Dossier d'archives · Dordogne

Leyssartade
en Villadeix

Un nom, deux lieux : à Saint-Félix, seize parcelles de fond de vallée sans une seule maison ; de l'autre côté du vallon, dans la commune voisine de Saint-Marcel, un vrai village, attesté dès 1672, où des laboureurs (paysans), des maçons et une lignée de Claveille vivent jusqu'au bout du XIXe siècle. Des actes anciens ont été mal lus pendant des années : ce que l'on prenait pour un « L » est un « E ». Ce dossier tient les deux moitiés du nom bien séparées, et raconte ce que les registres de Saint-Félix disent malgré tout du village d'à côté.

44°54′45″ N — 0°41′27″ E Terres de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D, 16 parcelles, ≈ 2,81 ha Village voisin dans Saint-Marcel-du-Périgord (24445), ≈ 780 m au SE
1672Leyssartadebaptême, « village de Leyssartade paroisse de St Marcel »
1674Eyssartadeacte lu, capitale E et non L
1744 [?]l'Eyssartademême correction, lecture moins sûre
1755–1768Leyssertadeet Leissertade — orthographes d'un relevé, non vérifiées sur l'image
1824De L'eysertadenom du chemin, plan cadastral de Saint-Félix
1873Eyssartade (L')Gourgues, « lieu, cne de Saint-Marcel »
1859 →Leyssartadeforme stabilisée de l'état civil au cadastre actuel
Le siteDeux lieux, un nom

Des terres sans maison — et, en face, un village

À Saint-Félix-de-Villadeix, Leyssartade n'est pas un village habité dans les documents examinés : c'est un nom de terres de fond de vallée, au bord du ruisseau de Barbeyrol, contre la limite de Saint-Marcel-du-Périgord. Le lieu cadastral couvre environ 2,81 hectares, en section D, seize parcelles numérotées D 279 à D 294 ; aucun polygone de bâtiment n'y recoupe la couche cadastrale. C'est une mesure du périmètre nommé, non une superficie de propriété. Contrôle cadastral direct

Le village de Leyssartade, lui, avec ses maisons, est de l'autre côté du vallon, dans la commune de Saint-Marcel-du-Périgord (24445) : la BD TOPO de l'IGN l'y rattache explicitement. Les centres des deux périmètres sont distants d'environ 780 mètres, le village au sud-est des terres de Saint-Félix. Les deux cadastres communaux portent aujourd'hui le même nom — un même nom de part et d'autre d'une limite, ce qui est réel, mais qui ne prouve ni un déplacement du village ni un ancien transfert de commune.

Carte composée montrant les terres de Leyssartade à Saint-Félix en rouge, le village homonyme de Saint-Marcel en bleu, séparés par un vallon, avec la limite communale en violet.
Les deux Leyssartade. En rouge, les 2,81 ha de terres de Saint-Félix ; en bleu, le village de Saint-Marcel, à 780 m au sud-est ; en violet, la limite communale. Fond IGN ; Etalab/DGFiP 24405 ; BD TOPO 24445.

La règle de rattachement retenue dans ce dossier est donc stricte : « Leyssartade » au sens de Saint-Félix désigne exclusivement le périmètre de terres ; le village historique, plus riche en archives, est noté à part comme appartenant à Saint-Marcel. Les personnes de ce village sont conservées ci-dessous parce qu'elles apparaissent dans les registres de Saint-Félix et y documentent des liens réels — parrainages, mariages, décès — mais elles ne constituent pas une population des seize parcelles.

Plan des seize parcelles cadastrales D 279 à D 294 formant le lieu-dit Leyssartade à Saint-Félix, redessiné d'après les données DGFiP, sans aucun bâtiment.
Les seize parcelles D 279–294, environ 2,81 ha, redessinées d'après le cadastre DGFiP/Etalab. Aucun bâtiment dans la couche disponible.
Le nomUn « L » qui était un « E »

« L'Eyssartade », le défrichement et l'article soudé au nom

Le rapprochement avec l'occitan issart/eissart, famille lexicale d'« essart » et du latin exsartum — une terre gagnée sur le bois par défrichement — est plausible : l'article « l' » soudé au nom (article agglutiné), présent dans plusieurs formes écrites anciennes, s'accorde avec cette piste. C'est une hypothèse d'étymologie, non une preuve d'un défrichement daté. Étymologie plausible, non démontrée

Ce que disent vraiment les actes

Trois pièces lues d'abord « Leyssarta[de] » (acte de 1674), « leystartade » (acte de 1744) et « Léysertade » (plan de 1824) portent en réalité un E et non un L : en 1674, la capitale ressemble au « E » à petite boucle ronde d'« Eglise », non au « L » ample de « Le vintiesme ». La forme la plus ancienne paraît donc être « (l')Eyssartade », avec l'article soudé, et non « Leyssartade ».

Sur le plan de 1824, l'inscription que l'on croyait être une seule phrase, « Chemin De Léysertade à S.t Felix. », se sépare en éléments distincts : « Chemin » ; le nom du chemin, « De L'eysertade » ; et, de part et d'autre de la limite communale, deux labels indépendants, « marcel. » et « S.t Felix. », qui nomment les deux communes voisines.

Cela ne change pas l'identification du lieu et renforce l'hypothèse étymologique, jusque-là appuyée seulement sur l'entrée de Gourgues en 1873 ; les actes de 1755 à 1797, repris d'un relevé sans nouvelle lecture de l'image, pourraient présenter la même confusion E/L, à vérifier.

Acte de baptême manuscrit du 20 mai 1674 où se lit la mention du village d'Eyssartade, paroisse de Saint-Marcal, avec une capitale E identifiée à la relecture.
20 mai 1674 (5 E 409/1, vue 304 G). « …habitants tous deux du village de Eyssartade, paroisse de St Marcal… » La capitale correspond au E d'« Eglise » sur le même acte, non au L de « Le vintiesme ».
Recadrage tourné du plan cadastral de 1824 montrant l'inscription du chemin De L'eysertade, avec l'apostrophe de l'article agglutiné, séparée des labels communaux marcel et Saint Félix.
1824 (3 P 3 4624, D2). « De L'eysertade » : le nom du chemin, avec l'article agglutiné — et non « Léysertade » en un seul mot.

Gourgues, en 1873, range d'ailleurs le lieu de Saint-Marcel sous « Eyssartade (L') » — la même forme que celle que l'on lit dans les actes anciens de Saint-Félix, un siècle et demi plus tôt.

Avant 1668Un homonyme à écarter

Aucune mention sûre — et un faux ami à Sainte-Alvère

Aucune mention antérieure à 1668 n'a été identifiée avec sûreté, ni pour ces terres, ni pour le village de Saint-Marcel. La première lecture positive demeure celle de 1672, ci-dessous. Il ne faut surtout pas importer ici le « Tenem. de Leyssartada, 1454 » que donne Gourgues : son entrée, page 177, concerne expressément un hameau de Sainte-Alvère, à distinguer aussi d'un pré de Sainte-Foy-de-Longas cité juste à côté, page 112, sous la forme Pratum de l'Eysartada. Trois noms de lieu voisins par la forme, trois lieux distincts.Homonymie écartée sur pièces

Page imprimée du dictionnaire de Gourgues, 1873, page 112 : entrée Eyssartade, pré de Sainte-Foy-de-Longas, et entrée Eyssartade, lieu de la commune de Saint-Marcel.
Gourgues, 1873, p. 112. « Eyssartade (L'), pré, cne de Sainte-Foy-de-Longa[s]. […] Eyssartade (L'), lieu, cne de Saint-Marcel. »
Page imprimée du dictionnaire de Gourgues, 1873, page 177 : entrée Leyssartade, hameau de Sainte-Alvère, avec la date de 1454.
Gourgues, 1873, p. 177. « Leyssartade, h., cne de Sainte-Alvère. — Tenem. de Leyssartada, 1454. » L'homonyme à ne pas confondre.

Aucun terrier (registre des redevances), hommage, accensement ou aveu propre à Leyssartade n'a été retrouvé. Aucun document lu ne qualifie ces terres de repaire, maison noble, métairie (petite exploitation agricole) ou moulin. Le cadre seigneurial de Montclar, connu pour Saint-Félix, ne remplace pas une preuve foncière sur ces parcelles et ne doit pas être transposé automatiquement au village voisin, qui relève d'une autre paroisse.

1668–1792Le village voisin

1672 : la plus ancienne mention, un parrain de Saint-Marcel

Le 5 juin 1672, Pierre Gontier, « fils de Zacarie » ou « de Laprade » (lecture incertaine), habitant du village de Leyssartade, paroisse de Saint-Marcel, est parrain de Pierre Laval, enfant d'un meunier du moulin de Vabaud (Rabard probable) à Saint-Félix. Le parrain signe. C'est la plus ancienne mention retrouvée du village, et elle prouve à la fois un habitat à Saint-Marcel et un lien de parrainage avec Saint-Félix. L'acte cite aussi un autre Pierre Gontier, marchand à La Valette, mari de la marraine : l'homonymie n'autorise pas à confondre les deux hommes. La suite du nom du parrain est incertaine : on peut lire « [sieur] de Laprade » ou « fils de Zacarie ». On rappellera qu'en 1674 un Pierre Gontie est dit sieur de Laprade. Lu sur l'original

Acte de baptême manuscrit du 5 juin 1672 mentionnant Pierre Gontier, habitant du village de Leyssartade, paroisse de Saint-Marcel, parrain de Pierre Laval.
5 juin 1672 (5 E 409/1, vue 214 D). « …Pierre Gontier fils de Za[carie ?] [ou « de Laprade » ?] habitant du villayge de Leyssartade paroisse de St Marcel… » Ici, l'initiale est bien un L, distinct du E identifié en 1674.

Deux ans plus tard, le 20 mai 1674, Marie Cambron, femme de Pierre Gontie, sieur de Laprade, est marraine d'une enfant du moulin Bisson ; elle est représentée par Anne Delmoz [?], fille du notaire royal Pierre Delmoz [?]. Le titre lu est « sr de Laprade », et non « sieur de Leyssartade » : il ne prouve donc aucune seigneurie du lieu. L'identité de ce Pierre avec le parrain de 1672 n'est pas établie.

Le reste du XVIIIe siècle se manifeste surtout par des parrains et des marraines venus du village pour des baptêmes de Saint-Félix : Jean Chort et Antoine Fagette en 1744, Léonarde Cata[y ?] en 1755, Antoine Compte en 1757, Reymond Gueynaud en 1761, Marguerite Arnouil en 1765. Le 30 août 1768, le curé de Saint-Félix baptise Bertrand Bliot, fils d'habitants de Leyssertade, avec la permission de l'archiprêtre de Saint-Marcel — une explication positive, et rare, de la présence d'habitants de la paroisse voisine dans ce registre. Lu sur l'original

Acte de baptême manuscrit du 30 août 1768 mentionnant la permission de l'archiprêtre de Saint-Marcel pour baptiser un enfant du village de Leyssertade à Saint-Félix.
30 août 1768 (5 E 409/3, vue 299 G). Baptême de Bertrand Bliot, « habitant au village de Leyss[ertade ?] paroisse de St marcel », avec la permission de l'archiprêtre de Saint-Marcel — page endommagée.

Trois actes de 1792 ajoutent un baptême de la famille Fagette et deux sépultures — Marie Sudrie, environ 70 ans, puis Jeane Meyriniac, 33 ans, mortes toutes deux au village en octobre. Rien ne prouve que ces familles possèdent les terres de Saint-Félix : ce que ces actes documentent, ce sont des vies et des morts à Saint-Marcel, et des liens de voisinage avec la paroisse d'à côté.

1792–1887Maçons, cultivateurs, un ménage suivi trois fois

Le mariage d'un Gontier natif de Saint-Félix, en 1797

Le 18 mai 1797 (29 floréal an V), Guilliaume Gontier, 36 ans, natif de Saint-Félix, se marie avec Jeane Jammet, de La Brugère. Ses parents, Guilliaume Gontier, laboureur, et Anne Bruzel [?], sont dits domiciliés à Leyssartade, commune de Saint-Marcel. L'acte confirme une circulation entre les deux communes — un fils né à Saint-Félix, des parents installés au village voisin — non un rattachement du village à Saint-Félix.

Acte de mariage manuscrit du 18 mai 1797 mentionnant Guilliaume Gontier, natif de Saint-Félix, fils de parents domiciliés à Leyssartade, commune de Saint-Marcel.
18 mai 1797 (5 E 409/4, mariages an V-an VI, vue 8). Mariage de Guilliaume Gontier, natif de Saint-Félix, fils de Guilliaume Gontier et Anne Bruzel [?], « domiciliés au village, commune de Saint-Marcel ».

Le plan de 1824 est le premier document qui, sur le territoire de Saint-Félix, nomme un chemin d'après le village voisin — « De L'eysertade », le long de la limite communale. Dans le fond de vallée correspondant au lieu cadastral actuel, aucun bâtiment n'est dessiné. Le plan ne permet de déduire aucun propriétaire : seuls les états de sections et les matrices (registres d'impôt foncier), non encore consultés, diraient si ces terres dépendaient déjà de ménages du village voisin.

Extrait du plan cadastral de Saint-Félix de 1824, section D feuille D2, montrant des parcelles de fond de vallée sans aucun bâtiment dessiné, au bord du ruisseau de Barbeyrol.
1824 (3 P 3 4624, D2, angle sud-est). Aucun bâtiment dessiné dans le secteur correspondant au lieu cadastral actuel.

Au XIXe siècle, l'état civil dévoile le milieu social du village : des cultivateurs, plusieurs maçons, un « propriétaire cultivateur » nommé Jean Fagette en 1829. Le 25 février 1829, Joseph Rentière [?], maçon, domicilié à Leysartade avec sa mère Jeanne Perrot, cultivatrice, épouse Fillette [?] Fardet. Trois lectures voisines — Joseph Peteur en 1828, Joseph Meuzerie en 1835, Joseph Peutière en 1836, tous maçons du village — pourraient désigner le même homme, sans que le rapprochement soit démontré.

Le ménage Claveille–Boisset, de La Cabane au Girard

Un même couple traverse trois recensements et deux mariages, sous une orthographe qui hésite entre Clavaille et Claveille. En 1837, Pierre Clavaille [?], cultivateur né et domicilié au village de Leyssartade, fils de Jean et Jeanne Rentière, épouse Catherine Molière de Caveroque — très probablement le même Pierre Claveille qui meurt veuf de Catherine à Caveroque en 1855. Un second Pierre Claveille, de mêmes parents, épouse Marie Boisset : c'est ce couple que l'on retrouve, avec leurs enfants Anne et Noël, à travers trois adresses successives. Deux ménages Claveille à ne pas confondre

Date et résidencePersonnes du ménageSource
1866
Lacabane
Pierre Claveille, 48 ans, cultivateur ; Marie Boisset, 45 ans ; Anne, 20 ans ; Noël, 11 ans6 MI 96, p11 G, lignes 19-22
1872
Quatremailles
Pierre, 54 ans ; Marie, 51 ans ; Anne, 24 ans ; Noël, 17 ans — nés à Saint-Marcel, sauf Marie à Sainte-Foy-de-Longas6 MI 106, p04 D, pers. 9-12
11-05-1876
mariage d'Anne
Anne Claveille, 30 ans, née à Leyssartade, Saint-Marcel, domiciliée aux Girards avec ses parents ; épouse Pierre Dévaux, 21 ans, domestique au bourg5 E 409/12, v06 D-v07 G
1876
Les Girards
Pierre, 58 ans ; Marie, 55 ans ; Noël, 22 ans ; Pierre Dévaux, gendre, 21 ans ; Anne, 29 ans6 MI 118, p06 D, lignes 15-19
19-02-1887
bourg de Saint-Félix
Noël Claveille, 32 ans, menuisier, né à Leyssartade, vit au chef-lieu avec sa mère ; épouse Marie Gatinel du Girard5 E 409/13, v02 D-v03
Acte de mariage manuscrit du 11 mai 1876 mentionnant Anne Claveille, née au village de Leyssartade, commune de Saint-Marcel, domiciliée aux Girards.
11 mai 1876 (5 E 409/12). « …Anne Claveille âgée de trente ans […] née au village de Leyssar[t]ade, commune de Saint-Marcel et domiciliée au lieu des Girards, commune de Saint-Félix… »

La continuité de ce ménage repose sur le couple, les prénoms des enfants et les relations écrites — pas sur les seuls âges, qui varient légèrement d'un recensement à l'autre. Elle permet de situer les déplacements entre deux attestations : arrivée à La Cabane avant 1866, passage aux Quatre Mailles entre 1866 et 1872, puis au Girard entre 1872 et mai 1876. Le mot « cultivateur » n'établit à aucun moment qu'ils aient possédé ces exploitations.

Gourgues situe sans ambiguïté L'Eyssartade dans la commune de Saint-Marcel en 1873. La notice manuscrite du chanoine Brugière, consacrée à Saint-Marcel vers 1884, y indique douze maisons, à un kilomètre et demi au sud-ouest de l'église — un chiffre du village voisin, à ne surtout pas transposer aux terres de Saint-Félix.

Extrait manuscrit de la notice du chanoine Brugière sur Saint-Marcel, vers 1884, avec la ligne Leyssartade et le chiffre douze pour le nombre de maisons.
Brugière, notice Saint-Marcel, v. 1884, p. 2. « [Le]yssartade. 1½ SO. 12 » — distance en lieues, orientation, nombre de maisons.
Extrait de la carte de Cassini montrant Leyssartade au sud d'un ruisseau, avec un symbole d'habitat, dans le secteur de Saint-Marcel.
Cassini, 2e moitié XVIIIe s. « Leyſſartade », symbole d'habitat au sud du ruisseau — le village voisin.
Le bâtiDe 1824 à aujourd'hui

Aucun bâtiment, sur aucun document, dans le périmètre de Saint-Félix

D'un plan à l'autre, sur près de deux siècles, la même absence se confirme : ni le cadastre de 1824, ni la carte d'état-major du XIXe siècle, ni les couches aériennes de l'IGN depuis 1950 ne montrent de construction dans le fond de vallée correspondant au lieu-dit actuel de Saint-Félix. Un zéro de bâtiments dans une couche cadastrale n'est pas pour autant un recensement d'habitants : c'est une lacune documentaire, pas une preuve d'absence de tout usage humain ancien. Constat répété sur cinq documents

DocumentObservation
Cadastre 1824, D2Aucun bâtiment ; parcelles au bord du Barbeyrol ; chemin « de L'eysertade » le long de la limite
État-major, XIXe s.Pas de maison à l'emplacement des terres ; habitat de Leyssartade figuré au sud-est, hors périmètre
IGN, photo aérienne 1950–1965Fond de vallée ouvert, limites végétales ; aucun toit discerné
IGN, photo aérienne 1965–1980Parcelles agricoles, haies et bordures ; aucun bâtiment discerné
Photo aérienne actuelle (orthophotographie)Couvert herbacé, lisières arborées ; pas de construction
Cadastre vectoriel0 bâtiment en intersection ; 16 parcelles D 279-294
Relevé laser du relief (LiDAR) IGNFond de vallée, talus, ruptures de pente ; pas de structure archéologique identifiée avec sûreté
Extrait de la carte d'état-major du XIXe siècle montrant le vallon et le hameau de Leyssartade, situé au sud-est, hors du périmètre cadastral de Saint-Félix.
État-major, XIXe s. « Leyssart[ade] », habitat hors du périmètre étudié, au sud-est.
Extrait de la carte de Belleyme, planche 22, montrant le hameau de Leyssartade au sud du ruisseau, au sud-ouest de Saint-Marcel, avec un symbole d'habitat et un petit rectangle noir.
Belleyme, planche 22 (exemplaire UBM 1886). Symbole de hameau et petit rectangle noir : le village, non les terres de Saint-Félix.
Orthophotographie historique 1950-1965 du vallon de Leyssartade à Saint-Félix, contour cadastral actuel en rouge, aucun bâtiment discerné.
Photo aérienne 1950–1965. Fond de vallée ouvert ; contour cadastral actuel en repère rouge ; date exacte du cliché inconnue.
Orthophotographie historique 1965-1980 du vallon de Leyssartade à Saint-Félix, contour cadastral actuel en rouge, parcelles agricoles sans bâtiment.
Photo aérienne 1965–1980. Parcelles agricoles, haies et bordures ; aucun bâtiment.
Relief LiDAR du vallon de Leyssartade à Saint-Félix, montrant talus et ruptures de pente, sans structure archéologique identifiée avec sûreté.
LiDAR IGN, ombrage du relief. Fond de vallée, talus, ruptures de pente ; un ombrage ne date pas les formes et ne permet pas de conclure à l'absence de vestiges.

Les feuilles A1 et C1 du cadastre, datées de 1956 dans le fonds communal, ne couvrent pas la section D étudiée : elles ne fournissent donc aucun état de 1956 pour Leyssartade. Côté XXe siècle, les listes de recensement de Saint-Félix ne portent aucune rubrique de peuplement « Leyssartade » entre 1901 et 1946 : ce n'est pas comptable comme un « 0 habitant », c'est l'absence d'une rubrique nominative.

Aujourd'huiPrairies, zone humide, haies

Un fond de vallée en herbe, sous protection environnementale

Le nom demeure dans le cadastre de Saint-Félix sous la forme LEYSSARTADE, pour les terres décrites plus haut ; il est aussi porté par le village et par un quartier de terres de Saint-Marcel. Le paysage lisible sur l'orthophotographie actuelle est celui d'un fond de vallée herbacé, bordé d'arbres, sans construction.

Orthophotographie actuelle du fond de vallée de Leyssartade à Saint-Félix, couvert herbacé et lisières arborées, contour cadastral en rouge, sans construction.
Orthophotographie actuelle disponible : couvert herbacé et lisières arborées dans le vallon ; contour cadastral actuel en repère rouge ; millésime de prise de vue non déterminé.

Le Registre parcellaire graphique 2024 recoupe 1,17 hectare du périmètre : 0,95 ha de prairie temporaire, 0,20 ha de prairie permanente et 0,02 ha d'orge d'hiver — des surfaces déclarées et intersectées, non toute la surface exploitable. Le document d'urbanisme approuvé le 26 novembre 2024 place environ 2,70 ha en zone Atvb et 0,10 ha en N, et repère environ 2,68 ha de zone humide ainsi que 644 mètres de haies et ripisylves protégées. Le relevé environnemental signale en outre un recoupement d'environ 0,30 ha avec la ZNIEFF I 720012869, « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas ». Ces chiffres décrivent des couches documentaires, avec leurs arrondis ; aucun propriétaire ni occupant vivant n'est nommé. Données actuelles

Et maintenantOù chercher

Ce que seules les matrices peuvent dire

La priorité pour ces terres est foncière : identifier les parcelles du vallon, leurs natures, leurs propriétaires et leurs mutations. Aucune des cotes ci-dessous n'a encore livré, dans ce dossier, une mention de Leyssartade certifiée sur image.

À consulter en salle

  • 63 P 1716

    État de sections de Saint-Félix, sections A à E, sans date dans l'inventaire : relever les numéros correspondant au périmètre D 279-294, la nature de chaque parcelle, la contenance et le propriétaire.

  • 63 P 704

    Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : ouvrir les comptes retrouvés dans l'état de sections, suivre entrées et sorties, vérifier si les propriétaires demeurent à Leyssartade, Saint-Marcel.

  • 63 P 1547/1
    63 P 1547/2

    Matrice des propriétés non bâties, 1914-1955, folios 1-475 : prolonger la chaîne des terres et retrouver les renvois de comptes.

  • J 702
    2 E 703-24

    Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et famille Gontier de Saint-Félix, bail et obligations (1635-1709) : chercher une mention de Leyssartade ou de Laprade, sans présumer qu'il s'agit des Gontier du village voisin.

  • 3 E (Sainte-Alvère)

    Contrat de mariage du 18 février 1887, devant Me Larobertie [?], pour Claveille-Gatinel : la cote de minute n'est pas établie.

  • 3 E (Cause-de-Clérans)

    Contrat de mariage du 9 janvier 1861, devant Me Dutauzin [?], pour Fardet-Rossignol : même réserve.

Si l'étude est étendue au village de Saint-Marcel lui-même, il faudra consulter ses propres registres, son cadastre et ses recensements : les actes de Saint-Félix n'en sont qu'une fenêtre partielle, celle des liens avec la paroisse voisine.