Le patronyme du reconnaissant l'est moins : la quatrième lettre du mot ne montre pas de hampe descendante franche, ce qui ne va pas nettement dans le sens d'un « p » et pourrait tout aussi bien se lire « Desflat ». La date de report à Bergerac est le 27 mars 1899. « Xbre » = décembre, lecture assurée ; patronyme du reconnaissant incertain AD24, 5 E 409/12, naissances 1877, acte 15, vue 8 gauche, marge. Reconnaissance de Pierre par un dénommé Jean Desplat [?] à Saint-Émilion le 27 décembre 1898 (« 27 Xbre »). Cette phrase isolée ne permet ni de reconstituer un mariage de légitimation, ni d'identifier ce Jean Desplat [?] avec le mari de Jeanne Ferrier sans autre acte. Le rapprochement reste, plus bas dans ce dossier, une hypothèse forte plutôt qu'une preuve — appuyée surtout par le patronyme du soldat mort en 1916, imprimé sans ambiguïté « DESPLAT » sur sa fiche militaire. 1883–1888Trois générations de Brachet Trois deuils en cinq ans La famille suivante est connue par des deuils. Marie Brachet, née à Fouleix, meurt au Pré Palou le 18 octobre 1883 à 18 heures, âgée de 11 ans. L'acte, dressé le 19, la qualifie de « cultivatrice » et nomme ses parents Étienne Brachet et Marie Perrot, cultivateurs domiciliés au même lieu. AD24, 5 E 409/13, décès 1883, acte 7, vue 4 droite. L'acte du 19 octobre 1883 constate la mort, la veille, de Marie Brachet, onze ans, au Pré Palou ; il nomme ses parents Étienne Brachet et Marie Perrot. Le 13 novembre 1884 y meurt Marie Charrue, 76 ans, veuve de Jean Brachet — la grand-mère d'Étienne. Marie Perrot, 53 ans, native de Saint-Mayme-de-Péreyrol, meurt à son tour le 10 avril 1888 au Pré Palou. Étienne se remarie le 5 octobre 1888 avec Anne Chadourne, née à Clermont-de-Beauregard, domiciliée avec ses parents à « Lapalus [?] », très probablement La Palut. Aucun contrat n'a été déclaré à ce mariage. Trois actes lus La présence des Brachet est certaine d'octobre 1883 à octobre 1888. Ni leur arrivée au Prapalou après les Ferrier ni leur départ avant les Pralong ne sont documentés par un bail ou un acte de vente retrouvé dans ce dossier. 1891–1902Domestiques, puis fermiers Les Pralong, puis les Méry : du service à la ferme En 1891, Jean Pralong, 39 ans, et Marie Parsat, 37 ans, sont tous deux qualifiés de domestiques, avec leur fils Pierre, 3 ans. La liste ne donne pas leur employeur. En 1901, un couple de mêmes noms est recensé au Cirier, Jean y étant cultivateur exploitant de statut colon (cultivateur sur la terre d'un propriétaire) — une identité très probable, malgré des âges divergents pour Marie. Au Prapalou, le couple Étienne Méry et Jeanne Mouyna, domestiques à Lavernelle en 1889-1891, a trois enfants : André, né le 2 mars 1895 et mort le 6 septembre à six mois ; Amélie, née le 15 février 1897 ; puis Hélène, née le 17 novembre 1901. Les parents sont alors cultivateurs, puis « fermier » selon la liste de 1901. Actes de 1895 à 1901 lus Le 7 septembre 1902, Hélène Méry, neuf mois, meurt à Lavernelle, où ses deux parents sont aussi domiciliés : le retour du ménage vers ce domaine se place donc entre le 17 novembre 1901 et le 7 septembre 1902 — une borne de départ plus précise que la simple absence du recensement suivant. 1905–1946Les Lafaye, un demi-siècle Les Lafaye : d'une génération fermière à une génération propriétaire Le 28 février 1905, Jean Lafaye, 71 ans, né à Liorac, époux de Marie Grelleti, meurt à midi au Pré Palou. Il est expressément cultivateur fermier. L'acte a d'abord porté, par erreur, les parents de sa femme ; ces noms ont été rayés et remplacés en renvoi par Jean Lafaye et Marthe Rousseli — une correction décisive pour ne pas construire une fausse filiation.Correction marginale lue sur l'original AD24, 5 E 409/15, décès 1905, acte 3, vue 2 droite ; suite vue 3 gauche. 28 février 1905 : Jean Lafaye, 71 ans, époux de Marie Grelleti, meurt au Pré Palou. L'acte le qualifie de cultivateur fermier ; un renvoi corrige ses parents. Ce couple peut être retrouvé à Cavigne : son mariage de 1854 et la naissance de leur fils Jean en 1859 concordent fortement avec le défunt de 1905. Le 9 décembre 1911, Louise Lafaye, 18 ans, née aux Coutets (Creysse), est domiciliée au Prépalou avec ses parents Jean Lafaye, 52 ans, et Anne Combarel, 45 ans. Elle épouse Pierre Paschier, cultivateur né à Cause-de-Clérans. Un contrat de mariage du 1er décembre 1911, reçu par Me Boisserie à Lalinde, est explicitement mentionné. AD24, 5 E 409/15, mariages 1911, acte 3, vue 5 gauche. Le mariage Paschier–Lafaye du 9 décembre 1911 mentionne un contrat passé le 1er décembre devant Me Boisserie à Lalinde. Le père de Louise, né vers 1859, pourrait être le fils du couple Lafaye–Grelleti de Cavigne : le nom, l'âge et la résidence sont cohérents, mais le mariage Lafaye–Combarel lui-même manque pour établir la filiation. Il faut donc distinguer deux unités sûres — reliées par une hypothèse très vraisemblable, non par une preuve complète.Filiation Lafaye 1859/1911 hypothétique Le 18 avril 1922, leur fils Jean, né en 1899 à Creysse, domicilié au Prépalou, épouse Marguerite Marie Bourg, née en 1904 à Saint-Georges-de-Monclard. Jean Lafaye et Anne Combarel y sont qualifiés de « propriétaires cultivateurs » au Prépalou — un changement de vocabulaire notable par rapport au « fermier » de 1905. Cette qualification professionnelle ne donne ni les parcelles possédées, ni la date d'une acquisition. AD24, 5 E 409/16, mariages 1922, acte 2, vue 2 droite (début vue 2 gauche). 18 avril 1922 : mariage de Jean Lafaye et Marguerite Marie Bourg. Les parents du marié, Jean Lafaye et Anne Combarel, sont propriétaires cultivateurs au Prépalou. Le ménage de Jean (né 1899) et Marguerite (née 1904) compte trois personnes en 1931, 1936 et 1946 : la troisième personne est successivement une domestique, une nièce, puis Marie Daubrié, domestique cultivatrice. Par discrétion, le nom de la nièce n'est pas repris ici. La liste des hameaux signée le 15 février 1951 reprend, pour Prépalou, les trois habitants — mais elle précise expressément « d'après le recensement de mars 1946 » : elle ne fournit donc pas un nouveau chiffre de population en 1951.Liste 1951 : pas un nouveau dénombrement AD24, 106 W 71, feuillet inséré. La liste signée le 15 février 1951 indique Prépalou : une maison, un ménage, trois habitants, mais reprend expressément le recensement de mars 1946. 1916Un lien avec Verdun Pierre Desplat, mort devant Verdun : un lien très probable, non prouvé La fiche militaire originale de Pierre Desplat indique : soldat de 2e classe au 367e régiment d'infanterie, classe 1898, bureau de recrutement de Libourne, matricule 1020 ; naissance le 1er septembre 1877 à Saint-Félix-de-Villadeix ; mort le 3 septembre 1916, tué à l'ennemi devant Verdun, à Vaux-Chapitre. Mémoire des hommes, fiche originale 4526028. Pierre Desplat, né à Saint-Félix le 1er septembre 1877, est tué le 3 septembre 1916 devant Verdun. Son identification avec Pierre Ferrier du Pré Palou est très probable, non définitivement prouvée. La naissance coïncide exactement avec celle de Pierre Ferrier au Pré Palou, reconnu en 1898 par un dénommé Jean Desplat [?] à Saint-Émilion. Le changement de patronyme et les attaches girondines rendent le rapprochement très probable, et le patronyme du soldat lui-même — DESPLAT, imprimé sans ambiguïté sur la fiche matricule — conforte a posteriori la lecture « Desplat » retenue pour le reconnaissant de 1898, sans lever pour autant l'incertitude sur la lettre elle-même. La fiche militaire ne nomme toutefois ni le hameau ni les parents : il manque une pièce de filiation, idéalement le registre matricule aux Archives de la Gironde, dont l'accès n'a pas abouti. Identification très probable, filiation manquante Le bâtiTrois états photographiques De la clairière isolée aux bâtiments agricoles actuels Les couvertures aériennes de la seconde moitié du XXe siècle montrent l'extension du bâti vers le sud et une transformation des cultures autour de la ferme ; leur datation exacte n'est pas connue, seules les plages des couches IGN le sont. Couverture 1950-1965. Un noyau de ferme allongé au nord de la clairière ; bois à l'ouest, parcellaire agricole à l'est. Date exacte du cliché inconnue. Couverture 1965-1980. Maintien du noyau nord ; groupe bâti supplémentaire plus au sud, longues cultures en rangs et petit bassin rectangulaire. Il est tentant d'identifier le noyau nord à la maison unique des anciens dénombrements, mais aucun plan de propriétaire ou matrice parcellaire (registre cadastral des propriétaires) ne ferme encore cette démonstration dans ce dossier. Comparaison de formes, non une preuve cadastrale Photo aérienne récente (orthophotographie). Plusieurs ensembles bâtis le long du chemin, grands bâtiments agricoles et structures de culture sous abri. Millésime de prise de vue non fourni. L'analyse cadastrale contemporaine dénombre 8 bâtiments en dur et 4 constructions légères dans le polygone du lieu-dit ; la BD TOPO en distingue 14, pour environ 4 890 m² d'emprise totale. Le relief LiDAR (relevé laser du relief) permet de distinguer des tracés de chemins, talus et un bassin rectangulaire, sans qu'aucune de ces formes puisse être qualifiée de vestige ancien sur cette seule image. Relief LiDAR. Chemins, talus et bassin rectangulaire visibles. Aucune interprétation archéologique n'est proposée. Aujourd'huiAgriculture et artisanat Une exploitation toujours vivante, sans nom de propriétaire publié Dans le polygone cadastral de 21,58 ha, le RPG 2024 identifie environ 6,12 ha de surfaces déclarées, principalement 5,63 ha de colza d'hiver, avec de la luzerne et une petite jachère. Le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit ce polygone entre environ 14,64 ha en zone agricole et 6,95 ha en zone naturelle.RPG 2024 · PLUi-H 2024 L'annuaire communal mis à jour le 14 novembre 2025 situe au Prapalou une activité associant élevage de canards, préparations de viande, fraises, légumes et vente directe, ainsi qu'une entreprise de chauffage, climatisation, plomberie et électricité. Ces mentions, datées de 2025, ne nomment aucun particulier. Le même annuaire mentionne des soins esthétiques et des cours de piano à une adresse du chemin, sans que l'adresse de voirie suffise à fixer une limite historique du hameau. Annuaire communal Les fichiers SIRENE donnent par ailleurs une installation thermique créée en 2018, une quincaillerie enregistrée de 2005 à 2019, du commerce alimentaire de 2009 à 2022, des soins de beauté de 2021 à début 2026 et un établissement d'élevage de volailles enregistré de 2006 à 2024. Ces périodes sont administratives ; la fermeture d'un établissement fin 2024 ne démontre pas l'arrêt de toute activité agricole, d'autant que l'annuaire 2025 en décrit encore. Aucune notice de protection monumentale, aucune fouille ou découverte archéologique localisée avec preuve n'est ressortie des inventaires patrimoniaux et des recherches ciblées. Le bassin et les traces de relief visibles ne doivent pas être transformés en vestiges anciens. Aucune donnée nominale sur les habitants actuels n'est publiée. PopulationUn seul ménage, onze fois Onze recensements, un seul ménage à chaque fois Le dossier documente une petite exploitation habitée par un seul ménage dans chacune des onze listes disponibles entre 1866 et 1946. Une maison recensée ne signifie pas un seul bâtiment physique : grange, étable ou hangar ne sont pas nécessairement des maisons habitées. Année | Individus | Occupants | Cote et vue | 1866 | 1 | Pierre Fonmarty [?] | 6 MI 96, p. 13G | 1872 | 6 | Jacoudet–Diamey | 6 MI 106, p. 10G | 1876 | 3 | Ferrier–Verroul | 6 MI 118, p. 10D | 1881 | 6 | Ferrier, Verrouilh et Desplat | 6 MI 131, p. 09D | 1891 | 3 | Pralong–Parsat | 6 MI 150, p. 11G | 1901 | 4 | Méry | 6 MI 161, p. 09D | 1921 | 2 | Jean et Anne Lafaye | 6 M 358, p. 04G | 1926 | 3 | Lafaye père, fils et belle-fille | 6 M 378, p. 04D | 1931 | 3 | Lafaye–Bourg et domestique | 6 M 402, p. 02G | 1936 | 3 | Lafaye–Bourg et nièce | 6 M 422, p. 05G | 1946 | 3 | Lafaye–Bourg et domestique | 106 W 71, p. 02D | Les deux maxima observés sont six personnes, en 1872 et 1881. Les listes de 1836 à 1861 et celles de 1886, 1896, 1906 et 1911 n'individualisent pas le lieu dans le relevé ou ne sont pas fournies dans la série disponible ; ces lacunes ne permettent pas de dire que le secteur était inhabité à ces dates. Aucun effectif de population du hameau actuel n'est déduit de la BAN, du cadastre ou des fichiers d'entreprises.« — » = non établi, jamais zéro habitant Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut dire Les registres paroissiaux et l'état civil du lieu ont été lus sur les originaux pour les dates citées ; ce qui manque tient dans les matrices cadastrales et les minutes notariales, jamais encore consultées pour le Prapalou. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : propriétaires et natures des parcelles A499-501 et voisines ; localiser exactement le secteur du Prapalou et son nom cadastral ancien. 63 P 2192 63 P 1547/1-3Matrices des propriétés bâties de 1882 et de 1910-1955, non bâties 1914-1955 : identifier le bailleur des Ferrier, Brachet, Pralong ou Méry, dater l'acquisition et la transmission chez les Lafaye. Me Boisserie, Lalinde sous-série 3 E non localiséeLe contrat de mariage Paschier–Lafaye du 1er décembre 1911 : apports et dot de Louise, biens du père Jean, références de titres antérieurs. AD33, 1 R Libourne, classe 1898Le registre matricule de Pierre Desplat, matricule 1020 : vérifier sa filiation et sa correspondance avec Pierre Ferrier né au Pré Palou le 1er septembre 1877. Saint-Émilion, 1898 Montagne (Gironde), 1916L'acte de reconnaissance du 27 décembre 1898 et la transcription de décès du 1er décembre 1916 : établir l'identité du père reconnaissant et le lien entre naissance et décès militaire. 176 Q–183 Q 421 QBureau de l'enregistrement de Lalinde : actes civils publics, sous seing privé, mutations par décès, contrats de mariage, successions, baux — pour retrouver ventes et renvois aux notaires, priorité 1860-1888, 1901-1905 et 1911-1926. 3 P 3, seconde feuille de section APlan rénové de 1956 couvrant le secteur du Prapalou (le fichier disponible A1 ne le couvre pas) : relier les anciennes parcelles aux parcelles modernes, dater le noyau bâti sud. Mariage Lafaye–Combarel antérieur à 1893Cote non identifiée, à chercher autour de Creysse : prouver ou réfuter la filiation avec les Lafaye–Grelleti de Cavigne. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/quatre_mailles/ — Les Quatre Mailles en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Les Quatre Mailles en Villadeix Un village au pluriel étrange — on l'a longtemps écrit « la Quatremaille », au singulier, avant qu'il ne devienne « les Quatre Mailles » — habité sans interruption depuis au moins 1668 : des laboureurs et des charpentiers d'abord, puis un « médecin de bœufs » et ses deux fils, l'un maçon, l'autre vétérinaire, puis des tailleurs, des cantonniers et des cultivateurs. Quarante habitants au plus fort, en 1846 comme en 1876 ; treize à la veille de la dernière guerre ; et depuis 2020, un hameau à moitié vidé que la commune rachète maison par maison pour le repeupler. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 44,92873° N — 0,68376° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C, ≈ 73 parcelles, 34,9 ha Chemin des Quatre Mailles 1660, rapporté en 1873Quatre-MailhieGourgues, renvoi à un « acte not. » non retrouvé 1668quatre maillebaptême de Pierre Lambert, forme au singulier 1672Laquatimailhemariage Conte-Lambert, nom soudé avec article 1695laquatremaillesépulture de Gire Lambert 1793–1907Quatremaillesétat civil, registres et recensements 1956 →Les Quatre Maillescadastre rénové ; forme actuelle, au pluriel En bref Les Quatre Mailles sont habitées sans interruption depuis au moins 1668, année de la plus ancienne mention lue sur l'original. Le nom s'écrivait alors au singulier (« quatre maille », « Laquatimailhe ») : le pluriel actuel ne prouve pas qu'il y ait eu quatre maisons au départ. Au XVIIe siècle vivent là des laboureurs, des charpentiers et un tailleur ; au XIXe, un « médecin de bœufs », Michel Durand, et ses deux fils, l'un maçon, l'autre vétérinaire, puis des tailleurs, des cantonniers et des cultivateurs. Le village compte 40 habitants en 1846 comme en 1876, et 13 en 1936. Depuis 2020, la commune rachète les maisons vides pour repeupler le hameau. Reste incertain : l'origine du nom et la suite des propriétaires, à chercher dans les archives. Le nomUn singulier qui devient pluriel « Laquatimailhe » : ni quatre maisons, ni quatre mailles de monnaie Le trait le plus frappant de ce nom de lieu est sa forme la plus ancienne lue : en 1668 et 1672, le curé écrit un nom soudé, précédé d'un article singulier — « Laquatimailhe », « laquatremaille » — comme s'il s'agissait d'un seul mot féminin, et non d'un pluriel de quatre unités. Ce n'est qu'au XIXe et au XXe siècle que la forme se stabilise en « Quatremailles », puis « Quatre Mailles » aux deux mots. Le pluriel actuel ne suffit donc pas à déduire que le hameau aurait compté quatre maisons à l'origine. Lu sur les originaux AD24, 5 E 409/1, v. 036 — 16 septembre 1668. Baptême de Pierre Lambert, fils de Jean Lambert, laboureur, et Jeanne Falgueyret, « habitans au […] village de quatre maille » — la plus ancienne résidence lue sans réserve. 5 E 409/1, v. 205 — 9 janvier 1672. Mariage de Pierre Conte, tailleur (et non « Coste »), et Gire Lambert : « habitant du village De Laquatimailhe ». Aucune étymologie locale n'est établie. Le français ancien connaît bien une maille monétaire — une fraction de denier — mais rien ne prouve une redevance de quatre mailles attachée à ce lieu précis ; un rapprochement avec quatre maisons, quatre parcelles ou le tissage (des tisserands et tailleurs y sont bien attestés, mais seulement à partir du XVIIe siècle, bien après la forme la plus ancienne connue) resterait tout aussi conjectural. Étymologie non établie Dictionnaire de l'Académie via le CNRTL. Une date de 1660 à lire avec prudence Le seul texte imprimé antérieur au XIXe siècle est une notice de deux lignes d'Alexis de Gourgues, en 1873 : « QUATRE-MAILHIE, h. cne de Saint-Félix-de-la-Linde. — 1660 (Acte not.). » La notice ne donne ni notaire, ni contenu, ni cote. Il est donc impossible d'en tirer une seigneurie, un propriétaire ou un état du bâti en 1660 : c'est une date de première mention, pas une date de fondation, et l'acte lui-même reste à retrouver. Gourgues, 1873, p. 260. L'entrée suivante, « Quatre-Queyries, hameau de Nadaillac », est un homonyme sans rapport, à ne pas confondre. 1668–1695Lambert et Conte Un village de laboureurs, de charpentiers et d'un tailleur La documentation paroissiale commence en 1668, et le hameau apparaît dès la deuxième année : Jean Lambert, laboureur (cultivateur), et Jeanne Falgueyret y ont leur fils Pierre baptisé le 16 septembre 1668. Autour d'eux, un réseau de parenté déjà ancien se dessine : Guilhem Lambert, charpentier, mort en 1678 vers 80 ans, a pour gendre Pierre Conte, tailleur, et pour cousins des Lambert établis à Cambrou, paroisse voisine de Sainte-Foy-de-Longas. Un troisième foyer, les Malmontaigne, mêle laboureurs et un maçon ; leurs mariages de 1670 et 1672 sont attestés, sans qu'il faille les confondre avec les Malmontaigne qualifiés de « sieurs » ailleurs dans la paroisse. Le 9 janvier 1672, Pierre Conte, 22 ans, épouse Gire Lambert, 20 ans, fille de Guilhem — l'acte est l'un des mieux conservés du village pour le XVIIe siècle. Vingt-trois ans plus tard, le 12 décembre 1695, on enterre Gire : l'acte, écrit sur deux vues jumelles du même feuillet, nomme « pierre Conte mari » et « Thoni Conte fils », tous deux qualifiés de charpentiers. Le lien familial est donc écrit noir sur blanc — mais l'âge de Gire à sa mort, « environ 60 ans », ne s'accorde pas avec ses 20 ans de 1672 : une tension que les sources elles-mêmes portent, sans qu'il faille la résoudre en calculant arbitrairement une naissance. Lu sur l'original, deux fois 5 E 409/2, v. 331, doublon de v. 330 — 12 décembre 1695. « …ont assisté pierre Conte mari delad. deffuncte, charpentier[s], et Thoni Conte fils delad. deffuncte. » Trois jours plus tôt, sur le même feuillet, une autre défunte du village a pour gendre ce même Thoni Conte — une proximité qui reste à éclaircir, sans se confondre avec cet acte-ci. Le XVIIIe siècle est mal documenté : la période 1696-1736 manque presque entièrement aux documents disponibles. Les registres reprennent avec les Deymier, les Estay, les Chort, puis à la veille de la Révolution un merrandier, Pierre Chevalier, marié en 1794 à Marie Compte. Aucun de ces foyers ne laisse de trace d'une vente globale du village ou du passage d'une famille propriétaire unique à une autre : les Quatre Mailles restent, du XVIIe au XVIIIe siècle, un village à plusieurs ménages distincts. 1799–1872Le médecin de bœufs Michel Durand, « médecin de bœufs », et ses deux fils Le 5 messidor an VII — le 23 juin 1799 — l'officier d'état civil enregistre la naissance d'un fils de Michel Durand, dont la profession est écrite noir sur blanc : « médecin de bœufs ». La formule décrit une activité de soins aux bestiaux ; elle ne prouve ni une formation officielle ni un titre. Dans les actes suivants, Michel devient « artiste vétérinaire ». Né à Campsegret, il meurt au village en 1840 ; sa veuve, Marie Bonnamy, en 1847. Lu sur l'original 5 E 409/4, naissances an VII, vue 11. « …qu'il est enfant légitime de Michel Durand exerçant la profession de m[éde]cin de bœufs et de Marie Bonnamy sa femme demeurant aux quatre maittes… » Deux de ses fils, tous deux prénommés Jacques, sont à distinguer avec soin : la répétition du prénom a longtemps brouillé les relevés. Frère | Alliance | Métier et suite | Jacques Durand, né 13 avril 1807 | épouse Marie Lajarthe le 6 mai 1829 ; elle était alors femme de chambre chez Mme de La Peyrouse, à La Pouleille | « artiste vétérinaire » au mariage, propriétaire vétérinaire en 1851 ; encore présent avec son épouse en 1872 | Jacques Durand, né février 1814 | épouse Marie Fournier le 26 septembre 1836, à 22 ans | maçon en 1836 et 1851 ; garde champêtre en 1866 et 1872 | Les listes de 1851 juxtaposent les deux ménages sans les confondre. Chez le vétérinaire, deux fils sont eux-mêmes qualifiés de maçons — la famille associe ainsi, sur deux générations, soins aux animaux, construction et travail de la terre. Les deux ménages Durand disparaissent des listes après 1872 : ni vente, ni date de départ, ni transmission aux occupants suivants ne sont démontrées par cette seule absence. 5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1829, vue 13 — 6 mai 1829. Mariage du vétérinaire. 5 E 409/8, mariages 1836, vue 8 — 26 septembre 1836. Mariage de l'autre Jacques, maçon. 1851–1901Artisans et migrations Tailleurs, cardeuse, cantonnier : la diversité d'un village d'artisans Le recensement de 1851 montre un hameau à dix ménages, plus varié que les seules grandes lignées : des tailleurs d'habits Reversade, avec un apprenti, un tisserand, Baptiste Domenge, des métayers Pauliac, un fermier Chassaigne, des couturières, une journalière (ouvrière agricole payée à la journée) — et, à côté, les deux ménages Durand. Le terme « propriétaire » qu'on lit parfois dans les listes coexiste avec un métier artisanal ; il n'indique ni la valeur du patrimoine ni la possession de la maison occupée. Recensement de 1851, p. 03. Ménage 2, Durand Jacques « propriétaire maçon » ; ménage 3, Durand Jacques « propriétaire vétérinaire », avec deux fils maçons ; puis les tailleurs Reversade. Henri Béney, charpentier, et Marie Bannes, cardeuse, forment un autre ménage d'artisans propriétaires. Leur fille cadette, née aux Quatre Mailles en 1845, épouse le 18 avril 1872 Pierre Valeton, alors domestique à La Peyrouse. Le couple s'installe au village : en 1876, Valeton y est recensé cantonnier, avec son épouse, leur enfant et sa belle-mère veuve. Le passage d'un domestique de domaine à un ménage d'agent des chemins illustre le renouvellement des habitants sans qu'une succession immobilière Béney-Valeton soit démontrée par une autre pièce que le recensement. Profession lue avec incertitude 5 E 409/11, mariages 1872, vue 3 — 18 avril 1872. Mariage de Pierre Valeton et Marie Béney. Jurestal-Libersac : une « fille adoptive » venue de Caveroque En 1876, le ménage de Jacques Jurestal (ou Durestal) et Anne Libersac — venus de Berthier, où ils s'étaient mariés en 1843 — accueille Marie Claveille, femme d'Augier, que le recenseur qualifie de « leur fille adoptive », avec son fils Émile Augier. Cette formule appartient au vocabulaire du recensement : elle décrit une relation déclarée dans le ménage, pas une adoption civile prouvée. Née à Caveroque, Marie avait épousé Pierre Augier en 1868 à Constant ; son fils Émile, né en 1869 à La Peyrouse, épouse à son tour en 1893 Françoise Fonsegrive aux Quatre Mailles, où sa mère est alors dite propriétaire. Lu sur l'original Recensement de 1876, p. 03 gauche. « Claveille Marie, femme d'Augier, leur fille adoptif » ; « Augier Emile, fils de la précédente ». 5 E 409/14, mariages 1893, vue 4 — 10 février 1893. Mariage d'Émile Augier et Françoise Fonsegrive ; un contrat du 22 janvier 1893 devant Me Larobertie est cité par l'acte, minutier 3 E 21750, non encore consulté. 1900–1940Russat-Fromentière Un contrat de mariage, une naissance, un prisonnier de 1940 Le 1er septembre 1900, Amédée Fromentière, venu de Pomport, épouse Marie Russat, fille de Félix Russat et Jeanne Teillet, aux Quatre Mailles. L'acte précise qu'un contrat « a été passé le dix-neuf août mil neuf cent, devant Me Larobertie, notaire, à la résidence de Saint-Alvère » — minutes cotées 3 E 21757, non consultées à ce jour. Lu sur l'original, verso compris 5 E 409/14, mariages 1900, vue 7 — 1er septembre 1900. Mariage Fromentière-Russat et mention du contrat. Leur fils Philistin Fromentière naît au village le 27 janvier 1907 — l'acte nomme sa mère Marie Russat (et non « Plussat »). Le prénom et la date complète de naissance permettent un rapprochement précis, quarante ans plus tard, avec la Liste officielle des prisonniers de guerre français du 5 septembre 1940 : même prénom, même jour, même mois, même année, même commune — soldat de 2e classe au 439e R. P. La liste ne précise ni camp, ni date de capture, ni durée de captivité. Gallica, bpt6k57441397, f24. « Fromentière (Philistin), 27-1-07, St-Félix-de-Villadeix, 2e cl., 439e R. P. » — concordance exacte avec la naissance de 1907. 1824–1956Le bâti Un village serré, jamais réduit à un décompte simple Le plan cadastral de 1824 (feuille C1, 3 P 3 4621) montre huit masses roses principales, plus un petit tracé gris — neuf unités graphiques au total, ce qui ne signifie pas neuf maisons : plusieurs corps se touchent, et le plan ne porte ni fonction ni nom de propriétaire. L'îlot ouest se développe en encart : une rangée septentrionale, un petit carré isolé, une masse centrale en croix, un long corps méridional. À l'est du chemin, une construction en L ; au sud, un ensemble en T ; au nord, deux mares. Lu sur l'original AD24, 3 P 3 4621, C1, 1824. Le hameau : voie centrale, îlot occidental, constructions orientales et méridionales, deux pièces d'eau au nord. Le plan rénové de 1956 (3 P 3 11288) redécoupe les parcelles et montre neuf masses hachurées dans le noyau ancien, plus une construction isolée : dix masses graphiques, non dix maisons habitées à cette date. L'attribution des bâtiments à telle ou telle famille — Lambert, Durand, Malaure — reste à faire : elle suppose la lecture de l'état de sections et de la matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires), non encore réalisé pour ce village. AD24, 3 P 3 11288, C1, 1956. Le plan rénové : noyau ancien et dépendance isolée. Sur la carte de Cassini, au XVIIIe siècle, le grand libellé « Quatre Mailles » domine le nord du bourg ; un symbole de hameau se trouve sous son extrémité orientale, probablement attribuable au village — sans certitude, le libellé étant décalé et le symbole pouvant aussi désigner d'autres maisons proches. Attribution du symbole probable, non certaine Carte de Cassini, exemplaire IGN/BnF. Le libellé « Quatre Mailles » ; millésime local de l'extrait non fixé. 1836–1946Une population De 40 habitants à 13 : le repli du XXe siècle Les dix-sept campagnes de recensement conservées, de 1836 à 1946, dessinent une courbe nette : un maximum documenté de 40 habitants, atteint en 1846 et de nouveau en 1876, malgré une baisse à 23 en 1872 — la remontée s'explique par le renouvellement des ménages, non par de nouvelles maisons, dont le nombre reste à neuf sur les deux dates. Ensuite, un repli continu : 28 en 1881, 18 en 1901, 15 en 1921, jusqu'aux 13 personnes de 1936 et aux 17 inscrits (16 non rayés) de 1946. Année | Maisons | Ménages | Personnes | 1846 | 10 | 10 | 40 | 1861 | 9 | 9 | 37 | 1872 | 9 | 9 | 23 | 1876 | 9 | 9 | 40 | 1901 | 7 | 5 | 18 | 1921 | 5 | 5 | 15 | 1936 | 4 | 4 | 13 | 1946 | 3 | 3 | 17 inscrits 16 non rayés | La liste nominative de 1946 compte trois ménages — Théon, Augier-Raynaud, Fromentière — et dix-sept personnes ; une ligne est barrée, celle d'un domestique noté « P. G. A. » (prisonnier de guerre allemand), sans que la source précise ni la date ni le motif de cette radiation. Le récapitulatif du 15 avril 1946 conserve les dix-sept individus, dont seize Français et un étranger. Lu sur l'original Recensement de 1846, p. 10 G-D. Le village déroule ses quarante habitants, numérotés en continu. AD24, 106 W 71, p. 07 — récapitulatif du 15 avril 1946. Ligne « Quatre-Maille(s) » : 3 ménages, 17 habitants, 16 Français et 1 étranger. Deux chiffres qui ne concordent pas Une feuille volante datée de février 1951, qui déclare reprendre le recensement de mars 1946, donne pourtant pour « Quatremailles » 4 maisons, 3 ménages et 13 habitants — un chiffre inférieur aux dix-sept inscrits de la liste nominative de 1946 elle-même. Ce n'est pas une nouvelle observation de 1951 : c'est une discordance interne aux archives de recensement, qui reste à expliquer sans choisir arbitrairement le plus petit chiffre. 2020–2025Le hameau se repeuple D'un droit de préemption au rachat des maisons Le 24 novembre 2020, la communauté de communes de Bergerac-Pourpre étend son droit de préemption pour un projet d'installation de familles et de développement agricole, visant notamment une maison aux Quatre Mailles. Le rapport d'activité 2021 du CAUE de la Dordogne décrit alors des maisons inoccupées qui se dégradent et des prairies enfrichées, avec l'accompagnement de la commune pour réhabiliter le bâti. Le 25 octobre 2022, la convention opérationnelle avec l'Établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine (EPFNA) est autorisée pour la requalification des bâtiments. Le bulletin municipal de novembre 2025 retrace la chaîne foncière achevée : l'EPFNA a été propriétaire temporaire, puis la commune a racheté les biens bâtis en 2025 ; deux agents immobiliers sont mandatés pour la vente rapide des maisons, et « à la date d'aujourd'hui, deux maisons sont déjà en cours de vente ». Aucune vente n'est présentée comme achevée à cette date. Lu sur l'original Bulletin municipal, novembre 2025, p. 2. Une maison du hameau, dans le récit du rachat communal. Le PLUi-H approuvé en 2024 relie le secteur des Quatre Mailles à celui de La Croix Rouge dans une orientation d'aménagement (SFV1) couvrant environ 4,5 hectares, annonçant une dizaine de logements en zone urbanisable et seize en zone à urbaniser, en deux phases. Ces chiffres décrivent une capacité programmée, pas des logements déjà livrés. Le dernier état documentaire précis retrouvé pour l'avancement du projet est ce bulletin de novembre 2025 ; l'achèvement des ventes, des réseaux et des constructions annoncées reste à vérifier par des sources ultérieures. Projet en cours, non achevé à ce jour Et maintenantOù chercher Ce qui manque encore : la chaîne des propriétaires Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été lus pour ce village ; la principale lacune reste la propriété parcelle par parcelle, de 1824 à aujourd'hui. Rien dans les documents consultés ne permet d'attribuer un bâtiment précis du plan de 1824 à une famille nommée. À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704État de sections A-E et matrice des propriétés bâties et non bâties de 1826 : pour les parcelles C146-170 et C193, propriétaire, nature et contenance, et le suivi des mutations jusqu'en 1914. 63 P 2192 63 P 1547/3Matrice du bâti de 1882 et propriétés bâties 1910-1955 : démolitions, constructions nouvelles, concordance avec le plan de 1956. 3 E 21719 3 E 21724Minutes de Me Larobertie, Sainte-Alvère, 1863 et 1868 : contrats de mariage Malaure-Claveille (8 février 1863) et Aujier-Claveille (3 août 1868). 3 E 21750 3 E 21757Minutes du même notaire, 1893 et 1900 : contrats Augier-Fonsegrive (22 janvier 1893) et Fromentière-Russat (19 août 1900). 3 E 21717Répertoire Larobertie, 1862-1899 : chercher Jurestal, Libersac, Claveille, Augier, Malaure, Valeton pour des ventes, donations ou partages. AN, 109 APCollection Gourgues, aux Archives nationales : piste pour retrouver l'acte notarié de 1660 derrière le renvoi imprimé. 106 W 71Feuilles complémentaires du recensement de 1946 : éclaircir la discordance avec la feuille datée de février 1951 (13 habitants contre 17). MairieListes de recensement manquantes (1886, 1896, 1906, 1911) : peut-être conservées en double aux archives communales. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/rabard/ — Rabard en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Rabard en Villadeix Rabard désigne deux lieux qu'il faut sans cesse démêler : un village de crête entre Caveroque et le Pigat, et un moulin de la vallée de la Louyre, à moins d'un kilomètre au sud, où l'on tourne meule dès 1669. Au village, le nom sert surtout de titre : les Favareille, avocats et bourgeois installés à Caveroque, en restent « sieurs de Rabard » tout le XVIIIe siècle sans jamais y habiter. Au moulin, les familles se succèdent — Laval, Reymondie, Lapouge, Lacroix, Lamothe — jusqu'à ce que les meules s'arrêtent et que le site devienne, au XXe siècle, une simple maison de cultivateurs. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Village 44°55′28″ N — 0°40′11″ E Moulin 44°54′58″ N — 0°40′12″ E, ≈ 930 m au sud Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre 1824, feuilles E1 et E2 ; aujourd'hui village dans CAVEROQUE, moulin en polygone propre MOULIN DE RABARD, ≈ 6,24 ha 1669Rabaudvillage et moulin ; premières mentions directement lues 1689Ravardleçon imprimée du testament Favareille (BSHAP, 1911) 1744–1781Rabard · Robardtitre des « sieurs de Rabard », registres paroissiaux XVIIIe s.Mn de Rabardcarte de Belleyme, planche 22 XVIIIe s.Pobardcarte de Cassini — altération probable 1824Rabard.cadastre, feuilles E1 et E2 1827Rabart« moulin de Rabart », état civil 1966Cluzeau de Rabartcatalogue BRGM, n° 3967 En bref Rabard désigne deux lieux voisins : un village de crête entre Caveroque et le Pigat, et un moulin dans la vallée de la Louyre, à environ 930 mètres au sud. Les plus anciennes mentions lues directement datent de janvier 1669 : un tailleur habite le village de « Rabaud » et un meunier le moulin. Au XVIIIe siècle, les Favareille, qui habitent Caveroque, portent le titre de « sieurs de Rabard » sans jamais y vivre, tandis que les meuniers Reymondie dominent au moulin. En 1827, Jean Lapouge est le premier meunier explicitement dit propriétaire du moulin ; viennent ensuite les Lacroix puis les Lamothe, jusqu'à ce que le site devienne, au XXe siècle, une maison de cultivateurs. Les deux sites réunis passent de 37 personnes en 1846 à 15 en 1921, puis sept inscrits en 1946. Restent incertains : l'origine du nom, la date où les meules se sont arrêtées et la suite des propriétaires, à chercher aux archives. Le siteUn village, un moulin, un seul nom Deux implantations qu'il ne faut jamais confondre Rabard n'est pas un lieu mais deux : un village agricole, sur les hauteurs entre Caveroque et le Pigat, et un moulin, dans la vallée de la Louyre, environ 930 mètres plus bas au sud. Le cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824) les dessine sur deux feuilles distinctes, E1 pour le village et E2 pour le moulin ; les registres, eux, précisent presque toujours « village de Rabard » ou « moulin de Rabard », et cette distinction se lit jusque dans le cadastre ouvert d'aujourd'hui, où le bâti du village est rangé dans le lieu-dit CAVEROQUE tandis que le moulin garde un polygone à son propre nom. Cadastre de 1824 ; distance recalculée Habiter Rabard n'a jamais voulu dire posséder Rabard. Une métairie (petite exploitation agricole) de ce nom apparaît dans les papiers fonciers et dans un testament de 1689 connu par publication, mais rien ne permet de l'identifier à l'ensemble des maisons du village, encore moins au moulin. Le meilleur exemple en est Barthélemy Favareille, « sieur de Rabard » tout au long du XVIIIe siècle sans jamais y résider : il habite Caveroque, à quelques centaines de mètres de là. Le village en 1824 (AD24, 3 P 3/4625, feuille E1). Une quinzaine de corps bâtis serrés autour de deux ou trois cours. Le moulin en 1824 (AD24, 3 P 3/4626, feuille E2). Bâtiment allongé, symbole de roue, bief venu du nord-est ; parcelle 691 [?]. Le nomRabaud, Ravard, Pobard… Une forme mouvante, jamais expliquée avec certitude Les formes Rabaud, Rabar, Rabart, Rabard, occasionnellement Robard, se rencontrent dans les actes rattachables au même lieu par leur seul contexte — jamais deux fois d'affilée sous la même plume. Ravard est la leçon imprimée du testament de 1689. Aucune étymologie fondée n'a pu être établie : ni nom de personne, ni relief, ni activité ne s'impose sans une source lexicographique propre, et aucune n'a été trouvée. Deux formes écrites (graphies) demandent une prudence particulière. Pobard est la forme gravée sur Cassini, probablement une altération de Rabard : son identification tient à sa position, entre Caveroque, Le Girard et le bourg, pas à une évolution linguistique démontrée. « Grimard ou Rabard » est une équivalence publiée par Gourgues en 1873, à propos d'un acte notarié de 1760 qu'il ne cote pas ; il existe par ailleurs des Grimard dans la paroisse voisine (circonscription de l'Église, ancêtre de la commune) de Saint-Marcel, qui ne doivent pas être versés automatiquement au dossier de Rabard. Équivalences non démontrées Belleyme, planche 22. Le village « Rabard », entre Cavaroque, Pigat et Le Girard. Belleyme, même planche. « Mn de Rabard », dans la vallée, distinct du village figuré plus au nord. Gourgues décrit séparément Rabard comme hameau et comme moulin sur la « Louire », dans la commune qu'il appelle « Saint-Félix-de-la-Linde ». À son entrée Grimard, l'abréviation imprimée du rattachement administratif est fautive ou impropre : elle n'établit en rien l'existence d'un canton de Saint-Félix. Les deux orthographes du cours d'eau, Louire et Louyre, sont conservées ici selon leur source. Lu sur le fac-similé de Gourgues Avant 1668Une rubrique, pas encore un acte 1630 : une borne d'inventaire, un cluzeau sans date La piste la plus ancienne et la plus prometteuse est AD24, 48 J 63, dans les archives du château de la Gaubertie : un article général sur des métairies entre 1630 et 1880, dont la rubrique Saint-Félix réunit « Rabard et Caqueroussie, 1630-1669 ». Cela établit l'existence d'un dossier ancien à consulter — pas une date pour Rabard seul : la première pièce de 1630 peut concerner l'une des deux métairies seulement, et le classement commun ne suffit pas à démontrer un propriétaire partagé. Rubrique d'inventaire, pièces non lues Aucune mention médiévale spécifique à Rabard n'a été retrouvée. Le rattachement de la paroisse au cadre seigneurial de Montclar n'autorise ni à dater la fondation du moulin, ni à lui attribuer une banalité, ni à faire du village un repaire noble : l'accensement de Caveroque en 1370 par les seigneurs de Montclar est une mention de Caveroque, pas de Rabard. Un cluzeau de Rabart (cavité souterraine) est en revanche bien catalogué par le BRGM sous le n° 3967, dans l'inventaire des cavités naturelles arrêté au 31 décembre 1964 et publié en 1966. Le tableau donne un nom et une localisation indicative — pas une datation ni une description archéologique. Un site d'histoire locale, qui cite l'ouvrage de Serge Avrilleau sur les cluzeaux et souterrains du Périgord (2004, non consulté ici), le rattache aux souterrains-refuges médiévaux ; la donnée géographique contemporaine de la cavité la situe dans le secteur cadastral de Roquegude, ce qui interdit de la placer arbitrairement sous le village. Lu dans le catalogue BRGM Datation médiévale non démontrée BRGM, rapport 66-DS-A045, p. 42. Inventaire arrêté fin 1964, publié en 1966 : le « Cluzeau de Rabart », n° 3967. 1668–1792Le village, le moulin, les Favareille Un tailleur au village, un meunier au moulin : les premières mentions sûres Le baptême du 12 février 1668 (Judith Malmontaigne), parfois attiré vers Rabard à cause des Malmontaigne, porte un mot de domicile que l'on lit « rabau[d] » (la dernière lettre, d ou t, n'est pas assurée) : c'est donc probablement une mention de Rabaud dès 1668, qui reste toutefois incertaine. Le 3 juin suivant, une marraine (qui accompagne l'enfant au baptême) paraît bien venir du « village du [R]abard [?] », mais le papier pâli interdit d'en faire un premier jalon absolument sûr (le signe [?] marque une lecture incertaine). Celui-ci est le 20 janvier 1669 : Pierre Lafage, tailleur, est dit habitant du village de Rabaud. Deux jours plus tard, le 22 janvier 1669, se marie un meunier, Pierre Aublan [?], environ 25 ans, fils de Thonie Lafage, établi au moulin de Rabaud ; la suite de l'acte nomme son oncle, meunier « aux moulins de Rabaud ». Le pluriel est conservé tel quel : il ne prouve pas, à lui seul, plusieurs usines distinctes. Lu sur l'original 20 janvier 1669 (AD24, 5 E 409/1, v. 60 D). Pierre Lafage, tailleur, « habitant au village du Rabaud » — la première mention directement lue sans réserve. 22 janvier 1669 (v. 60 D–62 G). Un meunier de 25 ans, « habitans au moulin de Rabaud en la paroisse » ; son épouse vient de Liorac. Rabard abrite aussi des charpentiers, des tailleurs et un praticien (homme de loi). Antoine Malmontaigne est charpentier ; Pierre Desplatz est qualifié de praticien en 1675-1676. Les sépultures montrent les enfants aussi bien que les adultes — Jeanne Delcros, huit ans, est enterrée le 28 mai 1669 — et ce peuplement ne se réduit ni aux meuniers ni à une seule famille de métayers (agriculteurs qui partagent la récolte avec le propriétaire). Les Favareille : un titre, une signature, une résidence ailleurs Le testament mutuel de Pierre Favareille, sieur de la Coustète, et Anne Rouchon, daté du 26 juin 1689, est connu par une publication d'E. Roux (1911). Il répartit les biens entre quatre fils et six filles : Hélie est institué héritier universel ; Jean reçoit la métairie de Caveroque, celle de Ravard, et le fief de Lamothe-Ferrière, tous situés à Saint-Félix ; Guillaume reçoit le Moulin-Neuf et Cantelauve — des biens bien distincts du moulin de Rabard, à ne jamais confondre. La publication atteste une disposition testamentaire, non son exécution : l'original de la minute n'a pas été retrouvé. Connu par publication seulement E. Roux, BSHAP, 1911, p. 352, n. 1. Le testament Favareille–Rouchon, connu par cette seule publication. Une génération plus tard, Barthélemy Favareille, fils de Jean Favareille sieur de Caveroque et époux d'Henriette/Henrie Chevalier, porte constamment le titre de « sieur de Rabard » tout en habitant Caveroque : les actes de ses nombreux enfants, entre 1744 et 1757, le disent chaque fois, et il signe lui-même « rabard » en 1773. Il meurt à Cavaroque en 1781, encore « sieur de Rabard ». Lu sur les registres Date | Acte ou personne | Titre et domicile | 5 E 409/3 | 3 fév. 1744 | Anne Favareille | Barthélemy, sieur de Rabard ; Henrie Chevalier ; Caveroque | v. 16 G | 6 déc. 1744 | Henrie Chevalier, marraine | demoiselle de Rabard, Caveroque | v. 24 G | 22 mai 1745 | Henry Favareille | père sieur de Robard | v. 30 G | 9 mai 1750 | Pierre Favareille | sieur de Rabaud (orthographe de l'acte), avocat en parlement | v. 84 D | 1er août 1773 | parrainage Bonfils de Lavernelle | Barthélemy signe rabard | v. 354 G | 21 nov. 1781 | sépulture de Barthélemy, ≈ 70 ans | sieur de Rabard, décédé à Cavaroque | v. 452 D | 3 février 1744 (v. 16 G). Barthélemy Favareille, « sr de Rabard », habitant Caveroque — parrain Bernard Prezel, bourgeois à Montclar de Saint-Georges. 9 mai 1750 (v. 84 D). Le sieur de Rabaud qualifié d'avocat en parlement. L'acte écrit « sieur de rabaud » et « demoiselle de rabaud » (et non « Rabard »). Le rattachement à Rabard reste possible, le moulin étant écrit Rabaud ou Rabaut dès 1669 : c'est une identification, non la graphie de l'acte. Le nom du domaine sert donc de désignation sociale et de signature ; il ne prouve ni une résidence de cette famille dans le village, ni une noblesse juridiquement établie, ni la propriété du moulin à cette époque. Après la mort de Barthélemy, aucun acte de vente ou de partage de Rabard n'a été identifié avec certitude. Les meuniers : plusieurs lignées, aucune succession exclusive Arnaud Laval est meunier dès 1669 ; André Chambon et Jeanne Chauvou, puis Léonard Raymondie, se partagent la documentation des années 1670-1680, sans qu'aucune succession exclusive ne se dessine — les mentions se recouvrent. Au XVIIIe siècle, les Reymondie/Raymondie dominent : Léonard, puis Raymond, marié en 1754 à Catherine Chaverou de La Cabane puis, veuf, à Jeanne Dupuy, tiennent le moulin jusqu'au seuil de la Révolution. La continuité biologique entre ces générations n'est pas entièrement prouvée ; elle reste, au mieux, très probable. 1793–1899Meuniers, propriétaires, alliances De ferme en ferme, puis une propriété enfin nommée Le 30 avril 1793, Guillaume Veymondie, meunier de 19 ans, épouse Rose Blanchet de Caveroque ; son père Raymond, 60 ans, demeure encore « au moulin de Rabar ». Un acte de 1794 qualifie Marie et sa mère Jeanne Dupuy de « meunières » : les femmes entrent ainsi, en toutes lettres, dans le vocabulaire professionnel du moulin. En 1796, Jean Veyral/Verral, venu de Lalinde, épouse Jeanne Grellety ; un récit de visite du 22 juillet 1796, fondé sur le fonds Pourquery des archives de Bergerac, le dit tenant le moulin à ferme. Un tableau publié de l'enquête de l'an IX attribue à Rabard quatre meules à blé et une à huile, en 1789 comme en l'an IX — sans que la cote de la pièce ni le nombre de bâtiments n'en soient déduits. En 1814, Jean Migne et Marie Chadourne sont dits au « moulin de Labort », identifiable à Rabard par le contexte : le veuf se remarie en 1815. Occupants successifs, aucune vente prouvée Les Lapouge : une propriété explicitement attestée Un jalon plus précis apparaît le 9 octobre 1827. Témoin d'une naissance, Jean Lapouge, 38 ans, est qualifié de « meunier propriétaire », domicilié au moulin de Rabart — une mention de 1828 le confirme propriétaire du moulin. C'est la première fois que la documentation donne, non plus un simple domicile, mais une qualité de propriétaire. La date d'achat et l'identité du vendeur restent inconnues. Son fils Pierre, marié à Marguerite Loubiat, lui succède ; les Lapouge sont encore recensés au moulin en 1856. Lu mot pour mot 9 octobre 1827 (5 E 409/7, acte n° 29). « Jean Lapouge âgé de trente-huit ans ayant la profession de meunier propriétaire et domicilié au moulin de Rabart. » Lacroix, Maury, Gauville : les alliances entre moulins En 1861, deux ménages totalisent neuf personnes au moulin, dont Jean Lacroix, meunier, et Jeanne Gauville. Le 11 août 1879, leur fille épouse un meunier du Grand Moulin de Clermont-de-Beauregard, lui-même né d'un premier mariage de sa mère — une autre Jeanne Gauville. Après le décès de sa première épouse en 1880, Jean Lacroix épouse le 10 août 1881 cette seconde Jeanne Gauville, meunière, née au moulin de Lapeyrouse, veuve de Jean Félix Maury : elle est donc la mère de son propre gendre. L'acte la désigne explicitement comme sa belle-sœur ; une dispense du président de la République, datée du 4 juillet 1881, a été nécessaire. Lu sur l'original 10 août 1881 (5 E 409/12, v. 04). Jean Lacroix épouse Jeanne Gauville, « sa belle-sœur » ; dispense du 4 juillet, contrat du 6 mars devant Me Laubie. Ce que dit vraiment l'acte Le contrat de mariage, passé le 6 mars 1881 à la résidence de Cause-de-Clérans, nomme le notaire « Me Laubie » et non « Me Gaubie [?] » : l'initiale est une simple boucle montante, incompatible avec un « G ». Jean Lacroix meurt en 1887, environ 65 ans. En 1891, le meunier est Firmin Dupuy ; à la fin du siècle, Eugène Lamothe est explicitement meunier au moulin de Rabard, comme le dit l'acte de décès de sa mère en 1899. Son fils Élie exerce déjà, en 1901, la profession de boulanger : la meunerie et la boulangerie se côtoient désormais dans la même famille. 1899–1946Des meuniers aux boulangers Le 2 février 1894 : un mariage dans la maison du malade Au village, un mariage garde une trace vivante de la vie domestique de Rabard. Le 2 février 1894, Marie Marty épouse Jean Gauthier, domestique à Lapeyrouse ; l'acte précise que la cérémonie a lieu publiquement, dans la maison du sieur Marty Jean, père de la mariée, « récemment et dangereusement malade ». Deux Fileyssant, Jules et Pierre, domiciliés au village, comptent parmi les témoins ; Jean Marty meurt un mois plus tard. Lu sur l'original 2 février 1894 (5 E 409/14, v. 01-02). Mariage Gauthier–Marty « en la maison du sr Marty Jean, père de la future, récemment et dangereusement malade ». Élisabeth Lambert, veuve de Jules Fileyssant, meurt à Rabard le 19 mars 1922. L'acte de décès ne donne aucun âge en chiffres pour la défunte dans son corps ; une mention marginale porte « cinquante-deux ans », qui ne peut la concerner — née le 25 février 1836, elle a 86 ans en 1922. Ce chiffre correspond de près à l'âge du fils déclarant, Pierre Fileyssant, né le 8 janvier 1869 : une hypothèse plausible, non formellement démontrée par l'acte lui-même. Âge marginal non attribuable avec certitude 19 mars 1922 (5 E 409/16, v. 01). Élisabeth Lambert, née le 25 février 1836 à La Cabane, décédée à Rabard ; le « 52 ans » de la marge concerne vraisemblablement son fils déclarant. Pierre Lamothe, tué aux tranchées de la Craonelle Un Pierre Lamothe, lié à cette famille par ses parents Eugène Lamothe et Élisabeth Caillavet, est né le 21 janvier 1882 à Sainte-Alvère. Son matricule militaire (classe 1902, bureau de Bergerac, n° 910) le donne boulanger ; il est tué à l'ennemi entre le 20 et le 25 avril 1916 aux tranchées de la Craonelle. Son lien avec le moulin passe par la filiation, non par une mention du hameau dans le matricule lui-même — une hypothèse très forte, non une certitude documentaire. Un homonyme né à Trémolat, mort en 1915, doit être écarté. Lu sur la fiche matricule AD24, recrutement, classe 1902, matricule 910. « Tué à l'ennemi entre le 20 et le 25 avril 1916 aux tranchées de la Craonelle. » Un nom de hameau corrigé En 1926, Élie Lamothe, boulanger, quitte le moulin avec son ménage pour « Combe de Lugon », et non « Combe de Lyon » comme on aurait pu lire l'en-tête manuscrite du recensement : c'est un lieu-dit distinct et répertorié de la commune, qui ne connaît aucun lieu « Combe de Lyon ». Ce départ, documenté entre 1921 et 1926, explique une partie du dépeuplement du moulin sans en dater à lui seul l'arrêt des meules. En 1931, le moulin accueille un ménage de cultivateurs, Joseph et Françoise Aubard, venus de La Parquette — le métier déclaré n'est plus meunier. En 1936, seule Françoise Antoinette Aubard y demeure encore, sans profession déclarée : un changement d'usage résidentiel qui n'établit pas, à lui seul, la date du dernier fonctionnement hydraulique. 1937 : un chemin, pas le moulin Le 9 juillet 1937, la commune adjuge la construction de 459,36 mètres du chemin vicinal n° 9, entre les travaux déjà faits au moulin de Rabard et le chemin de grande communication n° 32, pour 38 000 francs ; l'adjudicataire est Evan Prévot, entrepreneur à Zaleude, à 2 % de rabais. C'est un marché routier, non des travaux sur le mécanisme du moulin, et l'avis ne prouve pas à lui seul l'achèvement du chantier. Lu sur le fac-similé Le Moniteur des travaux publics, 18 juillet 1937, p. 22. 459,36 m entre les travaux du moulin de Rabard et le GC 32. En 1946, le moulin ne compte plus qu'un seul cultivateur. Au village, cinq membres d'un ménage familial sont inscrits, avec un prisonnier de guerre allemand employé dans l'exploitation : le récapitulatif d'origine porte, pour Rabard, six individus, cinq Français et un étranger ; les corrections statistiques excluent ensuite le prisonnier de la population administrative. Lu sur les listes et le récapitulatif Le bâtiDe 1824 à aujourd'hui Un village de quinze corps, un moulin isolé dans la vallée La feuille E1 du cadastre de 1824 représente un groupe d'environ quinze à seize corps bâtis, distribués de part et d'autre d'un chemin nord-sud qui rejoint une voie est-ouest au nord ; ce ne sont pas seize maisons d'habitation, car granges et annexes ne se laissent pas distinguer par leur seule couleur. Le moulin, sur la feuille E2, figure comme un bâtiment allongé, colorié en carmin, avec un symbole de roue au contact du bâti et un bief venu de l'est ; le plan ne permet pas de déterminer le type de roue ni le nombre de paires de meules. Belleyme distingue sans ambiguïté le village « Rabard » et le « Mn de Rabard » de la vallée ; Cassini montre un moulin sans nom dans ce secteur, avec un léger décalage de position ; l'état-major retrouve les deux groupes, avec des lettres finales difficiles à lire. Ces cartes attestent la dualité du site, sans mesurer exactement le bâti. Cartes anciennes Carte d'état-major, XIXe s. « Ra[b]ar[d] » sur le versant, « M.lin Rabar[d] » dans la vallée : les lettres finales restent difficiles. Orthophotographie ancienne (photo aérienne), couche dite 1950. Le moulin isolé au pied du versant, le village groupé plus haut ; date de mission non établie avec précision. Les photographies aériennes locales, nommées ortho1950 et ortho1965, montrent les cours et les groupes de bâtiments anciens du village : la première conserve de nombreuses petites pièces agricoles autour du bâti, la seconde fait apparaître un grand bâtiment rectangulaire au sud-ouest, absent du cliché précédent — un changement visible, sans qu'une année de construction puisse être donnée. Le village, couche dite 1950. Cours et parcelles agricoles serrées autour du bâti ancien. Le village, couche dite 1965. Un grand bâtiment rectangulaire, au sud-ouest, absent quinze ans plus tôt. Sur l'orthophotographie actuelle, plusieurs dispositions de cours restent reconnaissables ; de nouvelles maisons se sont ajoutées au nord de la voie est-ouest, et le chemin intérieur ancien — aujourd'hui Chemin des Chênes — semble avoir cédé la place, comme desserte principale, à une route passée plus à l'est : une lecture comparative, non une opération précisément datée. Au moulin, l'orthophotographie et le plan actuels conservent un grand corps bâti, une annexe et le réseau hydrographique de la Louyre ; aucun relevé intérieur ni inventaire des mécanismes n'a été réalisé, et la conservation d'une roue ou de meules ne peut être affirmée. Le rendu LiDAR (relevé laser du relief) du village révèle relief et talus, sans suffire à reconnaître ni dater un souterrain. Chronologie du bâti récent, hypothétique Le village aujourd'hui. Cours anciennes reconnaissables ; extensions au nord de la voie est-ouest. Le moulin aujourd'hui. Bâtiment principal (E 504 au cadastre ouvert) et réseau hydrographique de la Louyre. LiDAR, village de Rabard. Relief et talus ; aucun vestige archéologique inédit ne se dégage de cette seule lecture. FamillesDu village au moulin Malmontaigne, Lambert, Jeammet, Valeton — puis Fileyssant, Aubard, Marty Le village du XVIIe et du XVIIIe siècle voit se superposer plusieurs ensembles familiaux : Malmontaigne (charpentiers), Lambert, Jeammet/Jeammes, Eymat, Valeton, puis Lafaye, Blancher et Fontaine. Des prénoms identiques d'une génération à l'autre, des noms très déformés et des ménages simultanés interdisent une généalogie unique du village. Au XIXe siècle, la famille la mieux suivie est celle des Fileyssant : Guillaume Fileyssant, taillandier, épouse Jeanne Blancher le 11 mai 1798 — l'acte le donne âgé de 37 ans (et non 27). Son petit-fils Jules, né le 12 octobre 1840 à Lavalette, épouse le 21 octobre 1862 Élisabeth Lambert, née à La Cabane ; l'acte de mariage le dit à tort « né et domicilié au village de Rabard », une déclaration que son acte de naissance contemporain corrige. Lu sur les deux actes 12 octobre 1840 (5 E 409/8, acte n° 14). Jules Fileyssant, né à Lavalette, et non à Rabard comme le dira, par erreur, l'acte de son propre mariage vingt-deux ans plus tard. Ses descendants restent au village jusqu'au milieu du XXe siècle : son fils Pierre, marié à Anne Boucher, y est recensé de 1921 à 1946. Les Aubard, présents dès le milieu du XIXe siècle, circulent entre le village, La Parquette et le moulin — Joseph Aubard, né en 1877, se retrouve ainsi au moulin en 1931 après un passage par La Parquette. Les Mirabel et les Marty s'allient par le mariage de 1865 puis, à la génération suivante, par celui du 2 février 1894 déjà cité, célébré dans la maison du beau-père malade. D'autres noms, plus modestes, traversent les recensements sans lignée entièrement reconstituée : Large, Teyssier, Besse, Ravel, Genestal, Prévot, Ferrier, Gontier, Chalavignac, Deymier. Population1836–1946 De trente-neuf habitants à sept, en un siècle Les effectifs ci-dessous sont ceux des listes nominatives ; « M » compte les maisons, « m » les ménages. Le chiffre de 1836 est une reconstruction ; celui de 1926 ne permet pas de totaliser les deux sites, faute de rubrique identifiée pour le moulin cette année-là. En 1946, personnes inscrites et population retenue administrativement diffèrent, le prisonnier de guerre étant compté à part. Année | Village | Moulin | Ensemble | 1836 | 6 ménages, 34 (attribuées) | 1 ménage, 5 | 39, indicatif | 1846 | 6 M / 6 m / 28 | 1 M / 1 m / 9 | 37 | 1861 | 4 M / 4 m / 17 | 2 M / 2 m / 9 | 26 | 1881 | 4 M / 4 m / 19 | 1 M / 1 m / 2 | 21 | 1901 | 3 M / 3 m / 16 | 1 M / 1 m / 8 | 24 | 1921 | 2 M / 2 m / 9 | 1 M / 1 m / 6 | 15 | 1936 | 1 M / 1 m / 6 | 1 M / 1 m / 1 | 7 | 1946 | 1 M / 1 m / 5 + 1 P.G. | 1 M / 1 m / 1 | 6 retenus ; 7 inscrits | Sur les points comparables, le peuplement des deux sites passe de 37 personnes en 1846 à 15 en 1921, puis à sept personnes inscrites en 1946. Cette diminution n'est pas régulière — le ménage Lamothe fait remonter l'effectif du moulin en 1901 — et aucune série annuelle ne peut être déduite de ces seules dates ; les années absentes des listes consultées ne sont pas déclarées inexistantes dans les archives. Lu sur les listes nominatives et récapitulatifs Aujourd'huiUn polygone, un lieu-dit cadastral Le moulin a son nom, le village est dans Caveroque Le lieu-dit cadastral MOULIN DE RABARD du cadastre ouvert couvre un polygone d'environ 6,24 hectares, comportant 21 parcelles dans le relevé communal — le moulin et ses abords seulement, pas le village, dont le bâti figure dans le périmètre cadastral dénommé CAVEROQUE. Le relevé BD TOPO du polygone du moulin compte deux bâtiments pour environ 295 m² d'emprise, dont un corps principal d'environ 216 m² ; la date « 1700-01-01 » qui accompagne parfois ce type de donnée n'est pas utilisée ici comme date de construction, son origine et sa précision historique n'étant pas démontrées. Le registre parcellaire graphique 2024 relève environ 3,75 hectares de prairie permanente dans ce même périmètre. Données cadastrales et IGN consultées Le lieu figure dans une présentation patrimoniale départementale et dans des travaux d'histoire locale consacrés à la Louyre : cela atteste une mémoire du moulin, sans préciser l'état actuel de ses équipements ni les conditions de visite. Aucun propriétaire ni occupant privé actuel n'est nommé dans ce dossier. Et maintenantOù chercher Ce que seul Périgueux peut encore dire Les trois registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés jusqu'à 1946 ; ce qui manque tient dans quelques cartons précis, dont la lecture donnerait enfin la chaîne complète des propriétaires du moulin, du village, et l'origine de la métairie des Favareille. À consulter en salle 48 J 63Fonds du château de la Gaubertie, rubrique Saint-Félix, « Rabard et Caqueroussie, 1630-1669 » : trouver la première mention propre à Rabard, identifier maîtres, tenanciers et nature des actes. 2 E 703-1 2 E 703-2 2 E 703-5Achats et échanges (1631-1690), baux (1658-1694), partages et transactions (1642-1718) : vérifier les acquisitions Favareille et retrouver le testament de 1689 ou ses suites. 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : donner les propriétaires des parcelles 332-341, 483-487 et 691 [?], et relier enfin ménages et bâtiments. 63 P 2192 63 P 1547Matrices bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : suivre achats, divisions et l'éventuelle sortie fiscale du moulin. AM Bergerac fonds Pourquery, case 14Visite du moulin du 22 juillet 1796 : lire le passage Jean Verral, vérifier fermage, propriétaire et équipements. Me Laubie Cause-de-Clérans, 1881Retrouver la minute du contrat de mariage Lacroix-Gauville du 6 mars 1881, pour la propriété et l'exploitation du moulin à cette date. Me Larobertie Sainte-Alvère, 1862Contrat de mariage Fileyssant-Lambert du 24 septembre 1862 : apports, biens, origine des propriétés de Rabard. 7 S 98, 100, 117Dossiers de curage de la Louyre : plans, riverains, droits d'eau — la présence de Rabard dans ces articles reste à vérifier. S. Avrilleau, 2004 BRGM AQIAA0006767Cluzeaux et souterrains du Périgord et dossier de la cavité 3967 : plan, localisation exacte, arguments de datation. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/roquegude/ — Roquegude en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Roquegude en Villadeix Au-dessus de la Louyre, Roquegude est un coteau de parcelles et de bois, sans bâtiment dans le cadastre consulté. Son histoire se lit d’abord dans le dessin des chemins et l’avancée des arbres. En mai 1907, un ballon venu de Saint-Cloud se pose sur un « tertre de Rœquegule », très probablement ce lieu. Un cluzeau (souterrain) enregistré sous le nom de Rabard ouvre une autre piste, encore sans date. 44,91888° N — 0,67399° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section E · 32 parcelles · 11,02 ha Altitude au point de référence ≈ 128 m 23 mai 1907RœqueguleLe Petit Journal · lecture sûre, identification probable Cadastre consulté en 2026ROQUEGUDEnom cadastral certain · ancienneté du nom non établie En bref Roquegude est un coteau de parcelles et de bois au-dessus de la Louyre, à environ 920 mètres au sud-ouest du bourg ; le cadastre n'y montre aucun bâtiment, ni en 1824 ni aujourd'hui. Le nom ressemble à l'occitan « ròca aguda » (roche aiguë), mais aucun acte ancien ne le prouve. Les cartes anciennes ne le nomment pas, et les registres ne donnent aucun habitant rattachable au lieu. Le 23 mai 1907, Le Petit Journal annonce qu'un ballon parti de Saint-Cloud a atterri sur le « tertre de Rœquegule », très probablement ce lieu. Les photos aériennes montrent que les bois ont gagné du terrain depuis la couche 1950–1965. Un souterrain (cluzeau) inventorié sous le nom de Rabard se trouve dans le périmètre, mais on ne sait pas le dater. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteUn coteau sur la Louyre Onze hectares entre le chemin et l’eau Roquegude se trouve à environ 920 mètres au sud-ouest du point du bourg. Le lieu-dit occupe le coteau à l’est de la route de Rabard ; sa bordure méridionale rejoint le bras d’eau qui longe le pied de la pente. Les maisons du moulin de Rabard, visibles au sud-ouest, sont en dehors du périmètre. Le nom du moulin et celui de ces terres ne désignent donc pas la même emprise. Cadastre et cartes Le lieu-dit cadastral actuel. Contour rouge reporté sur le plan IGN ; nord en haut. Source : DGFiP / Etalab, commune 24405. Les annotations sont ajoutées pour cette notice. Le périmètre couvre 11,02 ha. L’extraction cadastrale locale y rattache les 32 parcelles E 523 à E 554, sans aucun bâtiment cadastré. Le service d’altimétrie IGN donne 128,39 m au point de repère du lieu-dit : environ 128 m, et non une altitude uniforme pour tout le coteau. Le nomUne roche aiguë ? Un sens vraisemblable, une origine encore sans acte Roquegude se rapproche de l’occitan ròca aguda, « roche aiguë » ou « roche pointue ». Le même composé est expliqué pour Rochegude, dans le Gard, par la Communauté de communes de Cèze Cévennes. Cette comparaison convient à un nom de coteau rocheux ; elle ne constitue pas une forme ancienne attestée ici. Aucun acte médiéval ni rocher précisément identifié ne permet de la démontrer à Roquegude. Étymologie probable Gourgues ne fournit pas de mention dans l’index ; les pages 273–274 de son dictionnaire de 1873, où se suivent les Roque, ont également été parcourues sur l’image. Les recherches dans les registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures) et l’état civil disponibles ne livrent aucune occurrence attribuable au lieu. Les documents consultés ne lui donnent pas non plus de population recensée. Ce silence documentaire ne date pas sa naissance et n’exclut pas des usages anciens. Date | Document | Ce qu’il établit | Certitude | 1824 | AD24, 3 P 3 4626 Feuille E2 | Un secteur parcellaire sans bâti ; nom non inscrit. | Plan consulté | 23 mai 1907 | Le Petit Journal p. 4, vue 4 | « Tertre de Rœquegule » : atterrissage de l’Albatros. | Lieu probable | 2026 | Cadastre et BRGM Données consultées | ROQUEGUDE ; point du cluzeau de Rabard dans son contour. | Données actuelles | XVIIIe–XIXe s.Les cartes se taisent Un relief dessiné, aucun nom gravé Ni Cassini ni le recadrage de Belleyme entre le moulin de Rabard et Bessou ne nomment Roquegude. L’état-major montre le coteau hachuré au-dessus du fond de vallée, sans nom ni maison à l’emplacement recherché. Ces cartes à petite échelle laissent volontiers les noms de parcelles de côté : leur silence ne prouve pas que le mot était inconnu. Images consultées Cassini, feuille 71. Exemplaire colorié IGN/BnF, XVIIIe siècle. Le secteur est anonyme ; le calage ancien reste approximatif. État-major. IGN, minutes de la série 1820–1866 ; date du levé local non établie. Le moulin de Rabard voisin n’est pas un bâtiment de Roquegude. Les petits signes de Belleyme ont pu être pris pour des vignes. Leur lecture ne permet pas d’attribuer sûrement cette culture au périmètre actuel : la vigne reste à vérifier dans les documents cadastraux écrits. 1824Le premier parcellaire Le chemin tourne, les parcelles épousent le coteau Le tableau d’assemblage est « Terminé Sur le Terrain Le 10 aout 1824 » : la date se lit au cartouche, AD24, 3 P 3 4616. Le secteur relève de la feuille E2, 3 P 3 4626, « Section E 2 dite de CAVEROQUE », levée par M. Lacoste, géomètre. Caveroque est ici le nom de la section, pas un autre nom donné à Roquegude. AD Dordogne, 3 P 3 4626, feuille E2. Recadrage du coteau au nord du bras d’eau. Les numéros 709, 712, 713, 725, 728 et 729 se lisent notamment. Aucune limite moderne n’a été superposée. Le coude du chemin à l’ouest et le bras d’eau au sud permettent le repérage. Entre les deux s’étend une mosaïque de parcelles irrégulières. Aucun bâtiment carmin, aucun nom Roquegude n’apparaît dans ce secteur. Le plan donne les limites et les numéros ; les propriétaires et les cultures sont à chercher ailleurs. Original numérisé La localisation est topographique : la concordance parcelle par parcelle reste à établir. Les numéros de 1824 ne doivent pas être confondus avec E 523–554 du cadastre actuel. Mai 1907L’Albatros Une arrivée de Saint-Cloud sur le « tertre » Le 23 mai 1907, Le Petit Journal publie une dépêche de Périgueux datée du 22. Un ballon de 800 mètres cubes, l’Albatros, monté par François Peyrcy — ainsi écrit dans le journal — est parti du parc de l’Aéro-Club de France, à Saint-Cloud. Il a atterri dans de bonnes conditions sur le « tertre de Rœquegule », donné à environ cinq cents mètres du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Article de presse Le Petit Journal, 23 mai 1907, p. 4, rubrique « Aérostation ». BnF / Gallica, bpt6k617901j, vue 4. Le nom est coupé « Rœ- / quegule » ; la transcription conserve cette orthographe, en réunissant le mot. La commune, la proximité du nom et le mot tertre désignent probablement Roquegude. La distance annoncée invite toutefois à garder la réserve : le point de repère du lieu-dit est à environ 920 mètres du point de repère du bourg ; la limite la plus proche du lieu-dit actuel en est à environ 650 mètres. Aucune de ces mesures ne fixe le point de descente. Identification probable Le 23 mai est la date du journal, le 22 celle de la dépêche. Le jour précis de l’atterrissage n’est pas indiqué. Aucun propriétaire ni témoin local n’est nommé. L’événement entre dans la notice avec cette incertitude de lieu, sans transformer « Rœquegule » en une attestation certaine de la forme écrite Roquegude. XXe–XXIe s.Le bois gagne du terrain Des petites pièces ouvertes aux masses boisées La couche aérienne IGN 1950–1965 montre des pièces ouvertes, des haies et des arbres espacés, entre de petits bois. La couche 1965–1980, également examinée, montre des masses boisées plus fournies. Dans l’orthophotographie (photo aérienne) récente, des ouvertures herbacées demeurent, mais le couvert s’est épaissi, notamment sur le versant méridional. Comparaison des images IGN, couche 1950–1965. La date précise du cliché n’est pas établie. Même fenêtre de 700 mètres que la vue récente ; nord en haut. IGN, orthophotographie courante. Millésime de prise de vue non vérifié ; aucune année précise ne lui est attribuée. Le cadastre consulté donne toujours un lieu de terres sans bâtiment cadastré. Les images documentent cette occupation du sol ; elles ne disent ni quelle culture occupait chaque pièce, ni à qui elle appartenait. Les familles résidant aux lieux voisins ne peuvent être installées ici par simple proximité. Sans dateLe cluzeau de Rabard Un ouvrage inventorié dans les terres de Roquegude L’inventaire BRGM diffusé par Géorisques enregistre AQIAA0006767, « CLUZEAU DE RABARD », comme « ouvrage civil », avec un « orifice visible ». Le point inventorié est à environ 105 mètres au nord-est du point de référence et tombe dans le périmètre cadastral de Roquegude. Inventaire et localisation Relief LiDAR HD (relevé laser) de l’IGN. Contour cadastral et point BRGM ajoutés. Le point représente une donnée d’inventaire, pas une cavité reconnue par cette image ni une observation de terrain. Rabard est le nom porté par l’inventaire ; Roquegude est le lieu-dit cadastral qui contient ses coordonnées. La notice consultée ne donne ni date de creusement, ni plan, ni usage ancien détaillé. Rien ne permet encore d’en faire un refuge médiéval, un habitat ou une dépendance du moulin. Le LiDAR situe le relief ; il ne date pas le souterrain. Histoire à établir À consulter en salle AD24 63 P 1716 63 P 704Rechercher l’état de sections et la matrice de 1826 : noms parcellaires, propriétaires et cultures du coteau de la feuille E2. Vérifier la nature exacte de 63 P 1716 à la commande. AD24 63 P 1547 Cadastre rénovéSuivre les propriétés non bâties et établir la concordance des anciens numéros avec E 523–554. AD24 3 E · 179 Q–180 QÀ partir des propriétaires retrouvés, chercher ventes, partages et confronts dans les minutes notariales et l’enregistrement de Lalinde. BRGM / SRA AQIAA0006767Demander les références et l’éventuel dossier documentaire du cluzeau : relevés, plans et observations permettant une datation. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/rouna/ — Rouna en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Rouna en Villadeix Un village de dix maisons et trente-neuf habitants en 1846, tombé à deux personnes en 1926 : laboureurs (cultivateurs), tisserands, un tuilier (fabricant de tuiles) au XVIIe siècle, puis tailleurs de pierre, maçons, charrons et un forgeron. C'est aussi le lieu de naissance et la résidence, pendant plus de quarante ans, du maire Pierre Édouard Longis, et le lieu de naissance de Louis Lareine, mort de blessures de guerre en Italie en 1918. Deux lectures fautives d'actes du XVIIe siècle — un « u » qui n'existe pas, un « de Davant » qui n'existe pas non plus — sont corrigées dans cette page. 44,94374° N — 0,66500° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre lieu-dit ROUNA, section A, ≈ 19,88 ha, 67 parcelles Desservi par la route des Étangs Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix 1668rona [?]village de la marraine, lecture réservée 1669-1672Ronacregistres du curé Jean de Baget — pas « Rounac » 1686Rounat / Roanatdeux formes écrites successives du même acte 1786 · 1824Rounaregistres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures), plan cadastral 1793 → 1946Rounatétat civil et recensements, presque sans exception 2024 →ROUNAcadastre actuel, IGN, BAN En bref Rouna est un groupe de maisons du nord-ouest de la commune, sans seigneur ni maison noble connus. Sa plus ancienne mention est probablement celle d'octobre 1668 (« rona [?] »), la première certaine date de septembre 1669, et le nom s'écrit de bien des façons depuis. On y trouve des laboureurs, des tisserands et un tuilier au XVIIe siècle, puis des tailleurs de pierre, des maçons, des charrons et un forgeron. Le village compte 39 habitants et dix maisons en 1846, mais deux personnes seulement en 1926. C'est le lieu de naissance de Pierre Édouard Longis, maire depuis 1892, et de Louis Lareine, mort de ses blessures en Italie en 1918. Reste incertaine l'origine du nom, ainsi que la suite des propriétaires des maisons. Le siteUn replat sans seigneur connu Un groupe de maisons entre Belair, Lalande et La Blénie Rouna occupe la partie nord-ouest de la commune, sur un replat au sud d'un petit vallon, à une poignée de minutes à pied de trois autres écarts : Belair immédiatement au nord-ouest (environ 210 m à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits), Lalande à l'est-nord-est (440 m) et La Blénie au sud-ouest (510 m) ; La Brugère ferme l'horizon au nord. Ces distances sont des mesures entre repères, non des limites de propriété ou des distances routières. Calcul sur les points de repère des lieux-dits Le plan cadastral de 1824 rattache le nom de Rouna à une fontaine et à son ruisseau ; le plan IGN actuel nomme la Ruchelle le cours d'eau qui descend du vallon au nord. Faire correspondre exactement le tracé ancien et l'hydrographie actuelle demanderait un calage plus fin que le seul rapprochement des noms — ni la source, ni son aménagement, ni ses droits d'usage anciens ne sont documentés dans les documents consultés.Équivalence des noms de cours d'eau non démontrée Rouna aujourd'hui, sur le plan IGN, avec son accès par la route des Étangs. Le mot village, employé sans interruption par les curés puis par les officiers d'état civil, désigne ici un groupe de foyers de cultivateurs et d'artisans — pas un domaine noble. Aucun acte des documents consultés n'établit une maison noble, un repaire, une seigneurie autonome ou un « sieur de Rouna », à la différence de ce qu'on trouve pour d'autres écarts de la commune. Des habitants sont propriétaires au XIXe siècle, mais le recensement de 1851 montre côte à côte des propriétaires cultivateurs, des maçons et des journaliers (ouvriers payés à la journée) : rien qui ressemble à un domaine unique.Absence de titre : constat limité aux documents consultés Le nomDeux lectures à défaire Rona, Ronac, Rounat, Roanat, Rouna : le même lieu, des formes écrites fidèles Les formes rona [?], Ronac, Rounat, Roanat, Rouna, puis ROUNA désignent le même lieu dès lors que le contexte paroissial, les ménages et les cartes permettent le rapprochement. La chute ou le rétablissement d'une consonne finale ne constitue pas une succession de changements de nom officiels : c'est la main de chaque scribe qui varie. (Le signe [?] marque une lecture incertaine.) L'étymologie reste non établie. Aucune étude repérée de Dauzat-Rostaing, Nègre ou Geuljans n'identifie ce Rouna en particulier ; l'existence de mots occitans ou de patronymes ressemblants n'autorise ni à inventer un fondateur « Rounat », ni à déduire une origine gallo-romaine de la seule terminaison -ac d'un acte du XVIIe siècle. Gourgues donne une attestation datée, pas une étymologie.Étymologie non établie À propos d'une lecture : « Ronac » et non « Rounac » Les actes du 19 et du 21 septembre 1669 (baptême et sépulture, 5 E 409/1, vue 86) et celui du 5 juin 1672 (vue 214 D), tous de la main du curé Jean de Baget, écrivent Rounac Ronac : le « o » et le « n » s'enchaînent sans lettre intercalée. Le « r » minuscule de ce scribe, petite forme pointue, imite un « v » ouvert, ce qui explique qu'on ait pu lire « Rounac ». Rouna reste bien le même lieu : « Ronac » n'est qu'une forme écrite de plus dans une série qui va de « rona » en 1668 à « Rouna » aujourd'hui.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/1, vue 86 — 19 septembre 1669. Baptême de Pierre, fils de François Lambert, laboureur, et Catherine Coste, « habitans du village de Ronac » : la première mention certaine du lieu, correctement lue. Ce que dit vraiment l'acte Le 6 octobre 1686 (5 E 409/2, vue 162), Marie Mau — femme de François Lambert — est domiciliée « … du village de Rounat de Roanat de cette paroisse … » : deux formes écrites successives du même nom de lieu, et non un qualificatif. Une lecture ancienne avait compris « Rounat de Davant », ce qui suggérait une subdivision du hameau (un « devant » face à un « derrière »). Aucune lettre du second mot ne correspond à un « d » ni à un « v » : l'hypothèse d'une subdivision est donc abandonnée, faute d'appui documentaire. Lu sur l'original AD24, 5 E 409/2, vue 162 — 6 octobre 1686. « … du village de Rounat de Roanat de cette paroisse … » : deux formes écrites du même lieu, pas « de Davant ». ChronologieDes mentions, un lieu Vingt et une dates, d'octobre 1668 à 2024 La table retient les jalons interprétables. La concordance complète conserve près de quatre cents mentions de formes écrites tirées des registres et de l'état civil, doublons de prises de vue inclus : un chiffre de notices, pas d'événements distincts. Date | Forme | Mention | Source | 7 oct. 1668 | « rona [?] » | Marraine d'un enfant de Lalande ; première attestation, très probable | 5 E 409/1, v 40-41 | 19 sept. 1669 | Ronac | Baptême de Pierre Lambert, fils de François Lambert et Catherine Coste | 5 E 409/1, v 86 | 21 sept. 1669 | Ronac | Sépulture du même enfant, huit jours | 5 E 409/1, v 86 | 5 juin 1672 | Ronac | François Lambert, « tuillier », témoin au mariage de sa sœur | 5 E 409/1, v 214 D | 12 sept. 1684 | Ronac | Remariage de François Lambert avec Marie Maud | 5 E 409/2, v 118 | 6 oct. 1686 | Rounat / Roanat | Marie Mau, femme de François Lambert (deux formes écrites, non « de Davant ») | 5 E 409/2, v 162 | 1746 | Rouna | Acte notarié cité sans référence par Gourgues, non retrouvé | Gourgues 1873, p 277 | 22 juil. 1786 | Rouna | Baptême de Pierre Telliet, fils de Pierre Telliet et Marguerite Guillien | 5 E 409/3, v 512 G | 13 avr. 1793 | « lieu de Rounat » | Déclaration de naissance de Jeanne Longis | 5 E 409/4, naissances an II, vue 10 G | 3 nov. 1804 | Rounat | Jeanne Bizat, veuve Missègue, épouse Barthélemy Peyton | 5 E 409/5, v 04 G | 1824 | Rouna ; « fontaine de Rouna » | Hameau et cours d'eau, plan cadastral | 3 P 3 4616-4618 | 1846 | Rounat | 39 personnes, 10 maisons, 10 ménages | 6 MI 22, p 07 D-p 08 G | 1er oct. 1862 | Rounat | Naissance de Pierre Longis, futur maire Pierre Édouard | Léonore 237382, vue 6 | Vers 1884 | Rounat | Cinq maisons selon Brugière | Notice Brugière, p 3 | 29 fév. 1892 | Rounat | Naissance de Louis Lareine | 5 E 409/13, N1892 acte 1 | 16 juin 1918 | — | Mort en Italie de Louis Lareine, transcrite le 4 décembre | 5 E 409/16, D1918 acte 9 | 1926 | Rounat | Deux habitants dans un seul ménage | 6 M 378, p 04 G | 5 déc. 1926 | — | Réception de Longis, chevalier de la Légion d'honneur | Léonore 237382, vue 5 | 1946 | Rounat | Deux ménages, quatre habitants | 106 W 71, p 03 D | 19 fév. 2016 | Rouna | Décision sur l'extension d'un verger de châtaigniers | DREAL, dossier 2016-0070 | 26 nov. 2024 | Rouna | Grange A0347, code CDSFV04, liste PLUi-H | PLUi-H, p 20 | 1668-1692Les premières maisons Lambert, Aubard : laboureurs, tisserand, boucher, un tuilier Le 7 octobre 1668, le baptême d'un enfant Bizat, dont les parents demeurent à Lalande, cite une marraine du « village de rona [?] » — le nom de cette femme est trop effacé pour être restitué, mais c'est une attestation très probable de Rouna, la plus ancienne connue. Les actes des 19 et 21 septembre 1669 offrent, eux, une lecture certaine : Pierre, fils de François Lambert, laboureur, et Catherine Coste, du village de Ronac, est baptisé le 19, après une naissance le 13 ; il meurt le lendemain de son baptême et est enterré le 21, âgé de huit jours. Lu sur l'original François Lambert apparaît comme « tuillier » le 5 juin 1672, au mariage de sa sœur, tout en demeurant à Ronac. C'est l'attestation d'un artisan du village ; elle ne localise pas une tuilerie sur ses terres, et aucun bail ou inventaire d'atelier ne permet de la décrire davantage. Sa première femme, Catherine (dont le nom est transcrit Coste puis Conte), meurt en juillet 1684 ; le 12 septembre 1684, à 46 ans, il épouse Marie Maud, 45 ans, originaire de la Périère. Lu sur l'original 7 octobre 1668 (5 E 409/1, v 40-41). Domicile de la marraine : « rona [?] » — lecture très probable, identité de la femme illisible. 5 juin 1672 (5 E 409/1, v 214 D). François Lambert, « tuillier », habitant Ronac, témoin au mariage de sa sœur. Un autre Lambert, Jean, dit Cousi / Consi [?], tisserand, épouse Jeanne Bizat ; leurs enfants meurent en bas âge à plusieurs reprises entre 1670 et 1673, ce qui impose de distinguer les homonymes. Les Aubard, Aubaud, Auboard forment un autre groupe ancien : Pierre, témoin en 1669, est boucher ; des alliances avec les Delcos, Prévost, Chauveniat et Biza dessinent, entre 1680 et 1690, un réseau familial probable, sans qu'on puisse attribuer tous ces individus à un seul couple souche.Filiations entre homonymes non toutes établies 1738-1792Teillet, Bizat, Delcros La documentation reprend au XVIIIe siècle La série paroissiale est discontinue après 1707. À partir de 1738, le couple Léonard Teillet — Marie Greil (formes Fuiller, Teiller, Telliet, Grel) est l'un des mieux suivis, avec six baptêmes entre 1738 et 1756 ; Marie Greil meurt en 1788 à 75 ans, Léonard en 1792 à environ 80 ans. Les Bizat sont attestés avec Louis Bizat et Jeanne Lagarde, dont la fille Jeanne, née en 1765, correspond très probablement à la future épouse de Pierre Missègue puis de Barthélemy Peytou — le remariage de 1804 nomme ces parents, mais avec une année de naissance incohérente (1735), qu'il ne faut pas réécrire dans la transcription.Rapprochement solide, année divergente conservée Le 22 juillet 1786, le baptême de Pierre, fils de Pierre Telliet et Marguerite Guillien, « du village de Rouna », montre la famille toujours en place à la veille de la Révolution. Le lien entre les Teillet et les Longis ne s'éclaircira que bien plus tard, en 1838 : au mariage de Margueritte Longis, Pierre Teillet père est dit son frère utérin (de même mère) — une même mère pour les deux lignées, sans que cela transforme automatiquement tous les Teillet et tous les Longis du village en une fratrie certaine.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/3, vue 512 G — 22 juillet 1786. Baptême de Pierre Telliet et Marguerite Guillien, habitants de Rouna. D'autres couples jalonnent le village avant la Révolution : Antoine Aubard et Jeanne Durestal, Raymond Monceau et Marie Bonamy, Jean Delcros et Marguerite (ou Françoise) Delmas, Pierre Aubard et Marie Langlade. Marc Gaudy et Françoise Priat s'y installent à la même époque ; Marc, venu de la paroisse de Vern, y meurt en janvier 1798.Lu dans un relevé seulement 1789-1868Tailleurs de pierre et maçons Missègue, Peytou, Rouchon : trois générations de bâtisseurs Pierre Missègue, tailleur de pierre, et Jeanne Bizat ont des enfants à partir de 1789 ; Pierre meurt en 1802, et sa veuve se remarie le 3 novembre 1804 avec Barthélemy Peyton, veuf, métayer (qui cultive une terre contre une part de récolte) de Pomegal — le domicile de la mariée est alors Rounat. Le 5 août 1823, leur fils Jean Missègue, tailleur de pierre né à Rounat, épouse Antoinette Doyen ; trois de leurs fils, tous prénommés Pierre, sont nés entre 1824 et 1830. En 1846, les trois frères, âgés de 22, 18 et 15 ans, sont réunis dans un même ménage et tous inscrits comme maçons — une organisation familiale du travail directement lisible dans le recensement.Lu dans le recensement Le 25 janvier 1832, Pierre Peytou, tailleur de pierre né et domicilié à Rouna, fils de Barthélemy Peytou et Jeanne Bizat, épouse une femme dont le prénom et le nom se lisent difficilement (Clémentine ou Armande Dumond [?]), venue de la Grande Borie de Saint-Georges. Leur fille Clémentine Peytou, née à Rouna le 7 avril 1833, épouse Jean Rouchon, de Lapeyrouse, le 10 octobre 1848 ; le père de la mariée est expressément maçon. En 1851, le recensement réunit Pierre Peytou, maçon et propriétaire, sa femme, sa fille Clémentine, son gendre Jean Rouchon et leur petite Anne — cinq personnes d'un même ménage, nommément retrouvées dans la liste nominative. Lu dans l'acte et le recensement AD24, 5 E 409/9, mariages 1848, acte 6, vue 08 G — 10 octobre 1848. Mariage de Jean Rouchon et Clémentine Peytou ; parents de la future Anne Rouchon. AD24, recensement 1851, 6 MI 22, page 11 G. Le ménage Peytou-Rouchon, les maçons Missègue et la famille Longis, dans la liste nominative de Rounat. Le 20 août 1867, leur fille Anne Rouchon épouse Pierre Lafaye, forgeron, originaire du Pigat. L'acte renvoie à un contrat du 5 août 1867 passé devant Me Larobertie, notaire à Sainte-Alvère — des minutes aujourd'hui identifiées (3 E 21723) mais non encore ouvertes, qui pourraient préciser apports et clauses de résidence sans qu'on puisse, à ce stade, en déduire une transmission de maison ou de forge.Contrat identifié, non consulté AD24, 5 E 409/11, mariages 1867, acte 5, vue 05 D. L'acte Lafaye-Rouchon renvoie au contrat du 5 août 1867 devant Larobertie, notaire à Sainte-Alvère. Le recensement de 1881 place le ménage Lafaye, sous le prénom erroné « Gervais » (l'état civil dit Pierre), avec sa femme Anne Rouchon et sa belle-mère Clémentine Peytou, dans un bloc commun à Rounat et Bélair. Le ménage disparaît de la liste de 1891 sans qu'aucune vente n'ait été retrouvée pour dater son départ. Les Lambert : cultivateurs, tisserands puis charrons Au début du XIXe siècle, un autre Lambert, Pierre, dit Garrigou, cultivateur, meurt en 1858 ; son fils, né en 1828, devient charron. La fille de ce dernier, Anne Lambert, née en 1869, est tailleuse de robes lorsqu'elle épouse Jean Ludovic Coste, tailleur, le 18 octobre 1890 — un métier féminin nommément attesté. Une continuité patronymique avec les Lambert du XVIIe siècle est possible ; les générations intermédiaires ne permettent pas de l'affirmer comme une lignée ininterrompue depuis 1669.Continuité possible, non démontrée 1790-1919Les Longis, de Constant à Rouna Une famille qui va et vient — jusqu'à devenir celle du maire Les actes révolutionnaires nomment Fronton Longis et Marguerite Guillien à Rounat, avec plusieurs enfants entre 1793 et 1807. La lignée se déplace ensuite à Constant : décès de Fronton en 1818, mariage d'une fille en 1825, naissance d'Antoine Longis le 8 janvier 1836, fils de Pierre Longis et Marie Verrouil, tous deux domiciliés à Constant. Le mariage de Margueritte Longis avec Antoine Chadourne, le 15 octobre 1838, relie de nouveau les deux hameaux : la mariée, née à Rouna, demeure à Constant avec sa mère, et c'est cet acte qui établit la parenté utérine avec Pierre Teillet. AD24, 5 E 409/8, mariages 1838, acte 5, vue 10 D. Le mariage de 1838 nomme Pierre Teillet père comme frère utérin de Margueritte Longis. Pierre Longis et Marie Verrouil sont de retour à Rouna dès la liste de 1841 ; Pierre y est propriétaire en 1846. Leur fils Antoine épouse Marie (ou Jeanne) Chouri. Leur fils, Pierre Édouard Longis, naît le 1er octobre 1862 à Rounat : l'extrait officiel conservé dans son dossier de Légion d'honneur nomme Antoine, 26 ans, et Marie Chouri, 23 ans — les actes postérieurs et les recensements donneront plutôt Jeanne.Lu sur l'original AN, 19800035/553/63104, Léonore 237382, vue 6. Naissance à Rounat du futur maire, 1er octobre 1862 : copie certifiée conservée dans son dossier de décoration. Le dossier de Légion d'honneur apporte une source administrative directe et indépendante des registres locaux : conseiller municipal depuis 1888, maire depuis 1892, Pierre Édouard Longis est proposé à la décoration en 1926, nommé chevalier par décret du 9 juillet, et reçu le 5 décembre 1926 par le député Georges Faugère.Lu sur l'original Léonore 237382, vue 3. État des services établi en 1926 : maire depuis 1892, conseiller municipal depuis 1888. Léonore 237382, vue 5. Procès-verbal de réception dans la Légion d'honneur, 5 décembre 1926. Sa résidence à Rouna est attestée indépendamment de la décoration : la naissance de sa fille Antoinette, le 6 février 1897, le domicilie « village de Rounat », comme son épouse Léonie Borde. En 1926, le ménage du maire est le seul recensé au village : deux personnes, une maison. La presse le donne encore élu en 1919, 1925 et 1929 ; le recensement de 1936 le maintient à Rouna avec Léonie.Liste exhaustive des mandats à établir en mairie 1892-1918Louis Lareine Né à Rounat, mort en Italie Louis Lareine naît le 29 février 1892, à quatre heures du soir, au village de Rounat, de Charles Lareine, 27 ans, et Marie Rabier, 19 ans, cultivateurs domiciliés au lieu. La date, bissextile, est lisible sans ambiguïté sur l'acte et se retrouve dans la transcription militaire de son décès.Lu sur l'original AD24, 5 E 409/13, N1892, acte 1, vue 01 D. Louis Lareine naît à Rounat le 29 février 1892 ; l'acte permet de rectifier la variante « mars » donnée par un relevé militaire. La transcription reçue à Saint-Félix le 4 décembre 1918 rapporte sa mort le 16 juin 1918 à 18 h 15, à Montecchio Maggiore, en Italie, à l'ambulance 227, des suites de blessures de guerre. L'acte le dit soldat de première classe, au 108e régiment d'infanterie, 5e compagnie. Le relevé de Mémoire des hommes donne, lui, le 29 mars 1892 et « deuxième classe » : ces divergences sont signalées sans qu'on ait revu la fiche militaire elle-même — le fait sûr reste la naissance à Rouna, confirmée par deux actes civils.Actes civils AD24, 5 E 409/16, D1918, acte 9, vue 06 G. Début de la transcription du décès militaire de Louis Lareine en Italie, 16 juin 1918 ; la suite est masquée par le pli de l'original. Population39 puis 2 habitants Un fort recul du peuplement entre 1846 et 1926 Le sommet observé dans les listes exploitées est 1846 avec 39 personnes, dix maisons et dix ménages — sans qu'il s'agisse forcément du maximum historique du village. Le passage à huit personnes en 1891, puis à deux en 1926, marque une forte réduction, documentée par les actes (décès, remariages, départs) sans qu'aucun document n'attribue toute l'évolution à une cause unique. AD24, 6 MI 22, recensement 1846, page 07 D. Début de la liste de Rounat, jusqu'à l'individu 29 ; la suite porte le total à 39. Année | Maisons | Ménages | Personnes | Source | 1841 | — | 8 | 29 | 6 MI 22, p 07 G-D | 1846 | 10 | 10 | 39 | 6 MI 22, p 07 D-p 08 G | 1851 | 7 | 7 | 26 (24 au récapitulatif) | 6 MI 22, p 11 G | 1861 | 7 | 8 | 22 | 6 MI 22, p 03 G-D | 1872 | 5 | 5 | 18 | 6 MI 22, p 05 D-p 06 G | 1881 | 4 | 4 | 16 (Rounat et Bélair réunis) | 6 MI 22, p 06 G | 1891 | 3 | 3 | 8 | 6 MI 150, p 07-08 | 1901 | 2 | 2 | 7 | 6 MI 161, p 06 | 1926 | 1 | 1 | 2 | 6 M 378, p 04 G | 1946 | 2 | 2 | 4 | 106 W 71, p 03 D | Le bloc de 1836 est une reconstitution rétrospective, non un total inscrit comme tel dans le registre ; les années 1886, 1896 et 1906 sont absentes du dossier exploité, et 1911 manque pour le canton. Le total de quatre habitants parfois cité pour 1951 n'a pas pu être relocalisé dans les fichiers consultés : il est exclu de cette série.Série incomplète, jalons exclus signalés 1824Le bâti sur le plan Sept ensembles bâtis, pas neuf maisons prouvées La feuille A2 de la section de La Vernelle, cote 3 P 3 4618, porte le nom Rouna. Le noyau est formé de sept ensembles bâtis disjoints ; si l'on compte séparément les trois divisions de la longue construction du nord, on obtient neuf unités graphiques — une différence de mode de comptage, non deux états successifs. Un polygone bâti n'indique à lui seul ni une maison habitée ni un foyer.Comptage non tranché au pixel près AD24, 3 P 3 4618, section A2 de La Vernelle — 1824. Rouna : bâtiments et petites parcelles. Sept ensembles disjoints ; fonctions à établir par l'état de sections. Le dessin montre un ensemble en U au sud, une longue construction divisée au nord, un bâtiment en retour d'équerre à l'ouest, un petit bâti au centre, et deux constructions à l'est de taille inégale. Des surfaces colorées près du noyau peuvent figurer de l'eau ou un aménagement humide ; sans légende ni observation de terrain, elles ne peuvent être baptisées lavoir, vivier ou étang. Vers 1884, Brugière compte cinq maisons à « Rounat », à deux kilomètres et demi au nord-ouest du bourg — un chiffre d'observation, pas une statistique cadastrale. SHAP, notice Brugière de Saint-Félix-de-Villadeix, p 3. Rounat dans la liste des villages de Brugière : cinq maisons, vers 1884. Les cartes anciennes Sur Belleyme, à la fin du XVIIIe siècle, un symbole de hameau est nommé, mais l'initiale hésite selon les exemplaires entre Bounat [?] et Rounat [?] : le lieu est identifié par sa position, non par une lecture assurée de la première lettre.Initiale incertaine Belleyme, feuille 22 (AD24 1 Fi Dordogne 13/22 et exemplaire UBM). Deux lectures : Bounat [?] / Rounat [?]. Montage de deux recadrages. IGN, état-major, XIXe siècle. Rouna, avec des signes de bâtiments schématiques, non un inventaire exhaustif. IGN, orthophotographie historique (photo aérienne) (couche dite « ortho 1950 »). Petites parcelles et noyau bâti ; date exacte de mission à préciser. Une concordance parcelle par parcelle entre le cadastre de 1824, la rénovation (dont la feuille couvrante manque parmi les plans de 1956 obtenus) et le plan actuel reste à établir : le rapprochement visuel entre les états successifs suggère des continuités, mais ne date pas les maçonneries actuelles. Aujourd'huiUn écart habité, des châtaigniers 19,88 hectares, une châtaigneraie, une grange repérée au PLUi Les données géographiques identifient le lieu-dit cadastral ROUNA, section A, sur environ 19,88 hectares, avec 67 parcelles. La BD TOPO le qualifie de lieu-dit habité, avec des adresses relevant de la route des Étangs ; elle y compte douze objets bâtis pour une emprise totale d'environ 1 018 m², dont trois d'usage résidentiel — un chiffre de classification, pas un nombre de maisons habitées ou de ménages.Classifications non superposables IGN, orthophotographie récente. Vue aérienne du village, des prairies et des plantations ; date de prise de vue non fournie dans l'extrait. L'agriculture demeure visible : le RPG 2024 (registre parcellaire graphique) déclare environ 7,81 ha de surfaces agricoles dans le lieu-dit, dont 3,36 ha de châtaigniers, 3,32 ha de prairie permanente et 1,12 ha de culture pérenne à forte biomasse. Un document précis éclaire la châtaigneraie : la décision préfectorale du 19 février 2016, dossier 2016-0070, concerne le défrichement projeté de 8 880 m², parcelles A328, A329, A397 et A442p, pour étendre un verger contigu de châtaigniers à fruits — l'administration renonce à une étude d'impact. Le texte décrit un projet et une décision procédurale ; il ne prouve pas à lui seul que les travaux ont été réalisés.Lu sur l'original DREAL Nouvelle-Aquitaine, dossier 2016-0070, p 1. Projet d'extension d'un verger de châtaigniers à Rouna : décision du 19 février 2016, première page. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal), dans sa version du 26 novembre 2024, repère à Rouna une grange, parcelle A0347, code CDSFV04, dans sa liste des bâtiments susceptibles de changement de destination — une inscription qui ne constitue pas la preuve d'une transformation réalisée. CC Bastides Dordogne-Périgord, liste des changements de destination, p 20. Une grange à Rouna, A0347, figure sous le code CDSFV04 dans le PLUi version 2024. Le dictionnaire de Gourgues (1873) situe l'attestation la plus tardive de son fichier, un acte notarié de 1746 sans notaire ni cote — plus récent que les mentions paroissiales, et resté introuvable dans la collection Lespine aux Archives nationales.Acte non localisé A. de Gourgues, Dictionnaire topographique, p 277. La mention notariée de 1746, plus tardive que les actes paroissiaux retrouvés. Source secondaire. Et maintenantOù chercher Ce que seul une lecture en salle peut encore dire Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés très largement pour les familles et les jalons cités ; ce qui manque tient surtout aux matrices cadastrales et à quelques minutes notariales déjà identifiées mais non ouvertes. À consulter en salle AD24, 63 P 1716État de sections A à E : relever toutes les parcelles autour du nom Rouna sur A2, puis leurs propriétaires et natures — distinguer maisons, bâtiments ruraux, cours et jardins ; contrôler les numéros du plan. AD24, 63 P 704Matrice bâtie et non bâtie, 1826 : première chaîne de propriété par parcelle, avec les liens possibles vers Lambert, Missègue, Peytou et Longis. AD24, 3 E 21723Minutes de Pierre Jules Larobertie, notaire à Sainte-Alvère : le contrat du 5 août 1867, Lafaye-Rouchon — apports, dot et éventuelle transmission immobilière. AD24, 3 E 21717 24 U 38Répertoire Larobertie et double judiciaire, pour localiser d'autres actes des mêmes familles. AD24, 63 P 2192Matrice bâtie de 1882 : passage du bâti de 1824 aux maisons de la fin du XIXe siècle, démolitions et constructions nouvelles. AD24, 63 P 1547/1-3Matrices non bâties (1914-1955) et bâtie (1910-1955) : évolution des terres des Longis et des autres propriétaires pendant le recul démographique. Étude de Beauregard, à identifierLe contrat du 15 octobre 1890, Coste-Lambert, devant Me Lebœuf : dot et situation de la tailleuse de robes Anne Lambert. AN, 109 APCollection du vicomte de Gourgues : c'est là que devrait se trouver, s'il existe encore, l'acte notarié de 1746 cité sans notaire ni cote. Archives communalesDélibérations et élections municipales de 1888, 1892 et 1935 : début, réélections et fin exacte du mandat de Pierre Édouard Longis. AD24, recrutement de Bergerac classe 1912Fiche matricule de Louis Lareine (2R, matricule de recrutement 1040 signalé par Mémoire des hommes) : trancher les divergences de date et de grade sans confondre ce matricule avec le matricule au corps 4594. AD24, plans rénovésLa recherche en ligne ne propose que les feuilles A1 et C1 de 1956 pour la commune, qui ne couvrent pas Rouna : le chaînon manquant entre 1824 et le cadastre actuel reste à demander. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/sourial/ — Le Sourial en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Sourial en Villadeix Au-dessus du Caudeau, dans le nord de la commune, Le Sourial réunit un versant boisé, des terres qui descendent vers la rivière et quelques maisons le long des chemins. Le plan cadastral de 1824 dessine déjà ce versant en trois grandes parcelles — sans y inscrire le nom ni y placer un seul bâtiment. Les photographies aériennes montrent ensuite l'arrivée de constructions dans la seconde moitié du XXe siècle. Une piste de 1684, longtemps prise pour une mention du lieu, s'est révélée concerner un autre village : Le Sourial reste, à ce jour, sans attestation ancienne sûre. 44,95252° N — 0,67522° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre actuel section B · 12,61 ha · 46 parcelles Altitude au point IGN ≈ 136 m Relevé 2026LE SOURIALlieu-dit du cadastre actuel, section B Relevé 2026le SourialPlan IGN, lieu-dit habité en BD TOPO Relevé 2026Au SourialBase Adresse Nationale —chemin du Sourialvoirie communale actuelle Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix En bref Le Sourial est un versant boisé et des terres qui descendent vers le Caudeau, au nord de la commune, avec quelques maisons le long des chemins. Le plan cadastral de 1824 y dessine trois grandes parcelles, sans bâtiment et sans le nom. Les photos aériennes montrent des maisons qui apparaissent entre la couche 1950–1965 et la couche 1965–1980. Une mention de 1684, longtemps prise pour celle du lieu, concerne en réalité Genthial, à Liorac-sur-Louyre. Le Sourial n'a donc, à ce jour, aucune mention ancienne sûre, et l'origine de son nom reste inconnue. Pour aller plus loin, il faudra consulter les registres cadastraux qui donnent les propriétaires des parcelles. Le siteDu bois à la rivière Un nom qui descend jusqu'au Caudeau Le point nommé « le Sourial » par l'IGN se trouve dans le bois, au-dessus du moulin Blanchard. Le lieu-dit cadastral est plus étendu que ce seul point : il couvre le versant et des terres qui rejoignent le Caudeau au nord. Sa bordure sud suit le chemin du Sourial puis une partie de la route de la Brugère ; la route Gauloise en marque une partie du contour à l'est. Les quelques maisons du secteur ne représentent donc qu'une petite partie du territoire porté par le nom ; le moulin Blanchard, en contrebas vers l'est, en est extérieur. Plan IGN · cadastre Le périmètre actuel. Contour « LE SOURIAL » du cadastre Etalab reporté sur le Plan IGN ; relevé de septembre 2026. Ce contour cadastral n'est pas une limite de domaine ancien démontrée. Le nomSens non établi Un nom de lieu sans étymologie assurée Aucune entrée « Sourial » n'a été retrouvée dans l'index local du Dictionnaire topographique du département de la Dordogne d'Alexis de Gourgues (1873) ; les pages imprimées 317-319, lues sur l'image, ne livrent pas ce nom à son ordre alphabétique. Faute de formes anciennes sûrement rattachées à ce site précis, aucune origine occitane du nom n'est avancée ici. Étymologie non établie 1684Une fausse piste écartée « Genthial », pas « Sourial » Le registre de Saint-Félix, AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 120 droite, porte le baptême du 8 octobre 1684 d'une petite Jeanne Raynau, fille d'un laboureur (cultivateur) de Lavernelle. Le parrain, Pierre Raynau, laboureur, a son domicile noté « hnt de … parroiſſe de Liorat ». Une lecture ancienne y voyait « sourial [?] » (le signe [?] marque une lecture incertaine). Ce que dit vraiment l'acte Le scripteur de cette page, le curé Delboy, trace le g comme un o : le mot du domicile se lit Genthial, et non Sourial. Ce lieu-dit existe, mais ailleurs, à Liorac-sur-Louyre (INSEE 24242), à environ 7,3 km au sud du Sourial de Saint-Félix. La marraine, fille du meunier du moulin Neuf, habite elle aussi la paroisse (circonscription de l'Église) de Liorat — un autre lieu-dit réel de Liorac, distinct et distant —, ce qui confirme que l'acte ne concerne aucun lieu de Saint-Félix-de-Villadeix. Cette mention est donc écartée. Aucune attestation ancienne sûre du nom n'est établie à ce jour, ni dans les registres paroissiaux ni sur les cartes anciennes examinées. AD Dordogne, 5 E 409/2, vue 120 droite — agrandissement du domicile du parrain. « … hnt de Genthial parroiſſe … ». Comparé sur la même page à « moulin », « ſes » et « St george » (→ « oeorge »), qui montrent le même tracé du g en boucle fermée. Aucune mention sûre du Sourial n'a donc été trouvée dans les registres paroissiaux consultés. Lu sur l'original XVIIIe-XIXeLes cartes se taisent Un emplacement sans nom imprimé Sur les extraits examinés de Cassini et de l'État-major, le secteur du Sourial ne porte pas de nom. Les chemins, la vallée et les écarts voisins permettent de le situer approximativement ; la précision de ces cartes ne permet pas d'y reporter une parcelle au mètre près. Le petit signe rond visible sur l'État-major demeure de fonction indéterminée : il n'est pas présenté ici comme un moulin, un four ou un puits. Cartes examinées Cassini, XVIIIe siècle. Aucun « Sourial » repéré dans cet extrait centré sur l'emplacement actuel. Cette absence ne date pas la naissance du nom. État-major, XIXe siècle. Le petit cercle près du chemin, au-dessus du centre de l'image, est visible ; sa fonction et son rattachement restent inconnus. 1824Des parcelles sans maisons Les numéros 69, 70 et 71 Le premier relevé précis du secteur est la feuille B1, dite « de la Peyrouze », levée au 1/2500 par Roumagere. Le tableau d'assemblage date l'achèvement du cadastre sur le terrain du 10 août 1824 (AD24, 3 P 3 4616). Dans le secteur correspondant au Sourial, la feuille détaillée dessine trois grandes parcelles, 69, 70 et 71, bordées au nord par les petites unités 42 à 48 ; 67, 68, 72, 73 et 74 sont les repères voisins immédiats. Aucun bâtiment n'y est représenté et le nom Sourial n'y est pas écrit. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4619, section B, première division. Au centre : 71 à gauche, 69 en haut à droite, 70 en bas à droite. Le bâtiment rose à l'extrémité orientale appartient au secteur du moulin Blanchard. Rapprochement avec le site actuel par les chemins et le moulin ; précision du calage estimée à 30-50 m. Le chemin contourne déjà ce grand ensemble. Mais les numéros seuls ne disent ni qui possède la terre, ni si chaque pièce est un bois, une lande, un pré ou une terre labourable : l'état de sections manque encore pour nommer les propriétaires et les usages. La preuve disponible est limitée, mais nette : le plan ne montre pas ici le groupe de maisons que l'on voit aujourd'hui. XXe siècleLes maisons apparaissent Le chemin se borde de toitures La couche aérienne IGN 1950-1965 montre un versant piqueté d'arbres, des parcelles ouvertes et le chemin diagonal du Sourial : aucun groupe de maisons n'y est discernable. Sur la couche 1965-1980, plusieurs toitures et leurs accès apparaissent le long de ce même tracé, et le boisement du versant semble plus continu. Comparaison des images Couche IGN 1950-1965. Le chemin traverse le milieu du versant. Année exacte du cliché non identifiée. Couche IGN 1965-1980. Des constructions sont désormais visibles. Les intervalles désignent les couches, pas deux prises de vue datées avec précision. L'apparition de cet habitat dans la seconde moitié du XXe siècle reste une conclusion tirée des photographies, sans date de construction individuelle. Les registres paroissiaux (1668-1792) et d’état civil (1793-1922) de la commune, soit 10 003 actes, ne livrent aucune occurrence sûre du nom Sourial, y compris après la correction ci-dessus. Ce silence ne vaut pas preuve d'une population nulle : il vient d'une recherche dans les relevés, non d'une lecture intégrale des originaux. Datation large Repère | Ce que l'on peut retenir | Preuve | 1824 | Ni nom ni bâtiment dessiné dans le secteur des parcelles 69-71. | 3 P 3 4619, feuille B1 ; observation directe. | 1950-1980 | Des constructions apparaissent entre les deux couches aériennes. | IGN ; années des clichés à préciser. | Relevé 2026 | Lieu-dit cadastral habité de 12,61 ha, 46 parcelles, 16 emprises bâties. | Cadastre, BD TOPO et orthophotographie (photo aérienne). | Aujourd'huiBois, champs et habitat Le nom demeure dans le paysage Le relevé cadastral de septembre 2026 réunit 46 parcelles sur 12,61 hectares, en section B. Dans ce périmètre, la BD TOPO décrit 16 emprises bâties, annexes et constructions légères comprises, et renseigne cinq logements — un inventaire de bâtiments, pas un dénombrement d'habitants. L'IGN classe désormais « le Sourial » parmi les lieux-dits habités. Données géographiques IGN, orthophotographie récente. Même fenêtre que les deux vues anciennes ; contour cadastral actuel ajouté en rouge. Millésime local non vérifié : « récente » désigne la couche courante consultée, non une prise de vue datée de 2026. Les arbres entourent les maisons ; les terres ouvertes se prolongent vers le Caudeau. C'est cette coexistence que le nom recouvre aujourd'hui. Pour remonter avant le plan de 1824, il faut maintenant passer des formes du paysage aux descriptions écrites des parcelles. Et maintenantOù chercher Retrouver le nom dans les terres À consulter en salle 63 P 1716 63 P 704Aux AD Dordogne : état de sections et première matrice cadastrale. Partir des anciennes parcelles B 69-71, puis 42-48 et 67-74 : relever le nom de chaque pièce, la nature de culture, le propriétaire et les renvois de mutation. C'est la première recherche pour dater sûrement le nom sur ce site. 63 P 1547/1-3Suivre les parcelles dans les matrices postérieures, puis demander les documents de rénovation de la section B pour établir une concordance entre numéros anciens et actuels. Mairie · urbanismeConsulter, selon leurs conditions de communication, les dossiers de construction et plans du secteur, pour préciser l'installation des maisons visibles sur la couche aérienne 1965-1980. IGNIdentifier les dates exactes des missions photographiques originales avant de resserrer la chronologie de l'habitat. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/tertre_du_pigeon/ — Tertre du Pigeon en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Tertre du Pigeon en Villadeix À l'est du bourg, le Tertre du Pigeon borde le coteau au-dessus de la Louyre. Le plan de 1824 y dessine des terres sans inscrire leur nom ; celui mis à jour pour 1956 les nomme enfin. Des souterrains sont signalés sous ce nom de lieu par la littérature locale, mais leur histoire reste à vérifier dans les publications originales. Les cartes permettent déjà de suivre le passage d'un secteur sans bâtiment dessiné à un paysage de champs, d'arbres et de quelques constructions. 44,92463° N — 0,68714° E · point repère Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section C · ≈ 5,78 ha Altitude au point repère ≈ 127 m · IGN PLAN POUR 1956LE TERTRE DU PIGEONAD24, 3 P 3 11288 · lu sur le plan 24 NOVEMBRE 2020Le Tertre du PigeonConseil communautaire, p. 13 · document consulté RELEVÉ 2026LE TERTRE DU PIGEONLibellé cadastral actuel · DGFiP/Etalab En bref Le Tertre du Pigeon est un coteau à l'est du bourg, au-dessus de la Louyre. Sur le plan cadastral de 1824, ce secteur est dessiné en terres, sans nom ni bâtiment. Le nom apparaît pour la première fois, parmi les documents consultés, sur le plan mis à jour pour 1956. Des sites et des ouvrages locaux signalent des souterrains dans le secteur, mais les deux livres cités n'ont pas été lus directement : cette histoire reste à vérifier. Les photos aériennes montrent un coteau ouvert, puis des constructions au sud-ouest ; en novembre 2020, trois parcelles du lieu figurent dans une décision de préemption de la communauté de communes. L'origine du nom, elle, reste inconnue. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteAu-dessus de la Louyre Des terres à la sortie du bourg Le périmètre cadastral s'étire au nord du chemin de Garissade, immédiatement à l'est du bourg. La Louyre coule plus bas, au sud ; le Moulin Bessou est au-delà. Le contour actuel couvre environ 5,78 hectares, calculés sur la géométrie DGFiP/Etalab consultée le 29 septembre 2026. L'altitude de 127 mètres concerne le point de repère du lieu-dit, mesuré par le service IGN RGE ALTI : elle ne désigne pas un sommet. Données géographiques Le périmètre cadastral actuel. Fond Plan IGN ; contour DGFiP/Etalab ajouté en 2026. Nord en haut, échelle indicative. Cette limite contemporaine n'est pas celle d'une propriété ancienne démontrée. Ce que dit le nom Tertre désigne en français une petite hauteur, souvent aplatie au sommet : c'est le sens donné par le Trésor de la langue française. Le relief visible rend cette lecture topographique plausible. Aucune forme occitane ancienne du nom n'a été retrouvée ; en restituer une serait prématuré. Quant au Pigeon, son origine locale demeure inconnue. Le nom seul ne permet de choisir entre un souvenir d'oiseaux, d'élevage ou de personne. Origine non établie Un petit objet circulaire du secteur oriental est classé « Tour, donjon » dans la BD TOPO de l'IGN. Cette catégorie technique, sans date ni fonction historique renseignée, ne prouve ni pigeonnier ancien ni ouvrage défensif. Son rapport éventuel au nom demande une observation et une documentation propres. 1824–1956Le nom entre sur le plan Un coteau découpé en parcelles Sur la feuille C1 de 1824, le secteur correspondant ne porte ni « Tertre du Pigeon » ni bâtiment. Le géomètre a dessiné des terres de tailles inégales, quelques bandes étroites et des passages pointillés. Au bord du chemin qui domine la rivière, les numéros 235 à 240 offrent des repères ; 287 et 288 sont de l'autre côté. Le semis de points ne suffit pas à décider s'il s'agit de friche, de talus ou d'une autre nature de sol : l'état de sections (le registre qui décrit chaque parcelle) doit donner la réponse. Lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 4621, section C, première feuille. Recadrage de l'original. La date de 1824 figure sur le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, qui porte le 10 août 1824 ; elle n'est pas inscrite dans le cartouche de cette C1. Le contraste avec la réédition mise à jour pour 1956 est net : « LE TERTRE DU PIGEON » traverse alors le parcellaire. Autour du libellé se lisent les numéros 213 à 228, sans masse bâtie. Le cartouche précise que la feuille a été dressée en 1824, puis mise à jour pour 1956. La mention du nom appartient au second document ; on ne peut la faire remonter au premier. C'est sa plus ancienne attestation connue. Nom lu sur le plan AD Dordogne, 3 P 3 11288, C1. « LE TERTRE DU PIGEON ». Orientation de la feuille conservée : nord vers le haut-gauche. Les numéros ont changé depuis 1824 ; une identité de numéro ne vaut pas concordance parcellaire. Les silences documentaires Les extraits de Cassini et d'État-major consultés ne nomment pas le lieu. Aucun acte attribuable au Tertre du Pigeon n'est ressorti des recherches dans les relevés des registres paroissiaux et de l'état civil disponibles ; le relevé des sources ne fournit pas non plus de ménage recensé sous ce nom. Ce sont des résultats négatifs de ces relevés, pas la preuve d'un lieu toujours inhabité. Portée limitée L'index de Gourgues ne livre aucune entrée pour le Pigeon. Son « Tertre des Coutelières », lu à la page 90 de l'édition de 1873, concerne une friche de section D, n° 396. Rien ne permet de l'assimiler à ce lieu de section C. Sous le coteauUne piste archéologique Des souterrains signalés, une histoire à reprendre Le site Liorac.info cite les souterrains du Tertre du Pigeon parmi les refuges médiévaux décrits par S. Avrilleau dans Cluzeaux et souterrains du Périgord (2004). Wikipédia, renvoyant à S. Noël et L. Stevens (2022, p. 333), parle au singulier d'un souterrain sous un promontoire qualifié d'oppidum. Sources indirectes Les deux livres n'ont pas été consultés directement. Le nombre des cavités, leur plan, leur datation et la justification du mot oppidum restent donc à contrôler. Les dates de 2004 et 2022 sont celles des ouvrages cités, aucune n'est une date de découverte ou de creusement établie ici. L'inventaire BRGM fournit un autre repère : le « CLUZEAU DE SAINT FELIX », identifiant AQIAA0006772, classé ouvrage civil, est positionné à environ 170 mètres au nord-nord-ouest du point de repère du lieu-dit, hors du périmètre cadastral actuel. Le rapprochement est possible ; les coordonnées et le nom générique ne suffisent pas à identifier les deux sites. Rapprochement à vérifier IGN, LiDAR HD (relevé laser du relief). Le modelé de surface rend visibles le rebord et les talus. Il ne montre pas l'intérieur des souterrains et ne date pas les formes observées. XXᵉ–XXIᵉ s.Champs, arbres et maisons Un paysage qui s'est refermé par endroits La première couverture aérienne montre un coteau largement ouvert, parcouru de limites et piqueté d'arbres. La seconde montre déjà les constructions du secteur sud-ouest, au-dessus du chemin. Sur l'orthophotographie récente (photo aérienne), les haies et les bois occupent davantage de place, particulièrement au nord et à l'est du cadre. Des espaces ouverts subsistent dans le périmètre. Images comparées IGN, couverture 1950–1965. Nord en haut. Le fichier local « ortho1950 » ne permet pas de fixer à lui seul l'année exacte du cliché. IGN, couverture 1965–1980. Même cadrage. Les constructions du sud-ouest sont visibles ; la prise de vue n'est pas datée plus précisément ici. L'adresse contemporaine est rattachée au chemin de Garissade. Le cadastre représente du bâti à cette extrémité du lieu-dit ; la BD TOPO renseigne un bâtiment résidentiel. Sa date indicative d'apparition, 1972, n'est pas retenue comme une date de construction démontrée. L'absence de ménages dans les relevés anciens ne décrit donc pas la situation actuelle. IGN, orthophotographie récente. Contour cadastral actuel ajouté ; millésime exact de la prise de vue non déterminé dans les fichiers fournis. Les bâtiments au sud du chemin appartiennent à d'autres emprises cadastrales. 2020 : trois parcelles dans une décision foncière Le 24 novembre 2020, le conseil communautaire des Bastides Dordogne-Périgord décide d'étendre le droit de préemption pour un projet économique et agricole destiné à accueillir plusieurs familles. Parmi les propriétés non bâties figurent C 215, C 218 et C 219, « Le Tertre du Pigeon ». La décision prévoit aussi la délégation de l'exercice de ce droit au maire. Elle atteste l'inclusion de ces terres dans le dispositif, sans prouver une acquisition ni la réalisation du projet. Compte rendu, p. 12–13. Lu sur le document Conseil communautaire, 24 novembre 2020, p. 12–13. Montage de deux extraits ; les noms des particuliers sont hors cadre. Les jalonsCe qui est établi Une chronologie courte, des preuves distinctes Date | Source et niveau | Ce qu'elle apporte | 1824 | AD24, 3 P 3 4621 | Secteur sans nom ni bâtiment dessiné ; parcellaire et chemins. | Pour 1956 | AD24, 3 P 3 11288 | LE TERTRE DU PIGEON ; aucune masse bâtie dans le secteur du libellé. | 2004 · 2022 | Ouvrages cités par des sites · indirect | Signalements de souterrains ; ancienneté et identification à documenter. | 24 nov. 2020 | Conseil communautaire, p. 12–13 | C 215, C 218 et C 219 incluses dans une décision de préemption. | Relevé 2026 | DGFiP/Etalab, IGN · données et images | Nom cadastral maintenu, environ 5,78 ha, du bâti au sud-ouest. | À consulter en salle AD24 · 63 P 1716 63 P 704État de sections et matrice de 1826 : retrouver les noms et natures des parcelles du coteau, leurs propriétaires historiques et une éventuelle attestation du Tertre antérieure au plan de 1956. Partir notamment de C 235–240 de l'ancien plan. AD24 · 63 P 1547 63 P 2192Matrices non bâties et bâties, avec la table de concordance de la rénovation cadastrale : suivre les mutations et dater l'apparition des constructions. Ne pas confondre les numéros de 1824 avec ceux de 1956. Avrilleau · 2004 Noël–Stevens · 2022Lire les notices et les plans originaux, notamment la page 333 du second ouvrage. Vérifier le nombre de cavités, la chronologie proposée et le fondement de l'attribution à un oppidum. SRA · BRGM AQIAA0006772Demander les références du dossier archéologique et la fiche détaillée du cluzeau de Saint-Félix ; vérifier sa correspondance avec le Tertre du Pigeon. Cote archéologique précise non établie. Mairie · CCBDP 24 novembre 2020Consulter le dossier du projet, ses plans et les suites de la délibération pour connaître le devenir des trois parcelles citées. === PAGE https://lieuxdit.quentinadt.com/trou_du_loup/ — Trou du Loup en Villadeix === Dossier d'archives · Dordogne Le Trou du Loup en Villadeix Au sud de La Vernelle, le Trou du Loup occupe un morceau de campagne bordé par la limite de Saint-Georges-de-Montclard. Le cadastre de 1824 y dessine de grandes parcelles sans bâtiment ; le plan mis à jour pour 1956 y inscrit enfin le nom. Les photographies montrent ensuite l'ouverture de terrains arborés, puis des vergers et de grands bâtiments agricoles. Le loup, lui, reste dans le nom : aucune histoire de capture ou de tanière n'est établie ici. 44,93390° N — 0,64984° E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre A 130–135 · ≈ 23,62 ha Altitude au point de référence ≈ 146 m 1956LE TROU DU LOUPplan A1 mis à jour pour 1956 · lu sur l'original 2026 · consultationLE TROU DU LOUPcadastre numérique · orthographe conservée En bref Le Trou du Loup est un morceau de campagne au sud de La Vernelle, le long de la limite avec Saint-Georges-de-Montclard. Sur le cadastre de 1824, ce secteur est dessiné en grandes parcelles, sans nom ni bâtiment. Le nom « Le Trou du Loup » se lit pour la première fois, parmi les documents consultés, sur le plan mis à jour pour 1956 ; il a pu exister bien avant. Les photos aériennes montrent ensuite des terrains boisés qui s'ouvrent, puis aujourd'hui des plantations et quatre grands bâtiments agricoles. L'origine du nom reste inconnue : aucune histoire de loup, de capture ou de tanière n'est établie. Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix Le siteÀ la limite ouest Un nom de terres, au-dessous de La Vernelle Le périmètre cadastral moderne réunit six parcelles de la section A, nos 130 à 135, sur environ 23,62 hectares. Il s'étend au sud de La Vernelle et touche Saint-Georges-de-Montclard à l'ouest et au sud. Les chemins en dessinent une bonne partie des bords. Les coordonnées ci-dessus repèrent l'intérieur du lieu-dit, sans désigner une fosse particulière. L'IGN y fournit une altitude de 145,59 m, arrondie ici à 146 m. Cadastre et IGN. Données numériques Deux noms proches, deux repères distincts. Contour cadastral ajouté en rouge ; point du dossier au centre. « le Cros du Loup » est porté plus au sud. Fond IGN, Cadastre Etalab et BD TOPO ; annotations du 29 septembre 2026. Le dossier ne dispose d'aucune population recensée sous ce nom. La recherche des variantes Trou du Loup et Cros du Loup n'a trouvé aucune occurrence explicite dans les registres paroissiaux et l'état civil disponibles. Le dictionnaire de Gourgues n'en fournit pas davantage. Ce résultat borne la documentation : il ne prouve ni l'absence ancienne du nom, ni celle de toute fréquentation humaine. Sources consultées. Résultat négatif Le nomLe creux et le loup Un sens lisible, une origine encore inconnue Le français Trou du Loup évoque un creux associé au loup. Le rapprochement avec Cros du Loup, variante proposée par le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude, a un fondement linguistique : l'occitan cròs signifie notamment « creux » ou « trou ». Le lexique de Pèire Casado donne aussi, dans un contexte cadastral languedocien, le sens de « dépression de terrain ». Cette source éclaire le mot ; elle ne raconte pas l'histoire de ce lieu périgourdin. Casado, p. 74, entrée « CROS ». Source lexicale La géographie oblige cependant à garder les deux noms séparés. L'objet IGN « le Cros du Loup » désigne un bois à Saint-Georges-de-Montclard, environ 520 m au sud du point de référence, hors du périmètre cadastral étudié. Un ancien nom de secteur a pu franchir la limite communale, ou se traduire différemment de part et d'autre ; aucun document consulté ne démontre cette histoire. BD TOPO, objet PAIE_NAT0000000049442795. Lien non établi Les plans ne permettent d'identifier ici ni fosse de chasse ni tanière. Aucun acte retenu ne raconte une rencontre avec un loup. La date de création du nom et la raison précise de son emploi restent donc ouvertes. XVIIIe–XIXe s.Le terrain avant le nom écrit En 1824, trois grandes pièces et des chemins Le premier cadastre a été « Terminé Sur Le Terrain Le 10 aout 1824 », comme le porte son tableau d'assemblage, AD24, 3 P 3 4616. Sur la feuille A1, 3 P 3 4617, le secteur correspondant au Trou du Loup actuel demeure anonyme. Les grandes parcelles 3, 4 et 5 occupent l'essentiel du recadrage ; les petits quadrilatères 1 et 2, au bord du chemin, ne sont pas coloriés comme des bâtiments. Lu sur les images AD24, 3 P 3 4617, feuille A1. Aucun nom du Trou du Loup n'est écrit. Le raccord avec le lieu-dit actuel repose sur les chemins et un calage approximatif, à quelques dizaines de mètres près ; ce n'est pas une table de concordance parcellaire. Le réseau des chemins et la limite communale rendent ce rapprochement géographique solide à l'échelle du secteur. Ils ne suffisent pas à attribuer chaque ancienne parcelle à une parcelle moderne. Le plan ne renseigne pas non plus la nature fiscale des grandes pièces : bois, lande, terre ou autre culture doivent être cherchés dans l'état de sections (le registre qui décrit chaque parcelle). Identification du secteur Cassini, XVIIIe siècle. Des arbres figurent dans le secteur ; aucun libellé du Trou du Loup. La localisation reste approximative sur cette carte ancienne. État-major, XIXe siècle. Le secteur reste sans nom propre. Les hachures décrivent le relief ; elles ne constituent pas, à elles seules, une preuve de boisement. 1956Une attestation certaine « LE TROU DU LOUP » entre dans le plan La feuille AD24, 3 P 3 11287 porte dans son cartouche : « Feuille dressée en 1824, mise à jour pour 1956 ». Cette fois, le nom « LE TROU DU LOUP » se lit en grandes capitales au milieu de terrains toujours dépourvus de bâtiment figuré. Autour de l'inscription apparaissent les parcelles 130 à 135. Les deux petites parcelles 133 et 134 sont des contours vides : leur petite taille n'en fait pas des maisons. Lu sur l'image AD24, 3 P 3 11287, section A, feuille n° 1. Première attestation du nom dans ce dossier. Le cartouche date la mise à jour de 1956, et non de 1824 ; les deux feuilles ont des orientations différentes. Date | Ce qui est établi | Niveau de preuve | 1824 | Secteur sans nom du Trou du Loup et sans bâti figuré ; grandes parcelles 3–5. | Plan original numérisé lu ; localisation moderne approximative. | 1956 | LE TROU DU LOUP ; aucun bâtiment figuré autour du libellé. | Nom et date de mise à jour lus sur la feuille A1. | 2026 | LE TROU DU LOUP dans les données cadastrales consultées. | Source numérique ; date de consultation, pas de création du nom. | 1956 est une borne documentaire, pas un acte de naissance. Le nom pouvait déjà circuler bien avant que le géomètre l'inscrive. Pour remonter plus haut, il faut retrouver les désignations des terres dans les matrices cadastrales (registres des propriétaires et des impôts) et les actes qui les transmettent. XXe–XXIe s.Un paysage mis en culture Des arbres aux clairières, puis aux vergers La première mosaïque aérienne disponible montre un couvert arboré étendu, d'aspect irrégulier, jusqu'aux abords des champs de La Vernelle. Sur la suivante, de larges parcelles ouvertes ont remplacé une partie de ce couvert, tandis que des arbres et des bosquets subsistent. Les quatre grandes emprises bâties visibles aujourd'hui n'apparaissent pas sur ces deux extraits. Comparaison d'images IGN, couche 1950–1965. Le terrain est largement arboré. Le nom de la couche ne permet pas d'attribuer à ce cliché une année précise. IGN, couche 1965–1980. Les terrains ouverts s'étendent au centre. Mission exacte non identifiée : le défrichement ne peut pas encore être daté à l'année près. Aujourd'hui : une activité agricole visible Sur l'orthophotographie récente (photo aérienne), des plantations en rangs côtoient les bois ; quatre grands bâtiments s'échelonnent près d'une desserte, avec des panneaux visibles sur les toitures. La BD TOPO classe ces quatre objets dans l'usage « Agricole ». Le croisement du périmètre cadastral avec le RPG 2024 (registre des cultures déclarées) relève environ 10 hectares déclarés en châtaignes et 6,9 hectares de surfaces pastorales à dominante herbacée avec ressources ligneuses. Ce sont des déclarations de cultures, pas une datation des plantations. IGN et RPG. Image et données IGN, orthophotographie contemporaine consultée en 2026. Le millésime précis de prise de vue n'est pas établi. Les vergers se distinguent par leurs alignements ; l'espèce cultivée est renseignée séparément par le RPG. Les champs relatifs au nombre de logements sont non renseignés dans ces quatre objets IGN. On ne peut donc pas transformer leur silence en un dénombrement de « zéro logement », encore moins en une population certaine. Le lieu documenté est un espace de terres et de travail agricole ; aucune histoire familiale résidentielle n'est établie sous ce nom. À poursuivreLes pièces décisives Retrouver le nom dans la description des terres Les priorités sont précises : découvrir la première désignation écrite, connaître la nature des grandes parcelles et suivre leurs propriétaires anciens. Les cotes ci-dessous sont tirées du répertoire cadastral des AD24, vue PDF 131 ; leur contenu reste à consulter. À consulter en salle 63 P 1716État de sections A à E, sans date indiquée au répertoire : commencer par les anciennes parcelles A 1–10 et les abords 156–165. Chercher les noms de cantons, les cultures et les propriétaires. 63 P 704Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : retrouver les comptes des propriétaires identifiés, puis les mutations. Aucun propriétaire du Trou du Loup n'est encore établi par cette notice. 63 P 1547/1–2Matrices du non-bâti, 1914–1955 : suivre les terrains avant la mise à jour du plan. Demander aussi les documents de concordance avec la numérotation de 1956. Mairie · cadastrePlans de rénovation, dossiers des chemins et permis des bâtiments agricoles. Les dates des clichés IGN et une enquête orale permettraient ensuite de préciser les transformations et l'usage local des deux noms.