Dossier d'archives · Dordogne

Le Caillavet
en Villadeix

Une ligne de dictionnaire et le titre d’une marraine gardent la trace du Caillavet. Gourgues le place à Saint-Félix et cite une forme de 1656 ; en 1671, Marie Rochon signe un baptême où elle est dite « de Caillauet ». Ces deux mentions pourraient désigner la même terre. Son emplacement reste à retrouver.

Coordonnées non établies Saint-Félix-de-Villadeix (24405), selon Gourgues Cadastre parcelle non identifiée Altitude indéterminée
1656 · D’APRÈS GOURGUESAl Caliavetacte notarié cité, non retrouvé
21 JUIN 1671de Caillauettitre lu ; rattachement probable
1873Le Caillavellieu-dit de Saint-Félix dans le dictionnaire

Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix

1656Le nom conservé

Un lieu-dit, sans maison décrite

À la page 51 de son dictionnaire, publié en 1873, Alexis de Gourgues écrit :

« Caillavel (Le), lieu-dit, cne de Saint-Félix-de-Villadeix. — Al Caliavet, 1656 (Acte not.). »Imprimé lu sur le fac-similé · p. 51

C’est la plus ancienne mention rapportée retrouvée. L’acte de 1656 n’a pas été retrouvé : le renvoi ne donne ni notaire, ni jour, ni cote. Gourgues ne décrit aucune maison, aucun bois, aucun propriétaire. Sa qualification de « lieu-dit » permet de conserver le nom ; elle ne suffit pas à en faire un village. Cité par un auteur

Page 51 de Gourgues : articles Caillavel de Monclar, Pomport, Saint-Chamassy, Saint-Félix-de-Villadeix et Saint-Laurent-des-Bâtons ; pour Saint-Félix, Al Caliavet, 1656.
Gourgues, 1873, p. 51. L’article de Saint-Félix se trouve entre deux homonymes. L’« ancien repaire noble » mentionné plus haut appartient à l’article de Pomport.

Le petit caillou ?

Le nom se rapproche de l’occitan calhau, « caillou », et de calhavet. Le glossaire de Pégorier (IGN, 2006, p. 100) donne ce dernier mot au sens de « petit caillou », en ancien provençal. L’étymologie est plausible, mais elle ne désigne pas une parcelle précise et ne prouve pas l’existence d’une carrière. On garde aussi la différence entre le Caillavel imprimé en titre d’article et le Caliavet de la forme ancienne. Sens probable

21 juin 1671Une marraine signe

Marie Rochon, « de Caillauet »

Dans le registre de Saint-Félix, un baptême d’enfant de Cavigne fait apparaître Marie Rochon, « damoiselle de Caillauet », fille de maître Gillies Rochon, avocat en la cour et juge de Clérans. Le parrain, Martial Lambert, est qualifié d’« hoste ». Marie sait signer ; le parrain déclare ne pas le savoir. Lu sur l’original

Deuxième acte de la page gauche de la vue 178 : baptême du 21 juin 1671, avec Marie Rochon, damoiselle de Caillauet, comme marraine.
AD Dordogne, 5 E 409/1, vue 178 gauche, deuxième acte. « … marraine Marie Rochon […] de Caillauet […] ». Le titre commence en fin de ligne et se poursuit au début de la suivante.

Le curé distingue le titre et l’adresse : le parrain et la marraine sont dits habitants du « village de Lapolelhie », La Pouleille. Ce domicile ne place pas le Caillavet à La Pouleille. Il ne prouve pas davantage que Marie possède cette terre ; l’acte de baptême ne décrit aucun bien.

Signature autographe de la marraine : marie rochon marine.
La signature tranche le nom de famille : « marie rochon marine ». Même acte, vue 178. La signature écarte la lecture « Vouchon [= Bouchon] ».

Le r peut ressembler à un v dans cette écriture. La signature, comparée aux mots sûrs de l’acte, permet de retenir Rochon. Pour le titre, on lit Caillauet, forme attendue Caillavet. Son identification avec le lieu de Gourgues reste probable : des terres homonymes existent dans les communes voisines. Lieu à confirmer

XVIIIe–1824Les cartes ne situent pas la terre

Un emplacement toujours ouvert

L’extrait de Belleyme nomme La Pouleille et Cavigne, les lieux cités dans le baptême, mais pas le Caillavet. Il sert à reconnaître ce voisinage documentaire ; aucun point de cette carte ne peut être présenté comme le site recherché. Lu sur l’extrait

Extrait de Belleyme autour de Saint-Félix avec La Pouleille et Cavigne ; le Caillavet n’y est pas nommé et aucun emplacement ne lui est attribué.
Belleyme, planche 22, XVIIIe siècle. Exemplaire de l’Université Bordeaux Montaigne, extrait conservé au dossier du Girard. Date exacte du levé local non établie.

Le tableau d’assemblage (plan d’ensemble) de 1824 n’a pas fourni de localisation. La recherche dans les index des dix feuilles parcellaires de cette année n’a donné aucune correspondance, pas davantage dans ceux de Cassini et de l’état-major. Ce résultat n’établit ni abandon ni destruction : un nom de parcelle peut manquer au plan et subsister dans l’état de sections. Rien trouvé

Tableau d’assemblage cadastral de Saint-Félix en 1824, sections A à E et villages ; aucune parcelle n’est identifiée comme le Caillavet.
AD Dordogne, 3 P 3 4616, tableau d’assemblage, 1824. Vue communale conservée faute de localisation parcellaire. Le Caillavet n’a reçu ni contour ni marqueur conjectural.
1846L’autre Caillavet

Un nom identique, une autre commune

Le 8 septembre 1846, Jean Ferrié se marie à Saint-Félix. Né à Cantegreil, il est pourtant domicilié au Caillavet de Saint-Laurent-des-Bâtons, comme le précise l’acte. Cette mention doit être écartée de l’histoire du Caillavet de Saint-Félix. Homonyme confirmé

Acte de mariage du 8 septembre 1846 : Jean Ferrié est domicilié au lieu du Caillavet, commune de Saint-Laurent-des-Bâtons.
AD Dordogne, 5 E 409/9, mariages de 1846, vue 7 gauche, acte 4. La commune du domicile est écrite immédiatement après « Caillavet ».

Les recherches dans les registres d’état civil ramènent aussi des personnes dont Caillavet est le nom de famille. Ni ces noms de famille, ni les homonymes extérieurs ne documentent des habitants du lieu étudié. Aucun ménage ne lui est rattaché dans les données de recensement réunies pour ce dossier. Cela ne démontre pas qu’il n’a jamais été habité.

Aujourd’huiUn nom à retrouver

Pas encore de parcelle à montrer

La couche cadastrale des lieux-dits de Saint-Félix, consultée le 29 septembre 2026, ne contient aucune des formes recherchées. Sans emplacement, on ne peut décrire l’occupation actuelle du sol, suivre un bâtiment ou choisir une photographie aérienne du Caillavet. L’éventuelle survie orale du nom reste à vérifier. Données consultées

DateCe qui est attestéPortée
1656Al Caliavet, acte notarié cité par Gourgues.Source secondaire ; original non retrouvé.
1671Marie Rochon, de Caillauet, marraine.Titre lu ; identité du lieu probable.
1873Le Caillavel, lieu-dit de Saint-Félix.Attribution communale explicite chez Gourgues.
2026Localisation non résolue.Aucune parcelle ni altitude attribuable.
En salleRetrouver les terres voisines (confronts)

Les pièces qui pourraient rendre le lieu à la carte

À consulter en salle

  • AD24 · 63 P 1716

    État de sections A à E (registre des parcelles par section), sans date dans l’inventaire : chercher les variantes parmi les noms de parcelles, puis relever numéro, nature et propriétaire. Registre non consulté.

  • AD24 · 63 P 704

    Matrice (registre des propriétés) de 1826 : suivre les comptes et les mutations dès qu’une parcelle sera reconnue. Un nom de propriétaire ne suffira pas à identifier la terre.

  • 1656 · cote inconnue

    L’acte notarié cité par Gourgues : identifier le notaire et retrouver ses minutes, notamment dans les études de la série 3 E. Les confronts pourraient enfin situer le Caillavet.

  • Rochon · étude à trouver

    Contrats et partages de la famille de Marie : expliquer le titre de 1671, en contrôlant la paroisse de chaque bien. Aucun acte patrimonial n’a encore été identifié.